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Questionnaire auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions !
 par   - 964 lectures  - 4 commentaires [3 décembre 2022 @ 16:04]

Bonjour tout le monde,

Je me permets de poster sur ce site afin de m'aider dans une étude que je mène actuellement sur les auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions. Nous nous appelons Lucie, Maud, Pauline et Manon et sommes en master 2 de Médiation et Création Artistique à l'Université Sorbonne Nouvelle.
Dans le cadre d'un cours sur la Conception de projet et la participation culturelle, nous nous intéressons au public (lecteur.ices et auteur.ices) des fanfictions en France.
Si vous habitez en France et que vous êtes lecteur.ices et auteur.ices de fanfictions, ce questionnaire est pour vous !

Les données recueillies ne seront utilisées qu'à des fins d'analyse et ne seront divulguées qu'à notre professeur.

Voici le lien si vous êtes lecteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc6_1itz9IVJhUfLejHlxD4zotRwUFU8wl2bTlfC_hHKzoRWg/viewform?fbclid=IwAR2T-hRSCR1g2Sys-LUqyEU4M4KA9uNKNmUB0gWXr_cnSXosVq_gsro6_qQ

Voici le lien si vous êtes auteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccZedHtCGfet4edRy2iPPhTXYEUusmsZU2feTEqGByRPrgDQ/viewform?fbclid=IwAR1RkBx6Fj1ZZ9_oH1I2L1-YaoMUg6fCZPWZbjH4nkF-BOC5rNctEsmCPqI

Vous pouvez bien entendu répondre aux deux questionnaires si vous vous sentez concerné.es par les deux.

Merci pour votre aide qui nous sera précieuse !!

Lucie, Maud, Pauline et Manon

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 4073 lectures  - 6 commentaires [1 septembre 2022 @ 23:42]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Animes-Mangas

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Naruto

...Kureshi no Sekai...
[Histoire En hiatus]
Auteur: hinamiru Vue: 18498
[Publiée le: 2010-06-16]    [Mise à Jour: 2016-11-26]
13+  Signaler Romance/School-Fic/Amitié Commentaires : 86
Description:
Anciennement : "...Des dons particuliers pour des personnes particulières"
Résumé changé:

Section classe S

Ils sont tous unis par des liens qu'ils auraient préférer ne jamais voir exister...
Pour cette raison, la plupart d'entre eux s'acharnent à les couper, mais sans véritable succès.
Hinata est différente, les liens qui l'avait autrefois unis à ses proches s'étaient coupés d'eux-même,. Elle essayait dorénavant de les renouer. Mais étaient-ils réellement briser ?
La vie qu'elle menait avec ses camarades, ses amis et sa famille était-elle aussi paisible qu'elle le paraissait ? Elle savait que non. Elle savait aussi, que le passé qu'ils avaient en commun, le présent qu'ils construisaient ensemble et contre leurs grès, déterminerait le futur sanglant qui les attendaient.

Leurs destins étaient déjà tout tracé, et ils le suivaient en toute bonne marionnettes qu'ils étaient. Personne ne pouvait les aider, car pour le faire, il faudrait briser tous ces liens qui les unissaient. Tel était leur façon de penser.

"Le pardon n'est accordé qu'à ceux qui le mérite".
Crédits:
Masashi Kishimoto .
Je me suis permis de faire des familles qui n'existent pas dans le manga...
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Si jeune, et déjà si fatigué par la vie.

[4955 mots]
Publié le: 2012-01-01
Mis à Jour: 2012-09-16
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Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur La mise en page est étrange, il faut jouer avec les + et les - pour avoir celle qui vous convient, bonne lecture :) et bonne année à tous

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Temari était épuisée, bien qu'elle n’ait fait aucun effort physique ce jour-ci. Elle marchait lentement et de manière hésitante, voir chancelante. L'éclat qui animait ses yeux il y a peu, n'existait plus. À présent mi-clos, plus aucune lueur de vie y était encrée. Le sourire que lui avait rendu cet adolescent dans la matinée, n'était plus, il avait laissé place à une grimace sans nom. Oui, Temari était fatiguée, fatiguée de la vie.

Elle sortit enfin de la ruelle sombre où elle se trouvait. Une fois chez elle, elle n'avait pas eu le cœur d'y rester, elle avait donc fait demi-tour. Mais à peine un pas dehors que l'éclat du soleil lui agressa les yeux. Pour se protéger, elle pénétra à nouveau dans la ruelle. Jusqu'à maintenant, elle n'avait emprunté que des endroits que le soleil n'atteignait pas, ses yeux n'apprécièrent donc pas le changement brutale de luminosité. Elle laissa un soupir passer ses lèvres et jeta un coup d'œil à la circulation piétonne. Des gens se hélaient d'un trottoir à l'autre, des enfants désobéissaient à leurs parents, des vieilles personnes étaient soudoyées par des racailles sans scrupules et personne ne faisait rien. Elle soupira à nouveau et se laissa glisser le long du mur. Même pas elle.

« _ Tu es malheureuse ?

Elle sursauta et releva brutalement la tête, en alerte. C'est alors qu'elle remarqua que celui qu'elle pensait être un potentiel agresseur, se trouvait en fait n'être qu'un enfant de dix ans. Elle sourit de sa bêtise et considéra son interlocuteur. Il possédait de magnifique cheveux bruns qui restaient gracieusement en suspend sur sa tête, comme des piques légèrement ondulés. Cette coupe lui faisait penser à celle de son cousin éloigné : Sasori.

Elle grimaça. Elle n'était pas en très bon terme avec ce dernier. Elle se concentra à nouveau sur l'apparence physique de l'enfant.

Il avait d'étonnant et de grand yeux rouges, semblables à des rubis. Après les avoir longuement admirés, elle fronça les sourcils en ayant une impression de déjà vu. Mais en somme, il semblait être un adorable petit garçon. L'adolescente de dix sept ans balada son regard de gauche à droite, à la recherche d'un potentiel parent, mais ne trouva personne qui hélait son enfant perdu. Son regard se posa alors sur le visage d'ange de celui-ci et elle ne put s'empêcher de faire une moue négligeable ; Il pétillait de joie, contrairement à elle.

_ Tu es malheureuse ? réitéra-t-il en ayant reçu aucune réponse.

Elle se mit à réfléchir, en fermant ses yeux à mi-clos. Elle connaissait très bien la réponse, elle la savait par cœur mais comment dire à un enfant de cet âge qu'elle n'avait plus goût à la vie ? Qu'un don pourri lui maudissait son avenir ? Qu'elle n'avait qu'une envie, disparaître au fond d'un trou ? Elle ne pouvait décemment pas le lui expliquer ainsi, ni autrement d'ailleurs. Dans cas, elle n'avait pas le choix, elle lui mentirait.

_ Non, pourquoi je le serais ? Lui sourit-elle en espérant que cela lui suffise et que bien sûr, il soit assez naïf pour y croire.

Ce n'eut pas l'air d'être le cas. Il fronça les sourcils et baissa les yeux, avant de les relever, hésitant.

_ Parce que tu pleures... chuchota-t-il, conscient que cela la blesserait.

Elle écarquilla les yeux. Cette phrase avait sonné comme la fin de son monde, comme un retour brutal à la réalité. Réalité qu'elle avait toujours tenté de fuir sous des airs de grande brute, sous un visage rigide et un look rebelle. Mais ce gamin lui avait brutalement remis les pieds sur terre. Elle pleurait...Elle pleurait vraiment...Les mains sur ses joues le lui confirmaient...Son cœur se serra et son estomac se noua. Elle ne l'avait même pas remarqué, au même titre que ce petit qui aurait put la poignarder s’il avait été plus âgé, s’il avait été un autre. Elle se laissait aller...Un peu trop.

_ Je n'aime pas la vie. Elle ne m'aime pas non plus. Finit-elle par dire après un silence pesant.

Elle marqua un temps et poursuivit:

_ Tu sais, il y a des personnes à qui il ne faut pas parler, je suis l'une d'elles. Ne t'approche pas des inconnus petit, c'est un conseil. Croyait-elle bon de lui faire savoir en lui frottant amicalement les cheveux, s'étant mis debout pour l'occasion.

Il ne l'écouta pas et lui fit un grand sourire. Il lui attrapa ensuite sa main qui était toujours posée sur son crâne et releva la tête pour planter ses yeux dans les siens.

_ Mais Akemi te connais Temari. »

Elle retira alors sa main sous l'effet de surprise et s'éloigna d'un pas. Qui était ce gamin ?! Il ne semblait même pas vexé par sa réaction, et son sourire n'en démordait pas...

Elle avait peur.

¤-

Enfin arrivé chez lui, il se jeta sur son lit en battant des pieds comme un enfant. Il fourra son visage dans son oreiller et essoufflé le retira. Ses mèches blondes et rebelles se posèrent délicatement sur son front et sur ses yeux bleus azurs. Il sourit et sautilla joyeux sur son matelas. Il venait de passer une excellente journée aux côtés de sa tendre moitié et il était d'humeur joyeuse. Mais son frère ainé vint tout casser en se moquant de lui de façon méprisante :

« _ À voir l'état dans lequel te met cette fille, plus tard ce sera elle qui portera la culotte.

_ Ta gueule Nagato ! Au fait, t'as déjà fini les cours ? S'indigna le blond en gonflant les joues, mécontent d'avoir été interrompu.

_ Simple présentation du programme pour aujourd'hui...Le nargua l'ainé de la famille, le sourire en coin. Naruto ? Appela-t-il quand il remarqua que celui-ci avait reporté son attention sur sa fenêtre.

Il n'eut pour réponse qu'un « Casse-toi. » plutôt sec, et très significatif. Il quitta donc la pièce orange où résidait son cadet non sans un dernier regard en biais.

Elle était là, en bas. Elle trainait des pieds et gardait la tête basse, ses bras ballotaient sans grandes convictions. Elle semblait n’être plus que la moitié d'elle-même et bizarrement il n'aimait pas ça. Sa bonne humeur retomba au plus bas.

Il ferma alors les rideaux et se prit la tête dans les mains en se recroquevillant sur lui.

Il ne savait vraiment plus ce qu'il voulait...

¤-

Shion était enfin arrivée à destination. L'air renfrogné, elle sortit du véhicule qui l’a baladait du pays du démon -sa demeure- au lycée de Konoha et inversement, sans attendre l'aide de son majordome. Elle claqua ensuite la portière pour bien faire comprendre aux domestiques qui attendaient son retour, qu'elle ne devait être dérangée en aucun cas. Elle traversa ensuite l'allée fleurie qui la menait jusque dans sa résidence, son majordome dans les pattes.

« Nous ne sommes pas là pour vous sauver »

« _ Vieille mégère ! S'écria-t-elle brusquement en accompagnant son geste d'un acte puéril.

Son pied rencontra, de façon plutôt douloureuse, un des vases décoratifs qui trônait à l'entrée. Mauvaise idée. Elle se mordit alors la lèvre inférieure pour réfréner la douleur vive, mais ne put, toutefois, empêcher quelques larmes de perler du coin de ses yeux. Elle jeta un regard furibond à l'homme qui ne la lâchait pas depuis son arrivée et celui-ci l'interpréta comme un message codé: « Tournez la tête que je puisse crier ». Ce qu'il s'empressa de faire en prenant soin de se boucher les oreilles, simple mesure supplémentaire. La blonde s'en contenta et se mit à hurler comme une enfant pourrie gâtée, ce qu'au fond, elle n'était peut-être pas. Une fois calmée, elle tomba à genoux dans le hall d'entrée, comme vidée. L'homme, à peine plus âgé qu'elle, ferma les yeux douloureusement et fit ce qu'on lui avait enseigné, il y a de ça cinq ans.

_ Vous ne pouvez pas vous laissez aller ainsi. Des visiteurs opportuns pourraient venir vous rendre visite et s'indigner de votre comportement.

Les mots étaient choisis et pesés à l'avance. Ils ne devaient être ni trop secs, ni trop compatissants. Tous ce qu'il devait faire, tous ce qu'il devait dire, tous lui était dicté par avance. Il n'avait pas de liberté d'expression, il n'avait pas le droit d'être compatissant, d'être humain, en résumé, il n'était plus rien qu'une marionnette aux mains de personnes inconnues. C'est ce qu'était devenu Taruho.

_ Pourquoi tu es devenu comme ça toi aussi...? Pff, ne répond pas, je connais déjà la réponse : pour l'argent. Soupira-t-elle avec amertume en se relevant prestement.

Elle boita ensuite jusqu'à ses appartements, lieux que l'homme n'avait pas le droit de pénétrer sans autorisation, et lui jeta un dernier regard emprunt de la même émotion.

Une fois la maitresse de maison hors de vue, l'homme en costume noir ouvrit sa veste et sortit d'une des poches internes, une paire de lunette ronde qu'il plaça sur l'arrête de son nez. Il contempla un long moment le chemin que Shion Yoru avait emprunté comme si elle s'y trouvait encore avant de faire demi-tour. Il n'avait pas changé, pas au fond de lui. C'est elle qui avait changé, et ce, sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle l'avait fait passé du statut d'ami à celui d'employé...Aujourd'hui, il ne pouvait se comporter autrement et ce pour le bien même de l'adolescente. Il en était désolé.

¤-

« _ Pourquoi dois-tu toujours te comporter ainsi devant elle ?! S'indigna Mikoto Uchiwa, la colère et la tristesse se mêlant aux larmes, sans qu'elle ne puisse les dissimuler, ce qu'en réalité, elle n'essayait pas. Lui, il se tenait droit comme un « i » et gardait obstinément les yeux clos, ce qu'elle n'apprécia pas non plus.

Après un long silence durant lequel ils ne bougèrent pas d'un centimètre, l'homme se dirigea lentement vers la sortie. Il ferma délicatement la porte de la pièce où ils se trouvaient et fit de nouveau face à sa femme. Cette fois, il eut les yeux plissés et de couleur vermeil, témoignant probablement de sa propre frustration. Il s'avança alors doucement jusqu'à elle, avant de lui empoigner brusquement les bras.

_ Tu le sais très bien. Je ne supporte plus cette enfant, ni les deux autres. Ils n'ont strictement rien à faire dans cette demeure. Leur présence me devient insupportable. Déclara-t-il avec calme, ce qui ne colla pas avec les propos qu'il proférait.

Il posa son front contre le sien et la força, ainsi, à le fixer dans les yeux. Au début elle ne témoigna aucune résistance et l'observa attentivement, puis elle dégagea sa main droite et posa celle-ci sur la joue de son conjoint. Elle la caressa un instant en fermant les yeux, et en essayant de se remémorer le pourquoi de l'amour qu'elle lui portait. Puis elle arrêta ce geste tendre et ouvrit douloureusement les paupières. Les larmes roulaient maintenant le long de ses joues étrangement pâles.

_ Je ne te comprends plus...Ces derniers temps tu sembles...Différent ? Tu es toujours sur les nerfs et tu t'en prends à nos enfants. Tu sais Fugaku, quoi qu'il est put se passer au sommet, tu n'as pas le droit de t'en prendre aux autres, et surtout pas à ta propre famille. Chuchota-t-elle en frottant frénétiquement son bras rougit par la douleur.

Elle tenta aussi de sécher ses larmes à l'aide des manches de son kimono, comme les enfants le faisaient, mais peine perdue, celles-ci coulaient abondamment. Son mari, dont le front était auparavant posé contre le sien, recula d'un ou deux pas comme pour la laisser respirer. Son expression était toujours aussi impassible, aussi froide qu'au départ. Il n'était même plus touché par ses mots; Elle ne le reconnaissait plus. Il déclara ensuite de manière plutôt sèche, quelque chose qui la blessa profondément :

_ Nos enfants ? Laisse-moi rire Mikoto. Tu connais très bien la vérité et tu te voiles encore la face. Aussi, c'est moi qui ne te comprends plus ou peut-être que je n'ai jamais essayé, qui sait ? Tu es une Hyuuga et au fond de toi, tu me méprises comme l'a toujours fait ton clan. Mais ça va bientôt changer, bientôt, se seront les Uchiwa qui vous regarderont de haut. »

Elle écarquilla les yeux et chercha un quelconque signe de plaisanterie dans les yeux de son époux, mais rien. Elle tenta néanmoins de se répéter qu'elle ne pouvait que rêver, que c'était impossible qu'il soit devenu ainsi. L'homme qu'elle avait épousé était doux et aimant. Il n'avait jamais porté aucun intérêt à la réputation de leur clan respectif...Jamais.

C'est en la laissant en peine, qu'il quitta la pièce, remarquant au passage que la porte qu'il avait fermé était entre-ouverte.

¤-

Il n'en croyait pas ses oreilles, ou plutôt il ne voulait pas croire ce qu'il venait de voir. Tous ça n'était certes, pas nouveau pour lui, mais de le revoir encore lui montrait que rien ne s'arrangeait avec le temps et qu'au contraire, tout empirait.

Il reprit son souffle en tentant de régulariser sa respiration. Il venait, en effet, de descendre quatre étages d'un coup et à une vitesse plus qu'impressionnante, avant de s'enfermer prestement dans sa chambre. Peut-être que si il avait jeté un coup d'œil à sa montre, il aurait été stupéfait par sa propre performance, mais ce ne fut pas le cas. Sa tête était ailleurs, pleine de questions.

Il se sentit étrange et ressentit le besoin de se recroqueviller au pied de son lit, comme auparavant...Comme avec Hinata.

« _ Sasuke, tu vas bien ? Je t'ai même pas vu arriver... Demanda une voix masculine après avoir toqué trois coups bien distincts à la porte.

L'adolescent, étant remis de ses émotions, autorisa le propriétaire de la voix à entrer en reconnaissant son timbre. Toutefois, il évita soigneusement de le regarder. Il savait parfaitement que cet imbécile qui lui servait de garde du corps arriverait à le cerner, tout comme Naruto le faisait.

Omoi, voyant bien que le fils de son employeur ne parlerait pas, fit comme chez lui et alluma la télévision sans plus de cérémonie. Il ne tarda pas non plus à allumer la console se trouvant juste en face du grand lit. Il mit peut-être plus de temps à trouver les manettes mais finit par arriver à son but. C'est avec un regard provocateur qu'il tendit l'une d'elles à Sasuke. Ce dernier avait observé la scène de remue-ménage d'un mauvais œil et pourtant, il ne refusa pas...Par fierté ou pour extérioriser son mal ? Seul lui le savait.

_ Je vais te buter, Omoi.

_ Si tu le dis... »

¤-

Elle la chercha partout, dans tous les recoins de la ville, seulement elle ne la trouva pas. Son cœur se mit à battre plus rapidement et sa respiration se saccada. Elle était la seule chose qui lui restait de lui et cette chipie n'arrêtait pas ses fugues répétitives...À croire qu'elle ne s'occupait pas assez d'elle, qu'elle ne lui donnait pas assez d'amour...

Ses cheveux noirs de jais se mirent à lui coller, et sur le visage et sur la nuque. Elle n'en pouvait plus. C'est désespérés, que ses yeux de couleurs rubis s'humectèrent après plus d'une heure de recherche.

Elle aperçut un parc vide non loin et épuisée, s'y rendit. Elle observa un moment le mouvement des balançoires avant de s'installer sur l'une d'elle. Les mains sur le visage, elle craqua, ce qu'elle faisait rarement.

Néanmoins, cela ne dura qu'un instant car celui d'après, deux petites mains le dégageaient. La femme qui venait d'abandonner ses recherches releva lentement les yeux et rencontra le visage fin d'un enfant de dix ans. Un enfant qui était sa réplique miniature : même couleur de cheveux, même couleur des yeux... Elle ne put alors empêcher l'ombre d'un sourire d'illuminer son visage inondé par les larmes.

_ Akemi ! Oh, j'ai eu si peur pour toi tu sais ? Où tu étais encore passé ? S'enquit-elle en caressant frénétiquement les joues du petit, comme pour s'assurer qu'il était bien là. Elle réitéra le geste à plusieurs reprises avant de s'arrêter net devant le regard brillant de l'enfant, pas le brillant de la joie, non l'autre...

_ Tu pleures par la faute d'Akemi...? Dis, Akemi est une méchante fille ? Elle ne voulait pas que tu pleures Kurenaï...Elle ne veut plus que tu pleures à cause d'elle. Si tu pleures, Asuma ne va plus l'aimer... Tu dois sourire pour Asuma, tu ne dois plus être triste... Confia l'enfant qui se révéla être une fille, des larmes scintillant au fond des yeux. D'ailleurs, celles-ci ne tardèrent à rouler le long de ses joues telles des perles sacrées, provoquant chez sa génitrice, un sentiment profond d'amertume.

Kurenaï fronça les sourcils et saisit la gamine par les épaules, plutôt fermement au vu de la grimace qui était apparu sur le visage de celle-ci.

_ Ne dis plus jamais ça. Ton père t'aimeras toujours, peu importe ce que tu fais, peu importe ce que tu dis. Akemi, c'est toi que je ne veux plus voir pleurer. Tu es encore trop jeune pour ça...Tu ne dois jamais devenir comme eux...Ton cœur ne doit jamais devenir impur, sinon...Sinon tu...Tu ne pourras jamais redevenir celle que tu es à présent. Tu dois absolument rejeter tout ce qui est mal...Il en est de même pour tes sentiments, tes émotions... Sanglota-t-elle en prenant sa fille dans ses bras.

Elle pensa amèrement : « Tu ne dois jamais devenir comme moi » tout en resserrant son étreinte. L'enfant, de son côté, serra les dents pour cesser de pleurnicher, afin qu'il en soit de même pour sa mère. Mais au fond d'elle, elle n'avait qu'une envie...s'en aller très loin d'ici, dans un endroit où elle se rendait tout le temps, dans un endroit où sa mère aurait bientôt droit d'aller, elle aussi.

¤-

La nuit avait fini par tomber.

Karin jeta un regard en biais par la fenêtre de sa chambre et plissa légèrement les yeux. De là où elle était, elle pouvait voir la lune scintiller et semble-t-il la narguer. Elle soupira alors et se recroquevilla sur elle-même, tout en prenant soin de placer sa tête en direction opposée de l'astre lumineux. Elle se mit à renifler l'air et se renfrogna d'autant plus.

Le silence régna en maître. Pas un seul grincement de porte, pas un seul hibou qui hulule, pas un seul son de pas contre le plancher, comme d'habitude...Et pourtant cette nouvelle odeur venait titiller ses narines et pénétrer les pores de sa peau, cette odeur qui l'oppressait depuis midi, cette odeur qui la mettait mal-à-l'aise, qui changeait toute l'atmosphère de sa maisonnette...Celle de Sakura.

Après un long moment d'inactivité, l'adolescente aux cheveux rouge décida de se mettre en marche. Non pas que le fait de rester assis à ne rien faire l'embêtait ou l'ennuyait, mais son estomac réclamait sa ration quotidienne.

Elle soupira longuement et ouvrit la porte close de sa petite chambre. Elle objecta pour tourner à droite en direction de la cuisine, seulement un petit reniflement, aussi discret soit-il, capta son attention. Elle tourna mécaniquement la tête vers la chambre voisine à la sienne et hésita un instant. Peut-être son imagination lui jouait-elle des tours ? Elle se remit en marche vers la cuisine et s'arrêta à nouveau à cause de ce petit reniflement suivit cette fois-ci d'une quinte de toux. Elle soupira et plissa les yeux mélancoliquement. Elle venait de comprendre, tout du moins, de le sentir.

« _ Ce n'est pas moi qui ait fait le choix de cette cohabitation, petite sotte...Tu ne peux t'en prendre qu'à notre chère mère. Chuchota-t-elle plus pour elle-même que pour la personne visée. »

Elle ne se douta donc pas que celle-ci avait tout entendu et reprit sa route en accélérant le pas.

Arrivée sur le seuil de la cuisine, elle remarqua que tout avait été nettoyé et que même le sol semblait briller. Cela fit apparaître une étrange moue sur son visage, comme...perplexe, gênée. Elle se dirigea vers son frigo et hoqueta une fois le contenu revisité: Il ne restait plus de pizza, elle se souvint alors que la dernière avait fini à la poubelle. Son ventre la rappela à l'ordre ce qui la fit grimacer. Elle farfouilla partout mais ne trouva rien à consommer, enfin rien était un bien grand mot. La marmite qu'elle avait vu sur la table ce midi, captiva alors son regard flamboyant; Le plat de Sakura. Elle secoua négativement la tête et entreprit de refermer le frigo; Elle ne s'abaissera jamais à manger la nourriture préparer par cette fille, cela lui ferait trop plaisir...

Second rappel de son petit ventre, plus puissant, plus long. Elle se résigna donc et saisit la marmite qu'elle déposa sur le plan de cuisine. Elle versa le tiers de son contenu dans un grand bol avant de la replacer rapidement dans le frigidaire. Par peur d'être pris « la main dans le sac », elle jeta un rapide coup d'œil au alentour: Toujours pas de Sakura. Un tant soit peu rassurée, elle réchauffa son bol de soupe au micro-onde pendant cinq minutes. La fumée qui s'échappait de ce dernier lui indiquait que c'était prêt. Elle s'empara d'une cuillère qui trainait et piocha le liquide bouillant avant de l'enfourner dans sa bouche.

La minute qui suivit, la cuillère que l'Haruno tenait fermement dans sa main, lui en échappa pour atterrir dans le bol. Puis ce fut au tour de quelques gouttes d'eau amères d'échapper à la jeune fille, afin de se superposer sur la surface du liquide fumant.

Karin ferma fortement les poings et se mordit férocement la lèvre inférieure. Elle se devait de contrôler sa frustration, pour tenir plus longtemps, pour ne pas craquer une seconde fois dans la même journée, pour garder le masque qu'elle avait réussit à façonner après tant d'années... Malheureusement pour elle, la réalité était trop dure, trop présente, et impossible à fuir. Les larmes qu'elle avait vainement tenté de garder en elle depuis qu'elle fut chassée par ses parents, avaient finalement eu raison d'elle...Une deuxième fois...Une fois de trop. Son égo avait finit par être touché, blessé et dorénavant, il lui était difficile de le dissimuler. La gorge nouée, elle posa sa tête au creux de ses bras, nouvellement croisés à cet effet, afin d'y dissimuler son visage.

« _ Ce n'est pas juste...Ce n'est vraiment pas juste...Pourquoi c'est toujours elle...? Pourquoi c'est toujours elle la meilleure... J'ai fait de mon mieux pendant tant d'années et il n'y en a que pour elle... sanglota-t-elle en reniflant discrètement.

Pourquoi ? Parce que la soupe de Sakura était, en effet, délicieuse. Parce que contrairement à elle qui vivait seule depuis un certain temps, cette fille savait cuisiner...Parce qu'elle ne pouvait pas rivaliser avec elle et ce, peu importe les efforts qu'elle fournissait... Karin était le parfait opposé de Sakura. Si l'on devait les comparer, on dirait que Karin est la mauvaise et Sakura, la meilleure... Et ça, la rousse ne pouvait pas le nier.

Elle détestait sa jeune sœur, plus que tout au monde...La simple vue de ces cheveux roses faisait bouillir son sang. Un petit compliment adressé à la plus jeune en sa présence, et sa gorge se nouait lentement... Un simple regard croisant celui émeraude, plein de vie et magnifique de la cadette et son cœur se serrait ostensiblement... Quand la rose était présente, la rousse allait au plus mal. Tout la fatiguait, surtout la vie.

¤-

Elle était enfin arrivée chez elle, tout du moins, au rez-de-chaussée de son bâtiment. Elle ne put empêcher une grimace de dégoût façonner son beau visage: Horrible. Ce bâtiment était tout ce qu’il y avait de plus horrible. La façade était fissurée, quelques volets pendaient dangereusement au-dessus de sa tête et certaines vitres étaient brisées, réparées provisoirement et négligemment avec des feuilles de journaux.

Elle plissa les yeux et baissa la tête; Elle détestait voir ça. Le cœur lourd, elle tourna le dos à cette honteuse architecture et attendit la venue de son aîné. En effet, pas d'ascenseur, pas de possibilité pour elle d'atteindre l'étage difficile d'accès où elle résidait, son état l'oblige. Elle soupira et balaya quelques mèches blondes, qui portées par le vent, lui titillaient les narines.

Une heure, deux heures, trois heures...Toujours pas l'ombre de son grand-frère. Elle laissa une petite larme de tristesse rouler le long de sa joue et jeta un regard plein de rancœur à ses jambes inactives. Oui, Ino était devenue dépendante de son frère, trop dépendante. Il suffisait qu'il se délaisse un peu d'elle, pour que le cœur de celle-ci se serre. Il suffisait qu'il ne demande pas après elle, pour que ses larmes lui échappent. Il suffisait seulement qu'il ne soit pas là, pour qu'elle se retrouve faible, seule et perdue. Elle détestait ça aussi...

Finalement, fatiguée par son inactivité, elle sortit son portable de son sac de cours. Là, elle hoqueta en remarquant le voyant rouge clignoter; Elle avait reçue plusieurs messages vocaux. Elle compta saisir l'information du contenu lorsque son mobile vibra. « Deidara-Nii-Sama » Clignotait fébrilement sur l'écran. Pleine d'appréhension, elle décrocha et ne pipa mot, Deidara s'en chargeait pour elle.

« _ Bon sang Ino, tu sais que j'étais mort d'inquiétude ?! Pourquoi tu ne réponds pas au téléphone ?! J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose de grave...! Tu devais me rejoindre à l'endroit où je t'avais donné rendez-vous ce matin, qu'est-ce que tu fiches? Tu ne m'écoutais pas c'est ca ?! Ino ! Répond-moi putain !! »

Sa gorge se noua et ses yeux s'embuèrent à nouveau, mais cette fois jusqu'à lui brouiller la vue. Qu'est-ce qu'elle avait fait encore...? Pourquoi elle ne l'avait pas écouté comme elle le faisait tout le temps ? Et elle qui pensait qu'il l'avait oublié...Alors qu'elle l'avait inquiété. Vraiment, elle ne servait à rien, aussi bien de façon péjorative que réelle. Sa main tremblait, faisant de même pour le mobile qu'elle saisissait, le timbre de sa voix fut guidé par les tremblements de son corps :

_ J-Je...Je ne voulais pas t'inquiéter Deidara-nii mais...j'étais à la bibliothèque, je viens de rentrer...Excuse-moi. Mentit-elle en se couvrant la bouche à l'aide de ses manches.

Ce geste lui permettait de cacher l'intonation de sa voix vibrante. Il ne devait pas savoir, parce qu'elle ne voulait pas être un fardeau...Son fardeau. Peu importe les moyens qu'elle emploierait, si le cœur l'en disait, elle mentirait...à nouveau. Elle ne savait faire que ça...

« _ Tu ne sais faire que mentir, pas vrai ?

Elle écarquilla les yeux et fit volte face...Sous le coup de la peur ou de la surprise, elle fit tomber son téléphone portable qui s'écrasa sur le sol. Elle se souvenait de tout, du passé qu'elle avait tenté de fuir, ce passé qui avait fini par la rattraper, trop tôt...Il était trop proche d'elle.

« Tu viendras à mon anniversaire ? J'ai invité Hinata aussi, alors tu viendras ? Hein, dis-moi que tu viendras...Ino ?!  »

_K-Kiba...? s'étouffa-t-elle en reconnaissait le nouvel arrivant. Il était grand, élancé et musclé. Il avait un visage dur, voire sauvage avec des marques tribales rouges sang sur chaque joue. Il était là, à quelques mètres d'elle, les mains dans les poches et le visage fermé. Il y avait une étrange aura qui émanait de lui. Bien sur, elle n'était pas visible à l'œil nu, mais on pouvait largement la sentir, et Ino la sentait, omniprésente: La rancœur.

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