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Animes-Mangas

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Goldorak

Inferno
[Histoire Terminée]
Auteur: venusia45 Vue: 9400
[Publiée le: 2014-10-08]    [Mise à Jour: 2015-02-21]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 9
Description:
Après la victoire sur les forces de Vega, Actarus doit faire face à une nouvelle mission, plus dangereuse que toutes les autres, qui l'emmènera aux confins du monde et laissera des traces indélébiles...
Crédits:
Merci à Go Nagaï et à la Toei animation pour les personnages de cette histoire (sauf Stygios et Asclépios, issus des méandres de mon imagination). Merci à Jean Racine, Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire et tant d'autres. Et merci, surtout, à Dante et à sa Divine Comédie (XIVème siècle), mise en images au XXème siècle par...Go Nagaï. Cette histoire a été écrite en hommage à ces deux artistes.
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Chapitre 25

[2025 mots]
Publié le: 2015-01-02Format imprimable  
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XXV.


Le bruit, les éclairs, la fureur et les crissements. Actarus retrouvait dans ce duel les images qu'il aurait tant voulu effacer de sa mémoire. Appuyé par Alcor, il fit face à son adversaire avant que le combat au sol ne devienne l'ultime recours, extrayant Goldorak de sa gangue d'acier, déployant la force de ses bras, le relevant de son long sommeil. De son côté, Stygios jetait toutes ses forces dans cette lutte acharnée, comme si toutes les bassesses de ses actions passées pouvaient être annihilées dans le bruit et la fureur de ces assauts. L'affrontement épique faisait trembler la terre et résonner les alentours, illuminait la nuit des éclairs de foudre, des rayons de lasernium et des étincelles que dégageaient les créatures, tombant alternativement sous les coups de boutoir de l'autre. L'armement de Stygios était perfectionné, quoique assez ancien, et résistait bien aux prouesses technologiques de Goldorak, rendant encore plus lointaine l'issue pourtant fatalement programmée par la démesure et le destin, rattrapant celui qui avait fait de la Terre de l'ange blond Akereb la sanglante.


Combien de temps dura ce combat, nul ne saurait le dire. On raconte que les deux hommes s'affrontèrent une bonne partie de la nuit, à la lueur des étoiles, que tour à tour ils prirent l'ascendant sur l'autre et que ce corps à corps par robot interposé revêtait des allures apocalyptiques. On rapporte aussi que, dans l’enceinte de cette funeste arène, le regard des combattants brillait d'une flamme bien différente, celle de la Vie chez Actarus, et celle du désespoir chez son adversaire. On prétend enfin que Stygios, même s'il tenait jusqu'alors son concurrent en échec et que les armes de Goldorak valaient les siennes, n'avait plus en lui l'étincelle qui l'aurait maintenu en vie, pour l'avoir si souvent ôtée à ses semblables...


Au plus fort du combat un dernier coup d'astérohache eut enfin raison du vaisseau infernal. C'est alors que la voix de Stygios s'éleva, à la fois tremblante et déterminée:


« Prince d'Euphor...Je regrette...Tu es le plus fort...Puisse cette terre que j'ai tant maltraitée devenir à jamais mon tombeau. Je m'en vais rejoindre ceux qui ont perdu la vie à cause de moi. Je suis prêt à affronter leurs regards. Prince d'Euphor, veille sur cette terre... »


Il avait cru pouvoir braver la mort aussi facilement qu'il la donnait...Il avait cru pouvoir venger Véga et porter la main sur celui qui incarnait son échec. Il avait cru que son orgueil le mettait au-dessus des autres hommes, et voilà qu'il se retrouvait vaincu. Vaincu par ce géant d'acier, vaincu par son pilote plus humain que tous les hommes, vaincu par sa propre suffisance qui l’amenait à la mort. Déchirant le silence de la nuit, l'anterak explosa, précipitant Stygios dans sa fin.


« Stygios, je ne t'ai pas battu, tu t'es jeté au-devant de la mort...Tu as voulu expier dans ce dernier combat les forfaits que tu as commis. Puisses-tu trouver le repos éternel ! »


En appui sur l'un de ses genoux, Goldorak, par le biais de son pilote, ne pouvait détacher son regarde de la flamme incandescente qui trouait la nuit pour atteindre le ciel galactique. Combien de fois avaient-ils, tous les deux, assisté à cette scène, entendu les crépitements succéder au fracas des armes, vaincu les forces du mal qui les entraînaient dans les ténèbres ? Cette victoire revêtait cependant un goût âcre qu'Actarus ne s'expliquait pas. Il aurait dû ressentir soulagement et fierté après avoir envoyé en enfer celui qui avait réduit Akereb à néant, qui s'était livré à de monstrueuses expériences, qui avait voulu le tuer ainsi qu'Alcor. Son triomphe, sa victoire...En lieu et place, ce n'était que dégoût, lassitude et amertume. Aucune once de satisfaction...Décidément, la guerre avait laissé trop de traces en lui. Il était plus que temps de reprendre une vie apaisée, de retrouver des joies à peine entrevues et déjà si puissamment ancrées en son cœur...L'esprit d'Actarus revint quelques secondes auprès de Vénusia. Que faisait-elle à ce moment-là ? L'attendait-elle, soupirante, comme la dame qui se languit de son chevalier dans les récits de son enfance ? Trompait-elle son impatience en se jetant à corps perdu dans les travaux de la ferme ou...ou quoi d'ailleurs ? Ils n'avaient jamais évoqué l'avenir, l'après, trop occupés à survivre au présent. Avait-elle des projets ? Il resta interdit quelques secondes. En fait il n'en savait rien ! Il ne connaissait d'elle que ce qu'elle avait bien voulu lui laisser entrevoir, tiraillée entre la fougue de sa jeunesse amoureuse et la pudeur que lui dictait son éducation austère. Il la savait intelligente, intuitive, réfléchie. Il l'avait découverte empressée, dévouée, ardente. Elle avait fait montre de belles qualités de pilote et de remarquables initiatives scientifiques lors de cette guerre, voudrait-elle poursuivre dans cette voie ? Quel destin serait le sien à ses côtés ? Actarus secoua la tête. Il serait bien temps d'en parler à son retour, puisque lui non plus n'était pas vraiment au clair avec tout cela. La seule chose qui se faisait jour dans son esprit, c'était que la présence de Vénusia n'était plus une option désormais. Elle était sa raison de vivre, le sel de sa vie, où qu'il soit, et il était bien décidé à le lui faire savoir d'une manière ou d'une autre.


« Actarus ? ….Actarus, ça va ? Rien de cassé ?


–Oh Alcor. Excuse-moi. Je...j'étais ailleurs...Ce combat m'a éprouvé, plus que je ne le pensais. Je viens. »


Délaissant son compagnon d'acier, Actarus se glissa hors du cockpit pour rejoindre Asclépios et Alcor qui l'attendaient, à l'écart. Sa démarche, quoiqu'assurée, témoignait de cette lassitude qu'il avait éprouvée, trace morale et physique que laisse la guerre quand elle s'attaque non seulement aux corps mais aussi aux esprits qu'elle revêt du manteau gris de ses atrocités.


Alcor accourut vers son frère d’armes, l'enlaça et le soutint.


« Très beau combat Actarus !


–Il s'est laissé vaincre Alcor. Je suis sûr qu'au fond de lui il avait compris...La guerre est décidément la pire des choses que les hommes aient inventée...


–Prince d'Euphor, les interrompit Asclépios, visiblement ému, vous venez libérer les victimes et vous inspirez le remords et le repentir aux bourreaux...Je ne sais pas ce que vous avez mais votre présence nous fait du bien...Venez Prince, nous devons aller retrouvez les prisonniers cachés dans les tranchées de la mine.


–Vous avez raison...Allons-y. Au fait Alcor, n'oublie pas ça. »


Le regard d'Alcor alla rapidement du visage de son ami à la paume de sa main, ouverte sur trois comprimés.


« Actarus...Tu viens de mettre ta vie en en danger et tu penses à me soigner ! Tu es incroyable ! Tu as pris les tiens ?


–Oui c'est fait. Je me suis sorti des griffes de Stygios, ce n'est pas pour rendre les armes maintenant. Allons-y ! »


Sous la conduite d'Asclépios, ils descendirent vers les sillons des mines, Griffant la terre, les veines s'étiraient sur des centaines de mètres, se tordaient en des tranchées de plus en plus sombres, creusées de plus en plus profondément, pour permettre aux mains rendues esclaves d'en recueillir le suc, d'en extraire la moelle, d'en ôter la vie. Ces mines, c'était la motivation première de Véga, celle qui l'avait poussé à établir sa domination sur cette planète pour faire siennes ses ressources et se nourrir de ce qui la faisait périr. La terre luxuriante n'était plus qu'un sombre désert alentour, et l’exploitation forcée avait transformé le terrain en une lande effrayante, en un sol aride et nu, aux reflets grisâtres, aux relents de boue.


« Voici donc les fameuses mines d'Akereb ! s'exclama Alcor


–Oui en effet. C'est là que bon nombre de prisonniers ont péri, exploités jour et nuit pour extraire les métaux dont Véga avait besoin pour asseoir sa domination. Mais avançons un peu, les cachettes se trouvent plus loin. » assura Asclépios.


Les trois hommes progressaient dans les sombres tranchées, guidés par Asclépios, et exploraient avec lui ces sombres carrières infernales. Ça et là, des impacts caractéristiques suggéraient la brutalité qui présidait à cette exploitation ; ces éboulis, ces roches entamées, c'était le feu maudit des armes de Véga tombant dans la carrière, fauchant les vies pour une tête relevée, pour un regard biaisé, pour un cri de trop...


« Quelle horreur ! Qu'est-ce qu'ils ont dû souffrir ! Mais comment peut-on traiter des êtres vivants de la sorte !» marmonna Alcor, bouleversé par tout ce qu'il voyait.


Au fond de l'une des excavations, plus sombre, plus profonde, plus encaissée que les autres, Alcor remarqua un éboulis de pierres et de terre. Cet amas de matière contrastait avec le reste de la sape, plutôt bien entretenue. Il tourna alors un regard interrogateur vers Asclépios, qui opina du chef . Cet agrégat de pierrailles camouflait en fait une excavation, donnant accès à une sorte de couloir souterrain, catacombe creusée à la main, au prix d'efforts incommensurables, et sans doute de la vie de plusieurs hommes. C'était là qu'Asclépios les emmenait, là que se terrait la poignée de survivants rescapés des geôles de Véga, des expériences de Stygios, des tentatives de clonage, de l'enfer de la mine. Alcor s'approcha, et rageusement, il se mit à disperser cet amoncellement, jetant les pierres de part et d'autre dans le fol espoir de retrouver vivants ceux qui avaient peut-être pour survivre creusé leur propre tombeau.


****************************


Loin, si loin de celui qu'elle aimait, à une distance que seul peut réduire le cœur des amoureux, Vénusia s'étourdissait et s'épuisait dans des journées sans fin pour tâcher d’oublier la morsure de l'absence qui se faisait de plus en plus vive. Soins du ranch et des animaux, visites au Centre, travail sur les nouveaux appareils que ne manquait pas d'imaginer Procyon, ayant reconverti son génie dans l'aéronautique civile tout en gardant un œil sur ses prototypes militaires, tout était bon pour occuper ses journées, effacer les heures qui défilaient trop lentement à son gré, jusqu'au soir où elle se couchait, abrutie de fatigue, de douleur et du manque de lui, chaque fois un peu plus lasse d'avoir espéré que peut-être il serait là...Et puis finalement non. Pas encore aujourd'hui. Cette terrible mission n'en finirait-elle donc jamais ? Quand lui reviendrait-il enfin ? Elle perdait la notion du temps, envahie par les affres de son cœur. Depuis combien de jours l'avait-il laissée, là, seule, devant sa famille et ses amis, pour voler au secours de ces nouvelles victimes de Véga ? Et elle, si altruiste, en venait à glisser vers des pensées égoïstes. Son cœur tremblait, se révoltait contre cette générosité qui la faisait passer en dernier, après ceux qui avaient eux aussi besoin de lui à l'autre bout de l'univers...Timidement, inconsciemment, elle leur en voulait de le lui prendre, en même temps qu’elle s'en voulait ne serait-ce que de toucher du doigt ce ressentiment, elle qui savait si bien, en son for intérieur, qu'elle ne l'aimerait pas autant s'il n'était pas aussi généreux...qu'elle ne l'aimerait pas, tout simplement. Alors, dans son grand lit froid, ivre d'avoir trop pleuré, d'avoir trop espéré, d'avoir trop dissimulé ses craintes, en particulier devant Phénicia, elle n'avait d'autre choix que de se laisser aller, en priant pour que l'esprit de celui qu'elle aimait lui envoie un signe rassurant, un message de vie, et pour que le sommeil veuille bien d'elle une nuit de plus.



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