Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Carnets de voyages
    l'Aquilon Editions
    Nb de signes : > 20 000 sec
    Genre : récit de vie - témoignage
    Délai de soumission : 15/11/2019
  • Les meutes
    animal DEBOUT
    Nb de signes : 6 000 - 25 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/01/2020
  • Demain
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 4 500 - 7 500 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 14/10/2019
  • Romans
    Plumes de Marmotte
    Nb de signes : > 40 000 sec
    Genre : fantasy - fantastique - thriller - romance - bit-lit - chick-lit - young adult - mystère - suspense
    Délai de soumission : 31/10/2019
  • Persona non grata, (l’indésirable)
    Revue Étherval
    Nb de signes : 10 000 - 34 000 sec
    Genre : fantasy - fantastique - science-fiction
    Délai de soumission : 29/12/2019
  • Malpertuis XI
    Éditions Malpertuis
    Nb de signes : < 50 000 sec
    Genre : fantastique
    Délai de soumission : 01/01/2020
  • No limit
    Revue Squeeze
    Nb de signes : < 25 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 30/11/2019
  • Témoin de l'Apocalypse ?
    Coeur de plumes
    Nb de signes : 4 500 - 8 000 sec
    Genre : science-fiction - libre
    Délai de soumission : 25/10/2019
  • Nature et biodiversité du futur et d'ailleurs
    Arkuiris
    Nb de signes : < 50 000 sec
    Genre : fantastique - science-fiction
    Délai de soumission : 16/02/2020
  • Femmes fortes
    Réticule
    Nb de signes : < 21 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 15/10/2019

Studio Infinite

  • ATELIER D’ÉCRITURE : écrire la folie de son personnage au Comics Corner (2 PLACES) [ Le 27/10/2019]
    Participez à un atelier d'écriture créative au Comics Corner dimanche 20 octobre 2019 pour créer votre personnage avec notre studio infinite !
  •  [ Le Atelier d’écriture : écrire de l’imaginaire à la librairie Le Nuage Vert (COMPLET)]
    Venez écrire sur l'univers de votre roman et échangez avec d'autres auteurs de littératures de l'imaginaire mardi 15 octobre à la librairie Le Nuage Vert avec Caroline Viphakone-Lamache du studio infinite !

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Kuroko no Basket

Un nouveau défi
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 14494
[Publiée le: 2015-11-11]    [Mise à Jour: 2017-02-01]
13+  Signaler Général/Suspense/Amitié Commentaires : 80
Description:
La coupe du monde des moins de dix-neuf ans commence dans un mois et le Japon est prêt à présenter la meilleure équipe de son histoire. Au programme, la réunion de la GM avec quelques ajouts intéressants, du basket, du suspens, de l'humour et plein d'autres choses.

Attention, il s'agit de la suite de "Kise".
Crédits:
Rien à moi
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Trente-quatre

[3357 mots]
Publié le: 2016-07-20Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Bonjour à tous,

la suite du match, enfin.

Et je vous avoue que ça fait un bien fou de déconnecter une semaine du net, de l'ordi, de tout. Même si, j'aurais préféré avoir d'autres news que ce qu'il vient de se passer à Nice en rentrant.

Le monde devient tragiquement fou.

Sinon, le "summer camp" de l'équipe des USA commence pour préparer Rio et le Head Coach n'est autre que Popovitch, le coach de Spurs.

Le tirage au sort des équipes a été fait et la France se retrouve dans le groupe des US et de la Serbie. La Chine et l'Australie y sont aussi. Bref, ça va pas être simple. Dans l'autre groupe, les concurrents sérieux sont l'Argentine, l'Espagne et la Croatie. Je dirai que c'est moins tendu comme groupe, on verra bien.

Ce seront les derniers matchs en équipe de France pour Tony Parker, ce serait magique si il terminait sa carrière par un podium.

Et ce WE, c'est le tournoi du Quai 54 et j'y vais avec Aya :-) On va avoir chaud mais on va s'éclater!

Bref, voici le troisième quart temps corrigé par Sarhtorian, qui avait vraiment peu de temps pour le faire, merci à lui, de ce match.

Bonne lecture :-)

France/ Japon

Mi-Temps

 

 

 

Infirmerie

 

Izuki est allongé sur le lit aux draps blancs de l’infirmerie, la jambe mal en point. Takao, assis à ses côtés, crispe sa main sur le maillot de son ami, retenant à peine ses larmes de frustration et de colère.

Louise croise le regard du médecin avec une question muette au fond des yeux.

Il nie de la tête en baissant les yeux.

Izuki ne pourra ni jouer pendant ce match ni pendant le suivant.

Et il fait tout son possible pour ne pas craquer devant ses amis.

Akashi reste impassible en regardant Izuki tandis que Kagami baisse la tête, en colère contre lui-même :

            - Izuki, c’est ma faute ! Tout est de ma faute ! J’ai tourné la tête, j’ai…

Izuki se tourne vers lui et lui fait signe de s’approcher d’un petit mouvement de la main. Kagami s’exécute sans même réfléchir et Izuki lui donne une petite tape derrière la tête :

            - Idiot ! Ce n’est pas ta faute. Tu m’as protégé pendant tout le quart temps. Sans toi, je n’aurai pas tenu plus d’une minute. Alors si tu continues à dire des bêtises aussi grosses que ton appétit, du genre : c’est de ma faute, je continue à te frapper.

            - Mais…

Izuki lui donne, à nouveau, une petite tape.

            - Pas de mais !

Kagami préfère ne pas répondre car il n’est pas prêt à prendre un autre coup. Mais il ne s’en sent pas moins coupable.

            - Et maintenant, dit Izuki en regardant Takao, Akashi et Kagami, vous avez mieux à faire que de rester là. Vous avez un match à gagner.

            - Akashi va te remplacer. Dès que tu te sens un peu mieux, tu nous rejoins sur le banc.

Impassible, Izuki accueille la nouvelle en hochant la tête et Takao le dévisage avec étonnement :

            - Comment peux-tu être aussi calme ?! Toutes ces semaines où on s’est entraîné, tous ces matchs qu’on a regardés, ces stratégies qu’on a mises en place pour affronter l’Argentine ! Tout ce travail réduit à néant à cause d’un connard et d’une seconde d’inattention. Comment peux-tu rester aussi calme ?! Je serais à ta place, je…

Le masque derrière lequel Izuki cache son visage commence à tomber et Akashi pose une main sur l’épaule de Takao pour qu’il arrête.

            - C’est le moins pire des scénarios que je pouvais imaginer, souffle Izuki pour lui-même.

            - Qu’est-ce que tu racontes ?! souffle Takao. Je ne vois pas ce qui pourrait être pire que ça !

Izuki relève la tête :

            - Ca aurait pu être toi ou Kagami ou qui que ce soit d’autre. Je ne suis là que parce que je pouvais aider à trouver des stratégies contre l’Argentine. Et franchement, toutes nos tactiques, Akashi les maîtrisera mieux que moi en en rien de temps.

Takao fait un pas vers Izuki et se tourne gravement vers lui :

            - T’as de la chance d’être blessé parce que, sinon, je t’aurai frappé, idiot ! Cette technique qui nous a permis de revenir au score, c’était ton idée. Et j’ai tout de suite compris que c’était toi qui serais le seul à pouvoir mener l’équipe au mieux.

Il ne faut pas être un génie pour voir qu’Izuki l’écoute sans vraiment le croire, conscient que son ami cherche à trouver les mots pour le réconforter.

Alors, Akashi s’avance à son tour :

            - Je n’accepte pas le fait qu’un joueur qui occupe le même poste que moi et qui m’a battu sur le terrain se sous-estime ainsi, dit-il.

Surpris, Izuki relève les yeux. Parce qu’il avait vu depuis trois semaines ce que vaut réellement le capitaine de la génération miracle sur le terrain et qu’il ne se sent pas de taille à être comparé à un tel joueur.

Mais Akashi est sérieux.

Et c’est sûrement le plus grand compliment qu’il ait jamais reçu.

            - Sans compter, rajoute Takao, qu’il y a une chose qu’Akashi fera jamais aussi bien que toi !

A cet instant, Akashi se demande bien quoi…

            - Il ne fera jamais d’aussi bons jeux de mots que toi !

Akashi comme Izuki esquissent le même sourire.

Oui, ça je veux bien l’admettre, pense Akashi.

Louise les rappelle à l’ordre, le temps tourne.

 

Alors qu’ils sortent de l’infirmerie pour rejoindre le terrain, la réalité tombe brutalement sur les épaules de Takao. De nouveau, il s’imagine à la place de son ami et son souffle se coupe.

            - Coach, est-ce que je peux rester avec Izuki jusqu’à …

Alors qu’il se retourne dans le couloir, la porte de la chambre d’Izuki est encore entrouverte et il devine, plus qu’il ne le voit, Izuki pleurer en silence, seul sur son lit.

Louise avait compris qu’il attendait que tout le monde soit sorti de la petite pièce pour faire tomber ce masque derrière lequel il se dissimulait tant qu’ils étaient là.

Takao détourne les yeux pudiquement et se plante devant Akashi.

            - J’ai pleuré de frustration et de colère deux fois dans ma vie à cause d’un match de basket. Et ces deux fois, tu étais dans l’équipe adverse. Alors maintenant qu’on est dans la même équipe, je compte bien faire pleurer les autres.

Il tend son poing avec le plus grand sérieux et Akashi répond à son geste.

            - On va leur faire payer ce qu’ils ont fait à l’un des nôtres.

Takao voit dans les yeux de son capitaine l’éclat brut des yeux froids de l’autre Akashi.

Et pour la première fois, il n’est pas mécontent de les avoir tous les deux de son côté.

 

Banc de la France

 

Ferry se permet un petit sourire.

Oui ils ont un panier de retard mais il est exactement où il veut être. Louise allait mettre son capitaine sur le terrain et tout est prêt.

            - On ne prend plus de risque, dit-il. La dernière fois, cela nous avait coûté trop cher, dit-il en regardant Claire.

Son ailier acquiesce. Sa suspension pour la finale de la coupe d’Europe leur avait coûté la victoire. Et maintenant qu’un des japonais était à l’infirmerie, toutes les caméras allaient scruter le terrain.

            - Ils vont de nouveau défendre dans la raquette.

Ses joueurs acquiescent.

            - Ils sont jeunes et en colère, ils vont faire l’erreur de vouloir s’imposer physiquement, perdant le seul avantage qu’ils ont sur nous. Parce qu’on est plus rapides, plus grands et plus forts qu’eux. Et parce que Laurent connaît par cœur toutes les passes de leur capitaine.

Le meneur français sourit. Son coach lui avait fait passer des heures à regarder le jeu d’Akashi. Il avait étudié à fond toutes ses stratégies, toutes ses passes. Il avait observé tout son jeu face à l’équipe française pendant leur match d’entraînement.

Quand il avait vu que le Japon n’alignait même pas son capitaine sur le terrain, il s’était senti insulté comme rarement. Leur remplaçant était doué mais il avait décortiqué chacune des tactiques du capitaine japonais, il avait compris la dualité des deux Akashi. Et quelle que soit la face qu’il va lui présenter sur le terrain, il est prêt à l’affronter.

Il en frémit d’impatience comme rarement.

Ce japonais est un défi, un de ceux qu’il adore affronter, dépasser et anéantir.

Il a tellement hâte.

            - Claire, tu te retrouves face à leur titulaire Aomine. Tu es plus rapide et tu le domines d’une tête mais méfie-toi. Il est du genre à s’améliorer de minute en minute face à un adversaire qui en vaut la peine.

L’ailier français acquiesce. Il l’avait ressenti durant leur premier duel, ce japonais a une soif insatiable pour les défis.

Et ça lui plait.

            - Lally, Dary, vous vous mettez sur l’arrière. Vous ne le lâchez pas d’une semelle, où qu’il soit. Il peut marquer de partout. C’est un vrai problème.

            - Je m’occupe de Kagami ? demande Faure.

Ferry acquiesce avec un petit sourire. Avec son capitaine dans les pattes, l’ailier japonais n’allait pas les gêner bien longtemps. Mais il est étonné de voir que Faure ait retenu son nom. C’est presque une marque de respect de la part de son pivot.

            - Et qu’est-ce qu’on fait de leur voleur de ballon ? demande son capitaine en parlant de Takao.

            - On diminue les passes et on accélère le jeu, le problème se résoudra tout seul.

 

Banc du Japon

 

Louise croise les bras en regardant ses joueurs dont la résolution éclate au fond des yeux.

- Je vais être claire, nous sommes tous en colère de ce qu’il vient de se passer sur le terrain. Mais ce serait la pire des insultes envers Izuki que de céder à cette rage et de commencer à faire n’importe quoi sur le terrain. Ferry est peut-être un ….

Les mots qui suivent ont beau être en français, ce sont des mots que ni Midorima ni Akashi n’avaient jamais appris mais que tous ont compris.

- Mais il n’agit jamais sans penser plusieurs coups à l’avance. Et si on joue la carte de la force brute, nous n’avons aucune chance.

Tous baissent les yeux, impuissants devant l’implacable réalité.

            - Ils ne feront pas l’erreur de continuer leurs coups bas maintenant qu’un de nos joueurs est à terre. Ils savent que les caméras seront à l’affut de la moindre irrégularité et que, même si l’arbitre ne voit rien, ils seront sanctionnés pour le match suivant.

Louise prend une longue inspiration :

            - Tant qu’ils sont persuadés qu’ils joueront le prochain match, nous n’avons rien à craindre.

Tous comprennent que s’ils ne craignent plus de coups bas, la raquette devient enfin accessible et que les français sont persuadés de leur victoire.

Et oui, c’est vexant.

            - Par contre, ils vont de nouveau tenter de provoquer des fautes défensives. Mais on peut tourner les choses à notre avantage.

Louise fait un petit signe à Takao qui comprend tout à fait le message. Intercepter et prévoir les actions de l’adversaire quand on sait ce qu’il cherche à faire est plus facile.

            - Akashi, dit Louise en dernière recommandation, méfie-toi de Laurent.

 

Terrain

Troisième quart temps

00 : 00

46-49

 

 

Dès les premières secondes, le bras de fer entre les deux équipes fait rage sur le terrain.

Le ballon passe à toute vitesse d’un bout à l’autre du terrain, intercepté par les deux équipes avant même que quiconque puissent tenter un tir.

Le meneur français intercepte presque facilement les passes d’Akashi. Mais l’inverse est aussi vrai. Et le compteur des paniers est bloqué pour les deux équipes depuis une bonne minute alors que s’engage un duel entre Aomine et son adversaire.

Un duel que le français finit par emporter.

01 : 16

48-49

 

Banc du Japon

 

Le temps semble se cristalliser autour des deux meneurs qui se font face.

Akashi tente une passe à Aomine que Laurent intercepte.

Le ballon a changé de mains mais le duel reprend.

            - Il ne jouait pas comme ça en première mi-temps, pense tout haut Himuro en parlant du meneur français.

Louise ne détourne pas les yeux du terrain et prend la parole :

- Je n’ai pas décidé de mettre Izuki sur le terrain uniquement parce qu’Akashi avait joué tout le match contre l’Espagne. Laurent a un style à la fois similaire et très différent d’Akashi. Quand Akashi joue, il ne cherche pas uniquement l’opportunité la plus efficace, il cherche toujours celle qui offre le moins de risques pour tes équipiers. Pour Laurent, plus l’opportunité est risquée, plus elle lui plait. Et ses équipiers, particulièrement Claire, prennent ses passes comme un défi personnel.

- Dans une situation identique, le premier choix d’Akashi serait le dernier de Laurent, comprend Himuro.

            - … et inversement, termine Louise.

 

Terrain

 

Le compteur des points est de nouveau bloqué et le ballon n’a cessé de passer d’une main à l’autre sans discontinuer depuis une bonne minute.

Mais Takao a su déjouer l’attaque finale de Claire et envoie le ballon à Aomine.

L’ailier français se précipite pour le contre. Malgré la rapidité de l’as japonais, il le rattrape, saute et dévie le tir d’Aomine au dernier moment.

Takao récupère le ballon in extremis et le relance à Kagami qui réussit à tromper l’espace d’un instant la vigilance du capitaine français.

Mais Claire saute et attrape le ballon au vol.

De nouveau, il trouve Aomine sur son chemin.

 

Banc du Japon

03 : 41

48-49

 

Presque trois minutes sans un panier.

Les deux équipes sont au coude à coude et aucune ne se démarque suffisamment pour se créer une opportunité.

Midorima est complètement bloqué par deux défenseurs, Faure s’occupe de Kagami qui ne touche plus un ballon, les deux meneurs n’arrivent pas à se départager. Quant à Aomine, il n’arrive à se hisser au niveau de Claire que parce qu’il se donne à fond sur chaque ballon, progressant de seconde en seconde.

Seul Takao arrive à donner quelques ballons car aucun français ne le marque.

Mais ce statu quo ne dérange pas Louise tant que l’écart au score est minime. Elle a encore des atouts de valeurs qu’elle placera sur le jeu au bon moment.

            - Il y a une chose que je ne comprends pas, pense tout haut Himuro. Quand vous avez analysé mon propre jeu en tant que meneur, vous m’avez dit que j’étais trop prévisible car je jouais toujours de la façon la plus efficace. Vous m’avez conseillé de rajouter un peu de chaos à mon jeu pour déjouer les prédictions d’Akashi. Alors pourquoi ne peut-il pas faire la même chose ?

Louise s’apprête à répondre mais c’est Murasakibara qui prend la parole.

            - Faire attention à son équipe est un des fondements du basket d’Akashi. A Teiko, il se comportait presque plus en grand frère qu’en capitaine, il prenait soin de nous et rien n’échappait à son regard attentif. C’est quelque chose de tellement fondamental dans son jeu que lorsqu’il a changé, cela se retrouvait quand même dans son jeu.

Kuroko et Kise acquiescent silencieusement les paroles de leur pivot.

L’autre Akashi n’avait peut-être plus de respect pour ses adversaires mais il respectait les règles et ses équipiers.

Et sur le terrain, si  les deux meneurs s’affrontent dans un duel où aucun des deux joueurs n’arrive à dominer l’autre, l’équilibre finit lentement par basculer.

Parce que si les deux meneurs font jeu égal, Midorima est bloqué et les deux ailiers sont en train de se faire dépasser par les français.

Claire et le capitaine français viennent de marquer deux paniers coup sur coup.

05 : 41

52-49

 

Louise sait que son équipe doit trouver un nouveau souffle pour contrer l’attaque française et renverser la situation avant que l’écart au score ne se creuse.

            - Kise, prépare-toi, dit Louise. Tu vas…

Les mots de Louise meurent sur ses lèvres lorsque Kuroko arrive, aidant Izuki à avancer et à s’installer sur le banc.

Alors qu’Akashi s’apprête à remettre le ballon en jeu après une faute française, tous les regards se tournent vers le jeune meneur japonais assis sur le banc qui tente par tous les moyens de cacher la tristesse qui l’étreint.

Une seconde puis deux passent alors que même le public retient son souffle.

Le seul regard d’Izuki a allumé une nouvelle flamme dans le regard des japonais sur le parquet et Louise décide d’attendre un peu avant de faire un changement.

06 : 07

52-49

 

 

Kagami qui se sent encore coupable fixe Izuki et se tourne vers l’immense pivot qui lui fait face.

Depuis le début du quart temps, il n’arrive pas à trouver la faille dans la défense du pivot. Mais pour Izuki qui ne peut plus être sur le parquet avec eux, il n’a pas le droit de s’avouer vaincu aussi facilement.

Un instant, il ferme les yeux. Il reconnait maintenant sans peine les symptômes.

Cette vague d’énergie qui court dans tous ses membres, qui le fait trembler, son cœur qui cogne à tout rompre dans sa poitrine, les sons qui lui paraissent à la fois plus clairs et plus lointains.

Que ce soit le capitaine français qui se trouve en face de lui, qu’il soit plus grand et plus massif que Murasakibara, plus fourbe que Hanamiya, plus rapide qu’Aomine, il s’en fout.

Il allait le dépasser.

Pour ses équipiers.

Pour Izuki.

Alors qu’il ouvre les yeux, sous le regard de ses adversaires, de ses équipiers, de la foule qui applaudit son équipe, Kagami plonge profondément dans la zone.

Aomine a ses côtés sourit en dévisageant Claire et Faure.

            - Au moment où vous avez touché un de nos équipiers, vous avez perdu cette partie.

Parce que personne ne peut l’arrêter quand il est comme ça. Ni vous, ni moi.

Akashi profite de la surprise des français pour passer la balle à Kagami qui se démarque d’un bond. Le capitaine français a beau réagir à toute vitesse, Kagami est plus rapide.

Pour la première fois.

06 : 27

52-51

 

 

Banc du Japon

 

Louise abandonne l’idée d’un changement pour ne pas casser le rythme de la partie.

De nouveau les paniers s’enchaînent.

Des deux côtés.

Si la défense française est enfin surpassée, leur attaque est plus incisive. Les deux adversaires qui marquent Midorima le suivent encore comme son ombre mais les trois autres assurent une attaque plus qu’efficace et rapide.

Du côté japonais, Akashi et Aomine se synchronisent parfaitement avec la zone de Kagami dans un trio qui électrise les spectateurs.

 

San Antonio.

08 : 07

62-61

 

 

Stéphane est impressionné.

Kagami, ce joueur qui avait peu joué pendant leur partie contre les japonais, a un potentiel monstrueux. Au moins aussi grand que celui d’Aomine. Malgré un physique moins impressionnant que le capitaine français, une fois dans la zone, il arrive à lui tenir tête et il a une détente véritablement extraordinaire.

            - Et ça, dit Becky Hammon sa coach à sa droite, c’est même pas un de leur titulaire.

Sa coach hoche la tête après un alley oop de haute volée qui claque contre le panier français.

            - Il me plait ce gosse, dit-elle pour elle-même sans quitter l’écran des yeux.

Stéphane acquiesce mais ce qui le frappe le plus, c’est la capacité d’Akashi à tirer parti du moindre ballon et du saut du grand japonais.

            - Ces trois-là, demande Becky Hammon en montrant Akashi, Aomine et Kagami, ils viennent de la même équipe ?

Elle pose la question comme si c’était une évidence et Stéphane se dit que lui aussi en serait venu à la même conclusion s’il ne les connaissait pas.

             - Absolument pas.

Ce serait même tout le contraire, pense Stéphane avec un demi-sourire.

Sa coach lui lance un regard en coin incrédule. Elle se demande un instant si son meneur se moque d’elle mais d’aussi loin qu’elle se souvienne, il ne fait jamais ce genre de blague.

Puis elle reporte son attention sur le match.

Ce trio sur le terrain joue avec un synchronisme et une efficacité incroyable qui lui rappelle le big three, Parker, Ginobili et Duncan qui avait mené quatre fois les Spurs au titre.

Mais ce qui lui plait vraiment, c’est la détente du grand roux.

Les autres sont aussi bons mais elle arrive à se projeter dans un avenir proche quand elle le regarde.

Définitivement intéressant.

            - C’est quoi son nom ?

 

Terrain

09 : 47

70-71

 

Banc du Japon

 

Louise réfléchit à toute vitesse devant la situation.

Malgré le sacrifice de Midorima qui monopolise deux joueurs à lui tout seul, des récupérations et des passes toujours plus précises de Takao et de la synchronisation parfaite de ses trois joueurs en attaque, les français font plus que résister.

Même sans leurs coups bas habituels, ils n’ont en rien volé leur place dans cette compétition.

Alors que Faure arrive à passer la défense de Kagami et Aomine plus coordonnés que jamais pour claquer un dunk qui fait trembler le panier et met la France un point devant juste avant le coup de sifflet final, Louise regarde ses joueurs regagner le banc, se dit que tout reste à faire et que Ferry est connu pour ne dévoiler ses plus puissants atouts qu’au dernier moment.

Elle se tourne vers le banc français et pour la première fois depuis le début du jeu, alors que le coach français lui retourne son regard froidement, elle sait qu’il les prend réellement au sérieux.

Il allait enfin jouer ce dernier quart temps sans avoir la certitude qu’il jouerait le match suivant.

Et elle mentirait si elle disait que ça ne lui fait pas peur.

 

10 : 00

72-71

 

 

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2019 / Mentions légales