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Interview de Dorian Lake
 par   - 254 lectures  - Aucun commentaire

Dorian Lake, un ancien rôliste, auteur, et éditeur chez Noir d'Absinthe, sera interviewé en direct sur la chaîne youtube de studio-Infinite.
Ils vont parler de son expérience, de littératures de l'imaginaire, et de la rencontre organisée avec lui lundi 3 décembre à l'ExtraLife Café sur le thème Conflit & enjeux : écrire une bonne intrigue.

 

Writecontrol, le couteau suisse pour écrire vos histoires
 par   - 791 lectures  - Aucun commentaire

Writecontrol est un outil d'écriture en ligne, sécurisé, accessible et personnalisable.
Ce que vous écrivez est sauvegardé automatiquement.

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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 3539 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Animes-Mangas

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Lady Oscar

Botte secrète
[Histoire Terminée]
Auteur: venusia45 Vue: 4504
[Publiée le: 2016-04-23]    [Mise à Jour: 2016-11-29]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/De cape et d'épée Commentaires : 58
Description:
Quand Oscar et André se lancent aux trousses d'un mystérieux voleur de fusils...
Crédits:
Les personnages de La Rose de Versailles appartiennent à Riyoko Ikeda (sauf Louis Bellecourt, tout droit sorti de mon imagination).
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Chapitre 12: J'ai des fourmis dans mon épée

[1631 mots]
Publié le: 2016-07-23Format imprimable  
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Chapitre 12 :« J'ai des fourmis dans mon épée ! »1



Dans cette enceinte presque close, dans ce domaine perdu au fond d'une forêt désertée, dans cette arène tragique, le duel faisait rage. Les attaques se multipliaient, rythmées par le vacarme des lames qui se croisaient et les clameurs des combattants affûtés, désireux de ne laisser aucune marge de manœuvre à leur adversaire.


Tierce, sixte, octave et feinte.


Bellecourt, quoique trapu, compensait sa petite taille par une dextérité sans faille et une étonnante agilité. « C'est un adversaire digne de moi », ne put s'empêcher de penser Oscar en affrontant la pointe de son épée, qui venait chercher la sienne, la chatouillait, l'agaçait, la rejetait avant de reculer à son tour sous ses coups. Un affrontement équilibré, entre deux duellistes éprouvés, un combat comme Oscar les appréciait d'ordinaire, comme elle aurait pu aimer celui-ci si l'issue n'en avait été si incertaine, si marqué du sceau du malheur et du sang déjà trop présent depuis les prémices de cette aventure...


Il fallait tenir. Pour elle, pour son père.


Pour l'honneur.


Pour tout ce qu'elle était, tout ce pourquoi elle avait combattu jusqu'à présent.


Pour André, qui donnait tout lui aussi.


Tout en combattant, Oscar jeta un coup d’œil vers son compagnon d'armes. Elle ne put s'empêcher de l'admirer. Ses attaques étaient déliées, ses gestes, amples et précis tout à la fois. Il était beau dans l'effort, élégant dans le combat, tout en souplesse et en agilité. Elle aussi était fière de lui...C'était un duelliste à la hauteur.


A sa hauteur...


Toutefois, il avait beau être aussi doué qu'elle, résultat des années d'entraînement imposées par le Général de Jarjayes à son héritier et à ce dévoué serviteur qu'il lui avait choisi, il avait affaire à forte partie et elle ne se pardonnerait jamais s'il lui arrivait malheur.


Oh bien sûr, il était habitué à l'accompagner dans ses pérégrinations, à se battre avec elle, à côtoyer la lie de la société dans les tavernes glauques et obscures, à prendre les coups qui lui étaient destinés à elle, à parer de son propre corps les brutalités les plus fortes, les violences les plus viles, celles que son corps de femme n'aurait peut-être pas supportées... Elle le savait maintenant, elle l'avait bien compris, et cette abnégation la touchait en même temps qu'elle l'agaçait les jours où elle désirait enfouir sa vraie nature sous une couche de brute masculinité...


Mais aujourd'hui, elle s'inquiétait pour lui.


Le compagnon de Bellecourt, Colin, aussi grand que l'autre était petit et courtaud, mesurait en effet plus de six pieds de haut2. Six pieds de muscles et de membres surmontés d'une face de carême au sourire édenté, mais une aisance surprenante et une agilité inhabituelle chez ce colosse. Oscar ne put s'empêcher de craindre pour André, son compagnon de toujours, l'autre moitié de son âme...


« André, à ta droite ! Jeta-t-elle, toute surprise de ses propres pensées qui la distrayaient de son propre duel, qui la jetaient de facto dans d'autres combats qu'elle pensait n'être pas prête à affronter encore...


« Merci Oscar ! Je tiens bon... » répondit André.


Le regard émeraude du valet s'était empli de hargne. Il combattait opiniâtrement lui aussi, pour lui, pour elle, pour cette mission, parce qu'il ne savait faire que cela, la protéger, depuis que cette tâche lui avait été assignée par le Général de Jarjayes vingt ans auparavant.


Et parce qu'il arracherait les yeux de quiconque oserait ne serait-ce qu'égratigner sa peau de soie.


Oui, même aux dépens de sa vie, même aux dépens de sa propre dignité, écorchée vive depuis que ces yeux de saphir avaient croisé sa destinée.


Aux dépens de lui-même.


Encore et encore.


Pour elle.


*****


Oscar fronça les sourcils. Il ne s'agissait pas là, elle le pressentait bien, d'un combat au premier sang tel que l'on pratiquait dans l'aristocratie. L'agressivité et la hargne de leurs adversaires ne trouveraient à coup sûr leur achèvement que dans la défaite totale, inéluctable, fatidique.


Un combat à mort.


Tout en ferraillant, ils étaient entrées dans l'aile ouest du château, parcourant un couloir, une grande salle, allant là où le combat les portait.


Blessée, les vêtements déchirés, Oscar montrait toutefois des signes de fatigue. Elle n'avait guère dormi depuis quelques jours, avait échappé à une tentative d'assassinat, avait fait face au vol de leurs montures, au meurtre du petit Michel. Elle sentait que ses défenses s'épuisaient face à un adversaire aussi coriace qu'elle pouvait l'être elle-même.


« Oscar ! » Lança André inquiet, voyant son amie reculer face aux assauts.


– Ne t'en fais pas, il n'est pas né, celui qui vaincra Oscar de Jarjayes ! » grogna-t-elle.


Elle serra les dents et fit appel à tout son sens de l'honneur pour asséner une attaque forcenée contre son adversaire. Jetant toutes ses forces dans la bataille, elle hurla de dépit autant que de courage en pointant son épée vers le bras de Bellecourt.


« Haaaaaaa »


Bellecourt hurla de douleur. Oscar avait eu recours à la botte des Jarjayes, dont son père lui avait enseigné les secrets depuis son enfance. Seuls la maîtrisaient le Général, Oscar et André, qu'elle avait tenu à mettre dans la confidence. Une feinte vers le bras droit, forçant l'adversaire à y porter son épée en parade à bras raccourci, avant un dégagement vers la gauche, épée coulée, pour venir, en dérobement, procéder à une seconde feinte et venir blesser le bras gauche de la pointe de l'épée, la douleur du muscle meurtri contraignant immanquablement le malheureux adversaire à lâcher son arme pour porter la main à son membre atteint.


« Fils de chien, sale pourceau de noble, tu me le paieras ! cracha odieusement Bellecourt. C'est qu'il est coriace ce petit coq hein, j'aurais pas cru qu'on soit si tenace chez les poudrés ! »


Il ramassa son épée, serrant les dents, le sang coulant de sa blessure.


« Arrête, tu ne peux pas te battre avec un bras dans cet état », grinça Oscar, toute ébaubie de constater que ce maroufle se remettait tant bien que mal à combattre. Rhaaaaaaaaaa....


Bellecourt se remit vaillamment sur se pieds. Les yeux d'Oscar s'écarquillèrent. Il se relevait, il esquivait, malgré la douleur qui devait tenailler son bras gauche, malgré les chairs à vif et le sang qui coulait sur sa main.


« Ah tu crois ! On n'est pas à Versailles ici. On m'a payé pour que tu meures et tu mourras, Colonel ! T'entends ? Même si je dois risquer ma vie ! Haaaaaaaaa ! Colin, et le tien ? Hurla-t-il, la rage au visage et la bave aux lèvres, se jetant contre Oscar de toute la force de son bras droit.


– Hum, pas mal non plus. Il se défend le bougre ! »


André, plus corpulent, rivalisait davantage, et, malgré les angoisses d'Oscar, sa solide constitution offrait à cette grande carcasse de Colin matière à une résistance plus efficace.


« T'en fais pas Louis... »


Mais c'est qu'il parlait en combattant, cet autre, ce paillard, cette outre à vin, ce...ce....qui osait s'en prendre à André. Il allait le payer une fois qu'elle en aurait fini avec Bellecourt, enfin, si tant est qu'elle puisse se défaire de ce coriace ennemi !


« ...J'ai fini ce que tu m'avais demandé hein ! Ça nous laissera le temps de partir en embarquant la marchandise. »


Mais de quoi peuvent-ils donc parler, s'interrogea Oscar en tentant de contenir les assauts de son adversaire, étonnamment résistant. Foutredieu qu'il était opiniâtre !


Bravache, meurtrie, épuisée de douleur, elle résista tant bien que mal lorsque l'épée fut remplacée par le poing, lorsque les règles de l'escrime firent place à celles de la rue, lorsque les soubresauts de sa conscience ne furent bientôt que lointains souvenirs. La lèvre ouverte, l’œil bleu, la pommette éclatée, elle frissonna, étouffa un gémissement sourd et s'avachit sur le sol sous les yeux effarés d'André, lui aussi bientôt pris pour cible par ce poing batailleur.


« Ne t'en fais pas mon joli soldat, tu vas bientôt te reposer » susurra Bellecourt d'une voix qu'elle perçut à peine.


« On l'a...payé...pour que je...meure...André... » furent les derniers mots qu'elle prononça avant de sombrer.


*****

Un bruit sourd. Puissant.


Vision d'apocalypse, de ce monde qui se mourait comme ce château, dans le feu de la colère trop longtemps contenue.


Les flammes qui crépitent et lèchent les murs...


Le souffle qui projette avec force les corps désarticulés...


Le système d'explosifs mis en place par Colin avait bien fonctionné, détruisant l'aile ouest du relais de chasse.


*****


A terre, parmi les moellons des murailles et les flammèches incandescentes qui se mouraient, là où s'était tenu le combat, là où le Colonel avait recouvré un temps sa nature guerrière, gisaient les lambeaux d'un corps et d'une veste rouge, écho du sang des blessures de ce duel.







































1Rendons à Cyrano ce qui est à Rostand : cette réplique est empruntée à Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand, Acte I, scène 4.

22 mètres équivalent environ à 6,5 pieds.

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