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Animes-Mangas

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Kuroko no Basket

Un nouveau défi
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 14495
[Publiée le: 2015-11-11]    [Mise à Jour: 2017-02-01]
13+  Signaler Général/Suspense/Amitié Commentaires : 80
Description:
La coupe du monde des moins de dix-neuf ans commence dans un mois et le Japon est prêt à présenter la meilleure équipe de son histoire. Au programme, la réunion de la GM avec quelques ajouts intéressants, du basket, du suspens, de l'humour et plein d'autres choses.

Attention, il s'agit de la suite de "Kise".
Crédits:
Rien à moi
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Quarante-six

[3623 mots]
Publié le: 2016-10-19Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Le jour de la finale ...

Jour de la finale

Salle commune de l’hôtel Okura

07h02

 

La finale n’a lieu que dans la soirée et Louise, déjà prête pour son jogging matinal, a dit à ses joueurs de profiter de leur matinée pour être en forme pour les derniers préparatifs.

Lentement, presque méthodiquement, comme un rituel, elle lace ses chaussures, attache ses cheveux et glisse ses écouteurs dans ses oreilles.

En relevant la tête, elle tombe nez à nez avec Stéphane qui l’attend, déjà prêt pour courir, comme il l’avait fait avant chaque match important qu’ils aient jamais joué.

Elle lui fait signe de le suivre tout en continuant à écouter la musique que Lucas lui avait envoyé. Son ami ne s’en formalise pas, il sait qu’elle a besoin de se sentir dans sa bulle avant un grand match et qu’elle accepte avec gratitude son soutien tacite. Il la suit en silence dans les allées du parc qui se trouve à deux pas de l’hôtel.

L’équipe est prête. Son plan aussi.

Les images du match que lui a donné Ginobili tournent en boucle dans sa tête.

Elle sait qu’elle ne peut pas tout anticiper. Les limites du jeu de Davis, elle devrait les découvrir en jeu. Mais elle sait aussi que son équipe a le répondant et la volonté pour affronter tous les adversaires qui se dresseront devant elle.

Elle connait les deux issues à ce match. Elle les connait parfaitement.

La victoire, un bonheur absolu, une déferlante grandiose qui renverse tout sur son passage, un sentiment aussi vertigineux qu’enivrant.

Elle n’a qu’à fermer les yeux pour se souvenir des sourires extatiques de ses équipières, des acclamations délirantes de la foule qui les avaient soutenues à bout de bras, debout pendant les deux incroyables prolongations et de cette victoire arrachée à la meilleure équipe du monde.

La défaite par contre, c’est un coup de poignard qui vous surprend si près de l’exploit, cette sensation abominable de n’avoir qu’effleuré les portes d’un paradis à tout jamais inaccessible. C’est presque une douleur physique qui vous paralyse et finit par s’estomper lentement pour ne laisser qu’une amère désillusion qui vous rend pathétique d’avoir tant espéré.

Ce simple souvenir lui fait perdre son rythme et elle ralentit sa foulée en fermant un instant les yeux quand Stéphane pose une main sur son épaule.

Elle le remercie d’un hochement de tête et retire ses écouteurs.

Elle lui fait signe de le suivre chez un petit fleuriste qui se trouve à deux pas de l’hôtel. Louise hésite un instant et se décide pour quelques brins de muguet que la petite fleuriste lui tend tout en refusant catégoriquement qu’elle les paye.

Stéphane sourit parce que la vieille dame qui lui tend les fleurs en lui souhaitant bonne chance pour le match de ce soir a reconnu Louise dès la première seconde où elle est entrée dans sa boutique.

Une fois sortis, Louise observe les fleurs :

            - C’est le porte bonheur du jour des cancers, dit-elle, une fleur blanche.

Stéphane acquiesce, Joël lui avait expliqué la succession des porte-bonheurs de l’arrière japonais mais cela ne le surprend pas. Les superstitions sont monnaies courantes dans le petit monde du basket et malheur à celui qui s’en moque.

            - Le muguet, dit Louise, c’est la promesse du renouveau, la victoire du printemps sur l’hiver.

Un bon présage, pense-t-elle, définitivement un bon présage.

 

Salle commune des Etats-Unis

Au même moment

 

Miller regarde perplexe le colis qu’on vient de lui livrer. En fait, non pas vraiment. C’est un colis pour Lasalle et il est pour le moins étrange.

Non seulement le colis est entouré de signes, de dessins et d’écritures étranges entrelacés dans une sombre procession qui semble danser tout autour du colis et il a comme l’impression qu’une étrange odeur s’en dégage.

Dans son dos, Davis regarde le colis avec un petit sourire convenu.

Apparemment, lui, il sait de quoi il s’agit.

Une question qui l’intrigue autant que tous les joueurs qui observent le paquet avec autant de curiosité que de prudence.

            - Marcus ! s’écrit Miller.

Le grand pivot arrive dans la salle et regarde le paquet qui l’attend en soupirant.

Au même instant, son téléphone vibre dans sa poche…

Pile au bon moment, marmonne-t-il, en prenant le téléphone en s’excusant auprès de son coach parce qu’il « doit absolument prendre ce coup de fil ».

Médusés, le coach et toute l’équipe se tournent vers lui, attendant une explication.

A peine a-t-il glissé son portable à son oreille, qu’il a l’air d’un petit garçon réprimandé par ses parents alors qu’il aligne les demi-mots face à un interlocuteur des plus volubiles en baissant la tête un peu plus à chaque seconde.

            - C’est un petit cadeau de Grand-mère Lasalle, souffle, amusé, Davis…

Dans la seconde, Marcus se tourne vers lui avec quelques mots bien sentis que lui seul comprend.

Et lorsque Lasalle peut enfin placer quelques mots face à son interlocuteur au bout du fil, personne, à part Davis, n’en comprend un traitre mot. Mais tout le monde se rend compte que Marcus est gêné au plus haut point.

Et personne n’avait jamais vu Lasalle aligner autant de mots, encore moins des mots incompréhensibles et se montrer aussi mal à l’aise. Tous pensaient que rien ni personne ne pouvait décontenancer l’immense pivot.

Lorsqu’il raccroche, il ouvre avec la plus grande précaution le paquet et tous, son coach le premier, se penchent avec la plus grande curiosité pour découvrir ce qu’il s’y cache.

Le colis renferme deux amulettes de bois noir et torturé remplies de symboles cabalistiques qui renferment à eux seuls tous les mystères des bayous de Louisiane et Marcus en prend un délicatement dans les mains avant de se tourner vers Miller :

            - Coach, dit Marcus, j’ai plus peur de ma grand-mère que de vous, alors si vous n’acceptez pas ce grigri, je suis mort.

Miller tend la main sans trop savoir pourquoi et Lasalle disparait sans demander sans reste.

Davis s’excuse rapidement auprès de son coach et le suit rapidement.

La première fois qu’il avait rencontré la grand-mère de Marcus, il avait à peine dix ans et il avait joué pour la première fois avec son petit-fils qui le dépassait déjà d’une tête sur le terrain de basket du bout de leur rue.

Et dès la première minute, leur complémentarité avait explosé sur le terrain.

Contrairement à tous ceux avec qui il avait jamais joué, Marcus ne l’avait pas regardé de haut et avait utilisé à fond tous ses atouts.

La grand-mère de Marcus, une toute petite femme au regard intense les avaient regardés jouer avec beaucoup d’attention. A la fin du jeu, elle s’était approchée d’eux et leur avait parlé.

Nate n’avait pas tout compris, la grand-mère de Marcus ne parlait que le créole, une langue encore très utilisée dans les quartiers les plus pauvres de la Nouvelle Orléans. Mais il avait compris l’essentiel.

Elle leur avait dit qu’ils joueraient ensemble tant qu’ils pourraient tenir un ballon.

Elle avait ajouté d’une voix étrange qu’un jour, ils rejoindraient les Pélicans et que la Nouvelle Orléans gagnerait tout grâce à eux. Et qu’elle était ravie de savoir qu’elle verrait de son vivant son équipe gagner la coupe de la NBA un jour… preuve qu’on pouvait pratiquer les rites les plus étranges de la Louisiane et être fan de basket.

Les deux gamins avaient rigolé parce que tout le monde savait que l’équipe de la Nouvelle Orléans s’appelait les Hornets.

Et il y a trois ans, alors que les deux amis venaient de se faire qualifier pour faire partie de l’équipe junior des USA, les Hornets de la Nouvelles Orléans changèrent de nom pour devenir les Pélicans.

Les Pélicans de la Nouvelle-Orléans…

Ce jour-là, ils avaient décidé de ne plus jamais douter de grand-mère Lasalle.

Et ça les arrangeaient bien car rejoindre l’équipe locale et les mener au plus haut niveau avait toujours été leur rêve le plus fou.

Nate rentre dans la chambre de Marcus et s’assoit à ses côtés sur son lit :

            - Je suppose qu’il est pour toi le second, dit-il en montrant le grigri qu’il porte dans la main.

Mais Marcus nie de la tête.

            - Pour moi alors? tente-t-il.

De nouveau son ami secoue la tête.

            - Pour un membre de l’équipe ?

            - Non.

Nate attend perplexe sa réponse, ne sachant plus trop quoi suggérer.

            - Grand-mère a dit que l’un de nos futurs équipiers serait sur le terrain et qu’il n’est pas dans notre équipe. Elle ne sait pas qui c’est mais elle sait que si leur coach ne porte pas ce second grigri, l’un de nous trois serait blessé. Et que rien de ce qu’elle a vu ne se réaliserait …

            - Et moi qui croyais que c’était pour qu’on gagne…

            - Non, elle a dit qu’on avait pas besoin de chance pour gagner.

Nate rigole un instant, il reconnait bien là la grand-mère Lasalle. Quant à ses prédictions, inutile de demander à Marcus s’il y croyait, cela reviendrait à l’insulter. La seule chose qui lui traverse l’esprit à l’instant, c’est qui ? Qui pourrait bien être leur futur équipier qui permettrait un jour à la Nouvelle Orléans de monter sur la plus haute marche du podium de la NBA ?

Lui-même passe en revue les joueurs japonais dans sa tête.

            - Il a intérêt à nous éblouir, notre futur équipier, dit Nate.

            - Pas trop quand même, rétorque dans un souffle Marcus.

Les deux amis étouffent un petit rire nerveux.

            - Grand-mère a dit qu’on saurait qui c’est avant la fin du match.

Les deux amis restent un instant perplexe mais pas assez pour douter. Jamais encore la grand-mère de Marcus ne s’était trompée.

            - Alors si je comprends bien, tu dois donner ça, s’amuse Nate en regardant l’amulette, à leur coach.

            - M’en parle pas …

 

NHK World

Une journaliste sourit à la caméra avant de montrer la lente procession qui attend patiemment à l’extérieur du gymnase.

            - Ce soir, commence la journaliste, aura lieu la finale de basket de la coupe du monde des moins de dix-neuf ans et c’est la première fois que le Japon accède à ce niveau de la compétition. Le public, déjà nombreux lors des matchs précédents, a pris d’assaut le grand gymnase de Tokyo pour assister à ce moment historique dans l’histoire du basket japonais.

Des images du dernier match contre l’Argentine passent à l’écran.

            - Déjouant tous les pronostics dès le premier match, l’équipe du Japon menée par Akashi Seijuro, a battu tour à tour trois des plus grands favoris du tournoi.

Cette fois, c’est une compilation des meilleurs moments de leurs trois matchs, contre l’Espagne, la France et l’Argentine qui passe.

            - Les organisateurs de la coupe ont décidés de réserver des places VIP aux familles des joueurs ainsi qu’à certains invités prestigieux des deux équipes. En effet, depuis les premiers matchs, les deux vedettes de la NBA, LeBron James et Stephen Curry, ont fait savoir qu’elles suivaient la compétition et ont été invitées à suivre le match.

Les fameux tweets des deux stars apparaissent à l’écran.

            - La FIBA a donc organisé une petite réception pour les familles des joueurs présentes lors du match et les deux stars juste avant le match.

Cette fois, des images de la préparation d’un immense buffet dans une salle de réception des plus classieuses apparaissent.

            - Le Japon arrivera-t-il au bout de l’exploit qu’il a amorcé avec sa première victoire contre l’Espagne, une des équipes les plus en vue dans ce tournoi ? Ou chutera-t-il avant d’atteindre la dernière marche du podium face aux ultra-favoris, ceux que tous voient déjà vainqueurs, les Etats-Unis ?

Les images de la demi-finale contre la Serbie montrent toute la force du jeu offensif des Américains.

            - Personne ne le sait, répond la journaliste. Mais ce dont je suis sûr, c’est que tous les Japonais, où qu’ils soient, dans leur salon en train de regarder le match en famille ou avec leurs amis, dans les tribunes en train d’applaudir les joueurs sur le terrain ou à l’autre bout du monde, seront là pour soutenir leur équipe.

La caméra reste sur la journaliste dont les yeux semblent s’être illuminés. Elle ne lit plus le prompteur, elle a perdu le ton lisse et calme du journaliste qui annonce les nouvelles du jour.

Non, elle regarde la caméra comme si elle cherchait à capter l’attention de tous.

Comme si elle voulait les convaincre à tout prix.

            - Je voudrais adresser un message personnel à tous les membres de cette équipe du Japon.

Sur le plateau, la journaliste ignore complètement les regards affolés de ses collègues.

            - De la première minute du premier match à la dernière seconde de votre demi-finale, vous m’avez fait vibrer, vous nous avez fait vibrer et rêver. J’ai confiance en vous, on a tous confiance en vous. A chaque seconde de cette finale, à chaque moment de doute, à chaque moment de joie, à chaque attaque, sur chaque action, nous serons tous à vos côtés. Vous nous avez rendus fiers de notre basket et de nos couleurs !

La journaliste glisse une écharpe aux couleurs du Japon autour de son cou avec un grand sourire.

- Alors, allez-me gagner cette coupe !

 

Réception organisée par la FIBA

2h avant le coup d’envoi

 

La petite fête organisée par la FIBA où les familles des joueurs étaient invitées bat son plein.

Les deux stars américaines sont surprises de voir que seuls les rares parents des joueurs américains présents leur ont adressé la parole. Les parents des joueurs japonais, beaucoup plus nombreux, gardent une distance plus que raisonnables avec eux, comme s’ils cherchaient à ne pas les importuner.

            - Ils ne sont peut-être pas très fans de basket, pense tout haut Stephen Curry.

LeBron James, partagé entre l’idée que cette attitude est à la fois reposante et un peu blessante, ne se pose pas la question très longtemps. Surtout quand il voit son équipier et Joël parler librement aux parents de l’arrière japonais et avec une jolie blonde qui devait être la sœur de l’ailier blond.

            - Bonjour messieurs.

Les deux as américains sursautent en voyant apparaître devant eux une petite femme aux cheveux clairs qui ne peut être que la mère du petit passeur et qui leur tend la main avec un petit sourire discret.

Trop heureux de ne plus être ignorés, les deux Américains la saluent chaleureusement et ne tarissent pas d’éloges sur son fils, racontant en détail ses exploits pendant leur petit entraînement. Et au fur et à mesure qu’ils parlent et que le discret sourire de Madame Kuroko s’agrandit, un à un, les membres des familles des joueurs s’approchent.

La pudeur tout japonaise des parents des joueurs n’a au final pas tenu si longtemps et les Américains se rendent vite compte que si tous les parents présents ne sont pas forcément accrocs au basket, tous s’y connaissent plutôt bien.

Et que ce n’est définitivement pas la pudeur qui a empêché le père de Kagami de venir les aborder et d’écouter avec beaucoup d’enthousiasme tout ce qu’ils peuvent lui dire sur son fils mais un respect encore plus grand que son sourire. Stéphane se joint à la discussion pour expliquer avec beaucoup de détails l’intérêt manifeste de sa coach pour son fils.

Les deux as américains parlent à tous, gardant un mot et un sourire pour chacun.

Ils s’amusent de voir l’immense famille, immense dans tous les sens du terme, de Murasakibara. Son père est encore plus grand que lui et tous ses frères et sœurs couvent du regard le buffet avec la même lueur gourmande que leur frère aurait sûrement eu face à une telle débauche de nourriture.

LeBron James se dit que l’équipe du Japon allait trouver de bonnes recrues dans les années à venir si les petits frères et sœurs d’Atsushi se décident à se mettre aussi sérieusement au basket qu’ils s’attaquent au buffet.

Le père de Takao a le même regard perçant et espiègle que son fils alors que la mère d’Aomine a l’air un peu perdue devant les compliments des deux as sur son fils. LeBron James se sent obligé d’insister parce que non, il ne se contente pas d’être poli, comme le pense sa mère. Il lui demande si elle avait envisagé ce que son fils pourrait faire à l’avenir, persuadé qu’il pourrait rejoindre facilement des ligues professionnelles internationales comme la NBA ou la ligue européenne dans un futur proche.

Face aux Midorima et à Akiko, Stephen Curry parle aussi d’avenir avec enthousiasme. Akiko qui l’écoute essaye d’imaginer son frère et Shin intégrer dans un an le championnat universitaire américain pour tenter de se faire drafter en NBA et elle un peu de mal à s’inclure dans ce rêve éveillé en tant que professionnelle de go. Le père de Shintaro lui retourne un petit sourire en lui disant qu’un pro de go aussi passionnée permettrait sûrement de faire connaître le jeu encore plus aux Etats-Unis.

Et quand les deux Américains comprennent qu’Akiko est la petite amie de Shintaro, ils échangent un regard de connivence en disant que c’est surement lui le plus malin de l’équipe.

Lorsque c’est au tour du père d’Akashi, pour la première fois depuis longtemps, aussi bien LeBron James que Stephen Curry, se sentent impressionnés comme face à un joueur d’exception qui s’avancerait sur le parquet. Le meneur japonais a définitivement de qui tenir, pensent-il au même moment.

Ils ne sont pas les seuls à ressentir cette pression qui rend tous les parents un peu nerveux. Enfin presque tous… la mère de Kuroko est sûrement la personne la plus petite et la moins imposante physiquement de l’assemblée mais elle n’est pas impressionnée du tout par la présence trouble du père d’Akashi.

Mais ils n’ont pas le temps de s’appesantir sur ces impressions, les joueurs viennent d’arriver dans les vestiaires, les tribunes de se remplir en quelques minutes et un responsable de la FIBA est là pour les mener à leurs places.

 

Banc du Japon

15 minutes avant le coup d’envoi

 

Le match n’a même pas commencé, les joueurs sont juste en train de s’échauffer sur le terrain mais déjà le public est nerveux, attendant avec impatience que le match ne commence. Le nombre de journalistes et de caméras a encore augmenté depuis la demi-finale et elle sait que les journalistes veulent quelques mots de sa part et de Miller avant le début du match.

Sur le terrain, Miller s’approche des frères Wright, ses deux ailiers en fronçant les sourcils avec un air désespéré. Les deux jumeaux s’avancent en baissant la tête comme des gosses à la fois satisfaits et gênés de la bêtise qu’ils ont tentée. Et visiblement pas réussie.

Tout le monde les regarde sans comprendre enlever leur maillot sur le terrain avant de les tendre dans un mouvement parfaitement identique chacun à leur vis-à-vis, révélant à tous que même leurs muscles sont en tout point identiques.

            - Vous croyez sérieusement que je ne l’aurai pas vu ! Vous êtes deux grands idiots ! Définitivement aussi bête l’un que l’autre ! s’exclame-t-il en détachant chaque syllabe.

Les deux jumeaux s’empêchent difficilement de ricaner en reprenant leur maillot respectif dont la seule différence est le numéro et uniquement le numéro.

Il se tourne vers son capitaine qui tient nerveusement son amulette dans sa paume et soupire :

            - Ce n’est plus une équipe dont je m’occupe mais un cirque …

Puis il s’avance vers le banc adverse, Lasalle dans son ombre.

La tension dans les tribunes monte d’un cran et tous les regards et les caméras se tournent vers eux avec avidité.

Il faut bien avouer qu’à l’exception de Ginobili, pense Louise, tous ses échanges avec les coachs et capitaines adverses s’étaient plutôt mal passés. Elle repense au capitaine espagnol et à Ferry. Elle n’est pas vraiment étonnée de voir les caméras attendre quelque chose des mots qu’ils allaient échanger.

Miller lui tend la main franchement, une main qu’elle accepte sans détour.

            - Mon capitaine, dit-il, à une requête un peu particulière à vous faire.

Lasalle dans son dos aurait bien voulu se cacher derrière son coach mais c’est une chose difficile quand on est une masse de 118 kilos pour 2m06.

            - Ma grand-mère m’a donné ça pour vous, lui dit-il en lui tendant la deuxième amulette.

Décontenancée, elle prend l’amulette en se demandant si elle n’est pas en train de rêver la scène. Elle sait que Marcus Lasalle vient de la Nouvelle Orléans et que c’est sûrement pour ça qu’il lui parle en créole, une langue qui n’est pas vraiment du français mais qui en est suffisamment proche pour qu’elle le comprenne.

Les caméras ont raison de s’approcher, pense-t-elle, en souriant, il se passe définitivement quelque chose.

            - C’est un grigri, n’est-ce pas ? demande-t-elle

Marcus a l’air soulagé parce que premièrement la coach ne la prend pas pour un fou et qu’elle sait de quoi elle parle.

            - Grand-mère, dit-il en acquiesçant, m’a dit que si vous ne le portiez pas, il y aurait un blessé pendant le match.

            - Je le ferai, dit-elle. Remerciez votre grand-mère pour moi.

Le grand pivot s’incline et disparaît bien vite pour rejoindre ses équipiers sur le terrain et Miller reprend vite la main. D’un geste, il lui montre qu’il porte lui aussi un grigri en tout point identique dans sa poche au sien avec un petit sourire gêné avant de se reprendre.

            - On n’est pas venu pour perdre, je vous préviens qu’on va pas vous faire de cadeaux.

            - Je sais très bien de quoi vous êtes capables, dit-elle, et nous sommes prêts.

Nous, elle ne parle pas que de ses joueurs, mais aussi du public tout acquis à leur cause qui est déjà prêt à soutenir jusqu’au bout son équipe.

 

 

 

 

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