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Animes-Mangas

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Ghost Hunt

Les Chasseurs de Fantômes Auteur: Maggie31 Vue: 421
[Publiée le: 2018-07-25]    [Mise à Jour: 2019-07-15]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Mystère/Angoisse Commentaire : 1
Description:
Mai Taniyama est une lycéenne passionnée par les histoires d’horreur. Après les cours, elle et ses amies adorent se plonger dans le noir et éclairées par la seule lumière d’une lampe de poche, se raconter des histoires aussi glauques que terrifiantes. Jusqu’au moment où elles sont interrompues par un jeune homme qui se trouve être le directeur d’une agence de recherche en paranormal qui enquête justement dans leur lycée. Par un concours de circonstances, Mai se retrouve à assister ce jeune patron narcissique lors de ses enquêtes, accompagné de son autre assistant ainsi que d’une équipe de médium. Elle nous raconte ainsi son expérience à travers huit enquêtes passées en leur compagnie en alternant entre frayeur et rire.
Crédits:
Les personnages que vous connaissez appartiennent à l’auteur de l’œuvre originale.
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Chapitre 11 : Une maison bien dangereuse

[3927 mots]
Publié le: 2019-07-15Format imprimable  
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Chapitre 11 : Une maison bien dangereuse

 

 Des fleurs partout. De toutes les couleurs. Elles avaient envahi le jardin entourant la maison des Yurei. Soudain, la brise se leva et secoua les fleurs dont certaines perdirent quelques pétales. Mai sentit une main attraper la sienne alors qu’elle contemplait la façade de la maison. Une petite fille dont le visage caché par ses cheveux se tenait à ses côtés. La réponse lui vint naturellement. Hanako.

-          Sois prudente.

La voix était masculine. Mai n’avait pas besoin de le regarder pour savoir à qui appartenait cette voix, mais elle tourna quand même la tête vers lui. Naru se tenait de l’autre côté d’Hanako.

-          Maman.

Mai observa la petite fille à sa gauche mais ce n’était pas elle qui avait parlé. Quelques secondes passèrent puis Hanako leva la main et désigna la maison. Un sentiment de malaise serra soudain la poitrine de Mai. Une silhouette indistincte apparut à ce moment-là au niveau de la fenêtre du salon. Soudain, une main se posa sur la vitre et Mai se réveilla en sursaut.

 

Jour 2 – Day 2

Le lendemain, Naru avaient convoqué tout le monde au saut du lit pour leur annoncer que le vase avait bougé dans la nuit et s’était brisé en tombant sur le carrelage. Mais personne n’avait entendu le moindre bruit. Lorsque la nourrice apprit les véritables intentions de Naru quant à la séance d’hypnose, elle se leva d’un bond sans parvenir à parler, bouleversée d’être responsable, bien qu’indirectement, de la mort d’Hanako. Toutefois, Mai ressentait un malaise. Yoka était-elle réellement capable de cela ? Était-ce vraiment des manifestations de poltergeist ?

Au moment où Yoka esquissait un pas pour sortir de la pièce, un bruit étrange et fort se répercuta dans toute la maison. Tout le monde échangea un regard surpris. Lin sortit de la pièce et revint rapidement.

Tous les miroirs de la maison étaient brisés.

Mai retourna dans sa chambre avec Ayako qui prit en premier la salle de bain pendant qu’elle se rallongeait sur son futon. Lorsqu’elle eut terminé, la jeune fille s’y engouffra à son tour, à moitié réveillée. Il faisait encore chaud suite à la douche que venait de prendre son amie et de la buée recouvrait le miroir fêlé. La jeune fille alluma l’eau du robinet qui ne mit pas longtemps à chauffer. Elle s’aspergea le visage avant de prendre une serviette qu’elle fit tomber à cause de sa maladresse légendaire. Elle la récupéra et essuya l’eau sur le visage. Alors que sa tête était enfouie dans le tissu, un murmure accompagné d’un sanglot s’éleva derrière elle.

-          Maman.

Mai releva brusquement la tête. Son regard se posa immédiatement sur le miroir pour voir derrière elle mais la buée le rendait inutile. Elle risqua un coup d’œil par-dessus son épaule. Personne. La jeune fille poussa un soupir de soulagement en se retournant vers le lavabo. Toutefois, la surprise et la peur lui firent faire un pas en arrière lorsqu’elle aperçut qu’il y avait quelque chose d’écrit sur le miroir. Un cri s’étrangla dans sa gorge alors qu’elle lisait l’écriture d’enfant. « Aide-moi ».

Mai ressortit en trombe pour aller chercher Ayako qui constata avec effarement les mots sur le miroir. Puis elles descendirent dans la base, un peu chamboulée. Mai comptait parler de ce qui venait de se passer à tout le monde. Dès qu’elles entrèrent dans la pièce, la jeune fille vit que Masako était arrivée et expliquait déjà ce qu’elle se doutait depuis qu’ils avaient commencé à enquêter.

-          Ce ne sont pas des poltergeists. Il s’agit bel et bien d’esprits. Et il y en a plusieurs, j’en suis certaine. Mais je n’arrive pas à distinguer correctement les esprits. Ils sont comme … reliés

-          Je savais bien qu’il s’agissait d’esprits, intervint Mai, attirant le regard d’acier de la médium.

Le silence tomba alors que la médium lui lançait un regard dubitatif. Elle avait toujours la manie de la rabaisser quant à ses intuitions et se croyait la meilleure. C’était vrai qu’elle était compétente. Mais Mai sentit l’énervement commencer à pointer le bout de son nez. Puis elle poussa un soupir, comprenant que ce n’était pas le moment de se disputer avec elle.

-          Il est arrivé quelque chose tout à l’heure, ajouta-t-elle en échangeant un regard avec Ayako.

Le silence perdura durant quelques secondes avant que cette dernière le brise.

-          Il y a un esprit qui a tenté d’entrer en contact avec Mai.

Le regard de Naru se fit surpris puis curieux. La jeune fille leur raconta ce qu’il lui était arrivé.

-          J’ai aussi entendu des bruits étranges cette nuit, ajouta la prêtresse.

-          Donc nous avons bien affaire à des esprits alors, conclut Bou-san en posant ses mains sur ses hanches.

-          On dirait bien, fit Naru, pensif. De plus, les enregistrements de la nuit nous le confirment.

Les caméras avaient capturé plusieurs moments pendant lesquels des objets changeaient de place ou encore une ombre dans la chambre d’Hanako.

 

Vers midi, la SPR rejoignit la petite famille dans la salle-à-manger, sauf Mai qui retourna dans la chambre dans laquelle elle avait dormi. Elle monta les deux étages avec à l’esprit ce qui s’était passé dans la salle de bain dans la matinée. Arrivée dans le couloir, elle aperçut du coin de l’œil une silhouette au bout du couloir. Mais lorsqu’elle releva la tête, il n’y avait rien d’anormal. Elle secoua la tête en se traitant mentalement de parano.

-          Qu’est-ce qu’il y a, grande sœur ?

La voix de la petite fille sortie de nulle part la prit par surprise. Son cœur manqua un battement. Mais il reprit un rythme normal lorsqu’elle vit Sayuri devant elle.

-          Tout va bien. Je venais chercher un pull.

Sayuri hocha la tête qui tenait un livre qu’elle avait vu dans sa chambre lorsqu’elle avait installé la caméra.

-          Ma nounou est partie, lâcha la petite d’une voix triste alors qu’elles descendaient l’escalier.

-          Elle reviendra te voir. Ne t’inquiète pas.

-          Mais … Si elle n’est plus là, je suis triste, répondit Sayuri.

Mai s’arrêta et s’agenouilla devant elle sur le palier du premier étage. Elle la regarda droit dans les yeux.

-          Je serais là. Tu peux compter sur moi, dit Mai avant que Sayuri se jette dans ses bras.

La jeune fille sentit ses petites mains s’accrocher à son pull. Son cœur se serra. Elle venait de perdre sa grande sœur puis sa nourrice en un laps très court et se retrouvait seule dans une maison remplie d’adultes et d’esprits. Sur le seuil de la porte du premier étage apparut Naru. S’il était surpris par la scène, il ne le montra pas. Néanmoins, il attendit qu’elles se détachent l’une de l’autre et les suivit en silence jusqu’à la salle à manger.

-          Ah, fit Bou-san lorsqu’ils les virent arriver. On commençait à se demander ce que vous faisiez. Naru était parti te chercher mais il ne revenait pas avec vous, dit-il à l’adresse de Mai.

Celle-ci se tourna vers son patron qui lui rendit son regard mais sans émotion avant d’aller s’asseoir avec les autres. Le repas se déroula tranquillement. Mai discuta la plupart du temps avec la maîtresse de maison et sa fille qu’elle trouvait adorables. D’ailleurs, Akina lui proposa de lui faire visiter le jardin comme elle lui avouait qu’elle en rêvait. La SPR avait prévu de laisser la médium parcourir la maison en quête d’indices pendant que Naru et Lin analyseraient les enregistrements de la veille et de la nuit. Mai avait donc du temps à consacrer à Akina et Sayuri qui, en plus, pourraient lui donner d’autres informations.

En ce début d’après-midi, le soleil avait percé l’épaisse couche de nuages qui avait recouvert le ciel durant la matinée, offrant une douce chaleur à Mai et les deux Yurei lorsqu’elles sortirent dans le jardin. Au bout d’une demi-heure de balade, elles finirent par atteindre la fin de l’étendue d’herbe recouvert de divers arbres et fleurs. Cependant, ce que Mai n’avait pas prévu, ce fut la maison qui s’y trouvait. Elle ne l’avait pas remarqué depuis la maison des Yurei. Bien plus petite que l’autre, elle était en soi discrète grâce à, notamment, toute la végétation qui poussaient tout autour. Elles s’arrêtèrent devant. Sayuri s’assit à quelques pas de sa mère pour fabriquer une couronne de fleurs.

-          Il s’agit de la maison des anciens propriétaires, expliqua Akina. Cette maison et la nôtre leur appartenaient, il y a encore quelques mois.

Un silence accueillit sa révélation. Mai observait le bâtiment devant elle, fascinée.

-          Ils ne nous ont jamais parlé des manifestations paranormales. À vrai dire, ils n’ont jamais été très bavards avec nous, poursuivit Akina. Il y a plusieurs jours de cela, ils sont venus nous prévenir qu’ils partaient rendre visite à leur famille. En échange, nous veillons sur leur maison.

Elle prit un instant de silence avant de se tourner vers Mai. Un doux sourire vint étirer ses lèvres.

-          Vous pourrez les rencontrer dans deux jours et leur posez les questions que vous souhaitez.

Mai hocha la tête. Sayuri se leva et brandit sa couronne devant elle, fière de son œuvre.

-          Voilà, j’ai terminé !

-          Comme c’est joli, fit Mai. Attends, je te la mets.

La petite fille pencha docilement la tête et se laissa faire.

-          J’ai l’air d’une princesse ! S’écria-t-elle en sautillant.

Sa mère sourit, ravie.

-          Elle a l’air heureuse mais je pense que dans sa petite tête elle a compris que sa sœur ne reviendrait jamais et qu’elle est vraiment triste, dit-elle soudain en regardant Sayuri courir vers la maison. Désormais, je n’aime pas la laisser seule, ajouta-t-elle en soupirant.

-          Je comprends, répondit Mai, saisissant le message.

Dès que la jeune fille le pourra, elle prendra du temps avec Sayuri. Elles passèrent le reste de l’après-midi à jouer avec Sayuri sur la terrasse. Lorsque vint l’heure du dîner, Akina s’éclipsa pour le préparer. Le soleil avait décliné juste avant et la température n’était plus aussi agréable qu’en début d’après-midi. La petite fille prit la main de Mai et l’emmena jusqu’à sa chambre.

Elles passèrent un long moment à jouer à un jeu de cartes.

La lumière vacilla un bref instant sans qu’elles n’y prêtent réellement attention. Néanmoins, lorsque Mai entendit un petit bruit derrière elle plusieurs minutes après, elle se tendit, se sentant soudainement observée. Elle se retourna lentement. Mais il n’y avait personne d’autre qu’elle et Sayuri. Elle ne relâcha pas pour autant sa vigilance et heureusement puisqu’il y avait vraiment quelque chose d’anormal qui se passait dans la pièce. Sous ses yeux écarquillés, le lustre tournoyait sur lui-même – et ce, de plus en plus vite. Sayuri finit par se retourner à son tour lorsqu’elle se rendit compte que Mai ne l’écoutait plus. Elle poussa un cri lorsqu’elle vit la lampe bouger et manquer de s’arracher du plafond. La jeune fille attrapa Sayuri par le bras et les firent reculer prudemment vers la sortie, tout en gardant les yeux fixés sur le lustre. Les pleurs de Sayuri dans son dos la rendaient encore plus nerveuse et consciente de la situation.

Ce qu’elle redoutait finit par arriver et le lustre se décrocha du plafond pour terminer sa course sur le sol dans un grand bruit et dans l’obscurité. Mai s’était jetée sur Sayuri, les faisant tomber dans le couloir. Les pleurs de Sayuri redoublèrent alors que la jeune fille était à genoux et cherchait à tâtons l’interrupteur sur le mur du couloir.

Puis des pas dans l’escalier se firent entendre et les voix inquiète d’Akina et de la SPR résonnèrent non loin d’elle. La lumière s’alluma. Elle vit en premier le visage effrayé de la mère de Sayuri qui se jeta sur elle et fondit en larmes. John fut le premier aux côtés de Mai et l’aida à se relever.

-          Rien de cassé ? Demanda Bou-san.

-          Non, tout va bien, répondit Mai, un peu déboussolée.

Naru et Lin entrèrent dans la chambre de Sayuri et constatèrent les dégâts.

-          Oh non ! S’exclama Ayako depuis la chambre d’Hanako.

Mai et les autres se déplacèrent dans un même mouvement vers elle. Tout avait été renversé comme si quelqu’un était en colère et s’était vengé contre le mobilier. Les cadres, les livres de la bibliothèque et la bibliothèque ainsi que de nombreux jouets étaient éparpillés par terre. M. Yurei traversa la pièce en silence sous les yeux intrigués des autres. Lentement, il se pencha en avant pour ramasser un livre dont les pages étaient en partie déchirée, laissant son regard triste parcourir le reste des affaires de sa fille. Puis, soudain, dans ses yeux brilla une lueur de détermination.

-          Akina, appela-t-il.

Sa femme qui était dans le couloir à cajoler Sayuri entra dans la chambre et vit avec effarement le capharnaüm.

-          Sayuri et toi devez partir d’ici. C’est trop dangereux.

-          Nous pouvons vous aider pour cela. Nous vous donnerons ce qu’il faut pour partir en toute tranquillité, intervint Naru.

M. Yurei lui adressa un signe de tête reconnaissant. Puis, ils quittèrent le deuxième étage pour se rendre dans la base. Lin s’affaira tout de suite dans son coin. Mai comprit qu’il fabriquait des charmes de protection comme lors d’une affaire datant de plusieurs mois avec des événements identiques avaient eu lieu.

Puis plus aucun mot ne fut prononcé jusqu’au moment où Lin acheva de les préparer. Ensuite, Akina et Sayuri quittèrent la maison sans que le ou les esprits s’en rendirent compte, laissant à Mai l’amer sentiment de ne pas avoir pu les protéger.

Après une nuit sans rêve et un sommeil difficile à trouver, Mai se réveilla avec des courbatures partout. Elle se traina jusqu’à la salle de bain et prit une longue douche revigorante. Lorsqu’elle sortit de la cabine, elle faillit avoir une crise cardiaque. Le miroir affichait les mêmes mots que la veille ; aide-moi. Comme ils n’avaient pas été effacés, la buée les avait fait réapparaître.  La jeune fille prit sa serviette et frotta le miroir frénétiquement. Lorsqu’elle sortit de la chambre, Mai vit M. Yurei ranger la chambre de sa fille. Elle lui proposa son aide mais il refusa avec un sourire triste. Cela lui prit une bonne demi-heure. Ensuite, il prit son petit-déjeuner sans un mot et partit travailler.

La journée avait commencé comme cela puis les phénomènes s’étaient enchainés. Il y avait d’abord eu le vase du buffet dans la salle à manger qui s’était brisé aux pieds de John. Ensuite, ce fut au tour de Naru qui manqua de se prendre un livre en pleine tête alors qu’il visitait la bibliothèque du premier étage. Puis en fin de journée, Lin et Ayako furent témoin d’un feu inopiné. En effet, dans l’âtre de la cheminée, des flammes léchaient tranquillement les bûches apportées quelques minutes plus tôt par M. Yurei prévenant car le temps s’était vraiment rafraîchi. Un courant d’air s’était soudainement levé soufflant sur les braises incandescentes qui furent projetés sur les objets les plus proches dont un tapis et une plante. La rapide progression du feu faillit réduire en cendre le salon en quelques minutes sans l’intervention de Lin et de Ayako qui parvinrent à éviter le pire. Ajouté à cela les bruits de pas qu’ils pouvaient entendre partout dans la maison, les objets qui se déplaçaient ou disparaissaient ainsi que les portes qui s’ouvraient et se fermaient – Naru avait eu aussi la mauvaise expérience avec une porte qui s’était fermé brusquement et qu’il avait manqué de se prendre dans la figure. Cela n’avait même pas fait rire Mai.

Le soir après le dîner, ils s’étaient tous rassemblés dans la base et demeuraient silencieux. Même Bou-san et Ayako étaient perdus dans leurs pensées. Seuls Lin et Naru étaient actifs, concentrés sur leur écran. Malgré l’heure tardive, Mai n’avait aucune envie de rejoindre son lit qui l’attendait un étage plus haut. Ses pensées dérivèrent sur Akina et Sayuri en sécurité dans un hôtel de la région. Au fond d’elle, elle se sentait rassurée à cette idée. Au bout d’un moment, Naru releva la tête et brisa le silence.

-          Est-ce que tu peux maintenant savoir le nombre d’esprits ici ? Demanda-t-il en dardant son regard bleu sur la médium.

Celle-ci, qui avait la main cachée sous sa manche de kimono sur sa bouche l’air pensive, battit des paupières plusieurs fois puis finit par répondre.

-          Plus le temps passe et plus je suis certaine qu’il s’agit d’esprits d’enfants. Quant à leur nombre, je ne peux être précise, répondit-elle. J’ai la même impression que lors de l’affaire de la maison de poupée. En effet, il peut s’agir d’un esprit fort autour duquel gravite d’autres esprits.

Le silence reprit son court. Finalement, une heure plus tard, Bou-san, Ayako, John et Masako décidèrent de se coucher. Mai les rejoignit.

Le lendemain, même rengaine avec des cernes de plus en plus grandes. Cette fois, ce fut Masako qui fut la première victime des esprits de la maison. En effet, elle se trouvait dans la chambre d’Hanako puis la porte s’était soudainement fermée. Ayako, qui était dans la pièce en face, entendit la porte claquer et les cris de sa comparse. Néanmoins, malgré leur acharnement, elle demeurait close. Lin et Naru, ayant assistés à la scène grâce aux caméras, intervinrent et tout rentra dans l’ordre. Ce fut suite à cet évènement qu’il fut décidé de rester à deux lors de chaque déplacement dans la maison, même pour l’actuel propriétaire qui passait la journée au travail. Pour le reste, il y eu d’autres manifestations mais elles restèrent mineures. L’équipe avait interrogé les habitants quant à l’histoire de la maison. Mais peu en savaient davantage que les rumeurs qui couraient sur celle-ci. Un couple de personnes âgées leur apprit néanmoins qu’en 1950, une petite fille d’environ dix ans était morte d’intoxication au monoxyde de carbone alors qu’il n’y avait aucune fuite au niveau des installations de chauffage constatée. Suite à cela, la famille qui y vivait à cette époque avait déménagé. Naru avait demandé l’autorisation de consulter les archives de la ville mais cela prenait du temps, il fut dans l’obligation de contacter Madoka et son assistant Yasuhara, leurs informateurs.

 

Jour 5 – Day 5

Deux jours étaient passés depuis que Mai avait découvert la maison au fond du jardin. Les anciens propriétaires étaient enfin de retour. M. Jun Ogawa et Mme Nanami Ogawa étaient un couple de retraités qui passaient beaucoup de leur temps à rendre visite à leur famille éparpillée aux quatre coins du pays. Dans l’après-midi, il était convenu que Mai et Ayako iraient les interroger. Pendant ce temps, Naru et Lin se renseigneraient auprès des archives de la ville dont ils avaient obtenu l’autorisation le matin même et John, Bou-san et Masako resteraient à la base surveiller la maison. Quant à Madoka, elle se trouvait actuellement en Angleterre et devait revenir lendemain. En attendant, elle confia le début des recherches à Yasuhara le temps qu’elle revienne.

Le couple Ogawa les accueillit sans surprise et leur proposèrent de boire un thé sur leur terrasse, situé du côté opposé de la maison hantée.

-          Je suppose que vous savez pourquoi nous sommes venues à votre encontre, commença Ayako.

-          Oui, hésita Mme Ogawa en échangeant un regard avec son mari. Vous voulez nous parler de la maison.

Elle posa la théière après avoir servi tout le monde et s’assit.

-          J’ai reçu ces deux maisons en héritage de mon père. Il les avait achetés avant de tomber malade ce qui fait qu’il n’a jamais vécu dedans. Plusieurs années sont passés sans que qui que ce soit y vive puis il est mort et nous en avons hérité. Nous avions une maison près de Tokyo mais nous en avions assez de l’agitation de la ville alors nous avons préféré emménager ici, dans une ville plus calme et excentrée.

La vieille dame porta sa tasse à ses lèvres, le regard perdu dans les souvenirs.

-          Au début, nous avions prévu de vendre la maison de plain pied, celle-ci, reprit M. Ogawa en leur désignant sa maison. Mais j’ai eu un accident de travail peu de temps après notre emménagement ce qui m’a rendu incapable de monter les marches des deux étages. Ainsi, nous avons vendu la propriété aux Yurei et nous avons emménagé dans celle-ci.

Mai but une gorgée du thé et observa le couple qui les regardaient avec bienveillance.

-          En réalité, nous n’avons pas d’information à vous révéler puisque nous ne savons rien sur cette maison, reprit Mme Ogawa. Nous savons seulement que les deux maisons n’ont rien à voir avec l’une et l’autre. Celle où nous vivons a été construite il n’y pas plus de vingt ans et appartenait à un ancien comptable partit vivre à l’étranger. Mon père a vu qu’elle était toutes les deux à vendre et les a eus pour une bouchée de pain. Il a fait retirer toutes les clôtures qui séparaient les deux maisons. Il voulait accueillir tous ses enfants et ses petits enfants.

-          Nous sommes une famille vraiment nombreuse, sourit M. Ogawa.

-          Quant aux phénomènes paranormaux, reprit la dame. Nous en avons été quelques fois témoins mais nous n’y sommes pas restés plus de deux semaines. 

La nuit était tombée lorsque Mai et Ayako sortirent de chez les Ogawa. Elles traversèrent le jardin boisé puis parvinrent à distinguer la maison des Yurei devant elles. Lorsqu’elles se retrouvèrent face à la bâtisse, la jeune fille remarqua de la lumière à deux ou trois fenêtres.

-          Bon, commença Mai. Nous savons maintenant que ces deux maisons n’ont aucun lien.

-          Oui, c’est déjà ça, répondit Ayako.

-          En tout cas, ils sont très gentils, reprit la jeune fille. Le thé de Mme Ogawa est déli…

La main d’Ayako sur son épaule l’interrompit. Elle tourna la tête vers la prêtresse et vit son regard fixé droit sur la maison des Yurei. Mai fronça les sourcils puis suivit son regard. Les lumières aux fenêtres s’allumaient les unes après les autres jusqu’à ce que toute la maison soit illuminée comme un sapin de Noël. Puis elles s’éteignirent une demi-seconde avant que les fenêtres à tour de rôle s’allument et s’éteignent aléatoirement.

Les deux comparses se mirent à courir vers la porte d’entrée. Elles entendirent un cri puis un objet se briser. Derrière le panneau de bois, Mai distingua les prières du moine et du prêtre et les appels à l’aide de la médium. Ayako et Mai se précipitèrent pour ouvrir la porte mais elle demeurait verrouillée. Plusieurs minutes passèrent sans que les choses se calment. Mai avait mal à l’épaule à force d’essayer d’ouvrir la porte. Elle recula pour observer la situation dans son ensemble et trouver une autre solution. Soudain, Mai sentit des mains la tirer en arrière et un pot de fleurs tomba à ses pieds. Naru venait de lui sauver la mise.

Puis un sifflement se fit entendre par-dessus le vacarme mettant fin au combat spirituel. Le silence retomba et la porte s’ouvrit seule dans un grincement. Là, Mai découvrit les visages effrayés et exténués de Bou-san, Masako, John et de M. Yurei.

La jeune fille ne se rendit compte de leur proximité que lorsque son patron enleva ses mains de ses épaules. Elle lui jeta un coup d’œil mais le narcissique évita son regard et préféra prendre ses distances. Mai n’eut pas le temps d’analyser ce qu’il venait de se passer entre eux puisque Bou-san tapa dans ses mains.

-          Bon sang ! Avec tout ça, on va finir à l’asile psychiatrique si cela continue.

Il soupira puis prit un air plus jovial.

-          Allons manger.

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