Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Carnets de voyages
    l'Aquilon Editions
    Nb de signes : > 20 000 sec
    Genre : récit de vie - témoignage
    Délai de soumission : 15/11/2019
  • Les meutes
    animal DEBOUT
    Nb de signes : 6 000 - 25 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/01/2020
  • Demain
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 4 500 - 7 500 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 14/10/2019
  • Romans
    Plumes de Marmotte
    Nb de signes : > 40 000 sec
    Genre : fantasy - fantastique - thriller - romance - bit-lit - chick-lit - young adult - mystère - suspense
    Délai de soumission : 31/10/2019
  • Persona non grata, (l’indésirable)
    Revue Étherval
    Nb de signes : 10 000 - 34 000 sec
    Genre : fantasy - fantastique - science-fiction
    Délai de soumission : 29/12/2019
  • Malpertuis XI
    Éditions Malpertuis
    Nb de signes : < 50 000 sec
    Genre : fantastique
    Délai de soumission : 01/01/2020
  • No limit
    Revue Squeeze
    Nb de signes : < 25 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 30/11/2019
  • Témoin de l'Apocalypse ?
    Coeur de plumes
    Nb de signes : 4 500 - 8 000 sec
    Genre : science-fiction - libre
    Délai de soumission : 25/10/2019
  • Nature et biodiversité du futur et d'ailleurs
    Arkuiris
    Nb de signes : < 50 000 sec
    Genre : fantastique - science-fiction
    Délai de soumission : 16/02/2020
  • Femmes fortes
    Réticule
    Nb de signes : < 21 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 15/10/2019

Studio Infinite

  • ATELIER D’ÉCRITURE : écrire la folie de son personnage au Comics Corner (2 PLACES) [ Le 27/10/2019]
    Participez à un atelier d'écriture créative au Comics Corner dimanche 20 octobre 2019 pour créer votre personnage avec notre studio infinite !
  •  [ Le Atelier d’écriture : écrire de l’imaginaire à la librairie Le Nuage Vert (COMPLET)]
    Venez écrire sur l'univers de votre roman et échangez avec d'autres auteurs de littératures de l'imaginaire mardi 15 octobre à la librairie Le Nuage Vert avec Caroline Viphakone-Lamache du studio infinite !

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Kuroko no Basket

Un nouveau défi
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 14507
[Publiée le: 2015-11-11]    [Mise à Jour: 2017-02-01]
13+  Signaler Général/Suspense/Amitié Commentaires : 80
Description:
La coupe du monde des moins de dix-neuf ans commence dans un mois et le Japon est prêt à présenter la meilleure équipe de son histoire. Au programme, la réunion de la GM avec quelques ajouts intéressants, du basket, du suspens, de l'humour et plein d'autres choses.

Attention, il s'agit de la suite de "Kise".
Crédits:
Rien à moi
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Cinquante-neuf

[5238 mots]
Publié le: 2017-01-25Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Bonjour à tous,

alors j'ai mal calculé mon coup... Et il y aura encore un dernier chapitre car je n'ai pas pu caser toutes les scènes que je voulais mettre dans ce dernier chapitre. J'ai vraiment pas eu le temps d'écrire tout ce que je voulais. Il reste peu de scènes mais elles sont essentielles pour refermer toute cette histoire.

Bonne lecture à tous

Cleveland

Cavaliers vs Lakers

Fin du 3ème Quart-Temps 72-60



LeBron James reprend son souffle, avant de rejoindre ses équipiers sur le banc. Avec plus de dix points d'avance, à la fin du troisième quart temps, face aux Lakers, pour le premier match de la pré-saison, les champions de l'année dernière, qui avaient volé la victoire finale aux Warriors, sont en forme. Mais rien n'est encore joué.


Les deux coachs avaient transformé l'équipe et les titulaires, comme les remplaçants, donnent tout sur le terrain. Il y en a un qui n'a pas encore joué et la pré-saison, c'est une façon de tester les forces en présence.


-Aomine, dit Tyronn Lue, tu remplaces Simon.


LeBron James secoue la tête.


-Non, coach, laissez-le me remplacer. Je veux voir comment il fonctionne avec Lucas.


Tyronn Lue réfléchit un instant, jette un coup d’œil à Louise, qui hoche la tête.


Aomine est tellement heureux de faire ses premiers pas en compétition aux côtés de Lucas qu'il en oublie les murmures de la foule, un peu déçue de voir LeBron James sur le banc, en tendant son poing à Lucas.


Dès la première seconde de jeu, le duo Aomine/ Lucas explose sur le parquet. Un ballon volé, un panier, suivi d'un contre et les Cavs se détachent encore plus de leurs adversaires en moins d'une minute. La foule en oublie bien vite l'absence de leur as sur le terrain.


Et, pour la première fois, le jeu de Lucas, qui avait toujours été dans l'ombre de son capitaine, s'offre aux yeux de tous. Louise observe, sans y croire, les deux joueurs sur le terrain. Même le duo Jonas Lucas n'est pas aussi éblouissant sur le terrain, car la présence de Jonas, comme celle de LeBron James, écrase Lucas.


Mais avec Aomine, il trouve un pendant, un équipier du même calibre et ensemble, ils subliment leur jeu, en réussissant, avec une chance insolente, tout ce qu'ils peuvent entreprendre.


C'est presque magique.


-Individuellement, dit LeBron James sur un ton presque prophétique, ils ne brilleront jamais autant que moi. Mais, à eux d'eux, ils porteront Cleveland plus haut et plus loin que je ne l'ai jamais fait...


Tyronn Lue, qui sait que LeBron James avait prévu d'investir dans le club et d'organiser, peu à peu, son départ, hoche la tête. Il le sait maintenant, ces deux jeunes joueurs portent le futur de Cleveland sur leurs épaules.



Nouvelle Orléans

Pélicans vs Suns (Phénix)

4ème Quart-Temps 98-78


Monsieur Bienville secoue la tête en soupirant...


Oui, son équipe gagne largement. Vingt points d'avance, alors qu'ils entrent dans le money time, c'est une avance plus que confortable quand on joue sur son terrain. Oui, c'est leur cinquième victoire d'affilée, depuis le début de la saison, qui se profile, et, même s'ils n'ont pas encore affrontés les meilleures équipes, ces victoires avaient redonné confiance à ses titulaires et assis, tout en douceur auprès des fans et des anciens, la place qu'il veut donner à son trio.


Mais, encore une fois, il allait devoir intervenir...


Rapidement, il demande un temps mort, incompréhensible pour le public dont l'équipe mène depuis un petit bout de temps le jeu.


Si le public ne comprend pas, les joueurs sur le banc et le terrain savent depuis longtemps pourquoi. Lentement, Monsieur Bienville enroule sa feuille de match, et frappe symboliquement, d'un geste presque auguste, les têtes de son trio, l'un après l'autre, avec méthode, sous les regards hallucinés du public, qui applaudissait, une minute plus tôt, la prestation incroyable de son nouveau trio préféré.


Les trois joueurs baissent la tête, avec un synchronisme qui fait rire tous leurs équipiers. Car ils savent que c'est plus pour cacher leur grand sourire que pour montrer leur obéissance au coach.


-Vous deviez vous ménager, bande d'idiots, dit-il sans même hausser la voix. Quand on a vingt points d'avance à cinq minutes de la fin du match, on gère le jeu. On ne cherche pas à en mettre dix de plus.


Alors qu'il énumère tous les scénarios catastrophes, qui pourraient avoir lieu pendant ces cinq minutes, sur le même ton calme qu'il utilise en toute circonstance, son trio acquiesce, plus par habitude que parce qu'ils l'écoutent.


Le temps mort se termine et Monsieur Bienville regarde ses joueurs reprendre le jeu en tentant de museler maladroitement leur enthousiasme, sous les applaudissements délirants d'une foule qui voit son équipe renaître après la dernière saison catastrophique.


L'assurance insolente de « son Japonais » est en train de déteindre sur toute l'équipe.


Il allait avoir du boulot pour remettre les pieds sur terre à toute son équipe. Mais, avec un tel potentiel dans ses rangs, ça ne le dérange pas de jouer son rôle.


Alors que Lasalle met un dernier buzzer beater, qui creuse l'écart à plus de vingt-cinq points devant une foule debout en train d'applaudir, il se permet un discret sourire.


Oakland

Warriors vs Raptors


Dans les tribunes, entourée par une bonne partie des élèves de son club, qui sont aussi enthousiastes une pierre de go à la main que devant un bon match de basket, Akiko regarde les splash brothers, duo formé par Stephen Curry et Joël, montrer la voie à Shintaro, qu'ils considèrent un peu comme leur petit frère et qui fait ses premiers pas en tant que titulaire chez les Warriors.


Elle avait été incroyablement bien accueillie dans son nouveau club de go et, comme elle était la première pro qu'ils avaient probablement jamais vu, ils n'avaient ni les codes, ni les habitudes un peu ampoulées, des Japonais envers les pros. Cela l'avait un peu surpris au début, mais elle avait aimé leur spontanéité et leur façon de s'émerveiller devant toute la panoplie des petits trucs de pros, qu'elle maîtrise parfaitement et qui font toujours leur petit effet.


Ses cours, contrairement à tous ceux qu'elle avait jamais donnés au Japon, étaient écoutés, discutés et appliqués avec un enthousiasme et une énergie incroyables. Comme l'année dernière, elle avait accédé à la finale du Meijin qu'elle avait disputé face à Takemiya sensei et ses nouveaux élèves avaient regardé et commenté ses parties comme un match de la NBA, lui envoyant de nombreux messages d'encouragements des Etats-Unis, plus enthousiastes les uns que les autres. Takemiya sensei avait été suffisamment étonné par ces messages pour décider de faire un petit tour dans son club aux Etats-Unis. Elle avait organisé une série de cours, après sa défaite, dans son club, avec Takemiya sensei, qui avait beaucoup plu à ses élèves.


Et le patron du club n'avait pas menti. Si la majorité de ses élèves sont des débutants, il y en a qui commencent à devenir vraiment forts et elle commence à se dire que certains de ses joueurs pourraient faire un beau parcours dans le championnat national.


Alors que Shintaro enchaîne deux trois points impressionnants sur le terrain face à l'équipe de Toronto, elle sourit. Shin, lui aussi, allait briller dans le championnat national...


San Antonio


Kise tremble d'impatience en voyant son taxi, qui stagne dans les bouchons depuis une demi-heure. Son chauffeur lui lance des regards insistants depuis quelques minutes :


-Hé, c'est pas vous qui jouez dans cette série …


Oui, c'est lui, pense-t-il. Et il revient des quatre mois de tournage à Toronto pour terminer la seconde saison. Sa nouvelle série avait eu un incroyable succès. Il avait adoré retrouver les acteurs avec qui il avait tourné la première saison, le staff, et le réalisateur est un professionnel efficace et dont le discret humour le fait beaucoup rire.


Mais, c'était quatre mois loin de son Tetsuya !


Il l'avait vu pendant le match des Spurs contre les Raptors. Un match où il avait fait ses meilleurs stats de la saison, et il se plaît à penser que, sous son regard, Tetsuya s'était dépassé !


Quatre mois loin de son cœur... Quatre longs mois et ce taxi qui n'avance pas !


Il a envie de voir Tetsuya. Il a envie de l'embrasser. De le plaquer contre le mur et de laisser son imagination et son envie faire le reste !


Lorsque le taxi finit enfin par avancer et le déposer devant l'immeuble de Tetsuya, il paye rapidement le chauffeur, lui laissant un gros pourboire, et fonce vers au dernier étage où se trouve leur appartement.


Et lorsque Tetsuya lui ouvre, alors qu'il l'attendait pour le dîner, qui avait refroidi depuis longtemps, il a envie de lui arracher tous ses vêtements superflus.


-Bonsoir, Ryota, sourit Tesuya, je suis tellement content de te voir ! Tu veux …


Ryota le plaque contre le mur, l'embrassant à perdre haleine. Et lorsqu'il le libère pour reprendre son souffle, il lui murmure à l'oreille :


-Oui, je veux !


Le lendemain midi

Centre de Sport des Spurs



Kise est ravi de manger avec Tetsuya et Kagami, au self du centre où les Spurs s'entraînent. Ils sont rapidement rejoints par Vitoria.


-Kuroko était pas très en forme ce matin, dit Kagami en regardant Kise avec un sourire narquois...

-Ouais, en rajoute une couche Gabriel. Et vu les marques qu'on a vu à la douche, je parle pour tout le monde en disant qu'on est tous jaloux...


Kagami et Kuroko sont à deux doigts de s'étouffer devant la tirade laconique de l'Argentin alors que Kise sourit avec fierté.


-Alors Kise, tu restes combien de temps sur San Antonio ?

-J'ai un projet de tournage dans quelques mois au Canada. Mais d'ici là, je compte bien rester sur San Antonio et profiter de vos matchs. Et de Tetsuya...


De nouveau, Kuroko rougit un peu parce que, dans la bouche de Kise, ces mots ne sont même plus des allusions.


-Et dire que tout le monde pense que tu es impassible, s'amuse Vitoria...


Kise éclate de rire en s'approchant un peu plus de Kuroko.


-J'ai un projet en cours et plusieurs mois pour voir si j'en suis capable.


Le soir même

Appartement de Kise et Kuroko



Kuroko est à deux doigts de s'endormir dans le canapé du salon, alors que Kise observe, avec plus d'attention, le grand appartement dans lequel il s'est installé. Rien n'est petit aux Etats-Unis et cet appartement, qui est tout en haut d'un grand building, est immense et très moderne. Il n'avait pas vraiment eu le temps de s'en rendre compte hier...


Kuroko est épuisé par sa journée d'entraînement et sa nuit agitée, et Kise n'a aucun remord sur le coup. Il espère même que Kuroko reprenne vite des forces...


-Ryota, demande Kuroko, tu ne m'as pas parlé de ton projet ?


Kise sourit un peu nerveusement en passant une main derrière la nuque. Il ne sait pas trop comment en parler...


-Pendant mon tournage, j'ai beaucoup parlé avec le staff technique, dit-il, et je m'intéresse vraiment à l'écriture. J'ai parlé avec les scénaristes et j'ai rapidement compris les codes de l'écriture d'un scénario et j'ai eu envie de me lancer. En fait, j'ai plein d'idées et j'en ai parlé à Monsieur Havoc qui est assez intéressé par deux d'entre elles. Selon lui, je pourrais assez facilement alterner un tournage de quatre mois de ma série tant qu'elle aura du succès ou d'une autre. Il a l'air de dire qu'il me trouverait facilement un autre rôle si la série ne marche pas aussi bien qu'on ne l'espère. Et entre les tournages, je pourrais mettre en forme le scénario des deux séries qui lui plaisent.


Kise avait un peu peur que Kuroko ne le prenne pas au sérieux, mais Kuroko lui offre un grand sourire :


-Je suis sûr que, comme tout ce à quoi tu t'es jamais essayé, ce sera incroyable.

-Monsieur Havoc m'a dépêché un de ses scénaristes pour m'apprendre les bases et j'ai un gros travail de mise en forme. Je suis encore débutant dans le domaine. Mais je trouve que c'est encore plus intéressant que d'être acteur. Monsieur Havoc m'a dit que plus ma carrière d'acteur serait reconnue, plus mes scénarios seront recherchés.


Kuroko s'approche un peu plus de Kise avec un sourire grandissant :


-Pour écrire, tu n'as pas besoin d'aller au Canada...


Kise glisse une main dans le dos de Kuroko :


-Il faudra que je parte pour au moins un tournage par an. Mais le reste du temps, je pourrais travailler à San Antonio et devenir ton fan numéro un !

-Et moi, je serai ton premier fan, dit Kuroko, fan du grand acteur et scénariste Kise Ryota !

-Et moi, je suis le fan numéro un du grand magicien des Spurs !


Kuroko, qui est encore un rookie au sein des Spurs, rigole un instant devant le regard dévorant de Kise, qui n'a pas encore écrit le moindre scénario.


-J'espère que t'as encore un peu d'énergie pour ce soir, souffle Kise...


Le sourire de Kuroko s'agrandit alors qu'il lui souffle à l'oreille :


-J'ai beaucoup amélioré mon endurance en quatre mois...


Nouvelle Orléans


A l'entraînement, Akashi regarde Marcus avec inquiétude.


Il vient de manquer deux paniers de suite et ça, c'est une chose qu’il n'est pas sûr d'avoir déjà vue. Le coach, un peu décontenancé, met fin rapidement à la séance en les envoyant à la douche.


Akashi s'avance pour tenter de parler à son ami, mais Nate s'interpose en hochant la tête. D'un regard, Akashi lui demande pourquoi...


-C'est compliqué, lui répond Nate du bout des lèvres.

-Un ami, lui répond-il, c'est pas uniquement pour quand tout va bien.


Nathan le regarde en se mordant les lèvres nerveusement :


-Tu ne pourrais pas comprendre.

-Si tu ne m'expliques pas, c'est sûr que je ne pourrais pas comprendre...


Nathan se prend la tête à deux mains, et l'invite à le suivre dans un petit café près du centre d'entraînement où ils se retrouvaient régulièrement avec Marcus.


-Marcus, commence Nathan en cherchant ses mots, s'est fâché avec sa sœur.


Akashi écarquille les yeux de surprise.


Dans le panthéon personnel de son ami, il y avait un nombre incalculable de grands joueurs de basket et tout en haut, les devançant d'une bonne longueur, il y a Laure Lasalle, sa grande sœur.


Akashi avait vite compris que Marcus et Laure avaient été recueillis très jeunes par « Grand-mère Lasalle ». Et sa sœur, qui n'avait que deux ans de plus que Marcus, s'était très tôt occupé de son frère. Et quand Marcus avait commencé à montrer des dons certains pour le basket, elle avait tout fait pour que Marcus n'ait rien d'autre à penser qu'au basket.


-Quand Grand-mère Lasalle s'est retrouvée toute seule avec ses deux petits-enfants, ils habitaient le Vieux Carré dans un grand appartement que les Lasalle devaient occuper depuis toujours.


Le Vieux Carré, le quartier français, est le quartier historique de La Nouvelle Orléans, c'est aussi le quartier le plus cher de La Nouvelle Orléans.


-Mais grand-mère Lasalle a dû vendre l'appartement familial et s'installer dans un quartier plus abordable.


Akashi n'a pas besoin de plus de détails pour comprendre la situation et devine assez bien le déchirement qu'avait dû vivre la petite famille de devoir se séparer de leur maison parce que le vieux quartier français était devenu un quartier prisé par une population jeune, hype et surtout riche.


-En décrochant son premier contrat, continue Nathan, la première chose que Marcus a fait, c'est de racheter leur ancien appartement.


Akashi hoche la tête, il comprend enfin :


-Et sa sœur l'a mal pris.


Nate ouvre grand les yeux en fixant Sei... Marcus, comme lui, n'avait pas compris la réaction de Laure.


-Comment...

-C'est compliqué, dit Akashi qui regrette un instant sa boutade devant l'air vraiment inquiet de son ami.


Akashi cherche un instant les mots pour expliquer la situation délicate dans laquelle se trouve la sœur de Marcus. Il se souvient encore de la première fois où il avait vu Laure Lasalle dans les tribunes. Il en avait tellement entendu parler par Marcus qu'il s'attendait presque à tomber nez à nez avec un croisement improbable entre Superwoman et Alexandra David-Néel... Selon son frère, Laure n'était rien de moins que parfaite.


Et il était tombé sur une grande métisse aux yeux clairs, au grand sourire énergique, et à l'intelligence rare. Laure n'avait peut-être jamais fait d'étude mais cela ne l'avait pas empêché de savoir décrypter d'un regard les gens et les situations.


-D'après ce que j'ai pu comprendre, explique Akashi, c'est Laure qui s'est toujours occupé de Marcus, qui l'a poussé, qui l'a soutenu, qui a toujours cru en lui, et qui a tout fait pour qu'il réussisse.


Nathan acquiesce, en se remémorant tout ce que Laure avait sacrifié pour son frère sans jamais se plaindre, sans un mot au-dessus de l'autre. Elle avait toujours cru en lui, en eux.


-Laure a tout fait pour que tout se passe au mieux pour son frère malgré les circonstances...


Nate acquiesce de nouveau. Malgré la situation, malgré le quartier, les fins de mois plus que difficiles et toute la cohorte des problèmes que le manque d'argent peut créer au quotidien, ils n'avaient jamais été malheureux. Parce que cela leur avait permis de se rencontrer, de jouer ensemble, de se révéler. Ils en avaient passé du temps sur le terrain de street basket du bout de la rue, ils s'étaient entraînés et s'étaient fait confiance et avaient progressé jusqu'à la sélection en équipe nationale, jusqu'à la coupe et jusqu'à leur rencontre avec Akashi.


-Oui, dit-il, malgré tout, on a jamais été malheureux.

-Alors, en rachetant leur ancien appartement, même si ça partait de la meilleure intention du monde, la sœur de Marcus a dû voir cet acte comme un déni de toute cette période, de tous ses efforts, de tout ce qu'elle a fait pour son frère.


Nate le regarde comme s'il lui avait parlé dans une autre langue. Il reste un instant silencieux et détourne le regard en niant de la tête :


-Je pensais, dit-il, que tu ne pouvais pas comprendre alors qu'en fait, c'est moi qui ne pouvais pas comprendre.


Il prend son téléphone et passe un rapide coup de fil alors qu'Akashi reste en retrait. Il ne souhaite pas écouter sa conversation. Mais Nathan est surpris et ça, c'est assez rare pour être noté.


Quelques jours plus tard, à l'entraînement, Marcus semble aller un peu mieux. Disons qu'il arrive à tromper ceux qui ne le connaissent pas si bien et Akashi se sent presque privilégié de voir à travers la façade qui rassure le coach et ses équipiers.


Un peu plus tard, dans les vestiaires, Marcus les invite avec Nate à venir manger avec lui.


Chez lui.


Le trajet jusqu'à un vieil immeuble, qui semble sortir d'un souvenir du passé, à travers le Vieux Carré, se fait dans un silence gêné.


Devant la porte de l'entrée, Marcus se tourne vers Seijuro :


-On s'est expliqué avec ma sœur. On est pas encore complètement réconciliés. Mais elle a accepté de venir manger à la maison ce soir si vous étiez invités aussi.


Marcus pose une main sur l'épaule d'Akashi :


-Alors, j'ai un peu l'impression de t'avoir piégé mais je dois parler à ma sœur.


Piégé, pense Akashi, oui, un peu. Mais s'il lui avait demandé, il n'aurait jamais pu dire non. Alors, il hoche la tête et est ravi de voir enfin son ami sourire sincèrement.


C'est Grand-mère Lasalle qui leur ouvre, Laure n'est pas encore là et les effluves du gombo, qui mijote, envahit tout l'appartement. Akashi s'amuse du clin d'œil de la grand-mère de Marcus qui lui dit qu'elle en a mis de côté pour lui avec un peu moins d'épices.


Laure n'est pas encore arrivée et Akashi observe avec beaucoup d'intérêt ce grand appartement, qui lui rappelle les appartements Haussmanniens, qu'il a visité l'année dernière avec son père à Paris, avec son parquet en chêne massif, ses murs blancs aux moulures délicates et ses balcons en fer forgé aux motifs floraux. Et, sur les murs, de l'époque où la Louisiane était encore française à aujourd'hui, toute l'histoire des Lasalle est étalée entre vieux tableaux, photos, affiches et bibelots en tout genre.


Akashi sourit en voyant en bonne place la une des journaux locaux, qui ont titré sur la place de premier du draft NBA de l'année occupée par Marcus.


Le salon est immense, avec une petite cheminée, un vieux piano qui semble tout droit sorti d'un saloon d'un vieux western dans un coin, un immense canapé, tout un tas de fauteuils tout autour, et une grande table basse, qui devait être aussi vieille que le quartier.


Mais c'est un grand tableau où un homme blanc, en redingote noire, se tient aux côtés d'une petite femme noire en robe à crinoline rose et blanche, à une époque où l'esclavage devait encore exister, qui attire son regard.


Et un couple avec une femme noire et un homme blanc était aussi rare que dur à imposer aux yeux du monde.


Akashi se doute que l'histoire familiale des Lasalle s'était forgée dans cette union et il n'ose pas poser de questions. Mais il sait maintenant d'où viennent les yeux bleus si clairs de Laure.


-Louis et Laureline Lasalle, répond à sa question muette la sœur de Marcus qui vient d'arriver. Louis était un médecin d'un petit village français qui voulait tenter sa chance à l'autre bout du monde. Il est arrivé en Louisiane des rêves plein la tête et il a découvert une chose à laquelle sa petite ville de province française ne l'avait pas préparé, l'esclavage. Alors il a eu un énorme cas de conscience, il a passé des semaines à se demander ce qu'il devait faire. Fuir, rester, se battre contre ce qui avait toujours été. Ce n'était qu'un petit médecin de campagne perdu dans la grande ville. Il n'avait aucun argent, aucun grand nom sur lequel s'appuyer, rien. Rien d'autre que son diplôme de médecin.


Akashi se retourne vers Laure, qui raconte l'histoire de cet homme avec la fierté partagée de toute une famille.


-Alors il a décidé de ne pas tourner les talons et de faire la seule chose qu'il pouvait faire. Convaincre les grands maîtres blancs que soigner correctement leurs esclaves, leur donner un environnement plus humain leur permettraient de mieux travailler. Il avait compris que faire appel à des sentiments humains ne marcheraient pas mais leur parler productivité et rendement lui permettrait d'être entendu.


Grand-mère Lasalle l'invite à s'asseoir, et Akashi se rend compte que si les Lasalle sont fiers de l'histoire familiale, l'évocation de cette époque rend Nathan plus que mal à l'aise. C'est le seul blanc présent autour de la table.


-Peu de grands propriétaires l'ont écouté mais ceux qui l'ont fait ont suivi ses recommandations en donnant des logements, des vêtements propres à leurs esclaves, continue Marcus. Ils accordèrent une visite régulière à Louis et il s’efforçât de les traiter avec le plus d'humanité possible.

-C'est un homme qui a décidé d'agir au mieux alors qu'il était dans une situation impossible, dit Laure.


Akashi acquiesce d'un hochement de tête :


-Alors tu n'as pas hérité que de ses yeux, dit-il.


Les yeux de Laure s'agrandissent de surprise et elle nie de la tête :


-C'est très flatteur mais cela n'a absolument rien de comparable, s'amuse Laure. J'ai fait ce que tout le monde aurait fait.

-Sei' a raison, dit Marcus. Parce ce que non, ce que tu as fait pour nous, tout le monde ne l'aurait pas fait et, non seulement tu ne t'es jamais plainte de quoi que ce soit mais tu m'as toujours soutenu.


Laure nie de la tête en levant les yeux au ciel :


-Marcus, dit-elle calmement, écoute-moi bien parce que je ne le répéterai pas. Je suis intelligente et toi, tu es mon grand idiot de frère. Ça, c'est un fait...


Marcus ne se vexe pas pour si peu et attend la suite.


-Tu es peut-être un idiot, mais tu as un don. Il ne faut pas plus d'une seconde pour le comprendre quand tu as un ballon dans les mains sur le terrain. Des gens comme moi, dit Laure, il y en a des milliers, des millions, beaucoup trop. Des gens comme toi, ça se compte sur les doigts d'une seule main. Je l'ai su avant même que tu le saches toi-même...

-Parce que t'es un idiot, s'amuse Nate...

-Un grand idiot, en rajoute une couche Akashi avec un grand sourire.

-Alors ne pas tout faire pour t'encourager et te soutenir aurait été stupide, continue Laure. Et je ne suis pas stupide, dit-elle en articulant chacune des syllabes.


Marcus essaye de parler mais sa sœur ne lui laisse pas d'autre choix que l'écouter :


-Ce que j'ai fait, je l'ai fait parce que c'était la chose la plus intelligente à faire et parce que tu es mon frère. Je suis heureuse quand tu es heureux et tout ce que je veux c'est que tu continues à t'amuser comme tu le fais sur le terrain, que tu gagnes ou perdes n'a pas d'importance parce que te voir jouer à fond est magique...

-Mais je préfère que tu gagnes quand même, murmure Grand Mère Lasalle, Go Pelicans, ose-t-elle du bout des lèvres en serrant le poing ...

-Marcus, tu ne me dois rien, dit-elle en coulant un regard exaspéré à sa Grand-mère. Ni un appartement, ni ces études que tu veux me payer, ni quoi que ce soit d'autre...

-J'ai envie que tu viennes habiter avec nous, dit Marcus presque en boudant.


Il fait signe à sa sœur de se rapprocher subrepticement en rajoutant du bout des lèvres :


-Avec Grand-mère toute seule dans ce grand appart', je t'avoue que je serai rassuré si...


La Grand-mère en question lui envoie un petit coup derrière la nuque... qui n'aurait pas été si drôle si elle n'avait pas dû se hisser sur la pointe des pieds.


-Mangeons, dit Laure, on en reparlera plus tard...


Ce qu'ils ne firent pas.


Et ce n'était pas bien grave.


Ce qui devait être dit avait été dit et Laure ne mit pas longtemps à délaisser son petit appartement de banlieue pour venir habiter avec son frère et sa Grand-mère. Parce que son frère en avait envie, pas parce qu'il se sentait redevable ou une bêtise dans le genre. Et elle vient voir tous leurs matchs au stade.


Et plus elle les regarde dans les tribunes, plus Akashi se dit qu'elle a vraiment des yeux magnifiques.


Cleveland

Cavaliers vs Raptors

1-0

Finale de la Confédération Est




Aomine exulte. Il ne fait peut-être toujours pas partie des titulaires mais, grâce à son coach, il joue toujours en match. Et, à chaque fois, il joue avec Lucas. Leur duo est déjà connu du public et le numéro 21 sur son maillot commence à fleurir dans les tribunes des spectateurs. Surtout chez les fans d'origine asiatique.


Et avec leur victoire face aux Canadiens, pour le premier match de la finale, Tyronn Lue vient définitivement de l'intégrer dans les titulaires. En tant que sixième joueur des Cavs. Il a tellement hâte de l'annoncer à Tetsu !


Dans les vestiaires, Johnson et Marques, l'Américain et l'Espagnol qu'il avait battus dans une autre vie, pendant la coupe du monde, l'invitent à venir fêter leur victoire dans le bistro du coin où l'avait, plus d'une fois, amené Lucas.


Les trois dernières recrues des Cavs sont les plus jeunes et les seuls à être célibataires dans le groupe. Du coup, un lien un peu différent s'est noué entre les trois expatriés, qui s'étaient lancés à la découverte de la ville avec beaucoup d'enthousiasme. Johnson est peut-être américain, mais il vient d'un tout petit village, perdu dans l'immensité de l'Arizona, qui n'existe sur aucune carte, et l'anglais de Marques est encore plus hésitant que celui d'Aomine. Mais, contrairement à Aomine, il n'a aucun mal à trouver des personnes capables d'aligner quelques mots dans sa langue natale.


Dans cette ville où le basket est roi, armé de l'anglais de Johnson, de l'espagnol de Marques et du grand sourire d'Aomine, le trio avait recherché tous les adversaires de valeur sur tous les terrains de street basket de la ville, avaient sympathisé avec tous ceux qui leur avaient payé un pot ou parlé basket plus que de raison.


Ce soir, Johnson doit récupérer sa petite sœur qui, diplôme en poche, vient s'installer à Cleveland pour trouver du boulot. Les responsables des Cavs lui avaient déjà dégoté tout un tas d'entretiens et Aomine se dit que, si la petite sœur de Johnson lui ressemble un peu, elle trouverait un travail qui lui plaît en un rien de temps.


Et vu ce que lui avait raconté Johnson sur sa sœur, ça avait l'air d'un sacré numéro. Les anecdotes de Johnson sur sa répartie incroyable leur avait arraché quelques fou rires avec Marques. Elle avait réussi l'exploit, en un week end, de se mettre toute l'équipe junior des States dans sa poche, à tel point que Sean Miller, leur coach, l'avait gardé pendant toute une séance d'entraînement comme coach assistante. Parce qu'avec son frère, elle s'y connaît plus que bien en basket. Elle avait fait partie du 5 majeur de son équipe à l'université de l'Arizona qui évolue en R2. Le basket chez les Johnson, c'est une tradition familiale.


Alors que la petite sœur de son ami arrive dans la salle d'attente avec ses valises, Aomine se rend compte que Johnson avait oublié une chose importante dans la description de sa sœur.


Cette grande black au sourire franc est une vraie beauté.


Du genre à le faire sourire comme un idiot une seconde de trop.








Commentaire de l'auteur
Note de l'auteur : J'ai dans ma famille un grand médecin qui a un destin assez incroyable dont toute la famille connaît l'histoire. Un médecin qui s'est fait tout seul et a gravit tous les échelons au point que beaucoup d'hôpitaux et cliniques portent son nom aujourd'hui. Il a été le médecin personnel de Gambetta et a fondé la première société internationale de médecine au monde... Et tout un tas d'autre choses alors qu'il était le dernier d'une grande famille très pauvre du Gers. La petite scène chez les Lasalle, c'est un peu une scène que j'ai transposée de ma propre famille. Si vous êtes intéressé, il s'appelait Odilon Lannelongue et sa femme Marie.

J'ai visité le musée de la médecine avec des élèves et ils ont tous hallucinés en voyant le buste d'Odilon Lannelongue et même de ses élèves.

Quant à ma réf sur Alexandra David Néel... Si vous ne l'a connaissez pas, jetez un œil sur sa bio. C'était une femme incroyable, une aventurière dont les yeux bleus ont bien failli lui poser de graves problèmes.
  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2019 / Mentions légales