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Le Temple des Malheurs
[Histoire Terminée]
Auteur: Maggie31 Vue: 4127
[Publiée le: 2012-06-24]    [Mise à Jour: 2013-11-23]
G  Signaler Romance/Action-Aventure/Mystère/Horreur Commentaires : 5
Description:
Un étrange village comptait depuis des siècles de nombreuses disparitions. Lorsqu'une jeune femme intriguée, lu dans un article de journal ce fait des plus déconcertant, elle décida de découvrir ce qui s'y passait vraiment. Cependant, une rencontre en ce lieu changea sa vie à jamais et devint très vite un cauchemar. La fuite de la jeune femme et les conséquences de tout ceci la mirent dans un pétrin dans lequel elle ne pouvait s'en sortir seule. La SPR pouvait-t-elle la sauver et lever le voile qui recouvre tant de mystères ?
Crédits:
Aucun des personnages que vous connaissez ne sont à moi.
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Chapitre 12 : Frayeurs

[3023 mots]
Publié le: 2013-03-15
Mis à Jour: 2013-04-12
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Commentaire de l'auteur Bonne lecture !

Chapitre 12 :


Frayeurs



Puis alors qu'elle se sentait partir, elle entendit une voix d'homme réciter des chants religieux. Avant de sombrer complètement, elle perçu une autre voix, cette fois féminine dire.

- « Eh bien ! Apparemment, on arrive juste à temps ! ».

(...)


Cette nuit-là, quatre personnes étaient venu à leur secours. D'après ce qu'avait comprit la jeune femme, il y avait une médium, un prêtre, une miko et un moine. Les deux derniers ne correspondaient pas vraiment à l'image de ce qu'elle se faisait des mikos ou bien des moines. Ils étaient l'exact contraire.

Après que le prêtre ait exorcisé le père de la fillette, le groupe avait accouru dans la pièce voisine pour aider les blessés alors que la miko réanimait la voyageuse. Il lui fallu une bonne dizaine de minutes mais elle réussit tout de même en l'ayant légèrement amochée. La jeune femme se redressa doucement en sentant une vive douleur à ses joues. Le garçon trop content de la voir en vie la serra dans ses bras alors qu'elle étouffait et se frottait la peau de son visage endolori. La femme aux cheveux roux lorsqu'elle se fut assurée que la voyageuse allait mieux rejoignit les autres et s'affaira sur le frère de la jeune femme qui avait été simplement assommé donc il s'en sortait qu'avec une bosse.

Plus tard, ils étaient tous dans la grange à soigner les quelques égratignures du secrétaire, du patron et de la jeune employée pendant que la voyageuse se reposait dans la chambre de ses parents. Elle pouvait désormais rester seule puisqu'il n'y avait plus de danger.

L'équipe, qui comptait maintenant sept personnes, avait fait l'inventaire de tout ce qui s'était passé dans cette maison. Le boss égocentrique boudait dans son coin puisqu'il n'avait pas réussit à terminer l'enquête rapidement alors que les autres l'avait clos en cinq minutes. La jeune fille aux cheveux courts était heureuse de les revoir et donc l'ambiance était au beau fixe ce qui dégradait la mauvaise humeur de leur patron.

Le lendemain matin à sept heures, l'équipe rangeait le matériel dans leur camionnette. Il ne restait une semaine avant que les parents de la jeune femme reviennent chez eux. Cependant, quelques chose tracassait la voyageuse. Ce n'était pas l'arrivée de ses parents mais le Temple maudit. Ils l'avaient peut être oublié mais c'était de là que venait le problème. C'était le point de départ. La jeune femme aurait aimé qu'ils l'aident à trouver un moyen de délivrer le village et le Temple de cette malédiction. Elle regardait le patron vérifier tout le matériel. Elle soupira puis prit son courage à deux mains.

- « J'ai quelque chose à vous demander, lâcha la voyageuse alors qu'elle s'était plantée devant lui pendant plusieurs secondes sans qu'il lève son nez de ses feuilles.

- Je vous écoute.

- Vous vous rappelez du Temple dont je vous ai parlé ? Elle ne lui laissa pas le temps de lui répondre et poursuivit : Il est maudit. C'est à cause de lui que l'esprit est venu jusqu'ici. C'est à cause de lui aussi qu'il y a eu beaucoup de disparitions inquiétantes et de morts dans le village.

- Et donc ?

- Et donc je pensais que vous pourriez aider les villageois à retrouver la sérénité et une vie normale, expliqua la jeune femme.

- Ne serait-ce pas pour soulager votre conscience ?

- Comment ça ? S'étonna-t-elle.

- Vous vous êtes enfui.

- Naru ! S'exclama l'employée qui avait suivit toute la conversation. Un peu plus de respect tout de même ! »

Elle se tourna vers la voyageuse qui affichait une mine indignée.

- « Excuse-le, sourit-elle à son adresse puis elle regarda son patron et lui dit : Pourquoi n'acceptes-tu pas ?

- On ne tutoie pas les clients » la rabroua-t-il.

Il partit vers le devant de la camionnette et la voyageuse, qui avait les larmes aux yeux, le fixa longuement. Elle voulait connaître la raison de son refus.

- « Comment est-ce que je peux le convaincre ? Demanda-t-elle.

- Je ne sais pas trop. Tu devrais lui en reparler avec plus d'arguments peut être. Il est très têtu quand il s'y met celui-là » répondit l'autre.

Alors que l'égocentrique retournait dans la grange, la voyageuse décida de le suivre. Il n'y avait personne d'autre qu'eux.

- « Dites-moi au moins la raison de votre refus » ordonna-t-elle.

Elle n'eut pas de réponse. Elle fixait le dos du bosse quand elle se rendit compte de quelque chose.

- « En fait, vous n'avez pas de raison, c'est ça ? »

La voyageuse commençait à s'impatienter. Il ne voulait pas l'aider et ne répondait plus à ses questions. Quel c* !

- « Vous allez arrêter de m'ignorer à la fin ?! Arrêtez de jouer au petit prétentieux ! Ça énerve tout le monde !

Elle reprit sa respiration et poursuivit.

- Vous n'êtes qu'un sale égoïste ! Des gens vont se faire tuer parce que Monsieur n'a pas envie de lever le petit doigt. Il préfère rester dans son confort et boire du thé. Mais vous savez un jour vous serez seuls ! Seuls parce que vous êtes aussi froid que méchant ! En fait, vous n'êtes qu'un sale con !

- Ça y est, vous avez terminé ? Demanda-t-il en se retournant. Ce n'est pas en insultant les gens que vous allez avoir ce que vous voulez »

Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. La main de la voyageuse partit toute seule. Cependant, lorsqu'elle vit la trace rouge sur sa joue, elle regretta aussitôt. Elle couru vers la sortie sans un mot. La jeune femme avait envie de pleurer tellement elle était en colère contre le jeune homme et elle-même. Pourquoi fallait-il qu'elle s'emporte aussi facilement ?

Alors qu'elle était debout au milieu de sa chambre en bazar, quelqu'un frappa à la porte. C'était l'employé de son père, il avait du la voir monter comme une furie.

- « Ça va ? Qu'est-ce qu'il s'est passé dans la grange pour que tu te mettes en colère et que tu pleures comme ça ? »

La voyageuse éclata en sanglots. Le garçon la prit dans ses bras et elle se laissa faire. Elle repensait aux villageois. La fillette lui manquait. Leurs visages souriants lui revint en mémoire. Enfin surtout celui de la petite puisqu'elle souriait tout le temps. Cependant, cela lui faisait beaucoup trop de mal d'y repenser. Alors que ses sanglots redoublèrent, la voyageuse s'efforça à se vider l'esprit. Rien de tel pour se calmer.

Plusieurs minutes passèrent sans qu'aucun des deux ne bougent. Le jeune homme attendait que les larmes de la voyageuse se tarissent. Lorsque ce fut le cas, il s'écarta d'elle et l'observa.

- « Je n'aime pas quand tu es triste.

- Moi aussi, je n'aime pas quand je suis triste » rit-elle.

L'employé de son père lui sourit et embrassa le front de la jeune femme.

- « Maintenant, tu devrais aller t'excuser .

- Ah non alors, se buta-t-elle.

- Arina ... dit le jeune homme avec reproche.

- Bon d'accord, céda la voyageuse. Mais je veux quelque chose en échange.

- Quoi donc ? Demanda-t-il perplexe.

- Je veux que tu m'achètes tout ce que je veux, lança-t-elle malicieuse. Alors par où commencer ?... » le taquina-t-elle.

La jeune femme s'arrêta en voyant l'expression du visage de son interlocuteur et éclata de rire.

- « Je plaisante bien sûr !

- Tu me rassures, répondit le garçon avec un réel soulagement.

- Bon allez ! Il faut que j'aille m'excuser auprès du grand seigneur ! Dit-elle en sortant puis alors que son frère lui barrait le passage, elle ajouta : Un peu d'air, je vous prie ! Merci ! »

En descendant les escaliers, elle entendit son frère, étonné, demander comment il avait fait pour la mettre de si bonne humeur. Cependant, elle n'entendit pas la réponse de l'autre jeune homme mais elle s'en fichait pas mal. Son objectif était de s'excuser et par la même occasion convaincre le patron. Bon d'accord ça faisait deux objectifs mais elle se focalisait plus sur le deuxième puisque le premier pouvait peut être l'aider à atteindre le second. C'était bien compliqué.

La voyageuse ouvrit la porte de la grange mais ne vit personne. Tout le matériel avait été enlevé de la pièce. Elle se demanda si ils n'étaient pas déjà parti. Cependant, alors qu'elle arrivait dans le salon, elle entendit les voix des employés de la SPR qui se turent quand ils la virent. La jeune femme les interrogea du regard. La fille aux cheveux châtains s'avança.

- « Nous avons beaucoup réfléchit et nous sommes tous tombés d'accord »

La voyageuse n'était pas sûr de voir où elle voulait en venir.

- « Nous souhaitons t'aider ainsi que le village à retrouver la paix, répondit le prêtre à sa question muette.

- Nous voyons bien que cela te tracasse et te détruit de l'intérieur, ajouta la miko.

- Alors nous allons prendre l'avion ce soir et purifier l'endroit lorsque l'on sera arrivé, conclut le moine.

- Te joins-tu à nous ? Demanda la médium.

- Oui, répondit avec hésitation la voyageuse.

- Si tu viens, je viens, fit son frère qui venait de descendre.

- Moi aussi » renchérit l'autre jeune homme.

Cependant, elle n'eut pas le temps de répondre puisque la médium les interrompit :

- « Je sens une présence près de toi. Elle semble accrochée à toi » dit-elle derrière sa manche de kimono

La voyageuse était complètement abasourdie. Mais, elle se reprit.

- « Ne serait-ce pas la petite fille que j'ai rencontrée dans ce village ? Demanda-t-elle pleine d'espoirs, comme si elle avait besoin de la fillette pour la réconforter.

- Je pense que oui. L'esprit est un enfant, dit la brune puis ajouta après un bref silence. J'ai l'impression qu'elle veut te dire quelque chose »

Soudain, la porte d'entrée s'ouvrit. Le patron et son secrétaire entra.

- « Il est temps pour nous de partir »

Personne ne bougea. Ils le regardaient tous, guettant sa réaction.

- « Qu'est-ce qui vous arrive ? »

Son regard se posa sur la voyageuse. Cette dernière le soutint même si la panique montait.

- « Ne t'en prends pas à elle, fit la miko en balançant ses cheveux en arrière. Nous avons tous décidé de l'aider. Avec ou sans toi.

- Bien, répondit-il. Lin et moi nous nous en allons »

Cependant, la rousse ne l'entendait pas de cette oreille. Elle se jeta sur le secrétaire en lui agrippant le bras et dit.

- « Non. Lin reste. Lui aussi a fait le même choix que nous »

Voyant qu'il était seul sur ce coup, il se retourna et amorça un pas vers la sortie.

- « Très bien comme vous voulez »

Et sous les yeux impuissant de son secrétaire, le patron qui se croyait au-dessus des autres, sortit de la maison. Prise de regrets, la voyageuse courut à sa suite.

- « Attendez ! »

Il l'ignora encore une fois.

- « Je m'excuse de vous avoir insulté. Pardon. Je n'avais aucun droit de le faire et de vous obliger à m'aider »

Il se retourna et planta son regard indéchiffrable dans celui, suppliant, de la jeune femme.

- « Je vous souhaite bonne chance pour la suite » répondit-il.

La voyageuse savait qu'il se fichait royalement de son sort mais le remercia tout de même. Elle le regarda partir à pied vers un arrêt de bus en se sentant coupable. Soudain, une brise souleva ses cheveux et en même temps une partie de sa culpabilité vis-à-vis des villageois s'envola. Ils allaient être enfin libérés de cette malédiction.


(...)


Le voyage en avion n'a pas été trop long contrairement à la dernière fois puisqu'à l'aller, l'excitation la dominait puis au retour c'était plutôt un mélange de sentiments mitigés. Ainsi, la jeune femme avait discuté avec la fille aux cheveux courts et avec la miko et s'était bien « amusée ». Enfin, elle avait oublié momentanément le malheur et le danger qui les attendaient à leur destination. De plus, une surprise à l'aéroport l'avait rendu heureuse. Le patron si fier de sa personne était venu. Vexé que personne ne lui ait obéit et mal à l'aise et de mauvaise humeur d'avoir été manipulé de la sorte, il n'adressait la parole à personne ou lançait des remarques acerbes aux courageux qui venaient l'importuner. On aurait dit qu'une aura meurtrière l'entourait. De ce fait, la jeune femme n'osa faire de commentaire ni l'approcher, fuyant ainsi ce boss tyrannique.

À l'arrivée, tout le monde fut soulagé de sortir de l'avion. Deux taxis les attendaient à l'extérieur de l'aéroport et tous montèrent dedans. Il fut décidé de réserver deux ou trois chambres à l'auberge, au cas où leur entreprise prendrait plus de temps que prévu. De plus, comme personne ne venait dans ce village, ils avaient la chance de pouvoir faire cela à la dernière minute.

Lorsqu'ils furent face à la battisse, la miko laissa tomber ses bagages (il y en avait beaucoup) et poussa une exclamation outrée.

- « C'est quoi cette auberge ? Elle est vieille comme le monde ! »

Le patron lui lança un regard qui voulait dire : « Si t'es pas contente, tu n'avais qu'à pas venir » et entra le premier. Les autres le suivirent laissant la rousse se débrouiller avec ses valises et sa mauvaise humeur.

Il réserva pour deux nuits non sans réticence alors que le propriétaire était ravi et monta l'escalier miteux. La voyageuse prit sa suite.

Il y avait trois chambres. Deux pour les garçons et une pour les filles. Le moine s'empressa de s'installer avec le frère de la voyageuse et l'autre garçon. Il n'avait pas envie de supporter la colère de son patron.

La chambre des filles était grande au grand soulagement de la miko. De plus, cette dernière n'arrêtait pas de ce plaindre pendant qu'elles s'installaient un peu.

Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent dans le hall et sortirent alors que la rousse et le moine se disputaient parce que celle-ci n'arrêtait pas de geindre.

- « Matzuzaki-san, Taniyama-san et Takigawa-san, vous allez interroger les villageois. Vous n'avez pas besoin d'être plus, fit le patron d'un ton autoritaire ce qui mit fin à la discution quelque peu bruyante de la miko et du moine. Vous, Lin, Hara-san, Brown-san et moi allons au Temple » ajouta-t-il en s'adressant à la voyageuse et les deux jeunes hommes.

Son ton n'incitait à aucune contestation. De ce fait, tout le monde obéit sans toutefois prendre en compte la menace muette de leur patron.

La voyageuse se demandait si le trajet allait durer autant de temps que la première fois. Elle frissonna en se remémorant ce qui s'était passé. La panique monta.

Pendant que le boss et son secrétaire descendait le matériel dont ils avaient besoin, la jeune femme faisait les cent pas en boitant en dépit de la douleur à sa cheville. Son frère essaya de la calmer en vain.

Lorsque les deux hommes eurent terminés, la jeune femme releva la tête tellement rapidement qu'elle en eut le tournis. Puis elle les guida d'un pas chancelant vers la forêt. À la lisière du bosquet, elle leur expliqua ce qui s'y était passé, c'est-à-dire, le ralentissement du temps, son épuisement et ses chutes même si elle avait honte de ces dernières.

Son frère la taquina une grande partie du chemin. La jeune femme le soupçonna d'essayer de lui remonter le moral. Ce qui fonctionna. Cependant, plus les minutes passaient plus elle s'enfonçait dans de sombres pensées et sa bonne humeur s'effaça peu à peu. L'employé de son père tenta de la sortir de celles-ci mais en vain. Il resta à la regarder tristement impuissant.

Soudain, la jeune femme aperçut un bout du toit du Temple au-dessus des arbres. Ils s'approchaient. Cependant, elle été étonnée. Elle avait l'impression qu'ils avaient marchés une bonne vingtaine de minutes contrairement à la dernière fois. Elle regarda derrière elle et vit les autres remarquer le toit comme elle plus tôt.

Plusieurs minutes s'écoulèrent et ils atteignirent enfin leur destination. La voyageuse leur fit part de son étonnement quant à la courte durée du trajet. Cependant, son frère manqua à l'appel. Elle interrogea les autres mais elle ne reçut que des réponses négatives. La jeune femme cria son nom. Rien. La panique la submergea de nouveau. Pourvu qu'il ne lui est rien arrivé.

Puis brusquement des coups à la porte se firent entendre. On aurait dit que la personne qui frappait était complètement affolée. Le patron s'approcha mais ils s'arrêtèrent aussi vite qu'ils avaient commencés. Il posa la main sur le panneau de bois. Une voix hurla des paroles incompréhensibles. Une voix masculine. Soudain, la voyageuse la reconnut. Elle se précipita vers la porte alors qu'elle s'ouvrait toute seule. Et s'arrêta net. Elle mit du temps à comprendre ce qu'elle avait devant les yeux. Et alors que les autres courrait les rejoindre, elle hurla à plein poumons son désarrois et son épouvante. Face à eux, le frère de la voyageuse était pendu au centre du hall, son regard vitreux posé sur eux.

Commentaire de l'auteur À suivre ...
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