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Le Temple des Malheurs
[Histoire Terminée]
Auteur: Maggie31 Vue: 4126
[Publiée le: 2012-06-24]    [Mise à Jour: 2013-11-23]
G  Signaler Romance/Action-Aventure/Mystère/Horreur Commentaires : 5
Description:
Un étrange village comptait depuis des siècles de nombreuses disparitions. Lorsqu'une jeune femme intriguée, lu dans un article de journal ce fait des plus déconcertant, elle décida de découvrir ce qui s'y passait vraiment. Cependant, une rencontre en ce lieu changea sa vie à jamais et devint très vite un cauchemar. La fuite de la jeune femme et les conséquences de tout ceci la mirent dans un pétrin dans lequel elle ne pouvait s'en sortir seule. La SPR pouvait-t-elle la sauver et lever le voile qui recouvre tant de mystères ?
Crédits:
Aucun des personnages que vous connaissez ne sont à moi.
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Chapitre 2 : Le Début du Cauchemar

[5053 mots]
Publié le: 2012-08-19
Mis à Jour: 2013-04-12
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Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Bonjour ou bonsoir à toi ! Voici le chapitre 2 ! Bonne lecture !

Chapitre 2 :


Le début du cauchemar



Ses pensées étaient trop embrouillées pour qu'elle puisse réfléchir ou y mettre un quelconque ordre. Ses membres ne voulaient plus bouger à cause de toutes les blessures que lui avait infligé sa course folle.

D'ailleurs, la jeune femme ne savait pas pendant combien de temps elle avait traversé la forêt. Enfin, elle pouvait s'en faire une idée puisque son estomac criait famine alors qu'elle avait quitté le village juste après avoir mangé donc cela devait faire quatre ou cinq heures. Attendez quatre ou cinq heures ?! Comment était-ce possible ?! Peut-être qu'elle se trompait ?...

Mais elle n'avait pas envie de réfléchir sur ce sujet. Elle était bien trop occupée à songer à l'endroit où pouvait se trouver la fillette et à l'état de désespoir de sa mère avant qu'elle ne s'en aille la chercher.

Des remords la tiraillaient car elle avait eut l'impression de l'abandonner mais elle n'avait pas eu le choix puisqu'il fallait qu'elle retrouve la petite au plus vite. Mais aussi de l'espoir, en toute petite quantité, éclairait son esprit lorsqu'elle l'imaginait saine et sauve et revoyait son si jolie sourire plein de naïveté et de gaieté. Cependant l'angoisse lui broyait les entrailles lorsqu'elle pensait aussi à la situation contraire.

La fatigue la gagnait mais elle luttait, luttait, lutt... , luttait, lutt ... Ah non il ne fallait pas qu'elle s'endorme ! Surtout pas ! Il fallait qu'elle se relève !

Sa jambe droite remonta vers son corps et ses deux bras essayèrent de soulever son buste. Les tremblements étaient tellement fort qu'elle vacilla et retomba. Un autre effort et elle réussit à mettre ses genoux sous son ventre. Dix minutes plus tard, elle était à quatre pattes sans vraiment avoir beaucoup d'espoir pour arriver à se hisser sur ses jambes. Un peu plus tard encore, elle était appuyée contre un arbre. Ses jambes tremblaient encore. Elle avança d'un pas et se stabilisa.

Autant dire qu'elle n'avait jamais atteint un niveau de fatigue aussi haut.

Elle pinça ses lèvres et avança encore d'un pas. C'est de cette façon qu'elle parcouru la moitié du chemin qui la séparait du temple. Lentement mais sûrement.

Cependant, tout le travail qu'elle avait fait fut anéantit lorsqu'elle trébucha sur une racine, encore. Une douleur aiguë la transperça au niveau de la cuisse gauche. Elle se releva à demi et observa cette dernière. Un caillou pointu y était planté. Cependant contrairement à ce qu'elle pensait la blessure n'était pas profonde. Elle essaya de déchirer un pan de sa chemise comme dans les films mais n'y arriva pas. La colère monta en elle. Tant pis, ça passera !

Cette fois, elle réussit à se relever grâce à sa mauvaise humeur et put enfin se poster devant la porte d'entrée du temple après avoir gravit quelques marches. Elle essaya de l'ouvrir mais sans succès. Avec sa petite force, la jeune femme savait qu'elle n'arriverait pas à l'enfoncer. Elle recula de quelques pas et observa l'édifice imposant. Pas de fenêtre. Bizarre. Une porte en bois qui ne s'ouvre pas alors que le bâtiment est sensé être abandonné vu l'état dans lequel il se trouvait. Aucune trace de passage d'être vivant.

La jeune femme entreprit de faire le tour du temple mais alors qu'elle fit à peine deux pas elle fut attirée par un trou creusé dans le sol autour duquel aucun arbre n'avait été planté. Elle pensa qu'il devait y avoir une raison pour que cela soit comme ainsi. Plus elle avançait plus le trou grossissait à vu d'oeil. Il devait faire la moitié d'une piscine creusée moyenne. La voyageuse s'approcha encore et vit que le fond était carrelé de ci de là. La nature avait reprit ses droits sur ce que fut certainement une fontaine. La jeune femme se détourna de sa trouvaille et avança vers le côté gauche du temple.

Les façades des murs avaient conservés un peu de ses couleurs d'antan mais malheureusement pas assez puisque l'édifice n'était plus aussi beau qu'il aurait du l'être auparavant. Celle qu'elle longeait était parcouru de végétations et l'on ne voyait plus la couleur du mur qu'il aurait du avoir.

La superficie du temple devait être supérieur à celle du village tellement le chemin fut long jusqu'à l'arrière de celui-ci.

La fatigue de la jeune femme mise de côté, ses jambes pouvaient la porter aussi loin qu'elle l'aurait voulut. Un caillou la fit trébucher mais elle se rattrapa de justesse. Peut être qu'elles ne pourrai pas la porter aussi loin qu'elle aurait pensé finalement...

Il lui avait fallut plusieurs minutes pour atteindre enfin l'arrière du temple. Un espace sans arbre avait été aménagé sans que la nature y change quoique ce soit. En fait, les murs de pierre qui restaient, entouraient le « jardin ». Ils s'arrêtaient vers le milieu de la façade qu'elle avait longé et sûrement celle de droite. Elle s'avança et vit un escalier au centre du mur arrière du temple. Il débouchait certainement aux sous-sols. Mais y avait-il des sous-sols au temple qu'elle avait déjà pu voir lors de ses voyages ?

La jeune femme tourna la tête vers le mur qui lui faisait face, parallèle au mur arrière du temple et qui était à plus de vingt-cinq mètre d'elle. Elle s'approcha de lui et vit une petite porte en bois dans le coin. Il n'y avait pas de poignet. La jeune femme la poussa et elle s'entrouvrit dans un grincement. Elle hésita. Ses jambes la guidèrent.

La jeune femme fut déçut de ne percevoir que des arbres et des buissons derrière comme si il y avait quelque chose avant et qu'elle n'était pas sensé voir. Son instinct lui disait cela avec tant d'insistance mais elle savait qu'il s'était trompé plusieurs fois.

La voyageuse retourna sur ses pas et essaya une dernière fois d'ouvrir la porte d'entrée du temple sans succès. Sa colère remonta. Elle s'acharna dessus. Sa mauvaise humeur s'intensifia lorsqu'elle s'aperçut qu'elle n'avait aucune chance de faire céder la porte.

Soudain, une voix l'interpella. La jeune femme se retourna brusquement mais il n'y avait personne. Elle avait cru reconnaître la voix de la fillette. Son angoisse augmenta d'un coup lorsqu'elle pensa à la petite. Son temps était compté et la jeune femme savait qu'elle ne devait pas baisser les bras. Mais elle ne put s'empêcher de s'effondrer sur les marches complètement exténué. Finalement, la réalité l'avait rattrapée. Sa fatigue était revenu en force, des images de la fillette souriante défilaient dans son esprit tout en se transformant au fur et à mesure en un monstre sanguinaire et sa blessure à la cuisse lui faisait horriblement mal. D'ailleurs, la jeune femme avait peur qu'elle ne s'infecte. Soyons positif ce n'était pas cela qui allait lui faire attraper la maladie de la fillette.

La jeune femme essaya de chasser toutes les pensées négatives pour s'éclaircir l'esprit et ainsi se redonner du courage. Sa famille lui revint alors en tête ainsi que ses amis. Qu'est-ce qu'ils lui manquaient ! Elle avait beau leur en vouloir pour certains, ils lui faisaient quand même ressentir un vide lorsqu'elle avait besoin de se changer les idées et de partir en voyage.

Elle étendit sa jambe blessée et retenta l'expérience du bandage enfin l'expérience du bout de tissus déchiré en guise de pansement. Avec un morceau de sa manche qu'elle avait réussi à arracher au sens propre (elle s'était énervée dessus et avait réussit à descendre de deux marches lorsqu'elle l'avait fait), elle le noua autour de son membre tout en essayant de le serrer le plus fort possible pour qu'il ne glisse pas. L'infirmière improvisée se releva pour vérifier si le bandage ne bougeait pas. Contente du résultat, elle se rassit.

Quelques minutes passèrent, la jeune femme scrutait les alentours. Elle repensa à ce qu'avait dit un villageois à propos des disparitions et de la rumeur en rapport avec cela. Les victimes arrivaient au temple juste après les symptômes de la maladie mais elles n'étaient pas tout de suite transformées en monstre et attendaient un jour pour cela. Le problème était que la jeune femme ne croyait déjà pas à la rumeur et donc n'était pas sûr que la fillette soit en danger immédiatement ou qu'elle devait attendre un jour pour pouvoir paniquer et bouger ses fesses. Elle s'imaginait mal revenir au village et demander aux habitants de l'aider à la retrouver puisque premièrement ils s'en fichaient royalement et deuxièmement elle n'avait pas le temps. La jeune femme ne pouvait se permettre cela au vue de la demi-journée qui devait s'être écoulée depuis que la petite fille avait disparu. Il fallait absolument qu'elle la retrouve c'était primordial !

Soudain, la jeune femme entendit un bruit derrière elle qui la fit sursauter et se retourner. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle vit que la porte d'entrée du temple s'était ouverte.

L'angoisse la submergea brusquement. Et si des voleurs ou des bandits lui avaient tendu un piège et qu'ils l'attendaient de pied ferme à l'intérieur pour la dépouiller et lui trancher la gorge ? Peut être qu'ils avaient kidnappés toutes ces personnes dans un autre but que ce que disait la rumeur ? Comme les tuer, les manger, les forcer à l'esclavage ou ... ? Soudain, une autre idée lui vient : et si tout cela était, en fait, faux et que les villageois faisaient croire à tous cela pour attirer l'attention sur le hameau ? Pour qu'il puisse être de nouveau attrayant et qu'il retrouve sa prospérité d'antan ?

La jeune femme sortit de ses pensées pour faire face à la porte qui venait de s'ouvrir comme par enchantement. Elle se releva encore une fois et attendit. Pour toute réponse, aucun son ni mouvement ne se manifesta pendant le laps de temps qui lui paru long.

Sa curiosité l'emporta sur ses questionnements légèrement saugrenus. La jeune femme poussa la porte, en ayant la boule au ventre. Le grincement des gonds la fit sursauter. Elle fit néanmoins un pas à l'intérieur. Il faisait noir et elle dut attendre quelques secondes pour que sa vue s'adapte.

Ce qu'elle put apercevoir au premier abord l'époustoufla. Le sol était recouvert de mosaïque rouge et or finement travaillée. Le dessin représentait des hommes accompagnés de monstres. Les premiers portaient des branches de cyprès et les seconds s'agenouillaient devant un de leur congénère plus imposant. Une femme au centre était entourée d'un halo de lumière. Cela faisait sûrement référence à la rumeur du village cependant elle n'avait pas entendu parler d'une femme.

La voyageuse s'avança et put découvrir l'ensemble de ce qu'on pourrai appeler un hall. Les murs étaient recouverts de sculptures diverses qui regardaient le visiteurs sans aucune expression et des plantes ressortaient des murs ou les parcouraient. La pièce était immense. Première grâce à l'espace qu'offrait le sol vide de tout objet et deuxièmement grâce au dôme qui aurait put toucher le ciel si il le fallait. En effet, il était très haut et avait cinq fenêtres en forme de triangle à son sommet. Leur côté le plus aiguë se rejoignait au centre. Vue d'en bas, la matière qui recouvrait les murs ressemblait à du marbre blanc dans l'obscurité. La jeune femme, malgré la différence des couleurs, trouvait le décor harmonieux.

Sa curiosité piquée, elle continua son chemin jusqu'à la deuxième porte de la pièce. Un long couloir s'étendait derrière elle. Tout aussi magnifiquement décoré. Elle ne devait pas se tromper en disant que le dôme était fait de marbre blanc puisque les murs de ce corridor étaient recouvert de cette matière également. De hautes fenêtres donnaient sur un jardin et/ou une cour. Elle n'arrivait pas à faire la différence à cause des incohérence du « décor » derrière les ouvertures. La jeune femme n'avait pas vu de l'extérieur qu'il y aurait pu avoir un espace vert à l'intérieur. Elle se pencha par l'une d'elle et observa ce curieux endroit. De l'herbe, quelques arbres et buissons et pas de toit. Oui, c'était logique en même temps. Comment la végétation aurait-elle survécu sinon ? Enfin si elle pouvait comme les plantes dans le hall mais celle-ci avait évoluée en fonction de la nature. En effet, on pouvait voir que personne n'avait entretenu ce jardin car lui aussi avait repris ses droits. Sauvage.

La jeune femme recula. Elle avait l'étrange impression d'être observée. Son regard parcouru tout le couloir, de fond en comble. Et lorsqu'il se posa sur la porte, la jeune femme poussa un petit cri de surprise. Quelqu'un la regardait à l'instant mais avait disparu quand elle l'avait aperçu. C'était une petite silhouette d'apparence fantomatique et avec des yeux rouge . Étrangement la jeune femme savait qu'il ne s'agissait pas de la fillette et pensait que cela venait sûrement de son imagination.

Un petit courant d'air froid traversa le couloir et la porte se referma en claquant. La peur submergea la jeune femme qui tournait la tête dans toutes les directions en quête d'une quelconque explication à ce phénomène. Elle regarda dehors et soudain elle eut une idée. C'était sûrement le vent. Elle se faisait peur toute seule. C'était ça ! Rien que du vent ! Ha ha ! Bon maintenant il fallait qu'elle continu, il fallait qu'elle retrouve la petite avant qu'il ne soit trop tard.

La jeune femme hésita puis reprit son chemin. Surtout ne pas baisser les bras. Le couloir devait faire pas loin de deux à trois mètres donc le trajet ne devait pas être trop long pour rejoindre la porte opposée. Les fenêtres défilaient devant elle où son regard se perdait parfois. Arrivée face à son objectif, elle eut un doute. Et si la porte ne s'ouvrait pas ? Ou dans le cas contraire elle trouvait la fillette morte derrière elle ? Peut être que c'était un piège comme elle le pensait avant d'entrer dans le temple ? Stop !

La main tremblante de la jeune femme atteint la poignet et l'actionna. Une odeur de moisi et d'humidité lui remplit les narines. Cependant, contrairement aux autres pièces celle-ci était dépourvu de fenêtres. Le fait que le dôme était aussi haut amenuisait l'entrée de lumière et les ouvertures du couloir donnaient sur l'extérieur. Même si il faisait nuit l'éclairage était suffisant. Ainsi, cette nouvelle salle était plongée dans une totale obscurité.

La jeune femme attendit. Mais rien ne se produisit. Rassurée, elle s'avança à pas néanmoins prudents. La luminosité extérieur venant du couloir éclairait une autre porte en bois. Celle en face de la jeune femme. Elle l'ouvrit en forçant un peu. Elle découvrit alors une pièce octogonale. Sur tous les murs se trouvaient des portes identiques. La jeune femme décida d'en choisir une au hasard. Pas la peine de rester plus longtemps, il ne fallait pas qu'elle perde de temps de toute façon.

La jeune femme explora le temple tout en ouvrant une multitudes de portes et atterrissant dans différentes pièces toutes aussi étranges les unes que les autres. Elle avait l'impression que l'édifice religieux était un labyrinthe tellement il y avait de passages, d'impasses ainsi que de salles. D'ailleurs la pièce, dans laquelle elle était entrée, avait un orgue complètement pris par le temps. En effet, la poussière avait dénaturé la couleur d'antan, soit dis en passant noire, des toiles d'araignée s'emmêlaient de ci de là et quelques touches manquaient ainsi que le siège étaient en mauvaise état, le tissu avait été déchiré. Des chaises entouraient une table au centre de la pièce et une petite fontaine murale reposait au sol. Pas de petite fille. La jeune femme ressortit dans une autre salle qui devait sûrement servir pour les prières. Une ouverture débouchait sur une pièce qu'elle n'avait pas encore vu. La voyageuse regarda autour d'elle et vit qu'elle était vide d'objet. Un petit escalier au fond menait à un étage supérieur. Elle s'y dirigea mais l'accès s'était effondré et donc aucun passage n'était possible. Elle redescendit et retourna dans la pièce des prières. Aucune autre porte qu'elle n'avait pas encore explorée n'était à déplorer. Elle tournait en rond. Il fallait qu'elle rebrousse chemin pour revenir vers une salle pourvu de passages à découvrir.

La jeune femme traversa pas loin de cinq pièces qui n'avaient que deux portes pour retrouver la salle octogonale. Bon, elle avait choisit la mauvaise porte donc on ne pouvait pas dire que le hasard pouvait bien faire les choses. Tant pis !

La jeune femme resta un moment à réfléchir. Puis elle décida d'ouvrir toutes les portes. Rien de bien intéressant dans celles de droite. Quelques minutes plus tard, elle avait pratiquement terminé. Cependant, une pièce attira son attention. Elle décida quand même de finir d'ouvrir les autres et de regarder ce qu'elles contenaient.

Ainsi, la jeune femme réussit à trouver deux salles. La dernière pièce qu'elle avait ouverte était l'une d'elle. Elle hésita entre les deux et entra dans la première qui se présentait devant elle.

Le décor était lugubre. Enfin, décor ... la salle était plutôt vide pour dire cela. Pour

reprendre ce terme il ressemble beaucoup à une prison. En effet, les murs et le sol étaient fait en béton. C'était une petite pièce dans laquelle les claustrophobes n'auraient pas aimés se trouver. Un plafond bas, aucune fenêtre et une petite trappe dans le coin droit. Elle s'approcha de cette dernière et souleva la petite porte. Une petite échelle descendait vers l'obscurité la plus totale. La jeune femme n'avait pas confiance et avait peur de ce qui aurait pu y avoir en dessous d'elle. Le problème c'était qu'elle n'avait pris aucune affaire avec elle et donc elle n'avait pas de lampe de poche ni de portable en cas de besoin.

Soudain, elle sentit des mains glacées dans son dos et elle fut poussée violemment en avant. Elle hurla. Sa chute fut brutale mais la jeune femme n'eut pas de dommages graves, seules quelques égratignures étaient à déplorer. Elle leva la tête mais la porte de la trappe était fermée et elle ne put voir son agresseur. Des hématomes feraient sûrement leur apparition bientôt au vu de la violence et la force de la personne qui l'avait poussée. D'ailleurs, elle ne l'avait pas entendu arriver et se demandait comment elle avait fait pour ne pas faire de bruit alors que la pièce résonnait beaucoup.

La jeune femme se releva et scruta les alentours. Depuis quand les torches s'étaient-elles allumées ? Elle n'avait sûrement pas fait attention. Enfin, ce qui était étrange c'était que ce n'était pas de l'électricité mais du feu qui faisait office d'éclairage. Décidément, ce temple était une mine d'or en matière de bizarrerie.

En face d'elle, un long couloir s'étendait, illuminé par les petites torches accrochées aux murs. On aurait dit qu'il était infini puisqu'on ne pouvait pas voir où il débouchait. La jeune femme fit quelques pas mais s'arrêta. Elle hésitait. Les phénomènes étranges qui n'arrêtaient pas de se produire lui faisait vraiment peur. Peut être que si elle continuait son chemin elle rencontrerait quelque chose de bien pire, peut être les monstres de la rumeur. La petite ! Il ne fallait pas qu'elle l'oublie, c'était son objectif. Son esprit devait se focaliser dessus afin d'avoir les idées claires.

Quelques minutes plus tard, la jeune femme parcourrait toujours le couloir sans en apercevoir la fin.

Après environ une demi-heure de marche, la jeune femme crut voir au loin quelque chose se dessiner mais n'en était pas sûr.

Dix minutes plus tard, une lourde porte en bois à deux battants prit forme devant elle au fur et à mesure de sa progression. Lorsqu'elle fut environ à un mètre d'elle, elle s'arrêta. Sa main parcourra le panneau finement sculpté mais elle se stoppa vite et sursauta. Une écriture dégoulinante venait d'apparaître. C'était du sang.

~

« La nature a façonné des êtres vivants sains et purs. Mais les hommes ont blasphémés et sont devenus des créatures sales et sans réels conscience de leur vrai valeur. Toi qui veut entrer en ce lieu saint, repens-toi. Laves ton âmes de tous tes péchés et devient notre semblable. »

~

La jeune femme resta quelques secondes pétrifiée. Ce message incitait les personnes venant jusqu'ici à se convertir, à partager leurs idéaux. Peut être par rapport à une religion ? Ou une secte ? Étrange. De plus en plus étrange. Pourquoi ne pas avoir fait apparaître ce message sur la porte d'entrée du temple ?

En tout cas, il n'y avait aucune moyen d'entrer visible, c'est-à-dire, qu'il n'y avait ni poignet ni serrure.

La jeune femme posa sa main une seconde fois sur le panneau en pensant que comme elle avait fait apparaître l'étrange message juste avant la porte s'ouvrirait peut être. Cependant, rien ne se produisit. Elle s'énerva et donna un grand coup dans la porte sans qu'elle ne réagisse. Pourquoi fallait-il qu'il y ai autant d'obstacles ?! Sa main saignait ce qui eut le don d'attiser sa colère. Elle frappa le panneau de la porte, les larmes au yeux. Elle se laissa tomber parterre tout en explosant. Le désespoir s'empara d'elle. Depuis qu'elle était arrivée ici, elle avait réussit à repousser ses sentiments de peur, d'angoisse et de tristesse. Depuis le début, elle avait eut un mauvais pressentiment qui s'avérait de plus en plus persévérant. La plupart du temps, son instinct avait raison et c'était ce qui la désemparait.

Soudain, un bruit de serrure qui s'ouvre se fit entendre. La jeune femme se releva et se retourna. La porte restait close. L'écriture réapparut :

~

« Tu as été purifiée par ton sang, nous t'en félicitons. Maintenant tiens toi prête, jeune semblable. Nous t'attendons, Arina Ikeda. »

~

Quoi ? Comment connaissaient-ils son identité ?! Cette histoire ne lui apportera rien de bon. Cependant, la jeune femme posa une nouvelle fois sa main. Avec un mouvement brusque elle l'ouvrit. La jeune femme la laissa grincer jusqu'à ce qu'elle cogne le mur. Des torches similaires à celles du couloir s'illuminèrent soudain éclairant un autre corridor. Quel manque d'imagination !

La jeune femme poursuivit son chemin tout en jetant des regards partout autour d'elle. Il fallait qu'elle reste prudente. Lorsqu'elle fut à environ dix pas de la porte, elle se referma dans un bruit lourd, ce qui provoqua un nuage de poussière. La jeune femme regarda ce phénomène quelques instants et reprit sa marche.

Sans fenêtre, ce couloir donnait l'impression d'être enfermé. En observant le plafond, cette impression se renforça. Elle avait aussi la sensation qu'il allait l'écraser.

Le corridor n'était pas aussi long que le précédent mais tout de même grand. Ce fut avec étonnement qu'elle rencontra la même porte que tout à l'heure. En regardant de plus près elle se rendit compte que finalement ce n'était pas tout à fait le cas. Celle-ci avait une poignet que la jeune femme s'empressa d'actionner. Elle en avait assez d'hésiter.

C'est une pièce aux allures traditionnelles du Japon qu'elle découvrit. Sous ses yeux émerveillés, des arrangements floraux aux multiples couleurs étaient plantés de ci de là dans des pots rectangulaires beiges. La jeune femme se demanda si elle devait enlever ses chaussures lorsqu'elle vit le sol recouvert de tatamis. Son regard parcourra le reste de la pièce. Deux bonsaïs de chaque côté de la porte montaient la garde. Les torches des couloirs avaient été remplacés par des lanternes en papier décorés de fleurs de cerisiers. En face de la jeune femme, il y avait une porte coulissante qu'elle ouvrit rapidement.

C'était la même décoration sauf que la salle était tout en longueur et qu'au centre ce trouvait un tapis blanc. Des murets de pierres noires faisaient barrages à la végétation qui se trouvait entre la cloison et celui-ci. Des buissons, des arbres ( palmiers, bambous, érables, etc.) et quelques fleurs y étaient plantés, ce qui donnait un bel ensemble. Au fond de cette pièce se trouvait un autel où une statut bouddhiste se trouvait. Étrange encore une fois. Même si elle représentait le temple elle différait avec le décor japonais. Toutes les pièces qu'elle avait vu représentaient différentes religions mais celle qui était omniprésente était bel et bien le bouddhisme.

La jeune femme se retourna et contempla la pièce précédente. Apparemment elle ne trouvera pas la petite fille ici. Elle regarda autour d'elle à la recherche d'une ouverture ou d'une porte. La jeune femme posa sa main sur les murs afin de sentir les irrégularités de la cloison en quête d'un accès secret. Lorsqu'elle termina de faire le tour de la première pièce elle continua son manège dans l'autre. Cependant, elle n'en eu pas besoin. À droite de l'entrée de la dernière salle se trouvait une petite porte de la même couleur que les murs. C'était pour cette raison qu'elle ne l'avait pas vu lorsqu'elle était venu la première fois. La jeune femme essaya de l'ouvrir mais sans succès. Alors que sa fatigue revenait en force, elle s'adossa à la porte pour réfléchir mais elle entendit un craquement qui n'envisageait rien de bon. Elle se retourna et vit qu'il y avait une fissure qui serpentait du centre jusqu'au côté gauche. Pas le temps d'attendre elle décida de l'enfoncer. Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de casser des portes ! Pas assez de force. Allez encore une fois. Piouf ! Ça ne

marchait pas. La jeune femme était trop épuisée et s'effondra contre le mur.

Soudain, un frison lui parcouru l'échine. Il faisait particulièrement froid. La jeune femme releva la tête et rencontra des yeux rouges effroyables. Elle voulut reculer mais elle était coincée contre le mur. Un rictus mauvais étira les lèvres de la créature en face d'elle. Son crâne chauve luisait à la lumière des lanternes. Ses vêtements en lambeaux donnaient l'impression qu'un animal s'était acharné sur lui. Sa peau blanchâtre était parcouru par des veines noirs.

Sa main se tendit vers le visage de la jeune femme et elle rit. Un rire à glacer le sang. La voyageuse qui était encore au sol se figea. Lorsque sa peau rentra en contact avec celle de la créature elle se retint de crier tellement elle était gelée. Les ongles noirs griffèrent la joue

de la jeune femme puis elle retira sa main en reculant. Le monstre arborait toujours la même expression. Sa main continua son chemin jusqu'à une de ses poches et y retira une dague. La créature la brandit et s'écria :

- « Tu n'es pas l'une des nôtres ! Personne n'ose s'aventurer jusqu'à nous ! Comment se fait-il que tu sois ici alors ?! »

La jeune femme déglutit. La créature s'avança et brandit encore plus haut son poignard.

- « Réponds ! »

La jeune femme se recroquevilla sur elle-même. L'arme blanche n'était pas loin de son crâne mais alors qu'elle s'attendait à une douleur au niveau de sa tête elle entendit un sifflement aiguë qui provenait d'elle ne savait où. Elle regarda la créature reculer de peur et disparaître. La jeune femme attendit un moment sans entendre le moindre bruit suspect.

Elle se releva et épousseta ses vêtements. Ses jambes tremblaient.

Mais elle décida de prendre son courage à deux mains et de pousser la porte déjà fragilisée. Rien ne se produisit à part la fissure qui s'agrandit. Elle prit son élan et fonça dessus. Opération réussit. Dans un fracas assourdissant, elle s'effondra au sol en morceaux dans un nuage de poussière et de plâtre. Une odeur de moisi et d'humidité rempli ses narines de prime abord mais une autre survint. Elle lui retourna l'estomac cependant il lui était impossible de l'identifier. Peut être de la pourriture ? Elle ne savait pas mais elle préféra ne pas y penser. Pendant que ses yeux s'habituèrent à l'obscurité de la nouvelle pièce, elle épousseta une nouvelle fois ses vêtements. Les contours des murs se dessinaient peu à peu et la jeune femme avança quelque peu à l'aveuglette jusqu'à une porte opposée qu'elle ouvrit sans plus de cérémonie. Elle avait l'impression qu'elle approchait de son but ce qui lui faisait peur. L'obscurité et l'odeur plus forte encore l'accueillit. Elle chancela et mit une main devant sa bouche. Ses yeux voyaient dans le noir maintenant cependant

pas assez bien pour distinguer correctement ces masses noirs au sol. Elle s'approcha à pas de loup et se mit accroupi à côté de l'une d'elles. L'une de ses mains se posa dessus. C'était mou. Elle la repoussa vers elle. Elle retint un cri. C'était un corps en décomposition.


Commentaire de l'auteur Voila merci d'avoir lu et rendez vous au prochain chapitre !
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