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Animes-Mangas

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Kuroko no Basket

Pénombres
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 5745
[Publiée le: 2015-07-16]    [Mise à Jour: 2015-10-24]
13+  Signaler Romance/Amitié Commentaires : 11
Description:
Les véritables raisons qui ont amenées Kuroko à refuser la proposition de Kise qui aurait tout fait pour devenir sa nouvelle lumière.
Crédits:
Rien à moi.
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Dix-huit

[2922 mots]
Publié le: 2015-09-29
Mis à Jour: 2015-09-29
Format imprimable  
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Lundi après-midi

« Ceux qui choisissent chocolat sont tristes et ont besoin de réconfort, ceux qui prennent vanille sont plutôt doux et peu enclins au changement. Quant à ceux qui penchent pour les glaces aux fruits, ils ont avant tout besoin de s'amuser ! »

Alexandre Astier

 

A ce moment, le visage de Kise se décompose et Aomine curieux se penche sur son portable pour lire le message.

-          Qu’est-ce que t’as fait Kise ! Mettre Tetsu en colère, c’est un truc que je ne souhaite à personne.

-          Mais j’ai rien fait ! dit Kise.

-          Ouais, j’en doute pas, ironise Aomine. 

Aomine est presque soulagé de voir Kise se répandre avec son énergie habituelle en suppositions ridicules sur ce qu’il aurait pu faire à son Kurokocchi. Lorsqu’enfin les deux joueurs de Seirin arrivent, Kise tend son milkshake préféré à Kuroko qui le toise avec un regard noir.

-          Bonjour Kurokocchi ! dit-il avec son ton enjoué habituel un peu forcé.

-          Bonjour Kise kun, dit-il d’un ton glacial pendant que Kagami rigole comme un idiot à ses côtés en saluant Kise et Aomine d’un geste de la main.

-          Yo Tetsu, Kagami, tu nous expliques pourquoi tu te marres comme ça !

Kuroko se tourne avec un regard noir vers sa lumière :

-          Un seul mot et t’es mort Kagami kun, dit-il d’une voix pleine de menace.

-          Alors là, je suis vraiment curieux, dit Aomine.

-          A la fin de l’entraînement, commence Kagami, la coach a …

-          Kagami ! Un mot de plus et je vais peut-être me trouver une nouvelle lumière !

-          C’est vrai ?! s’exclament comme deux idiots Aomine et Kise.

-          Oui, je vais peut-être demander à Midorima kun ou Akashi kun, dit Kuroko d’une voix implacable avant d’entamer une liste de noms improbables dont ni Aomine ni Kise ne feront jamais partie.

Kise affiche un air affolé alors qu’Aomine rigole car il finirait bien par savoir tôt ou tard.

-          Allez Kuroko, c’est pas si grave, dit Kagami. Et y en a au moins un des deux qui sera pas vraiment surpris.

Aomine et Kise se lancent un regard en coin et Kuroko fait toujours la tête. Mais il a l’air presque résigné en se plongeant dans son milkshake.

-          Donc comme je disais à la fin de l’entraînement, la coach a voulu faire une petite inspection. On fait un entraînement spécifique pour améliorer l’endurance en ce moment et elle voulait voir les résultats.

-          Comment ça voir les résultats ? demande Aomine.

-          En gros, elle nous demande d’enlever nos t-shirts…

Kise commence à comprendre où cette histoire allait les mener et se met à rougir atrocement alors qu’Aomine continue :

-          En gros, elle se rince l’œil gratos, dit Aomine.

-          Non, non, dit en secouant la tête Kagami. Je t’assure que quand elle fait ce genre d’inspection, on peut presque voir les chiffres qui défilent devant ses yeux. Quels muscles il faut travailler ? Quels exercices nous correspondent le mieux ? Et elle est vraiment efficace.

-          Je suppose que la première fois qu’elle a vu Tetsu, elle a du faire une drôle de tête.

-          Ben la dernière fois aussi, s’amuse Kagami.

-          Kagami kun !

-          Kurokocchi, dit Kise en baissant la tête, je suis vraiment désolé !

-          Tu ne nies même pas, dit Kagami. Je suis impressionné.

-          Bon, tu m’expliques ou quoi ! s’exclame Aomine.

-          Au départ, Kuroko a essayé sa misdirection pour échapper à l’inspection. Mais ça n’a pas marché bien longtemps. Alors il a refusé et la coach s’est énervée et a dit qu’elle doublerait son entraînement s’il ne le faisait pas. Il l’a accepté. Alors elle s’est encore plus énervée et a dit qu’elle allait doubler l’entraînement de tout le monde…

-          Mais pourquoi tu ne voulais pas ? demande Aomine à Kuroko. Je suppose que c’est pas une grande surprise pour ta coach de savoir que t’as pas…

-          Pas quoi Aomine kun ? demande Kuroko d’une voix terrifiante.

-          Enfin je voulais dire que t’es pas vraiment…

-          Et puis c’est faux, dit Kise. Kurokocchi commence vraiment à avoir des abdos…

-          Ouais, dit Kagami, on a tous compris que tu l’avais remarqué, dit Kagami.

-          Kagami kun !

-          La suite ! s’exclame Aomine.

-          Bref, résume Kagami, comme on en voulait pas faire le double de l’entraînement, on a attrapé Kuroko. On a eu un peu de mal et on lui a un peu forcé la main.

-          Un peu, s’énerve Kuroko. Vous étiez à trois sur moi !

-          Et quand on lui a enlevé son t-shirt, la coach a « buggé ». Nous aussi je crois.

Kise s’aplatit sur la table pour s’excuser en proposant à Kuroko un nouveau milkshake à la vanille comme un païen qui tenterait d’apaiser une divinité vengeresse avec une offrande.

-          POURQUOI ? exige Aomine exaspéré.

-          Ben parce que Kuroko avait des marques sur le torse et l’abdomen.

-          Des marques ?

Aomine se tourne vers Kise en colère :

-          Qu’est-ce que t’as fait à Tetsu ?!

-          Il ne m’a pas frappé Aomine kun.

-          Non, je confirme, dit Kagami.

Soudain les yeux ronds comme des soucoupes, Aomine comprend :

-          Oh…

-          Oui, c’est à peu près cette tête qu’a fait la coach pendant cinq minutes, s’amuse Kagami.

Il fallut quelques milkshakes à la vanille supplémentaires et autres promesses extravagantes de la part de Kise pour calmer Kuroko.

Il est vrai que la proposition de Kise alors qu’il avait presque réussit à apaiser Kuroko, de « Si tu veux, tu pourras me faire la même chose »,  n’arrangea en rien les choses.

Mais il finit par y arriver sur la promesse d’emmener Kuroko voir le film de son choix avec ses derniers tickets de cinéma.

 

Finalement, ils se retrouvent sur le terrain de basket pour un deux contre deux acharné. Mais la balance penche rapidement pour le duo de Seirin qui démontre une fois de plus leur parfaite osmose sur un terrain. Tandis qu’Aomine et Kise se tirent plus dans les pattes qu’autre chose.

Et lorsqu’ils finissent par se crier dessus parce qu’Aomine s’était fait voler la balle par Kuroko alors qu’il aurait pu passer à Kise enchaînant chacun les arguments les plus ridicules, ils s’arrêtent tous les deux en entendant le rire de Kuroko.

-          C’était toujours comme ça à Teiko, dit-il avec un grand sourire amusé en se tournant vers Kagami.

Avant de blêmir et de s’effondrer sur le sol, le cœur au bord des lèvres alors que Kise se précipite affolé un grand « Kurokocchi ! » sur les lèvres et qu’Aomine pense que Tetsu pousse le réalisme un peu trop loin en vomissant sur le coin du terrain.

-          Kurokocchi !

-          J’aurai jamais dû manger tous ces milkshakes à la vanille, parvient à articuler entre deux spasmes.

-          Oh pardon Kurokocchi ! C’est ma faute, je…

-          Mais non idiot, c’est moi qui n’aurai jamais dû les accepter…

Kagami et Aomine secouent la tête en même temps lorsqu’ils voient ce que Kise s’apprêtent à faire. Kuroko n’allait pas apprécier.

Kise force lentement Kuroko à prendre appui sur lui, glisse son bras gauche sous les jambes de Kuroko et son bras droit sous ses épaules pour le soulever doucement. Et si Kuroko avait l’habitude de passer inaperçu, Kise, Kuroko entre les bras, attire tous les regards.

Surtout des filles qui regardent leur match et que ni Aomine ni Kagami n’avaient pas encore remarquées.

-          Kise kun, tu fais quoi là ? parvient à articuler Kuroko encore plus pâle que d’habitude.

Mais Kise ne l’écoute pas vraiment et se tournent vers Kise et Kagami :

-          Les gars, je raccompagne Kurokocchi !

-          Kise kun ! tente de s’insurger Kuroko.

Mais Kise ne lui laisse pas une chance de répliquer quoi que ce soit.

Aomine les regarde partir en silence alors que Kagami rigole comme un idiot devant la scène.

-          Oui, dit rêveusement Aomine, c’était exactement comme à Teiko.

 

Maison des Kuroko

Quelques minutes plus tard

 

Kuroko a décidé d’abandonner ses protestations, c’est totalement inutile de toute façon. Même la menace de vomir sur lui l’a juste fait sourire un peu plus parce qu’il lui en faudrait beaucoup plus pour le lâcher.

Il a essayé de lui faire comprendre que se faire porter comme une princesse, d’autant que Kise avec son sourire resplendissant et ses cheveux d’or a tout du prince charmant, est vraiment, mais alors vraiment très embarrassant. Presque autant que les regards énamourés de toutes les fans de Kise qui les regardent avec des étoiles dans les yeux.

Elles ne regardent pas Kise, elles les regardent eux.

Décidément, il ne comprendrait jamais les filles.

Une fois arrivés chez lui, ses parents ne sont pas encore rentrés et Kise le dépose avec beaucoup de délicatesse sur le sofa du salon avant de regarder avec de grands yeux l’intérieur de cette maison dont il n’a encore jamais passé le seuil. Il est un peu déçu de voir un intérieur des plus ordinaires. Quelques tableaux sur les murs clairs, un canapé de cuir fatigué en face d’un grand écran plat, une table basse en verre et quelques fauteuils dans le salon.

Et rien, absolument rien qui dépasse, pas même un magazine ou un livre mal rangé.

-          Est-ce que tu veux un verre d’eau ? Ou…

-          Juste du silence, l’interrompt Kuroko. Je ne me sens pas très bien et j’ai la tête qui tourne un peu là.

Kise s’installe à ses côtés sur le canapé, prenant Kuroko doucement par les épaules pour se glisser dans son dos, en passant ses mains lentement sur ses tempes.

-          Est-ce que ça te soulage un peu ?

-          Non, tente-t-il avec mauvaise foi criante.

Kise éloigne ses mains et Kuroko capitule assez vite :

-          Si, ça fait vraiment du bien, dit-il en retenant à peine un soupir de soulagement quand Kise effleure de nouveau ses tempes avant de lui masser la nuque puis la tête.

Cette fois, Kise ne se presse pas et y prend un plaisir singulier en voyant à quel point Kuroko apprécie chacun de ses gestes lents.

-          Kurokocchi, je suis vraiment désolé.

-          Kise kun, c’est un peu malhonnête de me dire ça maintenant.

-          Tu veux que j’arrête ?

Kuroko soupire une seconde, les doigts fins de Kise dans ses cheveux le font frissonner jusqu’au bout des doigts.

Et il adore ça.

-          Kise kun, est-ce que je rêve ou tu copies les mouvements de ton ami masseur ?

Kise rigole une seconde et s’approche de lui pour lui murmurer à l’oreille.

-          J’ai vu ta séance de massage, je crois que je suis capable de faire exactement la même chose si tu es intéressé.

-          La séance où j’étais presque nu, dit Kuroko avec un regard en coin.

-          On peut même oublier le presque si tu veux, souffle Kise

Kuroko lui retourne un regard impassible et Kise rigole en l’entourant de ses bras en comprenant tout de suite qu’il ferait mieux de changer rapidement de sujet.

-          Oh, je voulais te dire que j’ai commencé à mettre en pratique tes conseils.

-          Vraiment ? s’étonne Kuroko avec autant de fierté que de surprise. C’est rapide !

Quand Akashi lui avait donné des conseils, il avait mis des mois à arriver à quelque chose de tangible. Kise est un vrai génie.

-          Parce que j’ai eu le meilleur prof !

-          Je t’ai à peine donné une direction, dit-il. C’est impressionnant. Tu as trouvé une technique ?

-          Oui, dit-il avec des étoiles dans les yeux. Mais ce n’est pas la technique en elle-même qui m’a le plus surpris. C’est le fait que ça m’a donné une autre façon d’appréhender le jeu et mes joueurs. Ca a créé un lien, quelque chose d’intangible entre mes équipiers qui a rendu le jeu plus fluide, plus construit. J’ai commencé à sentir toutes les possibilités qui s’offrent à moi et j’en ai encore le vertige.

Et à cet instant, Kise lui dévoile le même sourire qu’il avait eu en lui parlant de son rêve, un sourire qui lui dérobe quelques secondes de sa raison et cette fois c’est lui qui pose sa main sur sa joue pour lui voler un baiser. Kise est si surpris qu’il met au moins une seconde à réagir, approfondissant le baiser en faisant basculer Kuroko sur le sofa passant ses mains sous son t-shirt avant de relever le tissu pour observer les marques qu’il avait laissées sur sa peau blanche

-          Je suis vraiment désolé, dit-il en effleurant du bout des doigts les marques qui commencent déjà à se fondre sur sa peau. Mais je serai malhonnête si je te disais que ça n’arrivera plus jamais.

-          Kise kun !

-          Mais Kurokocchi est tellement bon, dit-il sans le quitter des yeux avec un sourire insolent.

Kuroko se redresse avec une petite moue embarrassée qui fait rire Kise en remettant son t-shirt bien en place.

-          Mes parents vont rentrer très tard, dit Kuroko…

La liste des possibilités que cette simple phrase ouvre dans la tête de Kise auraient pu faire rougir n’importe qui.

-          … et tu me dois un ciné !

Alors que Kuroko l’entraîne dans son sillage, Kise se dit que le cinéma ne fait pas définitivement pas partie de toutes les possibilités qu’il avait imaginées.

Mais au moins, c’est un film qu’ils iraient voir tous les deux et rien que tous les deux.

 

Une heure plus tard

 

Kise prend la main de Kuroko en se dirigeant vers leur salle. Kuroko avait tellement aimé Whiplash qu’il avait convaincu Kise d’aller le voir une nouvelle fois avec lui.

Et comme la dernière fois, Kuroko remarque qu’ils sont seuls dans la petite salle. Ce genre de film indépendant sous-titré n’attire pas les foules.

Ils s’assoient en attendant que le film commence, la lumière s’éteint et Kise se penche vers Kuroko en faisant glisser sa main sur ses épaules:

-          Maintenant, je peux t’avouer une chose, dit-il avec un sourire qui rend Kuroko nerveux.

-          Quoi ?

-          Je l’ai déjà vu.

-          Alors pourquoi tu…

Kise se penche vers lui et murmure à son oreille :

-          C’est mieux que ce soit un film qu’on ait déjà vu tous les deux.

-          Pourquoi ? souffle Kuroko qui frissonne un peu lorsque la main gauche de Kise passe lentement sous son t-shirt.

-          Parce que je savais qu’il y aurait personne dans la salle et que j’avais pas vraiment prévu de te laisser le temps de regarder le film, dit-il ravi de recueillir sur ses lèvres toute protestation de la part de Kuroko.

 

Extra scene

Lycée Rakuzen

Jour d’inscription pour les premières années

Club d’échec

 

En allant au club de shogi voir si de nouvelles recrues intéressantes s’étaient inscrites, Akashi est étonné de voir qu’il règne une atmosphère pour le moins électrique dans le club qui se trouve dans la salle en face, le club d’échec de Rakuzan. Curieux, il s’approche et voit Kinsen en face à face avec le président et meilleur joueur du club, un vrai génie qui a fait remporter les nationales à son équipe deux fois de suite sous sa direction. Et tous les joueurs du club ont les yeux rivés sur les deux joueurs, retenant leur souffle à chacun des coups.

Akashi préfère de loin le shogi aux échecs et c’est la seule raison pour laquelle il ne s’est jamais affronté au meilleur joueur du lycée à ce jeu.

Mais jouer contre lui devrait donner des parties intéressantes.

Il pourrait peut-être même perdre qui sait ? Depuis la dernière Winter Cup, il avait perdu nombre de ses certitudes et cela donne une saveur toute nouvelle à tout ce qu’il pouvait entreprendre.

Il s’approche et voit Mibuchi regarder avec enthousiasme la partie.

-          Sei chan, le salut-il en lui faisant signe de venir voir.

Il s’apprête à lui rendre son salut mais Mibuchi ne lui laisse pas en placer une, trop amusé par la situation.

Kinsen s’est inscrite au club d’échec et elle l’a fait avec tellement d’arrogance que le président avait décidé de lui donner une bonne leçon en jouant contre elle.

Mais Akashi sait mieux que quiconque que ce qu’il avait pris pour de l’arrogance était simplement la vérité sans fioriture. C’est une des meilleures joueuses qu’il connaisse. Et son père avait tout fait pour ça car dès qu’elle approchait ne serait-ce qu’un peu du niveau des professeurs qu’il lui avait trouvé, il lui en trouvait un autre. Elle avait ainsi non seulement appris à jouer contre de nombreux styles de jeux différents mais elle avait progressé avec une insatiable envie de gagner car elle avait toujours eu un joueur plus fort en face.

Il reconnait ce regard de défi dans les yeux de Kinsen, c’est le même qu’il avait vu tant de fois dans ceux de Ryota quand il se mesurait en un contre un face à Aomine à Teiko.

Et comme Kise face à Aomine, elle finit par perdre en se faisant acculer par une stratégie audacieuse de la part du président du club qui ne peut empêcher de laisser un soupir de soulagement de franchir ses lèvres après avoir réussi à tromper une première année avec rien de moins que le sacrifice de sa reine.

Un plan aussi grandiose que dangereux.

Kinsen relève la tête, ravie de sa partie.

-          Le sacrifice de Dame, le coup de Marshall, dit-elle. Je vous ai vu venir et je suis quand même tombée dans le piège.

-          Je pense que Levitsky aussi l’avait vu venir et qu’il s’était fait avoir quand même.

Kinsen se mord les lèvres en plantant ses yeux bleu-gris qui s’illuminent d’un éclat plein de défi et d’une pointe d’amertume.

-          Je pensais bien y arriver pour la première fois.

-          Arriver à quoi ? demande le président du club décontenancé par son regard.

Kinsen joue distraitement avec son roi déchu dans sa main droite avant de le coucher sur le plateau dans un choc sourd qui résonne dans la pièce soudain silencieuse.

-          A gagner une partie.

 

 

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