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Animes-Mangas

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Kuroko no Basket

Un nouveau défi
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 14626
[Publiée le: 2015-11-11]    [Mise à Jour: 2017-02-01]
13+  Signaler Général/Suspense/Amitié Commentaires : 80
Description:
La coupe du monde des moins de dix-neuf ans commence dans un mois et le Japon est prêt à présenter la meilleure équipe de son histoire. Au programme, la réunion de la GM avec quelques ajouts intéressants, du basket, du suspens, de l'humour et plein d'autres choses.

Attention, il s'agit de la suite de "Kise".
Crédits:
Rien à moi
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Cinquante-quatre

[3809 mots]
Publié le: 2016-12-21Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Bonnes fêtes à tous,

avec quelques jours d'avance, voici un chapitre qui un peu un petit cadeau de noël en avance.

Je reviens sur nos petits Japonais et je tiens à dire que je suis ravie de l'accueil du dernier chapitre qui était plus personnel.

Oh, je vous conseille, pour ceux qui aime un peu le basket, de regarder la cérémonie de départ de Tim Duncan, l'un du big three des Spurs. Les discours de Ginobili, Parker et surtout du coach Popovitch sont terriblement émouvants. Ils donnent aussi quelques leçons de vie et du lien entre un coach et sa star dont certains pourraient s'inspirer. Et celui de Duncan, connu pour son mutisme en toute circonstance, est très poignant.

Tim Duncan est un grand, aussi bien au basket que sur le plan humain. Certaines anecdotes du coach, de Parker et de Ginobili m'ont donné la larme à l'oeil...

A voir!


Premier jour de reprise des cours

Yosen



Murasakibara est heureux.


Depuis le début de la journée, tous ceux qui les croisent avec Himuro les saluent, les félicitent avec un grand sourire et surtout un paquet de chips, de gâteaux et d’autres douceurs qu'il a hâte de goûter!


Même les professeurs s'y mettent et Himuro n'arrive pas à garder son air impassible bien longtemps quand la professeur d'anglais leur donne des gâteaux de pain d'épice qui leur ressemblent assez, portant l'uniforme de l'équipe du Japon.


Himuro se met même à rigoler quand Atsushi hésite à manger les deux gâteaux, parce qu'ils leur ressemblent.


Une fois arrivés dans la salle du club, les deux amis sont accueillis chaleureusement par leurs équipiers, qui veulent tout connaître des matchs jusqu'à ce que leur coach arrive avec un énorme paquet, pour leurs deux champions, provenant de France.


Un colis de Baptiste.


Un mot accompagne le paquet avec une coupure de journal français. Un article d'un journal français que Baptiste avait pris soin de traduire. Il avait été interviewé sur leur victoire et il avait raconté leur match d'entraînement, les matchs officiels... Et à la fin, le journaliste lui avait demandé quel joueur l'avait le plus impressionné.


Il avait répondu que ce n'était pas un joueur, mais deux qui l'avaient le plus marqué.


Himuro et Murasakibara.


Une photo les montrant sur le terrain, plus concentrés que jamais, termine l'article.


Ils se penchent sur le petit mot, au japonais hésitant, preuve que Baptiste avait dû faire beaucoup d'efforts pour l'écrire lui-même.


Félicitations !


J'ai demandé à Louise ce qui pourrait vous faire plaisir...


Voici une sélection de mes gâteaux français préférés. Il devrait y en avoir assez pour toute votre équipe. Je suis sûr que si vous continuez à progresser, personne, pas même vos anciens équipiers, ne pourront vous arrêter !


Alors bonne chance pour l'Inter-High et la Winter Cup !


Je suis sûr qu'on se retrouvera sur un parquet un de ces jours.


Baptiste




Shutoku




Pour la première fois de sa vie, Midorima est ravi de l'attention qu'on lui porte, parce qu'il a l'impression de la mériter. Et il est encore plus content de voir que Takao est capable de parler pour deux, racontant anecdote sur anecdote sur l'entraînement, les matchs, la coach et ses amis.


Leur rencontre avec LeBron James et Stephen Curry !


Quelques mots de Takao et il se replonge dans ses souvenirs avec un sourire béat qui surprend tout le monde.


A la fin des cours, tout le club a prévu une petite fête avec les anciens de l'année dernière pour célébrer leurs deux champions et lorsqu'ils entrent dans la salle du club, ils tombent à l'arrêt.


Plusieurs photos de journaux avaient été découpées et affichées sur le mur, toutes celles où on pouvait les voir au premier plan. Une « une » du basket mag montre Takao, ballon en main, l'air plus déterminé que jamais, en train d'affronter l'Argentine, une immense photo du Japan Times montre Midorima en train de lancer un de ses incroyables trois points contre les States et beaucoup d'autres.


Et au-dessus, en grand, les deux tweets de LeBron James et Stephen Curry sont affichés en toutes lettres.


Midorima n'arrive même pas à s'énerver, quand il entend le flash de l'appareil de ses équipiers qui en profite pour immortaliser l'instant.


Maji Burger



Kagami et Kuroko se retrouvent, comme à leur habitude, face à une montagne de hamburgers et un milkshake à la vanille. Dès qu'ils avaient mis un pas au lycée, ils avaient été accueillis en héros. Même Kuroko avait eu du mal à échapper à l'attention que tout le monde leur avait portée. Un court instant, ils s'étaient dit que c'était ce que devait vivre Kise au quotidien avec ses fans et que c'était rapidement fatiguant. Le proviseur leuraerziupo avait fait signer les coupures de journaux, relatant leurs exploits dans l'équipe nationale du Japon.


-Tu as passé un bon week-end ? Demande Kagami AERZIUpoavec un sourire amusé à Kuroko.


L'impassible Kuroko rougit une seconde et Kagami décide de ne pas embarrasser plus longtemps son ami :


-Tu sais, même Aomine a fini par comprendre ce qui se passe entre Kise et toi. Et franchement, si, un jour, quelqu'un vous embête à cause de ça, toi ou Kise, je lui ferai vite comprendre qu'on est plus à l'âge de pierre...


Kuroko sourit, en regardant sa lumière, lorsqu'une main se pose sur l'épaule de Kagami qui sursaute :


-Je crois pas que Tetsu ait besoin de qui que ce soit pour se défendre !


Aomine, suivi de Kise, s'installent à leur tour, à leur table, avec leur plateau. Kagami regarde Kise se coller à Kuroko et se dit, qu'au final, le fait qu'ils soient ensemble ne change pas grand-chose à l'ordinaire...


-Ca a été la folie au lycée, dit Aomine. Tout le monde m'est tombé dessus pour tout savoir sur la coupe.


Alors qu'Aomine raconte sa folle journée, ils se rendent compte assez vite que Kise reste silencieux. Si la reprise des cours avait été difficile pour eux, ils se doutent bien que Kise avait eu une journée encore plus tendue.


Et il n’est pas du genre à pas s'étendre d'ordinaire sur ce genre de choses...


-En fait, je ne suis pas allé en cours aujourd'hui, finit-il par avouer.


Même Kuroko est surpris.


-C'est moi qui sèche, d'habitude, marmonne Aomine.

-T'étais où ? Demande Kagami, abruptement.


Kise passe une main derrière sa nuque, montrant à quel point il est gêné.


-En fait, j'étais avec mon agent. Depuis la Coupe, j'ai mis ma carrière un peu en stand bye. J'avais même coupé mon portable tout le week-end...


Aomine et Kagami remarquent à cet instant que Kuroko rougit un peu, ce qui, pour le joueur de l'ombre, est l'équivalent d'une crise hystérique délirante. Ils échangent un regard de connivence qui les fait sourire.


-Et quand je l'ai rallumé, dit Kise, j'avais, au moins, mille messages de mon agent, tous plus urgents les uns que les autres. Il a eu tellement de demandes pour moi que je n'ai que l'embarras du choix. Littéralement parce que j'avais décidé de réduire mes activités pour avoir plus de temps pour le basket et les études. Mais là, j'ai des propositions vraiment intéressantes.


Il leur expose toutes les propositions que son agent lui avait soumises : des publicités, papier, vidéo mais aussi des rôles plus ou moins grands dans des dramas connus et même quelques auditions pour des petits rôles sur grand-écran.


A mesure qu'il parle de toutes ces opportunités dont son agent lui a fait part, qu'il compare à haute voix les avantages et les inconvénients de tel ou tel rôle, tous se rendent compte que cette nouvelle carrière d'acteur, qui s'ouvre à lui, l'intéresse au plus haut point.


Et il y a une chose dont ils sont certains : quand Kise Ryota se lance dans quelque chose qui lui plaît, rien ne peut lui résister bien longtemps.


Kyoto

Une semaine plus tard


Seijuro s'assoit sur son lit, épuisé par la semaine un peu folle qu'il vient de passer.


Il avait l'habitude de recevoir les félicitations, les honneurs et tout ce qui va traditionnellement avec. Mais là, ça avait pris une autre dimension. Les élèves, les professeurs, ses équipiers, tout le monde l'avait félicité chaleureusement, et c'est la première fois qu'une telle démonstration lui avait fait vraiment plaisir.


Tellement plaisir qu'il avait eu un sourire permanent et un mot pour chacun et il n'avait eu à se forcer à aucun moment. Il avait des anecdotes, des histoires sur les matchs, ses équipiers, son coach pour chacun. Et il était ravi d'avoir autant d'oreilles attentives pour chacune de ses histoires.


Son récit des entraînements avec LeBron James et Stephen Curry avaient fait leur petit effet.


Tout le monde avait été suffisamment ravi de pouvoir l'écouter pour lui faire grâce de leurs réflexions sur le fait qu'il ait changé. Il n'inspire plus la crainte, sa simple présence provoque une énergie, une émulation, une envie de se dépasser, de montrer son meilleur.


Ses équipiers avaient redoublé d'effort à l'entraînement. Avant la Winter Cup, il y a l'Inter High et il compte bien garder sa coupe gagnée l'année dernière. Et maintenant qu'il sait qu'il peut perdre, la compétition avait soudain pris une autre saveur. Il a tellement hâte de se retrouver face à ses anciens équipiers !


Et il a encore plus hâte de pouvoir prendre sa revanche sur Seirin ! Il en vient à souhaiter les retrouver au plus tôt dans la compétition. Il a même l'idée d'arranger un match d'entraînement avec eux mais la distance entre Tokyo et Kyoto ne rend pas les choses faciles. Et il faudra mettre son orgueil de côté pour demander un match d'entraînement à une équipe qui l'a vaincu.


Il a peut-être changé mais pas à ce point.


Son père est sur Kyoto, pour affaires, ce soir, et il l'a invité « à se joindre à lui pour le dîner ». Sa formulation exacte. Il aurait sûrement utilisé la même demande pour voir un de ses collaborateurs.


Il voit déjà la soirée un peu gênante se profiler. Dîner dans un grand restaurant où son père lui demanderait des comptes sur sa semaine de travail comme il l'aurait fait pour une réunion de travail. Comme toujours, il aurait un rapport exemplaire qu'il accepterait d'un hochement de tête.


Une soirée presque aussi réjouissante qu'un rendez-vous chez le dentiste.


Seijuro ferme les yeux un instant. Il se ment à lui-même.


Depuis la Coupe, depuis qu'il changé, il n'arrive plus à museler cet embryon d'espoir qui s'agite dans son cœur à chaque fois qu'il se retrouve seul devant son père.


Mais il se demande bien ce qu'il est en droit d'espérer.


Son téléphone vibre dans sa poche et il regarde avec la plus grande perplexité le message de son père.


Pas besoin de s'habiller formellement.


Alors ça, c'est définitivement différent.


La petite Amélie



Seijuro reste un instant sans voix devant le petit restaurant de la Nouvelle Orléans, perdu dans une ruelle du vieux Kyoto.


Un établissement coloré, chaleureux d'où s'échappe la musique d'un petit orchestre de jazz où le patron, un grand noir au sourire facile, se pose devant son père


C'est … A vrai dire, il ne trouve pas de mots pour décrire la situation.


Alors que le patron sourit et appelle son père par son prénom avant de les inviter à entrer, il pense avoir définitivement basculé dans un autre monde.


Il a l'impression de perdre pied dans ce monde plein de couleurs, avec ces photos, colliers de mardi gras sur les murs, d'odeurs délicieuses et de musique, qui s'ouvre à lui et dans lequel l'accent traînant du patron, qui parle français, prend une toute autre dimension.


Il leur trouve une petite table un peu à l'écart de la scène, qui semble ouverte aux habitués qui s'amusent dans quelques improvisions un peu folles.


Le patron regarde son père et Seijuro n'a pas de mal à déceler autant de plaisir que de tristesse dans son regard :


-Ca fait tellement longtemps, Masaomi, dit-il un peu mal à l'aise. Depuis …

-… depuis la mort de Shiori, termine son père tristement.


Shiori Akashi.


Sa mère.


Mais le patron du restaurant n'est pas du genre à se perdre dans la mélancolie. Ils se font rapidement servir un gombo, beaucoup trop épicé à son goût, dont il essaye sans trop y parvenir à déterminer les différents ingrédients, et qui lui arrache une grimace qui fait rire aux éclats le patron, qui s'invite à leur table.


Son plat change assez vite pour un nouveau gombo sous le regard amusé de la clientèle, un rite de passage pour tous les nouveaux clients comprend assez vite Seijuro.


Mais ce qui l'étonne le plus, c'est que même son père a l'air amusé.


Puis le patron commence à lui raconter tout un tas d'anecdotes sur ses parents. Après un voyage à la Nouvelle Orléans, alors qu'ils étaient encore jeunes mariés, ses parents avaient découvert ce restaurant qui leur avait rappelé l'ambiance incroyable de cette ville, qu'ils avaient adorée.


Ces scènes du passé lui paraissent irréelles. Imaginer ses parents, jeunes et souriants, en savoir plus sur sa mère... Il a presque autant envie de pleurer que de sourire. Mais il veut tout savoir !


-Si ta mère tenait à ce que tu commences très tôt le français, dit son père, c'est parce qu'elle voulait que tu le maîtrises pour le jour où on pourrait aller visiter cette ville incroyable tous ensembles.


Tous ensembles. Comme une famille, pense Seijuro.


Le patron du restaurant est peut-être envahissant mais il sait quand il doit s'effacer.


-Grâce au contrat que j'ai décroché avec les Américains, je dois partir régler quelques papiers à la Nouvelle Orléans pendant tes prochaines vacances. Je me suis dit que ce serait une bonne opportunité pour y passer quelques jours, pour te montrer ce que ta mère aimait tant dans cette ville.


Passée la surprise, Seijuro se dit que ce serait la première fois de sa vie qu'il irait en vacances avec son père. Et qu'il a hâte de découvrir ce que sa mère aurait voulu lui montrer.


Lorsque son père lui demande comment s'est passée sa semaine, ce n'est pas un compte rendu unilatéral qu'il attend comme les autres fois. Il pose des questions, veut en savoir plus et la conversation un peu tendue devient vite naturelle.


Seijuro en vient même à confier à son père qu'il aimerait bien organiser un match d'entraînement contre Seirin mais que la distance entre les deux lycées ne rend en rien les choses faciles.


-Tu pourrais inviter les membres de ton équipe à la maison. C'est largement assez grand pour accueillir tout le monde. J'organiserai le transport. On pourrait faire ça un vendredi, comme ça, tes amis qui le souhaiteront pourront profiter de Tokyo.


Seijuro s'emballe un instant, se projetant dans les préparatifs du futur match et de leur prochaine revanche. Puis il commence à prendre enfin conscience de la situation.


Il était en train de passer une bonne soirée.


Avec son père.



Un mois plus tard

Appartement de Kagami




Kagami n'en revient pas, mais il doit une fière chandelle à Midorima.


Joël lui avait passé un coup de fil pour l'informer que le scrimmage des Cavs aurait lieu ce samedi midi et serait retransmis sur NBA.TV.


Il avait passé quelques coups de fil et organisé une petite fête chez lui et comme c'était un week-end, ils avaient presque tous pu venir. Aomine, Takao et Midorima étaient arrivés en premier les bras chargés de plats préparés par son père suivi de près par Kise et Kuroko.


Depuis la reprise des cours, Kise avait organisé des matchs d'entraînement réguliers entre Seirin et Kaijo et, s'il est toujours aussi collant avec son ombre hors du terrain, pendant les matchs, l'intensité a grimpé d'un cran quand ils se retrouvent face à face. Aomine avait raison, le fait que ces deux-là soient ensemble maintenant les avaient rendu encore plus féroces quand ils se retrouvent l'un contre l'autre sur un terrain. Aucun des deux n'aime perdre.


Puis Tatsuya et Murasakibara étaient arrivés avec assez de provisions pour tenir un siège de deux semaines. Quant à Akashi, qui était arrivé en dernier, il en grande discussion avec Hyuga, bien décidé à mettre en place un match d'entraînement entre Rakuzan et Seirin avant le début de l'Inter-High.


Mais le match allait commencer, volant toute leur attention. Un scrimmage des Cavs avec leur ancienne coach en charge de l'équipe B...


Un match dont ils ne veulent pas louper une miette !


Lincoln West High

Scrimmage des Cavaliers




David Jayn, le coach du lycée n'en revient pas de la chance qu'il a. Son lycée vient d'être choisi pour abriter le scrimmage des Cavs. En trente ans de carrière en tant que coach de l'équipe de basket du Lincoln West High et, malgré un palmarès impeccable, c'est la première fois.


Et comme toujours, les deux coachs du lycée seraient recrutés comme coach assistant pour les deux coachs des deux équipes s'affrontant, Tyronn Lue et les titulaires d'un côté et Louise Hugo et le banc de l'autre.


Au moment du tirage au sort pour désigner qui irait rejoindre qui, il ne peut s'empêcher de répéter comme un mantra dans sa tête...


Pas l'équipe B ! Pas l'équipe B ! Pas …


L'équipe B !


Et merde !


Pour une fois qu'il avait de la chance, il se retrouve dans le camp de ceux qui vont perdre avec au moins cinquante points de retard, assistant d'une gamine de vingt ans alors qu'il était déjà coach avant même qu'elle ne vienne au monde, cette Française.


Au moins, il verrait LeBron James jouer de prês. Même s'il était dans l'équipe adverse. En train de les massacrer.


Heureusement qu'il a des années d'expérience pour cacher sa déception et prend sa place sur le banc au côté de la coach qu'il regarde en détail.


Les cheveux blonds relevés par un peigne représentant le C des Cavs, elle porte une veste aux couleurs de l'équipe, rouge et or, le logo de l'équipe sur le cœur et son nom écrit dans le dos comme pour les joueurs, elle est à peine plus âgée que les petits lycéens qu'il entraîne.


Cette partie allait être un massacre.


Alors que le match commence, il regarde les joueurs de l'équipe B, concentrés et calmes, qu'il connaît bien peu. Mais il faut avouer que même les titulaires de l'équipe avaient du mal à se faire une place dans l'ombre de LeBron James.


Quelques minutes avant le coup d'envoi, Louise les réunit pour un dernier mot.


Louise regarde un à un ses joueurs avant de le présenter aux joueurs :


-Je vous présente le Coach Jayn, le meilleur coach de lycée de la ville et un des meilleurs du pays, qui a mené huit fois son équipe aux nationales et qui les a gagné trois fois. C'est un très grand coach et je suis sûre que toute son expérience nous sera plus qu'utile pour ce match.


Jayn soupire, avec un petit sourire désabusé. Oui il se sent flatté, que la nouvelle coach assistant des Cavs ait pris le temps de connaître son palmarès, et des regards plein de confiance que lui retournent les joueurs.


Il se connaît suffisamment pour savoir qu'il est sensible à ce genre d'attention.


Alors oui, ça l'énerve un peu lui-même mais il finit par acquiescer, de bonne grâce, le rôle qu'on lui confie en pensant que c'est pas à son âge qu'il changerait. Une minute avant, il n'avait pas vraiment envie de s'investir dans cette défaite annoncée. Mais en quelques mots, il a déjà l'impression de faire partie de l'équipe et décide de faire de son mieux.


Ce n'est pas tous les jours qu'on affronte LeBron James...


Louise donne quelques conseils techniques aux joueurs apparemment habitués à ses recommandations de dernière minute. Ils hochent la tête consciencieusement et le match commence à une vitesse incroyable.


L'équipe B joue un basket rapide, fluide, collectif et technique. Leur jeu de passe est impeccable et la réussite aux tirs hors de la raquette leur permet de se maintenir face aux titulaires pendant la première mi-temps.


Mais ils évitent toute confrontation sous le panier.


Il jette un œil au score une minute avant la mi-temps.


51-43


Pour les titulaires.


-Tant que la réussite aux trois points fonctionnera aussi bien, on aura une chance, pense tout haut David Jayn.


On aura une chance ! Tout le monde dans les tribunes commence à penser comme lui. Et comme souvent, le public aime prendre parti pour ceux qui se battent de toutes leurs forces, face à un adversaire plus fort.


Il les regarde avec plus d'attention, Jefferson et Shumpert, les ailiers, Felder le meneur de vingt ans à peine, Mc Rae à l'arrière et Liggings dans la raquette.


-Ils sont encore impressionnés par l'adversaire, dit Louise. Il y a deux-trois petites imprécisions dans leur jeu que l'on paye trop cher...


Au même moment sur le terrain, Simon vole une passe trop imprécise et creuse un peu plus l'écart au score.


53-43


Dix points. Un score qui lui aurait paru plus que raisonnable avant le début du match. Mais plus maintenant.


Pendant la mi-temps, il acquiesce tous les petits points négatifs soulevés par Louise et se permet même d'en rajouter un ou deux. Et non seulement Louise l'approuve, mais leurs joueurs n'en sont que plus motivés à tout donner.


Quand le match reprend, tous les joueurs sont à fond et le public applaudit à tout rompre les deux équipes sur le parquet. Les titulaires sont tout en force et en puissance, le banc est technique et basé sur les passes et le collectif.


Jayn se prend au jeu, encourageant l'équipe B comme il l'aurait fait avec ses propres joueurs.


Mais en face, ils sont meilleurs.


Ses joueurs ne baissent pas les bras, bien au contraire. Malgré l'écart qui dépasse maintenant les dix points, ils se battent sur chaque balle et lorsque le match se termine sur un 100-89, c'est tout le public qui applaudit à tout rompre le spectacle offert.


Jayn s'apprête à féliciter Louise pour ce match incroyable et s'amuse de son sourire crispé.


Alors qu'elle débriefe avec beaucoup de précision le match avec ses joueurs qui ont le même mal à cacher leur déception, il se dit que la nouvelle coach des Cavs déteste perdre.


Et que c'est plutôt de bon augure pour la saison à venir !


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