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Changement d'adresse IP non prévue
 par   - 59 lectures  - Aucun commentaire

Fanfic Fr a été inaccessible suite à un changement d'adresse IP non prévu.
Le changement a été fait sans me prévenir, ce qui fait que les serveurs DNS n'étaient pas à jour et continuaient à rediriger vers l'ancienne adresse.

 

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 886 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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FullMetal Alchemist

La légende de l'Alchimiste
[Histoire Terminée]
Auteur: Jill Kuchiwa Vue: 10050
[Publiée le: 2016-02-24]    [Mise à Jour: 2017-05-22]
G  Signaler Action-Aventure/Amitié/Tranche de vie Commentaires : 83
Description:
Il est l'heure de faire place à la génération suivante.
Lorsque Rina Elric, digne fille de son père, veut trouver par tous les moyens ce pour quoi elle est faite et quel est véritablement son destin, elle ne se doute pas une seule seconde des choses, bonnes et mauvaises, qui l'attendent... Et que va tout changer. Autant pour elle que pour son entourage.

L'histoire est divisée en 44 chapitres + prologue et épilogue.

ATTENTION : Si vous ne voulez pas être spoiler, tâchez d'avoir fini le manga ou l'anime "FMA Brotherhood"... Promis, un jour je ferais une fic dont même ceux qui n'ont pas finis le manga pourront lire !
Crédits:
Aloooooors, comment dire... Il y a beaucoup de personnages n'à moi, rien qu'à moi !
Les autres personnages et l'univers dans lequel ils évoluent, viennent de l'oeuvre originale de Hiromu Arakawa, que je ne remercierais jamais assez d'avoir créer "Fullmetal Alchemist".
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Souvenirs

[6132 mots]
Publié le: 2016-04-23Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Coucou ! Voilà donc un bon gros chapitre de dix pages, surtout basés sur des flash-back. Vous en apprendrez un peu plus sur les grossesses et naissances de la nouvelle génération Elric ! Même si ce ne sont pas forcément les passages les plus intéressants (bon, moi j'adore mais ce n'est pas le cas de tout le monde ^^) je les avais dans la tête depuis un moment et je voulais vraiment les écrire !
Bonne lecture ~




Ce fut le grincement d’un tiroir qui réveilla Edward, le lendemain matin. Il ouvrit doucement les yeux et vit que Winry cherchait quelque chose dans leur commode. La mécanicienne trouva vite son bonheur et revint s’asseoir sur le lit en serrant une sorte de livre contre sa poitrine.

-C’est l’album photo ? demanda Ed en s’étirant.

Winry lui fit un grand sourire, tout en s’installant confortablement.

-Voir Elysia et son bébé m’a donner envie de regarder nos photos.

Ed sourit et se redressa afin de s’asseoir à côté de Winry pour contempler les photos, lui aussi. Sa femme ouvrit l’album et sourit en vue de la première photo.

-Notre mariage, murmura-t-elle en se blottissant contre Ed.

-Je me rappellerai toujours de ce pauvre Al qui croyait avoir perdu les alliances, fit Ed en éclatant de rire.

En effet, Al avait passé un bon moment à fouiller ses poches de pantalons et de sa veste… Avant de se rappeler qu’il les avait mises dans la poche intérieure de sa veste pour justement éviter de les perdre. Lors du mariage de son cadet, Ed lui avait alors fait le même coup pour se venger… Le pauvre Alphonse, déjà extrêmement stressé, avait été à deux doigts de s’évanouir !

A ce souvenir, Winry pouffa et continua de tourner les pages. Elle sourit lorsque arriva ses photos de grossesse… Un moment en particulier lui revint en mémoire.


~Flash-Back~



En entendant la porte s'ouvrir, Winry se réveilla et fut légèrement perdue. Quand elle baissa la tête, elle vit le livre ouvert sur ses genoux et comprit s'était endormie en plein milieu de la lecture.

-Winry ? Je suis rentré !

La jeune femme sourit lorsque son cœur se mit à battre la chamade. Il était enfin de retour… Il ne s’était absenté qu’une semaine, mais cela avait semblé une éternité pour elle. Edward n’était plus Alchimiste d’Etat et ne faisait même plus partit de l’armée depuis qu’Al et lui avaient retrouvés leur corps. Mais comme il détestait rester sans rien faire, il se portait volontaire pour aider ses anciens collègues en cas de problèmes. De ce fait, Winry était inquiète lorsqu’il était en mission… A chaque fois, l’entendre rentrer à la maison lui provoquait un soulagement intense.

-Je suis dans le salon.

Les pas se rapprochèrent. Bientôt, Winry vit apparaître Edward dans la pièce.

-Oh tu dormais ? remarqua-t-il, gêné.

-Je lisais et j’ai dû m’assoupir, ce n’est rien ne t’inquiète pas.

-Je suis désolé, je ne… Oh !

Winry s’était doucement lever du canapé et le regard d’Ed était tombé sur son ventre parfaitement arrondi (Elle entamait son huitième mois de grossesse). Le visage du jeune homme s’illumina et il s’empressa de s’avancer vers Winry. Même s’il n’était partit qu’une semaine, il avait l’impression qu’elle avait encore grossie… dans le sens positif du terme !

- Waouh je n’y crois pas ! Regarde-toi, tu es superbe !!

-Ce n’est pas vraiment le mot qui me vient à l’esprit quand je me regarde dans le miroir, mais j’accepte volontiers le compliment, gloussa-t-elle.

L’ainé Elric sourit et s’approcha de Winry.

-Comment tu vas ? s’inquiéta-t-il en lui caressant la joue.

-Mieux… Tu m’as manquée.

-J’avais pourtant dit a ce satané général inutile dès qu’il est trempé que je ne voulais pas partir durant ta grossesse… Et il ose me faire ce coup-là maintenant ! Mais bon, c’est un miracle qu’il ait réussir à m’abstenir de mission pendant huit mois !

Quelque part il était injuste. Roy avait fait tout son possible pour tenir parole. Mais cette fois, il avait vraiment eu besoin de l’aide d’Ed. Et maintenant qu’Ed fondait sa famille, il lui avait assuré qu’il ne l’appellerait qu’en cas d’extrême urgence.

-Tu es là, c’est le principal, dit jeune femme.

Ed lui sourit et, de ses mains, attira doucement le visage de Winry vers le sien afin de l’embrasser.

-Je sens qu’il y a quelque chose entre nous, murmura-t-il avec un petit sourire.

Winry pouffa et baissa la tête pour regarder son ventre, qui prenait pas mal de place entre eux deux.

-Comment il va ? questionna ensuite Ed.

-Il n’a pas… (Tout à coup, elle se crispa se plia légèrement en deux) Aïe !

-Qu’est-ce qu’il y a ? paniqua Ed en sursautant. Des contractions ? C’est le déjà moment ? Qu’est-ce qu’il faut que je fasse ?!

Il fut définitivement perdu lorsque Winry éclata de rire.

-Calme-toi, idiot ! Il donne juste… ouille… des coups ! Et je t’assure qu’il y va… Aïe !... À fond !

Malgré la douleur, elle ne pouvait s’empêcher de rire… Au bout d’un moment, entre son fou-rire et les coups du bébé, Winry fut obligée de s’asseoir.

-Il est tout foufou ! s’esclaffa-t-elle. A mon avis, il est super-content que tu sois rentré, lui aussi ! J’allais justement te dire qu’il n’a pas beaucoup bougé pendant ton absence !

-Ah oui ?

-Aieuuuh !! Au secours ! Aide-moi à lui faire comprendre que mon ventre n’est pas un ring de boxe ! Dépêche-toi de lui montrer que tu es bien là !

Ed sourit et s’accroupit devant la jeune femme pour poser ses mains sur son ventre. Il sourit lorsqu’il sentit des petits coups, plus timides, contre ses paumes. Comme si le bébé était apaisé de la présence de son père.

-Je suis content d’être rentré, moi aussi, fiston !

Attendrie, Winry regarda un bon moment Ed lui caresser le ventre et parler au bébé. Puis, tout à coup, elle se rappela de quelque chose et se leva si vivement qu’Edward faillit être propulsé en arrière.

-Oh ! Il faut que tu viennes voir la chambre !

-Ne me dis pas que…

-Siiiiiii !! l’interrompit Winry en lui attrapant les mains pour le tirer derrière elle.

Le jeune homme se demanda sérieusement comment sa femme pouvait encore avoir autant de force et de vivacité à ce stade de la grossesse. Winry l’emmena jusqu’à la pièce qu’ils avaient aménagé pour en faire la chambre du bébé.

-J’ai pas pu m’empêcher d’acheter quelque petits choses pour le bébé… Et j’ai finis la peinture.

-Quelques petites choses ? répéta Ed devant la tonne de nouveaux objets.

-Mais regarde ! Ces jouets sont super et ces peluches trop mignonnes ! Oh et regarde ce tapis de jeux !

-Et quelle est ton excuse pour la peinture ? Je t’avais dit que je la finirais en rentrant…

-Oui mais j’avais besoin de faire quelque chose… Et puis Paninya m’a donné un coup de main. Elle est venue me voir tous les jours durant ton absence.

-Quand le médecin t’a dit que tu devais rester assise et te reposer un maximum, c’est « assise » ou « reposer » que tu n’as pas compris ?

-Il a dit ça ? fit semblant de s’étonner Winry en ouvrant les yeux.

-T’es pas croyable, soupira Ed.

Sa femme lui fit un sourire espiègle et tenta de chercher ses lèvres. Mais Ed, qui feignait d’être vexé, détournait sans arrêt la tête pour l’éviter.

-Monsieur Elric, je vous ordonne de vous laisser vous faire embrasser tout de suite !

-Avec toutes les bêtises que vous avez faites en mon absence, je ne sais pas si vous méritez cet honneur, Madame Elric.

-Oui mais tu es là pour veiller sur moi, maintenant…

Elle sourit lorsqu’il détourna encore la tête et finit par attraper son menton afin de l’obliger à la regarder. Elle eut tout juste le temps de voir une lueur de malice briller dans ses yeux, qu’il capturait déjà fougueusement ses lèvres.

-Idiot, souffla-t-elle entre deux baisers.


~Fin flash-Back~


Quand elle tourna la page de l’album, ce fut la naissance d’Edwin. Le cœur d'Ed se serra de nostalgie. Dire que ce petit être était (déjà) devenu un adolescent prêt à diriger sa vie...

-Tu étais tellement nerveux, au départ, fit Winry en lançant un regard amusé à son mari. Tu osais à peine le porter.

-C’est normal ! Dès que je le portais, il se mettait toujours à pleurer… Je croyais qu’il ne m’aimait pas…

Il eut un petit sourire songeur et laissa ses pensées et souvenirs vagabonder.


~Flash-Back~


-Winryyy !! appela Ed d’un air désespéré.

« Traduction : Au secours ! » songea Winry en se retenant d’éclater de rire.

Elle se dépêcha de finir la préparation du biberon et rejoignit Ed, au salon. Il tentait vainement de calmer leur bébé de deux semaines, qui pleurait à grosse gouttes. Mais dès l’instant où Winry le prit, il cessa immédiatement de pleurer.

-Tu dois avoir des pouvoirs magiques, ou quelque chose comme ça, dit Ed, dépité.

Winry lui fit un clin d’œil complice et le berça doucement.

-Tu veux lui donner le biberon maintenant qu’il s’est calmé ?

-Je ne sais pas… Tu sais comme moi comment ça va finir.

-Peut-être que cette fois c’est la bonne.

Edward fut sceptique mais tendit malgré tout ses bras vers Edwin. Son cœur se mit à battre très vite et ses mains devinrent moite… Il commença à peine à porter le bébé, que ce dernier grimaça, signe qu’il allait recommencé à pleurer. Paniqué, Ed le reposa dans les bras de Winry, le cœur serré. La jeune femme le regarda d’un air désolé et s’installa sur le canapé pour lui donner le biberon.

-Je vais finir par croire qu’il ne m’aime pas, soupira Ed en s’asseyant à côté d’elle.

Le bébé, parfaitement calme, buvait goulûment son biberon.

-Ne dis pas ça, fit Winry.

Puis, elle se mit à bailler et Ed lui lança un regard inquiet. Comme il ne pouvait pas s’approcher d’Edwin sans que ça tourne en une incroyable performance vocale de leur bébé, c’était Winry qui devait se lever chaque nuit pour nourrir Edwin. Ed n’avait jamais encore put donner le biberon à son fils depuis qu’ils étaient sortis de l’hôpital et la mécanicienne n’avait pas passé une seule nuit complète depuis la naissance du petit.

-Je suis désolé, murmura Ed. Je savais que je ne serais pas un père parfait, mais pas que je serais aussi pitoyable…

-Ed, les parents parfait n’ont jamais existé, n’existe pas et n’existerons jamais. De plus, Edwin n’a que deux semaines, donc pour l’instant, il se fiche que tu sois un bon père ou non !

-Alors pourquoi il pleure autant avec moi ?

-Je ne sais pas, mais on trouvera une solution.


La nuit même, Winry avait proposé à Ed de réessayer, tandis qu’Edwin pleurait. Il avait faim.

Malgré les pleurs, Ed avait essayé de donner le biberon au petit, espérant qu’il finirait par se rendre compte de la présence du biberon… Mais Edwin s’en fichait royalement, il refusait de se calmer. Winry remarqua que les mains de son mari tremblaient et fronça les sourcils. Il était rare qu’Ed soit nerveux au point de trembler…

Le jeune papa confia finalement Edwin à Winry et il fut profondément blessé quand le bébé se calma presque instantanément et accepta volontiers son biberon. Lorsqu’Edwin eut fini de boire, la mécanicienne redressa la tête et croisa le regard triste de son mari.

-Ed…

Mais, la mine sombre, il s’empressa de quitter la chambre. Pour lui, c’était définitif et officiel : Son propre fils ne l’aimait pas.

Le cœur serré, Winry laissa un moment son regard sur la porte, derrière laquelle Ed avait disparu. La façon dont ses mains avaient tremblées ne quittait pas son esprit… Puis, comme s’il avait perçu la soudaine tristesse de sa mère, Edwin se crispa et poussa des petits gémissements plaintifs, comme s’il s’apprêtait à pleurer. Etonnée, Winry se mit à le bercer.

-Ben alors, mon bébé ? Ce n’est pas parce que maman est triste que tu dois toi aussi être…

Elle s’interrompit. Elle avait enfin comprit.


Couché sur le dos et les bras croisés derrière la tête, Ed regardait le plafond, pensif. Winry mettait beaucoup de temps à revenir… Elle attendait surement qu’Edwin se rendorme.

Il ne comprenait pas ce qu’il se passait, avec son fils… Qu’avait-il fait pour qu’Edwin le déteste déjà ? Il avait été très présent auprès de Winry lors de sa grossesse… Le bébé avait donné autant de coup pour lui que pour elle. Après, il savait que les bébés étaient très proche de leur mère, puisqu’elle les portaient pendant 9 mois… Mais à ce point ?!

Tout à coup, il songea à Hohenheim. Ed se sentait affreusement mal à l’idée que son bébé de deux semaines le déteste… Il n’osait pas imaginer la douleur qu’avait ressenti son père face à la haine de son fils de quinze ans.

« Peut-être que c’est le karma… Peut-être que c’est ce que je mérite. » songea-t-il, soudainement conscient de ce que son père avait dû ressentir.

Il sursauta lorsque Winry ouvrit brusquement la porte.

-Viens avec moi.

-Hein ?

Mais la jeune femme ne lui répondit pas. Elle s’approcha de lui et lui attrapa fermement la main pour le tirer vers elle afin de l’inciter à se lever.

-Tu ne discutes pas et tu viens, conclut-elle sévèrement.

Peu après, quand ils furent dans la chambre d'Edwin, Winry désigna ce dernier de la main. Ed obeit alors et tourna son regard vers le bébé. Il fut surpris de constater que son fils avait encore les yeux grands ouverts.

-Winry, qu’est-ce que tu…

-Approche-toi de lui.
-Quoi ? Mais…
-Regarde-le, parle-lui, tiens lui la main, fais ce que tu veux mais fais quelque chose ! dit-elle sévèrement.

-A quoi bon ? Il va se mettre à hurler dès que je poserais la main sur lui !

-Et pourquoi ça, à ton avis ?

-Parce que... (Il détourna la tête) Parce qu'il ne m'aime pas.

Winry s'approcha de lui et de son index, appuya doucement sur le bout du nez de son mari.

-Et si tu regardais un peu plus loin que le bout de ton nez, idiot ? déclara-t-elle d'une voix plus adoucie.

-Comment ça ?

Winry sourit et s'accroupit devant leur bébé. D'un regard, elle incita ensuite Ed à l'imiter. Quand son mari fut accroupit à côté d'elle, elle expliqua d'une voix douce :

-A cet âge-là, les bébés ne ressentent pas encore des émotions comme l’amour, la haine… Ils ressentent des sensations. La faim, le sommeil… Et même ce que ressentent les autres.

Ed lui lança un regard intrigué. Alors, elle poursuivit.

-Certains sont plus sensibles que d’autres à ce genre de chose… C’est le cas d’Edwin. Dès que tu t'apprêtes à le prendre dans les bras, tu es persuadé qu'il va pleurer alors tu as peur à l'avance. Peur de lui faire mal, peur de mal faire les choses avec lui… Peur qu’il pleure. Il ressent ton angoisse et c’est pour ça qu’il pleure. Moi, il sait que je ne suis pas angoissée le moins du monde, donc il se calme dès que je le porte.

Ed observa alors son fils et tressaillit lorsqu'il vit que le bébé ne le quittait pas du regard. Il tendit alors sa main et de ses doigts, frôla doucement la joue rebondie d'Edwin. Il fit ensuite descendre sa main et s'arrêta sur celle de son fils pour la caresser. C'est alors qu'Edwin referma sa petite main sur le pouce de son père. Un puissant frisson envahit Ed, qui poussa alors un profond soupir. Winry était prête à parier que c’était sa première bouffée d’air depuis deux bonnes minutes.

-J’ai eu tellement peur qu’il me déteste…

La jeune femme sourit et s’approcha de lui pour l’enlacer.

-Comment on pourrait te détester, idiot ? murmura-t-elle.

Ed plongea ses yeux doré dans ceux de sa femme et se pencha pour capturer tendrement ses lèvres. Quelques secondes plus tard, il rompit le baiser et se tourna une nouvelle fois vers son fils. Quand il remarqua qu'Edwin s'endormait, sans cesser de serrer son doigts, quelque d’indescriptible, de puissant, fit battre très fort son cœur. Pas de peur, cette fois, mais d’amour.


~*Le lendemain après-midi*~


-Je vais préparer le biberon, déclara Winry quand il fut l’heure de manger, pour Edwin. Tu t’en occupes ?

Et, sans attendre la réponse de son mari, elle se leva du canapé pour poser le bébé dans les bras de son père et se dirigea vers la cuisine.

Le jeune homme se crispa lorsque le bébé commença à grimacer. Il essaya de se ressaisir et prit une grande inspiration pour se calmer. Il avait cru que son bébé ne l’aimait pas, mais en réalité, c’était lui qui avait dû croire que son père le détestait... Cela n'avait pas dû être agréable pour lui de sentir autant l'angoisse de son père

-Je suis désolé, dit Ed en mettant son doigt au creux la petite main d’Edwin. Si tu es d’accord pour me donner une seconde chance, je vais bien m’occuper de toi…

Parler le détendait lui-même et Ed sembla rassuré d’entendre la voix de son père car serra sa main autour de son doigt, comme la veille au soir. Ed sourit et blottit le bébé contre lui, près de son visage.

-D’accord, on va repartir à zéro, toi et moi… Merci, mon fils.

Winry, les bras croisés, était adossé contre le mur de la cuisine de façon à être cachée d’Ed mais à entendre ce qu’il se passait. En réalité, il y avait encore quelques minutes avant que ce ne soit vraiment l’heure du repas d’Edwin, mais Winry avait voulu s’assurer qu’Ed avait compris… Et visiblement, c’était le cas. Elle sourit, à la fois fier de son fils et de son mari.


Une heure plus tard, Ed avait pu donner le biberon à son fils pour la première fois depuis leur retour à la maison et le petit s’était même rendormit contre lui. Il tourna la tête et lança un regard amusé à Winry, qui faisait une sieste bien méritée, confortablement blottie contre son mari. Celui-ci déposa un baiser sur sa tête et y posa la sienne, enfin apaisé.


~Fin flash-Back~


Les pages tournèrent et es photos défilèrent encore et encore. Ainsi, un an passa et la naissance de Rina arriva. Winry essuya une petite larme au souvenir de l’accouchement, qui avait été très intense et difficile… Le cœur d'Ed se serra fort quand il se remémora à quel point sa fille était frêle... Même avant sa naissance, elle avait du se battre pour sa vie... Rien que tout bébé, elle avait déjà dû traverser des épreuves difficiles. C'était ça qui faisait que sa fille était si forte... Peut-être même plus forte que lui encore. Mais ça, elle ne le savait pas encore.


~Flash-Back~


-Où est-elle ? demanda Winry pour la énième fois, d’une voix faible.

-En soins. Les médecins s’assurent qu’elle va bien, répéta patiemment Ed.

D’une main, il serrait celle de Winry et de l’autre, il lui caressait doucement les cheveux.

-Je veux la voir...

-Je le sais… Ils la ramèneront lorsqu’ils seront sûrs que tout va bien pour elle.

-Je n’ai même pas encore pu la prendre dans mes bras…

En effet, les médecins l'avaient précipitamment emmenés dès qu'elle était née, sans un mot. C'était l'une des sage-femme qui avait prévenu les jeunes parents que le cœur de leur fille s'était arrêté.

-Bientôt, nous devons être patient…

-Je ne peux plus être patiente ! s’énerva la jeune femme. Ça fait des heures qu'ils l'ont emmenés !

En voyant qu'elle s'apprêtait à se relever, Ed s'empressa de s'interposer pour l’obliger à rester allonger.

-Il y aurait un problème, les médecins seraient déjà venus nous voir, tenta-t-il de rassurer. Ils veulent juste être sûr que son cœur ne s'arrêtera pas une nouvelle fois.

Les larmes montèrent aux yeux de Winry.

-Et s'il s'arrête dans quelques jours, Ed ? Ou dans quelques mois... quelques années ? Je ne veux pas qu'on la perde, Ed...

-Et on ne la perdra pas. Elle n'est née que depuis peu et nous a déjà largement montré qu'elle était forte et vaillante.

-Mais ce n'est qu'un bébé ! Les bébés ne doivent avoir comme préoccupation que de manger et dormir... mais de se battre pour leur vie !

-Winry...

-Et si c'était ma faute ? Je ne me suis peut-être pas assez reposée et elle n'a pas eu assez de force... C'est pour ça qu'on a failli la perdre pendant la grossesse... Mais pourtant, j'ai fais encore plus attention qu'avec Edwin alors pourquoi ? Ed, qu'est-ce que fais à notre fille ?

Le jeune homme approcha son visage de celui de Winry et lui caressa la joue pour la calmer.

-Ce n'est pas de ta faute... C'est juste que... Ça s'est passé comme ça et on ne pouvait rien y faire... Mais je te promets que maintenant, tout ira mieux pour elle. On va veiller sur elle comme il faut... Mais en attendant, tu devrais te reposer.

-Non. Je me reposerais quand elle sera enfin avec nous.

-Au contraire, il faut que tu sois en pleine forme pour quand on nous l’amènera... Ce serait dommage de t'endormir une fois qu'elle sera avec nous, non ? Tu en profiteras moins...

Epuisée, Winry ferma les yeux, vaincue.

-Ça m’énerve quand tu as raison, soupira-t-elle. Tu me réveilles si on l'ammène et que je dors toujours, hein ?

-Oui, promis.

-Tu as des nouvelles d’Edwin ?

-Oui, tout va très bien pour lui. Paninya, Al et May gèrent la situation et mamie Pinako vient d’arriver à l’appartement. Ils attendent que je les rappelle pour venir.

Puis, Ed sourit et l’embrassa sur le front.

-En tout cas, tu as été merveilleuse, tu sais...

Dormant déjà à moitié, Winry n'eut pas le force de répondre. Elle se contenta de bouger sa main vers celle d'Ed. Ce dernier le remarqua et la serra fort dans la sienne. Il sentit Winry se détendre et peu après, la jeune femme sombra dans un sommeil récupérateur.


Une heure plus tard, Winry ouvrit ses paupières lourdes lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir. Ed pressa son bras, signe qu'il allait s'apprêter à la réveiller. Ayant du mal à ne pas se rendormir, Winry tourna la tête pour voir qui venait d'entrer... Et fut soudainement parfaitement réveillée lorsque son regard tomba sur son bébé et elle tendit précipitamment les bras. Les larmes lui montèrent aux yeux quand on déposa enfin sa fille dans ses bras et elle frissonna fortement. Elle entendit vaguement la sage-femme dire à Ed que tout allait bien, mais qu'il faudrait venir faire des examens dans quelques jours pour une nouvelle confirmation. Dès qu'elle sortie, Winry explosa et laissa couler ses larmes.

-Elle est belle... Si belle...

-Elle est parfaite, confirma doucement Ed, les yeux brillant d'émotion.

Winry sourit et se tourna de façon à ce qu'Ed puisse encore mieux la voir. Rina ouvrit les yeux et les referma aussitôt à près, ses paupières étant encore trop lourdes pour elle.

-Bonjour ma belle, c’est maman, murmura-t-elle d’une voix tremblante d’émotion. Tu nous a fait si peur...

-Ça, tu sais déjà parfaitement comment réussir son entrée en scène, fit Ed à la petite en riant. Mais tu as raison, il faut savoir se faire remarquer !

-Je te présente ton père… Il est fou et casse-cou mais tu t'y feras... On s'y fait tous.

Ed bomba le torse.

-Et tu seras heureuse d’avoir ton casse-cou et fou de père lorsqu’il te protégera de tous les garçons qui te harcèleront pour sortir avec toi !

-Fais un sorte qu’il en reste un, quand même, pouffa Winry.

-On verra, je ne laisserai pas n’importe qui sortir avec nos enfants.

-Tout est possible, regarde : Mamie m’a bien laissé sortir avec toi…

-Certes, mais je suis sûre qu’elle ne le regrette pas, vu qu’elle a deux-arrières-petits-enfants magnifiques !

-C’est vrai…, admit Winry en admirant encore une fois son bébé.

Ils restèrent de longues minutes ainsi, à contempler leur fille en silence. Enfin, Winry regarda son mari de ses yeux pétillants.

-Fais connaissance avec ta fille, papa…

Elle lui confia doucement le bébé.

 -Coucou toi, dit le jeune homme en lovant le bébé contre lui.

Winry sourit lorsque la petite, en entendant son père, fit comme elle l'avait fait pour elle, juste avant : Elle ouvrit doucement les yeux avant de les refermer.

-Bon, je vais te dire un peu le même discours que j’ai fait à ton frère, à sa naissance, déclara-t-il. Alors… Impossible est un mot qui n’existe pas donc reste toujours sur tes gardes face au monde qui t’entoure. Le monde est beau et dur à la fois, tu sais… Tes amis devront être des personnes sur qui tu peux compter en toute circonstance, ne donne pas ton amitié à la première personne que tu croises ! Sois juste envers les autres mais pas trop gentille ! Les gens ont tendance à profiter de toi lorsque tu es trop gentil… Ah ! Et ne laisse jamais personne, personne… Te traiter de minus. Jamais ! Mais ne t'inquiète pas, tant que ton frère et toi ne pourrez pas vous protégez par vous-même, je serais là pour ça.

Puis, il réfléchit un instant, et ajouta :

-Ah et sinon, pas d’alcool avant la majorité et pour les sorties, ce sera que le week-end et interdis en semaine et je veux obligatoirement que tu sois rentré à 21h et je veux voir ta tenue avant que tu ne sortes pour être sûr que tous les garçons ne se rinceront pas l’œil…

Là, Winry partit dans un fou-rire incontrôlable. Elle ne put s’arrêter de rire, même si cela lui faisait mal avec la césarienne ! Quand Ed lui lança un regard étonné, elle hoqueta :

-Tu es… sérieux, là ?

-Bien sûr !

-Tu es au courant que les soirées commencent à 21h en général ?

-C’est justement pour ça que je veux qu’elle rentre avant.

-Et tu sais aussi sûrement que le seul moyen pour qu’un garçon ne se rince pas l’œil, c’est qu’elle sorte en pantalon large, col roulé et cagoule ?

-Tout à fait !

Mon Dieu, gloussa Winry avant de s’adresser au bébé. Pour l’alcool je suis d’accord, mais pour le reste, tu demanderas à maman et non pas à Papa-poule, d’accord chérie ?

Puis, elle s’esclaffa de nouveau.

-Tu as finis de te moquer de moi ? dit-il en lui donnant un léger coup de coude dans le bras.

-Eh bien, j’aimerai vraiment continuer encore un peu, mais rire me fait vraiment trop mal !

Puis, elle l’embrassa sur la joue.

-Qu’est-ce que je t’aime ! Tu es génial, tu sais ! (Elle posa sa tête sur l’épaule d’Ed en riant encore un peu) J'ai hâte de te voir à l’œuvre quand ce sera une adolescente, ajouta-t-elle.

Ed sourit et caressa doucement la tête de Rina.

-Ne l’écoute pas, murmura-t-il. Tant que je serais vivant, je te protégerais… Ma petite fille…


~Fin flash-Back~


Les pages de l’album défilèrent doucement. A chaque photo, Ed ou Winry ne pouvaient s’empêcher de lâcher un commentaire ou une anecdote en rapport avec la photo…

-Ma préférée, murmura Winry.

Il s’agissait d’une photo de famille. Il y avait Ed, Winry, Al, May et leurs enfants, et Pinako. Il s’agissait de la dernière photo où Pinako était présente.

-On ferait mieux d’arrêter-là, décida Ed en voyant les larmes montées aux yeux de Winry. Il n’y en a plus beaucoup après, de toute façon.

-On n’a plus jamais fait de photo de famille, après la mort de mamie… Il faudra qu’on en fasse une, la prochaine fois que tout le monde sera réunis.

Edward approuva d’un hochement de tête et se pencha pour voler un baiser à sa femme.


**

Sans cesser de marcher, Ed redressa la tête pour offrir son visage au soleil. Comme ils n'étaient pas sortis la veille, Edwin avait insisté pour faire une balade ce matin-même.

-On a regardé les photos, avant de se lever, apprit Ed tandis qu’ils arpentaient un chemin de terre. Je ne pensais pas que ça pouvait faire autant de bien de se remémorer le passé, parfois... Tu savais que je croyais que tu me détestais, quand tu étais bébé ?

-Maman m’en a parler, oui, s’esclaffa Edwin. J’ai vraiment du mal à t’imaginer nerveux face à moi, quand j’étais bébé… Même dans mes plus lointains souvenirs, tu as toujours été tellement à l’aise avec nous !

-Ouais mais je n’avais jamais porté de bébé de ma vie… Encore moins mon propre bébé ! Tu étais si petit, si fragile… J’avais peur de te casser en deux !

-Je suis plus costaud que j’en ai l’air, assura son fils aîné en bombant le torse.

-Je le sais mon fils ! C’est pour ça que je te fais totalement confiance pour venir en aide à ta sœur si je ne suis pas là… Qui sait dans quels problèmes elle peut s’empêtrer ! D’ailleurs, en parlant de problèmes, tu as pu en tirer quelque chose ?

Edwin se raidit. Il n’avait pris encore aucune décision quant à la révélation de Rina… Devait-il en parler ? Le cacher ? Rina avait l’air d’être vraiment heureuse à l’idée de passer ce mois d’essai… Et puis, même s’il prévenait son père et que celui-ci interdisait à Rina d’y aller, elle trouverait un moyen de partir quand même. Pour demander au Führer en personne un essai dans le dos de leur père, elle devait quand même être sacrément motivée ! Mais d’un côté, et si ça devenait trop dangereux pour elle ? Edwin était censé veiller sur elle, pas l’envoyer à l’abattoir…

-Eeeeeeelle… est venue me parler hier soir, en effet…

-Et ?

-Eeeeeeet… Il s’avère que … que ce n’est vraiment rien de plus que des travaux d’intérêt général ! Je le sais, elle a vraiment râlé pendant un moment…
-Bon… Je te fais confiance.

« Pitié ne me dis pas ça ! » songea-t-il en se mordant la lèvre inférieure.

Il n’avait jamais mentit à son père… Et vu la façon dont son cœur se serrait, tout à coup, il comprit déjà qu’il avait horreur de ça. Pendant quelques secondes, il eut envie que son père se méfie et ne le croit pas, jusqu’à ce qu’Edwin se sente obligé de lui dire la vérité. Mais non, son père avait une confiance aveugle en lui… Edwin avait l’impression de le trahir et il n’aimait pas du tout cela.

« Bon sang Rina ! Tu as intérêt à ce que ça vaille le coup ! »

-Qu’est-ce que je dois faire avec elle, a ton avis ? demanda tout à coup Ed.

-Av-Avec Rina ?

Edward confirma en hochant la tête.

-Euh, je ne sais pas trop…, répondit Edwin, un peu étonné que son père lui demande son avis.

-Ta mère pense que je devrais tout lui raconter.

-Ça ne peut pas être mal… Je pense que ça la ferait réfléchir de connaître ton passé.

-Je lui bassine tellement les oreilles avec les règles de l’Alchimie et l’armée… J’imagine déjà sa tête quand elle va apprendre que j’ai réalisé une transmutation humaine, que mon frère à faillit mourir à cause de ça et que j’ai dû devenir un Alchimiste d’Etat pour avoir les moyen de trouver une solution et qu’on s’est retrouver dans une histoire de pierre philosophale et de sauver Amestris… Ah ! Et que son grand père était une pierre philosophale à lui-même, aussi…

Il enfoui son visage dans sa main avec un soupir désespéré.

-Bon sang… Comment je vais réussir à lui expliquer tout ça ? (Il retira sa main et soupira de nouveau) Ne t’enfonce jamais dans le mensonge, Edwin ! C’est l’un des pires ennemis de l’être humain… Une fois que tu es dedans, c’est un calvaire pour en sortir…

Edwin déglutit difficilement. Involontairement, son père en rajoutait une couche…

-Sinon, tu es prêt pour tes tests d’entrée ?

Il préférait sûrement changer de sujet… Il n’imaginait pas à quel point Edwin lui en était reconnaissant.

-Non, j’ai l’impression que je ne serais jamais prêt pour dans deux semaines ! se plaignit-il. Et puis, Rina devait être là pour m’épauler mais comme elle a son mois d’es… de travaux, elle ne va pas pouvoir venir.

Son père tourna la tête vers lui et le regarda longuement. Edwin n’osa pas croiser son regard, nerveux… S’était-il rendu compte que…

-Tu veux que je vienne ? demanda-t-il.

Edwin en sursauta, ne s’attendant pas du tout à ça.

-Hein ? Où ça ? demanda-t-il, complètement perdu.

-A Rush Valley.

-Tu… Tu ferais ça ?

-Bien sûr. En tant que membre du jury, ta mère n’aura pas le droit d’être en contact avec toi, afin qu’elle reste neutre et que tu ne sois pas accusé de favoritisme ou de pistonné. Donc si tu as besoin de quelqu’un pour t’encourager, je serais là… (Il remarqua soudainement l’air ahuri de son fils) Enfin, si tu le veux bien… Je ne m’y connais pas grand-chose en auto-mail, donc je comprends que tu ne sois pas forcément ravi que je te serve d’accompagnateur mais…

-Non, non ! C’est juste que… Je veux dire… Je n’osais pas te demander comme tu n’aimes pas spécialement les auto-mails, je pensais que tu refuserais…

-Tu sais que tu n’as pas à hésiter à me demander, si tu as besoin de quelque chose, rappela Ed, étonné. C’est vrai que je suis moins passionné que toi et ta mère, mais là, il s’agit de tes examens d’entrée, donc bien sûr que ça m’intéresse.

Le grand sourire de son fils lui donna du baume au cœur.

-Ça me ferait vraiment plaisir que tu viennes ! Et ça m’encouragerais drôlement !

Ed lui rendit son sourire et lui ébouriffa les cheveux.

-Moi aussi ça me ferait plaisir, fiston ! Tu vas leur montrer que tu es le meilleur et je serais là pour voir ça !

Il semblait aussi ravi et impatient que son fils ! Ce dernier se sentit des plus heureux. Son père s’intéressait à sa formation, sa réussite. Il n’en avait jamais vraiment douté, mais ce retrouvé devant le fait lui gonfla le cœur de bonheur et de fierté.

Mais cela l’acheva d’un coup. Sa joie s’envola et il sentit le poids de son mensonge alourdir son corps entier et même ses pensées.

Il regrettait déjà de lui avoir mentit.


**

-Alors cachotier ? lança Winry quand Ed entra dans l’atelier, en début de soirée. Tu comptais me le dire quand ?

-Ah… Edwin t’a parlé ?

-Il n’a pas arrêté ! A tel point que je n’ai même pas eu besoin d’allumer la radio de l’après-midi pour avoir un fond sonore !

Elle se leva de sa chaise et étreignit son mari.

- C’est bien que tu aies décidé de venir l’encourager… Ça le rassure de savoir que tu le soutiens.

-Je le soutiendrais toujours et il sait ! Enfin j’espère…

-Pourquoi tu ne le lui dit pas, pour en être sûr ?

-Parce que j’essaye de le lui faire comprendre.

-Eh bien moi, je ne comprendrais jamais ce truc comme quoi les hommes préfèrent faire comprendre plutôt que du parler, soupira Winry en repensant aux paroles que Maes Hughes lui avait dit, lorsqu’elle était adolescente.

« Les hommes sont comme ça… On préfère l’action à la discussion. On n’a pas trop envie de partager ses problèmes avec les autres, surtout quand on ne veut pas inquiéter son entourage… Donc, on ne dit rien… »

-Il y a des choses qui méritent d’être dites parfois et des choses qu’on ne peut comprendre seulement si on en parle, insista la mécanicienne.

Ed détourna le regard. Sa femme eut un petit sourire et ajouta :

-Il aime les auto-mails et travailler avec moi, mais il adore aussi passer du temps avec toi, ne l’oublie pas.

-Je sais et c’est pour ça que je fais tout pour passer autant de temps avec Rina qu’avec Edwin afin qu’aucun des deux ne se sente délaisser…

Comprenant que la conversation commençait à le gêner, Winry se colla à lui et lança d’une voix suave :

-Je sais… Mais… (Elle fit glisser ses mains jusqu’au cou d’Ed) Et quand est-ce qu’on passera du temps ensemble ? Ça fait une éternité qu’on ne s’est pas retrouver rien que tous les deux… Tous seuls…

-Ooooh, tu te sens délaissée ? dit-il d’un air moqueur.

-Mouiiii…, répondit-elle avec une moue boudeuse. Mais ça peut peut-être s’arranger… dis-moi que tu m’aimes…

Ed sourit en enroula ses bras autour de la taille de sa femme.

-Je t’aime.

-Hum... Encore une fois ?

-Je t’aime.

Winry eut un sourire malicieux et se blottit davantage contre lui tout en plongeant ses yeux bleus dans ceux de son mari.

-Encore une toute petite dernière fois…

Amusé, Ed pencha la tête pour capturer ses lèvres avec passion.

-Je t’aime… tellement…, murmura-t-il contre ses lèvres.

Un frisson parcourut le corps de Winry tandis qu’elle lui rendait son baiser.


Commentaire de l'auteur Voilà, voilà ! J'espère que ce chapitre vous aura plu ! Personnellement, les moments où on en apprends plus sur le quotidien des personnages sont mes préfères, surtout dans les shonens. C'est bien beau de voir de la baston et de l'action, mais c'est bien aussi de voir comment les personnages vivent leur vie et gèrent leur quotidien. C'est qui permets leur développement, après tout.
Et je viens de remarquer que mes chapitres finissent souvent par un petit moment EdWin ^^ Désolée je ne peux pas m'en empêcher...

Réponse aux commentaires précédents :

Caramel-mou : Coucouu ! Haha, pour Roy ce n'était pas bien compliqué mais c'est quand même cool que tu l'aies deviné;) Tant mieux pour la réaction d'Ed, j'avais vraiment peur que vous trouviez ça exagérer... Comme j'ai bien les personnages qui ont du caractère, j'exploite parfois un peu trop leur mauvais caractère justement x)

La semaine prochaine, on se concentrera à nouveau sur Rina, qui va faire ses débuts dans l'armée avec le chapitre 9 : Premiers jours.
… Avec de nouvelles révélations au programme !
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