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Animes-Mangas

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Lady Oscar

Hermès, le messager du vent
[Histoire Terminée]
Auteur: venusia45 Vue: 6902
[Publiée le: 2015-07-10]    [Mise à Jour: 2015-11-22]
13+  Signaler Romance/Mystère Commentaires : 33
Description:
Oscar reçoit de mystérieuses lettres. De qui proviennent-elles ? Et surtout, quel est le but de leur auteur ?
Crédits:
Les personnages de Lady Oscar sont la propriété de leur auteur, Riyoko Ikeda.
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Chapitre 25

[1667 mots]
Publié le: 2015-11-11Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

XXV.


André et Oscar avaient passé quelques jours dans la propriété paternelle, partageant en apparence les activités qui étaient les leurs avant...avant quand d'ailleurs ?


Avant l'aveu.


Avant l'amour.


Avant que les bras de l'Autre ne se referment sur chacun d'eux de manière conquérante et définitive.


Dans une vie antérieure.


Ces quelques journées de permission avaient filé à la vitesse de l'éclair. La journée était consacrée à l'escrime et aux longues promenades à cheval, avant que la lune ne prenne le relais, permettant à ce nouveau couple de se rejoindre sous l'obscurité complice. Oscar, subrepticement, se faufilait alors dans la chambre d'André et laissait Séléné, de sa blanche clarté, éclairer leurs corps mêlés et leurs âmes jumelles. Ils n'avaient pas passé une nuit l'un sans l'autre depuis leur tendre aveu. Ils ne désiraient plus être séparés désormais. Jamais plus.


Une seule fois, Oscar était repartie à la caserne, mandée par son adjoint, le lieutenant d'Alembert, qui désirait mettre au point avec elle les détails des prochaines rondes de surveillance dans Paris. Le soir, lorsqu'elle était revenue, entrant à la dérobée dans cette simple chambre qui était devenue la leur, elle avait retrouvé son ami de toujours affolé d’amour, le regard éperdu de bonheur, la pressant amoureusement contre lui. La nuit qui avait suivi avait vu les amoureux se jurer tous les serments de la terre. Il lui avait chuchoté entre deux étreintes à quel point il tenait à elle, et la lune vous dirait, si elle pouvait le relater, que, parmi ces promesses mutuelles, il y avait des mots comme « union » et « avenir ».


Ils rêvaient. Ils espéraient.


Malgré leur condition.


Malgré cette différence sociale qui, au lieu de les éloigner, les rapprochait d'autant plus qu'ils en savaient les contraintes mais aussi les limites vacillantes en ces temps tourmentés.


******

Oscar avait tenu bon. Elle n'avait rien dit de ses sentiments à son père, supposant que cette liaison dangereuse, ces amours ancillaires contraires à la fois à son rang et à sa destinée ne lui plairaient que fort peu.


Grand-Mère également avait tenu sa langue. Elle ne leur avait fait aucune remarque lorsqu'ils l'avaient revue après sa fatale découverte, ni même tout au long de leur séjour. Ils avaient seulement remarqué une petite lueur espiègle dans son regard. Etait-ce la bouteille de vin rouge déjà entamée qui en était la cause ? Ou la joie de voir enfin ses enfants heureux ? Qu'importe après tout. La brise fraîche semblait distiller un vent de bonheur autour d'eux et c'était dans cet état d'esprit que les deux amoureux était repartis.


******

La vie avait repris après cette parenthèse de douceur et chacun avait retrouvé ses fonctions. Colonel et soldat. Supérieur et subordonné. Les entraînements, les missions de surveillance dans Paris, les virées à la taverne et les cancans de la caserne, tout semblait habituel. Rien n'avait changé en apparence.


Rien, sauf que le soldat Grandier était fréquemment convoqué par son supérieur.


Rien, sauf que, lorsqu'il sortait de ces entretiens, son œil émeraude brillait d'un éclat nouveau.


Rien sauf que, dans sa démarche souple, dans sa manière de se tenir, de se redresser, de bomber le torse, le colonel avait quelque chose de différent. De plus troublant. De plus sensuel. De plus féminin.


Et comme le soldat Grandier, le colonel de Jarjayes avait dans le bleu de ses yeux une lumière fraîche et inhabituelle, une légèreté dans le regard qu'elle ne parvenait pas à dissimuler, l'éclat du bonheur reconnaissable entre mille.


Une lumière qui n'avait pas échappé au sergent de Soisson, très perspicace dès qu'il s’agissait de son supérieur hiérarchique.


En effet, malgré son air frondeur, Alain avait en effet fini par se laisser captiver par le mystère de cet étrange colonel, et tout comme ses hommes, il était parvenu à comprendre une donnée essentielle : celle qu'ils avaient pris à tort pour un petit colonel de cour possédait en vérité un sens de l'honneur et de la justice inédits. Et ce sens de l'honneur leur concédait précisément par ricochet à eux, pauvres soldats roturiers échus aux Gardes Françaises comme on entame un chemin de croix, l'éclat de ce panache, la droiture de cette noblesse d’âme dont elle éclaboussait tous ceux qui la côtoyaient.


Et au nom de cet honneur, Alain avait décidé de lui accorder son appui.


Peut-être pas seulement au nom de cet honneur, à vrai dire...


Même s'il avait eu du mal à se l'avouer, Alain n'était pas indifférent au charme de son commandant. Il gardait au fond de son cœur le souvenir de cette nuit où il l'avait surprise en simple chemise, et cette vision angélique ne l'avait plus quittée.


Devant André, il l'avait chambrée lors de la sortie à la taverne. Il savait bien que son ami occupait toute la place, que ces deux-là étaient destinés à se trouver depuis le premier jour de leur vie. Mais quelque part, au fond de son cœur s'était ancré un sentiment étrange, fait de tendresse, d'admiration, de dévouement voire d'abnégation à l'endroit de cette femme que le destin avait mis sur sa route. Il pressentait confusément qu'il pourrait sans nul doute aller jusqu'au sacrifice si son métier de soldat et les circonstances l'exigeaient, pour elle...


Sans compter qu'André était son ami.


C'est dire s'il était attentif à tout ce qui la concernait, à ce qui les concernait, chaque jour.


Lors des tournées à la taverne, ses camarades avaient beau le plaisanter à propos d'une éventuelle jeune fille qu'il pourrait rencontrer, qui serait aussi douce et gentille que Diane, et de la jolie petite famille qu'il pourrait fonder, lui se contentait de sourire d'un air énigmatique, éludait le propos et levait son verre à ses compères, à la vie, à l'amour et à ces cogne-fétu de nobles qui finiraient tous à la Bastille, tandis que ses rêves à lui étaient peuplés des visions divines d'une créature évanescente dont la blondeur cachait un caractère passionné. Et les seules jeunes filles qu'il fréquentait étaient de douces servantes ou des femmes dont le métier consistait à faire oublier leurs tourments aux soldats, quelques heures durant, moyennant rétribution. Il les choisissait grandes, blondes et fines, miroir de celle qu'il n'aurait jamais...


Oscar...


Oscar qu'il avait vue changer ces derniers temps.


Oscar, désormais plus femme que soldat.


Il avait noté, après le teint blême des semaines précédentes, le visage radieux malgré la fatigue, la bienveillance qui émanait de ses traits même lorsqu'elle participait aux entraînements les plus rebutants, même lorsqu'elle donnait les ordres les plus rudes. Il avait remarqué la posture légèrement chaloupée de son commandant, l'essence de cette féminité qui éclatait d'évidence, et cela l’avait infiniment troublé.


Il avait également remarqué la lueur dans les yeux de son colonel. Même le matin, lors de la revue des effectifs, son œil brillait de ce éclat inhabituel, et lorsqu’elle coulait son regard vers le soldat Grandier, une douceur incroyable se dégageait de ses prunelles océan.


Il avait noté également la fréquence des convocations de son ami dans les quartiers des officiers.


Il avait donc compris qu'entre ces deux-là, le vent avait tourné, et que les faux-semblants avaient sans doute dû céder la place aux aveux.


Avec sa discrétion habituelle et le tact qui le caractérisait, il avait bien tenté de cuisiner son ami, mais André s'était montré aussi loquace qu'une tombe, conformément à son habitude.


Alors Alain avait réfléchi.


Il avait bien senti qu'il avait mis involontairement le doigt sur quelque chose de louche le jour où il avait trouvé cette lettre devant le bureau du colonel. Une lettre qui ne passait pas par la voie officielle...Ce n'était pas la première fois que le colonel leur cachait des choses, même à son corps défendant. Néanmoins depuis son arrivée, il avait appris petit à petit à lui faire confiance, et ne s'était donc pas immiscé pas dans ses secrets. Mais là...


Il en avait donc déduit que cette histoire de lettres avait un rapport avec la liaison entre son compagnon de chambrée et son commandant.


Il s'était souvenu qu'il voyait souvent André écrire, non seulement son journal mais aussi du courrier. A l'époque il en avait déduit naïvement qu'il écrivait à sa grand-mère. Rien que de très banal, en somme. Il avait vu aussi qu'il sortait à de bien curieux moments. Tôt le matin ou tard le soir, alors que tout le monde dormait déjà. Et puis il y avait eu cette virée au « coup du milieu ». André avait clamé sans honte son amour pour Oscar. Et elle, quoique très avinée, y avait mentionné les lettres anonymes....


Il avait alors fini par comprendre par recoupement qu'André avait écrit à Oscar. Il ne connaissait certes pas le contenu de ces lettres, mais toute cette histoire semblait bien avoir commencé sur le papier pour se terminer dans un lit...


Alain sourit d'un air goguenard et haussa les épaules en se grattant la tête. Qui aurait pu dire, lorsque le commandant avait pris ses fonctions, qu'il se serait autant attaché à elle ?...Qu'il s'intéresserait non seulement à ses qualités de commandant mais aussi à son bonheur personnel...Lui, Alain de Soisson, veiller aux amours d'une noble...Sapristi...C'étaient là les hasards de l'existence, qui vous mène comme un fétu de paille au gré du vent, qui vous pose ici ou là, et met sur votre route des individus qu 'il est parfois bon de considérer au-delà des apparences...

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