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Animes-Mangas

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Kuroko no Basket

Un nouveau défi
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 14637
[Publiée le: 2015-11-11]    [Mise à Jour: 2017-02-01]
13+  Signaler Général/Suspense/Amitié Commentaires : 80
Description:
La coupe du monde des moins de dix-neuf ans commence dans un mois et le Japon est prêt à présenter la meilleure équipe de son histoire. Au programme, la réunion de la GM avec quelques ajouts intéressants, du basket, du suspens, de l'humour et plein d'autres choses.

Attention, il s'agit de la suite de "Kise".
Crédits:
Rien à moi
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Quarante et un

[4136 mots]
Publié le: 2016-09-14Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Salut,

avec un peu de retard sur ma publication habituelle, voilà la suite du match.

Je vous donnerai le résultat du petit concours la semaine prochaine car je voulais y rajouter deux trois petites choses à moi... Mais là, je cours après le temps, désolée.

Bonne lecture à tous

Argentine/ Japon

49-54

Mi-temps

 

Dans les tribunes, en plein milieu, un homme sourit.

Ce n’est pas un simple sourire.

Non.

Il émane de lui une bulle bien étrange dans laquelle tous ceux qui lui sont proches se fondent avec un plaisir déconcertant.

Un homme, assis à sa droite, ose se tourner vers le grand étranger, une question évidente sur les lèvres :

            -Le grand roux qui saute plus haut que tout le monde sur le terrain, c’est votre fils ?

Le sourire qu’il lui retourne est presque aveuglant :

            - Il trop fort mon petit Taïga !

L’homme pense qu’ils doivent être bien peu nombreux ceux qui peuvent appeler ce monstre de puissance sur le terrain « mon petit Taïga ».

 

Salle Commune de l’équipe des Etats-Unis

 

Miller croise les bras en fronçant les sourcils tout en faisant la moue qui rend d’ordinaire ses joueurs nerveux. Mais ils ne sont pas là, ils préparent leur demi-finale de demain contre la Serbie qui avait gagné un match brillant et très serré contre la Russie.

Les japonais sont devant. Mais lors de leur match contre l’Argentine, ils avaient eu vingt points d’avance à la mi-temps. Et ils avaient quand même perdu. Alors il sait que rien n’est gagné.

Les japonais ont révélé quelques pépites de leur banc. Ces Kagami et Himuro sont trop bons pour n’être que de simples remplaçants, ils sont presque aussi bons et compétiteurs entre eux que les frères Wright, ses deux ailiers titulaires.

Leur arrière est du niveau de Jonhson et leur sixième joueur allait bientôt leur montrer l’étendue de ses petits tours de magie face à un adversaire qu’ils n’avaient pas réussi à gérer pendant les qualifications.

Ce petit Argentin leur avait fait vivre un cauchemar pendant toute la seconde moitié de la partie.

Il a hâte de voir comment les Japonais allaient tenter de résoudre le « problème Vitoria ».

 

Banc de l’Argentine

 

Gabriel sourit en regardant ses mains. Il ne voit ni les regards hallucinés de ses équipiers, ni son propre capitaine prendre une photo pas vraiment discrète alors qu’il examine ses mains encore marquées par la passe de Kuroko qu’il avait réussi à dévier.

Matias s’affole en regardant l’état de ses mains et fonce dans les vestiaires pour lui trouver des compresses. Gabriel sait que ce n’est que superficiel mais il est touché par l’attention que lui porte son capitaine.

            - Cette passe était impressionnante, dit-il en se laissant manipuler les mains par Matias qui s’occupe de ses mains comme si elles étaient plus fragiles que du cristal.

            - Tu crois que tu pourras continuer à les intercepter sans te faire mal ? lui demande Ginobili.

            - Oui, répond-il sans hésiter. Et la prochaine fois, je ne ferai pas que la dévier, je la maîtriserai.

            - Il a réussi à intercepter notre passe, dit Matias.

Au regard extatique que Gabriel lui renvoie, il comprend que cette passe qu’ils avaient mis si longtemps à lancer et rattraper, ce n’était qu’un premier test pour évaluer le joueur japonais. Un test que le sixième joueur japonais a passé avec les honneurs.

            - J’ai un plan, dit Gabriel.

Tous les regards se tournent vers lui avec impatience. Tous savent qu’il a quelque chose en réserve, un plan et une nouvelle technique sur laquelle il travaillait depuis qu’il avait vu le jeu de Kuroko.

Tous s’approchent pour écouter attentivement.

            - La première chose que nous devons faire, c’est leur couper la tête...

 

Banc du Japon

 

Louise évalue longuement l’état de fatigue de Midorima :

            - Midorima, est-ce que tu peux continuer ?

Il hésite une seconde, réfléchit …

            - Oui, ça ira

… et ment pour la première fois.

Peu habitué à l’exercice, toute l’équipe décèle facilement le mensonge derrière ces quelques mots murmurés d’une voix à peine audible. Le mensonge et l’incroyable envie qui l’anime, continuer à jouer face à cet argentin qui a révélé toute sa grandeur face à lui.

Personne, pas même Takao, n’ose se moquer de lui et Louise décide d’y aller en douceur :

            - Je ne pourrais pas me passer de toi au prochain match, dit-elle. Il faut que tu te reposes. Kise, tu prends sa place. Je compte sur tes trois points, dit-elle, mais je te laisse utiliser toutes tes autres techniques si cela peut un peu décontenancer les Argentins.

L’as de Kaijo reste calme sur le banc, seuls ses yeux s’illuminent d’un éclat hypnotisant à la simple idée de se retrouver sur le terrain.

            - Avec leur sixième joueur, continue Louise, ils vont tous se mettre à jouer beaucoup mieux et Vitoria a toujours un ou deux atouts dans sa manche qu’il sortira assez vite. Mais nous, nous avons Takao qui connaît tous les schémas tactiques des Argentins par cœur…

Takao acquiesce, conscient de la pression qu’il porte sur les épaules.

            - … et un sixième joueur de la même trempe.

Les yeux de Kuroko étincellent devant le défi qui se présente à lui.

            - Kuroko, tu devras te méfier. Vitoria a dû analyser sous toutes les coutures tes techniques. Il a déjà réussi à dévier une de tes passes et il est même possible que la seule de tes techniques qui lui posera réellement problème soit ton contre car c’est la seule qu’il n’a pas eu le temps de comprendre.

 

 

Troisième Quart Temps

 

Le match allait recommencer et Angel voit tout de suite que Midorima n’allait pas être sur le terrain. Il profite des quelques secondes avant l’engagement pour se placer devant le banc japonais pour tendre de nouveau son poing à Midorima qui le regarde un tout petit peu moins perplexe que la première fois.

Cette fois au moins, il répond à son geste. Mais d’une façon si automatique que Kagami qui observe la scène dans son dos rigole.

Angel dit quelques mots en espagnol accompagné d’un grand sourire.

            - Il a dit quoi ? demande Midorima à Akashi.

            - Je ne parle pas espagnol, répond Akashi …

Et dans la seconde, il se demande bien pourquoi ces quelques mots sonnent comme un aveu de faiblesse auprès de ses équipiers qui le regardent presque déçus.

            - … Mais je pense que ce n’est pas très dur à comprendre.

            - Il dit qu’il est persuadé que vous vous retrouverez face à face de nouveau, pendant ce match ou un autre, dit Kagami.

            - Et depuis quand tu parles l’argentin, idiot ? demande Aomine dans son dos…

            - L’espagnol, le reprend Kuroko en levant les yeux au ciel accompagné d’une petite tape dans le dos, en pensant qu’ils sont aussi idiots l’un que l’autre.

A vrai dire, c’est une question que tous se posent avec plus ou moins d’étonnement, allant de la mâchoire décrochée de Hyuga à l’intérêt poli d’Akashi.

            - J’ai grandis en Californie, dit-il nerveusement. L’espagnol, c’est la langue de la rue là-bas.

Angel revient vite à son poste en fixant Kise avec l’intérêt et l’impatience qu’un enfant montrerait face à son nouveau jouet encore emballé. Trop heureux et impatient de pouvoir jouer, Kise lui retourne un rictus de prédateur affamé qui plait à l’argentin.

            - Kagami kun …

L’as de Serin sursaute en voyant apparaître Kuroko dans son dos. Décidemment, il ne s’y ferait jamais. Kuroko lui montre Gabriel en face de lui …

            - Est-ce que tu pourras traduire pour moi ?

Kuroko ne lui laisse pas le temps de répondre et continue :

            - Dis-lui que je suis un peu jaloux. La technique de passe qu’il a inventé permet d’aider ses équipiers même lorsqu’il n’est pas sur le terrain. C’est brillant. Et inspirant.

Embarrassé, Kagami jette un regard en coin à Kuroko.

            - Heu Kuroko…

            - Oui Kagami kun ?

            - Je me suis peut-être un peu avancé quand j’ai dit que je connaissais l’espagnol. J’ai quelques bases. Bonjour, au revoir, la prochaine fois, je vais gagner… Mais de là à …

Kuroko lui retourne un regard glacé et Gabriel en face qui n’a pas compris un traitre mot acquiesce plus la situation que les mots :

            - On ne vous lâchera rien.

            - Nous non plus ! s’exclame Kagami avec un grand sourire en pensant que ça, il l’avait compris.

Chacun regagne rapidement sa place avant le coup d’envoi et Aomine s’approche de son ancienne ombre en regardant ses équipiers sur le terrain et le banc.

Toi aussi, Tetsu, pense-t-il, que tu sois sur le banc ou sur le terrain, tu nous as tous poussé à nous améliorer.

C’est sûrement une chose que quelqu’un d’aussi simple que Kagami aurait pu dire tout haut. Mais pas lui.

Il se contente d’une petite tape dans le dos de son équipier, un geste que Kuroko comprend et accepte mieux que n’importe quel long discours.

 

00 : 00

49-54

Banc du Japon

Aux côtés de Midorima, Akashi fixe toute son attention sur le début de cette deuxième mi-temps. Et il ne met pas longtemps à voir à quel point le jeu vient de s’intensifier.

La remise en jeu est pour les japonais et il comprend immédiatement le dilemme devant lequel se trouve Takao.

La raquette argentine est devenue impénétrable.

Ils sont passés à un marquage individuel. Kise est bloqué derrière par l’arrière qui joue mieux de seconde en seconde, Aomine par le capitaine, Kagami par le pivot et Takao par leur meneur. Les deux seuls qui évoluent librement sur le terrain sont Kuroko et Vitoria.

Et ça ressemble particulièrement à un piège.

Un de ceux qu’il aurait pu mettre en place.

Mais si les Argentins jouent mieux depuis que leur passeur a mis un pied sur le terrain, c’est aussi vrai pour son équipe. Sur le terrain, Kuroko dispose de ses deux lumières, présente et passée, de Kise qui aurait tout fait pour le devenir et d’un spécialiste des Argentins.

Takao envoie le ballon à Kuroko qui n’a pas le temps de tergiverser plus longtemps. Les vingt-quatre secondes accordées à l’attaque sont déjà bien entamées.

Il passe le capitaine qui se précipite devant lui avec son dribble invisible et mystifie le pivot avec un de ses tirs fantômes.

00 : 30

49-56

Alors que la foule applaudit à tout rompre, Akashi reste fixé sur Vitoria.

Il n’a fait que rester en retrait pour observer.

Il avait besoin de voir de ses propres yeux les techniques de Kuroko pour mettre son plan en place. Les Argentins n’ont aucun mal à remettre un panier dans la foulée. Campana a beau ne pas être rapide, il semble impossible à stopper.

00 : 50

51-56

 

Akashi voit Vitoria donner quelques instructions à ses équipiers avant la remise en jeu. De nouveau, la défense argentine est plus que solide, laissant pour seule option au meneur une passe vers Kuroko.

La foule applaudit déjà, anticipant le dribble invisible du petit joueur.

Mais Akashi comprend assez vite que cette fois, rien ne se passerait comme prévu. Le capitaine argentin baisse la tête, fixant non pas le ballon, ni le regard de Kuroko. Non, il regarde son jeu de jambes, empêchant l’illusion crée par Kuroko de faire son office.

Mais il se laisse avoir par le mouvement de Kuroko et les deux joueurs se heurtent, l’arbitre sifflant une faute offensive pour Kuroko.

Kagami est tout de suite à ses côtés pour l’aider à se relever et s’assurer qu’il va bien.

            - Une faute offensive, dit Kagami un peu moqueur, je suis presque impressionné ! Je ne pensais pas que ça pouvait t’arriver un jour Kuroko !

Au-delà de la boutade, tous comprennent assez vite l’impasse dans laquelle ils se retrouvent.

En bloquant le jeu de Takao, c’est toute la formation japonaise qui joue à l’aveugle dans le territoire adverse, perdant l’avantage de la connaissance du meneur de Shutoku sur les leurs adversaires. Les Argentins quant à eux répondent au doigt et à l’œil à toutes les instructions de Vitoria et Takao n’a plus qu’une seule option, Kuroko.

Mais ses adversaires ne se font plus avoir par ses techniques d’illusionnistes.

Leurs contres sont encore loin d’être parfaits mais soit il se termine par une faute ou une balle volée. Et leurs attaques ne reposent que sur leur pivot qui continue à marquer avec une constance irritante. Vraiment très irritante.

Vitoria ne marque pas Kuroko mais il arrive sans peine à le garder à l’œil et indique sa présence à tous ses équipiers. Il tue ainsi dans l’œuf toutes ses tentatives de contre.

A vrai dire, le sixième joueur argentin ne fait presque rien par lui-même mais il dirige et contrôle tout d’une main de maître. Ses équipiers, le jeu et ses adversaires.

            - En fait, il vous ressemble beaucoup plus qu’il ne ressemble à Kuroko, pense tout haut Huyga qui se trouve à ses côtés sur le banc.

Akashi sourit sans quitter des yeux le terrain.

            - Si c’est ce que vous croyez

… c‘est que Kuroko est encore plus doué que je ne le pensais.

 

Temps mort demandé par le Japon

03 : 32

55-56

 

Depuis le début du quart temps, la domination argentine est écrasante et Takao tremble de frustration devant son impuissance.

            - Takao, dit Louise, tu n’as pas à t’en vouloir. Tu as été admirable jusqu’à présent mais il est temps que tu passes la main. Akashi te remplacera.

Takao tend son poing à Akashi en se forçant à sourire. Il n’a aucune envie de céder sa place mais il sait que c’est ce qu’il y a de mieux pour l’équipe.

            - Il faut absolument que l’on renverse la situation, dit Louise. Il faut passer leur défense. Kuroko, tu dois tenter la passe de Stéphane.

Cette passe qui les avait cloués sur place pendant leur match d’entraînement et que Kuroko n’arrivait à reproduire qu’avec ses lumières.

            - Cela nous permettra de percer à nouveau dans la raquette. Et c’est une technique que personne n’a encore vu. Cela devrait les prendre par surprise un certain temps.

 

Banc de l’Argentine

Ginobili garde son calme :

            - Nous mes avons presque rattrapé au score et surtout, ils n’ont pas marqué un panier depuis plus de deux minutes. Mais attention, ils testent les limites de notre défense avec beaucoup d’acharnement et maintenant que leur meneur a été neutralisé, ils vont mettre leur titulaire sur le parquet. Il ne sera pas aussi facile à maîtriser que Takao.

            - Je vais attendre de voir comment ils se réorganisent pour passer au niveau supérieur, dit Gabriel.

 

03 : 32

55-56

San Antonio

 

Becky Hammon regarde le match avec un sentiment étrange. Elle est contente de voir les japonais et son petit chouchou marquer. Et elle aime aussi voir les Argentins relever la tête et reprendre point par point parce que Ginobili est un de ses joueurs.

Alors qu’elle essaye de se persuader que quel que soit le résultat, elle devrait être ravie, elle est à deux doigts de tomber de sa chaise lorsque …

            - Noooon ! s’exclame Greg Popovitch.

Stéphane, assis à leurs côtés ne dit rien mais n’en pense pas moins.

 

Banc de l’Argentine

 

Ginobili se lève du banc, choqué par ce qu’il vient de voir sur le terrain. Stéphane l’avait prévenu mais le voir de ses propres yeux, c’est autre chose.

L’action du petit passeur japonais est trop technique pour avoir été remarquée par le public. Mais lui aussi est un spécialiste des passes et c’est sa propre technique, celle qu’il utilise sur le terrain. En NBA. Face à des équipes comme les Cavaliers ou les Warriors.

Mais c’est qui ce gosse !

Sur le terrain, les japonais viennent enfin de percer la défense argentine. Si Matias n’avait pas eu un réflexe incroyable en sautant dans le dos du grand métis pour dévier son tir, ils auraient marqué.

Il est surpris de voir Alejandro le retenir de sortir de sa zone et éviter de peu une faute technique.

Sagement, il se rassoit en le remerciant d’un mot.

Les japonais ont toujours la balle et avec cette passe, ils deviennent vraiment dangereux. Mais le petit sourire qui s’agrandit sur le visage de Gabriel le rassure. Il n’a même pas commencé à jouer.

Il décide d’attendre un peu de voir ce que Gabriel a en réserve avant d’appeler un temps mort.

Parce que ce n’est pas parce que les japonais viennent de réussir à faire une percée dans la raquette qu’ils arrivent encore à marquer.

Luis a réussi de nouveau à contrer le duo d’ailiers adverses et relance le ballon vers Angel qui tente de se dépêtrer des bras de Kise. Le coach Miller n’a pas tort, c’est un bon ce blondinet. Et galvanisé par ce que viennent de réussir ses équipiers sur le terrain, il a plus que l’envie de montrer qu’il a, lui aussi, un rôle à jouer sur le terrain.

La bataille fait rage de tous les côtés et aucun camp n’est prêt à montrer la moindre faiblesse. Mais Angel finit par réussir à envoyer le ballon à Gabriel qui se retrouve face à Kuroko.

La tension du match se cristallise à leurs deux regards qui s’affrontent.

Gabriel travaille depuis le premier jour où il l’a vu à essayer de comprendre le contre mis au point par le petit japonais. Mais il avait eu trop peu de temps pour comprendre et apporter une réponse à cette arme.

Il peut imaginer tous les scénarios qui défilent dans la tête de Gabriel qui se tient face à Kuroko.

Gabriel prend une longue inspiration et finit par renoncer à leur petit duel.

Il devine plus qu’il n’entend les mots qu’il prononce face au japonais.

Pas encore.

Le public est un peu déçu de ne pas voir les deux passeurs s’affronter mais tous ceux qui connaissent un peu le basket comprennent que Gabriel a agi pour son équipe. Et que ce n’est que partie remise.

Parce que de nouveau le tir de Campana rentre sans problème.

 

05 : 42

57-56

 

Cette fois, la contre-attaque des japonais est beaucoup plus incisive grâce à la passe de Kuroko. Kagami est enfin en position dans la raquette pour un tir presque facile lorsque le capitaine argentin surgit dans son dos. Alors qu’il s’apprêtait à dunker, il agrippe le ballon dans les airs pour passer la balle à Aomine qui se laisse déstabiliser par Campana mais arrive à lancer le ballon dans sa chute pour un panier que lui seul est capable de mettre.

06 : 21

57-58

Akashi se met volontairement un peu en retrait pour regarder la nouvelle attaque de Campana.

Ce tir qui lobe tous les défenseurs pour toujours finir par entrer dans le panier.

Un geste qui a l’air si naturel, simple et élégant.

Une véritable leçon de basket.

Une leçon qu’il aurait préféré donner plutôt que de la recevoir.

A cet instant, il est sûr de deux choses. Le passeur argentin n’a encore rien montré de son jeu et s’ils veulent gagner ce match, ils doivent trouver un moyen d’arrêter les attaques de ce pivot argentin.

Alors qu’il regarde Campana rendre à son équipe le minuscule avantage qu’ils s’échangent depuis le début du quart temps, il a une idée qui pourrait leur permettre de stopper l’argentin.

Il fait un signe à la coach pour demander un temps mort.

 

Temps mort demandé par le Japon

07 : 10

59-58

 

Banc du Japon

 

Akashi se surprend à devoir reprendre son souffle avant de parler alors qu’il n’est sur le terrain que depuis quelques minutes.

Mais il a trop peu de temps à perdre et commence à exposer son plan pour contrer l’Argentin.

Un plan simple qui demande la collaboration de tous ses équipiers.

Un plan qui devrait marcher.

Et lorsqu’il regarde les yeux plein d’espoirs de ses équipiers, il se reprend.

Un plan qui doit marcher.

            - Je ne suis pas sûr qu’on puisse trouver une parade à son tir avant la fin de la partie, commence Akashi

Admettre une telle chose est définitivement étonnant de la part d’Akashi…

- .., mais avec ta technique de contre, dit-il en se tournant vers Kuroko, tu pourras l’arrêter avant qu’il n’arrive dans la raquette.

- Mais Vitoria indique sa présence à tous ses équipiers en permanence, dit Louise. Comment…

Elle ne termine pas sa question car la réponse lui apparaît soudain évidente.

            - … Bien sûr, termine-t-elle dans un souffle.

Akashi acquiesce leur échange tacite et décide d’expliquer la manœuvre tout haut tout en constatant que Kuroko a déjà compris.

- Il suffira d’un écran Non pas l’écran que l’on fait à un joueur qui a le ballon mais dissimuler Kuroko au regard de Vitoria le temps nécessaire pour qu’il échappe à sa surveillance.

- Mais il est aussi intangible que Tetsu sur le terrain et on est marqué de très près par les Argentins, dit Aomine.

- Contentez-vous de toujours garder un œil sur moi, dit Akashi. Je vous dirigerai au mieux si vous êtes dans la bonne position.

Tous acquiescent, prêts à tout pour gagner avant de rejoindre le terrain. De son côté, Akashi jette un œil au banc argentin.

Il n’arrive pas à se départir de cette horrible impression que tout, absolument tout se passe comme Vitoria l’avait prévu.

 

Banc de l’Argentine

 

Gabriel observe attentivement ses équipiers :

            - J’ai vu le petit signe entre le meneur et son coach, dit-il. Je pense qu’ils vont finir par trouver un moyen de parer tes tirs, Luis.

Campana le dévisage incrédule. Mais Gabriel est plus que sérieux.

            - Ne vous inquiétez pas, à partir du moment où ils arriveront à contrer ton tir, je mettrais la seconde partie de mon plan en action. Tu pourras alors rester en défense et crois-moi, on continuera à marquer. Il n’y a pas que mon rival qui a une passe spéciale en réserve.

 

06 : 10

59-58

Salle commune des Etats-Unis

Alors que le jeu reprend, le coach Miller lève les yeux une seconde de l’écran. La démonstration qui se répète à l’infini des tirs de Campana l’énerve au plus haut point. Oui, c’est un tir magnifique. Ce pivot est monstrueux en attaque et il n’est pas loin de penser qu’il est encore meilleur en défense.

Ils n’avaient pas réussi en un match entier à trouver une simple parade à son tir dans la raquette. Et ce qui l’énerve le plus, c’est que malgré tout, il n’arrive pas à se débarrasser de son admiration pour ce joueur.

C’est vraiment du beau basket.

Tout à ses réflexions, il met une seconde à se rendre compte qu’il n’est plus seul dans la pièce.

Toute l’équipe avait pris place en silence dans son dos pour regarder le match.

            - Où en est l’entraînement ? demande-t-il d’un ton glacé sans pour autant lâcher des yeux l’écran pour analyser l’action incroyable des japonais dans la raquette. Si vous osez prendre la Serbie à la légère …

Tous ses joueurs nient vivement de la tête, lui assurant que bien sûr que non, ils ne prennent pas leur futur adversaire à la légère. Mais ils sont vraiment impatients de voir les Argentins face à un adversaire qui les forcera à jouer à fond.

            - Bien, souffle Miller tout en gardant toute son attention sur le jeu. N’oubliez jamais que nous sommes les grands favoris. Que toutes les équipes que nous rencontrerons jouerons à fond parce qu’ils n’ont rien à perdre et tout à gagner. Personne ne leur reprochera d’avoir perdu contre nous et tout le monde les encensera comme des Dieux s’ils gagnent.

Et des joueurs qui ont gagné contre nous dans cette demi-finale, y en a beaucoup trop, pense-t-il en regardant Ginobili, ses joueurs et Louise.

Miller observe avec grande attention le jeu des japonais. Les passes du petit japonais ressemblent beaucoup trop aux passes des spécialistes des Spurs. Ginobili devait encore accuser le choc en voyant sa passe reproduite par un lycéen.

Et pas n’importe quel lycéen, un gamin qui ressemble plus à une crevette d’un mètre douze et trente kilos tout mouillé qu’à un lycéen.

Même Vitoria est plus impressionnant physiquement. Et ça, c’est pas peu dire.

            - En fait, continue Johnson, c’est la pause coach. Est-ce qu’on peut regarder la fin du ..

Mais sa phrase reste en suspens lorsqu’il voit l’improbable se passer sur le terrain. Même Miller en oublie de renvoyer ses joueurs à leur programme d’entraînement et s’approche de l’écran, les yeux écarquillés, comme s’il pouvait mieux comprendre ce qu’il vient de se passer sous ses yeux.

 

Banc de l’Argentine

Si Gabriel ne l’avait pas prévenu, il en serait tombé du banc, pense Ginobili.

Il avait pu voir la manœuvre avec la tête froide.

Le meneur japonais s’était placé entre Gabriel et son rival qui avait profité de cette infime seconde pour lui échapper et contrer Luis.

A quelques secondes de la fin du quart temps, les japonais ont une courte avance.

Le passeur japonais avait de loin répondu à toutes les ridicules exigences que Gabriel lui avait arbitrairement imposé.

Mais rien, absolument rien de ce qui s’était passé sur le terrain n’avait surpris son sixième joueur.

Il réserve sa nouvelle technique pour le dernier acte.

            - Ca va être à ton tour d’être surpris, pense tout haut Ginobili avec un petit sourire en fixant Kuroko.

 

10 : 00

64- 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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