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Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 291 lectures  - 3 commentaires [05 décembre 2021 à 21:22:58]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Animes-Mangas

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Naruto

- Lov'ly Devil - ( Un amour de démon )
[Histoire Terminée]
Auteur: Tenshi-kamoto Vue: 81924
[Publiée le: 2008-03-19]    [Mise à Jour: 2012-05-21]
13+  Signaler Romance/Humour/Drame Commentaires : 324
Description:
• Synopsis •

Depuis longtemps, Sakura Haruno, une belle étudiante en art légèrement décalée de la réalité est amoureuse de Sasuke, un camarade de fac : elle décide donc de lui avouer ses sentiments aux travers d'une lettre. Mais lorsqu'elle donne celle-ci par erreur à Naruto, la terreur de l'établissement, et fils du président de la Fac, c'est le début d'une période invivable qui commence pour Sakura, persécutée par Naruto, qui décide de faire d'elle son "esclave"...
Pour couronner le tout, la mère de cette-dernière lui annonce qu'elle va bientôt se remarier avec le père de Naruto!

Les ennuis commencent donc, et continuent de plus belle, entre les sentiments des amis ; la jalousie maladive et les coups bas de Hinata ; et Sasuke qui ne semble pas si indifférent face à la fleur de cerisier.

• Genre : Comédie romantique

• Couples

- Naruto x Sakura x Sasuke
- Hinata x …
- Temari x …

• Note de l'auteur : Et voilà, l'histoire est terminée. Je me suis sentie d'une nostalgie sans nom en faisant passer le statut de cette fiction de "en cours" à "Terminée". Depuis 2008 vous avez été nombreux à me suivre, et j'espère de tout cœur que les lecteurs des premiers jours me pardonneront les longues attentes de publication et que cette histoire vous ravira jusqu'à sa toute fin, que vous soyez un vétéran ou un nouveau lecteur.
A vous tous qui m'avez toujours encouragée et permis d'évoluer, Merci ♥
Crédits:
FanFiction inspirée du drama "Devil Beside You"

Les personnages de Naruto appartiennent à leur auteur Masashi Kishimoto
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24) Partie II. Les tourments du passé

[7399 mots]
Publié le: 2011-04-23
Mis à Jour: 2011-06-07
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Commentaire de l'auteur Coucou chers lecteurs ! Voici enfin la deuxième partie de ce chapitre vingt-quatre qui a (et j'en suis fière ♥)battue à nouveau le record de longévité d'un châpitre !! =D Avec ce chapitre se termine les mésaventures liées à Naruhito, mais ne pensez pas que je vais vous abandonner de si tôt : Sakura, Naruto et tous les autres ont encore beaucoup de chemin à parcourir avant de trouver le repos >w< Enjoy ! =3

Chapitre n°24

 

Les tourments du passé

 

(Partie II)

 

 

Quand Sakura fut allongée sur le canapé, Naruto acheva de border la jeune femme, avant de se diriger vers la cuisine. Sa main lui faisait mal au possible, et pour cause, encore toute ensanglantée et tuméfiée de tous les tracas qu’il lui avait causé, le jeune homme ne douta pas qu’il paierait plus tard son caractère exécrable et son impulsivité.

 

Il jeta un œil en arrière : la pièce principale faisait à la fois office de salon et de salle à manger, et donnait sur le bar de la cuisine américaine. Une aubaine pour le démon qui put s’installer sur l’un des hauts tabourets de la cuisine tout en continuant de veiller au repos de sa demi-sœur.

Plus il la regardait, plus les remords le rongeait, formant des nœuds indénouable dans son estomac : s’il ne l’avait pas si violemment repoussé quand elle s’était jetée sur ses traces, s’il était resté au près d’elle et l’avait suivie jusqu’à la maison plutôt que de la laisser à ses pleurs et de partir sans un mot, rien de tout cela ne serait arrivé. S’il avait su se contrôler, Sakura n’aurait pas manqué de se tuer, et cette idée le rendait fou. Piqué au vif par ses propres émotions, le démon sortit du bar de son père l’une de ses bouteilles de gin qui vous enivre en quelques verres, et vous font oublier jusqu’à votre nom.

 

                Le verre fut rempli. Une dernière fois, il se leva, caressa le front enfin redevenu tiède de sa protégée, remis une énième fois la couverture qui lui chauffait le corps en place, bien qu’elle n’eut pas besoin de l’être, et retourna d’où il était venu, alignant les gorgées d’alcool pur qui lui brûlait la gorge mais rendait son esprit soudain plus léger.

 

***

 

Les heures défilèrent lentement.

 Sur les coups de trois heures du matin, la jeune femme sembla enfin reprendre conscience. Elle se souvenait de tout ce qu’elle venait de vivre comme s’il s’était agi d’un rêve. Après tout, l’histoire lui paraissait folle.

Pourtant, un rapide coup d’œil en direction de la fenêtre où des trompes d’eau venaient s’écraser lui confirma qu’elle n’avait pas rêvé. Lentement, elle se tourna vers le coin cuisine/salle à manger où la lumière jurait de par son éclat avec l’obscurité dans laquelle Naruto avait plongé le salon afin que Sakura puisse s’y reposer tranquillement. Là, avachit sur le bar de la cuisine, une bouteille de gin à moitié vide près de lui, et un verre écrasé en morceaux au sol, Naruto dormait profondément.

 

Avec douceur, Sakura se pencha, ramassa les morceaux du verre qui avait dut s’échapper de la main du buveur, les jeta, puis resta un long moment plantée devant la silhouette endormis de l’homme qu’elle aimait.

Dans cette si simple action, elle le trouvait beau au possible. Son visage qui portait toujours cette expression si dure et sérieuse était apaisé, son souffle régulier malgré l’ivresse lui donnait un air paisible et serein que la rose ne lui connaissait pas. Du bout de ses doigts, elle parcouru les traits si fins du démon, les caressa, puis vint se perdre dans la chevelure dorée. Entre son pouce et son index, elle effila quelques mèches, avant de passer sa main dans le dos de Naruto. Tout chez lui la faisait vibrer, et tandis qu’elle se perdait dans sa contemplation, elle comprenait pourquoi elle prenait tant de risques pour lui, pourquoi malgré toutes ces péripéties elle lui pardonnerait toujours : parce qu’au fond, Naruto avait beau faire, il n’était qu’un homme vulnérable et soumis aux passions comme tout être humain. Et malgré tout, il se démenait inlassablement pour ne rien laisser transparaitre qui puisse être marqué comme un point faible. Et pour toute cette force dont il faisait preuve, elle se damnerait.  

 

Ses caresses mirent bientôt fin au sommeil de Naruto.

_« Comment te sens-tu ? » Lui demanda-t-il une pointe d’inquiétude dans la voix.

_« Mieux… Et toi ?

_ J’ai connu des jours meilleurs. » Se redressant, Naruto découvrit aux yeux de la jeune femme la blessure encore sanguinolente qui entravait sa main. Cette dernière n’en revint pas et le supplia à plusieurs reprises de se rendre à l’hôpital afin de se faire soigner. Mais peine perdue, quand  le blond avait décidé de ne pas faire quelque chose, vent et marée n’aurait pas suffis à le faire changer d’avis. 

 

_« Si ça te tracasse tant que ça, tu n’as qu’à me soigner toi-même petite sœur.

_ Tu ne sais vraiment en faire qu’à ta tête ! Idiot !

_ Hé ! Ne me parle pas comme ça ! Je te signale que je t’ai quand même sauvé la vie, sale ingrate 

_ Et moi je te rappel que tu n’aurais jamais eu besoin de me secourir si tu apprenais un peu à écouter les autres ! »

 

Il ne put riposter. Sa culpabilité noyée dans le gin refit surface aussi vite qu’elle était apparue. Et pour la première fois, l’incroyable se produisit.

_« Pardonne moi…

_ Hein ?

_ Je te demande pardon ! Je… Je n’aurai pas dut t’ignorer, et… te laisser toute seule. Je sais que c’est de ma faute si tu t’es retrouvée dans le pétrin, et je m’en excuse…Sincèrement.

 

[…] Un bref silence s’installa. Sakura était éberluée par les regrets de l’homme qu’elle aimait, trop peu habituée à le voir avec cet air abattu. Pas rancunière pour deux sous, elle lui répondit de son baiser le plus tendre.

_« Tu n’as pas à t’excuser ainsi. C’est à moi de m’excuser pour ce que je viens de te dire, c’était stupide de t’accuser ainsi. Il est vrai que j’aurai aimé que tu m’écoutes tout à l’heure dans le parc, mais je n’aurai jamais dut tarder comme je l’ai fait…

_ Disons que nous sommes quittes dans ce cas.

_ On est quittes. » Un franc sourire aux lèvres, elle se pencha de nouveau vers lui pour l’embrasser.

 

                Mais se donner ainsi en pleine nuit, un soir où la maison était vide de parents fit très vite monter le désir du démon. Attiré par le baiser de la jeune fille, Naruto l’attira contre lui, passant sa main sous son t-shirt, et la serra contre lui tout en approfondissant leur baiser.

Tout en ne cessant ses caresses sur le creux de ses reins, il vint loger son autre main dans la chevelure de Sakura, l’attirant toujours plus contre lui, insinuant sa langue entre les lèvres de sa captive.

                Leurs lèvres se cherchaient, s’offraient, puis se séparaient pour reprendre leur souffle avant de reprendre leur ballet, pendant que dans un même temps, leurs mains allaient et venaient sur le corps de l’autre.

Celles de Sakura, après avoir parcouru le torse du démon à l’aveugle, s’empressèrent de le débarrasser de son maillot. La belle s’écarta des baisers de son amant pour le contempler : et Dieu qu’il était beau. Sa peau, contrairement à la sienne, était légèrement bronzée, et ses courbes fines laissaient deviner une musculature divine. Bien que dans la fleur de l’âge, sa peau était parfaitement imberbe à l’exception près de cette ligne qui partait sous le nombril pour rejoindre un endroit bien plus secret du corps de l’homme. La jeune femme en rougit, car à bien y réfléchir, bien que Naruto ne fut pas son premier petit ami, c’était la première fois qu’elle contemplait un homme ainsi, et surtout, qu’elle sentait son désir pour lui si ardent.

Sans lui laisser le temps de prendre les devants, la rose entama une série de baisers le longs de sa nuque et de sa clavicule, y laissa un suçon. Le démon semblait aux anges, et répondait à cette caresse buccale par de petites râles de plaisirs et des pressions plus fortes que les précédentes sur les hanches de sa sœur. Excité par les attentions de Sakura, Naruto la fit cesser pour reprendre les commandes.

                Se levant du siège, il la domina de sa taille, passa ses mains sous ses cuisses pour la soulever contre lui. Automatiquement, la jeune femme enroula ses jambes autours de sa tailles, et ses bras autours de son cou, et se laissa porter à la chambre de Naruto tout en l’embrassant à en perdre haleine.

 La main blessée de Naruto tremblait et le faisait souffrir, mais le bonheur de pouvoir étreindre Sakura de cette façon sans se soucier d’être interrompu était tel qu’il  se contenta de l’ignorer. Allongée au-dessus d’elle sur le lit, il découvrit sa poitrine et son ventre à ses yeux. Et comme elle l’avait elle-même fait avant lui, il ne put s’empêcher de la dévorer des yeux.

Ses seins malgré leur petite taille étaient magnifiquement dessinés : ronds et fermes, et se soulevaient au rythme de la respiration de la jeune femme. Sa peau était blanche, typique des femmes asiatiques, et douce à s’en damner. Longtemps il caressa, embrassa, mordilla chaque parcelle de ce corps offert sans la moindre pudeur, et quand il vit que sa captive ne bronchait pas, il s’autorisa à découvrir la partie la plus intime du corps de sa jeune amante.

                Pendant de longues minutes, le démon s’enivra des soupirs et des petits gémissements qu’il tirait à Sakura sous le contact de sa langue. Cette dernière, quant à elle, goûtait à ce genre de délices pour la première fois, et s’extasiait du feu qu’un simple contact pouvait allumer en elle.

Bientôt ses jambes se mirent à trembler autours du visage de Naruto, et tout son corps suivi le mouvement tandis que le démon la transportait vers un havre de plaisir jamais atteint jusque lors.

Sa respiration était saccadée comme après un gros effort physique, mais il n’y avait pas de fatigue. Et en voulait plus, elle le fit comprendre à son amant.

 

Naruto hésita. Il la savait sans expérience, et ne voulait pas la précipiter. Pourtant, nulle doute que Sakura savait ce qu’elle faisait et qu’elle n’était plus une enfant. 

Alors, de toute la tendresse qu’il avait en lui, il l’aima. Et quand leur étreinte s’acheva, tout avait été oublié : leurs parents, Naruhito, Hinata, la tempête au dehors, et la blessure à sa main. Plus rien n’existait autours, il n’y avait qu’eux, et leurs sentiments qui ce soir s’étaient exprimés par le corps.

 

***

 

Malgré les dégâts que causa la tempête cette nuit-là, le jour se leva sur Konoha.

Dans le canapé-lit qui trônait au milieu de son salon, Sasuke contemplait son amie endormie. Quand avait-il vraiment cessé de penser à Sakura ? Et surtout quand ce visage de femme énergique qui partageait désormais ses nuits lui était-il devenu indispensable ? Il ne savait s’en souvenir. Toujours était-il que Sasuke Uchiwa était amoureux de Sabaku Temari, et qu’à mesure du temps qu’il passait, ses sentiments évoluaient avec lui.

                En vue de l’heure qui tournait bien trop vite, le brun entreprit de réveiller sa belle de ses baisers. L’astuce marcha à merveilles, et bientôt la belle endormie prit totalement conscience d’elle-même et en profita pour répondre à l’étreinte de son petit ami.

 

Installée dans le petit appartement que Sasuke avait obtenu à l’aide d’une bourse et de son petit salaire à mi-temps, Temari nageait dans le bonheur. Chaque jours elle remerciait sa belle audace d’avoir forcé les choses avec Sasuke. Bien sûr, tout n’avait pas toujours été tout rose entre eux, et pendant un long moment, la blonde s’était désespérée de voir son petit ami oubliée Sakura. Mais c’était chose faite, et depuis leur amour n’avait connu aucun nuage. Vêtue de la chemise de son amant, la jeune femme arrangea sa chevelure et s’empressa d’aller préparer le petit déjeuner tandis que l’Uchiwa s’affairait à retransformer leur couche en canapé.

C’était un samedi. Le temps au dehors et les évènements de la veille avaient bloqué le couple dans l’appartement tout son vendredi soir, mais pour la première fois, Temari ne s’en plaignit pas, car la veille, pour la première fois, celui qu’elle aimait depuis plus de deux ans lui avait murmuré les deux mots tant attendus :

_« Temari…

_ Hm ?

_ Je…

_ Tu quoi ? 

_ Je sais que j’ai mis du temps à…le comprendre. Mais toujours est-il qu’à ce jour j’en suis sûre. Je n’ai plus aucun doute… Je… Je t’aime Temari. Je t’aime vraiment». 

Elle n’avait pas pu s’empêcher de lui sauter au cou. Etrangement, ils étaient passés à l’acte bien avant qu’il ne le lui ai dit, mais c’était un détails dont Temari ne se souciait guère. Elle n’en était pas à sa première conquête, et se laissait portée par le désir avant tout. Au contraire, Sasuke avait eu du mal à pousser si loin les choses sans lui avoir jamais dit ses sentiments, mais il ne fallait pas oublier qu’il était avant tout un homme, et que Temari avait un talent pur pour le faire céder à ses moindres caprices. Or donc, cette nuit-là, leur étreinte fut plus passionnée encore que toutes les précédentes, et animée d’une joie toute nouvelle, l’étudiante blonde se sentait comme une jeune fiancée derrière ses fourneaux.

Dans une harmonie toute nouvelle, les deux jeunes gens mangèrent ensemble, plus complices que jamais, avant de se préparer chacun de leur côté. Dehors, la tempête avait laissée place à une très légère pluie qui fut suffisante à décourager les deux amants de sortir.

La matinée se termina devant le poste de télévision entre deux éclats de rires, et avant qu’ils n’aient eu le temps de le réaliser, il était déjà une heure.

Si Sasuke n’était pas très en appétit, Temari elle s’empressa d’improviser un déjeuner pour deux, encouragée par les cris de son estomac.

Oui. Tout semblait parfait dans le couple Sasuke/Temari, à une exception près qui sonna à la porte.

 

_« Karin ?

_ SASUKE !! »

 

Toujours assise à table, Temari eu tout le loisir de découvrir une grande femme à la silhouette élancée et à la longue chevelure rouge se précipitant dans les bras de son petit ami. Ils se connaissaient, c’était évident, mais ils entretenaient aussi à voir le comportement de la nouvelle venue, une relation toute particulière.

La blonde interrogea son ami du regard quand la dénommée Karin daigna enfin de le lâcher.

 

_«Euh…Waouh, Temari, je te présente Karin, ma meilleure amie depuis le collège. Karin, voici Temari, ma copine. » Si le brun semblait très heureux de ces présentations, la rousse quant à elle, scruta Temari de haut en bas d’un air dédaigneux.

_ Sa copine ? Tiens donc ? Tu ne joues plus dans la cour des grands à ce que je vois

_ Certaines apparences peuvent être trompeuses » Répondit Temari du tac-o-tac sur le même ton.     

 

_« Hé doucement les filles, ne partons pas sur de mauvaises bases. Temari, pardonne là, Karin est du genre direct mais c’est une fille géniale

_ Je n’en doute pas une seconde, ironisa la blonde, s’attribuant ainsi les foudres de l’Uchiwa.

_ Ne fais pas attention Karin. Mais viens, entre, fais comme chez toi ! Qu’est-ce que tu fais ici ?

_ Et bien puisque tu ne t’es pas pressé de me donner de tes nouvelles, je suis venue en prendre moi-même comme tu peux le voir.

_ Tu n’as pas idée comme je suis content de te voir ! Tu…Tu veux boire quelque chose ? Il y’a du soda, du jus de…

_ Allons Sasuke, sais-tu quel âge j’ai ? Un bordeaux fera bien l’affaire.

_ Ah… Je ne pense avoir ça chez…

_ Bon du blanc alors,  ce que tu as, ne te dérange pas !

_ Karin, pardonne moi mais il n’y a pas de vin ici, et je…

_ Sasuke ! Grand Dieu, tu as donc perdu tout le bon goût que je t’avais enseigné ?!

_ Bien sûr que non, c’est juste que…

_ N’en dis pas plus ! Tiens, prends ça, et descend acheter quelque chose de décent à boire s’il te plait. Et le code n’a pas changé. » Fit Karin en lui tendant sa carte bleue accompagné d’un clin d’œil.

 

   Temari n’en revenait pas. Cette femme aux allures d’héritière capricieuse avait glissé sa propre carte bleue dans les mains de Sasuke et ce dernier s’était empressé de sortir chercher ce qu’elle lui avait demandé.

Sans même demander l’autorisation, la rousse sortie de son sac à main de grande marque un paquet de cigarettes et s’empressa d’en griller une tout en soufflant généreusement l’odeur de son tabac dans la pièce. La blonde voyait d’un mauvais œil cette nouvelle venue, et tout en allant ouvrir la fenêtre, tenta d’en apprendre plus sur cette étrangère qui venait gâcher cette journée si bien commencée.

 

_«Alors…Comme ça vous vous êtes connus au collège ?

_ On peut dire ça comme ça, nous…Oh ! S’il te plait il fait froid ferme cette fenêtre !

_ Je suis asthmatique

_ Ah oui ? Avec des cuisses et des joues pareilles je te voyais plutôt comme une fille bien portante, comme quoi… »

 

Abasourdie, Temari pencha son regard vers ses jambes. Il était vrai que comparée aux longues jambes effilées de Karin qui semblaient ne jamais prendre fin, les siennes faisaient vraiment pâle figure, mais se faire insulter sous son toit par une inconnue c’était trop fort !

Elle voulut riposter à la critique, mais la rousse commença son histoire :

 

_«Sasuke et moi on s’est rencontrés au collège. En fait j’étais déjà lycéenne mais j’avais trouvé un petit boulot de garde d’étude au collège. Il n’était qu’en cinquième et moi en dernière année de lycée, mais déjà à l’époque il était vraiment craquant ! Tu aurais vu toutes les petites lui courir après, c’était chou ! Bref, je lui donnais des cours du soir, et un jour ce petit bout m’a fait sa déclaration ; oh ! Je m’en souviens comme si c’était hier « Je te trouve très belle Karin. Et je suis amoureux de toi alors embrasse-moi ! »… Non mais sérieusement tu connais beaucoup de gamins qui tiennent ce genre de discours toi ?

_ Non aucun… » Temari, malgré l’odeur de tabac qui lui soulevait le cœur, s’installa sur la chaise face à Karin. Cette dernière avait croisé ses longues jambes et racontait ses souvenirs sans jeter le moindre regard à son interlocutrice. Cette dernière, bien trop curieuse d’en apprendre plus sur Sasuke ne broncha pas et écouta simplement.

 

_«Pas étonnant, il a toujours été bien plus avancé que les garçons de son âge. Toujours est-il que je l’ai embrassé comme une grande personne le fait. Le pauvre en était tout retourné ! Après cela j’ai eu mon diplôme et je ne suis jamais retournée au collège travailler. Mais nous nous sommes revus… Ah oui ! Je parlais beaucoup de moi, et de ma vie avec lui petit. Et trois ans plus tard, alors que j’étais encore en train de faire mes études, il a retrouvé ma trace : tu ne peux pas savoir, j’ai eu trop de mal à le reconnaître ! Ecoute, il n’avait même pas…quoi ? Quinze ans ? Il en paraissait vingt ! C’est dingue non ?!

_ Sûrement...

_ Et là ! D’un ton vraiment confiant, il m’a demandé de lui signer une décharge parentale afin qu’il puisse être embauché dans un club.

_ Un club ?

_ Oui, un club assez select’ de la ville, le Blue Flower’s, un truc comme ça…

_ Quand il vous désignait comme sa meilleure amie, je n’imaginais pas les choses ainsi.

_ Oh !  Ne t’inquiète pas pour ça, il a toujours aimé défier les apparences ! Mais puisque tu es sa petite amie tu dois savoir tout ça…

_ De quoi parlez-vous ? » Questionna Temari d’un ton devenu très soupçonneux.

 

_« Et bien, de son passé dans ce club voyons ! Le statut de « meilleure amie » c’était pour bien passer devant les gens, mais en réalité je dirai plutôt que je suis comme une maitresse qu’il n’ose pas toucher.

_ Expliquez-vous

_ Non, ne me dis pas qu’il… ! Ah, ça ne m’étonnerais pas tant que ça au final…

_ De quoi parlez –vous pour l’amour du ciel ?!

_ Eh bien, de son travail d’escort boy bien sûr !

_ Sasuke… Un gigolo… C’est une mauvaise plaisanterie j’espère ?

_ Ecoute petite, si tu cohabites avec un garçon dont tu ne sais absolument rien cela te regardes !

_ Mais pourquoi aurait-il fait ça ?! Sasuke est un garçon avec des valeurs, et des principes ! Je ne connais pas de garçon qui soit plus respectueux et respectable, il devait bien y avoir une raison ?!

 

_ Pour la petite information, sache que Sasuke a toujours aimé les femmes plus âgées que lui, plus expérimentée… Je ne sais pas ce que tu as vécue avant lui, et je t’avoue honnêtement que je m’en contre fout, mais pour que tu lui aie tourné la tête comme ça, ou bien tu as un sacré kilométrage à ton actif pour le tenir dans ton lit, ou ce n’est plus qu’une question de temps avant que tu ne rejoignes le club des cocues du quartier.

_ Comment osez-vous…

_ Chérie, s’il te plait, pas ça, pas ce genre de scènes avec moi ! Sasuke n’est qu’un gamin culotté mais qui sait séduire mieux que quiconque. Peut-être a-t-il fait ce qu’il a fait en partie pour l’argent, mais crois-moi, j’ai toujours eu droit au résumé de ses petites soirées, et il y prenait beaucoup de plaisir, peut-être même plus que les femmes qu’il couchait dans son lit. Les hommes sont des animaux, et nous les femmes sommes des maitresses. Ou tu sais comment les tenir en laisse, ou tu finis ta vie seule…Car après tout un maitre sans son chien n’est plus vraiment un maitre, tu me l’accorderas. »

 

Temari était à bout de nerfs. Cette Karin… Sa façon de parler, de se tenir. Elle était sublime, il fallait le reconnaître, et du haut de ses vingt-six ans, elle était à la fois dans la fleur de sa jeunesse et dans les prémices de l’arrogance qu’on les personnes expérimentés face à leurs cadets.

Pourtant quelque chose clochait. Certes, Sasuke ne lui avait jamais parlé de ses années collège et lycée, mais il ne fallait pas vendre la peau de l’ours trop vite. Cette femme semblait très sûre d’elle, et à en croire la façon dont elle parlait de Sasuke, elle semblait bien plus intéressée qu’elle n’en voulut laisser paraître.

Bien décidée à ne pas se laisser manipuler de la sorte, la blonde partie au quart de tours :

 

_«Pourquoi êtes-vous venue au juste ?

_ Pour prendre des nouvelles de Sasuke, je l’ai dit tout à l’heure

_ Ne jouez pas les « meilleures amies dévouées » après ce que vous venez de me dire ! Sasuke vous intéresses n’es-ce pas ?!

_ Je te mentirai si je t’affirmai le contraire. D’ailleurs…Je n’imaginais pas qu’il puisse s’être entichée d’une petite poule dans ton genre, mais puisque nous en sommes là, j’imagine que tu dois avoir quelque chose de spécial finalement

_ De quel droit… Je ne crois pas un mot de ce que vous venez de me dire !

_ Très bien ! Ne me crois pas ! Après tout, si tu doutes tant que ça, tu n’auras qu’à lui demander par toi-même !

_ Me demander quoi ? »

 

Arrivé en plein milieu de la querelle, Sasuke dévisageait à présent les deux femmes l’air soupçonneux. Il ne fallait pas être devin pour comprendre que l’une avait trop parlé et que l’autre en doutait. Mais de quoi parlaient-elles ? Le jeune homme en avait bien une idée, mais espéra jusqu’au bout se tromper, quand la question de son amie vint dissoudre tout espoir :

_«Ton amie m’affirme que tu as été gigolo avant même d’entrer au lycée, et je ne la crois pas. Est-ce vrai ? » Le ton accusateur de Temari renfrogna Sasuke. Ainsi Karin avait parlé, cette peste ! Mais l’idée d’être jugé de façon péjorative par celle à qui il venait de déclarer ses sentiments lui était encore plus insupportable. D’autant plus que…

_ Et si c’était le cas, qu’est-ce que ça changerait ? » Répondit-il d’un ton glacial qui laissa Temari sans voix.

_ Ce que ça change… C’est que finalement je ne te connaissais pas si bien que je le pensais ! »

 

Sans plus un mot, la blonde attrapa son blouson de cuir et quitta l’appartement sans un regard en arrière. Quand la porte claqua, Sasuke ne put retenir un frisson de colère. C’était donc ainsi ?! Après tout ce qu’il avait enduré lors de ces années de galère, tous ces efforts pour séduire des femmes qui lui faisait horreur, voilà que la seule femme à qui il ait pu dire « je t’aime » le quittait sans un regard, le jugeait comme un malpropre !

_«Elle a le sang chaud ta copine…

_ Qu’est-ce que tu as été lui dire Karin ?! 

_ Hé ne t’en prend pas à moi petit con ! C’est elle qui voulait savoir comment nous nous étions connus ! De plus je ne pensais pas que tu te permettrais de vivre avec une fille qui ignorerait tout de ton passé ! T’es vraiment stupide d’avoir cru que tu pourrais cacher ça jusqu’à la tombe, et si ça n’avait pas été aujourd’hui, elle aurait fini par l’apprendre plus tard. On ne renie pas le passé Sasuke, on le traîne toute sa vie derrière soi ! Soit tu l’acceptes, soit tu te voiles la face, mais généralement ce genre d’option finit dans le même cas que le tiens !

_ Elle n’aurait jamais su sans…

_ Sans quoi ? Sans moi ? Crois-moi bébé, tu devrais me remercier. Cette fille te connait un peu plus et regarde, pouf ! Elle part. Tu croyais sincèrement vivre tes vieux jours auprès d’une petite poule incapable d’accepter ce que tu as enduré ? Vivre et aimer quelqu’un c’est aimer son passé avec lui quoi qu’il en coûte, et même si tu avais fait tout ça par plaisir, elle n’a pas à juger quoi que ce soit.

_ Temari n’est pas ce genre de personne…

_ Allons ne me fait pas rire ! Elle ne savait pas trois choses à ton propos, ne me fais pas croire que tu connais sa vie dans toute son ontologie !

 _ Je la connais assez pour savoir que tu as du te permettre d’omettre certains détails majeurs pour qu’elle prenne ainsi la fuite !

_ Allez, vas-y, fait moi passer pour la méchante ! Mais si tu veux mon avis, avant de me lancer mes quatre vérité à la figure tu devrais prendre un peu de recul par rapport à toi-même ! »

 

Le silence s’installa. Assis à la table, Sasuke  gardait désespérément ses yeux dans le vide. Il devait réfléchir au plus vite avant que Temari lui échappes pour de bon.

Exaspérée par l’ambiance devenue lourde, Karin attrapa la bouteille de vin que lui avait acheté Sasuke et sortit à son tour :

_« Fait moi signe quand tu auras finis de ruminer Bébé ! »

 

***

 

De l’autre côté de la ville, tandis que Temari et Sasuke connaissait leur première crise, Sakura et Naruto profitait enfin du peu de tranquillité que l’absence de leurs parents respectifs leur donnait.

Assis sur un banc non loin de l’école jusqu’où il avait marché, la jeune femme grondait son amant :

 

_«Quand vas-tu te décider à aller faire soigner ta main ?!

_ Elle commence déjà à cicatriser, arrête de me prendre la tête…

_ Et si tu te recognais dessus ? Tu n’as donc pas une once de conscience ? »

                De sa poche intérieure, Naruto sortit alors le petit foulard qu’il avait dérobé à la rose le jour de son premier rendez-vous avec Sasuke, et qui s’était soldé par les aveux du démon.

_«Bande moi la main, petite sœur.

_Ce foulard… Tu le gardes toujours avec toi ?

_ Je le considère comme mon porte-bonheur : il a su faire dévier le regard de la femme que j’aime vers moi, alors qu’elle était en compagnie du parfait gendre. Il a plus d’importance que tout autre chose matérielle. » Aussitôt les joues de la concernée prirent une violente teinte rouge, tandis qu’un franc sourire étirait ses lèvres.

 

                Avec toute la précaution du monde, Sakura s’appliqua de ses mains maladroites à panser la plaie encore fraiche de son demi-frère. Tout en la regardant faire, le jeune homme esquissa un sourire :

_« Ba… Pourquoi ris-tu ?

_ Parce que je réalise que….être inquiet, pleurer…Chaque fois que je suis avec toi tu fais ressortir ce que je ressens réellement... Je ne sais vraiment pas quoi faire avec toi. »  Tout en disant ces mots, il avait serré la demoiselle fort contre lui, humant le parfum de sa chevelure, quand soudain, un peu plus loin, Naruto distingua un visage familier qu’il voulait rencontrer depuis bien longtemps.

Sans un mot pour Sakura, le démon détala, courant après la silhouette qu’il venait de repérer. D’instinct, la jeune fille avait emboité le pas et suivit le rythme. Mais le fuyard qu’ils poursuivaient avait su les semer, et le blond dut bien s’avouer vaincu.

_« Merde !

_ Qui c’était ?!

_ Naruhito…

_ Naruto, tu…

_ Tu savais que c’était Naruhito qui était à l’origine du piratage informatique ?

_ Je… Oui.

_ Pardon. Tu t’es inquiétée pour moi

_ Pourquoi t’excuser alors que tu as été le premier à en souffrir ?

_ Parce que…Je suis le premier à avoir blessé Naruhito. Quand nous étions petits un jour je me suis disputé avec mon frère. Alors je l’ai poussé, et il est tombé sur un vase qui s’est brisé. Il y’avait…Un gros morceau planté dans son cou, et quand j’ai voulu lui retirer… Il était enfoncé si profondément que quand j’ai voulu lui retirer son cou s’est mis à saigner abondamment. Et aujourd’hui il garde encore la cicatrice de ce moment… C’est normal qu’il me porte tant de haine. 

_ Ce n’est pourtant pas de la haine que je vois dans ses yeux, tu sais.»

 

Le regard si fier et assuré du démon venait à nouveau de disparaître. Seul dans ses pensées, Naruto se renfermait, se ressassant cette scène passée, quand soudain, la silhouette recherchée apparut d’elle-même, un sourire malsain scotché sur les lèvres. Ni une ni deux, le blond reprit sa course et sans laisser à son jeune frère le temps de s’éclipser une seconde fois, le retint par le col de toute sa force :   

_ Qu’est-ce que tu crois faire ?!

_ Je vais faire connaître au monde votre relation jusqu’à ce que la pression médiatique vous fasse rompre. Tu veux que j’envoie un exemplaire de mon film chez toi ? Cela fera certainement grand plaisir à…papa. 

_ Mais qu’est-ce que tu crois ?! Si depuis le début ça n’avait pas été possible, je ne l’aurai pas choisie ! » L’expression de Naruhito se décomposa. Le jeune garçon semblait ne pas en revenir, incrédule, il laissa sa colère éclater, faisant raisonner sa voix aux alentours :

_ « Peu importe ce que je fais, ça ne t’atteints pas ?!

_ Oui parce que ça ne changera rien !! Elle n’est pas ma sœur, notre relation n’a rien de punissable. Dégage ! »

 

                Naruto était écœuré au plus profond de sa chair. Pourtant, au fond, il n’avait jamais vraiment détesté son frère. Mais ses agissements qui mettaient Sakura en danger le rendaient fou de colère et d’incompréhension. En quoi cela changerait-il quoi que ce soit entre eux, si ce n’est creuser davantage le fossé entre eux ? Il ne savait pas. Il ne savait plus. Ereinté, le jeune homme agrippa la rose par le bras et partie dans la direction opposé.

 

Et la voix de son cadet se fit entendre : un cri entremêlé de pleurs au désespoir.

 

_« Et MOI ?!! Tu as oublié que MOI je suis ton frère ?! MOI…J’ai fait tout ça pour que tu me remarques…Pour que tu me soutiennes ! Je veux retrouver mon frère !!! »

 

D’un même pas, Sakura et Naruto stoppèrent leur marche. L’une parce qu’elle se sentit déboussolée par le son de cette voix qui n’avait pourtant fait que la menacer jusqu’à présent, et l’autre parce que ce ton malheureux et implorant, il ne l’avait pas entendu depuis plus de dix ans. A l’autre bout, Naruhito ne cessait de sangloter comme un enfant privé de sa mère, sa respiration était saccadé de petits gémissements. Il attendait son jugement qui tomba rapidement.

 

_ « Naruhito… Ecoute bien ce que je vais te dire : je ne veux plus jamais te voir… Parce que chaque fois que je te vois ça me rappelle ma propre noirceur. » Cette réponse sonna comme un coup de feu dans l’air. Le silence qui le suivit fut oppressant. Sakura déconcertée, dévisagea son petit ami avec effroi.

_ Naruto…Te rends tu seulement comptes à quel point ce que tu dis est blessant ?!! » Révoltée ! Oh oui voilà qui traduisait bien son ressentit. Car si Naruhito n’avait pas eu de cesse de les tourmenter, à ses yeux il n’en restait pas moins un enfant perdu qui cherchait à tout prix un moyen de se mettre en valeurs aux yeux de son frère. Et le rejet de ce dernier n’était même pas concevable. Tandis que la rose tuait son amant du regard, le plus jeune des trois porta sa main à son cou, caressant du bout des doigts une large cicatrice que nulle ne pouvait ne pas remarquer.

 

_ « C’est parce que tu as voulu me tuer…C’est ça ?

_ N’importe quoi, riposta Sakura.

_  C’est vrai… Il a raison…Ce jour là, je voulais qu’il disparaisse de ce monde.

_ Tu l’admets donc… » Contre toute attente, Naruhito, l’expression furieuse plus présente que jamais se rua en courant vers son aîné, tout près à le frapper de son poing.

Mais il n’arriva pas au niveau de sa victime qu’une violente pointe au cœur l’arrêta net. Son souffle se coupa. Surpris, le garçon chercha à retrouver son air, en vain. Vaincu par cet asthme et cette constitution fragile qui lui pourrissait la vie, le plus jeune Uzumaki s’effondra au sol. Sakura n’eut pas le temps de s’en quérir de sa santé que déjà Naruto détalait en direction de l’hôpital de Konoha, son jeune frère sur l’épaule.

 

Il courra longtemps jusqu’à retrouver la grande route où il héla un taxi. Moins d’un quart plus tard, Naruhito était admis dans le service.  

 Assis dans le couloir, les deux jeunes gens patientaient. Entre temps, Himuto, le vice principal ayant la charge du garçon sortit de sa chambre en compagnie du médecin traitant.

_«Tout va bien maintenant. Le docteur a dit qu’un peu de repos suffirait… » Commença Himuto d’un ton très calme tout en scrutant Naruto du regard. « Encore aujourd’hui tu es capable de faire paniquer Naruhito.

_ La ferme !

_ Occupe-toi de ta main, je le ramène à la maison. »

 

De cette façon, l’homme mit un point final à cette conversation.

Naruto se releva en compagnie de sa demie-sœur, puis s’arrêta devant la chambre de son frère Sakura sur ses talons.

_« Il est malade depuis sa naissance, c’est pour ça que maman s’occupait toujours de lui. Je n’ai pas un seul souvenir de ma mère jouant avec moi, ou me lisant une histoire. Elle le bordait tellement le soir qu’elle en oubliait de passer par ma chambre ensuite… J’enviais Naruhito pour ça. Et ce jour-là…

 

 

_« Naruto, viens jouer avec moi !!

_ Non !

_ Narutooo !! Aller !!

_ Je veux pas jouer avec toi !! Laisse moi !! » Accroché à ses crayons, Naruto prenait grand soin à dessiner pendant que de son côté, son jeune frère, Naruhito, ne cessait de l’embêter. Cela faisait bien trente minutes que ce manège durait : Naruto ne daignait même pas jeter un regard à son petit frère. Celui là avait déjà toute l’attention et l’amour de leur mère, ce que lui n’avait pas. Alors ni aujourd’hui, ni demain, il ne s’abaisserait à jouer avec lui !

_« Va-t’en, je dessine maman. Comme ça moi aussi j’aurai maman avec moi tout le temps ! » Répondit-il brusquement alors que le plus petit tentait une fois encore de le déconcentrer de sa tâche. Mais Naruhito, tout aussi têtu que son aîné, répondit cette fois en lui arrachant sa feuille des mains.

_« Rends-moi ça ! Donne ! »

Quand leur mère apparut les bras chargés de linge, les deux garçons se calmèrent un moment :

_«Naruto ! Pourquoi vous disputez-vous ?! Plutôt que de l’embêter va plutôt jouer avec lui ! Et rend-lui cette satanée feuille ! » Naruhito était content, il avait encore eut l’accord de sa maman, et cette fois Naruto serait obligé de jouer avec lui s’il ne voulait pas être puni ! Mais le concerné ne prit pas d’un bon œil la décision maternelle. Il sentit une boule se former dans sa petite gorge et des larmes poindre au bout de ses yeux. Pourquoi Naruhito avait-il toujours droit à tout et lui à rien ? Ce n’était vraiment pas juste…

 

Profitant de la naïveté de son petit frère qui était alors persuadé que son aîné jouerai avec lui, Naruto en profita et tenta à nouveau de reprendre sa feuille que le plus jeune s’obstina à tirer dans son sens une fois passée la surprise de voir Naruto désobéir à la volonté de leur mère. Le morceau de papier finit par se déchirer. En colère comme jamais, Naruto poussa Naruhito de toute ses forces. Effrayé par le geste, le plus petit tenta de se rattraper à un guéridon posé tout près, et emporta dans sa chute le grand vase de verre qui se brisa en même temps que son petit corps cogna sur le sol. 

Alertée par le bruit, la mère revint aussitôt à la charge.

_« Qu’est-ce que vous… AH ! Naruhito ! Naruhito ! »

 

_« J’étais penché sur mon frère un morceau de verre dans les mains quand ma mère est arrivée. Evidemment j’étais très en colère, mais je ne pensais pas qu’il se blesserait. Notre mère a cru que je cherchais à le tuer alors qu’en vérité je n’avais fait que retirer le bout de verre responsable de sa cicatrice. Je croyais qu’il suffirait de l’enlever et de mettre un pansement pour qu’il guérisse, mais Naruhito déjà de faible constitution a dut être porté d’urgence à l’hôpital car sa grosse veine saignait abondamment. J’ai eu beau nié, elle m’a traité de menteur et de fou. Bien que Naruhito eut été soigné et qu’au final je n’ai pas reçu de punition, mon père ayant bien voulu me faire confiance, ma mère m’avait désigné comme coupable et me parlais encore moins qu’auparavant. Mes parents se disputaient souvent depuis ce jour : mon père disait que c’était un accident, et que je n’étais qu’un enfant qu’elle délaissait… Elle, elle me voyait comme un monstre doublé de celui qui avait fait du mal à son petit garçon. Tout ça, en plus de son extrême fatigue ainsi que le travail trop prenant de mon père ont finis par les éloignés l’un de l’autre jusqu’à les conduire au divorce. »

Ce récit fit réaliser à Sakura toute la complexité des rapports qu’entretenaient Naruto et son petit frère. Les morceaux rassemblés, l’histoire prenait enfin son sens, et les actes de Naruhito semblaient enfin avoir un but. Tentant de réconforter l’homme qu’elle aimait, Sakura fit glisser ses doigts entre ceux de Naruto :

_« De quoi te sens-tu responsable dans cette histoire ? Ils avaient leurs problèmes.

_ Oui…Mais j’ai été l’élément déclencheur. J’ai détruit ma famille par simple jalousie. »

 

Sakura songea de son côté.

 

C’est pour ça qu’il ne veut plus être lié à Naruhito. Il croit devoir endosser toutes les responsabilités de la séparation de sa famille, et se punit ainsi alors… Qu’il aurait suffi d’un peu plus d’attention à l’enfant qu’il était pour que tout cela n’arrive jamais. Ça a beau être une mauvaise chose, je sens naitre en moi un sentiment de colère pour sa mère qui n’en a jamais été une. Être aveuglée par un enfant au point de ne plus aimer l’autre… Comment peut-on agir ainsi ?

_« Naruto…Bien que tu ne puisses pas effacer ce qui s’est passé, peut être  pourriez-vous repartir de zéro ? »

 

                Le démon ne répondit pas. Himuto revint alors dans la chambre, et alors que la porte s’ouvrit les regards des deux frères se croisèrent. Ce contact visuel fit fuir Naruto. Dans le couloir, la voix de Sakura fit entendre que Kiba était arrivé sur le parking de l’hôpital pour venir les ramener en voiture.

_«Allons-y » 

Tandis que le plus âgé des deux s’éloigna, Himuto regarda Naruhito avec lassitude :

_« Tu peux quitter l’hôpital. A moins que tu veuilles continuer à faire semblant d’être malade et continué de chercher à inquiéter Naruto ? 

_ Désolé, je vous ai causé beaucoup d’ennuis.

_ Ce n’est rien. Je veux seulement que tu sois heureux…Ainsi… Kushina sera heureuse aussi.

_ Je sais ce que vous ressentez pour ma mère…Et je sais que c’est pour cela que vous êtes si patient avec moi. Au lieu de cela j’ai passé mon temps à créer des ennuis à mon frère…

_ Il sait très bien pourquoi tu as agis ainsi

_ Il ne me déteste pas ?

_ Si tu avais vu combien il semblait inquiet, tu ne penserais pas cela.

_ Je vais sortir alors. Même si je ne sais pas encore comment lui dire que je suis heureux qu’il soit mon frère… Je sais que tout ce que je lui ai fait subir à lui, et à Sakura-chan, était puéril et très dangereux, et j’en suis profondément désolé. Je voudrais tellement qu’il puisse me voir à nouveau mais… j’ai vraiment fait le con ce coup-ci…

_ Contrairement à toi, Naruto est quelqu’un de très mature…Si tu lui présentes des excuses sincères et convenables, peut-être qu’il te pardonnera

_ Vous croyez vraiment ? J’ai passé des années à le regarder en silence dans l’espoir qu’il se tourne vers moi, mais rien n’a suffi à effacer sa rancœur. J’ai bien failli tuer la femme qu’il aime et je les ai mis en périls tous les deux… Si ça n’avait tenu qu’à lui, peut-être qu’il aurait pu me pardonner mais… Je vois la façon dont il la regarde, dont il la protège. J’ai vu combien à eux deux ils étaient plus fort et j’ai bien failli briser cette force pour de bon, par pur égoïsme. Moi à sa place, je ne pourrai pas donner mon pardon.

_ Nous verrons bien.»

 

Devant la porte de la chambre, Naruto adossé au mur, les bras croisés, souri sincèrement avant de se diriger vers le parking où déjà Sakura et Kiba l’attendait.

_«Oh Naruto, tu montes ou il va falloir partir sans toi ?!

_ Attends encore un peu… Les choses vont bientôt changer. »

 

Tandis que Kiba incrédule ne demanda pas son reste, Naruto vit au loin la silhouette de son jeune frère se dessiner. Il avait quitté son pyjama d’hôpital pour reprendre ses vêtements d’origine, et laissait sur son visage se perdre cette expression de profonde culpabilité.

_«Il…Il est partit remplir mes formulaires de sortie…Il va bientôt arriver. » Dit Naruhito en hésitant. Naruto le regarda longuement : il s’en voulait de ne pas l’avoir vu grandir, pourtant hormis leur frappante ressemblance physique, le démon ne put réprimer un sourire en voyant que même loin l’un de l’autre, il ne pouvait pas renier son frère qui comme lui cultivait un goût prononcé pour le style « cuir et chaînes »

_ Je sais… » Naruto ouvrit la portière, s’apprêtant à prendre la place du passager avant, quand la main tremblante du plus jeune sur son bras l’arrêta. Son regard était suppliant au possible, mais de sa bouche aucun son ne parvenait à sortir.

D’un geste, Naruto claqua la portière qu’il venait d’ouvrir et planta son regard dans celui si similaire au sien :

 _« Tu sais, en réalité je ne te déteste pas. Aujourd’hui encore, je m’en veux pour ce que je t’ai fait. Je crois, que je n’arriverai jamais à me défaire de l’image de ma main faisant couler ton sang. J’ai mille fois voulu te parler mais la culpabilité était encore trop forte… Et puis, à l’époque où tu me regardais en silence les yeux pleins d’étoiles, je ne valais rien, je me battais sans but ni raison. Si j’étais venue vers toi, tu aurais pu devenir la cible de gens qui en avait après moi, et je t’aurai donné le pire des exemples ainsi qu’une image dégradante de moi. Tu m’idéalisais, et c’était très bien ainsi au fond…

_ Naruto, je…

_ Je n’ai pas finis ! Je comprends aussi très bien ce qui a motivé ton geste, et tes petites bavures. Mais tu t’en est pris à ma femme, et ça je ne le tolérerai pas. Ce que tu as fait, je ne le pardonnerai jamais à quiconque… Mais tu es mon frère, et je t’ai fait beaucoup de mal. Alors pour cette fois nous serons quittes. »

 Naruhito voulu parler, et à l’exemple de son frère aîné, se vider de tout ce qu’il avait ressenti pendant toutes ces années d’éloignement. Mais là encore, les mots lui manquaient, alors dans un élan incontrôlé, il se jeta dans les bras de son frère, et le plus simplement du monde, il pleura.

 

A Suivre…

 

 

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Dans le prochain Chapitre de Lov'ly Devil :

Trois semaines ont passées. Alors que Karin semble s'être installée chez Sasuke, Temari se renferme, blessée par le passé de son petit ami. Ce dernier quant à lui ne supportes pas le jugement de la jeune femme à propos de ce qu'il a vécu. Anéantit, il se laisse emporter par ses vieux démons, et retombe dans la débauche de ses jeunes années. De son côté, Naruto apprend une mauvaise nouvelle qui le conduire à croiser le Uchihua. Dès lors, le démon mettra tout en oeuvre pour sortir son ancien rival de l'état dans lequel sa rupture avec Temari l'a mis en allant enquêter au Blue Flower's en compagnie de sa bande et de Sakura.
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