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Kuroko no Basket

Un nouveau défi
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 13841
[Publiée le: 2015-11-11]    [Mise à Jour: 2017-02-01]
13+  Signaler Général/Suspense/Amitié Commentaires : 80
Description:
La coupe du monde des moins de dix-neuf ans commence dans un mois et le Japon est prêt à présenter la meilleure équipe de son histoire. Au programme, la réunion de la GM avec quelques ajouts intéressants, du basket, du suspens, de l'humour et plein d'autres choses.

Attention, il s'agit de la suite de "Kise".
Crédits:
Rien à moi
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Vingt-sept

[2942 mots]
Publié le: 2016-05-25Format imprimable  
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Lundi

Japon/Espagne

Quelques minutes avant le coup d’envoi

 

 

Le match allait commencer dans quelques minutes et les joueurs portant chacun fièrement les couleurs de leur pays s’échauffent sur le parquet. Dans les tribunes pleines à craquer d’une foule impatiente, tous les membres des équipes des joueurs sur le terrain rongent leur frein en attendant le début du match.

Alors que les joueurs enchaînent les paniers, chacun sur leur moitié de terrain, Takao reste en retrait, observant le meneur espagnol avec attention.

            - Takao ? Tout va bien ? lui demande Shintaro qui se met à sa droite.

            - Shin, y a pas un truc qui te dérange dans le plan de la coach?

Midorima observe à son tour le capitaine espagnol en acquiesçant de la tête.

            - C’est exactement le genre de plan qu’Akashi aurait pu faire…

Il s’apprête à rehausser ses lunettes avant de se rendre compte qu’il porte les lunettes que lui avait offert Joël, des lunettes de sport qui ne peuvent pas glisser sur son nez.

            - … contre lui-même.

Takao rigole une seconde :

- Tu crois qu’avec ce plan, on aurait gagné contre Rakuzan ?

Midorima réfléchit une seconde avec beaucoup trop de sérieux pour ce qui n’est qu’une petite blague. Ce qui fait encore plus rire Takao.

            - Peut-être bien.

Takao arrête de rigoler et reporte toute son attention sur Sanchez :

            - Je ressens la même chose que pendant notre match contre Rakuzan, la même pression quand je le regarde.

            - Moi aussi, avoue Midorima.

Une conversation qui n’échappe pas à Akashi qui reste en retrait. Il ne sait pas pourquoi cette simple scène le rend si mal à l’aise. Puis, il se dit qu’il ne sait que trop bien pourquoi il ressent cette ombre noire qui le paralyse une seconde. Et qu’il est trop lâche pour lui donner un nom.

Sans un mot, il ferme les yeux pour empêcher sa main de trembler, prend une grande inspiration et se prépare à aller saluer ses adversaires.

Une petite seconde, un instant à peine vécu déjà oublié.

Sauf pour les yeux clairs de Kuroko.

 

Tribune

Imayoshi observe avec attention les joueurs se mettre en place avant le coup d’envoi.

            - La coach a choisi de mettre son cinq majeur tout de suite dans le bain, dit Wakamatsu à ses côtés.

            - En face, c’est pas n’importe qui. L’Espagne est championne d’Europe, troisième de la dernière coupe du monde. Il y a deux ans, c’était déjà Sanchez le capitaine de l’équipe et crois-moi, ce mec est dangereux.

            - Tu l’as vu jouer ?

            - Pas besoin, je le sens.

 

Terrain

Tous les joueurs sont alignés dans un face à face tendu pour se saluer juste avant le début du match. L’Espagne a aussi aligné ses cinq titulaires, preuve qu’ils prennent au sérieux leur adversaire.

Mais, alors qu’Akashi s’apprête à saluer son adversaire, il l’ignore, sort du rang sous le regard d’une foule estomaquée et se dirige vers Louise qui se tient en retrait, à sa place.

Tous les regards se tournent vers eux mais Louise est trop choquée par l’attitude de l’espagnol pour détacher ses yeux du meneur qui s’avance et plante son regard noir dans le sien.

            - Je ne pensais pas avoir un jour la possibilité de prendre ma revanche. Que ce soit le Japon ou la France, ça n’a pas vraiment d’importance. Je vais gagner. Contre vous.

Louise soutient son regard, tourne un regard intransigeant vers lui :

            - Et moi, dit-elle d’une voix claire, je suis surprise que vous n’ayez rien appris de notre dernier match. Mais ne vous inquiétez-pas, mes joueurs vont se faire un plaisir de vous remettre à votre place. Sur le terrain.

Le visage du meneur se fige dans un rictus sombre alors que l’arbitre arrive dans son dos, le menaçant d’une faute s’il ne regagne pas le rang.

 

Séoul

Siège du groupe Akashi

 

 

Le secrétaire personnel de Monsieur Akashi sort du bureau de son patron, les yeux encore écarquillés de surprise.

Son boss l’avait congédié. Et il avait reporté ses deux prochaines réunions. Et la dernière fois qu’une telle chose était arrivée, c’était … En fait, ça n’était jamais arrivé. Sans une explication, il lui avait demandé d’aller chercher la joueuse de go dès qu’elle aurait fini la conférence qu’elle donnait au siège.

Dans le bureau vide, Monsieur Akashi récupère la télécommande de l’immense écran qui servait de temps en temps à projeter des images lors de réunion plus ou moins importantes. La Corée venait malheureusement de se faire éliminer ce matin par les grands favoris, les Etats-Unis et l’intérêt du public pour la compétition avait déjà bien baissé.

Mais l’une des chaînes de sport coréenne retransmet quand même le match Japon/Espagne.

Juste avant le coup d’envoi, Akiko et Akane arrivent dans son bureau et il leur propose un siège face à l’écran.

Elles s’assoient en silence, préférant se concentrer sur les joueurs qui s’apprêtent à se saluer que sur l’incongru de la situation, triturant nerveusement les tasses de thé que leur hôte avait gracieusement disposées en face de leur place.

            - La Corée vient de se faire éliminer par les Etats-Unis, dit Monsieur Akashi, le grand favori du tournoi. D’après ce que j’ai lu, cette année l’Argentine et l’Espagne seraient au même titre que les Etats-Unis, les seules équipes capables de prétendre au titre. Le Japon par contre ne s’est encore jamais distingué à ce niveau de la compétition.

Akiko jette un œil prudent vers le père d’Akashi. Est-il inquiet pour son fils ?

            - Le Japon n’a jamais eu un Akashi comme capitaine, lui répond-elle.

Monsieur esquisse hoche la tête, le fantôme d’un sourire sur les lèvres en reportant toute son attention sur l’écran.

Mais lorsque Monsieur Akashi voit le jeune espagnol refuser de saluer son fils pour se planter devant la coach, il crispe ses doigts sur sa tasse de thé.

Il se dit que s’il avait une liste de personnes à détruire, ce jeune espagnol viendrait d’en prendre la première place. Tout en haut…

 

Cleveland

 

 

LeBron James observe ses équipiers. Le petit coup d’éclat du meneur espagnol a fait sursauter toute l’équipe. Lui-même s’était permis plusieurs petits éclats mémorables en compétition officielle. Mais il avait déjà un palmarès suffisant pour supporter ses petites frasques.

Mais ce n’est pas la chose la plus surprenante à laquelle ils assistent.

Lucas est en colère. Froidement. Ses yeux clairs sont devenus noirs alors qu’il sert les poings en regardant l’écran. LeBron James se rend compte assez vite que toute l’équipe ne quitte pas des yeux Lucas qui est trop concentré sur le match pour s’en rendre compte.

Lucas. Le plus jeune d’entre eux et un équipier incroyable, toujours attentif aux autres, au jeu. Un incorrigible bavard dont l’enthousiasme pouvait être tout aussi fatiguant que désarmant.

Il avait désamorcé plus d’une situation délicate d’un sourire et jamais au grand jamais il ne s’énervait ni ne se mettait en colère. Et l’équipe avait lentement changé depuis qu’il en faisait partie.

A cet instant, la star de la NBA a un peu l’impression d’être un grand frère qui regarde un connard manquer de respect à son petit frère.

Il a hâte de voir le match débuter et les japonais défoncer cet enfoiré et son équipe. Et il n’a pas besoin de regarder ses équipiers pour savoir qu’ils pensent exactement la même chose.

 

 Tokyo

Premier Quart Temps

00 : 00

 

Murasakibara s’avance vers l’arbitre pour l’entre deux avec une seule pensée en tête.

Ces enfoirés avaient manqué de respect à son ami.

Son adversaire est presque à sa hauteur et à cet instant, il n’en a rien à faire. Une colère froide et aveuglante fait trembler sa main.

Tous ceux qui se dresseraient sur son chemin, il les écraserait.

Un par un.

Rien à foutre du plan.

Gagner c’est mettre plus de paniers que son adversaire.

Rien de plus simple.

Il s’élance, touche du bout des doigts le ballon qu’il envoie sur Aomine et fonce vers le panier.

Une fois dans la raquette adverse, Aomine dribble deux défenseurs avant de lui passer la balle et il claque un dunk monstrueux qui laisse la foule sans voix une demi seconde.

 

Banc du Japon

00 : 07

2-0

 

Louise observe le terrain en secouant la tête.

Le comportement du meneur espagnol avait allumé un feu dévorant dans les yeux de son pivot et il en avait oublié le plan dès la première seconde.

Et pire que tout, le pivot adverse ne l’avait pas contré parce qu’il avait été pris de court. Mais il s’en était fallu d’un rien.

            - Ne vous inquiétez pas, la rassure Himuro sur sa gauche. Regardez.

Sur le terrain, juste avant la remise en jeu, Akashi prend le bras d’Atsushi. Ses épaules se relâchent immédiatement et toute la tension qui l’animait une seconde auparavant semble se dissiper dans ce seul contact.

Louise acquiesce et le jeu reprend exactement comme elle l’avait prévu. Akashi avait non seulement su encaisser l’insulte mais garder en ligne ses joueurs.

Un vrai capitaine.

Et le jeu reprend comme prévu.

 

Tribunes

 

Miyaji observe avec attention Midorima mettre un trois points. Il avait tiré alors qu’il était en mauvaise posture, l’arrière qui le marque est plus grand, plus imposant et plus rapide.

Leur as est obligé de se dépasser et de prendre des risques.

            - Il n’y a pas que ses lunettes qui ont changées, s’amuse-t-il.

Otsubo a ses côtés sourit en acquiesçant.

Mais avec ce trois points, il ne fait que rétablir l’équilibre.

02 : 31

7-7

Et deux choses lui apparaissent clairement dans ces premières minutes de match.

La première, après un départ en trombe de Murasakibara, le match avait ralenti.

            - Ca me fait penser à notre match face à Rakuzan, dit-il tout haut.

            - C’est la phase d’observation, ajoute Otsubo. C’est plutôt compréhensible. Les deux équipes se jaugent et je n’ai pas besoin d’en voir plus pour savoir qu’en face, ils sont meilleurs.

Miyaji se mord les lèvres nerveusement.

C’était ça la deuxième chose qu’il avait remarqué.

Sur le terrain, il y a les meilleurs joueurs que le Japon pouvait aligner. Les anciens de la génération miracle de nouveau réunis sur le terrain. Et malgré le match au ralenti, malgré le fait qu’ils jouaient encore mieux qu’il y a une semaine, la chose qui lui paraît soudain un peu trop clairement, c’est qu’ils sont un cran en dessous des espagnols.

            - Ce sont des monstres en face, souffle-t-il.

            - Ils font partis des trois grands favoris du championnat, dit Otsubo. Avec l’Argentine et les States. Ils sont champions d’Europe et chacun des membres de leur cinq majeur est au moins aussi bon que les membres de la génération miracle.

            - C’est pour ça qu’ils jouent lentement, continue Miyaji. Ils anticipent déjà sur le second match parce qu’ils sont sûrs de gagner celui-ci.

Otsubo fronce les sourcils en voyant l’arrière espagnol se mesurer à nouveau à Midorima et le passer sur la droite avant de marquer.

03 : 32

7-10

Après une remise en jeu prudente, c’est un duel entre Sanchez et Akashi sur le parquet.

Les deux anciens de Shutoku en perdent le fil de leur conversation lorsqu’ils voient Akashi se faire voler le ballon dans un mouvement presque trop rapide pour être vu.

Le meneur espagnol se retrouve face à Murasakibara et passe à son ailier.

Un ballon intercepté par Kise qui surgit sur sa gauche et relance l’attaque.

            - A une époque pas si lointaine, dit Miyaji, ça m’aurait fait plaisir de voir quelqu’un dominer aussi facilement Akashi mais…

            - Il a changé lui aussi, termine Otsubo.

Avant leur partie contre Rakuzan, Midorima avait demandé à parler à toute l’équipe. Leur as à qui Takao arrivait à peine à obtenir quelques vagues soupirs désabusés voulaient leur parler.

A l’équipe. Toute l’équipe.

Il avait été assez succinct, presque cryptique.

Mais ils en l’avaient jamais entendu aligner autant de mots. Alors ils avaient écouté avidement ses rares paroles. Et ils avaient tous compris que son ancien capitaine avait changé, qu’ils avaient tous changés.

Et en quelques mots ils avaient appris beaucoup plus que Midorima n’avait voulu en dire.

Sur les années Teiko, la génération miracle et Kuroko.

Entre les non-dits et les regards perdus, ils avaient reconstitué assez facilement l’histoire.

Midorima avait considéré Akashi comme un ami, peut-être même son meilleur ami. Il l’avait perdu et retrouvé, de la même façon que lui s’était perdu et avait fini par redevenir celui qu’il était.

Alors non, voir l’espagnol le dominer presque facilement ne leur plait pas.

 

 

Oakland

07 : 45

11- 18

 

 

Stephen Curry observe le pivot espagnol commencer à creuser l’écart entre les deux équipes en se mordant les lèvres.

            - Je suis étonné de voir que le Japon ait de tels joueurs. Cet arrière est impressionnant. Mais je crois qu’il est plus que clair que ceux d’en face ne jouent pas dans la même catégorie.

Et pour toute réponse, Joël sourit sereinement.

 

Tribunes

 

Kasamatsu observe avec attention Kise faire face à deux adversaires. Il adopte instinctivement le style d’Aomine, les passant sur la droite mais tombe sur le pivot et passe à Murasakibara qui l’affronte.

Il ne pensait pas pouvoir voir un jour un joueur se mesurer ainsi au pivot de la génération miracle aussi facilement.

Le ballon part en touche et Kasamatsu oublie le jeu un instant pour réfléchir.

Il y a définitivement quelque chose qui le dérange dans cette partie. Un élément intangible qu’il n’arrive pas à définir dans le jeu et qui le frappe encore plus à chaque fois qu’il voit Kise le ballon entre les mains.

Puis il regarde avec attention chacun des joueurs sur le terrain et sur le banc.

Oui, les espagnols dominent. Mais tous les visages sur le banc du Japon sont sereins, attentifs et aucune action n’est précipitée.

Enfin presque, Kagami a tellement envie de se retrouver sur le terrain qu’il a du mal à tenir en place.

Alors s’il sait que quelque chose lui échappe dans le jeu, il sent qu’il n’a pas à en avoir peur.

 

 

Cleveland

08 : 32

11-20

 

LeBron James observe avec attention l’arrière espagnol passer deux adversaires avant de mettre un trois points.

Et à mesure que l’écart se creuse, Lucas sourit en regardant le match calmement.

            - Ils sont plutôt bons tes petits japonais, dit-il. Mais en face, ils sont au moins aussi bons que notre équipe nationale. Ils ne font pas le poids.

            - Louise a un plan, dit-il d’une voix posée. Je ne sais pas exactement ce qu’elle a prévu mais ses premiers mouvements sont plus que clairs.

            - Explique-toi.

            - Ils jouent à contre temps.

            - Comment ça à contre temps ?

            - Je ne suis pas un joueur extraordinaire comme toi, dit Lucas…

Il n’y a ni apitoiement ni fausse modestie dans les paroles du français, juste une évidence. Un simple fait.

            - … mais j’ai un avantage sur tous les autres. Chaque équipe possède un rythme propre, c’est une chose que j’ai toujours su percevoir instinctivement et un talent que Louise a réussi à me faire développer. Parce c’est comme ça qu’elle travaille. Elle trouve le petit truc qui vous distingue des autres et vous le fait travailler jusqu’à ce que cela devienne votre seconde nature et un atout pour l’équipe.

Ses équipiers écoutent avec la plus grande attention parce que oui, ils avaient toujours été étonné par la capacité de leur équipier à être toujours au bon endroit au bon moment sur le terrain.

Et alors que l’équipe de Cleveland alignent depuis quelque temps les contre-performances due à des erreurs plus qu’évidentes de stratégie, la simple idée d’avoir un vrai coach, capable de les orienter et faire progresser l’équipe est plus que séduisante.

D’autant plus que Lucas est un brillant exemple de l’efficacité de son ancien coach.

- Et c’est grâce à ça, continue Lucas, que je suis toujours là où je dois être dans le jeu et que je sais profiter de la moindre fausse note de nos adversaires. Sanchez a la même capacité que moi, il sait percevoir le rythme d’une équipe.

            - Et c’est une chose qu’on ne peut percevoir qu’en match, c’est pour ça que tu n’es jamais vraiment attentif aux débriefs du coach avant match, s’amuse LeBron James.

            - Exactement, acquiesce Lucas avec sérieux.

LeBron James s’attendait à un trait ironique, un demi sourire ou une boutade sur sa légendaire capacité à ignorer complètement les recommandations du coach juste avant un match. Mais Lucas est trop concentré pour réagir et oui, c’est étonnant.

- Et pour Sanchez aussi, continue Lucas. Alors elle est en train de jouer avec ses sens. Parce qu’il a lui aussi un plan et que le principal atout de l’Espagne, c’est qu’il est impossible d’imaginer son prochain coup, il change de style à chaque fois.

            - Si je comprends bien, continue LeBron James, en jouant à contre temps, ils donnent la fausse impression aux espagnols qu’ils dominent facilement et cela les met suffisamment en confiance pour les amener sans se méfier à lancer leur attaque.

            - Et ils vont la baser sur une mauvaise appréciation du rythme de l’équipe.

Lucas sourit en regardant Aomine gagner son duel face à aux deux ailiers espagnols. Même à contre temps, face à deux adversaires, alors que l’ailier espagnol lui fait perdre l’équilibre, il met un panier dans une position impossible, juste avant de tomber sur le parquet.

Juste avant que le coup de sifflet n’annonce la fin du premier quart temps.

 

10 : 00

15-24

 

Lucas sourit en voyant tous ses équipiers acquiescer le panier d’Aomine comme ils l’auraient fait d’une belle action pendant un match officiel.

Un panier symbolique qui réduit à moins de dix points l'écart entre les deux équipes.

Maintenant que Louise avait préparé le terrain, il a hâte de voir le second quart temps commencer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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