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La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 577 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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Animes-Mangas

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Kuroko no Basket

Prière à un ange
[Histoire Terminée]
Auteur: Argouges Vue: 3897
[Publiée le: 2015-09-25]    [Mise à Jour: 2017-11-11]
13+  Signaler Romance/Yaoi (HxH)/Sport Commentaires : 32
Description:
Kuroko, un soir de déprime fait une prière à son ange gardien. sera-t-il exaucé?
Possible yaoi
Crédits:
Les personnages et l'univers de Kuroko no basket sont la propriété de Fujimaki Tadatoshi
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Docteur Jeckyll et Mister Hyde

[2914 mots]
Publié le: 2017-05-01Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Désolée pour la longue attente mais cette fois ce n'est pas ma faute!
Blâmez mon chat qui en une seconde a réussi à effacer TOUT le chapitre et à sauvegarder... la page blanche. Ne me demandez pas comment il a fait!
Oui, vous avez bien compris: j'ai dû tout réécrire.
Je le hais! Je le hais, Je le hais!
Mais il est bien mignon quand même.

Docteur Jeckyll et Mister Hyde

 

 

Kagami s’installa confortablement sur le banc de touche, satisfait. Il savait bien que son petit air ‘même pas cap’ piquerait Tetsuya au vif. Et un Kuroko offensé était un Kuroko au sommet de son art.  Il suffisait de se souvenir du match contre le Paternel pour s’en persuader.

Kagami ne voulait pas seulement que Kuroko gagne le match, non.

Il voulait que Kuroko atomise Gonzales. Il voulait qu’il lui prouve sa supériorité, qu’il lui mette le nez si profondément dans sa médiocrité que Gonzales ne s’en relèverait jamais. 

Et tant pis pour ses coéquipiers, c’était de braves gars. Ils s’en remettraient.

Pas l’orgueilleux Gonzales.

Oui, Kagami était rancunier.

Il lui en fallait beaucoup pour prendre quelqu’un en grippe mais quand c’était fait, c’était pour toujours et Gonzales lui en avait fait voir de toutes les couleurs dès qu’il était arrivé dans l’équipe.

Le point-guard avait d’abord exécré l’étranger qui arrivait de nulle part pour critiquer avec virulence son jeu, puis le joueur agressif qui ne cessait de les comparer avec sa fichue Génération Miracle et enfin l’homosexuel qui le dégoûtait.

Kagami n’avait aucune preuve, bien sûr mais il le soupçonnait d’avoir été à l’origine de certains déboires qu’il avait connus après avoir fait son ‘coming out’ auprès de ses coéquipiers.

Il n’était même pas sûr qu’il s’agissait bien d’homophobie. L’hostilité entre lui et Gonzales existait bien avant. Leur aversion avait été immédiate et irréversible. La sexualité de Kagami n’avait été pour Gonzales que le prétexte parfait pour conforter son animosité évidente envers l’ailier fort.

Dès lors, leur antagonisme avait atteint des records, Kagami ne supportant pas la moindre remarque sur sa vie sentimentale et encore moins qu’on insulte Kuroko. D’ailleurs, appeler Kuroko «un minet » était d’un ridicule achevé . Quiconque ayant essuyé l’ Ignite Pass du joueur de l’ombre savait que celui-ci n’était pas une petite chose fragile, bien au contraire. Tous ceux qui le connaissaient pouvaient en témoigner : c’était un coriace, jusqu’au-boutiste et imprévisible.

Déterminé et sarcastique par-dessus le marché.

Mais ça, Gonzales ne pouvait pas le deviner, berné par le visage d’ange de Kuroko, entr’aperçu sur la photo que Kagami avait prise à l’hôpital et qu’il avait imprimé et scotché dans son casier. Le latino devait s’imaginer sûrement un mec à la démarche et aux manières efféminées. Une idiotie du genre.

Et là, ce salopard de pédé ramenait son petit ami pour qu’il lui donne une leçon avec la bénédiction du coach, en plus.

Nul doute que Gonzales devait l’avoir mauvaise.

Kagami esquissa un sourire venimeux.

Cet enfoiré allait morfler. Et il était aux premières loges pour assister au spectacle.

Le coach rappela les joueurs sur le terrain et s’arrêta net, stupéfait. Il avait certes imposé aux deux équipes de faire jouer tous leurs suppléants mais il ne s’attendait pas à ce que Kuroko envoie leur meilleur atout sur la touche. Et encore moins que Kagami le prenne avec le sourire même si celui-ci aurait été plus à sa place sur le visage d’un ‘serial killer’ que sur celui d’un honnête joueur de basket.

L’entraineur plissa les yeux, soupçonneux. Que mijotaient-ils ?  Il regarda du côté de Kuroko pour avoir une idée de ce qu’il avait derrière la tête mais celui-ci lui tournait le dos, échangeant quelques mots avec Gonzales. Il le vit se raidir légèrement: nul doute qu’il n’appréciait pas les propos de Gonzales. Il s’en fut retrouver ses coéquipiers et leur donner visiblement des directives de dernières minutes. Ceux-ci opinèrent de la tête, l’air étonné. Quand Kuroko se tourna vers lui, le coach faillit s’étrangler de surprise.

Le joueur fantôme était méconnaissable.

Le magicien de Seirin se tenait droit et fier au centre du terrain, défiant leurs adversaires, une implacable détermination sur les traits, tel un roc face aux éléments ou un guerrier avant le combat final.

Un prédateur juste avant l’attaque.

Oui, c’était cela : Kuroko lui faisait penser à un félin, tapi dans les hautes herbes, le regard rivé sur sa proie. Implacable, impitoyable.

Et il fixait férocement Gonzales.

Que s’était-il donc passé pour provoquer un tel changement ?

Et, plus important : où avait-il rangé la trousse de secours ?

Le coach secoua la tête : qu’allait-il chercher ? C’était du basket, pas de la boxe.

Et pourtant il ne pouvait pas s’enlever cette idée de la tête :

Ça allait saigner.

 

Kuroko avait la rage. Gonzales était venu le défier et ses propos l’avaient mis hors de lui. Devant le meneur adverse, il avait réussi à maintenir un visage impassible mais au fond de lui, il bouillonnait.

 De quel droit ce sale type, cet ersatz d’être humain osait-il parler de Kagami de la sorte ?

Jusqu’à présent, Kuroko n’avait pas voulu entrer dans la querelle opposant Kagami et Gonzales pour ne pas envenimer une situation déjà tendue. Il s’était juste contenté de jouer son basket. Mais là, Gonzales était allé trop loin.

Il pinça les lèvres. Il fallait qu’il se calme sinon, il perdrait toute lucidité et il ferait le jeu de l’adversaire. Il prit une profonde inspiration, grimaça sous la douleur infligée par ses côtes et se retrancha derrière la parfaite maitrise de ses émotions qu’il avait développé quand il était devenu le joueur fantôme de Teiko. De nouveau parfaitement calme, il transperça Gonzales de son regard féroce.

Toi, tu ne perds rien pour attendre.  

Il n’avait peut-être pas la puissance d’Aomine et de Kagami, ni l’aisance de Kise mais il avait appris à la dure comment adapter son jeu à sa nouvelle carrure.

Après sa poussée de croissance, il avait eu du mal à s’habituer à sa nouvelle stature. Son centre de gravité avait changé et toute ses sensations s’en étaient trouvés altérées.  Pendant de longs mois, il avait eu l’impression d’être retourné à cette période de l’enfance où les gestes les plus simples étaient encore maladroits et empruntés. Combien de fois s’était-il heurté la tête contre cette étagère sous laquelle il passait naguère sans difficulté ? Combien de fois avait-il trébuché sur ses pieds devenus trop grands ? À ce moment, il avait eu l’impression d’avoir des péniches à la place des chaussures tellement ses pieds lui paraissaient énormes.

Pire encore :  avec sa stature plus imposante, il était devenu discernable. Il lui était devenu impossible de s’éclipser en catimini pendant les matchs : ses adversaires le tenaient à l’œil.

Il avait dû repenser toute sa façon de jouer.  Il eut une pensée attendrie pour tous ses amis qui avaient répondu présent quand il s’était aperçu, paniqué, que ses techniques de furtivité avaient perdu  leur efficacité. Ceux de Seirin, ceux de Teiko.

Le couple infernal, d’abord.

Riko Aida lui avait fait faire des exercices simples mais efficaces, lui permettant ainsi de se réapproprier son propre corps et obtenir la musculature adaptée à un joueur de basket de son niveau et de sa taille. Elle y avait ajouté des joggings de l’enfer pour développer son endurance, qui restait, aux dires de tous, son point faible.

Junpei Hyuga, lui, lui avait appris à être présent aux moments décisifs, à montrer une agressivité qui ne lui était pas naturelle, le poussant à développer quasiment une double personnalité : d’un côté le joueur fantôme, calme, réfléchi et intuitif ; de l’autre le ‘clutch player’ hargneux et pugnace qu’il avait appris à devenir.

Docteur Jeckyll et Mister Hyde, en quelque sorte, bien que Riko s’était évertuée à lui expliquer qu’il avait ces qualités enfouies au fond de lui. « Quelqu’un capable de chiper la balle à Midorima à trois secondes de la fin était un teigneux. Point final. Fin de la discussion. Et boucle-la ou je te fais faire trois tours de plus à pleine vitesse. »

Cette fille savait convaincre.

  De son coté, il avait travaillé sur sa furtivité. Il avait appelé Akashi pour lui demander son aide et celui-ci avait condescendu à lui donner quelques conseils. Il était devenu en quelque sorte son conseiller technique. Grâce à lui, il avait développé le ‘détournement’ à son stade ultime.

Oui, il avait eu l’intention de montrer ce qu’il avait appris des anciens de Seirin. Pas de dévoiler ses bottes secrètes.

Mais après les propos offensants de Gonzales, il allait donner son tout et il ne s’arrêterait pas avant que le mexicain ait reçu la déculottée qu’il méritait. Il allait lui montrer de quoi était capable un membre de la Génération Miracle.

Si Kise et Aomine lui avaient essentiellement servis d’adversaires, ils lui avaient aussi consacré un peu de leur temps pour lui apprendre à jouer ‘sans lumière’.

Grâce à eux, il était à présent capable de tenir sa place dans un basket plus classique.

Oui, il leur devait tant à tous. Il se devait de leur faire honneur.

À nous deux, Gonzales !

Le coup de sifflet du coach indiqua le début du troisième quart temps.

L’arbitre envoya le ballon à l’ailier fort de l’équipe B. Martinez servit Agnel mais le ballon fut intercepté par Reagan qui s’empressa de diriger la balle vers Gonzales. Celui-ci eut à peine le temps de la recevoir que celle-ci lui échappait déjà, chapardée par Kuroko. Le ballon circula entre les membres des deux équipes qui ne voulaient rien lâcher et finit entre les mains de Gonzales qui la perdit aussitôt : Kuroko avait giflé le ballon dans son dos.

Encore lui !

Gonzales enrageait. Le troisième quart temps avait commencé depuis moins de deux minute et il n’avait pas réussi à garder le ballon plus de dix secondes. Il ne l’aurait pas cru possible mais Kuroko avait encore élevé son jeu à un tout autre niveau. Et, lui, Gonzales était clairement dans sa ligne de mire. Il croisa le regard de Kuroko et prit conscience d’une chose :

Son adversaire ne se satisferait pas d’un simple succès. Ce qu’il voulait c’était une victoire totale, indiscutable et surtout bien humiliante.

Peut-être n’aurait-il pas dû le provoquer, tout à l’heure, réalisa-t-il brusquement.

 La balle orange rebondit sur le sol avec un son familier tandis que Kuroko filait vers le panier. Gonzales s’interposa. Kuroko envoya la balle à Marcelli qui la transmit aussitôt à N’Guyen. Celui-ci arma son tir et se fit bâcher par Reagan. Le ballon finit entre les mains de Tatcher qui le passa à Gonzales. Une fois de plus Kuroko intercepta le ballon, déterminé à pourrir le match de Gonzales autant qu’il le pouvait. D’un simple geste de la main, il effectua une passe à Martinez. Celui-ci partit en dribble, effectua un crossover et lança la balle en direction du panier. Celle-ci rata complètement son objectif et fut rattrapée par Gonzales. Martinez, très vexé d’avoir ainsi complétement raté son tir, se précipita pour récupérer la balle. Il se jeta sur la trajectoire de celui-ci et parvint à le dévier du bout des doigts. Kuroko, qui était venu se porter en renfort, réussit à rattraper in extremis le ballon avant qu’il ne sorte en touche. Il se rua vers la raquette. Gonzales se porta au-devant de lui avant qu’il ne l’atteigne. Le joueur fantôme effectua un petit pas en arrière et arma son tir. Le ballon fit une gracieuse parabole, toucha le bord du panier, roula sur le cerceau et finit par traverser le filet.

Pendant toute cette phase de jeu, Kagami était resté le regard rivé sur son compagnon, inquiet de l’énergie que celui-ci dépensait à étouffer la moindre initiative de Gonzales. L’endurance n’était pas le point fort de Kuroko et, connaissant l’opiniâtreté du magicien de Seirin, Kagami craignait qu’il n’outrepasse ses forces et ne finisse par s’effondrer, à bout de forces.  Ce ne serait pas la première fois.

Mais lorsque Kuroko marqua, il sauta en l’air en hurlant :

- un barrier jumper ! bien joué Tetsu !

Gonzales récupéra le ballon et le lança à Sheppard puis la balle alla à Johnson. Celui-ci partit en dribble, effectua un crossover et passa à Gonzales. Celui-ci ne la garda pas longtemps : Kuroko était intervenu, chapardant le ballon et effectuant une passe dans la foulée vers Agnel. Celui-ci se précipita vers la raquette et sauta, plaçant son dunk malgré l’opposition de son homologue de l’équipe A.

Et un Alley-up, jubila Kagami.

La balle ne tarda pas à revenir dans le giron de l’équipe B, interceptée par N’Guyen. Celui-ci fila vers le panier adverse et, dès qu’il le put, effectua une passe à Kuroko. Celui-ci avança vers la raquette et s’immobilisa. Gonzales lui faisait barrage. Il continua à dribbler, à la recherche d’une solution de passe mais, n’en voyant aucune, se résolut à montrer un autre de ses atouts secrets. Il feignit d’aller à droite, passa le ballon entre ses jambes et partit en dribble dans la direction opposée.  Déséquilibré, Gonzales chuta. Vexé, il se redressa tout de suite mais Kuroko avait mis à profit sa défaillance pour se mettre hors d’atteinte du meneur adverse er effectua un lay-up impecable.

L’équipe A récupéra le ballon et fonça vers la raquette adverse mais perdit la balle en milieu de terrain. La contrattaque fut fulgurante et se solda par un dunk de Marcelli. L’équipe B prenait le large. Remonter le score allait devenir problématique pour l’équipe A. 

Johnson était ébahi. Comment la présence d’un seul joueur pouvait autant changer la donne ?

D’habitude, l’équipe A   s’imposait sans trop de problème. Sauf que là, il devait bien l’admettre : ils étaient à la ramasse. Toutes leurs tentatives étaient étouffées dans l’œuf par leurs adversaires. Et Kagami était sur le banc ! Qu’est-ce que ç’aurait été s’il avait été sur le terrain. ! Et, Johnson le soupçonnait, ils n’avaient pas encore tout vu. Kagami avait raison : la Génération Miracle était stupéfiante. Une équipe de génies du basket menés par ce Kuroko devait être absolument invincible.

 La Dream Team japonaise en quelque sorte.

 Il comprenait mieux à présent l’attitude de Kagami à son arrivée au club. Ce n’était pas de la provocation comme il l’avait d’abord cru. Non. C’était juste qu’après avoir joué pendant des années avec Kuroko, tous les autres meneurs devaient paraitre nullissimes en comparaison.

Johnson savait que Kuroko allait bientôt émigrer aux États-Unis malgré quelques déboires au sujet de la carte verte. Il serait un réel atout pour leur équipe pour peu qu’il se décide à s’y inscrire.

Johnson commençait à faire des projets pour inciter Kuroko à intégrer leur fac et, surtout, leur équipe. Ils avaient besoin de ce joueur !

Le championnat inter-universitaire était bientôt terminé mais les championnats régionaux allaient débuter et, avec eux, la très convoitée qualification au March Madness, le tournois le plus prestigieux du basket universitaire.

Avec Kuroko à leurs côtés, Johnson était sûr que leur équipe allait faire des étincelles et , qui sait ? Peut-être même gagner le Mach Madness, chose qui n’était encore jamais arrivé dans l’histoire de leur club malgré des résultats plus qu’honorables.

Svensen et O’Neil, de l’autre côté du terrain, étaient arrivés à la même conclusion.

Faisant fi du fait qu’ils se trouvaient dans l’équipe adverse, les deux compères longèrent le bord du terrain pour rejoindre leur ace et lui tirer les vers du nez concernant les réelles capacités de son petit ami.

- Alors mon p’tit Kagami, il a beaucoup évolué, ton chéri ? le taquina Svensen ;

- Je découvre tout juste à quel point, répondit le susnommé.

- Comment ça ? demanda O’Neil, intrigué.

- Jusqu’à présent, il jouait comme au lycée.

-Attends, tu veux dire qu’il avait déjà ce niveau au lycée ? s’étrangla Svensen.

- Oui et non. Il a toujours eu cette capacité à analyser le jeu et les joueurs sur le terrain mais quand je l’ai rencontré, il ne savait faire que des passes. Il aurait été incapable de marquer même pour sauver sa vie. Puis au fil des entrainements, il a énormément progressé. Il a développé le vanishing drive et le phantom shot. À chacun de nos matchs, il ne cessait de progresser.  C’est ce que vous avez vu pendant les deux premiers quart temps. Mais maintenant…

- Maintenant quoi ?

- J’ai l’impression de voir un autre joueur. Il joue plus comme un petit ailier même s’il continue à diriger le jeu. Vous me direz qu’il a toujours fait ce qu’il voulait sur le terrain, même au lycée. Mais là c’est différent…

Il fit une petite pause, cherchant manifestement les mots justes :

- Il ne se dissimule plus. Il joue…sans lumière.

Svensen et O’Neil se regardèrent, interloqués. Sans lumière ? C’est lui qui avait disjoncté !

Kagami remarqua leur air perdu et expliqua :

- Kuroko est un joueur de soutien, il reste dans l’ombre d’un joueur plus fort, généralement le Power forward de l’équipe. Il l’appelle sa  « lumière ».  Toutes ses actions tendent à faire briller ce joueur sur le parquet. Il attire ainsi l’attention de tous les adversaires sur celui-ci et , d’une certaine manière, ça lui laisse les mains libres.  C’est ce qu’il a fait pendant les premier et deuxième quart temps. mais là, c’est tout autre chose.

Il se mordit légèrement la lèvre, incertain de bien se faire comprendre :

-Il a énormément progressé du point de vue technique. On dirait qu’il a pris le meilleur de chacun de ses anciens équipiers.

-Sa façon de contrer Reagan, tout à l’heure, c’était du Mitobe tout craché. Quant à cette agressivité et le barrier Jump, je suis prêt à parier tout le contenu de mon armoire que cela lui a été enseigné par Hyuga.  Et l’Ankle break qu’il vient de réaliser devant Gonzales, c’est clairement Akash…

Il s’interrompit brusquement, plissa les yeux et regarda intensément son petit-ami puis s’exclama :

-Oh le con !

 

Commentaire de l'auteur si vous constatez des inepties concernant le match proprement dit, merci de m'en faire part car je ne suis pas bien sûre d'avoir réussi à décrire les gestes techniques concernés.
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