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Changement d'adresse IP non prévue
 par   - 7 lectures  - Aucun commentaire

Fanfic Fr a été inaccessible suite à un changement d'adresse IP non prévu.
Le changement a été fait sans me prévenir, ce qui fait que les serveurs DNS n'étaient pas à jour et continuaient à rediriger vers l'ancienne adresse.

 

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 851 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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FullMetal Alchemist

La légende de l'Alchimiste
[Histoire Terminée]
Auteur: Jill Kuchiwa Vue: 10016
[Publiée le: 2016-02-24]    [Mise à Jour: 2017-05-22]
G  Signaler Action-Aventure/Amitié/Tranche de vie Commentaires : 83
Description:
Il est l'heure de faire place à la génération suivante.
Lorsque Rina Elric, digne fille de son père, veut trouver par tous les moyens ce pour quoi elle est faite et quel est véritablement son destin, elle ne se doute pas une seule seconde des choses, bonnes et mauvaises, qui l'attendent... Et que va tout changer. Autant pour elle que pour son entourage.

L'histoire est divisée en 44 chapitres + prologue et épilogue.

ATTENTION : Si vous ne voulez pas être spoiler, tâchez d'avoir fini le manga ou l'anime "FMA Brotherhood"... Promis, un jour je ferais une fic dont même ceux qui n'ont pas finis le manga pourront lire !
Crédits:
Aloooooors, comment dire... Il y a beaucoup de personnages n'à moi, rien qu'à moi !
Les autres personnages et l'univers dans lequel ils évoluent, viennent de l'oeuvre originale de Hiromu Arakawa, que je ne remercierais jamais assez d'avoir créer "Fullmetal Alchemist".
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  Commenter ce chapitre 

Le temps des explications

[5597 mots]
Publié le: 2016-07-01Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Yosh ! Aujourd'hui, c'est un chapitre de 9 pages qui vous attend ! Ça faisait longtemps... En effet, ça tournait souvent autour de 7 pages ces derniers temps.
Par contre accrochez-vous parce que ça commence assez fort !
Bonne lecture.

Lorsqu’Edward et Rina entrèrent, ce fut Edwin qui les accueillit. Alors qu’il s’apprêtait à parler, son regard tomba sur Ayame, qui dormait dans les bras d'Ed et son visage se décomposa.

-Euh… J'ai raté quelque ? s’étonna-t-il.

En entendant la voix d'Edwin, Ayame ouvrit les yeux. Elle fronça les sourcils en découvrant ce lieu qu'elle ne connaissait pas.

-C’est une longue histoire, soupira Rina.

La petite rouquine se mit à regarder autour d'elle d'un air paniqué, cherchant ces repaires.

-Tout va bien, rassura Ed. Tu es chez nous. C'est là que tu vas habiter quelques temps.

-Quoi ? ne comprit pas Edwin.

Il était définitivement perdu. Winry arriva enfin vers eux et fronça les sourcils à la vue d’Ayame, aussi intriguée que son fils.

-Qu’est-ce qu’il se passe ? D’où vient cette petite fille ? demanda-t-elle.

Rina se crispa et détourna le regard, sentant déjà les larmes lui monter aux yeux. Ed le remarqua et se tourna vers elle, tout en posant Ayame au sol.

-Tu peux l’emmener dans ta chambre afin qu’elle s’installe ?

Un immense soulagement envahit l’adolescente. Son père avait compris qu’elle n’avait pas le courage d’entendre l’histoire une nouvelle fois et de plus, cela permettrait également d’éloigner Ayame. Rina regarda tristement la fillette.

« Combien de temps allons-nous réussir à le lui cacher ?... Et comment allons-nous le lui annoncer, lorsque viendra le moment ? » s'inquiéta-t-elle intérieurement.

Dès que les filles furent enfermées dans la chambre, Ed expliqua la situation à Winry et Edwin. Il raconta d’abord rapidement le combat de Rina qui s’était mal finit et conclut par la découverte de la mort de Hiro. A la fin du récit, Winry avait plaqué sa main contre sa bouche avec effroi, et Edwin était rongé par la culpabilité. D’ailleurs, quand ce dernier sentit son père le fusiller du regard, il abaissa instinctivement les yeux, comme pour essayer de fuir sa colère... En vain, évidemment. Quand Ed était en colère, rien ni personne ne pouvait lui échapper…

-D’ailleurs, Edwin… Tu n’as rien à me dire ?

-Papa, je sais que tu es en colère, mais…

-Je t’avais dit de me prévenir si tu savais quelque chose, gronda Ed, d’un ton sec. Est-ce que tu te rends compte qu’elle a failli y passer, encore une fois ? Ne devais-tu pas veiller sur elle ? (Sa voix était plus forte, au fur et à mesure qu’il parlait) Quand je parle de solidarité ce n’est pas seulement de partager un secret ! Mais enfin, quand est-ce que vous apprendrez cette notion, bon sang ?!

-Papa…

-Je te faisais confiance, Edwin. Tu m’as énormément déçu.

Edwin se crispa, ces paroles lui faisant l’effet d’une gifle.

-Ed, ne sois pas si injuste, tenta Winry.

Mais il l’ignora et passa à côté d’Edwin, sans un regard pour lui, pour se diriger vers son bureau. L’adolescent, lui, gardait sa tête basse.

-Va aider ta sœur à installer un matelas dans sa chambre pour la petite, ajouta Ed d’un ton toujours aussi ferme. J’espère que je peux au moins compter sur toi, pour ça.

Sur ce, il ferma la porte derrière lui.

-Je vais aller lui parler, déclara Winry après avoir regardé son fils avec inquiétude.

Edwin ne répondit pas. Alors sa mère lui pressa doucement l’épaule.

-Tu sais comment il est, c'est ça façon de gérer ce qu'on vient d'apprendre, murmura-t-elle. Laisse-lui le temps de se calmer... Tu verras que demain ça ira déjà beaucoup mieux.

-Je ne crois pas que ça va être aussi simple, cette fois...

-Je le connais, je suis sûre qu'il s'en veut déjà de t'avoir dit tout ça.

-Il n'a pas à s'en vouloir... (Il croisa le regard de sa mère) Il a raison sur toute la ligne.

Winry le regarda monter les escaliers, le cœur serré. Puis, il se plaça devant la porte du bureau et prit une grand inspiration.

-C'est partit, s'encouragea-t-elle en ouvrant la porte.

**

Dès qu’Edwin entra dans la chambre, Rina lui fonça dessus pour le serrer dans ses bras.

-Edwin ! Je suis tellement désolée ! Quand j’ai vu papa débarquer j’ai cru que c’était parce que tu lui avais tout dis et donc je lui aie demandé si c’était bien toi qui lui avais dit et, et… Oh Edwin, je suis tellement, tellement désolée ! Je ne voulais pas, je te le jure !

-Je ne t’en veux pas, tu avais toutes les raisons du monde de croire que c’était moi…

-J’ai entendu papa te parler… Je ne voulais surtout pas qu’il s’en prenne à toi et… Je suis si désolée… Mais il n'y avait que toi qui étais au courant ici, alors j'ai cru que... Je suis désolée !

Edwin eut un petit sourire triste et ébouriffa doucement les cheveux blonds de sa sœur.

-Je ne regrette rien, frangine mais… disons que j’aurai préféré qu’il ne t’arrive rien… J’étais d’accord pour garder le secret parce que tu m’as certifié que tu ne risquais rien.

-Et c’était vrai. C’était un accident… Un piège… Et j’ai foncé dedans la tête baissée.

Edwin s’apprêtait à demander des détails à sa sœur, quand son regard tomba sur Ayame.

-Tu m’expliqueras plus tard. En attendant, je vais t’aider à tout installer pour ta petite protégée.


**

Ed était assis, accoudé à son bureau et soutenant sa tête grâce à ses mains. Si ses paroles avaient blessées Edwin, prononcer ces mots avait été tout aussi douloureux pour lui. Et au fond, tout était de sa faute, à lui... Il aurait dû être encore plus vigilant. Il n'aurait jamais dû passer à côté de ça, jamais ! Furieux, il donna un coup de poing sur le bureau, puis un deuxième, un troisième…

-Fais chier, fais chier, fais…

Il s’interrompit lorsqu’une main se plaqua sur son poing pour stopper son geste.

-Arrête, ordonna froidement Winry.

-Je voulais à tout prix éviter qu’elle se retrouve là-dedans.

-Ed, est-ce que tu te rends compte du nombre de choses que tu veux éviter ?

-Tu veux me faire croire que l’idée d’avoir pu la perdre ne te fais pas peur ? Que tu n’aurais pas préférée éviter ça ?

-Si, j’aurai préférée… Mais tu ne peux pas la garder enfermer indéfiniment ici ! Tu ne peux pas toujours la protéger du danger !

-Bien sûr que si, je dois en être capable !

-C’est ta fille, pas une poupée de porcelaine ! Elle est moins fragile que ce que tu crois et tu le sais. Ce qu’elle a vécu va justement l’aider à grandir et s’endurcir, exactement comme ça l’a fait pour toi.

Ed lui lança un regard noir et frappa violemment son bureau de ses mains avant de se relever, renversant sa chaise derrière lui.

-Je n’ai jamais voulu qu’elle devienne comme moi ! rugit-il.

Le sang de Winry ne fit qu’un tour. Piquée au vif, elle leva la main et gifla Ed de toutes ses forces.

-Espèce de crétin ! Ça va pas de dire des choses comme ça ? s’écria-t-elle, hors d’elle. Je te connais quand même un minimum, Ed ! Elle est comme toi et il n’est pas difficile pour moi de remarquer que, bien sûr que si, c’est ce que tu veux ! Si ce n’était pas le cas, pourquoi est-ce que tu as cette lueur de fierté dans les yeux à chaque fois qu’elle dit ou fais quelque chose que toi-même tu aurais dit ou fais ? Tout le monde l’a remarqué, imbécile !

Elle avait parfaitement raison, et Ed le savait… Choqué, l’ex-Alchimiste porta machinalement une main sur la joue giflée. Elle était brûlante, tant le coup fut fort. C’était la première fois qu’elle levait ainsi la main sur lui (sans tenir une clé anglaise, bien sûr).

-Ce n’est pas parce que tu es en colère comme jamais contre le monde entier qu’il faut dire des choses aussi stupide ! continuait Winry.

-Je ne suis pas en colère contre tout le monde, s’opposa Ed d’une voix tremblante.

-Alors contre qui ?

En le voyant se crisper et serrer fort les poings, une vague de satisfaction envahit la mécanicienne. Elle connaissait son mari. Avant, elle avait peur de ne pas réussir à maîtriser sa colère -bien qu’il soit rarement dans un état aussi extrême- mais aujourd’hui, elle n’avait plus peur. Elle savait comment Ed fonctionnait. Pour que ce soit possible de discuter avec lui, il fallait d’abord qu’il libère tout la rage en lui. Et pour cela, il fallait se montrer plus têtu que lui ou trouver les bons mots. Des choses que Winry arrivait désormais à maîtriser encore mieux qu’Alphonse.

Et là, Winry avait réussi avait réussie à trouver les bons mots. Vu sa réaction, elle avait touché la corde sensible. Elle, elle savait la réponse à sa question… Mais il fallait qu’Ed l’admette lui-même.

-Je ne sais pas, grommela ce dernier en détournant la tête.

-Contre Edwin ?

-Bien sûr que non.

-Rina ?

-Non…

L’irritation se lut sur son visage.

-Alors… Contre moi ? insista Winry.

-Non, non ! Je…

Il tourna enfin de nouveau le regard vers Winry. Un éclair passa dans ses yeux et il frappa à nouveau son poing sur le bureau.

-Je suis simplement furieux contre moi-même !

Puis, il se détendit, comme si tous ses muscles se relâchèrent en lui. On aurait dit qu’il était vidé d’un poids qu’il gardait en lui depuis longtemps. Winry le remarqua et conclut qu’il était désormais d’entamer calmement la discussion avec lui. Elle s’avança et déclara, d’une voix plus adoucie :

-Que tu le veuilles ou non, Rina est comme toi et je sais que tu en es extrêmement fier, tu ne peux pas le cacher. Et Edwin... Tu es un vrai modèle pour lui, si tu savais à quel point il t'admire... Il te ressemble beaucoup lui aussi, tu sais… Et c’est pour ça que je les aime autant, tous les deux.

En entendant ces paroles, Edward leva la tête et croisa son regard. Plus aucune trace de colère n’y brillait. Il écoutait attentivement les paroles de Winry.

-Je ne veux pas qu’elle ait la vie que j’ai eus, dit-il doucement. Ni qu’elle vive ce que j’ai vécu… et si je suis aussi furieux, c’est parce que je sais que j’ai échoué.

-Idiot, soupira Winry avec un sourire triste.

Elle entoura le visage d’Ed de ses mains, afin d’attirer sa tête pour la poser dans le creux de son épaule et lui caressa ensuite doucement les cheveux.

-Tu n’as pas échoué, déclara la mécanicienne avec douceur. C’est juste que Rina à besoin de voir le monde, aussi dangereux soit-il… Tu ne peux changer ça. Ce n’est pas une histoire de faiblesse ou d’avoir échoué, mais simplement parce que c’est dans ses gênes, dans son sang. Quelque part, c’est drôle parce que tu ressens ce que moi j’ai ressenti durant toutes les années où tu as voyagé. Moi aussi, je ne cessais d’avoir peur de vous perdre, toi et Al… Moi aussi, j’aurai aimée vous faire éviter tout danger risquant de vous faire du mal ou îre… Et encore dis-toi que je n’ai eu aucune nouvelle de vous pendant trois ans, au départ, quand vous êtes partis… Pourtant, je vous ai toujours laissés repartir, parce que je savais que c’était ce que vous deviez faire.

Elle sourit lorsqu’Ed lui enlaça la taille, tout en blottissant davantage sa tête dans le creux de son épaule.

-Vous n’avez cessé de vous retrouver dans des situations dangereuses, tous les deux… Mais vous vous en sortiez toujours et reveniez toujours encore plus fort que la fois d’avant… Et maintenant que je n’ai plus à avoir peur pour toi, je me retrouve à devoir être effrayée pour elle, désormais… Et pourtant, je la laisserais toujours repartir, si tel est son souhait. Edwin l’a déjà compris et c’est pour ça qu’il ne l’en a pas empêcher et ne t’en a pas parler.

-Tu crois que je m’y prends mal depuis le début, avec elle ?

-Que tu t’y prennes bien ou mal, tu as toujours fait ce que tu croyais être juste et c’est pour ça que je t’ai toujours soutenu et te soutiendrais toujours… Tout comme je soutiens Edwin, parce qu’il a cru faire ce qui était juste, lui aussi… Elle a vécu des choses très difficiles là-bas...Mais je te parie que lorsqu’elle aura surmonté ça, elle voudra y retourner... Ed, je pense qu’il est temps que tu la laisses vivre sa vie et faire ses propres expériences, pour son bien.

-Elle n'a que seize ans, rappela Ed.

-Rappelle-moi à quel âge tu es partis de Resembool, toi ?

-Ce n'est pas la même chose. Et puis... Je ne veux pas laisser partir ma petite fille…

Winry pouffa.

-Parce que tu crois que j’ai voulu laisser partir le fanatique d’Alchimie que tu es, durant toutes ces années ?

-Je t’ai fait endurer tant de choses que ça ? demanda Ed en relevant la tête pour croiser son regard.

-Oh oui ! s’esclaffa Winry en l’embrassant. Mais ça valait le coup puisque tu es devenu l’homme de ma vie et le Papa-poule de mes enfants…

Elle sourit lorsqu’Ed lui rendit son baiser.

« Qu’est-ce que je ferai, sans elle ? » se demanda-t-il quand il regarda sa femme avec une immense tendresse.

-Je t'aime, murmura-t-il.

Winry frissonna en entendant ces mots. Elle ne les entendaient pas si souvent que ça, Ed n'étant pas à l'aise avec ce genre de déclaration... Lorsqu'il le disait, c'était qu'il en ressentait vraiment le besoin, ou qu'il sentait que Winry désirait vraiment l'entendre.

-Moi aussi... Mais pour la énième fois, à l'avenir, parle-moi au lieu de toujours tout garder en toi, comme ça... Ça ne fait que de te pourrir la vie... Idiot, conclut-elle en soupirant.

Elle sourit lorsqu'Ed l'embrassa sur la joue, comme pour sceller un accord.


**

-Tout se passe bien ici ? demanda Winry en entrant dans la chambre de Rina. Je t’ai amené un pyjama pour Ayame, heureusement que je n’ai pas jeté tous tes anciens vêtements... D’ailleurs, où est-elle ?

-Comme elle n’avait d’yeux que pour la baignoire, je lui aie fait couler un bain. Elle était toute contente !

Winry sourit et vint s’asseoir sur le bord du lit de Rina, à côté de cette dernière.

-Dis donc, Elysia avait raison, une vraie petite maman…

-Non, je dirais plus qu’elle est comme une petite sœur… (Elle soupira et croisa le regard de sa mère) Ça a l’air d’avoir chauffer en bas…

-Il avait juste besoin de se lâcher un peu… Et entre nous, il avait une bonne raison d’être furieux, tu ne trouves pas ? Moi-même, je suis en colère contre toi… C’est un sacré mensonge que tu nous as fait, Rina. Je me répète mais comment veux-tu que j’arrive à convaincre ton père de te laisser plus de liberté si tu fais ce coup-là à chaque fois qu’on te laisse seule ? On va finir par ne plus te faire confiance… J’ai peur à l’idée de te laisser seule quelque part maintenant, moi aussi.

L’adolescente baissa la tête, honteuse.

-Je sais que j’ai abusé de votre confiance mais… Je savais que vous refuseriez si je vous disais que je voulais entrer dans l’armée. Il fallait au moins que j’essaye, je pensais que c’était le métier fait pour moi.

-Tu comptais nous l’apprendre quand ?

-Après le mois d’essai. Que je le réussisse ou non.

-Et c’est toujours ce que tu veux faire ? demanda Winry avec douceur.

-Tu sais, je n’ai jamais vraiment eu une idée de ce que je voulais faire. Pour Edwin, c’est simple, depuis le jour où il a touché à un auto-mail, son avenir était tout tracé mais moi… Tout ce que j’aime, c’est l’Alchimie. Et comme Alchimiste d’Etat est le seul métier où tu peux faire de l’Alchimie… Mais maintenant, je ne sais pas… Je… J’ai l’impression que je suis un peu perdue maintenant que j’ai découvert une facette de ce monde, que j’ignorais… Je ne sais pas si je suis vraiment destinée à faire ça…

-Ton destin se fera par rapport à tes choix, Rina. Et selon les choix que tu fais, tu peux devenir ou faire tout ce que tu veux… Pour le moment, ton avenir te semble peut-être flou mais tu verras qu’un jour, tout te semblera claire comme de l’eau de roche.

-C’est l’impression que j’ai eu lorsque j’ai songé à faire Alchimiste d’Etat.

-Alors, tu as bien fait d’essayer… Mais ça aurait été mieux en nous en parlant avant. Nous aurions sûrement refusé, oui. Mais ce n’est pas pour ça que tu aurais dû nous mentir. Il ne suffisait pas seulement de nous dire « C’est ce que je veux faire ! », tu aurais dû essayer de nous convaincre, de nous expliquer ton choix, ce que tu attendais de ce métier, tout. Nous montrer que tu y avais longuement et mûrement réfléchis et que ce n’étais pas qu’un simple coup de tête. C’est ça que ton père veut dire par « être responsable », c’est ça qu’il attend de toi. C’est comme ça qu’il te fera confiance et te laissera sereinement partir… D’ailleurs, en parlant de responsable, tu as toujours ce petit chien si craquant ?

-Oui, je l’ai appelé Nori… Mais il est resté à Central quand papa est venu me chercher… Je crois qu’il vaut mieux que je ne le lui dise pas toute de suite…

Winry fronça les sourcils.

-Fais attention, tu as vu ce que ça faisait les mensonges…

-Je sais… (Elle soupira) Je le lui dirais pour Nori mais là, je préfère vraiment attendre... Je suppose qu'il veut me voir, justement ?

-Ton père aura une discussion avec toi, oui… Mais pas ce soir… Peut-être demain ou après-demain. Il veut te laisser tranquille, pour le moment, afin que tu reprennes tes esprits…

Les larmes montèrent aux yeux de Rina.

-Je sais que des gens meurent tous les jours mais quand c’est quelqu’un que tu as côtoyé et qui avait en plus le même âge que toi… C’est dur…

Winry l’enlaça tendrement et la serra fort contre elle. Rina étouffa un sanglot et ferma les yeux pour savourer l’étreinte.

-C’est toujours dur d’affronter la mort d’un être vivant, murmura Winry. Nous avons vécu cette situation avec Ed et on sait ce que tu traverses. Mais nous sommes là pour toi… Que tu nous déçoives ou qu’on soit en colère contre toi ne changera jamais le fait que nous t’aimons de tout notre cœur, tout comme ton frère.

-C’est de ma faute s’il s’en est pris à Edwin... C’est moi qui aie insisté pour qu’il garde le secret, mais comme il déteste mentir, je ne croyais franchement pas qu’il tiendrait aussi longtemps… A tel point que j’ai tout de suite cru que c’était lui qui m’avait dénoncé et du coup, j’ai demandé la confirmation à papa, comme une idiote…

-Comment il va ?

-Pas très bien, soupira Rina. Tu crois que ça va aller entre lui et papa ? Si ce n’est pas le cas, je ne me le pardonnerai jamais…

-Oui, ça va aller, assura la mécanicienne en se relevant. En attendant, je vais justement aller voir Edwin… (Elle soupira) J’aurai décidément fait le tour de toute la maison, ce soir !

Rina redressa la tête et, en voyant les cernes sous les yeux de sa mère, son cœur se serra.

-Tu sais, fit Rina lorsque sa mère abaissait la poignée de la porte pour sortir, tu n’arrêtes pas de dire que papa est le pilier de la famille… Pourtant, tu es toujours là, au milieu de nos histoires, a toujours tout faire pour nous garder unis, nous parler, nous réconforter, nous aider à recoller les morceaux… Papa est certes le chef de la famille, mais en vérité, le pilier, c’est toi.

-Hum… A bien réfléchir, je dirais que nous sommes tous des piliers. Nous sommes une famille unie et nous cherchons tous à rester souder en cas de problème.

-Mais c’est toi, qui nous tiens tous en équilibre.

-Non. Je vis pour mes enfants et mon mari… Je suis en équilibre sur vous. De ce fait, si l’un de vous trois tombe, je m’effondrerai aussitôt… Alors, fais attention à toi, conclut-elle avec un clin d’œil.

Elle fit demi-tour pour se rapprocher de Rina, et embrassa cette dernière sur le front.

-Je t’aime, ma chérie… Ne l’oublie jamais, chuchota-t-elle.


~*Deux jours plus tard*~


Alors qu’Ed allait monter les escaliers pour aller voir Rina dans sa chambre, son regard tomba sur Ayame. La fillette était dans le salon, en train de dessiner sur la table basse. Ed changea alors ses plans et se dirigea vers elle.

-Coucou Ayame ! Qu’est-ce que tu dessines ?

La petite lui fit un grand sourire et lui montra sa feuille.

-Oh, mais c’est toi ! fit-il en attrapant le dessin. Tu as une belle robe, dis donc !

-Oui, je me suis dessiné en princesse ! Ma maman me racontait pleins d’histoires de princesse et me disait qu’elles avaient toujours de belles robes. J’aimerais bien être une princesse, moi aussi !

-Eh bien qui sait, si un jour tu rencontres un prince charmant, tu en deviendras une !

Ayame pouffa.

-Ça existe pas les princes charmant et les princesses, de toute façon, s’esclaffa-t-elle.

-On en reparlera le jour où tu auras un amoureux, princesse ! répondit Ed en lui faisant un clin d’œil.

-Ed ! appela Winry en ouvrant la porte d’entrée. Tu peux venir m’aider ? Je suis un peu chargée !

Le visage d’Ayame se rembrunit dès qu’elle entendit la voix de la mécanicienne. Mais Ed ne le vit pas et rejoignit Winry. Il ouvrit grand les yeux en voyant tous les sacs rempli à ras-bords que tenait sa femme, qui revenait des courses.

-Tu as prévu de nourrir le voisinage ou quoi ? s’étonna-t-il.

-N’oublie pas qu’on a une bouche de plus à nourrir.

-Oui mais ce n’est qu’une enfant !

-Oui mais je ne sais pas ce qu’elle aime, donc j’ai pris un peu de tout !

En passant devant le salon, elle remarqua Ayame.

-Qu’est-ce que tu fais ? demanda la mécanicienne en souriant gentiment à la fillette.

Mais cette dernière lui lança un regard noir.

-Rien de spécial, grommela-t-elle en cachant son dessin.

Ed fronça les sourcils, surpris. Ce n’était pas la première fois qu’elle parlait comme ça à Winry… Elle ignorait considérablement Edwin, aussi.

La mécanicienne soupira de lassitude et se dirigea dans la cuisine pour commencer à ranger ses courses.

-Laisse-lui le temps, murmura Ed, ce n’est pas facile pour elle non plus.

-Je sais…

L’ex-Alchimiste eut un petit sourire et embrassa sa femme dans le cou, avant de se décider à aller voir Rina.


-On peut parler ? demanda aussitôt Ed en entrant dans la chambre de sa fille.

Celle-ci hocha la tête. Le moment était venu…

-Ecoute…, continua son père en s’asseyant au bord du lit, je sais que c’est dur pour toi ces derniers temps… Mais j’ai besoin de savoir ce qui t’es passé par la tête… Savoir une bonne fois pour toute ce que tu as dans le crâne.

-Papa… Je sais que tu es très déçu et en colère contre moi… Je sais aussi que c’était mal de faire ça dans ton dos mais c’était plus fort que moi, il fallait que j’essaye… Je savais que tu chercherais à m’en empêcher et c’est pour ça que j’ai procéder comme ça… Donne-moi n’importe quelle punition, mais laisse Edwin en dehors de ça. Il n’y est pour rien dans cette histoire, il a même essayé de me dissuader d’y aller mais ma décision était prise… Je suis vraiment désolée…

-Tu n’aurais jamais dû mêler ton frère à ça.

-Oui, mais je crois que je savais que je m’apprêtais à faire quelque chose de mal, et j’avais besoin de me confier à quelqu’un.

Il ne pouvait blâmer sa fille sur ça. Alphonse a été son meilleur confident pendant de si longues années. Il comprenait mieux que quiconque ce besoin de se confier à son frère.

-Soit… Mais pourquoi Alchimiste d’Etat ? Être Alchimiste n’est pas un jeu et se battre non plus… Bien sûr que j’aurai refusé que tu ailles dans l’armée… Comment t’es venue cette idée ?

Rina prit une grande inspiration et lui raconta ce qu’elle avait ressenti après avoir aidé à rattraper son erreur et rattraper le charlatan.

-… J’étais vraiment heureuse d’avoir servi à quelque chose, de m’être sentit utile. Je me suis rappeler ensuite des Alchimistes d’Etat à Amestris et j’ai voulue essayer. Je savais que maman et toi refuseriez mais je devais essayer pour savoir si ça me plaisait. C’est facile pour Edwin, il a toujours su qu’il serait mécanicien mais moi, la seule chose que je sais faire c’est de l’Alchimie...

-Ton métier ne doit pas obligatoirement avoir un rapport avec ce pour quoi tu es douée, tu sais.

-Oui mais peu importe ce que je décide de faire, tu refuseras toujours de me laisser partir de toute façon ! Tu sais, je suis vraiment heureuse pour Edwin mais aussi tellement jalouse du fait que lui, tu acceptes de le laisser partir et pas moi… En te mentant et en faisant ça dans ton dos, je crois que je voulais aussi te prouver que j’étais vraiment motivée…

Elle suivit les conseils de sa mère et expliqua à Ed ce qu’elle attendait de ce métier. Edward écouta attentivement sa fille, sans jamais l’interrompre.

-… Je savais que je serais confrontée à la mort mais… Pas d’un de mes amis… Je pensais être capable de les aider, de les protéger, mais… Comment aurais-je pu alors que je me suis fait battre à plate couture, l’autre jour ?

Les larmes aux yeux, elle détourna le regard.

-Je n’arrête pas de me dire que j’aurais dû être là pour eux mais d’un autre côté, ça se trouve je ne les aurais été d’aucune aide… Je croyais que j’étais forte, mais… Depuis que ce type m’a battue, je me sens lamentable…

Le cœur d’Ed se serra. Il ne connaissait que trop bien ce sentiment, cette sensation d’impuissance pour l’avoir déjà vécu… Cet événement l’avait marqué à vie.

Le visage inondé de larmes de Rina se tourna de nouveau vers lui pour plonger ses yeux bleus dans ses yeux dorés.

-Est-ce que tu crois que j’aurais pu les protéger ? Est-ce que tu crois que… j’aurais pu empêcher tout ça ?

-Viens avec moi, on va prendre l’air, répondit simplement Ed.


Après avoir marché pendant un moment, Ed s’assit dans l’herbe et invita sa fille à l’imiter en tapotant le sol de sa main.

-Est-ce que je t’ai déjà raconté d’où vient ton prénom ? Enfin, une partie de ton prénom…

-Hum… Non, je ne crois pas, répondit Rina après avoir réfléchit. Il y a une raison particulière ? Je croyais que c’était parce que vous l’aimiez bien.

-En fait, c’est en hommage à une petite fille qu’Al et moi avons connus, Nina. Nous n’avons été avec elle que deux ou trois jours, mais elle a marqué nos esprits à jamais.

-Que s’est-il passé ?

-Son père était Alchimiste d’Etat, spécialisé dans les chimères. Le Tisseur de Vie, qu’on le surnommait… Il avait eu son diplôme après avoir créé une chimère qui pouvait parler, mais elle s’est laissée mourir peu après. Al et moi l’avons rencontré deux ans après cet évènement, pour profiter de sa bibliothèque afin de mener des recherches. J’avais quasiment ton âge. C’est là qu’on a aussi rencontré Nina et de son énorme chien dont elle était toujours flanquée et qui n’arrêtais pas de me bondir dessus !

Rina eut un sourire amusé en imaginant la scène.

-Shô Tucker, son père étant toujours très occupé, elle était souvent seule et Alexander, son chien, était son seul compagnon de jeu, puisque sa mère l’avait quitté deux ans auparavant. Alors, on faisait souvent des pauses dans nos recherches pour jouer avec elle.

Cela n’étonna guère l’adolescente blonde. C’était tout son père, ça ! Combien de fois avait-il stoppé ses propres recherches pour venir s’amuser avec elle et Edwin ?

-Et puis et venu le jour où nous sommes arrivés, et que Shô Tucker nous a montrer le résultat de sa dernière expérience, celle qui devait présenter pour garder son titre d’Alchimiste d’Etat lors de l’examen annuel : Une chimère parlant parfaitement notre langue.

-C’est incroyable ! s’exclama Rina, impressionnée.

-C’est ce que j’ai pensé, moi aussi… Jusqu’à ce que la chimère m’appelle par mon nom et me demande de jouer avec elle.

Le cœur de Rina fit un bond dans sa poitrine.

-Je ne comprends pas…

Ou plutôt, elle avait peur de comprendre.

-J’ai réalisé que sa femme ne l’avait pas quitté, deux ans plus tôt… Il s’était servit d’elle pour créer la première chimère. Et comme son statut d’Alchimiste d’Etat était en jeu et qu’il ne trouvait plus de solution, il a… (Il prit une grande inspiration), il a utilisé Nina et son chien.

Rina fut était choquée… Comment un père et un mari pouvait-il faire une telle chose ?

-Et qu’est-ce… Qu’est-ce que tu as fais ? demanda-t-elle d’une voix tremblante.

-Je l’ai frappé, et frappé… J’ai faillis le tuer, j’ai voulu le tuer… Mais Al m’a arrêté à temps. Shô et Nina ont étés ensuite pris en charge par l’armée… Cependant, ils se sont faits violemment assassiné la nuit même. J’ai trouvé cela injuste mais… C’est malheureux à dire, mais maintenant que Nina était sous cette forme, la mort était ce qu’il pouvait lui arriver de mieux. Sinon, elle aurait fini en laboratoire pour des expériences, puisque nous n’aurions jamais pu lui rendre sa forme normale.

-Elle avait… quel âge ?

Les yeux d’Ed brillèrent d’émotion quand il tourna la tête pour croiser le regard de sa fille.

-Quatre ans, murmura-t-elle. Elle aurait eu l'âge d'Elysia si elle était encore de ce monde...

Rina se crispa. Elle avait déjà du mal à faire face à la mort de quelqu’un de son âge, alors une fillette de quatre ans…

-Je me suis senti tellement impuissant par la suite… Je ne cessais de me dire que j’étais pitoyable, puisque je n’avais pas réussi à sauver une petite fille. Elle n’a jamais quitté nos pensées, à Al et moi, et c’est même elle qui nous a poussé à devenir plus fort. Nous ne voulions plus jamais que quelque chose comme ça se reproduise.

Rina garda le silence. Son père avait traversé exactement ce qu’elle-même devait traverser aujourd’hui.

-C’est une histoire triste, murmura-t-elle.

-Oui… C’est pour ça que je n’ai pas voulu t’appeler totalement « Nina ». Ce nom c’est… du regret, énormément de regret. Le regret de ne pas avoir pu aider une petite fille, le regret de ne pas avoir été assez fort, le regret de ne pas avoir pu empêcher ça… Ça aurait été trop lourd à porter pour toi. Nous n’avons changé qu’une lettre et pourtant, rien qu’avec cela, ce nom me donne déjà plus d’espoir.

-Je suis très honorée de pouvoir lui rendre hommage, d’une certaine façon, dit Rina en souriant à son père.

Ce dernier lui rendit son sourire, puis ajouta, le visage déjà plus sombre :

-Il y a malheureusement des choses que tu n’aurais jamais pu empêcher que tu ne pourras jamais empêcher. Tu crois sûrement que tu ne sers à rien et que tu es faible, mais détrompe-toi, ce sont justement ces événements qui te rendront plus fortes. Cela ne te fera pas changer les choses, mais t’aidera à les affronter.

-Papa… Est-ce que tu as déjà eu… Peur ?

-Bien sûr. Je continue même à avoir peur aujourd’hui.

-Vraiment ?

-J’ai peur pour toi, ton frère, Winry, Al… Tous les jours.

-Ce n’est pas de la peur, c'est juste que tu t'inquiète.

-Eh bien dis-toi que je m’inquiète tellement que ça en deviens de la peur.

-A ce point ? J’étais tellement persuadée que tu étais du genre à n’avoir peur de rien…

-J'en suis flatté mais personne n’est à l’abri de la peur et on est tous obligé de la ressentir à un moment ou un autre. (Il croisa son regard) Même les plus téméraires d'entre nous...

Se sentant visée, Rina détourna la yeux et médita sur ces paroles.


Deux autres jours passèrent.


Winry lança un regard inquiet à sa fille, qui n’avait pas encore touché à son assiette.

-Il faut que tu manges, lui dit-elle avec douceur.

-Je n’ai vraiment pas faim…

-Chérie, ça fait quatre jours que tu n’as pas faim, si tu continues comme ça tu ne tiendras pas.

Elle sembla vouloir rajouter quelque chose, mais on frappa à la porte. Rina y vit une opportunité.

-J’y vais, dit-elle en se levant précipitamment.

Edwin et ses parents échangèrent un regard inquiet. Quand la jeune Elric ouvrit la porte, elle eut la surprise de voir un adolescent s’écrouler à genoux. Il avait l’air à bout de force et vu les blessures qu’il abordait, ce n’était pas étonnant. Hématomes, coupures, éraflures, plaies... Peut-être même fractures, aussi... Il avait toute la panoplie et toutes étaient plus ou moins grave. Certaines étaient clairement infectée, d'autres commençaient à se résorber, mais malgré ça il garderait beaucoup de cicatrices.

Il redressa la tête. Malgré le bout de tissu qui était attaché sur son front et qui cachait son œil droit, Rina le reconnut.

-Putain, Iyoko avait raison, t’habite vraiment au bout du monde, toi, grommela-t-il avec difficulté.

-Darrick ?!

Commentaire de l'auteur Ce chapitre est l'un de mes préféré ! Nan mais ne me regardez pas comme ça, j'adore effectivement écrire les moments fort comme ça et surtout les moments de rage d'Ed (surtout si ça permet de finir sur un moment Ed/Winry ^^ ). Bon mon pauvre Edwin en a pris pour son grade... En plus, si qui s'était tellement rapproché de son père dans les chapitres précédents... Désolé mon grand, mais il le fallait...

Réponse aux commentaires du chapitre précédent :

pika-78 : Coucou ! Et là pour le coup, tu as vraiment eu raison jusqu'au bout ;) Dis donc, tu as eu ton lot d'émotion j'ai l'impression ! C'est bien, ça me flatte:P
Fructueuse pour ça, mais pas seulement. Rina ne s'est jamais, avec son caractère elle a un peu du mal. Avec Iyoko, Hiro est son premier ami... J'avais donc besoin de ça pour la développer davantage et pour lui faire faire une remise en question, maintenant qu'elle sait que la vie n'est pas aussi simple : Que dois-je faire ? Comment avancer de nouveau ? Etc... Je n'ai inventé ce pauvre Hiro que pour mourir, mais sa mort à un grand rôle dans le développement de Rina.
Oui il est meugnon papa-poule Ed ^^ Mais personnellement dans le mangas, j'ai toujours trouver qu'il avait un petit truc avec les enfants, avec Nina par exemple. Dans mes fanfics je cherche souvent à bien exploiter ça du coup et c'est vrai que le fait qu'il soit papa aide bien ^^
Bah regarde, il va bien mon ptit Darrick ! Il est... presque en un seul morceau !

On se retrouve la semaine prochaine pour le chapitre 18 : Affronter ses peurs.
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