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Interview de Dorian Lake
 par   - 277 lectures  - Aucun commentaire

Dorian Lake, un ancien rôliste, auteur, et éditeur chez Noir d'Absinthe, sera interviewé en direct sur la chaîne youtube de studio-Infinite.
Ils vont parler de son expérience, de littératures de l'imaginaire, et de la rencontre organisée avec lui lundi 3 décembre à l'ExtraLife Café sur le thème Conflit & enjeux : écrire une bonne intrigue.

 

Writecontrol, le couteau suisse pour écrire vos histoires
 par   - 832 lectures  - Aucun commentaire

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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 3560 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

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Conditions d’envoi :

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Animes-Mangas

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Goldorak

Inferno
[Histoire Terminée]
Auteur: venusia45 Vue: 8727
[Publiée le: 2014-10-08]    [Mise à Jour: 2015-02-21]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 9
Description:
Après la victoire sur les forces de Vega, Actarus doit faire face à une nouvelle mission, plus dangereuse que toutes les autres, qui l'emmènera aux confins du monde et laissera des traces indélébiles...
Crédits:
Merci à Go Nagaï et à la Toei animation pour les personnages de cette histoire (sauf Stygios et Asclépios, issus des méandres de mon imagination). Merci à Jean Racine, Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire et tant d'autres. Et merci, surtout, à Dante et à sa Divine Comédie (XIVème siècle), mise en images au XXème siècle par...Go Nagaï. Cette histoire a été écrite en hommage à ces deux artistes.
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Chapitre 37

[1575 mots]
Publié le: 2015-02-14Format imprimable  
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XXXVII.


« Professeur ? C'est bien lui ? Vous êtes sûr ? »


Le visage de Vénusia se colora, sa voix se brisa. Enfin il allait revenir ! Elle n'osait se réjouir trop vite, elle qui l'avait tant espéré, tant rêvé, tant attendu ! Accrochée au téléphone comme à une bouée de sauvetage, elle attendait que le Professeur lui en apprenne un peu plus pour laisser libre cours à sa joie.


« Oui je viens de recevoir un appel depuis la radio d'Actarus. Ils sont en route vers la Terre...


– Merci Professeur, j'arrive tout de suite !  S'exclama Vénusia, la voie enrouée par l'émotion.


– Attends Vénusia...On ne sait pas comment s'est passé leur séjour...


– Comment ? Actarus ne vous a rien dit ?


– Euh... » Le Professeur toussa, s'éclaircit la gorge, l'air manifestement gêné. Il parvint cependant à reprendre :


« En fait, si, enfin apparemment ils vont bien...Mais ils ont fait un très long voyage et j'aimerais...enfin je préférerais qu'ils restent un peu en quarantaine avec moi, au Centre.


– Comment ? Mais pourquoi ? » La voix de Vénusia trembla à l'autre bout du fil.


Patiemment, Procyon expliqua :


« Sur Akereb et Euphor, Actarus et Alcor ont été vraisemblablement confrontés à des émanations de lasernium, sans compter que l'atmosphère de ces planètes n'est pas la même que sur terre...Et on ne connaît pas avec certitude l'état de cette partie de l'univers, du point de vue médical, bactériologique...Et ils ont été en contact avec des survivants dont on ne connaît pas non plus l'état de santé, après des mois passés sur Akereb...Je...Je ne voudrais pas vous mettre en danger ! Surtout toi Vénusia. Tu n'as pas la même constitution qu'Actarus, même si tu as reçu son sang. Tu pourrais être exposée à des germes infectieux pathogènes. Je préfère que tu sois préservée !


– Euphor ? Mais...qu'est-ce que... ? Ils ont poussé jusque sur Euphor ? Mais pourquoi ? »


Le nom de cette planète résonnait entre les tempes de Vénusia. Elle ne savait plus rien, ne comprenait plus rien. Seul comptait dans les dernières paroles du Professeur le nom de cette planète...Euphor...Elle se surprit alors à ressentir de la jalousie comme si elle avait dû faire face à une forme de rivalité, s'en voulut de ce sentiment diffus, sans parvenir toutefois à le repousser.


– Il te l'expliquera lui-même, répondit le Professeur, d'une voix devenue soudainement plus hésitante. En attendant, tu comprendras que je préfère les examiner.


– Je comprends Professeur... » fit Vénusia, d'une voix devenue soudain monocorde, trahissant son intense déception.


Procyon imaginait sans mal le sentiment qui étreignait le cœur de la jeune fille. Il tenta de la rassurer :


« Il t'appellera, ne t'en fais pas, et je te promets de faire au plus vite.


– Merci Professeur, j'attends votre appel... » fit Vénusia à mi-voix.


Accablée, tétanisée, elle raccrocha mécaniquement le combiné, avant de se tourner, les yeux emplis de larmes, vers Phénicia, qui venait d'arriver, attirée par la sonnerie du téléphone. La jeune fille se tenait dans l'embrasure de la porte et la regardait, interdite.


« C'était le professeur Procyon...Ils arrivent ! Énonça Vénusia d'une voix blanche.


– Whaaaaou mais c'est génial », hurla Phénicia avec toute la fougue de sa jeunesse.


Elle s'avança prestement vers Vénusia et l'enlaça avec ardeur. Ses prunelles pétillaient et son bonheur extraverti contrastait avec le silence de la jeune fille, toujours cramponnée au combiné téléphonique.


« Mais qu'est-ce qu'il y a Vénusia ? Ça ne va pas ? Tu ne m'as pas tout dit, non ? ...Attends, on ne peut pas y aller, c'est ça ?


– Oui c'est ça. Le Professeur veut leur faire passer des tests médicaux pour savoir s’ils n'ont pas attrapé quelque chose pendant leur voyage...Et ils sont allés sur Euphor, Euphor, tu te rends compte ! Qu'est-ce qu'ils sont allés y faire ? Qu'est-ce qu'ils ont trouvé ? Ça m'inquiète ! Et si...s'il voulait y rester...C'est sa planète après tout, c'est chez lui...Oh...pardon Phénicia...c'est aussi la tienne...Et le Professeur Procyon veut... les garder en quarantaine. C'est trop pour moi !! Oh Phénicia...je comprends bien sûr..mais j'ai tellement envie de le revoir ! Il me manque tant ! J'ai...j'ai fait la forte pendant leur absence mais là...c'est trop difficile ! »


Vénusia éclata en sanglots, accablée de sentiments contradictoires, et s'écroula dans les bras de Phénicia en hoquetant. Il était si près d'elle, et elle ne pouvait pas le voir, le toucher, le prendre dans ses bras. Sa raison lui soufflait que Procyon agissait avec sagesse, mais son cœur criait à l'injustice. Tout son corps vacilla, son énergie la quitta et elle s'effondra à terre, envahie par une tristesse qu'elle ne pouvait contrôler. Restée debout, Phénicia elle aussi restait dubitative. Les souvenirs de sa planète natale s'estompaient avec le temps et elle ne ressentait pas comme son frère la nostalgie de cette époque bénie même si elle en parlait, avec la mélancolie qui préside davantage à l'évocation de de l'enfance qu'au désir de la revivre. Les jours suivants promettaient d'être riches en émotions, et elle devrait sans doute soutenir Vénusia, éprouvée par l'absence et par le fantôme de ce passé dont elle craignait sans doute qu'il ne lui prenne l'homme de ses pensées.


*****************************

Vénusia grimpa fébrilement les marches qui conduisaient au Centre de recherches. Son impatience lui donnait des ailes, mais ne pouvait masquer sa fébrilité. L'appréhension et le doute se lisaient sur son visage. Enfin elle allait savoir, après ces quelques jours, comment se portaient Actarus et Alcor, si leur expédition n'avait pas laissé dans leur organisme des traces indélébiles, si leur existence à venir n'allait pas être marquée à jamais du sceau de la souffrance, de la maladie, de la mort. Certes Alcor et Actarus avaient tous deux eu les deux jeunes filles sur leur fréquence personnelle, mais les quelques mots échangés avaient paru bien pauvres au regard du désir profond de se revoir, de se toucher, de s'embrasser qui brûlait le cœur des jeunes filles et de leurs soupirants. Ce moment béni et trop court durant lequel elle avait enfin entendu sa voix...Cette douceur suave dont le souvenir la ravissait, la douceur et le grain si particulier de sa voix, qui pénétrait jusqu'au tréfonds de son âme, faisait battre son cœur plus que de raison, langoureuse et chaude caresse...Elle y avait pensé chaque jour, se repaissant de chacune de ses paroles, qu'elle aurait pu retranscrire quasiment mot pour mot, et elle y puisait le courage de l'attente et de l'espérance :


« Vénusia ? Vénusia tu m'entends ?


– Actarus, c'est bien toi ? Mais où es-tu ?


– Nous venons d'atterrir au Centre. Je sors à peine de Goldorak...Mon père...


– Oui je sais, vous allez rester un peu en quarantaine, ton père me l'a dit au téléphone... »


Elle se souvenait des débuts de cette conversation...Il lui manquait affreusement, et là, séparés de quelques kilomètres et reliés par les ondes, ils semblaient ne pouvoir échanger que des banalités affligeantes...Tous deux avaient le cœur au bord des lèvres, mais les mots espérés par l'autre ne parvenaient pas à franchir ce obstacle dérisoire et incommensurable. Leur gêne était palpable. Vénusia se risqua alors :


« Actarus, tu va bien ? Tu m'as manqué tu sais ! »


Dieu que c'était plat ! D'un sommet de platitude rarement atteint ! Elle qui espérait des retrouvailles enflammées, des paroles définitives, profondes, exprimant toute l’intensité de sa passion brûlante...Elle se trouvait d'un ridicule consommé alors que mille pensées se bousculaient dans sa pauvre tête. Et la présence de celui qu'elle aimait le plus au monde ne l'aidait certes pas à garder les idées claires !


« Vénusia, toi aussi tu m'as manqué...


– Actarus...


– Oui Vénusia ?


– Tu sais Actarus...Je...enfin euh... ». Vénusia bafouillait, rougissait de plus en plus. Heureusement qu'Actarus ne pouvait distinguer ses traits ! Elle s'en voulut d'être aussi stupide ! Pourquoi ne pouvait-elle pas dire ces trois mots qui lui brûlaient les lèvres ? Et Akereb ? Et Euphor ? Tant de questions à lui poser, tant d'interrogations et si peu de courage...Elle se morigénait intérieurement de ne pas pouvoir franchir le pas, en même temps qu'elle trouvait en elle la justification de ne pas l'ennuyer plus avant après un si long voyage.


« Je sais Vénusia, je sais...Moi aussi...


– Tu sais quoi ? Je suis sûre que nous serons nettement plus à l'aise lorsque nous pourrons nous voir ! susurra malicieusement Vénusia...On n'est vraiment pas fins là, tous les deux !


– Je le crois aussi ! »  avoua Actarus. Un sourire étira ses lèvres avant qu'elles ne soient prises d'un rire inextinguible, répondant à celui, cristallin, de Vénusia, qu'il entendait par le biais de sa montre.


« Actarus...


-Bientôt, Vénusia, bientôt...Bientôt tu seras dans mes bras... »

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