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Goldorak

Inferno
[Histoire Terminée]
Auteur: venusia45 Vue: 9398
[Publiée le: 2014-10-08]    [Mise à Jour: 2015-02-21]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 9
Description:
Après la victoire sur les forces de Vega, Actarus doit faire face à une nouvelle mission, plus dangereuse que toutes les autres, qui l'emmènera aux confins du monde et laissera des traces indélébiles...
Crédits:
Merci à Go Nagaï et à la Toei animation pour les personnages de cette histoire (sauf Stygios et Asclépios, issus des méandres de mon imagination). Merci à Jean Racine, Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire et tant d'autres. Et merci, surtout, à Dante et à sa Divine Comédie (XIVème siècle), mise en images au XXème siècle par...Go Nagaï. Cette histoire a été écrite en hommage à ces deux artistes.
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Chapitre 13

[1431 mots]
Publié le: 2014-11-19Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Avertissement: ce chapitre pourrait heurter la sensibilité de certains lecteurs.

XIII.


Ils entrèrent, franchirent la porte qui s'était ouverte dans un grincement strident, et descendirent dans la cité infernale, creusée à même la roche, morte à toute lumière du jour. Seul le bâtiment principal, de petite taille, émergeait du sol ; le reste avait été bâti sous terre, excroissance effroyable qui les emmenait vers la nuit de l'esprit et de l'humanité.


Au fur et à mesure qu'il avançait, Actarus, talonné par Alcor, était de plus en plus imprégné de l'horreur du lieu. Les yeux écarquillés, son compagnon n'en menait pas plus large. Tous les deux guettaient la moindre trace suspecte mais rien ne leur avait signalé jusqu'à présent la présence de survivants. Seuls la douleur, l'odeur de mort, les hurlements poussés, les vies laissées, les corps abandonnés, tout cela s'offrait à leur vue sans fard, les oppressait, au bord de l’écœurement, exacerbant tous leurs sens.


Car la mort a ses odeurs ; celles-ci étaient âcres, fétides, odeurs de corps en décomposition, odeurs des chairs soumises à la torture, du sang caillé qui envahissait leur gorge, les obligeant à respirer par la bouche. Aucun couloir, aucune salle n'y échappait, d'autant que ce centre ne recevait pas un souffle d'air, aucun courant bienfaisant et purifiant, laissant au contraire pourrir et moisir les objets, les livres, les corps...


La mort a également ses couleurs, celles que les deux jeunes gens découvraient au fur et à mesure qu'ils poussaient les portes, longeaient les corridors, descendaient dans les degrés souterrains. Le gris couleur de nuit, comme tous ces équipements répétés, salle après salle, qui portaient la mort et la souffrance . Mais aussi le blanc, couleur des corps livides, des néons qui rendaient les visages blafards, qui donnaient aux figures un teint hâve, dans une opalescence sépulcrale. Et ce sang, tout ce sang versé au nom de Véga, dont chaque pièce portait les traces, gouttes, traînées ou flaques, dont les diverses teintes, de l'incarnat au pourpre, du vermillon au grenat, semblaient hurler en silence les tourments et les douleurs dont elles avaient constitué les stigmates. C'était sur cette odieuse palette d'un peintre satanique qu'Alcor et Actarus progressaient, luttant contre leur dégoût autant que contre ces forces chtoniennes qui semblaient les entraîner vers la négation de l'humanité.


La mort a enfin ses bruits, crissements de portes, cris de douleur, rictus des bourreaux, hurlements des victimes, sifflement des balles et silence sépulcral qui précède l'agonie. Les deux jeunes gens, davantage habitués à la guerre mécanique, au vacarme des géants d'acier, se trouvaient projetés brusquement dans une dimension différente qui allait au-delà de leurs craintes. Ils n'osaient eux-mêmes parler, gagnés par l'épouvante qui se dégageait des lieux et ayant perdu la notion du temps.


Depuis combien de temps d'ailleurs avaient-ils pénétré dans cette antichambre de l'enfer ? Nul ne saurait le dire. Peu à peu, les deux jeunes gens découvraient l'étendue des sévices perpétrés, des tortures infligées ; ils descendaient jusqu'aux tréfonds de la barbarie qui n'a plus d'humain que le nom, tant elle est innommable.


Au même moment, sur Terre, la chambre que partageaient Vénusia et Phénicia retentit d'un sombre hurlement. Réveillée en sursaut par son propre cauchemar, la jeune princesse se dressa brusquement sur son lit, en sueur, haletante, avant de se tourner vers sa compagne de chambre. Vénusia, surprise autant qu'effrayée, bondit hors de son lit et se précipita vers Phénicia.


« Phénicia, qu'y a-t-il ? Phénicia réponds moi !


–Alcor, mon Dieu, Alcor...j'ai fait un cauchemar. Je l'ai vu souffrir...Je suppose qu'ils sont arrivés maintenant. Je ne sais pas ce qui se passe. Peut-être découvrent-ils de choses horribles...Je pressens des horreurs...des dangers pour eux. Oh Vénusia, j'ai peur, comme j'ai peur ! »


Elle hoquetait, parvenant difficilement à articuler entre deux sanglots.


« J'ai tout perdu, Vénusia, j'ai perdu ma mère, mon père, celui que je croyais être mon grand-père...Et je devrais perdre mon frère ?...Et Alcor ?...On vient juste de se trouver, je ne veux pas le perdre non plus...Je l'aime tant...


–Phénicia, balbutia Vénusia en la prenant fraternellement dans ses bras. Ne t'en fais pas. Ils sont ensemble, tout va bien se passer. »


« J'aimerais être sûre de ce que je lui dis, pensa Vénusia. Comment savoir ? Il n'y a pas de liaison radio possible, c'est loin, tellement loin...Nous en sommes réduites à supporter l'attente en nous rongeant les sangs... »


« Tu n'as pas peur pour Actarus, toi ? reprit Phénicia.


–Peur ? Si, j'en frémis, j'en tremble, j'y pense sans arrêt. Et en même temps je veux lui faire confiance, leur faire confiance, je veux croire que nous n'avons pas fait tout cela pour rien et qu'ils ne peuvent pas ne pas revenir. Je veux croire que la profondeur de mes sentiments pourra le porter, lui donner la force nécessaire. Il a voulu me préserver, mais je sais qu'il a besoin d'une âme déterminée et courageuse pour l'accompagner. Alors même si son absence me torture, même si je ne rêve que de me retrouver dans ses bras, je me fais violence et je retiens mes larmes. Mais pour combien de temps, je ne le sais pas...Le jour viendra, Phénicia, où nous serons réunis.  Il faut y croire. » ajouta Vénusia, les yeux embués, pressant sa sœur de cœur entre ses bras, lui caressant les épaules, soutenant ses pleurs.


**************************


Tels les cercles de l'enfer, les salles de torture succédaient aux cachots, les laboratoires aux morgues. Là, un laboratoire, avec son cortège de fioles multicolores aux contenus effrayants, mis au point par des scientifiques pervertis mettant leur génie au service des force du mal ; ici, une salle destinée aux expérimentations électriques, dans lesquelles des malheureux, sanglés sur une table d'examen digne du Docteur Frankenstein, avaient dû subir les folies de Véga, sans doute pour leur faire avouer quelque crime imaginaire, leur laver le cerveau ou leur faire trahir quelque obscur complice. Les odeurs de chairs brûlées soulevèrent le cœur d'Alcor qui, se retenant à la cloison, ne put empêcher son estomac de rendre son contenu. Actarus, qui s'était avancé à l'intérieur, soutint son frère de l'espace et lui épongea le front après sa nausée.


« Alcor, ça va aller ? Tu vas pouvoir continuer ?


–Oui Actarus, merci ! Vraiment merci ! Mais...je suis secoué...quelle horreur, quels monstres...Voyons s'il reste des survivants dans cet enfer ! »


Au fur et à mesure qu'ils parcouraient les couloirs glauques du centre de torture, descendant sur plusieurs étages comme on descend vers le centre du monde, les deux garçons, qui n'avaient jusqu'à présent trouvé aucun survivant, ne voyaient que des corps, toujours des corps. Abandonnés dans les couloirs ou dans les salles par ceux qui manifestement avaient fui lors de la débâcle finale. Recroquevillés dans les cellules. Ouvrant les yeux effrayés sur leurs bourreaux dans un dernier regard avant de les fermer pour l'éternité. Rien n'avait été entrepris pour préserver la dignité de ceux qui avaient osé se lever contre Véga, ou qui simplement, avaient eu la malchance de naître dans une contrée que la folie d'un homme avait décrétée ennemie. Etaient-ils donc des animaux pour que les ultimes soins à apporter aux morts n'aient pas été prodigués ? Les deux compagnons se souvenaient que les armes favorites des sbires de Véga désintégraient les corps, niant leur unicité, leur humanité, leur corporéité même pour n'en faire plus rien. Annihiler l'autre pour mieux le détruire. Ne laisser de ces êtres vivants, de leurs espoirs, de leurs angoisses, de leurs projets, de leur identité, rien qui puisse les identifier comme tels, rien qui rende hommage à leur humanité, rien que des ombres dolentes et soupirantes pour l'éternité...Actarus détourna un instant la tête, les larmes lui montèrent aux yeux et il pleura. Lui le Prince pourtant habitué à combattre, pleura sur la dignité perdue de ses frères et sur ce que l'homme pouvait faire quand il n'était plus qu'un loup pour son semblable.


Il ignorait que ses faits et gestes étaient scrutés à la loupe par celui qui avait juré sa perte, et qui, derrière son écran de contrôle, attendait patiemment son heure.


« Prince d'Euphor, tu es si prévisible, c'est pitoyable ! Viens, je t'attends...».



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