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Animes-Mangas

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FullMetal Alchemist

Je te le promets
[Histoire Terminée]
Auteur: fullmetalgirl Vue: 17155
[Publiée le: 2006-09-05]    [Mise à Jour: 2007-11-10]
13+  Signaler Général/Romance/Drame Commentaires : 267
Description:
Cette fics est la suite du film de FMA, lorsque les Elrics se retrouvent de l'autre côté de la porte ... Une promesse entre deux frères si simple à dire et si dure à réaliser : On sera heureux ...

Dernier chapitre en ligne : Quand les cerisiers sont en fleurs...

Chapitre bonus : L'envers du décor !

Un RoyxRiza, qui met du temps à s'installer ;p et selon les tournures que ça prend, Edxwinry et un AlxSarah
Crédits:
Tous les personnages sont de Hiromu Arakawa, sauf Sarah et Jean-Baptiste, qui sont ma création. Donc, on me les laisse... quoi qu'à mon avis tout le monde s'en fout de mes persos.
Assistantes : Oui, totalement.
Pendant ce temps, en Lituanie, quelqu'un se casse la geule...
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Quand les cerisiers sont en fleurs.

[8123 mots]
Publié le: 2007-03-21
Mis à Jour: 2007-03-22
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Alors ça y est.

 

C'est à la montagne, avec une superbe vue sur la piste (aussi enneigé que caillouteuse, d'ailleurs) que j'écris ce qui sera le dernier chapitre de cette fic.

Vous me direz, c’est que dalle, on s’en fiche, mais elle aura duré 32 chapitres et j’aurais eu des supers lecteurs marrants, sympas et tout et donc je me suis quand même beaucoup donné pour cette histoire :’( . Sûrement parce que c’est ma première fic et parce que la fin du film m’a vraiment laissé sur ma faim -_-

 

Merci beaucoup à vous tous pour votre soutien et pour avoir gardé espoir concernant ma santé mentale ; Je pense que la date de greffe de cerveau approche.

 

J’espère que cet « ultime chapitre » vous plaira. Il y a beaucoup de choses que j’avais envie de mettre et que j’ai gardé en tête tout ce temps, comme la dernière phrase, vous verrez bien.

 

Ce chapitre est bourré de sous-entendus ou de métaphores, notamment dans le premier passage concernant Roy. Si vous les trouvez...

 

Enjoy ^^

 

 

Un crayon crisse sur une feuille de papier vierge. Le grand angoisse de tout écrivain.

Surtout quand on a pas l’habitude d’écrire des romans tous les jours, écrire peut paraître déconcertant, voire même inapte à toute forme d’expression valable.

On a parfois du mal à écrire ce que l’on ressent.

Alors parler de quelqu’un d’autre, qui plus est quelqu’un qui a dut vous adresser environ une quinzaine de mot durant tout son vécu, ça tient quand même de l’inimaginable !

C’est à peu près ce que pensait un certain alchimiste de métal, attablé à un bureau, stylo entre les dents, tête dans la main, en train de raturer les trois lignes récemment écrites.

Autant dire qu’il n’en restait plus beaucoup.

 

- Rah, la galère, c’est pas vrai…

 

Il se décala de son manuscrit et bascula un peu sur sa chaise, puis continua de se balancer nonchalamment sur ses deux pieds arrière, tout en contemplant le plafond.

 

- C’est dingue, j’ai jamais remarqué comme c’était beau un plafond, jusque là.

 

Question existentielle, que diable.

Edward n’eut pas le temps de s’attarder sur cette brève observation que la porte s’ouvrit.

 

- Ah, Winry, tu rentres enfin, j’ai la dalle, moi !

 

Pour toute réponse, il se reçut une clé de douze en pleine figure.

 

- Et ben t’attends, je n’ai pas fini le repas.

 

Elle attendit qu’il se remette de l’habituel choc tout en déviant son regard sur le bureau où s’empilaient feuilles, brouillons et papier roulés en boule.

Elle leva un sourcil interrogateur puis tourna la tête vers son ami.

 

- Tu n’as toujours pas fini, Ed ?

- Mais j’y travaillais, là…

- Je veux bien te croire, mais ça fait une semaine que tu y bosses, dans ma chambre qui plus est, ça fait donc un certain bazar !

- Mais j’y bosse, je te dis…

 

Puis il se glissa dans son dos, posa ses mains sur ses hanches et déposa sa tête dans son cou.

 

- … De plus, j’ai des choses bien plus importantes.

- Ben tu les oublies !

 

Et elle dégaina à nouveau son « arme ».

 

- Oui, oui, m’dame, j’y vais.

 

Il bouda un instant sur l’œil amusé de sa petite amie avant de se remettre au travail, tandis qu’elle s’asseyait sur le lit pour veiller au bon déroulement des choses.

 

- Tu comptes rester là à me regarder ? C’est pas encourageant, je vais pas tenir, moi…

- Dans la balance, entre écrire le discours funèbre du généralissime en personne et m’embrasser, qu’est ce qui pèse le plus, franchement ?

- …C’est une question piège ?

- Ed.

- Oui, bon d’accord.

- Avoue que quand même, Hakuro est en ce moment plus important que moi. Au travail.

 

Important ?...

Le blond eut soudainement une brillante idée.

Il se retourna sur sa chaise et lui fit face. Puis il se leva, attrapa son menton entre ses doigts et lui glissa :

 

- Tu sais que tu es un génie ?

- Hein ?

 

Puis il retourna s’asseoir et écrivit quelques mots sur son calepin. Suivis d’autres, alors que Winry ne comprenait toujours rien.

 

Que serait un écrivain sans sa muse ? demanda t’il en un clin d’œil

- Sa… muse ?

 

Elle rougit un instant puis se leva.

 

- Les belles paroles ne marchent pas avec moi, M. Elric. Sachez que vous ne mangerez pas tant que cette feuille ne sera pas remplie de lettres noires.

- Les femmes…

 

La jeune blonde se leva et sortit de la chambre. Cependant, lorsqu’elle arriva dans l’encadrement de la porte, elle posa sa main sur la poignée puis resta un moment immobile, à regarder son ami par le faible entrebâillement.

Puis elle ferma le battant et se dirigea dans la cuisine.

Son atelier prenait assez de place, il était installé dans un coin de la pièce, à l’opposé du réfrigérateur et de tous les ustensiles de cuisine. C’était vraiment petit en plus de la place qu’occasionnait la boutique.

Ed ne pourrait pas rester bien longtemps, et elle le savait…

Puis de toutes façons, il était certain que doué comme il était, il repartirait sûrement bientôt en mission.

De plus, il était majeur.

Winry eut un frisson puis noua son tablier autour de sa fine taille, histoire de commencer à préparer le repas.  Elle remit la casserole d’eau à chauffer, puis attendit, le regard vide.

Il allait faire des choses encore plus dangereuses, maintenant… Mais… il avait réussi à ramener le vrai corps de Al, alors pourquoi ne voulait-il pas stopper sa carrière dans l’armée ? Il avait atteint son but, après tout.

La blonde resta un certain temps dans ses réflexions, si bien qu’elle n’en sortit que lorsqu’une voix l’interpella.

 

- Win… Winry !!

- Ah… euh, quoi ?

- L’eau déborde, lui signala Paninya

- Ah oui.

 

Elle voulu saisir le manche de la casserole, mais s’ébouillanta le bout du doigt.

 

- Aille …

- Quelque chose te tracasse ?

- Non, vraiment, rien de grave, je suis juste fatiguée. Tu m’aide à faire le repas ?

- Oui.

 

Et elle se posta à ses côtés et commença à écoper les petits pois.

 

- Tu sais, t’auras bientôt une bouche de moins à nourrir.

- Mmh ?

- Il serait tant que je rentre. Je suis venu parce que tu te sentais mal. Maintenant que je sais que Ed ne repartira sans doute plus, je vais rentrer à Resembool.

- Oh…

 

Et baissa la tête et regarda un moment le couteau qu’elle tenait entre ses mains. Dont son doigt dont le bout se violaçait.

 

- Hé, fais pas cette tête, tu vas venir de temps en temps. Y’a le petit de Satella, et puis…

 

Elle pointa un doigt qu’elle posa sur la tempe de son amie.

 

- … Si t’as des doutes en mécanique, tu seras obligée de nous appeler !

-  Oui.

 

Et toutes les deux se sourirent avant de se remettre à l’ouvrage. Le regard de Winry dévia vers la fenêtre, en face d’elle.

Sa boutique était située en plein boulevard, c’est pour ça que l’on voyait beaucoup de gens passer sur le trottoir.

Et pourtant, au milieu de toute cette agitation se détachait quelque chose. Une fleur. Une fleur de cerisier qui virevoltait dans le vent. Cela la fit sourire.

 

Je suis contente de passer le printemps avec Ed.

 

Puis, l'espace d'un instant, elle regarda le bout de son doigt meurtri.

 

*-*-*-*-*-*-*-*-*

 

–          Bah... qu'est ce que vous faîtes, général ?

 

Roy finit rapidement d'écrire la lettre à laquelle il s'adonnait depuis quelques minutes et la posa sur son bureau, fébrile, puis releva la tête vers la voix qui venait de l'appeler.

Le lieutenant Havoc venait de faire son entrée, une cigarette non-allumée au bout des lèvres.

 

–          Havoc. Que faîtes vous là, c'est l'heure de la pause.

–          Je pourrais vous retourner la question, ça ne vous ressemble pas de prendre des heures supp'.

 

Le brun ne se préoccupa pas des paroles de son subalterne et continua de ranger quelques affaires dans une caisse prévue à cette effet, tandis qu'il continuait sa progression dans le bureau. Il entreposa ainsi dans le fond sa montre, divers stylos, quelques papiers le concernant et diverses choses...

 

–          Je fais un peu de ménage.

 

L'autre leva un sourcil interrogateur et poursuivit :

 

–          Tout arrive. Mais, je veux bien croire que vous fassiez pas ça souvent, mais ça ne consiste pas à vider entièrement votre bureau.

 

Roy ne répondit pas, le laissant réfléchir un instant. Le blond comprit enfin lorsque son supérieur eut fini son ouvrage.

 

–          Vous... vous changeriez pas de crémerie, par hasard ? Vous avez été viré ?!

–          Mais non, abruti, au contraire.

–          Oh, tiens donc, notre général préféré nous quitte. Et vous allez dans quel bureau du QG ?

–          Il n'y a plus de bureau pour moi. Je pars à la frontière Nord pour un an.

 

Havoc laissa tomber sa cigarette, de surprise.

 

–          Qu... quoi ?! Subitement ? Et l'équipe ?

–          J'ai longtemps été colonel pour vous gérer, non ? Maintenant, je suis général de brigade, c'est Hawkeye qui reprendra le poste.

 

Hawkeye...

Il n'aurait peut-être pas du prononcer son nom, car si il est peut-être un peu long à la détente, le lieutenant n'était pas un imbécile pour autant.

C'est bien pour cela qu'il lâcha en sortant son paquet de tabac :

 

–          Et elle le sait ?

–          ... Bientôt.

 

Étrangement, il baissa les yeux. Sûrement parce que, si cela avait été quelqu'un d'autre que lui, il l'aurait réprimandé. Les deux hommes s'assirent sur le bureau, les jambes tendus et les bras croisés. Sûrement à se demander ce que le temps leur réservait, ou à se remémorer tout ce qu'il avait vécu dans cette pièce.

 

–          Un peu anxieux de quitter votre bureau préféré ?

–          Tu devrais savoir que je ne suis pas du genre à m'accrocher à des choses matérielles.

–          Pas de ça avec moi, général. Vous m'avez demandé de garder le silence mais je ne suis pas un imbécile.

 

Tiens, c'est vrai.

C'était le seul à savoir pour le bébé. Mais il n'était plus. C'était du passé et ça n'avait plus raison d'être. Cependant, il avait bel et bien vu perdre le contrôle de lui-même à l'annonce de la naissance prochaine.

Il ne lui dit pas. Il n'en avait pas envie et n'en voyait pas l'utilité, si ce n'est qu'il lui fasse un habituel discours de condoléances ou qu'il se fasse du soucis. Et puis ça ne changerai rien au fait. C'est pour ça qu'il répondit :

 

–          J'ai changé, depuis, malheureusement.

–          Bien. D'accord. Mais qu'est ce que vous allez faire des cadres, alors ?

 

Des cadres ?

Roy fit glisser son regard sur la boite, dans laquelle se trouvait lesdits cadres. Trois.

Un cliché de toute l'équipe, où il arborait un air neutre, et où Armstrong dépassait du champ. C'était la semaine de son arrivée à Central.

Un autre, le représentant lui et Hughes. Et c'est là qu'était la contradiction avec ce qu'il venait de dire : il ne pourrait jamais le jeter... C'était au dessus de ses forces et c'était bien compréhensible.

Enfin, le dernier, il ne savait pas vraiment comment il avait atterrit dans un cadres. Ce n'était que lui, seul qui plus est.

 

–          ... Il est temps que les choses changent, c'est ça ?

–          En avez vous seulement envie ?

 

Il ne répondit pas puis se dirigea vers la caisse avant de relever la tête vers son subalterne.

 

–          Je suis heureux d'avoir pu vous parler une dernière fois.

–          Vous partez quand ?

 

Il y a une chose qui avait toujours amusé Roy, bien qu'il ne le montre pas, c'était les particularités qu'avaient chaque membre de son équipe. Arrogant, érudit, craintif... on en voyait des belles, chaque jour à Central.

Ça avait mis du temps à s'installer, un semblant de complicité.

C'est pour ça que c'était dur de sortir de ce bureau.

Pourtant, il y a quelque chose, dans l'absolu, qui rassura quelque peu le général de brigade Mustang : Les gens n'avaient relativement pas changé, et c'était mieux comme ça. Ainsi, Havoc avait toujours eu du mal à peser ses mots, et il continuait encore aujourd'hui. Cependant en gardant le respect du vouvoiement.

 

–          Après le transfert du généralissime, je pars aussitôt après.

–          Je vois que vous n'avez pas pris la liberté de nous avertir cette semaine.

–          J'étais comme qui dirait occupé.

 

Son interlocuteur ricana.

Roy avait remarqué que depuis un certain temps, il roulait ses cigarettes. Il avait sortit le paquet mais le gardait dans sa main, posée sur le bureau.

Le brun rompit le silence qui venait de s'installer.

 

–          Bon, et bien...

 

Il se retira de la table où il était appuyé, puis attrapa la boite, qu'il ferma puis se dirigea vers la porte, suivi du blond.

En fait, il ne sut pas si il était venu pour quelque chose en particulier ou par pur hasard. Lorsque celui-ci eut passé l'encadrement, il se contenta de demander :

 

–          Donc si je comprends bien, à partir de maintenant, vous n'êtes plus mon patron.

–          Oui. Est ce que vous pouvez me rendre un service, avant que je parte ?

–          Je suppose.

 

Il lui tendit l'un des trois cadres, qu'il saisit.

 

–          Faites moi disparaître ça.

–          A vos ordres.

–          Ah, et au fait. Je tiens à emmener ça avec moi.

 

Il lui montra le paquet de tabac. Havoc ne s'était pas rendu compte qu'il ne l'avait plus dans la main.

 

–          Je ne fume pas. Mais ça vous fera toujours ça en moins dans les poumons.

 

Le blond ricana à nouveau légèrement.

Il effectuèrent le salut militaire, puis se séparèrent. Havoc regarda son ex-patron entamer le couloir. C'est alors qu'il décida de regarder de quel cadre il s'agissait. Lorsqu'il le vit, un sourire en coin se traça sur le coin de ses lèvres.

 

–          Tâche de prévenir Hawkeye, quand même, lança t'il soudainement, lorsqu'il fut à plus de 5 mètres

 

Roy se retourna et le regarda; Il sourit à son tour puis lui tourna le dos en conservant la même expression.

 

Vous avez raison, général, vous changez.

 

Puis Havoc ferma à clef la porte du bureau.

 

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

 

–          Oui, bonjour, je suis avec M. Mustang, s'il vous plait.

 

Riza remonta la bretelle de son sac sur son épaule.

Elle avait rendez-vous avec Roy dans environ quinze minutes. Consciente qu'il y avait un problème dont il voulait lui parler, elle était arrivée en avance. C'est avec appréhension qu'elle alla s'installer à la table.

Et attendit.

Si la jeune femme était anxieuse, ce n'était rien comparé à ce que ressentait son supérieur.

En chemin pour le rendez-vous qu'il s'étaient fixés, Roy pesait le pour et le contre sur ce qu'il s'apprêtait à faire. Il y avait deux choses importantes à lui avouer.

D'une part qu'il quittait Central. Ce soir. De plus, cela ne faisait qu'empirer le problème initial : les conséquences réelles, ses vrais dommages...

Pourtant, plusieurs questions lui restaient en tête : Comment le prendrai t'elle ?

Riza était vraiment quelqu'un de sérieux, nul doute qu'elle ne lui renverrait pas tout à la figure, bien qu'il s'y attendait.

Et serait-elle assez forte pour affronter ça ?

Oui. Riza était forte, aussi bien physiquement que psychologiquement. Mais là, cela ne relevait plus de ces deux faits. Il aurait du être là pour elle, pour l'épauler, pour la suite...

Il aurait du.

Il venait de dresser ainsi les principales qualités de sa subordonnée. Et c'était quelque chose dont sûrement lui seule était conscient : Riza Hawkeye était une femme formidable. Et c'est pour ça qu'elle avait le droit de savoir, et de prendre elle seule les décisions. En le lui cachant, il venait de provoquer leurs propre perte. À tous les deux.

Il l'avait privé de la vérité et des sa responsabilité, même des choix qu'elle pourrait faire concernant sa vie. Il avait tout décidé même si il avait pensé protéger tout le monde ainsi.

 

Il arriva dans le restaurant, signala sa présence et on l'emmena à la table où l'attendait la blonde, qui sourit en le voyant arriver, et lui adressa un signe de la main. Il déglutit violemment et alla s'asseoir, après l'avoir doucement embrassé.

 

–          Tu as l'air d'aller mieux.

–          En effet, mais je persiste à dire que je ne me porterait que mieux si je travaillais.

 

Ils discutèrent ainsi jusqu'à ce que l'on vienne prendre leurs commande.

Cela dura encore une vingtaine de minutes puis les plats arrivèrent. Mais les mots ne venaient pas et Roy commençait à se sentir mal.

Rien n'échappe à Riza Hawkeye. Et elle l'avait remarqué, c'est pour cela qu'elle se tut se concentrant sur son assiette.

 

–          Je... J'ai quelque chose d'important. À te dire.

 

Comme si elle avait guetté ces mots, depuis une semaine, elle posa sans rien dire ses couverts sur la table, s'essuya la bouche avec sa serviette qu'elle remit sur ses genoux puis attendit. Et sa colonne se traçait en une légère courbe sur le côté, les bras sur l'accoudoir.

Son regard signifiait quelque chose comme « il serait tant, oui ».

C'est là que Roy sut qu'il ne pourrait plus reculer, en un sens.

 

–          C'est assez difficile à dire.

–          Prend ton temps.

–          Je... Je ne sais vraiment pas... Je n'ai pas les mots pour te le dire, en fait...

 

Et d'un air qui en disait long sur le sujet, il sortit de sa sacoche le dossier qu'il ne lui avait pas montré à l'hôpital.

 

–          Ça concerne mes dommages internes ?

–          ...

 

La blonde attrapa la pochette cartonnée puis l'ouvrit, afin d'en lire le contenue. Plusieurs pages, en somme. C'était la quatrième où il y avait les informations les plus cruciales, et le brun s'en souvenait mot pour mot.

C'est pourquoi en l'attente de sa réaction les secondes qui passaient lui parurent une torture. Cependant, cela serait pire si au contraire, il n'y en avait pas.

Soudain, Riza eut enfin une réaction, après avoir tourné trois fois les pages, et son supérieur serra sa main sur son accoudoir. Ses yeux... Ses yeux se plissèrent étrangement, comme si seulement le haut de ses joues se haussait, après s'être brièvement écarquillés. Chaque trait de son visage ressentait un mélange de surprise, d'horreur, de peur, ou d'autres choses indescriptibles, et d'autres choses que Roy n'aurait pas pu imaginer et pourtant il s'en doutait, et ça lui serrait le coeur.

Le papier fut serré l'espace d'un temps entre ses ongles, entre ses doigts fins, puis elles referma la pochette en hâte, pas besoin d'en lire plus, et enfouit sa tête dans sa main.

Chose qui dura peu de temps tandis que Roy baissait la sienne sur le côté, car elle se releva et le regarda, les main sur la bouche.

Et cette sensation... Juste au dessous des poumons, un gros poids, un bloc entre le coeur et le ventre. Cette envie de vomir.

Riza attendit que son amant dise un mot, juste un. Cela n'arriva pas bien que beaucoup lui brûlait la gorge. Elle se leva précipitamment, toujours la mains sur ses lèvres puis sortit du restaurant tout aussi rapidement après avoir attrapé son sac.

C'était pas possible.

Ça ne pouvait pas être possible.

 

Mustang croisait ses mains qu'il porta à son front en se courbant légèrement.

 

–          Je suis vraiment un imbécile...

 

Et il se leva aussi de table, lorsqu'un garçon l'interpella.

 

–          Monsieur, vous n'avez pas...

–          Mettez tout sur mon compte de l'armée, à mon nom.

–          Bien.

 

Et il courut hors du bâtiment.

Une fois dehors, il pu apercevoir Riza, de dos, qui marchait à pas rapides. Il courut à nouveau pour la rejoindre. Et lui dire un mot. Quelque chose. Lui dire que c'était de sa faute, ou que c'était faux ! Le nier ! Mais c'était pas possible, il avait déjà assez menti de ne rien lui dire ! Alors juste... Juste la serrer contre lui.

Il lui attrapa le bras mais elle se retourna et le repoussa d'un geste de la main.

 

–          Riza...

–          Ça fait combien de temps ? Ça fait combien de temps que tu le sais ?

 

Elle avait les extrémités des yeux humides.

 

–          .... Trop longtemps.

 

Elle le considéra un instant, voyant qu'il ne repoussait enfin plus son regard, puis secoua la tête comme si elle niait quelque chose.

Suite à cela, et même si il ne comprenait plus rien, elle se jeta dans ses bras et serra l'arrière de sa veste.

 

–          Pourquoi ?! Pourquoi tu ne me l'a pas dit ?!

–          Je...

 

Elle se mit à marteler son torse de coup de poing.

 

–          Tu avais pas le droit ! Non !

–          Riza...

–          Et ils ont pas le droit de dire ça... y'a que toi que j'aurais voulu...

 

Ses mots étaient des coups, eux aussi, lancés aux hasards et dépourvus de sens mais le ton égait le son des larmes dans la gorge alors que les joues sont toujours sèches.

Les coups sur son torse ralentissent et finissent par s'arrêter. Elle y appuya son front.

 

–          Tu as dus souffrir toi aussi... Mais je veux pas... je voulais vraiment...

 

Il ne la laissa pas finir et l'encercla de son bras. Mais de toute façons, la phrase allait-elle aboutir ?

La jeune femme resta un moment contre son bras, lorsqu'il finit par rompre le silence.

 

–          Je... c'est de ma faute tout ça.

–          Ne recommence pas avec ça, s'il te plait.

–          Non ! Non arrête de vouloir me protéger car au bout du compte je n'en vaux pas la peine.

–          Arrête.

–          Je...

 

Il se recula et passa sa main à l'arrière de son crâne.

 

–          Je crois pas que tu puisse réellement être heureuse avec moi.

 

Riza restait interloquée : non, pas ces mots, tout mais pas ses mots. Et pourtant, même s'il les cherchait, elle savait qu'il finirait par les prononcer.

 

–          Je pense que tu devrais t'éloigner de moi.

 

Et pensant qu'il ne devrait pas en dire plus, il tourna les talons.

Non. Ce n'était pas suffisant. Elle courut pour réduire la distance, plus vite installée entre deux qu'elle ne le pensait, n'ayant pas eu le temps de réagir puis ce fut à son tour de l'attraper par la manche. Il étaient ainsi arrivés sous un préau où s'engouffrait le vent.

 

–          Pourquoi devrais-je faire ça.

 

Voilà.

Elle demandait enfin une explication. Et il devrait la lui donner. Cependant il resta silencieux devant elle et dégagea doucement son bras. Le vent soufflait et ramenait les cheveux contre son visage, ses yeux ambres, ses lèvres... Peut-être qu'en une certaine manière il soufflait ces explications, mais elle les savait déjà. Et elle en était consciente et c'était ça qui était dur. Elle avait prononcé ces mots sans même vraiment le questionner. Le vent soufflait toujours, et chaque mot n'avait besoin d'être prononcé.

Chaque parole était transporté dans ses flots.

C'était inscrit partout. Partout où s'infiltrait ce souffle.

Riza baissa la tête face à ce qu'elle pensait être une fatalité, et le laissa partir. Il fallait être forte. Il fallait être comme elle l'avait toujours été.

Elle ne sut pas vraiment quand est ce qu'il allait passer le mur qui allait les séparer, elle regardait toujours le sol. Elle savait juste qu'elle allait le laisser partir, comme il lui avait demandé de faire.

Parce qu'elle devrait soi-disant lui en vouloir. Mais c'était la sous-estimer, c'était dire qu'elle n'avait pas choisi, pas assumé ses actes.

Et elle ne le voulait pas. Soumission et abandon étaient des mots qu’elle ne tolérait pas.

C'est sûrement pour ça qu'elle s'entendit prononcer quelques mots.

 

–          Dit quelque chose !

 

Ce fut comme un impact pour Mustang. Il resta pétrifié face à cette phrase.

Et les joues étaient cette fois humides ?

Mais lui ne fait rien, ou... non, pas rien. Parce qu'il choisit tant bien que mal de rester impassible, pour limiter les dégâts.

Mais les dégâts sont déjà là, ancrés depuis trop longtemps pour que cela suffise. Tous les mots possibles d’être prononcés ne rattraperaient en aucun cas tout le poids des non-dits.

Mais tout ça, ça paraît trop dur, trop irréel. C'est trop loin de ce qui a pu être un jour une histoire, leur histoire et parce que ça se rompt trop vite, trop simplement.

Et parce que c'est Riza. Riza, trop forte selon tous pour être vulnérable à quoique ce soit, Riza, déjà trop distante pour son propre bien, Riza, dont la façade s'effrite peu à peu avec le temps. Et elle ne le veut pas.

Et elle a toujours été avec lui et ça lui donne la nausée, du coup. Quand on la taquine, quand on lui parle autre chose que de son travail, pourtant, c'est toujours elle, et c'est pour ça qu'on y croit lorsque l'on se dit que ses traits ressemblent parfois à un sourire, dans ces moment-là.

Parce que c'est elle, tout le temps, et que c'est dommage que cela se révèle dans des situations pareilles, alors qu'il aimerait avoir, posséder ce sourire.

Il respira difficilement, par coup à coup, guettant autour de lui comme une réponse à trouver. Puis il se tourna vers elle,

lentement,

et se rendit compte qu'elle pleurait bel et bien.

Que quelqu'un lui souffle la réponse ou l'aide à mettre de l'ordre dans tout ce mélange de sentiments. Elle haletait et laissa retomber ses bras comme si l'effort avait été de taille.

Et cette fois-ci, les mots viennent tout seuls mais c'est avec une difficulté clairement exprimée et avec ce blocage au niveau de l'estomac que Roy s'exprime.

 

–          Je vais devenir généralissime, Riza.

 

Et c'est tout.

Ce n'est même pas un adieu, en somme. Ce n'est peut-être pas une explication rationnelle pour le communs des gens, ce n'est pas une promesse ni une affirmation ou une certitude, ce n'est pas un discours, ce n'est pas une excuse, ce n’était peut-être pas une prédiction de source sûre, ce n'est pas un serment ou un une phrase pour réprimander qui que ce soit.

Ce n'est rien. Ce n'est en somme qu'une phrase vide, dépourvu de suffisance, en aucun cas un exemple de conviction digne de ce nom . Un ensemble de mots qui n’éclairera en aucun cas la situation, mais c’est tout ce qu’il peut dire ;

Et c'est pour ça que ça passe, mais que les larmes continuent de couler. Et c'est pour ça que l'on ne peut rien faire d'autre à part le regarder s'éloigner.

La blonde fut soudainement agitée d’un soubresaut, et plaqua à nouveau sa main contre ses lèvres, avant de tousser. Du sang vint se déposer au creux de sa paume. C’était peut-être la première fois qu’elle était presque effrayée _ et ce par elle-même, et ça lui parut encore pire _ et c’est sans doute pour ça qu’elle le laissa partir.

Pourquoi est-ce qu'on a l'illusion que ce qui nous a appartenu un instant ne sera jamais plus ?

 

C'est pourquoi...  même si c'est juste...  juste un tout petit peu étrange ou

 ...  juste un tout  petit peu... triste...

 

Je peux pas en demander plus que ça.

 

Ce sont parfois les choses qui nous appartiennent exclusivement qui sont les plus fragiles.

 

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

 

–          Ed ! Viens par là ton col est mal mis !

Winry passa sa main sur le cou et de son petit ami et réajusta ledit col, bien que celui-ci ai momentanément râlé en lui ajoutant qu'il n'était pas un gamin.

 

–          Bon, tu es sûr que tu connais bien ton discours ?

–          Mais oui, j'ai répété toute la soirée, hier ! Puis je te signale que c'est moi qui l'ai écrit...

 

La jeune fille soupira. Là commençait donc les choses importantes ?

La réception avait lieu d'abord au Quartier Général de Central. C'est pourquoi autour d'elle s'activaient divers « troupeaux » de militaires.

On reconnaissait les civils à leurs tenues noires.

Des fleurs blanches ornaient plusieurs poteaux de la ville, et peu de personnes s'intéressaient aux autres arbres en fleurs, comme le tilleul ou les amandiers. Mais qu'importe, aujourd'hui tout le monde était réuni pour quelque chose d'important. On donna le signal que la marche allait commencer. Edward fut invité à engager le cortège avec quelque personnes. Il accepta à condition que Winry puisse l'accompagner.

La jeune blonde rabattit son voile de tulle noir, et marcha à ses côtés. Tout le monde avait la tête baissée. Certains pleuraient ou d'autres gardaient le silence.

C'est toujours quelque chose d'assez étrange, l'enterrement d'une personne que l'on ne connaissait pas.

 

On arriva enfin au Panthéon.

Win avait rarement vu autant de personnes réunies au même endroit. Chose qui n'échappa pas à son ami, d'ailleurs, qui déglutit à l'idée de devoir parler devant tant de monde.

 

–          Pas trop stressé, Ed ?

–          Ça pourrait aller mieux Oo...

 

On amena le cercueil du généralissime devant l'autel, et l'on invita le fullmetal à les suivre. Sa petite amie l'embrassa légèrement puis lui souhaita bonne chance avant d'aller s'asseoir.

Lorsqu'il arriva devant l'autel en question, il tapota le micro, toussa légèrement puis commença.

Tout le monde se tut.

Edward serra le poing puis commença.

 

–          Je voudrais d'abord dire à quel point je suis honoré de représenter aujourd'hui le défunt généralissime Hakuro, et que je vais tenter de respecter au mieux sa mémoire.

 

À présent, plus personne ne parlait.

 

–          Je...

 

Il peinait quelque peu à prononcer les premiers mots, et se dit qu'une fois lancé tout irait pour le mieux. C'est pourquoi il inspira avant de reprendre, tandis que Winry croisait inconsciemment les doigts.

 

–          J'ai vécu différentes choses ces dernières années, et c'est pourquoi je ne peux pas affirmer connaître parfaitement le généralissime Hakuro.

 

L'assemblée se demanda un instant où il venait en venir, mais resta silencieuse.

 

–          Cependant, et même si c'est triste et que l'on doit s'y résigner, je pense que l'on peut se sentir plus proche que jamais de quelqu'un lorsque celui-ci... quitte notre monde. Parce que si on ne le connaissait pas, c'est quelque chose que l'on va regretter.

 

Ed essaya tant bien que mal de ne pas marquer de pause, histoire que les gens n'aient pas trop de réactions... Mais tout le monde continuait de le regarder religieusement.

 

–          On regrette de ne pas lui avoir parlé, de ne pas avoir été proche de cette personne parce que maintenant on ne le pourra plus. Pourtant, je me pose la question, en vous voyant tous : Est-ce que le généralissime Hakuro est vraiment mort ?

 

C'était sûrement la question en trop : personne ne comprenait où il voulait en venir. Le blond ferma les yeux brièvement pour éviter ces regards un instant puis reprit :

 

–          À vrai dire, j'en doute... J'ai quitté Amnestris pendant deux ans et je n'ai pas pu constater comment ce grand homme a géré ce pays. Et pourtant, je viens à peine de rentrer que...

 

Il chercha des yeux son amie dans la foule, comme pour s'aider ou illustrer ce qui allait suivre.

 

–          ... plusieurs choses me sont apparus. Lorsque l'on m'a demandé de tenir ce discours, j'ai demandé pourquoi. On m'a répondu que c'était un homme important. Alors j'ai regardé autour de moi ce qu'était ce pays, et je me suis rendu compte que tout, ses moindres recoins, son moindre habitant, tout avait comme une seule et unique âme. Et je me suis dit, oui, il était important.

 

Assis vers les premiers rangs, Roy assistait bien évidemment à ce discours, lui aussi. Il n'aurait pas manqué ça pour rien au monde. Cependant il se demanda à cet instant si Ed n'allait pas presque devenir thuriféraire du généralissime ...

C'était le sous-estimer. On n'enferme pas Edward Elric dans des règles dans ce genre.

 

 

–          Puis j'ai interrogé plusieurs personnes. Elles m'ont quasiment toutes répondu comme si elle chantaient un hymne nationale. Encore cette âme, à nouveau. Et je me suis dit, oui, il était aimé et que oui, il était important.

 

Chacun regarda son voisin à cet instant comme pour lui demander si le fullmetal en avait douté à un moment. Mustang sourit en coin.

Vint le moment qui les concernait le plus, tous les deux.

 

–          Enfin, j'ai regardé l'armée. Que je connais en dépit de mon jeune âge, me direz-vous. J'ai appris ce qu'il avait dit, vu, fait, et des noms ont été cités.

Dont un.

Que l'on ne pourra nier.

Ishbal.

 

La réaction de l'assemblée dut à la hauteur de ses espérances, dans le sens qu'elle commença à s'agiter, voir à contester entre eux. Cela ne l'empêcha pas de poursuivre.

 

–          J'ai été à Ishbal, il y a un peu plus de deux ans. J'ai vu assez de choses qui m'ont ouvert les yeux. Entre autres, un cimetière.

 

Ed serra le point sur l'autel.

 

–          Des milliers. Peut-être des millions ! Des millions de tombes ! Et tous ces noms... Tous ces noms autour de moi.

 

Il desserra la main comme si ce qu'il était en train de déclarer le libérait.

 

–          Tous ces noms inconnus mais qui sont pourtant morts ! Décédés pour leur patrie, leur famille, ceux qu'ils aimaient ou leurs idéaux... Tous ces héros anonymes qui sombrent dans l'oubli, qui s'effacent de nos mémoires... de nos souvenirs.

Mais quels souvenirs, me direz-vous, puisque nous ne nous sommes jamais rencontré.

 

Il leva sa main vers la droite comme pour protester.

 

–          Mais si ! Ils sont là !

 

Et il posa sa main sur son à l'emplacement de son coeur.

 

–          Tous là ! On les connaît tous, et cela rejoint ce que je disait sur le généralissime. Ils sont comme nous même si on a tendance à l'oublier !

Ils sont vous ! Ou vous !

 

Successivement, il pointa au hasard des gens dans le public, avant de se pointer lui-même et de continuer.

 

–          Ou même moi ! Ou même... Un peu de nous tous...

Il n'y a pas d'hommes qui valent plus ou moins notre attention ou notre estime.

Il n'y a pas d'hommes plus ou moins importants. Il y a juste des hommes plus connus.

 

Ce fut peut-être déclaré avec un peu trop de zèle et peut-être d'arrogance selon le général, et se fut sans doute l'avis de tout le monde car les chuchotements et autre commérages reprirent.

 

–          Chaque homme est important, en tant qu'alchimiste je sais qu'il ne doit pas être considéré comme matière ou autre. L'homme est unique, et c'est un fait à ne pas négliger.

Alors aujourd'hui, puisque je dois représenter la voix du Généralissime Hakuro, votre voix ainsi que la voix de notre pays, j'ose rajouter celle des autres peuples opprimés.

 

Il leva soudainement le ton en faisant quelques mimiques avec sa main, tandis que Winry n'osait pas le quitter des yeux.

 

–          Respirez !

Sentez autour de vous toutes ces âmes en imprégnez-vous en ! Renommons-les et approprions-nous leurs pensée, à eux dont le dernier souffle est révolu ! Vivons leurs souvenirs envolés ! Puissions-nous transpercer ces lois qui régissent notre monde et faisons battre tous nos coeurs à l'unisson.

Juste une fois.

Pour que ni lui...

 

Il tandis la main vers le cercueil en fleur où reposait le généralissime.

 

–          Ni eux.

 

Là, il ne sut que pointer, mais tous le monde comprit.

 

–          Ni même vous, ou moi...

Pour que personne ne tombe jamais dans l'oubli.

 

Il avait baissé le ton depuis un certain temps, et se sentait épuisé par toutes ces vérités qu'il lançaient une à une. Il reprit sa respiration et laissa tout le monde en faire autant, tandis qu'il marquait un silence durant une dizaine de secondes.

 

–          Et ce sera tout.

 

Il ne bougea pas. Personne ne dit rien.

C'est pourquoi il décida de descendre de l'estrade.

Combien de temps ce silence pesant dura ? Il n’en avait aucune idée, mais cela lui pesait… Il avança tout de même, ne guettant même pas quoi que ce soit.  

Pourtant, et surtout étonnement se dit-il, un brui résonne. En un écho, comme si il était dans une grande pièce vide. Un bruit singulier, fort, régulier. D'une seule personne apparemment.

Il se retourna pour voir son supérieur qui frappait dans ses mains. Seuls. C’était la première fois que Ed avait attendu un applaudissement. Il sourit.

 

–          J'étais sûr que ça vous plairait, général, pensa-t'il.

 

Celui-ci fut suivi de Alphonse, puis de Winry... et Sarah... et Paninya ... et tous les autres qui se levèrent.

Effet de foule ou conviction personnelle ? Ed hésitait. Mais qu'importe. Il descendit les marches un sourire aux lèvres, rajustant une de ses mèches qui lui tombait sur les yeux. Puis il leva la tête vers le ciel où se profilaient quelques nuages.

 

-         Je suis bon à enfermer, dit-il pour lui même.

 

Roy continuait d’applaudir, se demandant vaguement combien de choses allaient encore changer, quand un officier l’interpella.

 

-         Général, il est l’heure.

-         … Oui.

 

Et il se leva.

 

Le fullmetal resta debout un certain temps, à serrer la main à plusieurs bleus, et à recevoir les félicitations pour son discours.

Puis il tourna la tête vers l’endroit où était assis son supérieur, il y a peu de temps. Il ne fut pas étonné de ne plus l’y voir, mais s’inquiéta davantage lorsqu’il n’arriva pas à le distinguer dans toute la foule.

Il ne réfléchit pas plus que ça, une main se posa sur son épaule.

 

-         Félicitations, frérot, je pensais pas que tu pourrais parler le l’armée sans t’emporter, lui dit Al.

-         Il a quand même fait un sacré numéro… signala Sarah, accroché à son bras.

-         Merci, Sarah -_-, répondit Ed

-         Mais moi j’aime bien quand il fait ses « numéros », déclara Winry en tirant son petit ami en le tirant pour le col pour lui coller un bisou sur la joue.

 

Ils arrêtèrent rapidement leur conversation, tentant de garder le plus respect possible à ce jour. C’est à ce moment que la jeune fille remarqua le colonel Hawkeye qui parlait avec Falman et Havoc, non loin de là. Elle se dirigea vers elle, en entraînant Ed avec elle, mais la salua sans l’entrain habituel dans sa voix.

 

-         Bonjour, colonel.

-         Oh, bonjour Winry, comment allez-vous ?

-         Assez bien, je vous remercie, malgré ce triste jour.

 

Riza acquiesça d’un signe de la tête.

 

-         Et vous ? Comment vous portez vous ?

-         Je ne suis pas au mieux de ma forme, répondit-elle.

-         Ah, au fait colonel, vous n’auriez pas vu le général ?

-         A vrai dire je…

 

Havoc baissa la tête mais resta à ses côtés [1].

 

-         … Il est partit. Pour le Nord.

 

Edward resta éberlué un instant.

Le nord.

En temps normal, il n’aurait rien dit. En fait, il aurait même lancé une de ses habituelles vannes de gamins, peut-être. Mais le visage de Riza, à ce moment… Il se baffa mentalement : il venait de commettre la gaffe du siècle.

Il serra le poing.

 

-         Edward, n’en veux pas au général.

Il releva la tête et plongea ses yeux dans les siens. Il s’avançait peut-être un peu en lorsqu’il se dit qu’il y avait peut-être un peu du même sentiment en elle. Sûrement un peu trop, d’ailleurs, car elle-même n’en savait pas assez.

 

Il y a beaucoup de choses qui ont changé, ces derniers temps. Pourtant, pourquoi ai-je l’impression que les gens autour de moi sont resté les mêmes ?

 

Il détourna les yeux comme s’il acquiesçait, même s’il n’en pensait pas moins, et la salua. Sur ce, il quitta le lieu de rassemblement.

Il leva les yeux sur un cerisier qui venait de fleurir. Eclairant un peu la dureté du bitume et la grisaille des bâtiments de l’avenue principale de Central City. Winry rejoignit le fullmetal qui le regardait, rêveur.

 

Sûrement que les choses bougent, et sont là pour ça.

Nous y somme tous pour quelques chose

 

-         On m’a dit que les cerisiers étaient les derniers à fleurir, au printemps. Il y a d’abord les tilleuls, les amandiers… dit-elle

-        

-         C’est le printemps… finit-elle par soupirer.

 

Il tourna la tête et la considéra un instant, tandis qu’elle regardait d’un air rêveur ce même arbre, alors qu’autour d’eux tout le monde s’activaient.

 

Nous sommes les propres possesseurs de ce que certains appelleraient notre destin. Nous seuls jugeons de ce qui peut être bon pour nous.

 

Tous le monde revenaient à ses affaires et activités de tous les jours, ayant vite oublié ce qui s’étaient passé avant. Peut-être que son discours n’avait pas touché tout le monde.

 

Nous cherchons tous quelques chose qui nous maintient en vie

On se lie à des gens dignes de confiance…

… on travaille dur…

… On promet toute sortes de choses pour se créer un but, un rêve.

 

Mais selon lui il avait de toutes façons touché les bonnes personnes.

Le fullmetal prit sa douce dans ses bras en posant une main sur sa hanche et observa un instant autour de lui, le menton relevé.

 

Les rêves sont l’essence même de nos vies.

Je crois que c’est quelque chose que je n’ai compris que récemment.

 

Riza s’assit sur une des chaises.

Toutes avaient été désertées.

Elle ne sut pas vraiment pourquoi ce fut maintenant que ses yeux s’embuèrent, mais que rien ne perla ; Au fond, ça la rendait triste.

 

Parfois, cela ne marche pas dans le bon sens.

 

 

C’était sûrement une des raisons pour laquelle elle fit glisser sa main sur le côté de sa jupe où son 9 mm était toujours accroché.

Une main se tendit. Elle l’attrapa et rentra avec son équipe.

 

Non loin de là, Sarah regardait le ciel, accompagné de son petit ami. Elle ne sut pas pourquoi elle se sentait subitement émue, lorsqu’il l’embrassa doucement. En tous cas, elle eut pour la première fois depuis son arrivée une pensée heureuse pour son frère.

 

Parfois, des gens nous aident, ou font de grandes concessions pour nous aider.

 

 

-         Votre ticket, monsieur.

 

Roy fouilla un instant dans la poche intérieur de sa veste, et en sortit son portefeuille. Une photo en tomba.

Il ne sut pas vraiment pourquoi il l’avait enlevé du cadre, alors qu’il avait laissé celle de Hughes bien propre dans sa bordure de bois.

Sûrement parce qu’elle y était.

 

Parfois, les sacrifices sont de taille.

 

Il la regarda un instant tandis que le contrôleur tendait toujours la main. Il ne regarda pas et tendit le ticket , qu’il poinçonna avant de tourner le dos. Après quoi il glissa la photographie dans sa poche et regarda d’un air passif le paysage défiler à travers la paroi de verre.

 

Mais j’ai la sensation que tout va aller mieux pour la suite

 

Edward finit par répondre :

 

Aujourd’hui, c’est le printemps.

Je ne sais pas si les arbres étaient en fleurs lorsque je suis arrivé ici. Mais aujourd’hui, les branches fleurissent pour ceux qui daignent lever la tête.

 

 

-         Ouais.

 

 

Aujourd’hui, les cerisiers sont en fleurs.

 

 

           

 

Fin

 

 

 

Commentaires :

 

[1] Non, Caro, pas de Havoc/Riza

 

 

Free talk : dans les coulisses de « je te le promets ».

 

Désolée pour cette fin. J’imagine que ça ne plaira pas à tous le monde du côté de Roy et de Riza. J’espère que vous ne serez pas trop déçu. J’ai attendu le jour du printemps pour publier ce long chapitre !  Sachez juste que ce n’est pas l’épilogue, attention !

Merci beaucoup de m’avoir soutenu jusqu’ici.

C’est d’ailleurs pour ça que mes assistantes vous ont préparé un free talk… pour le moins spécial, sur deux chapitres.

C’est pourquoi j’arrête là mes remerciement pour les approfondir ultérieurement, et laisse la place à ces deux allumées XD !

 

Enjoy ^^ !

 

Caro : (se tient une oreillette dans l'oreille (non, parce que dans le *STOP!* ) ) Bonjour et bienvenue, je suis Caro et voici Viviane,

 

Vi : Il le savent, c'est marqué à gauche.

 

Caro : (fait style qu'elle a pas entendu) ... et nous allons présenter les coulisses de « Je te le promets » pour les prochains chapitres.

 

Vi : Mais on a pas de jingle !

 

Caro: ...

 

Vi : ... ben, quoi, c'est vrai.

 

Caro : On a déjà un nom.

 

Vi : C'est vrai. C'est pourquoi nous allons vous parler des lavabos mystiques ! (ça fait classe de parler à la troisième personne)

 

Vont dans les coulisses du décors, où s'activent maquilleurs et autres, la cameraman fait son show, on arrive enfin à une porte minable genre placard à balais avec une étiquette qui colle mal avec marqué « auteur ».

 

Vi : Bon, bah, c'est là.

 

Caro : Non juuuuure.

 

Les deux entrent, la musique est à fond, Vi entre et éteint.

 

Vi (à l'auteur) : C'est quoi, ça ?!!

 

Auteur : Bah, c'est Ok go...

 

Caro : Disons que c'est pas trop la musique qui convient pour écrire le dernier chapitre d'une fic, qui plus est relativement triste (yeah XD ! Rock'n'roll !)

 

Vi : Et tu fais quoi, là ?

 

Auteur : Je vous retourne la question.

 

Caro : On est en backstage !

 

Auteur et Vi : O O ... Caro a utilisé un mot anglais !

 

Caro : vos gueules, dit plutôt ce que tu fais.

 

Auteur : Bah, là, j'écris un chapitre de « tout se balance » (c'est ma fic de Naruto, un des principales raisons de mes retard ^^)

 

Vi : Fais voir.

 

Les deux lisent par dessus l'ordi.

 

Auteur : Alors, vous en pensez quoi ?

 

Caro : c'est pas mal !

 

Auteur : Moi je pense que ce côté est un peu confus, là.

 

Vi : Non, ça va, je pense. Mais je trouve que ça devrait pas être lui qui parle, là.

 

Auteur : Bah si, parce que sinon, ici, sinon, ça cassera tout.

 

Caro : Mmmmh... Et t'avais mis quoi, avant ?

 

Auteur : Bah rien Oo.

 

Pour finir, l'auteur va effacer au moins une page entière, pour être à peu près satisfaite en le réécrivant. Entre temps, elle va écouter une chanson de Muse, une de coldplay, une de Sum41, un autre de Blink182 et une autre au hasard, manger un truc dans le frigo, envoyer un SMS à une de ses assistantes ou aux deux et prendre une douche, pour l'inspiration (et oui, ça m'inspire, les douches).

Et tout ça, en un temps record de 1h30.

 

Vi et Caro : UNE HEURE ET DEMIE ?

 

Auteur : Oui -.-'

 

Vi : Tes lecteurs vont être désabusés à vie.

 

Caro : ça explique pas mal de choses concernant tes retards.

 

Auteur : Et encore, y'a aussi des moments où je suis privée d'ordi, ou alors il est en panne, ou même j'avais pas d'inspiration.

 

Vi : Et là, tu bloquais sur quoi, pour ce chapitre ?

 

Auteur : Bah, juste après le moment où Roy dit qu'il n'avait pas trouvé les mots.

 

Caro : En gros, tu les cherchais avec lui.

 

Vi : (s'adresse au cameraman)  bon, maintenant, go, on va aller filmer ce qu'il y a sur son bureau.

 

On peut trouver tous les CD de rock de l'auteur; une radio qui bug à moitié, un cahier où est écrit (attention, manuellement, cette fois !) un projet de fic, 7 critériums dont 4 pétés et un qui n'a plus de mine, des dessins en pagailles, sa clé USB rafistolée avec du scotch tellement elle a vécu et des bonbons au gingembre.

 

Caro : Au gingembre Oo ?

 

Auteur : Lalalala, qu'est ce que ça fout là, ça ? ^^'

 

Vi : -_-

 

            A suivre ? …

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