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Goldorak

Inferno
[Histoire Terminée]
Auteur: venusia45 Vue: 9401
[Publiée le: 2014-10-08]    [Mise à Jour: 2015-02-21]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 9
Description:
Après la victoire sur les forces de Vega, Actarus doit faire face à une nouvelle mission, plus dangereuse que toutes les autres, qui l'emmènera aux confins du monde et laissera des traces indélébiles...
Crédits:
Merci à Go Nagaï et à la Toei animation pour les personnages de cette histoire (sauf Stygios et Asclépios, issus des méandres de mon imagination). Merci à Jean Racine, Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire et tant d'autres. Et merci, surtout, à Dante et à sa Divine Comédie (XIVème siècle), mise en images au XXème siècle par...Go Nagaï. Cette histoire a été écrite en hommage à ces deux artistes.
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Chapitre 24

[1420 mots]
Publié le: 2014-12-27Format imprimable  
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XXIV.


« Goldorak..Mais ce n'est pas possible...Prince d'Euphor, je t'ai laissé...à la prison...Le...le poison...Tu es un démon, tu as bravé les forces de la mort...


–Stygios, je n'étais pas mort, et je ne te laisserai pas anéantir les hommes qui ont survécu à cet enfer ! Tu as commis trois erreurs : la première, c'est d'avoir cru que ton poison nous serait fatal. Il l'aurait été si nous étions restés enfermés, mais nous avons pu sortir ! La deuxième, c'est que tu as négligé un détail : j'ai un constitution différente des autres hommes, plus robuste que celle d'un Terrien, ce qui m'a donné un peu plus de temps. Et la troisième, ce qui nous a sauvés, c'est que tu as oublié un élément essentiel : nous sommes deux. C'est de là que vient notre force, alors que tu es seul. Seul face à tes crimes, seul face à ton destin, seul face à nous... »


Ces dernières paroles retentirent comme une gifle aux oreilles de Stygios. Il y avait bien longtemps, pourtant, qu'il avait cessé d'accorder foi en la nature humaine, en la parole de l'autre. La présence d'autrui n'avait constitué pour lui, pendant toutes ces années, qu'un pis-aller, un mal nécessaire, un pensum rendu impératif par une simple question de main d’œuvre, de gestion du temps, de rationalisation des forces. L'univers, dans son infinité, se partageait selon lui en deux castes : celle des décideurs, à laquelle il se targuait d'appartenir, justifiant cela par la naissance ou une finesse qui le distinguait de la masse, et les autres, tous les autres, ravalés au rang d'exécutants, quels que soient leur intelligence, leur bravoure ou leurs antécédents. Cette dichotomie qui régissait d'après lui la répartition des êtres vivants le rassurait, en même temps qu'elle le confortait dans ses certitudes....Jusque-là...Jusqu'à ce qu'un Prince venu d'un autre monde vienne, avec sa bravoure, sa droiture et son altruisme, des qualités qu'il avait toujours tenues pour quantité négligeable, lézarder le rempart que la vie avait érigé autour de lui. Alors son regard acier prit une teinte plus sombre et le doute s'insinua dans ce qui restait de sa conscience. Que faire ? Il n’en savait fichtre rien, lui, l’apatride de l'espace, étranger dans son propre pays. Il n'était nulle part chez lui. Où aller ? Où trouver le repos de l'âme ? La silhouette fantomatique du remords se dressait devant lui, la conscience petit à petit se faisait jour, les centaines de morts qu'il avait ordonnées, se levaient et hurlaient vers lui du fond de leur tombeau, du fond de leur vie déchirée, brisée et anéantie. Fallait-il poursuivre cette stratégie jusqu’au-boutiste, massacrer des innocents, par orgueil autant que par peur des représailles ? Fallait-il fuir lâchement, comme il l'avait fait après avoir tenté d'empoisonner Actarus ? Fallait-il le défier, le combattre, racheter par la bravoure de l'affrontement la lâcheté de son existence ?


Stygios resta un moment prostré à bord de son vaisseau, les mains sur les oreilles, comme pour ne plus entendre les voix discordantes qui montaient des tréfonds de son âme perdue, puis il releva la tête et regarda autour de lui. Cette planète, qu'il avait connue riante, était désormais déserte. C'était là son œuvre, sa mission, sa gloire...son forfait et son imposture...Un voile se déchira devant son regard. Ses yeux aveuglés se dessillèrent. Le remords le prenait, lui, qui avait été happé par la quête de la gloire, lui le dignitaire, le fils de bonne famille qui avait cédé au mal, la conscience tranquille et le remords assoupi, lui qui, obéissant aveuglément aux ordres était devenu lui-même monstrueux, larbin de Véga, exécuteur de ses basses œuvres, ombre de ce qu'il aurait pu être. Il avait oublié ce qui faisait l'essence de l'existence pour ne se consacrer qu'à la vanité de sa mission, qu'à l'appel des honneurs, dévoyant par là-même l'honneur, le courage, la bravoure véritables.


Il se redressa et, d'une voix à la fois rauque et assurée, il interpella Actarus :


« Prince d'Euphor, tu représentes tout ce que j'ai haï dans mon existence. J'ai tenté de te faire disparaître, j'ai envoyé à la mort des centaines de prisonniers innocents. Je ne vois désormais comme seule issue qu'un combat, contre toi...contre moi-même aussi, ajouta Stygios, d'un ton monocorde. Prince d'Euphor, combattons loyalement, si tant est que ce mot puisse encore avoir un sens, et que le sort ou les dieux décident de celui qui doit vivre ou mourir. 


–J'accepte le combat Stygios. Puisses-tu racheter par le courage la honte de ta vie.


–Actarus...balbutia Alcor. Fais attention ! Cet homme a déjà voulu te tuer !


–Je ne suis pas un lâche Alcor. Je n'ai jamais refusé de me battre. Oh pas par plaisir, tu sais que je n'aime pas ça. Mais c'est une question d’honneur. Et il y a quelques minutes tu étais prêt à le faire...


–Je sais, Actarus, j'ai simplement peur pour toi, là... Il te provoque en combat singulier...


–Alcor, tu me suis, oui ou non ?


–Tu sais bien que je combattrais avec toi jusqu’au bout du monde, Actarus.


–Nous sommes au bout du monde, Alcor », répondit Actarus, avant de s'adresser à son adversaire.


« Stygios, je relève ton défi. Permets-moi seulement de déposer mon passager.


–Ton passager ? s'étonna Stygios.


–Asclépios est avec moi, répondit calmement Actarus. Il nous a guidés dans le laboratoire. Il nous a montré les horreurs auxquelles tu l'as contraint.


–Asclépios...mon fidèle lieutenant...


–Je ne suis qu’un exécutant, Stygios, soumis à tes ordres et dévoyant l'honneur de la médecine. Puisse le Ciel te pardonner, et me pardonner aussi ! »


Asclépios, qu'Actarus avait fait sortir du poste de pilotage, assista alors, témoin impuissant à quelques mètres de l'arène, à l’inéluctable affrontement. Ce fut un combat singulier. Chacun avait conscience que ce duel ne ressemblait à aucun autre. Escorté d'Alcor, Goldorak, dans sa soucoupe, fit face au monstrueux anterak de Stygios, replié en boule, et c'était comme si les géants d'acier, par-delà le regard de leurs pilotes respectifs, se jaugeaient, se toisaient, voulant prendre l'ascendant sur l'autre avant même que l'affrontement ne commençât.


Alcor, virevoltant autour de Goldorak, appuyait son ami lorsqu’il le pouvait. Il nourrissait une rancune certaine à l'encontre de celui qui avait failli prendre leur vie, là, au fond de cette prison, sur cette planète reculée du fond des galaxies. A cause de lui, leur vie, leur combat, la justice qu'il défendait, tout ce qui le faisait vivre depuis plus de deux ans avait failli prendre fin...comme avaient manqué de s’achever avant même d'avoir commencé les douces promesses de félicité qu'il se faisait une joie de partager avec Phénicia. Alors qu'il combattait, il ne put s'empêcher de laisser son esprit s'égarer vers la belle qui peuplait ses pensées, et la perspective de la revoir aiguisa ses réflexes, renforça sa volonté, accentua sa détermination alors qu'il épaulait son frère de l'espace. Il en allait autrement d'Actarus, tout à la joute qu'il menait. Il pensa non sans ironie que ce combat, singulier nonobstant la présence d'Alcor puisque c'était lui, avec Goldorak, que Stygios avait défié, le renvoyait aux débuts de sa lutte contre Véga, alors qu'il n'était qu'Actarus Procyon, réfugié, apatride, inconnu de tous ou presque. Il avait commencé cette croisade seul, et c'était en solitaire qu'il devait la terminer.


« Alcor écarte-toi, intima Actarus à son compagnon d'armes


–Mais pourquoi ?


–Alcor, Phénicia a besoin de toi ; la Terre a besoin de toi. S'il m'arrivait malheur, c'est toi qui reprendrais le flambeau, je ne veux pas que tu meures.


–Non Actarus, tu as dit que notre force, c'était d'être deux. Ne me refais pas le coup du camp de la Lune noire1 hein, je commence à te connaître, vieux frère !


–Alcor... » Les larmes perlaient aux yeux d'Actarus. Décidément, l'amitié et le dévouement d'Alcor seraient toujours pour lui une source d'émerveillement sans pareille.

1Cf. épisode 73 « Pour l'amour de la Terre »

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