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La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 1052 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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Animes-Mangas

 > 

Naruto

Au Jardin des Maitresses Auteur: totaly38 Vue: 7443
[Publiée le: 2009-03-14]    [Mise à Jour: 2012-09-14]
13+  Signaler Humour/Song-Fic/School-Fic Commentaires : 42
Description:
"Romeo & Juliette, c'est ce qu'on lit en ce moment."

Un Romeo. Et une Juliette. Ce n’est pas qu’une histoire qui finit mal, mais un véritable coup de foudre. Deux amants, liés par l'amour, éloignés par des idéaux. Ici, ce n’est ni Romeo, ni Juliette, mais, Sakura et Sasuke, Naruto et Hinata, Neji et Tenten, Temari et Shikamaru, ainsi que Sai et Ino. Des pairs, si semblables par leur douleur.

Non, ici, Romeo n’aime pas Juliette, car Romeo reste insensible aux charmes de sa Juliette. Et si jamais il l’a trouvé, il préfère fermer les yeux sur elle, en se disant que … Elle serait mieux sans lui. Parce que Romeo n’existe… que dans nos songes, ces Juliette se voient obligées d’en voir de toutes les couleurs. Elles ne se connaissent pas, se côtoient sans le savoir, se frôlent chaque jour au self, se bousculent dans les couloirs. Et comme l’union fait la force, elles apprendront qu’elles ne sont pas les seules à souffrir de la même maladie du même nom : L’amour.

Et comme aucune ne s’appelle Juliette, il n’est pas obligatoire que leur histoire finisse mal. Alors, venez découvrir l'histoire des temps modernes et revisités, Romeo Save me.
Crédits:
C : 13+

Les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas ... S'en est bien dommage.

Les chansons que "chantent" Ino, Sakura, Temari (Pour l'instant), et sûrement, Ino et Tenten, ont été écrit par moi. C'est pas du grand art mais bon, j'aimerais bien que ça reste là où c'est =P.
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Et badam, mon coeur saute !

[6993 mots]
Publié le: 2009-06-18
Mis à Jour: 2012-09-14
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Au Jardin des maîtresses

 

Chapitre III : Et badam, mon cœur saute !

 

 

    Hello mes chers lecteurs !! Ici c’est la rédaction de Ha Kono qui vous parle !! Je sais que vous êtes impatient de lire la suite, c’est pourquoi, mon sujet porte sur la Popularité. Quelque chose qui m’a toujours fasciné !! Mais d’abord … C’est quoi ?

 

            Qu’est-ce que la popularité ? C’est une voiture ? Un couple ? Un collier ? Des boucles d’oreille ? Deux personnes ? Trois ? … Bon, je vais m’arrêter là. La popularité, c’est le chiffre le plus élevé … D’un prénom prononcé en une journée. Ce sont, les rumeurs aussi, mais celle-là font mal la plupart du temps. Bref, c’est la popularité quoi ! … Ok, j’ai compris, vous voudriez un exemple, hein? Bande de petit curieux ! Par exemple, le capitaine de basket. Le célèbre, le redoutable, aimé, détesté … Uzumaki Naruto. Rien de reprochable chez cette personne un peu stupide. Un peu trop … Blond. Pardon, je voulais dire que trop de personne pense que Naruto Uzumaki ne jure que par sa bande d’ami ce qui est totalement … Vrai. Oui, c’est vrai euh … Bah, par sa voiture alors ? C’est encore vrai. Mais Naruto Uzumaki est … Célibataire oui !! Bon euh … Ok, c’est pas un site de rencontre ici c’est … Je m’arrête là c’est bon, donc, premier exemple … Allumez les projos s’il vous plait … Non pas sur moi ! Sur l’écran là-bas, bande d’imbécile, heureusement qu’ils ont un salaire de misère ! Bon.

 

            Là, on voit Uzumaki Naruto qui salue un ami à lui. Kiba Inuzuka, dragueur de premier, vrai Dom Juan de la nouvelle ère, mais également équipier de Uzumaki-san dans l‘équipe de basket de Ha Kono. Donc. Le fond de cette image est le lycée, vous l’avez reconnu. Plus précisément on voit un rassemblement de pom-pom girl en furie prête à dévorer le premier venu. Première image de la célébrité. Enormément de conquêtes.

 

            Bien, seconde image s’il vous plait … Merci. Au beau milieu d’un couloir, Naruto Uzumaki est seul, quelqu’un arrive, cette personne le salut. Il répond. Un groupe de quatre personnes arrivent, ceux-là aussi le salut, il répond. La politesse est une chose primordiale dans la vie. Bien, bientôt arrive quasiment tout le lycée, vous avez compris, c’est la sonnerie, tout le monde sort. Putain merde ça fait du bien, la délivrance quoi je veux dire… Ouais, ça n’a aucun rapport avec le … Sujet de départ, pardon, je reprends. Hm. Donc, les élèves sortent … Et tous, ou quasiment, salut ce blond trop populaire à notre goût. Qui, débordé, ne sait où donner de la tête. Des saluts à tout va, des tapes sur l’omoplate, des visages trop près … Bref Trop d’ami tue … L’ami, c’est bien connu. Donc, la popularité c’est … Bien trop de têtes inconnues.

 

            Sur cette troisième image, nous découvrons Naruto Uzumaki au self. Il avance accompagné de sa troupe. Kiba Inuzuka à sa gauche, le dragueur.  Lee Rock, un peu reculé, à sa droite, le … Je ne sais pas à quoi il sert lui par contre, désolé. Et une troupe de fanatique les suive. Et tout derrière, Shikamaru Nara … Le tacticien … Wow ! Ce mot existe ! Incroyable ! Bref, la quatrième image est la suite de cette scène. Ils s’attrapent chacun un plateau, par chacun, je cite Naruto Uzumaki, Kiba Inuzuka, Lee Rock, d’ailleurs celui-là je ne sais toujours pas quel est son nom et quel est son prénom, enfin, et Shikamaru Nara. Se servent et se tournent. Attention ! Tout repose sur cette scène ! Je tiens à préciser que le self est rempli qu’il n’y a PLUS de places ! C’est la merde mes amis ! Mais pas pour eux … Non, non, non… Une table se libère. … Non, ce n’est pas de la chance. Ce n’est pas … De … De la chance -ouais bah je ne savais plus quoi dire ! Cela s’appelle du pouvoir. L’aspect le plus … Cool de la popularité.

 

Mais il n’y a pas que ce cher Naruto Uzumaki, le beau capitaine de l’équipe de basket de Ha Kono, précisons pour les incultes que c’est le verlan de Konoha, et ouuui … Nos chers élèves ont décidé de le rendre plus … Cool. Je sais c’est stupide. Bref, je disais qu’il…

 

           « Un ramassis de connerie, comme toujours. J’en ai marre de ces minis j’mets-mon nez-partout, qui se prennent pour de grands reporters. Leur stéréotype n’est que la preuve de leur jalousie dévorante sur notre statue ! Grogne un grand brun rachitique.

- ... Quoi ? Parle notre langue !

- Kiba, t’es vraiment ... Con comme mec.

- Ouais j’sais. » Kiba lance un clin d’œil à qui le veux, « Bref, en tout cas, moi j’aime bien la petite description, là : Kiba Inuzuka … Dragueur de première, le Dom Juan de la nouvelle ère ! Ca claque non ? Ça donne ! Ouais j’le sens d’ici, vous êtes pleins de jaloux là !

- Non, ça te ferait bien trop plaisir. Qui plus est, je ne comprends pas ton langage, soupire Shikamaru

- Eh ! Tu sais ce qu’on a mangé hier Kiba ?!

- Ouai, c’est la troisième fois que vous me le dites! Du yakitori et des kobachi ! La rage, comme par hasard j’avais rendez-vous avec ... Cette sublime blonde, se vante Kiba.

- Kiba, on sait tous que ta vie n’est qu’un amassement de mensonge, alors ... Arrête. On sait tous que t’es encore puceau merde !

- Quoi ?! Vous ... Vous êtes sérieux ? Mais moi la première fois que j’me suis faite une chicas c’était ... Attend ... C’était vers les ...

- Kiba, Kiba ...

- T’es un menteur, articule Shikamaru

- Eh ... Les mecs, s’exclame l’un d’entre eux.

- Hm Lee ?

- Ca se voit quand même que ... Mon nom de famille c’est Lee, et que mon prénom c’est Rock. »

Silence chez l’entourage du jeune Rock Lee.

« Euh ... 

- Merde ... T’es sérieux là ?? Hurle de surprise Kiba

- Bas ... Ouais... Je...

- Non on rigole ! Ahlala tout de suite sérieux. Tu gobes la mouche !

- Gober la mouche, répète Lee. C’est prendre la mouche Kiba. De toute façon je ne vous crois pas, je ne suis entourée que de menteurs !!! I’m so disgusted !

- Eh, ça ne vous dit pas de rentrer à l’intérieur là ... Il caille sérieux !

- J’avoue. Venez on y va. »

Lee Rock, Shikamaru Nara et Kiba Inuzuka, se levèrent. Naruto Uzumaki, capitaine de l’équipe de basketball du lycée Ha Kono, se trouvait être à l’arrière.

« Les gars. Je vais ... Vous rejoindre ok ?

- Ouais ok. 

- Hm, t’inquiète vieux. Azi, à toute  !

- Ouais, t’inquiète. »

Le vocabulaire des personnes populaires ne s’arrêtaient pas à des exclamations de types « T’inquiète » « Azi » ou même « wesh ». Et les surnoms affectueux ne se limitaient pas à « Ma sauce », « Gros » et « vieux ». Non, les filles n’étaient point maltraitées, juste dévalorisé. Bon soyons sérieux, ce milieu était haïs des personnes normales. Et c’était bien normal, dans tous les films d’ados pubères, les lycéens aux gros bras sont mal vu. Naruto n’y faisait pas trop attention. Dans son monde, il s’était créé ses propres valeurs, ses propres opinions. Naruto Uzumaki était intelligent sous ses airs de gosse naïf et puérile. Il avait tout misé dans le sport, sachant très bien que les matières intellectuelles auraient déclenché mainte catastrophe. Vous voyez, il décrochera sa bourse tôt ou tard, sera découvert par un inspecteur, et puis ... Il se la coulera douce, vous voyez ? Est-ce que cette popularité il l’avait recherché dès son arrivé ici ? Sûrement, lui-même ne le savait pas trop. Mais,  chose est sure, elle ne la dérangeait pas.

 « Naru-chan !! »

Ce cri hystérique vient d’une troupe de jeunes filles en fleurs. Le grand et beau blond qu’est Naruto les salue d’un petit geste de la main. Son visage est pourvu d’un beau sourire. De quoi faire fondre ces demoiselles. Il les vit venir, avec leur regard félin, c’est pourquoi, il préféra s’échapper en lâchant un petit :

« Bon, salut les filles ! »

Au pas de course, il arriva à destination. Il aimait ce petit parc qui était à quelques mètres du lycée. C’était ici que se retrouvaient des amoureux transits, ou que se tapaient parfois quelques gars, certaines filles. D’ici, on entendait la sonnerie retentir, parfait pour ceux qui n’avait ni montre, ni portable. Sautant par-dessus un banc, séparant branche et mauvaise herbe, se faufilant entre de petits buissons touffus, il parût surpris sur le coup, puis ... Quelle agréable surprise finalement.

« Oh ... Je ne savais pas que d’autres personnes connaissaient cet endroit. »

L’agréable surprise sursauta. Le cœur battant, la demoiselle se leva, rouge pivoine, elle s’excusa prête à partir.

« Ah, mais non ... Rassit toi, c’est moi qui devrais partir. »

Pourtant il n’en fit rien. Il la força à s’assoir, pour le faire à son tour. Naruto s’avachit sur une énorme racine et s’appuya contre un arbre. Cachée derrière sa frange, masquant vainement ses rougeurs, elle était mignonne. Cette douceur enfantine qui s’échappait d’elle, l’apaisait lui. Le blond eu un petit sourire, puis il soupira, tout en posant délicatement sa tête contre le tronc.

« Tu viens souvent ici ? »

Etait-ce à elle qu’il s’adressait ? N’en croyant pas trop ses oreilles, elle se redressa légèrement et osa lui jeter un coup d’œil.

« Hum ... Oui. Je l’ai découvert il y a un mois.

- Ah, c’est pour ça. J’ai été super pris avec les entraînements ses derniers temps, je n’ai pas pu venir ici. »

Le sourire qu’il lui lança, elle le grava dans sa tête. La jeune fille passa une main fébrile dans ses cheveux désordonnés, et ceux, le plus discrètement possible. La vérité, c’était que sa main tremblait. Elle sursauta lorsqu’il reprit parole.

« Je suis content que quelqu’un d’autre connaisse mon endroit ... Comme ça, il ne sera plus seul lorsque je partirais. »

Naruto, regarde nostalgiquement la vue qui s’offrait à eux, l’immense ville de Konoha. La belle cité, la superbe, comme l’appelait certain.

« Tu sais ... La nuit, c’est bien plus beau que la journée.

- Tu ... Tu as le droit de venir ici ... La nuit ? »

Lui jetant un bref coup d’œil, Naruto se mit à rire.

« Tu sais, nous sommes en hiver ... La nuit tombe vite et mes entrainements finissent souvent à dix neuf, vingt heures. »

Il avait l’impression de parler à un enfant, et cette enfant lui était agréable. La jeune fille lâcha une petite onomatopée, douce à l’oreille. Sa voix était pour lui une petite merveille, douce, infantile, agréable.

« Tu es en ... ?

- Se... Seconde.

- C’est normal ce bégaiement ? C’est pas moi qui te fais ça quand même ? »

Force rouge en action. Les yeux de la jolie brune s’agrandirent d’horreur, baissement de petit minois, et à présent masqué par ses longs cheveux bruns, elle espère avec un peu de chance qu’il ne remarquera pas ses tâches rouges sur ses pâles joues. Sa gorge se sera, et il lui sembla que son cœur tomba dans son ventre. La honte, céda à la panique. Naruto regarda cette scène avec surprise, étonnement, et une pointe de fierté. Un petit sourire joyeux sur les lèvres, il se dit que pour une fois qu’une fille ne lui sautait pas dessus. Elle était vraiment mignonne, elle et sa timidité.

« Désolé, je ne voulais pas te gêner. »

Elle ne répondit pas, prise d’un soudain mutisme. Et pourtant, le jeune homme ne pouvait toujours pas se détacher de son petit sourire. Poitrine contre genoux, son menton posé sur ceux-ci, elle semblait vraiment gênée. Naruto s’étira, ne la lâchant pas du regard. Il allait se lever, après tout il n’était pas là pour pétrifier qui que ce soit, bien que cette petite scène l’amusa, quand un petit carnet attira son attention. Il l’attrapa et la demoiselle cru voir cette scène au ralenti. Dans sa main masculine, forte, aux doigts épais se tenait un carnet bleu.

« C’est à t... » Entama-t-il

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’elle lui avait pris des mains. Il vit son regard affolé, et il se demanda sur le coup si cette fille n’était pas aussi folle qu’elle n’était mignonne. 

 « Ou… Oui c’est à moi !! »

Il détailla ce carnet qu’elle tentait de cacher de ses mains minuscules.

« Un journal intime ? Tenta-t-il de deviner

- Que ? Non !

- Ah, les filles ! Bon, moi j’y vais.

- Ca n’est pas un ... Un.

- Bon salut, ravie de t’avoir rencontré ... La fille aux bégaiements. »

Hinata ouvrit la bouche, quasiment indignée. L’instant d’après, il n’était déjà plus là. Laissant derrière lui une odeur d’after-shave. Attendez ... Marche arrière, elle avait parlé à Naruto Uzumaki. Son cœur s’accéléra, ses joues devinrent rouges. Houla, c’est inquiétant tout ça, elle respire au moins ? Apparemment oui. C’est la sonnerie du lycée, qui était à quelques pas du parc, qui la fit sursauter. Elle allait être en retard. Elle se leva, se prit une branche sur le crâne, au passage, son pantalon tâché d’un peu de terre, elle se mit à courir. Elle s’en rendit compte, mais trop obnubilée par son prochain retard, elle dépassa l’Uzumaki, le bousculant légèrement. Celui-ci la regarda courir, reconnaissant cette chevelure qu’il avait eu le temps de voir. De très long cheveux, descendant jusqu’au rein, en un dégradé un peu fouillis qui faisait son charme. Elle laissa derrière elle un parfum d’iris, doux et frais. ... Qui le fit éternuer. Il y était allergique. Il sourit malgré tout, fier de sa rencontre ... Eh mais ! Comment s’appelait-elle ?

 

            Temari se maudissait, Gaara n’avait pas dit faux en la prévenant du froid de Konoha ! Ce n’était pas Suna, il n’y avait pas quelques moussons ou pluies diluviennes comme à Suna, mais de véritable grêlons pourfendeurs !! Bon, peut-être exagérait-t-elle un chouya mais … Elle était pétrifiée devant sa fenêtre, surtout qu’elle n’avait pas un seul habit lui permettant de sortir. En gros : C’était la merde.

« C’est injuste ! »

A cette heure-ci ses frères pouvaient sortir comme bon leur semblait car EUX, avaient amené pull, blouson et parapluie au pire des cas ! Mais sotte comme elle avait été, le plus chaud qu’elle avait dans sa valise était un pantacourt en toile ! Et que pouvait-elle faire, hein? Rien, à part attendre qu’il y ait au moins un rayon de soleil … Qui transpercera les nuages de cotons !! Bon, arrêtons là la comédie ! Peut-être pourrait-elle trouver des vêtements dans les affaires de ses frères et acheter de quoi lui tenir une semaine ? Ils ne seront très certainement pas d’accord, mais comment le sauraient-ils s’ils ne savent rien? Un petit sourire éclaira le visage de la blonde. Elle sort de sa chambre d’un pas guilleret. Ses frères étant sortis, leurs chambres étaient à son entière disposition. Elle fouillerait dans les affaires de Gaara, étant plus petit et moins musclé que Kankuro.

« Désolé mon rouquin adoré ! » Pensa-t-elle

Elle ouvrit le placard, et en sortit un jogging large en coton gris, sourire aux lèvres, Temari l’enfila, légèrement trop grand pour elle mais … Ca allait. Elle prit un de ses sweets noir à col roulé, l’enfila ainsi qu’un épais gilet gris à Gaara par-dessus. Temari se chaussa de ses baskets.

« Merci, j’y avais pensé à celle-là ! »

Cependant, dilemme … Temari ne connaissait pas cette ville ! Elle ne savait même pas dans quel quartier elle vivait à l’heure actuelle. Elle attrapa son portable, et murmura entre ses dents:

« Non, je ne vais pas oser faire ça ! »

Elle laissa les noms filer dans le répertoire. Filer jusqu’à la lettre « N ».

« Non Temari reprend le contrôle de ton corps ! »

Touche appelle. Bip. Elle prend une longue inspiration, sachant qu’elle regrettera très bientôt.

« Oui allo? »

On ne peut plus faire marche arrière Temari-san.

« Euh…

- Oui, allo c’est qui?

- C’est… Temari Sabaku !

- Temari … Sabaku? C’est qui ça?

- Pff … C’est la blonde.

- Ah ouaaaais !! T’veux quoi? »

La blonde hausse un sourcil. Et la personne à l’appareil semble déceler une pointe de rage, ce qui la fait bien rire.

« Je suis paumée dans ce bled de merde ! Tu dois t’occuper de moi !! Alors je t’ordonne de te pointer illico presto chez moi et de m’emmener faire les boutiques !! »

Il y eu un silence.

« Tu peux répéter … Altesse?

- Tu bouges ton cul et tu le ramènes ici.

- C’est où ici?

- Chez moi !!

- C’est-à-dire?

- J’en sais rien !!

- Bon écoute premièrement c’est dure de se ramener quelque part sans savoir où c’est … Deuxièmement, je ne sais pas où t’as vu que j’étais ton larbin, donc tu te démerdes.  »

Elle sentait que la situation lui échappait des mains.

« STOP !! N’arrêtes pas la conversation je … Je !!! Je n’ai pas de fringue à me mettre et … Je caille dans ce bled je voulais que…
- Que je te montre des magasins?

- Ouais.

- Ok… Mais ça ne va pas être possible désolé, j’ai autre chose à faire que de m’occuper d’une gamine capricieuse, salut ! »

La conversation coupa là. La blonde écarquilla les yeux et mit du temps avant de se rendre compte que … De se rendre compte qu’il lui avait raccroché au nez.

« Oh le petit … Hmpf ! Eh mais il sait à qui il s’adresse ce petit prétentieux !! Argh !! »

Elle entendit le cliquetis d’une clef qui ouvre une porte.

« Manquait plus qu’eux. » Grogna-t-elle

Elle sortit de la chambre de son frère avec autant de discrétion possible mais…

« Tu faissais quoi là? »

Mais ce n’était pas trop son jour de chance.

« Je …

- Habillée de mes affaires en plus!?

- Tu te travestie Temari ?

- Aish ! Tais toi Kankuro !! »

Elle se redressa et leur jeta un regard haineux.

« J’ai pas de… De jogging comme ça !! Voilà je voulais juste essayer !!

- Temari, nous sommes des personnes civiliser. Alors ne fouille plus dans mes affaires sans mon accord ! T’aimerais nous qu’on face un beau jour une petite investigation dans tes placards, Temari? Hurle Gaara

- Oh c’est bon calme toi Gaara. Ta voix part dans les aigus.

- Mais ! Tu ! Je ne suis pas Kankuro moi !

- Sympa » Soupire celui-ci

La blonde se calme, légèrement embrouillée.

« Et alors ! J’ai tes fringues sur le dos !!

- Avoue tout simplement que tu n’as pas d’habit à te mettre ! Je t’avais dit quoi ? De ne pas pleurer !

- Oui ! … C’est vrai !! Je n’ai rien à me mettre ! Et je ne pleure pas !

- Pire, tu gueules !! »

Elle grogna puis se retourna d’un coup sec dans sa chambre. Elle claqua la porte enleva le jogging et la veste et la jeta par l’entrebâillement de la porte.

« Tiens !! Ramasse !! »

Gaara les attrapa et grogna.

« Merde, je vais devoir les laver, je ne veux pas qu’il y ait l’odeur de cette conne !

- C’est qui que tu traites de conne?
- Toi !! Connasse ! »

Elle rouvrit la porte rageusement, ... en sous-vêtement.

« EH p’tit con ! Là c’est à l’ainé de la famille, la seule et l’unique, à laquelle tu t’adresses ! Respect !

- Respect en quoi?!! T’es qu’une sale blonde !! »

Elle grogna de fureur et s’enferma dans sa chambre.

« Wow … Respect, déclara Kankuro.

- Toi ! … La ferme ! » Répond le rouquin

Celui-ci part, laissant seul le pauvre Kankuro qui serra les poings de fureur.

« J’en ai marre de toujours être traité comme une sous-merde dans cette maison !! Bordel ! »

 

            Ino Yamanaka était le portrait craché de sa mère, un mélange d’égocentrisme, de fierté et d’hypocrisie, elles avaient ce physique qui se ressemblait tant. Des cheveux blonds platine, des yeux bleus et un corps pratiquement parfait. Mais Ino était aussi très sensible, douce et aimante dans ses moments de bontés, qualité, qu’elle avait prise de son père. Tout comme ce teint pâle, contrairement à celui de sa mère, qui était d’un jolie halé dorée. Fille unique, à regret, Ino était, c’est vrai, capricieuse, et quelque peu dure à vivre, mais lorsqu’on la connaissait, on s’y attachait très vite. Ino Yamanaka aimait la danse plus que tout, elle vivait pour la danse, sans elle, que ferait-elle ? Dans sa chambre elle dansait, dans sa salle de bain devant son miroir, elle dansait, dans la rue en provenance du lycée, elle dansait, à quelques pas de sa salle de classe, Ino dansait. Elle avait besoin de la danse. Ecouteurs dans les oreilles, Ino entame quelques pas dans les escaliers. Arrivée dans la cuisine, elle y trouve sa mère, assise sur un haut tabouret en bois.

« Coucou maman. 

- Salut ma chérie, bien dormit ?

- M’ouais. Euh, au faites, tu viens à mon concours de danse, hein ?

- Oui, ne t’inquiète pas ma chérie. Allez, va te préparer. »

Ino affiche un immense sourire à sa mère. Aujourd’hui c’était un jour important, dans les trois milles participants, seulement trois cent avaient été pris, Ino en faisait partie. L’académie de danse de Konoha faisait partie des meilleurs du pays, à cette pensée les poils blonds d’Ino se hérissèrent.

« Bon je vais m’entraîner.

- Tu ne manges pas ?

- Pas le temps !! »

Dans sa chambre, elle l’allume sa chaîne hi-fi à fond. La musique bat l’air. Elle sent dans son cœur, fourmillant dans ses bras et dans sa tête, une sensation étrange, comme de l’excitation. Se mettant à danser, enchaînant pas sur pas, Ino faisait un mélange de classique moderne et de hip hop. Elle glisse sur le parquet, et face à sa glace elle se regarde.

 

            « Le numéro 125 s’il vous plait.

- Bonjour ?
- Bonjour mademoiselle, présentez-vous s’il vous plait. »

Elle fouille la salle du regard. Pourquoi ? Pourquoi ne s’y trouve-t-elle pas ?

« Mademoiselle.

- Ah, excusez-moi. Je me nomme ... Ino Yamanaka, je viens de Konoha.

- Bien, commencez. »

D’une main distraite, elle tend son mp3, et demande la chanson numéro trois. De violents projecteurs l’éclairent. Mais pourquoi n’est-elle pas là ? Ne lui avait-elle pas promit ? Les larmes aux yeux, elle se place. Une languissante chanson se fait entendre.

Pourquoi t’es actes me déçoivent-ils ?

Me promettre des choses que tu ne tiendras pas.

Quels en sont leur intérêt ? Si ce n’est me rendre plus fragile ?

J’ai même l’impression que chaque jour, tu recules d’un pas.

 

Un enfant ne se doit pas d’être déçu de ses parents.

Et pourtant. C’est ce que tu fais, toi.

Ino se mit à danser. Mêlant danse classique, moderne et hip hop. Elle était douée. Mais vous le savez, il faut être en parfaite harmonie avec son cœur. Être bien dans sa tête, comme pour son corps.

Je n’oserais sûrement jamais te dire, maman.

Combien j’ai mal, de savoir que tu es si loin de moi.

Que nous soyons si contraires.

Et que notre lien à nous, ne soit fait de rien.

J’ai entre la gorge, un putain de sentiment amer.

Ino trébucha. ... Elle eut l’impression en sortant de cette salle, qu’elle y laissait son âme, que cette sale d’admission garderait prisonnière sa douleur, et sa rancune. En sortant de l’audition, le cœur lourd, elle aurait bien voulu parler. S’exprimer. Se savoir aimer.

« Allo, Sai ? T’es où ? ... On peut se voir là ? Vite fait ? »

            Pourquoi cette simple rencontre s’était-elle finit ici ? Elle se souvient de la première fois qu’elle l’avait vu. Ino était une allumeuse, Sai avait été sa proie. Beau brun, mystérieux, au teint pâle, et aux si beaux yeux. Il était tout à fait son genre. Charmée, elle n’était pourtant pas comblée. Non, jamais il n’avait dès lors posé son regard sur elle. De simple œillade, un peu trop fade. Ino avait triplé les rencontres dans le parc, au stade, dans la permanence et dans la cours. Alors comment ? Larguée par encore un de ses nombreux ex petit ami, Ino était partie se réfugier. Il y a bien quelque chose qu’elle ne pouvait pas saquer, c’était les remontrances. Et Sai n’avait fait que ça. Et niveau moral, Sai s’y connaissait. Il lui avait dit des mots qui l’avaient touché. Respecte-toi, et les autres te respecteront. Puis ils avaient pris contact de temps en temps, la blonde c’était alors calmée niveau garçon. Quatre mois plus tard, ils étaient ensembles.

« Sai.

- Ino ... Qu’as-tu ? »

Il la connaissait par cœur.

« Rien.

- Ne me mens pas.

- J’ai foiré mon audition mais, ça n’est rien, je la repasserais l’année prochaine.

- Ta mère n’est pas venue c’est ça ? »

Les lèvres d’Ino tremblèrent, elle portait un regard lointain et ses beaux yeux bleus se remplirent de larmes.

« Elle me l’avait promis ! ... Depuis le départ de mon père elle ne porte plus aucun intérêt pour moi ! J’ai l’impression d’être invisible. Ouais, le matin elle porte bien de petites intentions mais ... . Ce jour était si important pour moi, et elle m’a ... Oublié. »

Ino se mit à pleurer. Sai la prit dans ses bras.

« Chut ma puce. Elle devait être occupée.

- Je la hais. » Parvint-elle à dire entre deux sanglots.

Il la serra plus fort contre lui, ne supportant pas de la voir si triste.

« Tu ... Tu veux venir chez moi ?

- Non, non, non !!

- Pourquoi ?

- Je ... Si tes parents m’voient comme ça, que vont-ils penser, hein ??

- Ils ne sont pas là, ils travaillent.

- Je ...

- Allez viens. »  

Elle renifla, et timidement demanda:

« T’as pas des mouchoirs ?

- Non, tu sais bien que je t’en aurais proposé. »

Elle baissa honteusement le visage, se disant que c’était lamentable de se présenter comme ça devant son petit ami. Il sourit d’ailleurs, devinant ses pensées. Il l’attira contre lui, releva son menton et l’embrassa doucement. Il sourit contre ses lèvres.

« Ouuh !! Les amoureux !! » Hurlèrent une bande d’enfant

La blonde rougit puis se mit à marcher rapidement laissant Sai, amusé, à l’arrière.

« Si j’avais su que la capitaine des pom-pom girls baisseraient ses barrières un jour devant moi… »

Il soupira de plaisir ou peut-être de tristesse, connaissant les évènements à suivre et la suivit.

            « Alors il s’est passé quoi ?

- … Un mouchoir s’il te plait.

- Euh, oui tiens, pardon … Je ne suis pas très…

- Je sais. »

Il lui tendit un mouchoir, elle se tourna et se moucha dos à lui. Geste qui fit à la fois sourire et hausser un sourcil à Sai. Elle se retourna et le vit.

« Quoi?

- Oh rien, rien.

- Je n’aime pas me moucher devant des gens !

- Hein, hein. Bref. Il t’es arrivé quoi? »

Elle posa sa tête contre le mur. Ils étaient dans la chambre de Sai.

« Je me suis complètement ratée sur scène, j’ai trébuché, ... Je n’ai même pas tenu une minute. »

De nouvelles larmes arrivèrent en cadence. Il s’approcha d’elle. Un doux baisé sur ses lèvres. Une main sur sa joue. Et son regard amoureux, qui la rendait mièvre. Et ce n’était pas tout.

« Je suis une ratée, couina-t-elle

- Pas pour moi. Pour moi t’es la plus belle et la merveilleuse des femmes. Je t’aime comme je n’ai jamais aimé personne. Tu as le plus beau des sourires et je ferais tout pour que tu ne le perdes pas, Ino. Le plus pétillant des regards. La plus belle bouche aussi, susurra-t-il avec humour, et j’ai envie d’y goûter une fois de plus. »

Il l’embrassa avec fougue.

« Sai … Je t’aime. »

Il sourit, et continua sur sa lancée en l’allongeant sur le lit. Sa main sous son t-shirt.

« Sa… Sai, je ne veux pas qu’on aille trop vite je.

- Je le sais Ino, je le sais. »

Pourquoi ? Oui, pourquoi eu-t-elle l’impression que cette phrase sonnait comme un adieu ?

Les baisés qu’il lui donnait dans le cou la faisait rougir et frissonner de plaisir. Il lui caressa la poitrine par-dessus le t-shirt, puis l’enleva finalement. Révélant une poitrine généreuse.

 

            Il existe certaine chose que nous ne pouvons expliquer. La science, l’astronomie, la logique, n’y feront rien, car, nous ne pourrons pas l’expliquer. Ce que je vais vous raconter là, est une chose qui se répand de plus en plus, malheureusement. Connaissez-vous le système d’une rumeur ? Peut-être en avez-vous déjà essuyé plus d’une ? Peut-être même, en avez-vous déjà lancé une ? Ce qui, si jamais c’est le cas, n’est pas très sympathique de votre part. Au lycée, il existe ce système de réputation chez une jeune femme. C’est quelque chose qui peut détruire vous savez. Il y a des cas, où, cela se trouve être la réalité certes, d’autre, où elle en est loin. Les hommes de nos jours ont ce tableau d’affichage qui se trouve dans leur tête, qu’est celui de la chasse. Plus monsieur a de conquête, plus monsieur, est populaire. Tenten est inqualifiable. Une perfection qui vire à la normale. Ces messieurs, ont aussi un sale défaut qui est de ne pas savoir accuser un vent dans l’art et la manière d’un gentleman. Tenten ne voyait qu’un homme, c’était Neji Hyûga. Un garçon discret, beau, sans aucun doute, intelligent ... De manière franche, il était un génie. Ce jour-là, un jeune homme à fort tempérament, avait demandé à la belle de sortir avec lui, bien sûr, n’en aimant qu’un, elle lui avait répondu et ceux de manière franche, un clair et net : « Tu peux rêver ». Il s’en suivit des bruits de couloir. Car ce jeune homme qui n’avait pas su accuser ce vent dans l’art et la manière était parti dire qu’il s’était « taper », LA si fraiche Tenten. Comment l’avait-elle pris ? Très mal. Car dès son arrivée dans l’établissement, il y avait eu des chuchotements, des coups d’œil, et des rires. Vous voulez tout savoir ? Ce sont les rires qui font mal. Et les petites appellations. Tout cela était attisé par la jalousie de ses compatriotes féminines, qui ne voyaient en elle qu’une adversaire. Car Tenten était belle, intelligente mais discrète. Le monde des filles est une poignée de solidarité, et un jet brûlant d’hypocrisie. Nous ne faisons pas forcément exprès, si nous parlons dans le dos de l’une, pour lui sourire après. C’est parce que, nous sommes faites ainsi. Pas de généralité, nous ne sommes pas toutes les mêmes ; malheureusement ça, on connait. Ce léger paragraphe sur les rumeurs, les bruits de couloir, est un semblant de vécu. Passant dans une période de quasi dépression, la jeune lycéenne se posait un nombre incalculable de questions. Quelle image ais-je pu donner de moi pour que l’on me traite ainsi ? Que dois-je faire ? Parler franchement avec le mec qui a lancé cette rumeur ? Me battre ? La violence ne résout rien c’est ce que vous me direz ? Parfois si, et j’en suis navrée. La recette parfaite d’une réputation ? Jalousie plus haine, donne la plus croustillante des rumeurs. Depuis, Tenten avait pris cette habitude qu’est de courir. Se laisser aller le temps d’une petite heure. Le parc de Konoha était le meilleur des entrainements. Une fois par semaine, le dimanche principalement, elle courrait. Faire partir toutes négativités, qui revenaient au grand galop pendant la semaine. Ses écouteurs dans les oreilles, Tenten entonna sourire aux lèvres:

« No time for tears. »

Dans le ciel, d’épais nuages noirs se formaient. Là-haut, une goutte tomba. Sa chute était proche. Elle se termina sur le nez fin de Tenten. La brune s’arrêta et regarda le ciel. Ses sourcils se froncèrent, et elle se mit à courir avec plus vite cette fois-ci. La seconde entrée du parc était à un kilomètre de là où elle se trouvait. Elle jetait frénétiquement de petit coup d’œil au ciel, qui lui donnait une petite chance d’atteindre la sortie, en gardant ses gouttes d’eau qui la glacerait. Un coup de vent froid souleva ses épaisses boucles brunes, retenues dans une queue de cheval.

 

            La chaleur de ces deux corps montait. Ino fronça les sourcils, son cœur battait de plus en plus rapidement. Ses mains moites rencontraient le dos en sueur de son amant. Elle caressa d’une main tremblante les épaules carrées de Sai et apposa sa joue contre celle du brun. Sai, concentré à sa tâche ne semblait pas sentir les caresses amoureuses d’Ino, pourtant, son cœur tremblait à chacune de ses tendresses. Il l’embrassa sauvagement, la faisait gémir de plaisir et de douleur. Des mèches blondes collaient son front. Lui, il remit d’une main leste ses cheveux bruns. Bientôt la délivrance. Surtout qu’Ino s’entendait de plus en plus.

« Sai ! »

Ca y était. Elle soupira de contentement et il s’effondra à ses côtés. Ino se calla contre lui. Sai, la serra entre ses bras musclés.

« Je t’aime Sai.

- Moi aussi. »

Que pouvait-il leur arriver de plus beau ? Ils étaient tous deux enlacés dans les bras les plus réconfortants qu’il put exister.

« Je reviens ma puce.

- Hm, d’accord. »

Le sourire aux lèvres Ino s’enroula dans les draps si masculins de son cher et tendre. Ses paupières lourdes, se fermèrent. Cette béatitude, ce moment si parfait. Tout était merveilleux, peu importait l’audition, ainsi que l’absence de sa mère. Sai comblait toutes les lacunes de sa vie. Il était tout, il était ... Son âme so... Alors qu’Ino s’en allait au pays des songes, elle entendit un portable vibrer, et ça n’était pas le sien, vu qu’il était en silencieux. Elle se redressa, les cheveux en bataille. Les yeux plissés à la recherche de cet emmerdeur, elle le trouva à même le parquet, juste à ses pieds. Elle l’attrapa, et allait l’éteindre quand elle vit un prénom s’allumer en bleu pétant sur le cadran. Shina. Les sourcils froncés, elle ouvrit le portable, et lut le message. 

« Je suis de retour mon amour. »

Un sourire immense, Sai, habillé d’un caleçon seulement se ramenait dans la chambre.

« C’est qui Shina ?

- Quoi ?

Coucou mon amour, tu me manques, quand est-ce que l’on se voit ? »

Tout sembla se passer au ralenti, pour Ino, tout comme Sai. Elle passa une main lasse sur ses paupières. Le cœur lourd. La tête pleine. Elle prit une bouffée d’air. Sai s’approcha lentement d’elle.

« C’est ...

- C’est ? Ta mère peut-être ? Ta sœur ? Ta cousine ?? C’est de la famille hein ? Ne me dit pas oui, je n’y croirais pas. »

Elle se releva, s’empêtrant dans les draps. Vive, rapide, ses réflexes de majorettes l’aida à se dégager de l’emprise de Sai. Elle s’habilla, se chaussa, puis s’en alla.

« Ino, tu ne cherches même pas d’explication à tout ça ?

- Mais quelle explication hein ?? Quelle explication merde ?! Je l’ai fait à plus d’un ce coup-là ! Je suis Ino Yamanaka putain ! Combien de mec ais-je tromper, et ce genre de message, j’en ai envoyé plus d’un. Je sais ce qu’il veut dire ! Ne me prends pas pour plus conne que je ne suis merde !!

- Ino...

- Ta gueule Sai. »

 

            Dehors il pleut à grosse goutte. Il pleut pour laver toute trace du passé. Tout le monde court pour échapper à la pluie, sauf les malheureux. Eux, ils ne se lassent plus de voir toute cette eau tomber. Ils ne veulent pas rentrer dans leur foyer. Qui, ils le savent, ne sera ni accueillant, ni chaleureux. Ils préfèrent pleurer leur triste sort. Pleurer sous la pluie, pour que les larmes ne se voient guère. Pour donner l’illusion qu’est leur vie. Un cauchemar où ils y errent. Pas de fin, dans ce rêve, juste une main, qui se tend et qui repart. Parfois, ils pensent apercevoir de l’aide mais non. Comme l’oasis qui se dessine dans le désert, la main s’évapore, elle laisse un dernier gout amer. Ino était ce genre de personne qui ne courrait pas. Tenten elle, par contre, donnait tout ce dont elle était capable, bien que déjà trempée. Là était leur nette différence. Tenten rattrapait son destin, Ino, le laissait aller.

 

            Sakura s’était toujours, vaguement, demandée pourquoi? Oui, pourquoi trouvait-elle inspiration à ses questions … Lorsqu’elle était au toilette? Peut-être l’accueil chaleureux? Le … L’usage qu’on y fait ? Le soulagement de… Bref, vous voyez. Non, décidemment, elle ne le savait pas. Et cela la dérangeait … Bien que légèrement, mais… Quand même. Et quand quelque chose titillait Sakura, c’est que … Ca la démangeait sérieux ! Bref, assise sur la cuvette des chiottes, elle se demandait pourquoi  était-elle ainsi? Ainsi c’est :

 

            « Sakura !! Va aider ta grand-mère à faire la vaisselle !

- Mais je fais ma rédaction sur…
- Je te fais confiance ma fille.

- … Pf. Ok. »

            « Maman je … J’ai trouvé bien l’idée que … Tu pourrais m’offrir un scooter pour noël. T’inquiètes même si c’est une épave ! Enfin je ne pense pas qu’on puisse faire pire que mon vélo mais…

- Ma chérie, je suis au téléphone là.

- Ah … Désolé mais, t’as entendu ce que j’ai d…
- Ah M. Fushita ! Bonjour, c’est Mme. Haruno à l’appareil ! Oui ! Oui… »

            « Quelqu’un a-t-il la réponse à ma question ? »

Une main se lève, s’agite. Oui, le regard du professeur s’y accroche, mais s’en défait bien vite.

« Personne ? Bien. »

           

            Oui, vous l’auriez compris Sakura est en un mot : Invisible.

« Et on ne se refait pas ma chère Sakura !!

- Chut pour voir?

Waouh ! On se rebelle à ce que je vois?

- Putain de conscience tarée de merde !!

Pourquoi tu n’es pas comme ça dans la vraie vie? Sasuke-kun t’aimerait sûrement. Non?

- Déjà, ce n’est pas Sasuke « Kun », mais « -Sama ». Deuxièmement, ça n’y changerait rien. Je n’ai pas le profil de … Du genre de Sasuke-sama.

T’en sais quoi dis-moi ? Tu lui as déjà parlé ?

- C’est vrai que toi tu converses avec lui tous les jours !

Non mais, pardonne moi chérie mais, comprends moi … Après tout, tu ne l’as jamais vu avec une quelconque fille? Ouh … Et si Sasuke-kun était gai?

- N’importe quoi ! Pff, qu’est-ce que tu sors parfois ?

Il n’y a que la vérité qui blesse chérie. Moi je vois bien ton idole embrassant langoureusement un aussi bel homme que lui. Hmm… Sexy !

- C’est … Arrête !

- Quoi ça te gêne ?

- C’est du gros n’importe quoi ton délire !!

Hn … Tu trouves ?

- Oui !!

Moi je ne trouve pas ça si … Irrationnel. Ce serait même très … Plausible !

Sasuke-kun aime les filles !!

Ah … Ce n’est plus Sasuke-sama à ce que je vois ?

- …

Bouche bée ? Tu sais ce qui fait défaut à ton amour Sakura ? C’est que ce Sasuke bah … Tu ne le connais pas. Mais tu t’accroches attends … Ca va faire quoi ? … Huit ans que tu es … Invisible à ses yeux ? »

Invisible à ses yeux … Invisible… Invisible. Ce mot obsédait gravement Sakura. Elle était … Invisible. Elle s‘essuya (Oui, car j’ai remarqué que dans les histoires on ne parlait pas de la chose la plus importante après manger et dormir, la pause caca !!), et tira la chasse. Remettant correctement sa culote et son pantalon, elle sortit de la pièce « Pensante ». Sakura soupire, se demandant ce qu’elle deviendrait en grandissant?

« Une paumée. » Répondit sa conscience.

Sakura hausse un sourcil et une moue énervée se dessine sur son visage. N’empêche, elle ne put s’empêcher de penser la même chose que sa conscience. Elle partit dans le salon et une voix aigüe s’esclaffa avec dégout :

« Ah !! Mais tu ne t’es pas lavée les mains ?!! Quelle horreur !! »

Sakura rougit furieusement et croisa sa grand-mère. Celle-ci avait une mine écœurée au faciès. Elle allait partir d’un pas pressent, lorsqu’elle entendit :

« C’est ça ! Part te cacher ! Sale horreur ! »

Elle se tourna sèchement marcha d’un pas dangereux vers la vieille.

« Ecoute sale vieille bique ! Ce que je fais ne te regarde nullement ! Okay ? Ouais je ne me suis pas lavée les mains, et alors ? J’étais ailleurs ! Ca t’arrive non, de lâcher des caisses à tables et de ne pas dire pardon ? Bah moi c’est pareille, sauf que je ne serrerais pas la main des gens à ce moment-là. En gros, si moi je me lâchais à table, et c’est ton cas de le dire !! Hein, bah moi, je dirais pardon !! On ne veut pas de toi ici ?!! Tu m’entends ! Va crever dans ton asile et fout nous la paix !! Selon les gens on est peut-être de la même famille ! Mais à ce que je sache tu m’as bien renié sale vieille peaux ! J’ai pas eu besoin de tes remontrances pour vivre ! J’en ai bien assez des pourritures des autres !! De toute manière écoute-moi bien… Que tu me fasses chier, que tu veuilles dorée ton petit monde en me tapant sur les doigts dès que l’occasion se présente, et bien soit ! Je m’en fous !! Je m’en moque ! JE M’EN CURE COMPLET !!! MAISON DE FOU !!  BORDEL DE MERDE !! »

Sakura tourna les talons et sortit de chez elle en claquant la porte. Elle marcha d’un pas pressent, et arrivée devant l’épicerie … Sakura se mit à pleureur. Oui je sais, court moment de gloire. Elle partit se cacher dans une petite aire de jeux pour enfant. Assise contre le toboggan. Elle laissa couler tout son soul.

« La vie est injuste.

Eh, calme toi ma puce. Ca ne sert à rien de se mettre dans cet état là pour une vielle !

- Désolé mais … J’avais besoin de craquer et …

Bravo t’as osé. Continu sur cette voie. Tu grandis ! »

Sakura sourit à travers ses larmes. Elle entendit du bruit.

« Hihi … Alors mon beau guitariste ? Ca te dit, toi … Moi, dans un lit ?

- Hn… Ouais.

- Cool, allez vient. »

Sakura se pencha pour voire qui c’était. Beau défaut qu’est la curiosité. Sa main glissa, son front se cogna violemment contre le toboggan.

« Aïe !! »

Elle se frotta le front. Il devint rouge. Sasuke se tenait en face d’elle.

« Par contre là je dis que … T’as la poisse. »

Et Sakura était bien d’accord avec sa conscience.

 

 

 

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