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Le Temple des Malheurs
[Histoire Terminée]
Auteur: Maggie31 Vue: 4124
[Publiée le: 2012-06-24]    [Mise à Jour: 2013-11-23]
G  Signaler Romance/Action-Aventure/Mystère/Horreur Commentaires : 5
Description:
Un étrange village comptait depuis des siècles de nombreuses disparitions. Lorsqu'une jeune femme intriguée, lu dans un article de journal ce fait des plus déconcertant, elle décida de découvrir ce qui s'y passait vraiment. Cependant, une rencontre en ce lieu changea sa vie à jamais et devint très vite un cauchemar. La fuite de la jeune femme et les conséquences de tout ceci la mirent dans un pétrin dans lequel elle ne pouvait s'en sortir seule. La SPR pouvait-t-elle la sauver et lever le voile qui recouvre tant de mystères ?
Crédits:
Aucun des personnages que vous connaissez ne sont à moi.
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Chapitre 6 : Rencontre Déroutante

[3662 mots]
Publié le: 2012-11-07
Mis à Jour: 2013-04-12
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Commentaire de l'auteur Bonne lecture !

Chapitre 6 :


Rencontre déroutante


La jeune femme se contenu mais sa colère était bien présente. Cependant, l'ennui l'avait remplacé au fil de l'après-midi. En effet, la conversation tournait autour de l'entreprise et du nouvel employé, c'est-à-dire, son cher « ami » et au bout d'un moment, elle se permit de décrocher un peu. Elle resta longuement dans ses pensées jusqu'à ce qu'il y ait un grand silence et la voyageuse étonnée, releva la tête. Elle s'aperçut que tout le monde la regardait et confuse, ses yeux se posèrent sur son père qui apparemment s'était adressée à elle plus tôt.

Soudain, sa famille et le jeune homme éclatèrent de rire. La voyageuse se sentant idiote, se tassa dans le fond du canapé et marmonna :

- « Qu'est-ce qui vous fait rire ? »

Ce qui eut pour effet d'accentuer leur fou rire. Énervée, elle dit plus fort :

- « Qu'est-ce qu'il y a ? »

Cette fois, sa mère prit la peine de lui répondre après s'être légèrement calmée.

- « Tu ne suivais pas la conversation.

- Ça ne réponds toujours pas à ma question, contra la jeune femme de plus en plus agacée.

- Tu n'avais qu'à écouter » lui répondit son frère en essuyant ses larmes.

La jeune femme se tourna vers son père une nouvelle fois.

- « Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il pour la charrier.

- Pourquoi tout le monde se moque de moi ?

- Pour rien, répondit son paternel.

- Arrête de me prendre pour une idiote » dit la jeune femme.

La conversation ne menait à rien. Elle savait que si elle demandait à l'autre imbécile, elle aurait une réponse donc en désespérance de cause elle se tourna vers lui.

- « Ichiro ?

- Non Arina. Arrête tes bêtises. Ça ne sert à rien. C'est de ta faute si tu n'écoutais pas. Sois plus attentive la prochaine fois, coupa son père.

- Mais ... C'est n'importe quoi ... Pourquoi vous ne voulez pas me dire de quoi vous parliez ? En plus c'est totalement débile, dit la jeune femme. Si ça se trouve c'est important ... reprit-elle lentement. Elle commençait à se demander si ce n'était pas elle qui délirait.

- Je ... » commença le jeune homme.

Mais la voyageuse se leva et lui lança un regard noir tandis qu'elle se dirigeait vers les escaliers situés derrière le mur du salon qui faisait hall d'entrée en même temps.

- « Si c'est comme ça je m'en vais »

Sur ces mots, elle disparut dans le couloir après avoir monté les escaliers quatre à quatre, sans voir les regards étonnés que s'échangèrent ses parents et les deux jeunes hommes, et se réfugia dans sa chambre. La jeune femme prit son portable et regarda ses messages. Comme elle n'en avait pas, elle le jeta sur son lit et attrapa un livre qu'elle avait commencé auparavant. La luminosité étant base, la lecture allait être difficile alors la voyageuse alla la lumière. Elle était toujours en colère et essayait tant bien que mal de calmer ses nerfs en lisant calée confortablement sur son lit entre deux oreillers.

Lorsqu'elle eut terminé son chapitre, c'est-à-dire, après avoir lu une quinzaine de pages, la jeune femme était toujours aussi énervée. Elle regarda son portable et vit l'heure. Il était 18H45. Son regard se posa un petit moment sur le paysage à travers la fenêtre, le temps qu'elle réfléchisse. En effet, la jeune femme avait pensé prendre l'air pour décompresser un peu mais comme elle avait vu l'heure qu'il était cela l'avait freinée dans son élan. Puis soudain, elle se décida et mit son manteau et son écharpe puis ses chaussures. Comme le sol du couloir et des escaliers était recouvert de moquette la jeune femme put s'échapper sans bruit vers la cuisine. Comme, elle avait besoin de reprendre des forces car elle n'avait presque rien avalé depuis qu'elle était arrivé, elle fit un petit tour dans le réfrigérateur pour prendre une cannette de soda et un pain au chocolat. Toujours sans faire de bruit, la jeune femme ouvrit la porte de la cuisine et sortit rapidement. Elle se retrouva dans le jardin puis fit le tour de la maison et franchit le portail pour atterrir dans la rue. La voyageuse ferma doucement la porte en ferraille pour qu'elle ne fasse pas trop de bruits et se mit à marcher lentement.

Le temps était maussade mais il ne pleuvait pas au grand soulagement de la jeune femme. Elle n'avait pas prit de parapluie et ne voulait pas retourner chez elle rien que pour cela.

Soudain, la voyageuse entendit des éclats de voix. Elle releva la tête et aperçut un couple se disputer. Il s'était pratiquement arrêtés sur le chemin. N'ayant aucune envie d'entendre des gens se quereller, elle accéléra le pas et les dépassa rapidement. Puis la jeune femme tourna à l'angle et se retrouva dans une rue commerciale. Les boutiques alignées de chaque côté d'elle attirait son attention avec leur décor de Noël plus extravagant les uns des autres. En effet, le rouge, le blanc et le doré étaient les couleurs les plus utilisées. Elles apportaient de la gaieté et de la magie. La voyageuse avait presque oublié les festivités qui allaient arriver et lorsqu'elle avait vu les magasins, elle s'était arrêtée. De la joie l'avait envahit et un peu d'espoir avait réchauffé son coeur.

Elle observa quelques minutes les passants et les boutiques et décida d'entrer dans la première.

La chaleur de la pièce lui fit du bien. Les décors de Noël la réchauffa une fois de plus. La jeune femme passa un long moment à faire le tour de toutes les étagères. Des petites figures, des guirlandes multicolores ou encore des Pères Noël chantant surchargeaient les planches en bois accrochées partout sur les murs. Alors qu'elle regardait des bougies pailletées, la voyageuse buta dans un carton à ses pieds qu'elle n'avait pas vu. Elle se pencha et ouvrit la boite. Parmi les guirlandes qui garnissaient le fond, une poupée en porcelaine avait été posé en son centre. Pendant un instant, la jeune femme crut qu'elle la regardait et qu'elle avait cligné des paupières. Un homme passa à côté et shoota lui aussi dans le carton, il s'excusa rapidement et disparut. La voyageuse retourna son attention sur la poupée. Elle avait du rêvé. Cependant, elle ne put s'empêcher de penser à la petite fille. Elle n'allait plus fêter Noël. De plus, la jeune femme aurait aimé lui offrir cet objet. Ses traits fins et son innocence avait été reporté sur la poupée. On aurait dit sa réplique.

Soudain, la voyageuse entendit des pas s'arrêter derrière elle puis une voix masculine s'éleva alors :

- « Je ne savais pas que tu aimais les poupées sinon je t'en aurais offert une à ton anniversaire »

Le coeur de la jeune femme s'arrêta de battre quelques secondes. Il lui fallut quelques instants pour reprendre ses esprits. Elle se releva et se tourna vers un jeune homme brun. Ses yeux bleus la transperça. Le visage de la voyageuse devint rouge.

- « Yukimura ! Ça faisait longtemps !

- Un an, répondit-il. Tu n'as pas changé » constata-t-il après l'avoir détaillé du regard.

La jeune femme se sentit toute petite et voulait descendre six pieds sous terre. En face d'elle se tenait le garçon dont elle était tombée amoureuse en première année de lycée et qui avait déménagé, il y a de cela un an. Elle n'avait jamais eut le courage de lui avouer ses sentiments mais le jeune homme les avait comprit à cause de son comportement gêné à chaque fois qu'il était dans les parages.

- « Ça va ? Demanda-il.

- Oui, désolé j'étais encore dans la lune, répondit-elle avec un sourire d'excuse et les joues rouges. Sinon qu'est-ce que tu fais ici ? Je croyais que tu vivais à Tokyo.

- Eh bien, je rends visite à de la famille pour fêter Noël et l'anniversaire de la petite nièce. Donc j'achète un cadeau pour elle mais comme elle n'aime pas qu'il ait un rapport avec Noël alors j'ai beaucoup de mal à le choisir, dit le jeune homme. Et toi, que fais-tu de beau ?

- Je me promène un peu. Comme j'adore regarder les décorations de Noël, je me suis un peu égarée dans les rayons, répondit la voyageuse gênée.

- Ça ne te dérangerais pas de m'aider pour ma nièce, j'ai l'impression que je ne vais jamais trouver quelque chose de convenable. Et puis tu es une fille donc tu connais mieux que moi les goûts d'une adolescente de 14 ans, dit le garçon tant convoité, en passant une main dans ses cheveux. Arina, est-ce que tu pourrais me rendre ce service, s'il te plaît ? Insista-il voyant qu'elle ne réagissait pas.

- C'est d'accord »

Les deux jeunes gens sortirent de la boutique après avoir constaté qu'ils ne trouveraient rien d'autre que des objets de Noël. Le magasin suivant fut aussi infructueux. Puis une demi-heure plus tard, trois autres commerces furent visités sans succès.

Alors qu'ils étaient dans la ruelle, la jeune femme se retourna vers le garçon qu'elle avait aimé et lui demanda :

- « Dis moi, qu'est-ce que ta nièce aime en particulier ?

- Euh ...

- Elle a un style vestimentaire particulier ? Un loisir ? Une passion ?

- Je crois qu'elle aime lire, répondit le jeune homme incertain.

- Quel genre de livre ?

Un silence s'installa. Quelques secondes passèrent pendant lesquelles la jeune femme se demanda si il avait entendu la question. Elle détourna la tête, se sentant bête et ses joues rougirent de plus belle. Cependant, il leva la tête et la regarda dans les yeux se qui la fit tressaillirent. Il ouvrit la bouche mais alors qu'il remuait les lèvres, elle n'entendit plus rien. Le monde autour d'eux s'était arrêté. Le coeur de la jeune femme battait à tout rompre et ses yeux qui fixaient le jeune homme avec une telle intensité qu'elle devait paraître idiote mais elle ne s'en rendait pas compte. Puis soudain, le charme se brisa. Le garçon la regardait inquiet. La voyageuse tourna la tête dans tous les sens et vit les passants les observer étrangement. Ou plutôt elle avait l'impression que c'était elle le centre de l'attention.

- « Arina ? Est-ce que ça va ? » Demanda le jeune homme encore plus inquiet en posant une main sur l'épaule de la voyageuse.

Cette dernière reporta son regard sur lui et se reconnecta à la réalité. La main du garçon la pressa. La jeune femme ouvrit la bouche puis la referma. Elle réfléchit.

- « Oui, tout va bien. C'est juste que je suis un peu fatiguée, ne t'inquiète pas, répondit-elle alors qu'elle rougissait encore plus.

- Tu es sur ? Si tu ne te sens pas bien, je te raccompagne chez toi.

- Je vais bien, je t'assure, dit-elle en regardant les vitrines des boutiques, n'osant plus le regarder. Elle avait trop honte de ce qui venait de se passer.

- Très bien. On trouve un cadeau vite fait et je te raccompagne chez toi, répondit le jeune homme dont le ton n'incitait pas à négocier.

- D'accord » dit la voyageuse feignant la nonchalance alors qu'en elle, un feux d'artifice s'alluma, exprimant sa joie.

Les deux jeunes gens allèrent dans plusieurs boutiques et trouvèrent deux romans pour adolescents. Le garçon n'était pas sur que cela plaise à sa nièce mais comme il l'avait si bien dit, c'est l'intention qui compte. Puis après avoir payer ses achats, il respecta sa promesse en raccompagnant la jeune femme chez elle, en bon gentleman qu'il était. Sur le chemin, il lui raconta sa vie à Tokyo. La jeune femme l'écoutait attentivement tout en rêvant de le rejoindre la-bas pour vivre avec lui.

Lorsqu'il arrivèrent devant la maison de la jeune femme, c'est-à-dire, cinq minutes plus tard, il se dirent au revoir. Le coeur de la jeune femme se pinça puisqu'elle savait qu'elle ne le reverrait pas avant plusieurs mois voir années. Peut être qu'elle exagérait mais en tout cas, ce qu'elle était sur c'est qu'elle avait faillit retomber amoureuse de lui. Elle se traita d'imbécile tout en fixant son dos. La jeune femme avait l'air d'une idiote planté là à regarder dans le vague maintenant qu'il avait disparut de son champs de vision. Mais elle ne s'en rendit pas compte encore une fois. Elle soupira. Qu'est-ce qu'on peut être débile quand on est amoureux ... Tiens cela lui faisait penser quelqu'un.

Puis soudain, la porte d'entrée s'ouvrit et se referma derrière la voyageuse. Elle entendit des pas s'avancer vers elle mais elle n'y fit pas attention. Puis ils s'arrêtèrent lorsqu'ils furent tout proche de la jeune femme.

- « Arina ? Demanda une voix qu'elle ne reconnu que trop bien. Un silence qui agaça la jeune femme s'installa. Est-ce que ça va ? » Poursuivit-il courageusement. Un autre silence.

La jeune femme, légèrement énervée, répondit sans se retourner :

- « Oui »

Son regard continuait de fixer l'endroit où avait disparut le garçon dont elle avait été amoureuse comme si elle espérait qu'il revienne en se jetant dans ses bras. Sa vue actuelle lui paraissait meilleure que celle du jeune homme derrière elle. Même si beaucoup de filles lui courraient après, son charme n'opérait pas sur la voyageuse. Elle ne voulait pas tomber amoureuse de lui et elle était sur que cela ne risquait pas puisqu'il l'agaçait au plus haut point enfin elle espérait ... Mais cela n'arriverait pas de si tôt avec toutes les méchanceté qu'elle lui balançait à la figure et avec toute la hargne donc elle faisait preuve pour le rejeter. D'après sa famille, ce garçon était parfait. Décidément, il arrivait à charmer tout le monde. E pire c'est qu'il jouait les timide pour amadouer tout le monde surtout quand la jeune femme était présente.

- « Arina ? Il faudrait rentrer. Il fait froid. Tu ne viens pas ? » Demanda le garçon.

La patience de la jeune femme s'effrita et elle répondit sèchement :

- « Laisse-moi tranquille !

- Tu es fâchée contre moi pour ce qui s'est passé tout à l'heure ? Si c'est ça, je m'ex ...

- Arrête ça tout de suite ! Tes petites minauderies tu peut te les foutre la où je pense ! Maintenant rentre dans la maison avant que je m'énerve vraiment !

- Arina ... dit le jeune homme piteusement.

- Tais-toi ! S'écria la voyageuse.

Cette dernière entendit les pas hésiter et s'éloigner lentement. Lorsqu'elle entendit la porte d'entrée se fermer, elle courut jusqu'au jardin et s'effondra sur le banc en bois caché sous un arbre. Elle pleura toutes les larmes de son corps. Deux raisons s'imposait à elle : la venue du garçon qu'elle avait aimé et la méchanceté donc elle avait fait preuve sur le pauvre employé de son père. C'est vrai qu'elle ne l'aimait pas mais elle détestait le fait de ne pas se contrôler et d'être aussi insupportable. Et puis le jeune homme qu'elle avait rencontrer dans la boutique où elle avait trouvé une poupée en porcelaine, l'avait énormément perturbée. La jeune femme resta quelques longues minutes à déverser ses larmes puis elle se leva et regarda si personne n'était dans la cuisine puis entra discrètement. Elle remonta les escaliers et rejoignit sa chambre.

Une demi-heure plus tard, quelqu'un frappa à la porte. Ses yeux rouges s'étaient atténués et personne ne s'apercevrait qu'elle avait pleuré. Elle ouvrit la porte et vit son frère se tenir dans l'encadrement de porte.

- « J'ai vu que tu t'es barrée tout à l'heure, constata-t-il sur le ton de conversation. Qu'est-ce que t'as dit à Ichiro quand t'es revenu ? J'ai vu qu'il faisait une drôle de tête. Ajouta-t-il voyant qu'elle ne répondrait pas. Nouveau silence. T'inquiète les parents n'ont rien cramé.

- T'es peut être en dernière année de collège et que tu te sens adulte mais ici on ne parle pas comme des racailles.

- Je ne vois pas le rapport, que ce soit avec ta phrase ou avec la conversation, répondit-il.

- Fais pas le malin. Bon t'es venu ici juste pour me dire ça ou c'est juste pour m'embêter ?

- Tu me fais rire. En tout cas, j'ai bien l'impression que tu as été méchante avec Ichiro. Tu ne changeras jamais, t'es toujours aussi casse-c...

- Jun ! S'écria la jeune femme outrée.

- Les enfants arrêtez de vous disputer ! Cria leur mère sûrement dans la cuisine. D'ailleurs descendez vous mettre à table !

- Ah oui, c'est ça que je devais te dire » dit le frère de la jeune femme qui descendait les marches des escaliers avec sa nonchalance habituelle.

La voyageuse éteignit la lumière et rejoignit sa famille et l'employé de son père dans la salle-à-manger. Elle s'installa encore une fois le plus loin possible de l'indésirable, c'est-à-dire, en face de son frère qui la regardait avec un sourire goguenard.

- « Arrête ça tout de suite » ordonna la jeune femme en remuant les lèvres sans sortir de son tout en lui jetant un regard noir.

Son jeune frère comprit et éclata de rire. Leur mère les regarda en souriant.

- « Toujours aussi complice, ces deux-là !

- Absolument pas, répondit sa fille du tac au tac.

- Arrête donc d'être aussi hargneuse et de mauvaise humeur comme ça, soupira la plus vieille

- Elle va avoir ses ...

- Merci de ton intervention très enrichissante, Jun, mais nous n'avons pas besoin de tes remarques ... Je ne trouve pas mes mots pour les qualifier.

- Tu perds tes moyens c'est étrange dis moi ... lâcha sournoisement son frère.

- Pff ! Tu peux parler ! Je t'ai vu avec une fille l'autre jour ! Ha ha ! Je n'ai pas autant rit de vie !

- De toute façon, tu ne ris jamais alors c'est sûr qu'un petit sourire peut passer pour un immense éclat de rire avec toi.

- Ça suffit, les enfants ! Arrêtez donc de vous disputer, nous avons un invité. Respectez le tout de même, intervint leur père.

- Comme je l'ai dis tout à l'heure, toujours aussi complice. Je n'étais même pas au courant que tu avais une petite amie, Jun.

- Ça n'a rien à voir, c'est juste une amie.

- Oh c'est mignon, il rougit, taquina la soeur.

- T'es pas mieux, avec l'autre gars qui est partit il y a un an.

- Ça n'a rien à voir aussi tu le sais bien. Je savais très bien que je n'avais aucune chance ! répondit la jeune femme piquée à vif.

- Qui veut des haricots rouges ? Demanda leur père pour couper court aux pics que se lançaient ses enfants.

- Moi j'en veux bien s'il vous plaît » répondit l'indésirable, voulant visiblement arrêter cette conversation, lui aussi.

L'entrée et le plat de résistance se déroulèrent sans que le frère et la soeur se chamaillent au plus grand soulagement de tout le monde. Ils ne participèrent même pas à la discution trop occupés par leurs pensées.

Lorsqu'ils terminèrent leur assiette pour arriver au dessert, la jeune femme se leva et décida d'aller chercher la fin du repas. Sa mère était déjà dans la cuisine.

- « Je suis venu t'aider, lui dit la voyageuse.

- Tu devrais être plus poli avec ce garçon et te calmer un peu. Je sais bien que tu ne l'aime pas mais il faut que tu fasse un effort.

- Oui, je sais, soupira la jeune femme. Désolée. Qu'est-ce que je fais pour t'aider ? Demanda-t-elle pour changer de sujet.

- Prends le gâteau dans le frigo et amène le dans la salle-à-manger, s'il-te-plaît.

- D'accord » dit-elle tout en s'exécutant.

La jeune femme retourna dans la pièce mais lorsqu'elle posa le plat, elle se rendit compte qu'il y avait un silence anormal.

- « Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Rien, répondit son frère avec un regard malicieux.

- Mais si il y a bien quelque chose. En plus, vous me regardez tous bizarrement. Ne faites pas comme tout à l'heure, c'est énervant.

- Arrête un peu. Je t'imaginais juste au bras de ton futur mari, c'est tout. Il n'y a rien de méchant la-dedans » dit son père en souriant.

Puis il jeta un coup d'oeil à l'indésirable et dit :

- « Ça vous va plutôt bien »

Son frère et son père éclatèrent de rire alors que le jeune homme baissa les yeux en rougissant sous le regard noir de la voyageuse.

- « Oh ! Mais vous allez arrêtez avec ça ! » s'énerva cette dernière tout en allant s'asseoir alors que sa mère arrivait.

Ils terminèrent le repas joyeusement et allèrent se coucher après. L'employé étant rentré chez lui, la jeune femme se sentit libre et alla embêter sa mère pendant qu'elle s'affairait dans la cuisine.


Commentaire de l'auteur À suivre ... (plus d'actions la prochaine fois)
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