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Animes-Mangas

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Kuroko no Basket

Un nouveau défi
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 14508
[Publiée le: 2015-11-11]    [Mise à Jour: 2017-02-01]
13+  Signaler Général/Suspense/Amitié Commentaires : 80
Description:
La coupe du monde des moins de dix-neuf ans commence dans un mois et le Japon est prêt à présenter la meilleure équipe de son histoire. Au programme, la réunion de la GM avec quelques ajouts intéressants, du basket, du suspens, de l'humour et plein d'autres choses.

Attention, il s'agit de la suite de "Kise".
Crédits:
Rien à moi
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Trente-deux

[3677 mots]
Publié le: 2016-06-29
Mis à Jour: 2016-06-29
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Commentaire de l'auteur Salut,

alors le nouveau chapitre a été une vraie prise de tête. J'espère que tout le côté laborieux de l'écriture ne se verra pas trop à la lecture.

Et pour ceux qui suivent le basket... le nouveau draft NBA vient de tomber et le basket français est à l'honneur puisque cinq joueurs français ont été draftés dont deux dans le premier draft! Le premier, un joueur de Rouen a été pris en 16ème position et un autre en 24ème position dans le premier draft!

Cinq nouveaux petits français dans le circuit de la NBA, c'est une bonne année :-)

Et hier a eu lieu le dernier match de l'équipe de France de Tony Parker en France. Et c'était contre le Japon. LA France a largement gagné mais c'était un match très respectueux, presque bon enfant. L'équipe de France part pour Manille et le tournoi de qualification pour les JO pendant que les States ont sorti la liste de leurs joueurs sélectionnés. Une équipe qui fait peur... LeBron James, Draymond Green, Klay Thompson... The best of the NBA...

Trêve de bla bla...

Bonne lecture

Mardi

Salle commune

00h10

 

Le stress de la journée le rend trop nerveux pour trouver le sommeil et Akashi décide de se dégourdir un peu les jambes dans l’hôtel plutôt que de ressasser encore et encore les images du match qu’il vient de jouer.

Le simple souvenir de la victoire, de l’appel de son père, de sa conversation avec Kise, ou même de la colère de Kuroko lui permettent de ne pas se perdre dans les doutes qui lui encombrent l’esprit. Mais il ressent le besoin de marcher pour se le remémorer.

Et dans le silence de l’hôtel endormi, les murmures étouffés qui lui parviennent de la salle commune l’intriguent. Ne pouvant museler sa curiosité plus longtemps, il s’approche sans bruit pour se rendre compte que le bruit provient plutôt des cuisines qu’Aomine et Kagami ont décidé d’annexer.

Derrière la porte entrouverte, il entend quelques bruits de plats que l’on dérange et Aomine qui déclare :

            - Non, c’est pas aussi bon que celle de Jonas.

            - Si t’en veux pas, tu sais très bien que je peux manger pour deux…

Trois, quatre voire même cinq, pense Akashi en souriant.

            - J’ai pas dit que c’était pas bon, je dis juste que c’est pas aussi bon !

Akashi l’imagine très bien en train de protéger son assiette de la voracité de son équipier. A raison.

            - J’en reviens toujours pas qu’on ait gagné face à l’Espagne ! s’exclame Kagami.

            - Et moi, j’en reviens toujours pas que LeBron James m’ait remarqué !

            - Ouais, pense tout haut Kagami, une petite chose qui ne va en rien régler tes problèmes d’ego…

Heureusement, pense Akashi, Aomine est trop perdu dans ses pensées pour l’écouter. Et il est presque soulagé de ne pas sentir la moindre trace de jalousie dans les paroles de Kagami.

Il pense exactement ce qu’il dit, ni plus ni moins.

Akashi hésite encore entre se manifester pour leur dire de retourner se coucher, ce qui implique qu’il doive expliquer sa présence, et retourner discrètement sur ses pas lorsque …

            - Tu sais, dit Kagami, avant notre match contre Rakuzan, Kuroko nous a parlé de vos années à Teiko, de la fameuse génération miracle, de toi, d’Akashi, de vous tous.

Aomine reste silencieux et il comprend sans peine pourquoi.

            - Et franchement, continue Kagami, au début, je t’avoue que je ne comprenais pas pourquoi…

Kagami cherche visiblement ses mots et Aomine s’impatiente :

            - Pourquoi quoi ?

            - Pourquoi il se donnait autant de mal pour des mecs qui n’en avaient plus rien à faire du basket ou même de lui.

De nouveau Aomine reste silencieux et à cet instant Akashi sait très bien ce qui lui passe par la tête. Il pense la même chose…

            - Mais maintenant, continue Kagami, je comprends. Vous avez tous un grain…

Aomine a dû réagir un peu violemment vu les bruits qui filtrent…

            - … comme tous les gens intéressants. Et vous êtes aussi des amis précieux. Je crois que c’est en voyant Akashi jouer comme il l’a fait aujourd’hui que je l’ai vraiment compris. J’ai toujours comparé ses passes avec celles de Kuroko parce qu’elles sont toutes les deux parfaites. Mais en fait, elles sont très différentes. Celles de Kuroko sont là pour gagner en tirant le maximum de nos capacités, celles d’Akashi…

Il cherche ses mots et Akashi se dit qu’il avait beaucoup trop attendu pour révéler sa présence. Et qu’il avait autant envie d’écouter la suite qu’il avait peur d’entendre ces paroles.

Et c’est Aomine qui termine sa phrase :

- … elles ouvrent un porte sur ce qui pourraient être. Akashi a un don pour déceler les talents cachés. Je n’ai pas vraiment été étonné quand j’ai vu qu’il avait réussi à faire rentrer tous ses équipiers dans la zone.

- Oui, dit Kagami. Mais …

Mais rien du tout… S’en est trop pour Akashi qui décide de tourner les talons le plus discrètement possible pour éviter une situation qui devient de plus en plus gênante …

            - Akashi kun ?

Merde !

Akashi ne perd jamais sa politesse légendaire, même dans ses pensées.

Mais là, le mot gênant est bien en dessous de la réalité pour décrire la situation.

Mais Kagami ne lui laisse pas le temps de se reprendre, ouvre la porte et les invite à les rejoindre avec un tel naturel qu’il doute un instant d’avoir réellement été leur sujet de conversation quelque secondes auparavant.

Deux secondes plus tard, ils se trouvent tous assis autour de la table de la cuisine avec une portion plus que généreuse de l’omelette que Kagami avait préparé sans avoir rien réclamé.

            - C’est délicieux, dit-il sincèrement.

            - Kagami kun est un vrai chef, rajoute Kuroko.

Et à cet instant, Akashi se demande si Kuroko fait exprès d’en rajouter pour embarrasser un peu plus son ami qui rougit en niant de la tête :

            - C’est juste une omelette. D’habitude y a que moi qui n’arrive pas à dormir avant un match important et Kuroko se fout de moi à chaque fois ! Ca fait plaisir de voir que je ne suis pas tout seul cette fois ! Même si j’ai du mal à t’imaginer nerveux au point de pas dormir, Akashi…

            - C’est lui qui a eu le rôle de plus difficile, dit Kuroko.

            - Sûr, dit Kagami. J’aurai pas tenu plus de cinq minutes face à cet enfoiré sans craquer !

            - T’aurais pas tenu une seule minute, rétorque Aomine moqueur.

            - T’as sûrement raison, avoue Kagami. Et toi non plus.

Aomine reste un instant sans voix parce que Kagami est réellement quelqu’un de simple. Pas simpliste juste simple. Prompt à s’énerver quand il doit se défendre, lui ou ses amis, prompt à admettre ses torts quand il pense se tromper…

            - T’es un incroyable capitaine, dit Kagami en se tournant vers Akashi qui l’écoute calmement. Mais tu te trompes si tu crois qu’on a besoin d’être protégé.

 

… et un peu trop honnête pour sa propre sécurité.

 

Dire un truc pareil à Akashi, les yeux dans les yeux, c’est une audace qu’Aomine ne se serait pas permise. Il tient trop à la vie.

 

Mais Kagami trouve un appui qui empêche Akashi de répliquer dans le regard inflexible que lui lance Kuroko.

 

            - La coach avait raison, continue Kagami, sans toi, on aurait sûrement perdu. Notre compétition, la chance de rencontrer des joueurs meilleurs encore, tout se serait brusquement arrêté. Je suis prêt à beaucoup pour continuer à gagner et à jouer. Mais pas à sacrifier un de mes équipiers sur le terrain et surtout pas mon capitaine.

 

Et lorsqu’Aomine voit le regard d’Akashi s’adoucir et l’ombre d’un sourire effleurer ses lèvres, il se rend compte que son premier réflexe avait été celui qu’il aurait eu face à l’autre. C’est Akashi, celui qui avait été un de ses meilleurs amis qui est en face de lui.

 

            - Ce n’était pas si dur, dit Akashi, puisque que je savais qu’on finirait par gagner.

            -« Pas si dur  » reprend ironiquement Kagami…

L’as de Seirin reprend les regards et les poses de l’espagnol d’une façon si ridicule que l’assistance d’abord médusée finit par rire autant de la situation que de Kagami.

Même Akashi.

Et deux minutes plus tard, alors que les rires se tarissent, Kagami se reprend soudain :

            - Vous vous rendez compte de ce qu’on va prendre si la coach apprend qu’on est là à presque une heure du mat’…

Aomine et Kagami ricanent tous les deux comme des idiots en imaginant la scène tandis que Kuroko a l’air de s’affoler un peu et Akashi, lui qui n’a pas l’habitude d’être pris en défaut par qui ou quoi que ce soit… Il se sent dans une situation si étrange qu’elle lui donne une sensation nouvelle et vertigineuse si grande qu’il en rigolerait presque.

Ils se dépêchent de faire disparaître toute trace de leur passage pour rejoindre leurs chambres en silence.

Et lorsque Akashi se glisse à nouveau sous les draps, cette fois le sommeil ne tarde pas à réclamer son dû.

 

 

Gymnase de Tokyo

Quelques minutes avant le coup d’envoi de France/Japon

 

 

La foule est tendue alors que le match allait bientôt commencer. Dans les tribunes, deux banderoles immenses reproduisant mot pour mot les tweets de LeBron James et Stephen Curry sont déroulées par des fans plus qu’enthousiastes.

Les joueurs s’échauffent sur le terrain en enchaînant les paniers dans un calme tout relatif et Louise, assise sur le banc, essaye de se concentrer sur ses joueurs pour ignorer le regard froid que lui lance Ferry sur le banc.

Akashi et Midorima qui ne font pas partie du cinq de départ sont sur le banc à ses côtés et lèvent la tête vers l’entraîneur français qui se dirige vers leur coach. Vu sa taille et son gabarit, ce grand brun devait être un ancien joueur et Louise pose un regard froid vers lui sans se lever du banc.

            - Entre compatriotes, dit Ferry en tendant la main pour la saluer, on peut rester poli.

            -Il y a longtemps, une poignée de main était une façon de s’assurer que la personne qui vous faisait face n’allait pas vous planter un couteau dans le dos, dit Louise sans avoir bouger d’un pouce. Je porte déjà les traces de vos bassesses, je suppose que je ne risque rien de plus de votre part.

Louise se lève enfin et prend sa main sèchement devant Ferry qui affiche un rictus insupportable aux yeux d’Akashi et Midorima qui n’avaient rien loupé de l’échange entre les deux français.

            - Ils sont impressionnants ces petits japonais, continue Ferry. La génération miracle, je ne suis presque pas surpris de te voir là. Tu as toujours su te placer auprès du talent pur.

Le ton du coach français est si hautain et empreint de mauvaise foi qu’Akashi ne peut pas s’empêcher de répondre :

            - Notre coach, dit-il avec une pointe de possessivité qui surprend Louise, ne s’est pas placée comme vous dites, c’est moi qui suis allé la chercher et j’ai eu beaucoup de mal à la convaincre de s’occuper de nous.

Ferry darde ses yeux sombres sur Akashi qui se dit que si ce français est impressionnant, il l’est beaucoup moins que son propre père.

            - Ca parle français la petite chose, répond-il moqueur. Comme toujours, dit-il en se tournant vers Louise, tu laisses le soin aux autres de mener tes petites batailles.

Hors de lui et mis dans une position impossible, Akashi fixe froidement l’entraîneur sans répondre de crainte de paraître irrespectueux envers sa coach et Midorima lui aussi a du mal à se contenir.

Louise pose une main sur l’épaule de Shintaro qui se calme aussi tôt sans quitter des yeux Ferry :

            - Tu dois te retrouver en train de vivre ton pire cauchemar en ce moment, dit-elle. Au deuxième tour de la coupe, face au Japon qui vient de gagner contre l’Espagne, une équipe qui vous avez explosé en finale de coupe d’Europe et qui est coaché par quelqu’un que tu as qualifié de quoi déjà, dit-elle en feignant de chercher des mots qu’elle connait par cœur. Ah oui, je me souviens, une gamine opportuniste sans talent aucun qui n’avait déjà pas sa place sur un terrain, encore moins sur le banc.

Elle relâche la main tendue de Ferry avec une poigne rageuse :

            - Je me demande bien comment tu vas pouvoir de nouveau tourner les choses à ton avantage quand on vous aura battu sur le terrain.

            - Tu ne peux même pas aligner tous tes titulaires sur le terrain, vous n’avez aucune chance.

            - Est-ce que je te fais peur au point que tu cherches à nous intimider ?

Ferry la fixe une seconde sans réagir et tourne les talons brusquement pendant que Louise tremble de colère.

Elle aurait préféré qu’aucun de ses joueurs n’ait compris leur échange. Mais d’un seul coup d’œil, elle sait que ceux qui les avaient écoutés n’avaient pas besoin de comprendre le français pour comprendre les grandes lignes de leur conversation.

            - Coach ? demande presque timidement Midorima…

            - Quoi !

Et dans la seconde, Louise regrette son ton qui garde les reliefs de sa colère envers Ferry.

            - Si j’ai bien compris, la France a perdu face à l’Espagne parce que leur ailier était exclu…

Louise acquiesce un peu mécaniquement d’un hochement de tête.

            - Et ça c’est joué à un buzzer beater…

De nouveau Louise acquiesce :

            - J’appelle pas vraiment ça « se faire exploser ».

Louise jette un regard en coin à son arrière qui garde son attitude impassible alors qu’il lui fait remarquer qu’elle avait elle aussi utiliser la mauvaise foi face à Ferry.

Akashi qui est le seul à avoir compris leur échange en français reste figé devant l’audace de son ami.

Et nerveusement, Louise se met à rire devant l’incongru de la situation.

Après avoir mis en garde ses joueurs sur la mauvaise foi des français et sur le fait qu’ils devaient absolument garder leur calme et elle avait été la première à craquer. Et pire que tout elle avait utilisé les armes de leurs adversaires contre eux …

Ses éclats de rires se tarissent et elle en écrase une larme du coin de l’œil.

Toute sa tension s’est évanouie, la sienne et celle qui pesaient sur les épaules de ses joueurs. Mais ils n’en sont pas moins alertes. Et intrigués.

            - Il faut du cran pour se moquer de son coach Midorima, dit-elle d’un ton soudain sérieux qui glace le sang de son arrière

A vrai dire, il ne voulait ni se moquer ni se mettre en avant. Devant la situation et la tension insoutenable, il n’avait fait que souligner une évidence.

Louise fixe le banc adverse avec un petit sourire narquois et dit suffisamment fort pour que les français surpris par son rire l’entendent :

            - Tu as de la chance que je doive te ménager pour les prochains matchs parce que ça se serait payé en tours de terrain…

 

Cleveland

 

LeBron James pose une main ferme sur l’épaule de Lucas, le force à se rapprocher avec un seul mot à la bouche, le même que pensent au même moment tous ses équipiers, le même que Stephen Curry est en train de dire à Joël et Becky Hammon à Stéphane :

            - Traduis !

 

France/Japon

Coup d’envoi

 

 

Tribune

 

Kiyoshi regarde les japonais s’avancer avec fierté. C’est presque Seirin au complet qui se retrouve face aux français avec Izuki en meneur, l’ombre et la lumière sur les côtés, leur capitaine en arrière et dans son rôle, dans la raquette, Murasakibara.

Il n’est pas compliqué de comprendre ce que recherche la coach avec ce choix même si ce ne sont pas les meilleurs joueurs qui sont alignés face aux immenses français qui les regardent de haut. Littéralement puisque même le pivot français est plus grand que Murasakibara.

Le Japon a préféré la cohérence d’une équipe où chaque membre se connait parfaitement au talent individuel. Un instant, il se demande comment Murasakibara allait s’intégrer à ce jeu si collectif. Mais dès les premières secondes, il voit Kuroko lui envoyer une de ses passes boostées directement dans la raquette adverse et il met s’élance vers le panier.

Qui pourrait arrêter Murasakibara qui montre autant de détermination ?

Une question qui trouve malheureusement une réponse alors que Faure, le capitaine français s’interpose et dévie le ballon en touche presque facilement.

Et dans le chaos, Murasakibara se retrouve à terre.

Tout le monde avait le regard sur le ballon perdu, même l’arbitre.

Même lui.

 

Banc du Japon

 

Akashi serre les poings rageusement.

Murasakibara se relève sans rien laisser transparaître mais il avait vu le coup porté par la capitaine français alors que tout le monde avait les yeux tournés vers le ballon.

Le contre français est rapide et l’arrache quelques secondes à ses réflexions.

Et comme l’avait prédit Louise, le meneur français n’est pas prudent.

Elle avait demandé de laisser un des attaquants libres et de se concentrer sur Claire, l’ailier fort. Parce que leur meneur choisit d’ignorer son équipier démarqué pour faire une passe à son ailier fort.

Une passe que Kuroko intercepte et qu’il renvoie sur Izuki qui réorganise calmement l’attaque sous le regard attentif d’Akashi. C’était déjà un meneur redoutable avant l’entraînement mais il avait incroyablement progressé en trois semaines.

Et surtout, il joue avec ses équipiers de Seirin et il sait mieux que quiconque les utiliser. Il intègre Murasakibara sans effort dont il utilise la force avec une grande efficacité.

Le jeu de passe de Seirin est la meilleure option pour affronter une équipe qui cherche à exploiter les zones d’ombres. Et le seul qui arrive à s’y aventurer et heureusement plus filant qu’une anguille, pense-t-il en regardant Kuroko glisser entre les doigts de Claire qui n’a pas apprécié de se faire voler la balle.

Izuki cible facilement le seul point faible de la défense française en passant à Kagami qui se mesure à Dary. Il saute et le français s’interpose, le bousculant mais il en faut plus à Kagami pour louper l’arceau.

Le sifflet qui annonce les premiers points libère la tension de la foule qui exulte.

 

01 : 14

0-2

 

Mais l’attaque française est si rapide que la foule n’a pas arrêté ses applaudissements lorsque l’arrière français fonce sur Huyga et marque hors de la raquette, reprenant tout de suite l’avantage.

 

01 : 25

3-2

 

Tribune

Kyoshi sur penche instinctivement vers le terrain comme si cela pouvait l’aider à mieux saisir la chose qui lui semble évidente mais qui continue à lui échapper.

Les français sont au moins aussi forts que les espagnols, de cela il est certain. Surtout lorsqu’il voit à nouveau le pivot français contrer Murasakibara qui finit par passer à Kuroko qui détourne le ballon sur Kagami mais il y a définitivement quelque chose qui l’interpelle dans le jeu des français.

 

01 : 43

3-4

 

Le meneur français a le ballon dans les mains, Kyoshi se force à détourner les yeux du ballon et du jeu. Il met toute son attention à chercher Kuroko, à contre temps du match.

S’il ne le trouve pas tout de suite, il voit le geste de l’ailier français qui tente de donner un coup à Hyuga qui lui échappe de justesse.

Alors que les paniers commencent à s’enchaîner de chaque côté, il perd un peu le fil du jeu en se rendant compte un peu plus à chaque seconde de la façon dont les français manœuvraient dans l’ombre avec la même constance.

Et si pour l’instant, les joueurs japonais semblent esquiver toutes leurs tentatives, il sait que cela ne durera pas…

L’ailier fort est meilleur encore qu’Aomine, le pivot surpasse Murasakibara et le meneur a une vision qui dépasse de loin celle de Takao.

Il jette un œil au compteur.

04 : 01

12-10

 

Les deux équipes sont au coude à coude mais la réussite des japonais ne repose que sur les passes de Kuroko et la puissance de Kagami.

 

Banc de la France

Ferry se lève du banc comme pour remettre ses idées en place.

Le duo Kagami Kuroko ne l’étonne guère, il avait vu tous les matchs de Seirin qu’il avait pu trouver et il connait la complémentarité de l’ombre et la lumière de cette équipe japonaise. Il n’est pas non plus surpris de la complémentarité de l’équipe et du choix de Louise. Un jeu de passe minimise les zones d’ombres sur le terrain.

Ce qui l’étonne, c’est la façon dont les japonais esquivent tous les coups.

Qu’est-ce que Louise avait bien pu faire pour leur donner ce troisième œil derrière la tête ?

Mais cela ne l’inquiète pas tant que ça. Maintenant qu’il avait vu le sixième joueur du Japon jouer, il allait pouvoir passer à la deuxième partie de son plan.

Il cherche du regard son meneur qui attend son signal.

D’abord on s’occupe du nain et de l’excité puis on passe aux choses sérieuses, pense-t-il.

 

 

04 : 31

14-12

 

Le meneur laisse le ballon à son ailier et reporte toute son attention sur Kuroko tandis que Kagami se fait marquer par l’ailier et l’arrière français.

Bloqué par l’étau des bras de l’immense français, Kuroko ne peut plus passer et Kagami ne peut rien faire.

Izuki réagit immédiatement en détournant le ballon sur Hyuga qui n’est plus marqué. Le capitaine français encore dans la raquette bondit mais une seconde trop tard et Hyuga marque son premier trois points avec soulagement.

 

04 : 56

14-15

 

Sur le banc, Ferry accepte sereinement la petite faute de son capitaine. Il faudrait encore quelques ajustements mais le duo de comiques est neutralisé.

Discrètement, il fait à nouveau un signe à son meneur.

Faure demande le ballon et fonce sur la défense.

Littéralement.

Bousculant Murasakibara sur son passage assez violemment pour le faire tomber, il marque et obtient une faute. Et un lancer franc qu’il ne se permet pas de louper dans la foulée.

05 : 47

20-17

Cleveland

 

LeBron James s’emporte en regardant l’action :

            - Mais comment l’arbitre peut siffler une faute contre le joueur qui est à terre ! C’est n’importe quoi !

            - Les règles ne sont pas exactement les mêmes qu’en NBA, dit Lucas. Un défenseur n’a pas le droit de toucher un attaquant au moment où il va tirer…

            -Mais il lui a foncé dessus au moment de tirer ! Y a faute là ! Et non seulement le panier compte, les français ont un lancer franc mais c’est le pivot japonais qui se prend la faute ! C’est n’importe quoi !

Lucas lui répond quelques mots en français qu’il ne comprend pas.

Jamais encore, Lucas n’avait été énervé au point d’en perdre son anglais. Et il n’a pas besoin d’être un expert en français pour comprendre ce que Lucas vient de dire.

Les français se moquent du jeu en pervertissant l’une de ses règles les plus fondamentales.

Le duo formé par Kuroko et Kagami est trop entravé pour jouer correctement alors que les français sont toujours aussi efficaces, les japonais doivent être particulièrement prudents dès qu’ils n’ont plus le ballon et maintenant ils obtiennent des fautes et des lancers francs sur une tactique particulièrement malhonnête…

A mesure que le temps s’écoule et que l’écart se creuse entre les français et les japonais, Lucas se terre dans le silence et le match devient un peu plus détestable.

Et la situation commence à devenir vraiment difficile pour les japonais.

 

10 : 00

33-21

 

 

 

 

 

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