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Animes-Mangas

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Kuroko no Basket

Pénombres
[Histoire Terminée]
Auteur: elane Vue: 5674
[Publiée le: 2015-07-16]    [Mise à Jour: 2015-10-24]
13+  Signaler Romance/Amitié Commentaires : 11
Description:
Les véritables raisons qui ont amenées Kuroko à refuser la proposition de Kise qui aurait tout fait pour devenir sa nouvelle lumière.
Crédits:
Rien à moi.
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Seize

[3600 mots]
Publié le: 2015-09-19Format imprimable  
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Résidence Akashi

Dix ans plus tôt

 

Se tenant droit derrière son père, Akashi n’est pas assez jeune ni assez naïf pour ne pas comprendre l’enjeu de la situation. Et il sait très bien ce que l’on attend de lui.

Heureusement, un seul sourire de sa mère qui se tient à ses côtés rend la situation un peu plus supportable.

Son père, en tant que PDG du groupe Akashi va rencontrer son égal, ancien concurrent et nouveau partenaire, le patron du groupe Kinsen. Et cette rencontre dans la demeure familiale doit être parfaite en tout point.

Cela ressemble à un test où il ne doit échouer sous aucun prétexte et dans ce petit jeu, sa mère et lui ne sont que des trophées bien polis que son père peut aligner comme une réussite supplémentaire dans une vie sans faille.

Sa mère lui prend la main et l’entraîne à l’écart une seconde avant que les invités n’arrivent et lui parlent d’une voix douce :

-          Seijuro, dit-elle, je sais que tu seras parfait comme toujours. Mais je veux aussi que tu sois particulièrement gentil avec la fille de Kinsen sama. Elle vient de perdre sa mère et…

A vrai dire, et pour la première fois de sa vie, Seijuro n’écoute plus vraiment les paroles de sa mère.

Elle vient de perdre sa mère.

Il imagine à quel point il serait dévasté si une telle chose lui arrivait. Il sent une ombre monstrueuse et froide l’envelopper soudainement, une ombre qui se dissipe assez vite lorsque sa mère le prend par l’épaule et se penche vers lui, inquiète :

-          Tout se passera bien, lui assure-t-elle.

Lorsque les deux invités arrivent, Akashi se dit qu’il n’avait encore jamais vu une personne plus intimidante que Monsieur Kinsen, un homme aussi grand que massif, au regard d’un gris si pâle qu’il a du mal à ne pas trembler quand il lui adresse ses salutations respectueusement.

Il ne laisse rien paraître, bien sûr. Mais il bénit la présence de sa mère à ses côtés quand il croise le même regard glacé chez une petite fille de cinq ans qui se tient dans l’ombre de son père, la tête haute, le  toisant avec une attitude des plus dédaigneuses.

Et du haut de ses six ans, il est sûr d’une chose.

Ce week-end allait être long, très long.

Tokyo

Cimetière d’Aoyama

Dimanche soir

 

 

Alors que la limousine se gare devant la grille de fer forgé imposante qui marque l’entrée du cimetière, Akashi regarde son téléphone avec contrariété. A peine avait-il mis un pied à Tokyo que son père avait prétexté qu’il avait quelques affaires importantes à régler en urgence mais qu’il serait là. Il avait attendu bien trop longtemps et son père avait fini par annuler, purement et simplement. A vrai dire, cela faisait maintenant trois ans qu’il se trouvait toujours de bonnes excuses pour ne pas être présent ce jour-là.

Tellement de choses s’étaient passées cette année. Et il était enfin redevenu lui-même. Ou plutôt la meilleure version de lui-même, car si l’autre faisait partie de lui, il représentait sa part la plus sombre.

Il était assez tard pour que les grilles soient fermées au public mais rien ne reste longtemps fermé devant la volonté d’un Akashi. Et si le gardien parait particulièrement gêné de sa requête, il finit par ouvrir les portes du cimetière en lui confiant une petite lampe torche qu’il glisse dans sa poche.

Le soleil en train de mourir dans une ultime myriade de couleurs chaudes à l’horizon, un spectacle que sa mère aurait aimé et il se dirige lentement à travers les allées, un chemin qu’il connait par cœur. Même dans les ténèbres qui finirait bien par tomber.

Alors qu’il s’approche enfin de l’endroit où reposait sa mère, il entend une musique irréelle qui vient définitivement de l’endroit où se trouve la tombe de sa mère.

Il reconnait sans peine la mélodie des cordes frottées par l’archer et ce morceau, le morceau préféré de sa mère.

La célèbre rhapsodie de Ravel, Tzigane.

Une mélodie grave, dissonante et pour le moins intimidante alors qu’elle résonne dans le cimetière vide où les ombres gagnent rapidement leur combat sur la lumière du jour. Un morceau qu’il avait souvent joué pas parce qu’il l’aimait particulièrement mais parce que l’entendre faisait toujours sourire sa mère.

Il reste à bonne distance n’osant interrompre le concert improvisé de la personne dont il ne perçoit que la silhouette qui se dessine dans la nuit naissante.

Et lorsque les dernières notes s’étirent dans l’obscurité, il s’approche un peu plus, curieux de voir qui pouvait bien se tenir là, jouant le morceau préféré de sa mère avec une telle virtuosité.

Et lorsqu’il la reconnait enfin, il manque de tomber de haut.

Se pensant seule, la jeune fille pose son violon avec précaution dans son étui et prend la parole :

-          Bonsoir, Akashi san, dit-elle en posant un genou à terre et sa main gauche sur la pierre froide. Je ne suis pas venue depuis trop longtemps. Je sais que c’est votre morceau préféré mais je crois que je n’arrive pas à le jouer aussi bien qu’avant.

Elle soupire et tente de chasser ses sombres pensées pour se focaliser sur des choses plus lumineuses :

-          J’ai enfin réussi à convaincre mon père d’intégrer le lycée, fini les cours particuliers. J’avoue que j’ai un peu utilisé l’exemple de votre fils pour appuyer mes arguments et du coup mon père a décidé que c’était Rakuzan ou rien.

Elle rigole une seconde :

-          J’ai vu les programmes de seconde et je ne vais pas apprendre grand-chose d’un point de vue académique. Mais pour le reste, j’ai tout à apprendre. Et il y a de très bons clubs à Rakuzan. Je me demande si je dois choisir un domaine que je maîtrise déjà ou au contraire un où je devrais tout apprendre pour voir ce que c’est que d’apprendre quelque chose avec d’autres personnes pour la première fois.

-          Je pense qu’il faut surtout que vous choisissiez quelque chose qui vous plait vraiment, dit Akashi qui se décide enfin à révéler sa présence.

Sans des années de pratique à maîtriser ses émotions, la jeune fille se serait effondrée sur place.

-          Bonsoir Seijuro, dit-elle d’une voix blanche.

-          Kinsen san, dit-il en s’inclinant poliment.

-          Je pensais que le cimetière était fermé à cette heure, dit-elle en masquant à peine sa surprise.

Il l’était, pense Akashi.

La jeune fille se mord les lèvres, cherchant à justifier sa présence lorsque Akashi met fin à son tourment en prenant la parole :

-          A moi aussi, elle me manque. Terriblement.

Et c’est parfois si insoutenable que j’ai moi aussi besoin de lui parler, pense-t-il en se penchant à son tour pour effleurer la pierre froide.

Il ferme les yeux une seconde pour contenir toutes les émotions qui le traversent au simple souvenir de sa mère lui demandant de jouer pour lui.

De la façon dont elle lui tendait un ballon de basket.

De son sourire.

Il se mord la lèvre et bénit l’obscurité de dissimuler son regard qui se voile et tente de focaliser ses pensées sur autre chose. N’importe quoi.

-          Alors comme ça, vous avez « utilisé » mon exemple pour intégrer Rakuzan, dit Akashi presque amusé.

-          Nos parents étaient de féroces concurrents avant d’être des alliés, dit-elle. Et mon père garde un profond sentiment de rivalité envers votre père. C’est une arme redoutable quand on sait l’exploiter, dit-elle avec un petit air calculateur.

Il lui prend l’étui de son violon et lui propose son bras. Même dans la nuit noire, il connait suffisamment bien son chemin pour retrouver sans peine la sortie.

-          Je peux vous avouer quelque chose, dit Akashi.

Même dans l’obscurité, il sent son regard clair se poser avec surprise sur lui :

-          Je n’ai jamais vraiment aimé ce morceau. Mais ma mère l’adorait tant que je l’ai joué plus que de raison, juste pour voir son sourire.

La jeune fille étouffe un sursaut. On avait dû lui apprendre comme à lui que rire en publique n’est en rien distingué.

-          Moi aussi.

 

Maison des Kise

Dimanche soir

 

Kise prend Kuroko par la main et l’entraîne dans sa chambre et le pose sur son lit. Il le dévore des yeux avec cette lueur sombre que le joueur de l’ombre commence à bien connaître.

Un regard qui le rend autant nerveux qu’il l’attire.

-          Kurokocchi, est-ce que tu peux rester cette nuit ? demande-t-il les yeux remplis d’espoir.

-          Kise kun, je ne peux pas. Mes parents sont là.

Kise tente de le convaincre avec une mauvaise foi confondante mais Kuroko ne cède pas. Soupirant devant son refus, Kise l’entoure de ses bras en soupirant, plongeant de nouveau sa tête dans son cou.

-          Et comment je vais m’endormir sans toi ?

-          Kise kun…

-          Tu sais ce qui va me manquer le plus ? lui murmure-t-il à l’oreille.

-          Non, parvient-il à peine à articuler quand il sent Kise déposer un baiser dans son cou.

Kise glisse une main dans son dos, pour atteindre ses cheveux qu’il caresse doucement. Et Kuroko n’ose l’avouer mais il adore sentir les doigts fins dans ses mèches folles.

-          Ton odeur, avoue-t-il en nichant sa tête dans son cou.

Kuroko rougit ne sachant quoi répondre lorsque Kise délaisse son cou pour le libérer et plonger son regard dans le sien pour dire avec un sérieux troublant :

-          J’aime tellement ton odeur.

Et Kuroko peut voir à l’étincelle qui brille dans les yeux d’or de Kise que l’idée qui lui traverse l’esprit n’allait pas lui plaire.

-          Kurokocchi, donne-moi ton t-shirt ! Juste pour cette nuit.

-          Mais je ne peux pas…

-          Je sais très bien que tu as des affaires de rechange dans ton sac.

-          Mais…

-          J’ai envie de m’endormir avec ton odeur, dit-il comme un enfant qui réclamerait une friandise à ses parents.

Kuroko se sent un peu ridicule quand il finit par céder à Kise en enlevant son t-shirt. Et lorsqu’il libère sa tête de du tissu, il tombe sur son regard flamboyant qui ne quitte pas des yeux sa peau dévoilée.

Le souffle coupé, il voit Kise effleurer ses muscles fins du bout des doigts et lui voler un baiser avec une douceur toute mesurée. Lentement, il met fin au baiser alors que ses mains caresse lentement sa peau blanche.

Son cœur loupe quelques battements lorsqu’il le fait basculer sur son lit. Allongé sur le lit, Kise le domine du regard et lui demande en le dévisageant avec un sourire gourmand :

-          Kurokocchi sent tellement bon, dit-il en passant sa langue sur ses lèvres, qu’il y a une chose que j’ai envie de faire depuis trop longtemps.

Kuroko est trop perdu dans ce regard flamboyant pour répondre quoi que ce soit quand il se penche pour lui susurrer à l’oreille :

-          Je veux goûter Kurokocchi.

Kise prend son silence comme une invitation et plonge dans le cou du joueur de l’ombre en déposant un premier baiser, laissant le temps à Kuroko de pouvoir refuser s’il le souhaite ce besoin qui le transperce. Et dès qu’il commence à passer sa langue sur cette peau diaphane, il en oublie sa raison et se met à dévorer avec une avidité qui le fait trembler cette débauche de douceur, passant sur ses épaules avant de s’aventurer sur son torse et ses muscles à peine dessinés.

Il adore l’odeur de Kuroko.

Sa peau le rend fou.

Complètement fou.

Il avait l’habitude de ce genre de caresses. Il avait toujours su contrôler le moindre de ses baisers, de ses coups de langues, sa respiration. Il savait prendre son temps, faire gémir et supplier pour moins et dans la seconde suivante pour plus.

Il n’avait encore jamais perdu le contrôle avec ces idiotes qui étaient trop contentes de laisser Kise Ryota, le fameux mannequin faire ce qu’il voulait de leur corps.

Il avait même retenu chacun des points sensibles que Kuroko lui avait dévoilés involontairement lors de sa séance de massage. Il avait prévu de s’y attarder longuement pour faire perdre tout contrôle à Kuroko.

Et c’est lui qui perd toute raison.

Alors qu’il lèche avec empressement la peau frémissante de ces muscles qu’il adore taquiner avec sa langue, Kuroko, le souffle court, se met à gémir d’une voix si indécente qu’il a bien du mal à s’arrêter lorsqu’il arrive un peu trop proche de la ceinture de son jean.

Il y a longtemps qu’il est à l’étroit dans son propre pantalon mais il sait que Kuroko n’est pas prêt à aller plus loin.

Et que ses parents n’allaient sûrement pas tarder.

C’est la première fois qu’il est avec un garçon et il s’était vaguement demandé si l’idée de continuer son exploration sur toutes les parties du corps d’un autre homme aurait pu le gêner.

Sur n’importe qui d’autre, certainement.

Sur Kuroko, c’est devenu une obsession.

Il s’attaquerait à cette ceinture, ce jean et tout ce qu’il a à offrir cette nuit, dans ses rêves.

Le cœur battant à tout rompre, il entoure Kuroko de ses bras, passant son bras dans ses cheveux avant de regarder son visage. Haletant, il détourne nerveusement la tête, embarrassé de voir les traces du plaisir rougir encore ses joues et Kise n’a encore jamais rien vu d’aussi adorable.

-          Tu n’as pas à avoir honte avec moi, dit Kise en tournant délicatement sa tête vers lui. Jamais. Et surtout pas pour ça.

Kuroko se mord les lèvres avant d’oser le regarder et Kise est fasciné par ses pupilles dilatées qui rendent ses yeux d’un bleu encore plus pur, ses cheveux en désordre et sa respiration saccadée alors qu’il tente de reprendre son souffle.

Il s’était tellement perdu dans ses propres sensations qu’il en avait presque oublié celles de Kuroko et il est soulagé de voir que le plaisir n’avait pas été à sens unique.

Pendant un instant, il se demande si comme lui, il avait eu le désir d’aller plus loin, beaucoup plus loin.

Puis il regarde son torse, étonné de voir que son empressement avait laissé des traces sur sa peau blanche. Elles ne sont pas nombreuses ni profondes et disparaitront assez vite mais il aurait du mal à cacher ça dans les vestiaires de Seirin demain.

Amusé, il passe ses doigts sur les traces :

-          Je suis désolé, dit-il sans en penser un mot.

-          C’est dur de te croire quand tu affiches un tel sourire, souffle Kuroko.

Etouffant un éclat de rire, il appose un chaste baiser sur toutes les marques en murmurant entre chacune de ses attentions :

-          Kurokocchi est tellement bon.

Il quitte le lit à regret et farfouille dans les affaires de rechange qu’avaient Kuroko dans son sac et lui tend un t-shirt propre du même bleu que ses yeux.

Et Kise décide que sa nouvelle couleur préférée ce n’est pas ce bleu mais celui un peu plus brillant qu’il vient de lui dévoiler à lui et à lui seul.

 

Quelques minutes plus tard, les parents de Kise et ses deux sœurs sont de retour dans un joyeux brouhaha. Et Kuroko a beau protester, la mère de Kise lui réserve une place à leur table pour le diner.

Elle appelle même ses parents pour les prévenir qu’il mangerait chez eux et qu’elle le ramènerait elle-même après le repas.

Et vu la façon dont elle a mené la conversation sous les yeux de Kuroko, elle n’avait pas laissé à ses parents le temps de répondre.

Lorsque le diner commence, tous les regards se tournent vers Kuroko avec cette question sur les lèvres :

-          Alors comment c’est passé votre week-end ?

D’abord hésitant, il commence à parler du salon de massage de Motoki. Il fait rire tout le monde quand il avoue sa réponse laconique à la question de Motoki qui lui avait permis d’avoir une séance de massage si particulière. Lorsque il lui avait demandé où il avait mal après l’entraînement.

Partout.

Puis il parle de la finale de basket qu’ils avaient vu. Sa langue se délie un peu plus et Kise cette fois prend la parole pour louer les démonstrations impressionnantes de LeBron James, la star de la NBA. Alors Kuroko ne peut s’empêcher de rappeler que les Cavaliers n’avaient fait que rétablir l’équilibre à une victoire pour chaque équipe et qu’Oakland avait la meilleure équipe.

Puis c’est Kise qui reprend la parole en racontant leurs parties de basket. Les deux.

Et lorsque Kise en rajoute beaucoup trop sur son rôle dans celle qu’il avait fait contre ces étrangers prétentieux qu’il avait battu, il s’apprête à protester.

Une protestation qui meurt bien vite sur ses lèvres quand il ose dévoiler que les lycéens avec qui il avait joué l’avaient pris pour un collégien.

Il boude une seconde, ce qui alimente encore plus les rires. Et Kuroko n’arrive pas à se rappeler la dernière fois qu’il avait été aussi drôle.

Probablement jamais.

Puis Kise demande à ses sœurs quel film elles avaient choisi. Alors qu’elles racontent avec beaucoup trop de détails la comédie romantique qu’elles avaient plus ou moins forcée leur parents à voir avec elles et en oublient de demander à Kise et Kuroko quels films ils avaient choisis eux.

Et Kise mène discrètement la discussion en posant question sur question pour éviter que l’attention ne revienne sur lui.

Il n’a pas envie de parler de sa séance photo imprévue.

Il lance un seul regard vers Kuroko et il comprend aussitôt qu’il lui demande son aide.

Lorsque le repas se termine, la mère de Kise le prend par le bras jusqu’à sa voiture, n’écoutant pas ses protestations sur le fait qu’il pouvait rentrer seul et vérifie d’un regard qu’il est bien installé à ses côtés dans la voiture. Kuroko sourit parce qu’il la voit vérifier discrètement sa ceinture comme elle l’aurait fait pour un enfant. Et comme elle devait encore le faire pour ses filles et son fils.

-          Kuroko kun, est-ce que je peux vous poser une question? demande-t-elle sans quitter la route des yeux.

-          Bien sûr Kise san, dit-il sans pouvoir cacher complètement son appréhension.

-          Quel film êtes-vous allés voir ?

Les yeux de Kuroko s’agrandissent sous la surprise. Bien sûr, la mère de Kise n’est pas dupe. Il n’ose répondre, il aurait l’impression de trahir la confiance de Kise. Mais mentir ne semble pas une option réaliste.

-          Ryota a encore été appelé, n’est-ce pas ?

Kuroko acquiesce d’un hochement de tête et la mère de Ryota soupire :

-          Quand Ryota nous a demandé s’il pouvait devenir mannequin, son père et moi lui avons imposé une seule condition, la même que nous avons imposée à sa sœur, que cela n’affecte pas son travail à l’école. Et jusqu’à présent, nous n’avons jamais eu à nous plaindre. Ces résultats sont toujours aussi bons, même après avoir commencé le basket, il a réussi à tout mener de front.

La mère de Ryota jette un regard vers Kuroko avant d’ajouter d’un ton qui ne souffre aucune réplique :

-          Mais ça ne me plait pas lorsque cela empiète aussi sur le temps qu’il passe avec ses amis.

 

Extra scene

Trois ans plus tard

 

Kise jette un dernier coup d’œil à son portable et relis une dernière fois le dernier message de Kuroko pour se donner du courage.

Et un sourire idiot.

Je crois en toi Kise kun.

Il avait beaucoup d’avance et devrait attendre une bonne demi-heure avant d’accéder à la salle du concours de l’école qu’il convoite depuis tant d’années. Il n’a jamais été aussi prêt de son but et c’est de loin le plus difficile des challenges qu’il n’avait jamais affronté.

Ce concours, un écrit de quatre heures pour juger s’il est digne de son rêve.

C’est si long et si court à la fois quatre heures.

A ses côtés, sa mère qui avait tenu à l’accompagner est presque plus tendue que lui.

-          Ryota, dit-elle en prenant ses mains qui tremblent un peu, je ne sais toujours pas si je fais une erreur ou pas de te dire ça maintenant mais…

Kise regarde sa mère, surpris de la voir hésitante. Parce qu’aussi loin que ses souvenirs remontent, il ne se souvient pas avoir jamais vu sa mère autrement que sûre d’elle et un brin autoritaire comme seule une mère de trois enfants un peu trop énergiques peut l’être.

-          Avec ton père, on a toujours su à quel point tu voulais rentrer dans cette école. Sûrement depuis le premier jour où tu as mis un pied dans un avion, dit-elle en souriant.

A son tour, Kise se perd dans ses souvenirs. Ses parents avaient fait partie des rares personnes qui n’avaient pas été surpris quand il avait annoncé qu’il abandonnait sa carrière de mannequin et s’était inscrit au concours de cette prestigieuse école pour devenir pilote.

-          Et tu dois savoir que si tu n’arrives pas à réussir ce concours, il y a une autre porte qui mène à ton rêve.

Elle ouvre son sac et lui donne un papier qui confirme son inscription pour le concours de l’autre école.

Kise prend sa mère dans ses bras ne pouvant exprimer autrement la foule de sentiments qui l’étreint. Il sait mieux que quiconque que ses parents ne pouvaient l’inscrire à cette école sans faire de gros sacrifices. Et que c’est une chose qu’il n’est pas prêt à accepter.

Il lui expliquera plus tard qu’il est déjà inscrit à ce deuxième concours.

Qu’il avait même de quoi payer son école.

Et lorsqu’il franchit la porte pour s’installer à la chaise qui lui est assignée pour quatre heures d’épreuves, il se sent plus serein qu’il ne l’avait jamais été.

D’une façon ou d’une autre, il réussirait.

 

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