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Changement d'adresse IP non prévue
 par   - 7 lectures  - Aucun commentaire

Fanfic Fr a été inaccessible suite à un changement d'adresse IP non prévu.
Le changement a été fait sans me prévenir, ce qui fait que les serveurs DNS n'étaient pas à jour et continuaient à rediriger vers l'ancienne adresse.

 

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 851 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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FullMetal Alchemist

La légende de l'Alchimiste
[Histoire Terminée]
Auteur: Jill Kuchiwa Vue: 10021
[Publiée le: 2016-02-24]    [Mise à Jour: 2017-05-22]
G  Signaler Action-Aventure/Amitié/Tranche de vie Commentaires : 83
Description:
Il est l'heure de faire place à la génération suivante.
Lorsque Rina Elric, digne fille de son père, veut trouver par tous les moyens ce pour quoi elle est faite et quel est véritablement son destin, elle ne se doute pas une seule seconde des choses, bonnes et mauvaises, qui l'attendent... Et que va tout changer. Autant pour elle que pour son entourage.

L'histoire est divisée en 44 chapitres + prologue et épilogue.

ATTENTION : Si vous ne voulez pas être spoiler, tâchez d'avoir fini le manga ou l'anime "FMA Brotherhood"... Promis, un jour je ferais une fic dont même ceux qui n'ont pas finis le manga pourront lire !
Crédits:
Aloooooors, comment dire... Il y a beaucoup de personnages n'à moi, rien qu'à moi !
Les autres personnages et l'univers dans lequel ils évoluent, viennent de l'oeuvre originale de Hiromu Arakawa, que je ne remercierais jamais assez d'avoir créer "Fullmetal Alchemist".
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  Commenter ce chapitre 

Je te déteste...

[4750 mots]
Publié le: 2016-09-11Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Yooooo ! Pfiou j'ai cru que je ne trouverai jamais le temps pour vous publier ce chapitre !
Mais il est là, tout frais bien chaud mais tout comme le dernier chapitre, à votre place, je ne serais pas impatiente de le lire !
Beaucoup de tension de prévue !
Bonne lecture malgré tout !

Avachie contre son bureau, Rina était pensive, le regard fixé sur le bureau vide de Jon…

Iyoko avait tenté de lui remonter le moral, mais avait bien vite compris que rien ne pouvait consoler son amie, pour le moment. Elle restait donc à son bureau, lui jetant des coups d’œil inquiets régulièrement.

A côté, Elizabeth rangeait sa table avec mauvaise humeur. Rina l’entendait renifler de temps en temps… Elle devait pleurer.

Sans que Rina ne s’en rende compte, elle se mit à pleurer, elle aussi.

Jon était mort. Il était mort par sa faute… Tout comme Hiro. Et Elizabeth avait perdu son boulot, alors que Jon avait lui-même dit qu’elle irait loin dans ce métier.

« C’est peut-être pas plus mal que je ne doive jamais revenir ici… Mon arrivée n’a causé que du carnage… » songea-t-elle tristement.

La porte s’ouvrit et Garray passa devant le champ de vision de la jeune Elric. Cette dernière ne leva même pas les yeux, comme si elle ne l'avait pas remarqué.

-Je dois vous parler à toutes les deux, dit le lieutenant à l’intention de Rina et Elizabeth.

-Voulez-vous que je sorte, lieutenant ? demanda timidement Iyoko.

-Non, tu peux rester WindStorm… Je sais ce que vous êtes en train de penser, toutes les deux. Vous savez, Jon était mon ami depuis de nombreuses années, depuis l’adolescence, plus précisément. Je le connaissais par cœur. J’étais là lorsque madame Hawkeye lui a demandé d’aller -et d'uniquement aller- voir où vous étiez parties. S’il s’avérait que vous étiez

à l’entrepôt, il avait reçu l'ordre d'immédiatement me prévenir et avait interdiction de se mêler au combat, s’il y avait lieu d’en avoir un. Mais il n’a pas écouté. Il est resté avec vous et à participer au combat, avant de finalement demander du renfort. Ce qu’il lui est arrivé n’est pas de votre faute. Il a décidé de désobéir aux ordres et de rester avec vous. C’était son choix... Hier, j’ai veillé à ce que sa famille le sache et le comprenne. Je m’assurerais aussi que le président le comprenne bien.

-Merci, lieutenant, murmura Ellie, après quelques secondes de silence.

Garray hocha la tête.

-Je voulais que le message soit passé, conclut-il.

-Le message…, réalisa soudainement Rina.

Pendant deux minutes, elle oublia Jon et se remémora cette histoire de message… Son père… Elle devait chercher des informations sur lui avant de partir.

-Je dois aller dans les archives, lâcha Rina en se levant de sa chaise, le visage pâle.

Sous le regard interloqué de ses collègues, elle sortit de la pièce et se dirigea d’un pas décidé vers la salle des archives. Elle était partagée entre la peur et l’envie de savoir… Douter de son père la rendait presque malade.

-Bonjour, salua une femme aux cheveux châtain mi-long et aux grosses lunettes. Je peux vous aider ?

Puis elle remarqua les vêtements de Rina.

-Euh… Vous n’êtes pas une militaire ? Je ne crois pas que vous avez le droit de…

-Je suis en essai.

-Je suis désolée, seuls les militaires ont le droit d’accès à…

-Elle a l’autorisation, intervint Iyoko en arrivant vers elles et en désignant sa montre à gousset. Laisse-la entrer, Scieska.

-Si vous restez avec elle, je ne vois pas d’objection… Peut-être que je peux vous aider ?

-Je ne sais pas si…

-Tu peux lui faire confiance pour trouver tout ce que tu veux avec elle, assura Iyoko. Elle a une mémoire incroyable, elle a besoin de lire un truc une seule fois pour s’en rappeler.

-Bon, dans ce cas… (Elle plongea ses yeux bleus dans ceux de Scieska) Donnez-moi tout ce que vous pouvez me trouver sur Edward Elric… Tout. Même si son nom est à peine cité.

Iyoko fronça les sourcils, étonnée, mais ne fit aucun commentaire. Scieska, elle, ne put s'empêcher d'être méfiante.

-Très bien, je peux vous trouver ça mais pourquoi vous intéressez-vous à Edward, si ce n’est pas indiscret ?

Rina se força à prendre un sourire innocent.

-Je suis sa fille, Rina Elric ! C’est normal d’avoir envie d’être au courant des exploits de son père, vous ne trouvez pas ?

Les yeux de Scieska s’illuminèrent.

-Oh ! Je ne savais pas que la fille d’Edward était là ! Venez, entrez !

Rina la suivit. Iyoko n’avait pas mentit, elle avait vraiment une très bonne mémoire ! Elle allait et venait, attrapait des dossiers… Tout ça, sans hésitation et en prenant à peine le temps de vérifier le nom des documents.

-Vous savez, c’est grâce à votre père que j’en suis là, aujourd’hui ! C’est lui qui m’a trouvé ce boulot et grâce à lui, j’avais même pu faire entrer ma mère dans un excellent hôpital.

En temps normal, Rina aurait ressenti une immense fierté pour son père. Mais dans l’immédiat, son cœur était trop incertain pour cela. Elle avait besoin de savoir que son père était… Ou plutôt si son père était vraiment celui qu’elle croyait. Ce n’était pas elle qu’on voulait, mais lui… Et pour comprendre pourquoi, elle devait tout connaître sur les moindres faits et gestes de son père lorsqu'il avait été à l'armée.

-Tu m'expliques ? chuchota Iyoko lorsqu'elles s'éloignèrent, les bras chargés de documents. Je ne suis pas sûre de tout comprendre.

-Moi non plus. C'est justement pour ça que j'ai besoin de savoir.


~* Quelques heures plus tard *~


Rina descendit du train et marcha de façon presque automatique sur le chemin menant à la maison. La tête basse, sa tête était remplie de pensée et de nouvelles informations… Informations si nombreuses qu’elle avait du mal à toutes les assimiler. C’était comme si elle avait dû tout réapprendre.

L’adolescente était partie en trombe du bureau, sa lecture à peine achevée. En partant, elle avait seulement demandé à Iyoko de s’occuper de Nori, jusqu’à l’enterrement de Jon, où elle repartirait avec. Elle n’avait rien dit de plus, même lorsque Garray lui avait demandé la raison de son départ brusque.

Elle ne savait même plus ce qu’elle ressentait, ce qu’elle était censée ressentir… Elle ne savait même pas ce qu’elle lui dirait, quand elle le verrait.

Heureusement, lorsqu’elle entra à l’intérieur de la maison, elle tomba d'abord sur sa mère.

-Rina ! s’exclama-t-elle, heureuse de voir sa fille. Ed m’avait dit que tu allais devoir rentrer, mais on pensait que ce ne serait pas avant la fin de la semaine.

Rina ne put refuser l’étreinte que lui offrit Winry, par la suite. Elle n’y était pour rien, elle n’avait pas à lui en vouloir, elle.

-En fait, si je rentre si tôt, c’est parce qu’il y a une raison, dit-elle doucement. J’ai… J’ai désobéi et je suis allée à l’entrepôt… Mon colonel est... Il est mort à cause de ça…

Winry fronça les sourcils et la dévisagea d’un air grave.

-Viens, allons en parler dans le salon, dit-elle ensuite en la menant dans la pièce. Je vais chercher ton père, tu vas nous raconter tout ça…

Le cœur de Rina se serra lorsqu’elle croisa le regard de son père et elle sentit une vague de colère monter en elle. Néanmoins, elle parvint à ne faire aucun commentaire.

-Raconte-nous ce qu’il s’est passé, déclara Ed.

Alors, Rina expliqua tout, dans les moindres détails. Pendant son récit, elle tâcha d’éviter au maximum le regard de son père. Pas par honte mais par peur d’exploser, et ce n’était pas le moment pour ça. Pas encore.

-… Et donc, je suis rentrée, soupira-t-elle tristement. Iyoko me tient au courant pour l’enterrement du colonel. Après cela, je ne devrais plus jamais retourner à Central.

Il y eut un silence interloqué. Ce fut Winry qui brisa la glace.

-Rina, c’est très grave… Que tu nous désobéisses, c’est une chose… Mais que tu désobéisses au président alors que de vous retirer de l’enquête était la meilleure chose à faire...

Rina détourna le regard.

-Je le sais, mais… On était capable de régler cette affaire ! Enfin… Je croyais…

-Il faut que tu comprennes que le président sait ce qu’il fait. S’il a jugé que l’affaire devenait trop risquée et grave pour vous, c’est que c’est la vérité. A mon avis, il sait très bien ce que représentait cette affaire pour toi mais il ne pouvait te laisser une enquête aussi dangereuse juste pour des valeurs sentimentales, est-ce que tu comprends ça ? déclara-t-elle d’une voix nerveuse, témoignant l’inquiétude pour sa fille, mélangée à la colère de son geste.

Rina ne répondit pas, le regard toujours fuyant. Winry soupira et lança un regard inquiet à Ed, silencieux jusque là. La mâchoire serrée, ce dernier semblait retenir beaucoup de colère…

-Ce que tu as fais…, finit-il par lâcher, c’est irresponsable… Je ne vais pas te faire la morale, je pense que le président l’a déjà fait et je ne veux pas non remuer le couteau dans la plaie, puisque tu es en deuil… Mais je veux quand même que tu saches que cette attitude me déçoit beaucoup.

-Ne fais pas comme si tu n’aurais pas fait pareil, à ma place, ne put s’empêcher de grommeler Rina. Et à mon âge, surtout…

-Même moi, je crois que je n’aurais pas fait ça.

Là, Rina releva la tête et lança un regard noir à son père.

-Tu en es sûr ? Tu en as fait de belles, pourtant…

Ed fronça les sourcils, ne comprenant pas ou sa fille voulait en venir. Winry décida de mettre fin à l’échange, avant que ça ne dégénère.

-Si tu allais voir Ayame à l’étage ? Elle va être contente de te voir... Ou sinon, tu peux partir à la rencontre d'Edwin. Il est partit chercher un colis, tu devrais le croiser sur le chemin.

L’adolescente hocha la tête et sortit de la pièce, sans un regard pour son père. En entendant la porte d'entrée s'ouvrir et se refermée, Ed et Winry comprirent qu'elle avait décidé d'aller retrouver son frère. Ed soupira en posant une main contre son visage.

-J’en reviens pas… Qu’est-ce qui lui est passé par la tête ?

-La même chose qui te passait par la tête, toi aussi, murmura Winry en posant sa main contre le genou de son mari. Elle n’a pas eu tort sur ce coup-là, tu sais…

-Elle n’est pas obligé de me ressembler de partout… (Il soupira une nouvelle fois) Moi qui voulais lui offrir une vie normale… Elle est en train de s’attirer autant de problème que moi.

-Tu dois lui parler, Ed… Il y a des choses qu’elle ne comprendra seulement en lui en parlant…

-Je n’y arriverais pas.

Winry l’embrassa sur la joue.

-Je suis là et Edwin aussi… On va tous lui parler. Elle comprendra, tu verras… Je te le promet.


L’heure du repas venue, la mauvaise humeur de Rina semblait se sentir, puisqu’il régnait une certaine tension, à table. Le nez dans l’assiette, tout le monde gardait le silence. Ayame finit par le faire remarquer :

-Qu’est-ce qu’il se passe ? demanda-t-elle innocemment. Pourquoi personne ne parle ?

-Ça ne sert à rien de parler si on n’a rien à dire, grommela Rina.

Puis, elle releva la tête et fusilla son père du regard.

-...Ou rien à cacher, répliqua-t-elle sèchement.

Elle en avait déjà assez d’attendre. Il fallait qu’elle lâche tout.

Ed haussa un sourcil devant son regard noir.

-Qu’est-ce que je suis censé comprendre ? Tu as encore quelque chose à me dire ?

-A vrai dire, j’hésite… Je suis curieuse de savoir pendant encore combien de temps tu vas me faire tourner en bourrique.

Winry lança un regard inquiet à Ed et remarqua qu’il s’était crispé. Edwin, lui, se mordit la lèvre inférieure.

-Qu’est-ce que tu veux dire par là ? demanda Ed en essayant de maîtriser les tremblements de sa voix.

-Oh, ce n’est pas grand-chose, tu sais… Juste des histoires de transmutation humaine, Alchimiste d’État, pierre philosophale… Ça ne te dit rien, tout ça ?

Cette fois, le visage d’Ed blêmit. Elle savait... Elle savait tout !

-Tu… Tu sais ? Mais… Comment ?

-Pas par toi, en tout cas.

-Rina, intervint Winry, avant de juger ton père, laisse-le s’expliquer !

Rina se leva si brutalement que sa chaise tomba en arrière.

-Parce qu’il n’a jamais eu l’occasion de le faire, en seize ans ? D’ailleurs, je suppose que tu étais au courant de tout toi aussi et que tu l’as suivi dans tous ses mensonges ?

Au départ, elle n’avait pas eu envie de s’en prendre aussi à sa mère… Mais la colère avait pris le dessus, ainsi que ses mots. Elle ne se contrôlait déjà plus.

-Comment vous avez pu me faire une chose pareille ? rugit-elle ensuite.

-On avait pas le choix, Rina, lança Edwin.

Il tressaillit lorsque sa sœur le dévisagea, l’air choquée.

-ON ?! s’écria-t-elle. Edwin, ne me dis pas que tu étais au courant de tout, toi aussi !

Le cœur de Rina se serra. Edwin avait toujours été son complice, son confident, son bras droit... Il n'avait pas pu participer à ce mensonge ! Pas lui ! Et pourtant, Rina comprit que si, quand il détourna le regard et garda le silence.

-J’y crois pas, grogna-t-elle en sortant de la pièce.

-Rina, attends ! fit Ed en se levant pour la suivre.

La porte ne tarda pas à claquer. Ayame assistait à la scène, ne comprenant pas du tout ce qu’il se passait.

-Qu’est-ce que j’ai dis ? demanda-t-elle, étonnée.

Winry se força à lui sourire et posa rapidement une main sur sa tête avant de suivre Ed dehors. Quand elle fut sorti, Edwin se tourna vers Ayame.

-Ne t’inquiète pas. C’est une longue histoire, tu n’as rien à voir avec ça… C’est une conversation qu’on aurait dû avoir depuis longtemps, déjà.


-J’avais l’intention de t’en parler à ton retour ! dit Ed. Mais comment ça se fait que tu sois au courant ? Tu l’as appris des militaires ?

-Non, figures-toi que hier, pendant que mon colonel se faisait tué par l’un d’entre eux, j’ai réalisé qu’on n’en avait pas après moi, mais après toi ! Donc, j’ai lu tous les dossiers que je pouvais trouver sur toi dans les archives ! C’est toi qu’ils veulent et c’est pour ça qu’ils m’ont attaqué. Le message, c’était moi-même ! Depuis tout ce temps, je croyais que c’était à cause de moi que tous mes amis se faisaient attaquer alors qu’en fait, c’était toi ! Hiro et le colonel Jon sont morts à cause de toi, je mets tout le monde en danger depuis tout ce temps par ta faute ! Tout ça parce que je suis ta fille !

-Rina…

Winry sortit à son tour de la maison. Elle resta sur la terrasse et croisa nerveusement les bras, s’apprêtant à intervenir dès qu’il le fallait.

-Alors ? demanda Rina, la voix tremblante de colère. Tu comptais m’en parler quand, de la transmutation humaine que tu as faite avec tonton Al ? Du fait que c’est là que tu as perdu un bras et une jambe et tonton Al, son corps entier ? Que tu as été Alchimiste d’Etat pour trouver un moyen de régler tout ça ? Tu veux me faire croire qu’il n’y a pas eu un seul bon moment en seize ans pour m’en parler ? C’est sûr que c’est facile de me tenir éloignée de l’armée et de me garder enfermée ici afin d’être sûr que je ne l’apprenne jamais ! Tu sais ce que ça fait d’avoir l’impression de connaître quelqu’un par cœur et que du jour au lendemain, il s’avère être un parfait inconnu ? As-tu la moindre idée de ce que je ressens, en ce moment même ?

-Je sais que j’aurais dû t’en parler beaucoup plus tôt et que je n’ai aucune excuse, mais…

-Mais quoi ? Je n’en valais pas la peine, c’est ça ? Comme je suis moins mature et intelligente qu’Edwin, tu as cru que c’était mieux de te réinventer une vie ?

-Je croyais que c’était la meilleure chose à faire !

-Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai dis ou fais pour ne pas mériter le droit de tout savoir sur toi ?

-Tu… Je…

Il détourna le regard. Winry sentit son cœur se serrer en devinant ce à quoi il pensait. Elle descendit les marches de la terrasse et s’approcha d’eux.

-Il y a une raison, oui, déclara la mécanicienne, mais tant que tu seras dans cet état on ne va pas pouvoir en parler.

-Ben voyons ! Vous savez quoi ? Ça vous va bien de me faire la morale parce que j’ai mentis, mais vous tous, vous n’êtes pas mieux ! Et toi, papa, tu es de loin le pire !

-Justement, je suis ton père, Rina, répondit doucement Ed, c’est donc mon devoir et mon rôle de te protéger, même si ça signifie devoir de mentir,

Il amorça un pas dans la direction de sa fille, mais celle-ci s'empressa de reculer, comme si elle voulait garder le plus de distance entre elle et... cet imposteur...

-Eh bien je n'ai jamais autant regretté que tu sois mon père  ! cingla Rina.

Le visage d’Ed se décomposa. Winry, elle, fronça les sourcils, n’appréciant pas du tout la tournure de la dispute.

-Le Führer a raison : Depuis tout ce temps tu ne me protège pas, tu me pourri-gâte ! continua l’adolescente.

-Rina je te conseille de baisser d’un ton, maintenant ! gronda Winry.

Mais plus rien ne semblait pouvoir arrêter la colère et les mots de sa fille. Ed accusait le coup, sans ne rien dire... Trop blessé pour parler.

-Tu ne cesses de me rabâcher les oreilles au sujet des règles de l’Alchimie alors que toi, tu es le premier à ne pas les respecter ! Jusqu’à quand espérais-tu continuer à contrôler ainsi ma vie à ta guise, avec tout tes mensonges ? Quel droit te le permettait ?... J’ai tellement honte de t’avoir mis sur un piédestal durant toutes ces années, si tu savais à quel point je te déteste !

-Rina ! cria Winry.

Mais sa fille l’ignora et passa à côté de son père, puis de sa mère sans un regard pour eux. Elle rentra à la maison en claquant la porte derrière elle.

« OK jeune fille, tu vas voir de quel bois je me chauffe » grommela intérieurement Winry en retroussant ses manches.

Pour elle, la conversation était loin d'être finie ! Alors qu'elle allait s'avancer vers la maison, elle s'arrêta net lorsque qu'Ed murmura :

-C’est donc ça qu’elle pense réellement de moi...

Le cœur de Winry se serra lorsqu’elle vit à quel point il avait l’air chagriné.

-Ed, Elle ne le pensait pas.

-Bien sûr que si.

-Elle est juste en colère.

-Le regard qu’elle avait… Je ne le connais que trop bien, Winry. J’ai regardé mon père un bon moment avec ce même regard… Elle me hait.

Le visage grave, il pivota sur ses talons et partit sur le chemin de terre. Devinant où il allait, Winry le regarda s’éloigner avec un pincement au cœur. Puis, elle fit demi-tour et rentra dans la maison pour se diriger vers la chambre de sa fille, d’un pas décidé. Elle toqua à la porte et entra sans même attendre de réponse.

-Je n’ai pas envie de parler, annonça sèchement Rina dès que la porte s’ouvrit.

-Tant mieux, tu en as déjà assez dit, répliqua la mécanicienne du même ton. Crois-moi, à la place de ton père, je t’assure que tu te serais pris une gifle mémorable dont tu te rappellerai toute ta vie… S’il ne l’a pas fait, c’est que tu as dû vraiment le blesser.

-Tant mieux. Il comprend ce que j’ai ressentis, comme ça.

-Je vais mettre tes paroles sur le compte de la colère, en espérant que tu ne pensais absolument pas tout ce que tu lui as dit et que tu viennes t’excuser lorsque tu auras calmé tes pulsions d’adolescente en crise.

Rina leva enfin la tête vers elle et la regarda droit dans les yeux.

-Je pensais chacun de mes mots. Je ne m’excuserai pas.

Winry fronça les sourcils et, après un petit moment de silence, lâcha sèchement :

-Alors sache que, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginé qu’un jour tu me décevrais à ce point.


**

Ed ignora le frisson qui s’empara de lui lorsqu’une légère brise le caressa. Son regard était fixé sur le nom de « Pinako Rockbell », gravé sur la pierre froide et grise.

-Je n’ai jamais eu le temps de te pleurer, mamie, déclara-t-il presque dans un murmure. J’espère que tu ne m’en veux pas… Mais Winry et les enfants avaient besoin de mon soutient et je ne pouvais donc pas me permettre de me laisser aller… Tu nous manque, tu sais. J’ai besoin de ta sagesse… Tu aurais trouvé les mots justes pour nous guider et nous aider à trouver une solution pour Rina… Tu aurais su ce qui aurait été le mieux à faire, comme toujours...

Un sourire triste s’empara de ses lèvres.

-Mine de rien, Winry commence à vraiment tenir de toi... Au départ, elle n’était pas d’accord pour tous ces mensonges et j’aurais dû l’écouter… Tout comme toi, elle est la voix de la raison… Et ne t’inquiète pas pour la boutique, la relève est assurée. Ton arrière-petit-fils est un vrai petit génie de la mécanique !

Puis, il tourna légèrement la tête pour regarder les tombes de ses beaux-parents. Qu'ils pouvaient être fiers de leur fille ! C'était une mère et une épouse formidable.

-Continuez à veiller sur elle, s’il vous plaît…

Il avait l'impression d’être idiot à parler ainsi tout seul à voix haute, mais il avait envie de se confier et de lâcher tout ce qu’il avait sur le cœur. Alors, il pivota ses talons pour finalement se diriger vers les deux tombes qui lui tenaient le plus à cœur. Quand son regard croisa le « Van Hohenheim » qui était gravé sur la tombe, il resta silencieux un long moment, perdu dans ses pensées.

-Je me suis toujours promis que je serais un meilleur père que tu l’as été, finit-il par murmurer. Que je ne reproduirais jamais les mêmes erreurs que toi, que je donnerais tout l’amour paternel dont mes enfants avaient besoin, de ne jamais leur faire connaître la solitude et le sentiment d’abandon que tu nous as fait ressentir, involontairement… Je sais que je te ressemble autant physiquement que mentalement, mais j’espérais ne pas te ressembler sur ce point… Mais au final je suis pire que toi. Toi, au moins, tu t’es racheté sur la fin… Moi, je ne suis même pas sûr que ma fille me pardonne un jour.

Il s’accroupit et posa sa main contre la tombe.

-Je comprends ce que tu as ressentis, lorsque tu t’es rendu compte à quel point je t’en voulais et te méprisait… Se sentir détester par ses enfants est sûrement la chose la plus horrible qu’un père puisse ressentir… Et c’est seulement maintenant que je passe par là que je réalise ce par quoi je t’ai fait passé… Je suis désolé, papa… Tellement désolé…

L’ex-Alchimiste soupira et se redressa. Il se sentait comme un petit garçon qui avait besoin d’être rassuré par ses parents… Il avait envie qu’ils soient là, de les entendre lui dire qu’il avait fait les bons choix pour protéger sa famille et qu’il était un bon père…

-S’ils me veulent, alors je vais y aller. Je ne sais pas à quoi m’attendre, là-bas, alors au cas où, préparez-vous à m’accueillir plus tôt que prévu, papa, maman.

Si c'était pour protéger ses enfants, il n'avait pas peur d'y laisser sa vie.


**

-Ed ! soupira de soulagement Winry, lorsque son mari rentra enfin.

Elle s’empressa de se blottir contre lui.

-Où est-elle ? demanda doucement Ed en enlaçant sa femme.

-Dans sa chambre…

-Et Edwin ?

-Il bricole dans l’atelier… Et avant que tu ne me le demande, Ayame est dans le salon !

Ed sourit et serra plus fort sa femme dans ses bras. Il pencha la tête et lui déposa un baiser sur la tête. Au passage, il en profita pour enfouir son visage dans les cheveux blonds de Winry, respirer leur odeur...

-Tu vas partir, n’est-ce pas ? murmura celle-ci, connaissant Ed par cœur.

-Je sais que je t’ai promis de ne plus jamais partir, mais il le faut…

-Oui, je sais… Mais tu reviendras, n’est-ce pas ?

Ed ne put s’empêcher d’avoir un sourire en coin. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas fait ce rituel. Comme Winry avait lever la tête pour lui parler, il posa son front contre celui de la mécanicienne.

-Je vais tout faire pour.

Le cœur de Winry se serra. Ce n’était pas ça qu’il était censé répondre…

Il n’était pas sûr de revenir et elle le comprit. Alors, elle se crispa et se blottit plus fort contre lui.

-Je suppose que tu ne vas rien dire aux enfants ? murmura-t-elle d’une voix tremblante, signe qu’elle avait les larmes aux yeux.

-Je crois que Rina n’a plus envie d’entendre quoi que ce soit venant de moi ou en rapport avec moi… (Il soupira) Non, je vais seulement prévenir Edwin.


-Je peux t’interrompre quelques minutes ? fit Ed en entrant dans l’atelier.

-Bien sûr, répondit Edwin en posant ses outils. J’ai essayé d’aller parler à Rina, mais elle n’a jamais voulu ouvrir sa porte.

-Si tu veux mon avis, elle ne va pas vouloir l’a rouvrir avant un petit moment… Je suis vraiment désolé de tout ce que je vous fais subir.

-Tu as fais ce que tu croyais bon pour elle et maman et moi on savait parfaitement dans quoi on s’embarquait avec un tel mensonge… Sinon, tu peux être sûr que maman t’aurais fait comprendre depuis longtemps que c’était une mauvaise idée et qu’il fallait arrêter.

-Ça faisait déjà un moment que vous me disiez de lui dire la vérité… Je ne vous aie pas écouté.

-Parce que c’était loin d’être une chose facile à faire, surtout qu’il y avait une chance sur deux pour qu’elle réagisse comme ça… Bref, tu voulais me parler d’autre chose, je suppose ?

-Oui, je vais à Central pour régler ce problème une fois pour toute et… Écoute, je n’ai aucune idée de ce à quoi je dois m’attendre alors… Je veux que tu te rappelles… Ce dont on a déjà discuté à plusieurs reprises, toi et moi.

-Tu ne penses pas réussir à revenir ? demanda Edwin en devenant pâle.

-Je ne suis sûr de rien… (Il fouilla dans sa poche) Je suis désolé que le sale boulot te revienne toujours mais… S’il m’arrive quoique ce soit, je veux que tu fasses ce qui était prévu. Vu que ta sœur a tout apprit, il faudra qu’elle apprenne… Le reste.

Il lui tendit une petite clé. Edwin l’a prit d’une main tremblante. Il regarda la clé un bon moment, avant de secouer la tête.

-Quand tu reviendras, je te la rendrais et tu lui diras tout de vive-voix. Maman et moi, on sera près de toi pour t’aider.

Ed sourit. Son fils ne semblait pas douter une seule seconde de sa réussite. Alors, il l’enlaça et le serra fort contre lui.

-Prend bien soin de Winry, Rina et Ayame pendant mon absence, je te les confie. Je t’aime fiston.

-Je t’aime aussi, papa… Fais attention à toi.


Alors qu’il allait partir, Ayame interpella Ed au moment où il abaissait la poignée de la porte.

-Regarde ! J’ai fait comme tu m’as dit et j’ai commencé à raconter mon histoire en dessin !

-Oh, c’est vrai ?

Il attrapa les premières feuilles et les regarda, un sourire amusé aux lèvres. Tout à coup, un dessin attira particulièrement son attention. Il s’accroupit pour se mettre à la hauteur de la fillette et lui désigna le dessin. Il y avait deux bonhommes, un garçon et une fille -sûrement Hiro et Ayame. Le garçon tenait un étrange objet rouge dans la main.

-Dis-moi, tu peux m’expliquer celui-là ? demanda Ed en désignant le dessin.

-Bien sûr, c’est quand grand-frère Hiro a eu son travail ! Il est rentré à la maison avec une pierre trop jolie ! Elle était toute rouge ! Et il m’a dit que grâce à son travail, il allait pouvoir trouver une pierre encore plus jolie que celle-là. Je voulais qu’il me la donne mais il m’a dit qu’il ne pouvait pas la garder, qu’on la lui avait seulement prêtée.

Ed et Winry sursautèrent et échangèrent tous deux un regard interloqué.





Commentaire de l'auteur Beaucoup de tension, je vous avais prévenue ! Rina sait désormais tout et ce pauvre Ed n'a pas eu le temps d'en placer une... A partir de là, nous attaquons l'avant dernier « arc » de la fanfic. Ed décide donc d'agir et de mettre son grain de sel. Seulement, comme vous avez pu le remarquer, lui-même ne semble pas très optimiste...

Réponse aux commentaires précédent :

Caramel-mou : Haha et les autres chapitres promettent d'être tout aussi intense ! On se rapproche de la fin petit à petit, donc le rythme s'intensifie ! Tu as eu du mal à t'endormir ?! A ce point ? Oo Je trouve leur relation mignonne dans le mangas moi, à Roy et Riza ^^
Alors ce n'est pas que je ne veux pas répondre, c'est que si je veux que tu gardes un maximum la surprise je ne peux pas te le dire ! Et comme je VEUX que tu gardes un maximum la surprise... Mais tu as bien compris, Edwin sait effectivement de son père contrairement à Rina. Il y a bien une raison... Mais tu le sauras plus tard (et c'est d'ailleurs la plus grosse révélation de la fic... Je trouve ^^, donc hors de question de te le dévoiler, héhé)

Le prochaine chapitre est dans DEUX semaines, tout comme je vous préviens depuis quelques semaines maintenant. Le chapitre 26 se nomme : La dernière fois que tu es partis 1 / 2 et ça va partir sur un petit flash-back mais pas si hors-série que ça en a l'air. Donc patience !
Je suis triste de vous dire ça mais... A dans deux semaines !
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