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Animes-Mangas

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Kuroko no Basket

Un nouveau défi
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 14607
[Publiée le: 2015-11-11]    [Mise à Jour: 2017-02-01]
13+  Signaler Général/Suspense/Amitié Commentaires : 80
Description:
La coupe du monde des moins de dix-neuf ans commence dans un mois et le Japon est prêt à présenter la meilleure équipe de son histoire. Au programme, la réunion de la GM avec quelques ajouts intéressants, du basket, du suspens, de l'humour et plein d'autres choses.

Attention, il s'agit de la suite de "Kise".
Crédits:
Rien à moi
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Cinquante-deux

[3868 mots]
Publié le: 2016-12-07Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Cinq heures de transport pour rentrer chez moi au lieu de vingt minutes... J'ai crû un moment ne pas pouvoir rentrer pour poster ce chapitre!
Mais je suis enfin rentrée et je vous poste ce petit chapitre plein de sourires :-) J'espère que vous avez eu une meilleure journée que moi.

Tokyo

5h23




David Belle réajuste sa steadycam, rehaussée d'un stabilisateur maison qui lui permet de faire ses petites vidéos de parkour avec fluidité.

Et là, il a une bande de nouveaux champions du monde plus qu'enthousiastes et leur coach en face de lui avec un ballon et, pour cadre, les rues d'un Tokyo désert sous les rayons pâles d'un soleil naissant. C'est parfait.

Il tourne la caméra vers lui :


-Aujourd'hui, je vous amène dans les rues de Tokyo avec une amie, Louise Hugo. Rien de moins que la coach de nos grandes vedettes, l'équipe championne du monde des moins de dix-neuf ans de basket, pour un spectacle étonnant. La séance de parkour que je vais vous présenter n'a pas de difficultés particulières mais ce parkour que je vous dévoile ce matin a un petit quelque chose d'unique.


Il place la caméra vers Louise en lui demandant :


-Prête ?


Louise est visiblement nerveuse. Elle avait l'habitude de faire ses petites sessions de parkour avec un ballon mais là, la caméra tourne. Et ses joueurs sont impatients de voir ce dont elle est capable.


-Si je me plante, tu détruis cette vidéo...


David Belle acquiesce avec un grand sourire et s'éloigne un peu pour la laisser se préparer.

A bonne distance, il se tourne vers sa caméra et murmure :


-Et comme vous pouvez le constater, dit-il sur le ton du secret, Louise ne sait pas vraiment qu'on est en live...


Aomine et Kagami, qui écoutent d'une oreille, rigolent comme des idiots avant de se faire fusiller du regard par Belle, qui leur fait signe de se taire, frénétiquement.

Son parkour, c'est celui qu'elle avait emprunté pendant ses joggings matinaux, elle le connaît par cœur et avait repéré chaque endroit où elle pourrait jouer et faire rebondir son ballon.

Louise glisse ses écouteurs dans ses oreilles, se concentrant sur la musique pour oublier la caméra, et les regards tournés vers elle.

Un vieux Daft Punk dont elle n'arriverait jamais à se lasser, pense-t-elle en souriant avant de s'élancer.

Sur son trajet, il y avait une série de bancs, d'escaliers et un parapet permettant un petit saut ainsi qu’un mur immense où elle pourrait faire deux trois choses sympas. Une petite séance de parkour modeste mais qui prend une autre dimension avec un ballon dans la main.


Gérer le ballon, c'est autant une question de rythme que de calculs.


Pour le rythme, elle fait confiance à la musique. Pour le calcul, elle a suffisamment repéré les lieux pour y arriver. Elle sait même exactement où elle veut l'arrêter.


Et tout se déroule parfaitement jusqu'à son arrivée sur un terrain de basket où elle met toute son attention dans un dribble rapide et un trois points que Midorima acquiesce d'un petit hochement de tête.


Louise détache ses écouteurs et se tourne à la fois soulagée de ne pas s'être ridiculisée et heureuse d'avoir mené parfaitement sa petite démonstration.


Un seul regard à David et à ses joueurs lui donne envie de sourire. Elle peut presque lire en toutes lettres dans leurs yeux « à mon tour ! »


Un petit rire échappe à Louise :


-Vos coachs vont me détester !


Appartement des Kise

Le soir-même




Devant la porte d'entrée de l'appartement des Kise, Kuroko hésite.

Les derniers mots que lui avait glissés Kise à la soirée chez les Midorima résonnent encore à ses oreilles.

« J'ai hâte qu'on puisse fêter ça, rien que tous les deux. »

Rien que tous les deux...

Il n'est pas naïf au point de ne pas savoir ce que Kise attend. Et lui aussi est impatient de pousser un peu plus l'exploration de ce qu'il s'était autorisé à faire en pleine compétition.

Mais ça ne le rend pas moins nerveux pour autant.

Entre deux garçons, tout est différent, rien n'est naturel. Et il a un peu peur de la place que lui réserve Kise dans leur histoire.

Aux yeux de tous, il ressemble plus à une fille qu'à un joueur de basket.


Il se surprend à appuyer sur la sonnette, sans vraiment s'en rendre compte.


-Entre!


L'invitation de Kise à entrer lui parvient, assourdi par la lourde porte en bois, qu'il pousse pour découvrir un véritable champ de bataille dans la cuisine.


Kise est en train de surveiller d'un air expert tout un tas de casseroles fumantes et de plats en train de cuire...


-Est-ce que je rêve ou est-ce que ce sont les plats de Monsieur Midorima ? Dit Kuroko déjà impatient de tout goûter.


Kise observe avec intérêt l’œil pétillant de Kuroko en se disant que cela valait bien tous ses efforts.


-Juste deux plats, il nous a donné, à Akiko et moi, pour notre crémaillère, deux de ses incroyables recettes. C'est un peu long à préparer mais j'ai tout fait pour que ce soit réussi!

-Ça sent déjà incroyablement bon, dit Kuroko qui n'a plus rien d'inexpressif.


Le reste de la soirée s'enchaîne naturellement et la tension de Kuroko se fond lentement dans la liste des plats préparés par Kise et finit, presque, par disparaître devant le milkshake à la vanille qu'il lui présente.


Ce soir, il y a un match des Cavaliers contre les Raptors, un match de la summer league où ils avaient hâte de voir LeBron James et Lucas affronter l'équipe de Toronto.


Kise en profite un peu pour se rapprocher, et passer un bras sur les épaules de Kuroko, qui le laisse faire en tentant de faire taire sa nervosité.


Une tentative assez pathétique, que Kise n'a pas de mal à percer.


-Kurokocchi, dit-il en plongeant ses yeux dorés dans les siens, tu sais que je ne te forcerais jamais à faire quoi que ce soit.


Kuroko se mord les lèvres, se sentant ridicule d'être aussi transparent, et mal à l'aise avec quelque chose qui aurait dû être naturel. Quel idiot !


-J'en ai envie aussi, dit-il. Mais …


Kuroko ne sait pas trop comment finir cette phrase.


-Je sais que non seulement une première fois, dit Kise, est rarement parfaite et qu'entre garçons c'est compliqué, pour ne pas dire douloureux. Alors je m'étais dit qu'on aurait tout un week-end pour s'en remettre, dit-il en souriant. J'ai cuisiné pour quinze et j'ai assez de films, de séries et de matchs de basket pour qu'on n'ait pas à bouger du canapé en se lamentant comme des petits-vieux...


Les yeux de Kuroko s'agrandissent de surprise...


-Et je me rends compte en disant ça, dit Kise, gêné au plus haut point, que c'est la proposition la moins romantique du monde...


Kise se frappe le front de la paume en murmurant « Quel idiot ! » pendant que Kuroko rigole en exorcisant toute sa tension.


-J'avais un peu peur que tu me voies comme une fille, enfin je veux dire...

-Faut arrêter de lire les romances pour gamines, Kurokocchi, se moque Kise avec un grand sourire. C'est pas parce que t'es le plus mignon de nous deux que tu dois assumer le rôle de la fille !

-Je ne suis pas le plus mignon, dit Kuroko, en boudant.

-Bien sûr que si, rigole de plus belle Kise, en se rapprochant encore un peu plus.


Mais cette fois, Kuroko n'a plus peur. Oui, ce n'est pas romantique, mais ce n'est pas compliqué non plus. Mais c'est toujours aussi excitant. Et ça lui plaît.


-Et je sais de quoi je parle, continue Kise. J'ai déjà tout vu sous la douche !


Les yeux de Kuroko s'agrandissent un peu plus devant l’effronterie de Kise mais il n'est plus du tout mal à l'aise. Ce serait sûrement douloureux mais ce serait aussi incroyable et simple.


-Kurokocchi, dit plus sérieusement Kise, si, un jour, on doit suivre des règles, ce sera les nôtres.


Les yeux de Kise s'illuminent d'une nouvelle lueur plus intense et plus sombre que celle qui animait ses yeux quand il se retrouvait face à un défi à sa hauteur sur le parquet.


-Là, ici et maintenant, j'ai envie de toi.


Le cœur de Kuroko saute un battement lorsque Kise lui prend la main.


-Mais si tu n'es pas prêt, si tu …

-Kise kun, l'interrompt Kuroko d'un baiser, tu parles trop...



Une petite heure plus tard



Kise et Kuroko sont assis dans le canapé, dans les bras l'un de l'autre, alors que le match allait commencer, un sourire idiot sur les lèvres.


-C'était pas si douloureux que ça, dit Kise...

-Un peu quand même, grimace Kuroko.

-Mais c'était bien quand même...

-Un peu rapide, réplique Kuroko d'un ton moqueur. Mais bien quand même, finit-il par avouer avec un sourire un peu trop grand.

-On peut que s'améliorer, dit Kise en se collant un peu plus à Kuroko alors que le match allait commencer. Il faudra qu'on s'entraîne...

-Ca tombe bien, souffle Kuroko, j'adore m'entraîner.




Appartement de Kagami

Au même moment




Kagami sourit en regardant Aomine s'appliquer avec le regard d'un enfant qui chercherait à colorier sans dépasser les lignes sur sa feuille de coloriage.

Impatient comme rarement, il avait voulu commencer, tout de suite, les cours d'anglais. Ils avaient fait quelques uns contre uns dans l'après-midi et Kagami l'avait invité chez lui pour travailler et regarder le match des Cavs. Il en avait profité pour évaluer un peu son niveau en anglais. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a du pain sur la planche !

Mais Aomine est plus que motivé alors il devrait vite progresser. Au moins à l'oral.


Regarder des matchs sur une chaîne américaine allait l'aider.


-Le match va commencer, dit Kagami. On finira ça plus tard.


Aomine relève la tête de son exercice, prêt à foncer voir le match. Il a autant envie de voir LeBron James progresser sur le terrain que Lucas face aux Canadiens.


-Tu te rends compte que notre coach va devenir la coach des Cavs ! S'exclame Kagami.

-Je donnerai cher pour assister aux premiers entraînements !

-En tout cas, y en a un qui est heureux, dit Kagami en apportant deux assiettes pleines du wok qu'il avait préparé.

-Alors qu'elle est même pas encore à Cleveland !


Le match n'avait pas commencé que déjà tous pouvaient voir qu'un joueur des Cavs est plus motivé que les autres. Lucas, qui fait partie du cinq de départ, ne tient plus en place et son coach est obligé de le rappeler à l'ordre.


-Il va en faire qu'une bouchée des Raptors! S'exclame Kagami, impatient d'entendre le coup d'envoi.

-C'est quand même dommage que Kise et Tetsu n'aient pas pu venir voir le match, dit Aomine. C'est notre dernier week-end avant la reprise des cours.


Kagami jette un regard suspicieux à Aomine. Se pouvait-il qu'il n'ait pas compris ? Sérieusement...


-Je crois qu'ils avaient mieux à faire, dit Kagami.

-Mieux à faire que regarder un matchs des Cavs' ? Demande Aomine en train de sérieusement se demander ce qui pouvait être mieux que regarder LeBron James évoluer sur un terrain !

-T'as vraiment pas compris ?

-Compris quoi ? Demande Aomine.

-Sérieusement ? Se moque Kagami.

-Oui, s'énerve Aomine, sérieusement répète-t-il en détachant chaque syllabe.

-T'as pas remarqué que Kise ne dormait pas dans sa chambre depuis au moins une semaine à l'hôtel.


Aomine fronce les sourcils en se rappelant la première nuit à l'hôtel où il avait surpris Kise devant la porte de Kuroko.


-Kise fait des cauchemars, dit-il. Il voulait aller dans la chambre de Tetsu parce qu'avec lui, il arrivait à dormir. Et…

-Moi, je ne crois pas que ce soit à cause de cauchemars qu'ils passaient ses nuits dans la chambre de Kuroko..

-Tu veux dire que …., dit-il alors qu'il commence enfin à assembler les pièces du puzzle.

-Yep ! S'amuse Kagami.

-Nooon...

-Siiiii ...

-Ben, merde. Je trouve que c'est presque injuste, dit Aomine avec une étrange grimace.


Les yeux de Kagami s'agrandissent d'horreur alors qu'il se tourne vers Aomine.


-Aomine, me dis-pas que ça te dérange! Je sais que ...

-Mais non idiot ! Je m'en fous de qui couche avec qui. Ce que je trouve injuste, c'est que Kise pourrait avoir toutes les filles qu'il veut. Et il choisit Tetsu.


Kagami rigole en regardant de nouveau l'écran où Lucas vient de laisser sur place deux adversaires avant de faire une passe incroyable à son capitaine.


-C'est un peu, continue Aomine en boudant un peu, comme si on avait confié les clés d'une pâtisserie à quelqu'un qui les refuse en disant « Non, désolé, j'aime pas les gâteaux ! »


Alors que LeBron fait trembler le panier adverse avec un dunk qui ouvre le score du match, Aomine, encore en train de digérer la nouvelle, continue son monologue :


-Si ils sont heureux comme ça, c'est cool.


Kagami acquiesce d'un hochement de tête convenu.


-Et les prochains matchs Kaijo/Seirin vont être encore plus intéressants, continue rêveusement Aomine.


Cette fois, c'est Kagami qui réfléchit en silence aux paroles d'Aomine.


Manoir Akashi

Le lendemain


Dans l'immense parc de la propriété de la demeure familiale des Akashi, le chef de famille pose une main sur la pierre froide de la tombe de sa femme.


Demain matin, son fils repart pour Kyoto, et Rakuzan, et il aurait aimé tenter quelque chose, n'importe quoi. Une façon de lui parler, de faire un pas vers lui. Mais rien. Il n'avait rien fait. Parce qu'il ne savait pas comment faire.


Parler à ses collaborateurs, mener un conseil, négocier, il sait faire.


Mais parler à son fils ?


Il ne sait même pas par où commencer.


Si seulement tu pouvais me donner une piste ? Pense-t-il en posant sa deuxième main sur le marbre froid.


-Père ?


Arraché à ses pensées, il manque de sursauter en voyant son fils dans son dos.


-Seijuro ? Qu'est-ce que tu fais-là?


Mais quel idiot !


Pourquoi pas : est-ce que tu as fini tes devoirs ?!


-Je voulais juste parler un peu à mère, dit-il simplement.


Ta mère aurait préféré que tu passes ton temps avec tes amis plutôt qu'à payer tes respects devant une tombe, pense-t-il.


-A moi aussi, elle me manque, dit-il tristement.


Peu habitué à voir son père aussi vulnérable, un mot qui paraît si étrange même dans son esprit, Seijuro regarde son père sans oser dire quoi que ce soit.


-Je pense que ta mère n'aimerait pas que l'on soit là, tristement penchés sur cette pierre froide. Elle aimait sourire, la musique, les voyages, te voir jouer au basket. Elle aurait été tellement fière de toi.

-On a gagné la Coupe, dit Seijuro en souriant, un tout petit peu moins mal à l'aise.

-Ce n'est pas parce que tu as gagné qu'elle aurait été fière, mais parce que tu as donné ton maximum à chaque instant sur le terrain pour ton équipe, pour tes amis.

-Merci, père.


C'est peut-être le premier merci sincère qu'il lui adresse et, pendant un instant éphémère, le père et le fils sont aussi surpris l'un que l'autre.


Alors qu'il raccompagne son fils vers le manoir, Masaomi pense que, même s'il est modeste, c'est tout de même un début.



Trois jours plus tard

Hôtel Okura



Stéphane ne repart que demain pour San Antonio et avait décidé d'aider Louise à régler les détails de son contrat. Il avait appelé son agent qui avait pris le premier avion pour s'occuper du dossier.


Thomas s'occupe de tous les joueurs français en NBA et c'est bien la première fois qu'une des personnes qu'il représente lui demande d'assister aux négociations.


Il regarde Louise en soupirant :


-Sur une échelle de un à dix, vous situez à combien votre envie de prendre ce poste.


Il n'a pas besoin d'entendre sa réponse et l'interrompt avant même qu'elle ouvre la bouche. Avec un regard pareil, elle est au moins à onze.

Ça allait être très facile de négocier avec son client à côté qui donnait l'impression qu'elle était prête à tout pour obtenir son job.


-Si vous voulez vraiment assister aux négociations, dit-il, promettez-moi que vous ne direz pas un mot.


Louise acquiesce d'un hochement de tête silencieux pour montrer qu'elle avait compris. Satisfait, Thomas lui prend le bras et se dirige vers le bureau où l'attendait le patron des Cavaliers et son trésorier.


- Je sais que cette équipe vous tient à cœur, mais en dessous de dix, dit-il, j'aurais eu d'autres propositions à vous montrer.


Louise observe sans un mot la négociation et c'est presque comme regarder un film étranger dans une langue proche de la vôtre, on comprend quelques mots, les intonations nous donnent des indications mais dans le détail, ça reste globalement flou...


-Je vous propose un contrat classique, dit le trésorier, une base de deux, quatre pour deux, plus 3c par an avec une option pour un renouvellement.


Thomas rigole et personne ne paraît offensé.


-A moins de vingt pour deux, je crois qu'on ira tenter notre chance ailleurs.

-Dix...

-Quinze !

-Douze …

-Treize et deux c par an.

-Treize et trois c. Par an. Non négociable.


Thomas réfléchit un instant. Il sait reconnaître le moment où il atteint les limites de ce qu'il peut obtenir. Il est payé pour ça. Il accepte donc le deal d'une franche poignée de main. Cette fois, Louise, même si elle n'a rien compris à leur négociation, est sûre d'une chose, elle allait être la coach assistant d'une des plus grande équipe du monde et son sourire en dit plus long que n'importe quel discours.


-Je suis curieux, avoue Thomas à son interlocuteur, trois c, c'est une proposition que vous feriez aux joueurs. Pas au coach. Alors pourquoi ?

-Elle est jeune, c'est une fille et elle est blanche. Autant dire presque aussi rare dans le milieu qu'un stade vide pour une finale. Et la petite vidéo de parkour, qu'elle a faite il y a trois jours, a fait un tel buzz qu'on a déjà eu trois nouveaux sponsors qui sont prêts à signer un gros chèque si elle apparaît dans une de leur pub.


Louise commence à comprendre que 3c, c'est 3 commercials, autrement dit trois spots de publicité pour ces fameux sponsors. Les sponsors en NBA n'apparaissaient pas sur les maillots des joueurs comme en Europe mais les joueurs assuraient des publicités pour leurs sponsors tous les ans.


Les publicités HEB des Spurs l'avaient toujours fait beaucoup rire.


Elle ne sait pas trop quoi penser du fait qu'elle allait en devoir faire trois par an pour les Cavs.


-Au fait, demande-t-elle à Thomas, qu'est-ce que ça veut dire exactement Treize pour deux ?

-Treize millions pour deux ans, dit-il comme si c'était une évidence, un beau deal pour un premier contrat. Et ils ont une option sur vous pour un renouvellement, ce qui veut dire que s'ils vous offrent la même chose qu'une autre équipe dans deux ans, vous devez les privilégier.


Les yeux de Louise s'agrandissent de stupeurs... Treize millions en deux ans ! C'est complètement démesuré ! Complètement fou !


-Vous savez, j'avais une offre à dix des Lakers pour vous. Treize, c'est vraiment pas mal.


Alors qu'il lui raconte son rôle et la façon dont il pourrait l'aider pour sa future carrière, qu'il s'occuperait de toute la paperasse et qu'elle avait dix jours avant de commencer son poste, son esprit reste bloqué sur ces derniers mots... Oui, treize c'est vraiment pas mal.



Extra scene

Bien plus tard

Humamis Commercial


For every mission, we've got you a pro.


Dans la salle de réunion de la petite agence d'intérim Humamis, trois collaborateurs se regardent comme des conspirateurs en train de fomenter un complot des plus complexes.


-Cette fille, dit le plus grand d'entre eux …


Il pose un dossier complet où apparaît la photo de Louise bien visible sur la première page portant un chemisier aux couleurs des Cavs avec le logo bien visible de la NBA sur le cœur.


-… elle est vraiment capable de tout.


La flamme du challenge pétille dans le regard des trois conspirateurs.


-On va la mettre au défi.


L'image change et le plus grand des trois dit à Louise qui attend sagement sa mission :


-Votre mission est de faire gagner les championnats du monde de basket à la France.

-Bien, dit-elle sans trahir la moindre émotion en hochant la tête mécaniquement.


Dans la salle de réunion, le plus grand des collaborateurs pose un journal où s'étale en gros titres la victoire de la France devant une assemblée qui s'est un peu étoffée.


-Ramène le globe, dit-il.


Dans le bureau, c'est l'effervescence « Le globe ! Le globe !» alors qu'il apparaît et tournoie à toute vitesse. Le chef l'arrête dans sa course et désigne du doigt un pays au hasard.


Le Japon.


Le sourire de connivence des conspirateurs s'agrandit dans la même seconde.


Là, c'est sûr, ils vont la coincer !


Et là scène se répète, Louise est toujours aussi expressive qu'un Droopy au comble du bonheur en prenant sa mission et le plus grand des collaborateurs arrive dans le bureau avec un journal qui montre en une « La première victoire du Japon en Coupe du Monde de Basket ! ».


Cette fois, tous les membres de l'agence laisse échapper un même soupir, à deux doigts de déclarer forfait lorsque l'un d'entre eux a une idée.


Il arrive devant Louise :


-Votre mission est de faire perdre les Cavs'.


Et pour la première fois, Louise se mord les lèvres nerveusement. Elle réfléchit longuement à sa future mission en passant une main derrière la nuque en faisant une moue comique avant de prendre la parole :


-L'équipe de Cleveland ?

-Oui.

-Avec le grand LeBron James ?

-Oui.


Louise réfléchit avec un air des plus comiques pour quelqu'un qui n'avait montré aucune émotion jusqu'à présente.


-Non, dit-elle en secouant résolument la tête. Je ne prends pas les missions impossibles.


Et le slogan de l'entreprise apparaît à l'écran un peu modifié.


For ALMOST every mission, we've got you a pro.



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