Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Animaux fabuleux
    Fantasy Art and Studies
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : fantasy
    Délai de soumission : 01/06/2020
  • Terre du futur
    Cabinet d'édition Plumes Ascendantes
    Nb de signes : < 59 000 sec
    Genre : science-fiction
    Délai de soumission : 31/05/2020
  • La midinette et l'homme sandwich
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 5 000 - 10 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 17/02/2020
  • Plaisir, tabou, vertu
    Encres
    Nb de signes : < 12 000 sec
    Genre : contemporain - absurde - blanche - érotique - noir
    Délai de soumission : 14/02/2020
  • Les héros en uniforme
    Evidence Editions
    Nb de signes : > 200 000 sec
    Genre : romance
    Délai de soumission : 06/06/2020
  • Romance de Noël
    Evidence Editions
    Nb de signes : 200 000 - 400 000 sec
    Genre : romance contemporaine - romance
    Délai de soumission : 18/03/2020
  • Chats et espoir
    Editions de la Caravelle
    Nb de signes : 15 000 - 25 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/01/2020
  • Passion
    Revue neuf trois
    Nb de signes : < 18 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 20/02/2020
  • La violence faite aux femmes
    Les éditions du Pangolin
    Nb de signes : < 15 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/01/2020
  • Collection Prodigo
    Sipayat
    Nb de signes : 50 000 - 300 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 24/12/2020

Studio Infinite


Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Découvrez le manga indépendant francophone !
 par   - 484 lectures  - Aucun commentaire

Entrez dans un tout nouveau monde, celui des auteurs de BDs et de mangas indépendants sur internet !


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Kuroko no Basket

Pénombres
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 5879
[Publiée le: 2015-07-16]    [Mise à Jour: 2015-10-24]
13+  Signaler Romance/Amitié Commentaires : 11
Description:
Les véritables raisons qui ont amenées Kuroko à refuser la proposition de Kise qui aurait tout fait pour devenir sa nouvelle lumière.
Crédits:
Rien à moi.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Vingt deux

[4246 mots]
Publié le: 2015-10-16
Mis à Jour: 2015-10-16
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Un chapitre beaucoup plus calme...
Un grand merci à ceux qui ont pris le temps d'un commentaire.
Bonne lecture.

Gymnase de Seirin

10 : 00

129-130

 

Le coup de sifflet final résonne longuement à ses oreilles.

Il a perdu.

Et il avait tout donné.

Kuroko lève la tête, les cris de joie du public et des joueurs de Kaijo lui remplissent les oreilles et il ne peut empêcher l’amertume de la défaite le frapper de plein fouet.

Il aime toujours aussi peu perdre. Même face à Kise.

Surtout face à Kise.

Il ne perdrait pas la prochaine fois !

Soudain l’incroyable énergie qui le transperçait s’épuise brutalement, sa tête se met à tourner et ses jambes commencent à flancher.

Il ferme les yeux et les applaudissements de la foule se transforment en un assourdissement criard. Il prend douloureusement conscience de chacune de ses respirations et à cet instant il n’y a pas un seul endroit, un seul muscle de son corps qui ne se rappelle violemment à son existence.

Le souffle coupé, il se sent tomber dans un abyme noir lorsqu’une main sortit de nulle part le rattrape dans sa chute.

-          Kuroko !

-          Merci Kagami kun.

Kagami le force à s’appuyer sur lui en faisant glisser son bras derrière ses épaules.

-          Je vais pas te laisser tomber idiot !

-          Je ne parle pas de ça. Merci de m’avoir fait suffisamment confiance pour me laisser la confrontation finale avec Kise kun. Je n’étais même pas sûr d’y arriver moi-même et toi tu n’as pas douté une seule seconde.

-          La première fois que je suis rentré dans la zone, c’était face à Aomine. J’ai eu besoin de l’affronter seul pour y accéder. Je voulais t’offrir la même opportunité parce que s’il y a quelqu’un qui est capable de te forcer à te dépasser, c’est bien Kise.

Kagami se tourne vers Kise qui affiche un sourire si éclatant que le fait qu’il vient de perdre devient soudain une réalité tangible des plus désagréables.

-          Tout le monde peut voir à quel point tu as influencé le jeu de Kise, continue Kagami. Cette dernière passe de Moriyama, dit-il en regardant sa main, a fait tout basculer. Mais moi, je vois aussi à quel point Kise a changé ton propre jeu. Tu joues toujours dans l’ombre mais maintenant tu peux aussi affronter Kise en face à face grâce à ta nouvelle technique et tu as été incroyable une fois dans la zone.

Kagami sent que Kuroko qui pique du nez et raffermit son emprise sur lui.

-          Tu veux que je te porte ?

Kuroko lui retourne un regard blanc et secoue la tête et met le peu d’énergie qu’il lui reste dans ce simple geste.

Kagami rigole une seconde :

-          Ou si tu veux, je te passe à Kise. A mon avis, il est aussi épuisé que toi mais il trouvera quand même le moyen de te porter au pas de course jusqu’à chez toi !

-          Idiot, souffle Kuroko.

Kagami se dirige vers Kise et murmure presque pour lui-même à Kuroko :

-          J’ai beau savoir de quoi tu es capable, quand tu es dans la zone, tu deviens vraiment effrayant.

 

Dans les tribunes, Haruko regarde avec confusion les membres des deux équipes se saluer.

Seirin a perdu.

Kuroko senpai a perdu.

Et c’était le plus beau match qu’il ait jamais vu. Cette défaite de sa future équipe ne l’avait pas remplie d’amertume. Non, l’envie de les rejoindre, de s’entraîner, de les aider à prendre leur future revanche le fait trembler.

Il jette un œil aux membres de son équipe et il se rend compte qu’il a surtout envie de jouer au basket et de vivre à son tour des matchs aussi passionnants.

-          Y a un terrain de basket juste devant, dit son meneur avec le même sourire.

Haruko se rend compte qu’il n’est pas le seul à avoir envie de faire quelques paniers.
Et qu’il préférerait quand même gagner avec Seirin la prochaine fois !

 

Kasamatsu sert la main de Hyuga et se tourne vers Kuroko encore soutenu par Kagami. Il hésite un instant à lui tendre la main car Kuroko n’a même pas la force de tendre son bras et Kagami a du mal à tenir debout.

-          C’était notre dernier match pour Kaijo avec Kobori et Moriyama, dit-il, et je tenais à vous remercier de nous avoir autant pris au sérieux. Je ne pouvais pas rêver d’un meilleur adversaire et d’un meilleur match pour nos adieux à cette équipe.

Kuroko trouve la force nécessaire pour lui tendre la main et Kasamatsu la prend avec un grand sourire.

-          C’était une belle victoire.

 

Vestiaires de Kaijo

 

Les cheveux encore trempés de la douche qu’il vient de prendre, Kise savoure la sensation de se glisser dans des habits propres et secs puis se laisse tomber sur le banc. Il regarde sans un mot ses équipiers se changer, s’inquiéter une seconde pour lui et disparaître un à un du vestiaire en leur assurant qu’il les retrouverait un peu plus tard.

Seule la décharge d’adrénaline provoquée par leur victoire tant attendue lui avait permis de tenir debout après le coup de sifflet final.

Le bonheur et le soulagement l’avaient envahis avec une force incroyable.

Comment aurait-il pu être digne d’être le rival de Kuroko s’il avait encore perdu ?

Et ça s’était joué à un rien. C’est grâce à la passe de Moriyama, cette technique qu’il avait mis en place grâce Kuroko, qu’ils avaient fait la différence.

Il n’a qu’à fermer les yeux pour revoir le regard flamboyant de Kuroko plongé dans la zone. Et cette seule vision l’avait comme électrisé.

La suite du match avait été à la fois incroyable et terrifiante.

Le temps s’était comme figé à chacune de ses actions et il s’était lancé dans un duel terrible avec le joueur de l’ombre. Ils avaient tout donné jusqu’à la dernière seconde.

Et son respect pour Kuroko n’en est que plus grand.

Kuroko…

Un sourire gourmand fleurit sur son visage. Son regard, cette flamme dansante et sauvage dans ses yeux, sa façon de se lancer dans la bataille sans aucune retenue, de ne jamais baisser les bras…

Il ferme les yeux, réprimant avec peine l’envie de bondir sur ses pieds et de courir vers Kuroko pour le prendre dans ses bras.

Son sourire s’agrandit parce qu’il n’avait pas uniquement envie de le prendre dans ses bras.

-          J’aimerai pas faire un tour dans ta tête quand tu souris comme ça, le surprend Aomine.

-          Aominecchi !

-          C’était un très beau match.

-          Merci, dit-il simplement.

-          Ca va te sembler sûrement étrange mais j’avais envie de voir Kaijo gagner.

-          Ce n’est pas si difficile à comprendre, Mine chin dit une nouvelle voix traînante dans son dos.

Murasakibara suivi de Midorima, Takao, Akashi et de Kaori débarquent sans plus de cérémonie dans les vestiaires où Kise est resté seul.

-          Ta nouvelle technique est très intéressante, dit Midorima.

-          C’est grâce à Kurokocchi, il m’a aidé à trouver un style et des techniques qui me soient propres.

Malgré la fatigue, Kise relève la tête et sourit en se rappelant des conseils de Kuroko avec un sourire qui aurait rendu bien fade tous ceux qu’il avait jamais réservés aux objectifs des photographes.

-          Tu as été un capitaine impressionnant, Ryota, dit Akashi, impressionnant et redoutable.

Kise baisse les yeux en secouant la tête :

-          Je n’ai réussi à tenir mon rôle que parce que mes équipiers m’ont remis sur le droit chemin à chaque fois que j’ai failli faire n’importe quoi et que c’était Kurokocchi en face. Je ne crois pas être encore prêt à assumer ce rôle.

Midorima s’apprête à protester mais il se ravise assez vite car Kise est plus que sérieux.

-          En tout cas, votre match m’a furieusement donné envie de jouer, dit Aomine en faisant négligemment tourner son ballon sur un doigt.

-          Y a un terrain juste devant, dit presque innocemment Murasakibara.

D’un regard, Aomine comprend que Kise n’est pas capable de se lever seul et l’aide à se relever pour aller en direction du terrain où il avait fait quelques paniers avec Midorima pendant la mi-temps.

 

Terrain de basket extérieur de Seirin

 

Quelques minutes plus tard, ils se rendent compte qu’ils n’étaient pas les seuls à avoir eu cette idée. Les membres du cinq majeur de Teiko et leur sixième joueur, vainqueur des nationales inter-collèges avaient déjà investi le terrain et s’étaient lancé dans un match improvisé particulièrement intense.

Et sur le banc, Kagami qui soutient encore Kuroko observe le jeu avec beaucoup d’intérêt.

Aomine dépose Kise sur le banc qui prend tout de suite Kuroko en charge en le forçant doucement à s’appuyer contre lui. Il est fatigué mais pas au point de laisser Kagami continuer à s’occuper de son Kurokocchi.

Et Kuroko n’a pas la force ni l’envie de protester. Alors Kise en profite un peu en se collant un peu plus à lui.

-          Kagamicchi, dit Kise, je voulais te remercier de nous avoir permis de nous affronter en face à face pour la dernière ligne droite.

-          Vous êtes rivaux, dit-il simplement. Mais crois-moi, la prochaine fois, je ne me laisserai pas avoir par ta passe étrange.

-          La prochaine fois, j’aurai d’autres techniques plus terribles encore, dit-il avec un grand sourire.

-          Ca nous empêchera pas de gagner quand même !

Kuroko les écoute aligner les arguments plus idiots les uns que les autres tout en regardant Akashi qui prend naturellement la tête d’une équipe improvisée composée de Midorima, Aomine, Murasakibara, Himuro et Takao qui se mesure sur le terrain à l’équipe de Teiko.

Et il ne faut pas plus de quelques échanges pour que l’équipe de Teiko se rende compte de deux choses, qu’ils n’avaient absolument aucune chance de l’emporter et surtout que tous les membres de la génération miracle avaient définitivement changé.

Alors qu’il se fait contrer par un Murasakibara en grande forme, Haruko se dit que la fille qui regarde le match sur le côté qui accompagne Akashi doit avoir raison.

On apprend beaucoup plus d’une seule défaite que d’une succession de victoires et que les membres de la génération miracle avaient tous retenu la leçon.

 

Le soir-même

Shinjuku

Restaurant K’soya

 

Kise accélère, il allait être en retard.

Son agent l’avait contacté pour un travail juste avant qu’il ne parte au rendez-vous prévu avec son équipe. Et il avait eu un peu de mal à l’accepter.

Apparemment l’odieux photographe qui lui avait fait subir le pire shooting de sa vie s’était entiché de lui et l’avait réclamé pour une deuxième séance. Une largesse dont il se serait bien passé et qu’il n’a pas les moyens de refuser.

Il avait essayé sans succès de le faire comprendre à son agent pendant de longues minutes… voilà pourquoi il est en train de courir dans les rues.

Heureusement, il allait pouvoir mettre ses contrariétés de côté pour la soirée puisqu’il allait fêter leur victoire et le départ des troisièmes années dans un petit resto coréen de Shinjuku.

Il est tenu par un lointain cousin de Kasamatsu qui leur réservait une salle au premier étage, ce qui avait l’avantage d’éloigner ses fans et de passer une bonne soirée sans aucune interruption intempestive. Leur première soirée avait été un véritable calvaire car certaines de ses fans avaient été particulièrement tenaces ce soir-là.

Il avait pu constater à quel point la présence des filles mettaient mal à l’aise son capitaine. Et qu’il avait vite trouvé une solution pour régler le problème tout en continuant à faire leurs petites sorties qui lui rappelaient beaucoup ses débuts à Teiko.

L’idée de perdre trois des membres du cinq majeur de Kaijo, des équipiers qui sont devenus ses amis le prend à la gorge avec plus de force qu’il ne l’aurait cru possible.

Il secoue la tête comme si ce simple geste pouvait l’aider à mettre de côté ce sentiment qui l’envahit.

Depuis quand se laissait-il trop facilement déborder par ce genre d’émotions ? Il avait envie de s’amuser et de passer une bonne soirée avec ses amis.

Et son petit cadeau est prêt. Yoshiaki le lui avait donné en main propre il y a une semaine et il doit avouer qu’il avait fait un travail exemplaire. Un bel album photo où tous les joueurs de l’équipe avaient droit à une succession de portraits que Yoshiaki avait pris pendant la Wintercup que ce soit sur le terrain ou sur le banc.

Yoshiaki est un pro. Chaque photo est magique et reflète aussi bien leur amour du basket que leur personnalité.

Il y avait même quelques photos de groupes et de leurs sorties qu’il avait fourni lui-même pour y mettre une touche finale.

Il en avait fait faire trois pour Moriyama, Kobori et Kasamatsu. Et tous les membres de l’équipe avait signé et commenté les photos avec beaucoup d’humour.

Il sourit en repensant à la façon dont Kasamatsu réagit dès qu’une fille s’approche un peu trop près de lui, au calme imperturbable de Kobori qui avait pris un sérieux coup dans l’aile la première fois qu’il avait réussi à les entraîner au karaoke et qu’il avaient entendu Hayakawa chanter. Ils s’étaient rendu compte que non seulement il perd tout accent dès qu’il se met à chanter au point d’en devenir totalement compréhensible mais aussi qu’il se débrouille vraiment bien. Ils l’avaient écouté dans un silence religieux avec des airs totalement ahuris tellement ils étaient surpris. Quant à l’obsession de Moriyama pour les filles, elle avait été une source inépuisable de situations idiotes qui avaient plus d’une fois mis les nerfs de Kasamatsu en pelote !

Oh oui, ses senpai allaient lui manquer !

Il arrive enfin au restaurant, fait un vague salut au cousin de Kasamatsu qui lui fait signe qu’il peut monter à l’étage et bien sûr, ils sont tous là depuis un bout de temps.

-          T’es à la bourre Kise ! s’exclame Kasamatsu.

-          Ca vous aurait fait un trop grand choc si j’étais arrivé à l’heure, dit-il avec un grand sourire insolent.

-          Dépêche-toi, dit Moriyama, on attend plus que toi pour manger et on est affamé !

Kise prend la place qui lui est attribuée et reconnait que lui aussi a l’estomac dans les talons. Entre deux bouchées, ils se remémorent les différents moments de leur dernier match avec de grands sourires. Les trois futurs universitaires sont plus que ravis d’avoir eu la chance d’avoir fait un tel match pour leurs derniers moments au sein de l’équipe de Kaijo.

-          T’as été impressionnant face à Kuroko, dit Kobori.

-          Oui, renchérit Kasamatsu. Même si je savais que Kuroko était ton ancien équipier et qu’on a appris à respecter son talent, je crois que c’est quand il est entré dans la zone que j’ai enfin réalisé qu’il faisait partie comme toi de la génération miracle.

Tous les membres de l’équipe acquiescent et Kise n’aurait pas pu être plus fier de lui à cet instant. Il voulait depuis toujours que le talent de Kuroko soit reconnu par tous.

Et lorsqu’il voit un regard de connivence entre les membres de son équipe, il sent une goutte de sueur perler contre sa tempe.

-          Si tu ne t’étais pas déclaré à ton Kurokocchi, dit Kasamatsu en se retenant de rire, on avait plus ou moins prévu de l’enlever et de te le livrer avec un beau ruban…

L’image de Kuroko entouré d’un seul gros ruban doré comme cadeau lui donne un sourire idiot…

-          Mais à la place on a rempli ça pour lui, dit Kasamatsu en lui tendant un papier.

-          Et le capitaine a été très persuasif pour qu’il le signe, dit Kobori avec un air qui prouve qu’il n’avait sûrement pas eu le choix.

Kise regarde le papier avec curiosité.

Et il se met à rigoler quand il découvre un protocole d’échange entre les lycées Seirin et Kaijo pour une période deux semaines pour l’année prochaine.

-          Kuroko passera deux semaines à Kaijo et tu devras passer deux semaines à Seirin si tu l’acceptes. C’est le coach qui a mis en place cet échange en remerciement pour tout ce que tu as apporté à l’équipe.

Kise les regarde avec de grands yeux larmoyants, s’imaginant déjà comment l’uniforme de Kaijo siérait particulièrement bien à Kuroko, qu’ils feraient leurs entraînements ensemble, mangeraient ensemble et tout un tas d’autres choses qui feraient rougir toutes ses fans…

-          C’est trop gentil les gars, s’exclame-t-il des étoiles dans les yeux.

Puis il s’imagine à Seirin, avec Kuroko mais aussi Kagami, Hyuga, Izuki…et de leur coach diabolique !

Ca allait être deux semaines intéressantes !

-          Moi aussi, j’ai un cadeau pour vous, dit-il à ses senpai en leur donnant les trois albums enveloppés dans un beau papier doré.

Ils l’ouvrent avec une certaine appréhension. Il faut bien avouer qu’il les avait habitués à quelques excentricités qui les avaient souvent décontenancées... Mais ils découvrent avec un grand sourire leur présent, s’arrêtant sur chaque photo en se remémorant les moments immortalisés, rigolant en se rappelant quelques anecdotes ridicules tout en écrasant une petite larme nostalgique en regardant les photos où ils étaient tous réunis.

-          Hé Kise, dit Moriyama, sérieusement, ces photos de la Winter Cup sont incroyables.

-          Je les ai demandés à un de mes amis photographes, dit Kise avec fierté. Et il est vraiment doué pour faire ressortir quelque chose d’authentique sur chacun de ses clichés.

Kasamatsu tourne quelques pages pour montrer une photo où Kise affronte du regard Kuroko juste avant leur rencontre sur le parquet. Ce jour-même où Kuroko lui avait avoué qu’il le considérait comme quelqu’un de spécial, comme son rival.

Il peut presque voir la promesse d’un défi et un lien plus profond encore s’échanger en un seul regard, aussi bien dans ses yeux que dans ceux de Kuroko.

-          Tu as raison, il est vraiment doué ton ami…

 

Trois jours plus tard

Café les deux tours

 

 

Akashi lève un regard prudent vers Kinsen qui lui avait demandé de venir le voir pour lui parler.

-          Je suppose que vous avez compris pourquoi votre père vous a demandé de m’apporter ses papiers en personne, dit-elle en montrant la liasse de papiers qu’il lui avait donné juste avant le match Seirin Kaijo.

-          Oui, dit-il. Mon père vient de me faire la même proposition qu’à vous.

 Son père lui avait demandé de choisir une de ses entreprises les plus modestes pour la diriger dans l’ombre.

-          Je me doute que votre père vous a formé au moins aussi bien que moi à ce rôle, dit Kaori, mais il y a des choses que l’on ne peut apprendre que par l’expérience. Alors j’ai un marché à vous proposer.

-          Un marché ? répète-t-il avec prudence.

-          J’ai vraiment apprécié le match que vous m’avez montré et j’ai envie de voir si je peux me débrouiller un ballon entre les mains avant de choisir de m’inscrire ou non au club de Rakuzan. J’ai besoin des conseils d’un expert qui n’hésitera pas à me dire en face si je n’ai pas le moindre don pour ce sport et je ne vois personne d’autre capable de mieux m’aider. Et en échange, je vous offre une oreille attentive sur vos futures décisions.

Akashi considère le choix offert calmement. Il sait que Kaori est une sportive accomplie, elle joue au tennis, fait de l’équitation, de la course et est une très bonne joueuse de golf. Sa condition physique est excellente et elle a hérité de la taille et de l’endurance de son père. De plus, son sens tactique développé par son niveau aux échecs devrait l’aider à vite comprendre et monter les stratégies les plus compliquées sur le terrain.

Il n’a pas besoin d’y réfléchir à deux fois avant de savoir que ce serait une élève facile à orienter.

Quant à l’aide qu’elle pourrait lui apporter… Il ne peut nier qu’en un an, elle avait fait des miracles avec la petite agence que son père lui avait confiée.

-          Avant que vous ne vous décidiez, je vous offre la première leçon, dit-elle en se levant et en l’invitant à la suivre.

Curieux, il la suit dans la rue et reconnait sans peine les bureaux de l’agence Kin. Il se rend compte qu’elle est habillée avec le plus grand sérieux d’un tailleur aussi strict que sa démarche.

Elle entre dans l’agence comme en terrain conquis d’une démarche assurée et tous s’écartent devant elle avec une petite appréhension gênée. Elle sait très bien où elle va et ne perd pas une seconde.

Elle se plante devant un homme au regard froid et lui tend une main décidée qu’il prend en hésitant un peu.

-          Monsieur Kaizaki, dit-elle, je suis Kaori Kinsen.

Il la toise d’un regard hautain, se demandant ce que cette gamine peut bien lui vouloir et répond :

-          Vous êtes la fille du grand patron.

Le rictus de Kaori ressemble à celui d’un prédateur face à sa proie et Akashi se rend compte que cet homme a l’instinct de survie d’un lemming à deux pas du précipice …

Il n’a absolument pas conscience de la gravité de la situation.

-          Puis-je vous parler avant que vous n’alliez à votre shooting ?

-          Je n’ai pas vraiment de temps à perdre, lui rétorque-t-il dans un souffle.

-          Croyez-moi, je n’abuserai pas de votre temps.

Elle lui fait signe de le suivre et ils s’installent dans le bureau d’un des agents qui s’efface bien vite pour leur laisser la place.

-          Je suis assez pressé.

Et pour la première fois, Akashi perçoit sa nervosité et Kaori prend tout son temps pour lui répondre. Elle le regarde s’assoir face à son bureau mais reste debout. Il décide de faire de même et c’est l’adulte qui est obligé de lever la tête vers elle.

-          J’ai vu les photos du premier shooting que vous avez fait pour notre agence, dit-elle en les étalant sur le bureau.

Akashi est surpris de voir qu’il s’agit de photos de Ryôta pour une grande marque de parfum. Et il n’a pas besoin d’être un expert pour savoir que c’est un travail magnifique.

-          La qualité de votre travail est indéniable, dit-elle.

-          Bien sûr, dit-il avec une arrogance difficilement descriptible.

-          Mais, continue Kaori, je trouve que le prix à payer pour un tel travail est beaucoup trop élevé.

-          Si vous cherchez à négocier mes tarifs, je…

-          Je ne parle pas de vos tarifs, l’interrompt-elle d’une voix tranchante en le regardant droit dans les yeux.

Kaori reprend rapidement son calme.

-          Il y a des règles et des lois dans ce pays. Et vos talents, aussi grands soient-il, ne vous placent pas au-dessus d’elles.

-          Je ne comprends pas où vous voulez en venir, souffle-t-il.

-          Ne m’insultez pas, Monsieur Kaizaki. Les lois contre le harcèlement moral au travail sont particulièrement claires et je n’admettrais plus que dans mon agence elles ne soient pas respectées.

Kaori n’a pas haussé le ton mais elle détache chaque mot pour lui donner tout son sens.

-          Serait-ce une menace ?

-          Je ne fais pas de menace Monsieur Kaori. Je ne fais que vous expliquer la situation. Je vais assister moi-même à votre séance, dit-elle. Et si vous manquez une nouvelle fois de respect envers les gens qui travaillent dans cette agence, j’utiliserai tout l’arsenal juridique à ma disposition pour vous le faire payer.

-          Si vous cherchez à faire de moi un ennemi, dit-il, non seulement je ne travaillerai plus jamais pour vous, mais je ferai en sorte que la réputation de votre agence soit réduite à néant pour tous ceux qui comptent dans ce métier.

Kaori se permet un rictus amusé.

-          Vous me sous-estimez si vous croyez que je viens les mains vides. Hier, j’ai organisé une réunion avec les cinq plus grands patrons d’agence du pays et nous nous sommes mis d’accord pour adopter une politique commune qui bannit ce genre de comportement dont vous êtes friands.

Elle lui montre un papier officiel, une sorte de profession de foi sous la forme d’un protocole d’accord signé par les cinq patrons en questions.

-          Il est temps que ce secteur redevienne ce qu’il est, une industrie du rêve tenue par des professionnels et non une foire aux egos démesurés qui se croient au-dessus des lois. Soit vous vous tenez à nos règles qui sont les mêmes pour tout le monde, soit vous prenez la porte.

Le photographe tremble de rage et sort en claquant la porte avec une telle force que le cadre qui représente une jeune femme souriante sur le bureau tombe. Kaori se laisse choir sur son siège en poussant un soupir de soulagement.

Le masque qu’elle avait tenu jusqu’à présent glisse et sous le regard d’Akashi, elle redevient une jeune fille qui allait bientôt rentrer au lycée.

Enfin presque…

-          Maintenant, dit-elle avec un petit air malicieux, je vais me faire un plaisir de le poursuivre pour rupture de contrat abusive.

Et Akashi se dit qu’il valait mieux l’avoir comme amie que comme ennemie.

-          On commence l’entraînement demain, dit-il en prenant congé avec un petit sourire.

 

Extra scene

Yosen

Le jour suivant

 

 

Himuro arrive à l’entraînement en cherchant Murasakibara du regard :

-          Atsushi, y a un colis qui est arrivé pour toi au lycée.

-          Un colis ? demande-t-il curieux.

-          Oui, et il est énorme !

Murasakibara délaisse le ballon pour aller voir de quoi il s’agit et Himuro se rend compte que le paquet n’a pas l’air si imposant dans ses mains.

Il l’ouvre avec l’impatience d’un enfant devant ses cadeaux de Noël et un sourire extatique se dessine sur son visage alors qu’il y découvre un impressionnant sac de bonbons.

Les mêmes que ceux qu’il avait amené au match Kaijo /Seirin.

Et un mot.

J’ai hâte de voir vos prochains matchs,

A bientôt.

Kaori Kinsen

 

 

 



 

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2020 / Mentions légales