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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 817 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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FullMetal Alchemist

La légende de l'Alchimiste
[Histoire Terminée]
Auteur: Jill Kuchiwa Vue: 10005
[Publiée le: 2016-02-24]    [Mise à Jour: 2017-05-22]
G  Signaler Action-Aventure/Amitié/Tranche de vie Commentaires : 83
Description:
Il est l'heure de faire place à la génération suivante.
Lorsque Rina Elric, digne fille de son père, veut trouver par tous les moyens ce pour quoi elle est faite et quel est véritablement son destin, elle ne se doute pas une seule seconde des choses, bonnes et mauvaises, qui l'attendent... Et que va tout changer. Autant pour elle que pour son entourage.

L'histoire est divisée en 44 chapitres + prologue et épilogue.

ATTENTION : Si vous ne voulez pas être spoiler, tâchez d'avoir fini le manga ou l'anime "FMA Brotherhood"... Promis, un jour je ferais une fic dont même ceux qui n'ont pas finis le manga pourront lire !
Crédits:
Aloooooors, comment dire... Il y a beaucoup de personnages n'à moi, rien qu'à moi !
Les autres personnages et l'univers dans lequel ils évoluent, viennent de l'oeuvre originale de Hiromu Arakawa, que je ne remercierais jamais assez d'avoir créer "Fullmetal Alchemist".
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Le Phoenix renaît de ses cendres

[4328 mots]
Publié le: 2017-01-10Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

La mécanicienne tressaillit en reconnaissant la voix qui venait de l'appeler. Elle accéléra alors le pas et son cœur rata un battement lorsqu’elle découvrit une personne assise par terre, essoufflée et adossée contre la porte. Pendant quelque secondes, Winry fut au bord de l’évanouissement.

-E…Ed… ?

Winry mit une main devant ses yeux, la tête lui tournant. C’était impossible… Ed était mort…

C'était une hallucination, encore une fois....

-Je suis… enfin rentré, souffla Ed.

En entendant sa voix, Winry se crispa et ses jambes fléchirent. Comment son cerveau et ses yeux pouvaient-il lui jouer un tel tour ? Elle souffrait déjà assez comme ça… Elle n'en pouvait plus... Cette fois, c'en était trop.

Ed (Ou l’illusion d'Ed?) fronça les sourcils lorsqu’il vit Winry poser la main contre son cœur et reculer de quelques pas. En état de choc, la mécanicienne s’adossa contre le mur le plus proche d’elle et se laissa glisser au sol. Le souffle saccadé et le visage pâle comme un linge, elle semblait à deux doigts de tomber dans les pommes. L'illusion d'Ed ou Ed lui-même se releva alors avec difficulté et s’aida du mur du côté où il n’avait plus sa jambe pour s’avancer jusqu’à elle.

-Winry ? Qu’est-ce qu’il y a ? s’inquiéta-t-il en s’accroupissant devant sa femme.

Il semblait si réel… Beaucoup que lors de ses hallucinations... Mais non, ce n’était pas lui.

-C’est… C’est impossible…

-De quoi ?

-Tu ne peux pas être là… Tu-Tu es mort…

Ed fit un violent sursaut, à tel point qu'il manqua de tomber par terre.

-Qu-Quoi ? Qu’est-ce… Mais qu’est-ce que tu racontes ?

-Ce n’est pas toi, insista Winry en enfouissant sa tête dans ses mains. Tu es encore une de ces fichues hallucinations ! Je deviens folle !

-Win…

-Arrête ! coupa-t-elle en criant presque. Laisse-moi tranquille une bonne fois pour toute !!

Elle faisait tout pour ne pas le regarder et gardait sa tête cachée entre ses mains. Il tendit alors le bras et attrapa une des mains de Winry, qui se crispa immédiatement à ce contact.

-Winry, c’est moi…

-Non tu es une hallucination, s’entêta-t-elle en évitant toujours son regard. Tu es une hallucination parce que je suis en train de devenir folle…

Alors, Ed amena la main de Winry contre sa propre joue. La mécanicienne tressaillit. Comment une hallucination pouvait dégager autant de chaleur ? Ed fronça les sourcils quand sa femme se mit à trembler de tous ses membres.

-Regarde-moi, murmura-t-il.

La mécanicienne prit quelques petites respirations pour se calmer avant d’enfin oser lever la tête. Quand les yeux bleus de Winry rencontrèrent les yeux dorés d'Ed, ce dernier lui sourit avec tendresse.

-Je suis là… C’est moi…

Il avait une griffure sur la joue et sa chemise déchirée laissait apercevoir une grande cicatrice et plusieurs autres blessures... Ses cheveux dorés étaient détachés et emmêlés et ses yeux cernés prouvaient à quel point il était fatigué... Mais une lueur y brillait. Une lueur pétillante de vie.

-Pitié, dis-moi que je ne rêve pas, murmura-t-elle, un sanglot dans la gorge. Je ne me remettrais pas d’un faux-espoir comme ça… Prouve-moi que c’est bien toi… Je t’en supplie…

Edward sourit et enleva la main de Winry de sa joue, afin de la poser contre son cœur. Il battait. Fort.

Il était bien là. Il était vivant… Vivant !

-Ed…, chuchota Winry.

Puis, un éclair passa dans ses yeux et Ed se crispa, ne sachant que trop bien ce que ce regard signifiait. Et comme il l’avait prévu, à peine deux secondes plus tard, il se prit une clé à molette en pleine tête et s'écroula à terre.

-Aïe ! Winry ! se plaignit Ed en se redressant tout en frottant son crâne. Tu ne trouves pas que je suis déjà assez amoché com…

-Imbécile ! explosa la mécanicienne en le fusillant du regard. Comment as-tu pu oser disparaître aussi longtemps ? Où étais-tu bon sang ?!

-Tu es drôle toi, tu as déjà fais le trajet jusqu’ici depuis Central avec une seule jambe ?

-Et alors ? Tu as oublié comment on se sert d'un téléphone, ou quoi ?!

-Je n’avais plus de monnaie puisque j’ai remboursé le Führer et du coup…

-Tu aurais quand même pu donner des nouvelles, pour nous rassurer ! Et Edwin ! Et Rina ! Comment as-tu pu oser leur faire ça ?! Nous faire ça ?

-Ouais ben s’ils me réservent le même accueil, je retourne me jeter dans la gueule d’une chimère parce que ma tête ne supportera jamais d’autres coups, grommela Ed en frottant sa tête douloureuse.

Lorsque Winry se jeta dans ses bras, il ne comprit définitivement plus rien.

-As-tu la moindre idée de l'état dans lequel j'étais, sanglota sa femme. Je devenais folle, je croyais que je t’avais perdu... Je… Je croyais que… Que tu étais… Ed, tu m’as tellement manqué…

Elle ne cessait dire son nom tout en lui caressant les cheveux et la peau, comme si elle voulait s’assurer une dernière fois que c’était bien lui. Ed sourit et la serra plus fort contre lui.

-Je t’avais dit que je reviendrais, murmura-t-il, en lui caressant la joue. Pardonne-moi d'avoir mis autant de temps...

Quand il sentit qu'elle se calmait, il pencha la tête et Winry sentit les lèvres de son mari se pressées contre les siennes. Un puissant frisson l'envahit.

Elle qui avait cru qu’elle ne pourrait plus jamais goûter ses lèvres…


Winry frôla tristement du doigt la cicatrice qui partait de l'épaule et qui allait jusqu'au torse... Il en avait une autre sur le flanc... C'était un miracle qu'il n'y ait pas eu d'infection.

Elle soignait les blessures d'Ed, maintenant qu'elle était un peu remise de ces émotions intenses. Cependant, elle avait encore du mal à réaliser.

-Je suis désolée, je n’ai toujours pas réussi à être forte pour les enfants, murmura-elle. C’était même pire que la dernière fois…

Ed comprit à quel événement elle faisait allusion. La mécanicienne frissonna lorsqu’il lui attrapa la main.

-Parce que tu savais que ce n’était pas encore le moment de l’être, répondit-il avec douceur. Je suis sûr qu’au fond de toi, tu savais que j’étais encore vivant.

« Que ce soit le moment ou non, je dois être capable de me montrer forte. » faillit répondre Winry, le cœur serré.

Sentant qu’elle n’était pas très convaincue, Ed posa son front contre celui de sa femme et dit :

-Je n’aime pas quand te doutes de toi… Tu es plus forte que tu ne le penses, je te l’ai déjà dit la dernière fois, d’ailleurs… (Il redressa la tête) Au fait, où sont les enfants ? Tu les appelais quand je suis arrivé.

Il fronça les sourcils lorsque le visage de Winry blêmit.

-Oh non…, souffla-t-elle.

-Quoi ?

-Ils… Ils sont à Central, et c’est seulement maintenant que… Oh mon Dieu…

Ed en sursauta.

-Comment ça à Central ? Qu’est-ce qu’ils sont allés faire là-bas, ils savent que… (Puis, il comprit) Winry, ne me dis pas que…

-Edwin m’a dit que Rina était partie… Il m’a dit qu’elle était allée sûrement aller voir Darrick et il a voulu aller la chercher vu tout ce qu’il se tramait à Central en ce moment et… Et c’est seulement maintenant que je réalise que si elle est partie, c’est pour... Edwin l’a compris et… (Elle enfoui son visage dans ses mains) Ce n’est pas vrai mais quel genre de mère je suis ?

-Tu n’étais pas dans ton état normal, tenta de la calmer Ed. (Il se releva avec difficulté et ajouta :) Il faut que j’aille les chercher mais dans cet état, je n’irais pas loin… Tu penses pouvoir me faire un automail express ?

Winry se crispa. Ed était à peine rentrer, qu’il allait déjà repartir… Et par sa faute, en plus… Si elle avait comprit plus tôt…

Au fond d’elle, elle ne voulait pas le laisser partir… Mais il était question de leur enfant, alors il n’y avait pas à hésiter. Elle prit une grande inspiration et lança d’une voix tremblante :

-Suis-moi.

Elle le mena jusqu’à l’atelier et lui désigna l’automail qui trônait sur sa table de travail.

-Mais, c’est…, fit Ed.

-Oui. Je n’ai pas pu m’empêcher… Il fallait que je le répare, avoua-t-elle en rougissant. Il n’est pas encore totalement prêt mais donne-moi quelques minutes… Il ne sera pas aussi résistant qu’avant et pas très esthétique, mais tu auras de quoi tenir debout et te battre si tu l’utilise avec précaution.

Ed la serra vivement contre lui et déposa un gros baiser sur sa joue.

-Winry, tu es géniale !


Comme promis, une vingtaine de minutes plus tard, Winry connecta les nerfs sous le grognement d’Ed. Même après tant d’années, on ne s’habituait pas à la douleur lorsque les nerfs se connectaient à ceux de l’auto-mail.

-Raconte-moi ce qu’il t’est arrivé, demanda Winry en faisant les dernières finitions.

Ed lui expliqua tout.

-... Je t’avoue que j’ai cru que ça en était finit de moi, lorsque j’ai vu l’immense gueule de sa chimère s’apprêter à me gober… Dès qu'elle a ôté sa patte afin de m'attraper, j'ai eu le reflex de lever la jambe où il y a mon auto-mail et elle a refermé ses crocs dessus. Quand elle a relevé la tête, m’emmenant avec elle, j’ai enlevé l’automail. Il était pas mal amoché alors ce n’était pas difficile. Enfin libéré, j’ai fait une chute de quelques mètres. Là encore, je me suis sentit partir, moi-même je ne sais pas comment j’ai fait pour survivre à une telle chute, surtout que c'était la deuxième fois… J’ai réussi à rependre mes esprits, pendant que la chimère essayait de mâcher l’automail et je suis partit… Comme je n’avais plus aucune force, je me suis évanoui dans la forêt d’à côté toute une journée et quand je suis revenu à moi, j’étais chez des gens, qui m’avaient recueilli en tombant sur moi en promenade. Ils ont eu pitié de moi et ont acceptées de m'aider à faire quelques mètres en voiture et certains ont même soigner mes blessures, puisque j'insistais auprès d'eux pour ne pas qu’ils m’emmènent à l’hôpital. J’avais seulement envie de rentrer chez moi, je ne pouvais pas aller à Central, il y avait beaucoup trop d’agitation. (Il soupira) Je suis désolé, je ne pensais pas qu'on t'annoncerait ma mort, sinon je t'assure que j'aurais chercher un moyen de vous contacter...

Quand Winry se redressa, assez satisfaite de son travail, Ed se releva avec attention. Il avait désormais assez d'expérience pour pouvoir sentir qu’effectivement, l’auto-mail n’était pas finit. Néanmoins, il pouvait tenir debout et pour le préserver, il éviterait d’attaquer avec cette jambe.

-Cet auto-mail m’a sauvé la vie, Winry… Je suis vraiment content à l'idée de finir ce que j'ai commencé avec lui !


Après cela, ils avaient foncés dans le premier train. Winry avait insisté auprès d’Ed pour l’accompagner jusqu’à Central, qui avait fini par accepter à condition qu’elle reste en sécurité au Q.G jusqu’à son retour. Tout le long du trajet en train, elle resta blottie contre lui afin de profiter de sa présence… avant qu’il ne s’en aille risquer sa vie, de nouveau. Ed avait, au départ, eu l’intention de faire comme elle : rester éveillé afin de savourer leur étreinte. Mais il était si épuisé que ses paupières lourdes avaient finies par l’emporter sur lui et ainsi le père de famille avait plongé dans un sommeil réparateur bien mérité. C’était bien. Il fallait qu’il reprenne des forces.

Le temps passa rapidement et lentement à la fois aux yeux de Winry… Quand la gare de Central City apparut enfin, elle n’eut même pas à réveiller son mari puisque ce dernier émergea à ce moment pile… Comme s’il l’avait senti. Elle serra la veste d’Ed dans sa main, comme pour le garder près d’elle encore un peu.

-Winry…, murmura-t-il lorsque le train s’arrêta.

L’intéressée hocha la tête. Le moment était venu…


**

Le Führer ne releva la tête seulement lorsqu’il apprit que la personne qui venait d’entrer dans son bureau était un membre du personnel du laboratoire qui travaillait sur le cadavre découvert.

-Votre Excellence, nous avons un début de résultat concernant les analyses, déclara le jeune homme en blouse blanche.

Roy poussa un profond soupir. Le moment qu’il redoutait et attendait à la fois était arrivé…

-Mais avant de vous les donner, j’aimerai vous parler de quelque chose qui nous tracasse, concernant ces résultats.

-Que se passe-t-il ?

-Eh bien… (Il semblait embarrassé) Edward Elric avait bien un auto-mail à la place de la jambe gauche ?

-Tout à fait.

-Or, nous avons retrouvé un morceau de jambe… qui correspond à celle de gauche.

-Ce serait un deuxième corps ?

-Non, il n’y en a qu’un seul.

Roy sursauta et échangea un regard interloqué avec Riza, qui semblait aussi choquée que lui.

-Vous êtes sûr ?

-Certain.

-Est-ce que vous êtes persuadée de ce que vous avancez, docteur ? insista la garde du corps.

-Il n’y a aucune erreur possible, madame Hawkeye. Voyez les résultats par vous-même.

Il s’approcha ensuite du Führer et lui donna le résultat des analyses afin qu’il fasse la constatation de ces propres yeux.

-Ce corps n’est pas celui d’Edward Elric, conclut-il en reculant d’un pas.

A peine eut-il finit sa phrase que la porte s’ouvrit à la volée.

-Ça vous amuse de faire croire à ma famille que je suis mort ? s’exclama sèchement une voix masculine.

Roy sursauta en la reconnaissant et leva la tête de la feuille qu’on venait de lui donner. Il fut bouche-bée en découvrant Ed, bel et bien vivant, accompagné de Winry. L’employé du laboratoire et Riza furent tout aussi béat que leur président.

-Permettez-moi de vous dire que cette blague était de très mauvais goût, continua Ed avec un regard noir pour Roy. Vous auriez vu la tête de Winry lorsque je suis rentré, j’ai cru qu’elle allait faire une crise cardiaque ! Comme si elle voyait un fantôme ! Un peu comme… (Il réalisa les visages pâles autour de lui) Un peu comme la tête que vous faites tous actuellement… Attendez ! Vous croyiez réellement que j’étais mort ?!

-En fait… nous commencions à en douter, déclara lentement Roy, en état de choc.


**

Ed regarda l’équipe de Roy s’affairer autour des véhicules. Il lui avait résumé la situation et le président n’avait pas perdu une seule minute pour rassembler son équipe et se préparer au départ. Fuery était venu saluer son ancien collègue, tandis que Havoc, Breda et Falman s’étaient contenté de lui faire un signe amical de la main avec un grand sourire. D’autres, qui ne connaissaient Ed que de nom, se contentait de chuchoter entre eux en lui lançant des regards timides. Tout à coup, Ed sentit sa respiration se couper lorsque deux puissants bras l'enlacèrent sans crier gare. Toutes ses blessures montrèrent leur mécontentement en envoyant à son corps une douleur insupportable.

-Edward Elric !! s'exclama Armstrong. Je suis tellement heureux et soulagé de vous revoir !

-Au... secours..., souffla Ed, le teint livide du fait qu'il était à deux doigts de s'évanouir.

Alors que Winry avait dégainé une clé anglaise pour venir en aide à Ed, Roy s'approcha.

-Cela suffit, général Armstrong, gronda-t-il.

-Oh... Je vous demande de m'excuser, Edward Elric, fit Armstrong en reposant Ed au sol.

-Ça, ça fait partit des choses qui ne m'avaient pas manquée, lança Ed en toussant. Mais je suis content de vous revoir, général Armstrong.

Des étoiles dans les yeux et autour de lui, Armstrong le salua et s'éloigna pour se diriger vers un petit groupe de sergent, qui ne cessaient de lancer des regards étonnés à Ed, avant de chuchoter entre eux.

-Décidément, tu aimes toujours autant faire parler de toi, Fullmetal, lui dit Mustang.

-Il fallait bien que je trouve un moyen pour faire remonter ma côte de popularité, plaisanta Ed. Vous étiez passé un peu trop loin devant moi !

-La prochaine fois, évite juste de te faire passer pour mort, s’il te plaît, lâcha Winry le visage encore pâle.

-Je suis vraiment désolé, Winry, s’excusa le Führer, l’air extrêmement gêné.

En écoutant Ed raconter son histoire, il avait évité un maximum le regard de la mère de famille, ne sachant plus où se mettre…

-Si je n’étais pas persuadé, je t’assure que je me serais abstenu, ajouta-t-il. La prochaine fois, j’attendrai le résultat des analyses avant de prévenir qui que ce soit.

-J’espère seulement qu’il n’y aura pas de prochaine fois, rétorqua sèchement cette dernière.

Ed lança un regard inquiet à sa femme et lui pressa doucement le bras. Depuis qu’ils étaient arrivés à Central, Winry allait de plus en plus mal. Il la comprenait. Elle était déchirée entre l’inquiétude pour ses enfants et la peur de perdre son mari pour de « vrai », cette fois… Et peut-être même de perdre les trois à la fois.

-On aurait dût te surnommer FullPhoenix, finalement, tenta de plaisanter Roy. L'alchimiste qui renaît de ses cendres !

-Pas mal, admit Ed en souriant. Mais ça ne claque pas autant que FullMetal !

Roy s'apprêta à répondre, mais Iyoko arriva vers eux, accompagnée de Garray.

-WindStorm ? Lieutenant Garray ? s’étonna Roy. Que faites-vous ?

-Nous venons avec vous, annonça Garray d’une voix qui laissait sous-entendre qu’il n’avait pas le choix. Ne vous inquiétez pas, nos badges sont déjà sur votre bureau, nous serons partis avant la fin de la semaine après cette histoire.

-Je me dois de refuser, c’est trop dangereux.

-De toute façon, on est plus que deux dans l'équipe, donc..., lâcha Garray, imperturbable.

-Deux de mes amis sont là-bas, ajouta Iyoko d'un air décidé. Je n’ai pas l’intention de rester ici alors qu’eux, se battent. Même si vous partez sans nous, nous vous rejoindront là-bas.

N’en doutant pas une seconde, Roy retint un soupir. Alors il fit signe aux deux militaires d’aller vers une des voitures. Ioyko et Garray échangèrent un regard entendu et s’y dirigèrent. A peine furent-ils éloignés qu’Elysia s’approcha.

-Tout le monde est prêt, annonça-t-elle en se mettant en garde. Nous n’attendons plus que vous, président.

Ed fut assez étonné du ton sec qu'elle venait d'employer pour parler à Roy. Cependant, quand elle croisa le regard d'Ed, elle changea d'attitude et lui fit un clin d’œil.

-Très bien, nous partons tout de suite, déclara Roy en se dirigeant vers la voiture.

Puis, Elysia n’y tint plus et bondit vers Ed pour se jeter dans ses bras. Ce dernier l’y accueillit en riant.

-Tu nous as bien fait peur, sur ce coup-là ! lui dit-elle. Ne nous refait plus jamais ça !

-Promis !

Elysia étreignit ensuite chaleureusement Winry.

-Je suis tellement désolée, Winry... Je te promets que ça ne se reproduira plus et que je vais personnellement garder un œil sur lui !

-Occupe-toi surtout de faire attention à toi, tu as un bout de chou qui t’attend, répondit la mécanicienne en s’efforçant de faire bonne figure.

-Ne t’inquiète pas pour ça, le président s'est visiblement autoproclamé mon garde du corps personnel, soupira la jeune femme.

« Ah, je comprend mieux » songea Ed, par rapport à l'attitude d'Elysia envers Roy.

La jeune femme laissa ensuite le couple, devinant qu’ils avaient envie d’être seuls pour se dire au-revoir.

-C’est horrible, tu sais, déclara Winry, les larmes aux yeux. J’ai appris ta mort il y a trois jours, puis que je découvre que tu es vivant ce matin… Pour te laisser repartir cet après-midi avec la possibilité que tu ne reviennes pas, cette fois.

Il était vrai qu’elle avait vécu un sacré ascenseur émotionnel…

-Si nos enfants n’étaient pas là-bas, je crois que j’aurais tout fait pour t’empêcher d’y aller… Mais nos enfants sont en danger et ont besoin de toi et… Alors… Pourquoi, je n’arrive pas à te laisser partir ?

-Je vais revenir, Winry, et tu le sais.

-Non, on ne le sait pas, justement ! Tu n’auras peut-être pas la même chance deux fois ! Regarde-toi, tu tiens à peine debout ! Apprendre ta mort a juste été la pire chose que j’ai eu à vivre après la mort de mes parents, je ne tiendrais jamais le coup si je l’apprends une deuxième fois !

-Moi, c’est en apprenant la mort d’Edwin et de Rina que je ne tiendrais pas ! répliqua Ed, sans pouvoir s'en empêcher.

Puis, il se mordit la lèvre, regrettant déjà ses paroles. Et il y avait de quoi car à ces mots, le visage de Winry devint aussi pâle qu’un mort et ses jambes tremblantes cédèrent sous son poids.

Le cœur rempli de culpabilité, Ed s’empressa de s’accroupir pour se mettre à sa hauteur.

« Abrutit ! Elle est encore en état de choc et est complètement perdue, tu crois que c’est malin de lui balancer ça ?! »

-Winry, Winry ! fit-il en enveloppant le visage de la mécanicienne avec ses mains. Ce n’est pas ce que je voulais dire…

-Tu crois vraiment que je n’ai pas peur de les perdre ? demanda-t-elle lentement.

-Non, excuse-moi, je suis injuste… J’agirais exactement comme toi à ta place et je sais que tu t’inquiètes déjà suffisamment pour les enfants, je n’avais pas à te dire ça…

Winry ferma les yeux, en appuyant fort ses paupières… Comme si elle essayait de se réveiller d’un cauchemar. La « mort » d’Ed avait déjà été dure à affronter… Mais la mort d’un de ses enfants serait insurmontable… Elle devait laisser Ed y aller, elle le savait…

-Tu es le seul en qui j’ai confiance pour les sauver, dit-elle d’une voix tremblante, le seul qui pourra les ramener sains et saufs alors… Promets-moi… Promets-moi que tu reviendras… avec eux.

-Oui, nous reviendrons tous les trois.

-Fullmetal…, intervint la voix pressante, mais compatissante, de Roy.

-Je dois y aller, dit Ed en aidant sa femme à se relever.

-Je sais…, murmura-t-elle.

Ed l’enlaça sans quitter ses yeux bleus du regard et lui murmura :

    -Je t’aime... Je t'aime plus que tout, Winry...

    Il avait sentit qu'elle avait besoin d'entendre ces mots.

    -Et n’oublie jamais que tu es forte… Jamais.

Il pencha la tête pour capturer ses lèvres, tout en la serrant plus fort contre lui. Ils échangèrent un baiser d’une intensité rare. Ensuite, contre ses lèvres, Winry annonça fermement à son mari :

-Je t’interdis de mourir avant qu’on soit tous les deux tellement vieux qu’on ne pourra plus marcher et seulement se déplacer en fauteuil roulant, est-ce que je me fais bien comprendre ?

-Oui, m’dame, à vos ordres, m’dame !

-Très bien, (elle essuya ses yeux et tendit le bras pour désigner d’un air sévère la voiture qui l’attendait) alors dépêche-toi d’aller sauver nos enfants, idiot !

Ed lâcha un petit rire.

-Ça, c’est ma Winry ! s'esclaffa-t-il en l'embrassant sur la joue.

Puis, il accourut jusqu’à la voiture. Winry le regarda s’éloigner, le cœur si serré qu’il lui faisait mal. Quand les voiture démarrèrent et disparurent dans un nuage de fumée, la mécanicienne s’assit sur les marches.

Elle resterait là, guettant leur retour…

-Ça va aller ? demanda Riza en posant une main réconfortante contre l’épaule de Winry.

-Il faut bien… Attendez, vous n’êtes pas partie avec eux ?

-Je le voulais, bien sûr, mais Roy n’a rien voulu entendre. Il dit que dans mon contrat de garde-du-corps c’est écrit que je ne dois pas participer aux guerres ou aux événements graves de ce genre… Mais je sais bien que c’est du pipeau, il veut simplement me laisser à l’écart, en sécurité… Quel idiot.

-Normalement, c’est vous qui avez le dernier mot dans ce genre de discussion, fit remarquer Winry, étonnée.

-Oui, mais il a utilisé l’argument ultime : Qu’il fallait qu’un de nous deux reste pour veiller sur notre fille.

-Je vois... Je connais bien le genre.

-Que veux-tu, les hommes sont comme ça ! Ils aiment bien faire pression sur nous en utilisant nos enfants !

Riza lui fit ensuite un sourire complice et se redressa.

-Je vais chez moi, voir comment va Ellie… Tu veux venir avec moi ?

-Non… Non, je préfère rester ici.

Compatissante, la garde du corps hocha silencieusement la tête et s’éloigna.


**

-Président, commença Ed sans quitter des yeux la route devant lui, le visage sombre.

-Oui ?

-Je sais que ce ne sera ni le moment, ni le lieu pour, mais… mes enfants me croient morts à l’heure actuelle et… (Il regarda Roy droit dans les yeux) Lorsque nous les auront rejoints, j’aimerais un passer petit moment avec eux… Au moins deux minutes, s’il vous plaît.

-Bien sûr, accepta Roy sans hésiter une seconde. Mais tu sais, Fullmetal, normalement, tu devrais seulement les retrouver et partir. Tu es un civile désormais, tu n’as plus à participer à ce genre de chose.

-Ma fille est partie là-bas pour finir ce qui a été commencé… J’aurais l’air d’un lâche si je me contentais de récupérer mes enfants et m’enfuir.

-Si tu veux mon avis, tu es tout sauf un lâche aux yeux de ta fille… Et tel père, tel fils, Edwin est aussi très courageux ! Il s’est retrouvé là-dedans en voulant la ramener chez toi… Tu penses que ça va aller, pour lui ?

A son grand étonnement, Roy constata qu'Ed ne semblait même pas nerveux à l'idée que son fils soit mêler à tout ça.

-Edwin est un garçon très débrouillard, je ne m’inquiète pas pour lui, assura Ed. Je suis même rassurée à l'idée qu'il soit avec sa sœur. S’il y en a un capable de protéger Rina lorsque je ne suis pas là, c’est bien lui.

Commentaire de l'auteur Alors, avant toute chose... BON SANG QU'EST-CE QUE C'EST DUR DE VOUS FAIRE GOBER QUELQUE CHOSE !!! Vous êtes de vrais têtes de mules, tous autant que vous êtes... Et j'adore ça ^^
Bon c'est vrai que j'avais quand même laisser quelques indices par ci par là, même la « mort » d'Ed en soit était assez floues. Pour ceux qui me connaissent bien, vous savez aussi que j'ai beaucoup de mal à faire mourir mes personnages... Alors faire mourir Ed !!
En fait je voulais que vous y croyiez... Mais j’espérais aussi que vous resteriez méfiant mais là ça a vraiment été au-delà de mes espérances xD Malgré votre méfiance j'ai essayer quand même de semer le doute dans vos esprits, mais y a rien à faire, vous êtes trop fort... Je m'incline !
Par contre faite gaffe parce qu'un jour je vais vraiment sauter le pas et là, c'est moi qui vais vous avoir !! Ha-ha! (j'arrive toujours à être crédible, ou pas?)

Donc reprenons et oui Ed est vivant !... Et il repart déjà malgré son état. Notre pauvre Winry n'est pas prête d'avoir l'esprit tranquille...
Ed va-t-il arriver à temps pour ses enfants ? Comment vont-ils réagir en le voyant ?

Réponse aux commentaires du chapitre précédent :

Anie : Bien le coucou ! (Même si je n'y répond pas, j'ai bien lu ton commentaire du chapitre 32;) )
Et oui, c'est Ed ^_^ En chair et en os, bien vivant !
Tu as eu raison de t'entêter, comme tous les autres (personne n'y a cru à mon histoire T_T, mais d'un côté comme dit plus haut, je n'ai pas non plus tout fait pour que vous y croyiez ^^)
Héhé c'était le petit moment fanservice avec Rina ^^
Oh mais je ris depuis un moment déjà ^^ C'était tellement drôle de vous voir chercher toutes les hypothèse possible et imaginable (parfois même inimaginable) comme quoi Ed serait vivant !
Le boss va se dévoiler petit à petit, encore un peu de patience !!
Si je ne suis pas crédible quand faut faire mourir des personnages, je reste la reine du suspens ! Héhé.
A bientôt !!

Nous allons entamer le dernier « arc » de cette fanfic ! Et c'est en écrivant cette phrase que je réalise qu'il ne reste plus que 10 chapitres... La fin est proche mais en même temps il y a encore de quoi vous occuper un petit moment.
Surtout qu'on reprend le rythme habituel avec un chapitre une semaine sur deux ! Donc prochain chapitre dans deux semaines : Le début des festivités.
Gros bisous à vous, ma bande de tête de mule préférée !
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