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Animes-Mangas

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Fate/stay night

Destiny/Stay Night Auteur: Keysapocalypses Vue: 1582
[Publiée le: 2016-12-27]    [Mise à Jour: 2018-06-26]
13+  Signaler Heroic Fantasy/Surnaturel Commentaires : 10
Description:
Une décision différente a été prise, entrainant un changement imprévisible. Harry n'a pas mis son nom dans le Goblet of Fire mais il est bien décidé à survivre une fois de plus à ce que le destin lui a préparé. Cependant, cette fois-ci, il n'a que faire des limites de la logique. Prêt à réaliser l'impossible au côté d'un possible nouvel allié, Harry s'apprête à prendre sa revanche!

Pseudo-réécriture de Blood and Legacy

Par l'auteur de Fate/Stay Another Night, Mugen Tsukuyomi, Due Cieli, Keiki no Atarashii, Le Kitsune, Burakumin, Blood and Legacy
Crédits:
Je ne possède ni "Harry Potter" ni "Fate/Stay Night".

Mon imagination est la mienne.

Pour le reste, profitez d'un moment de lecture insouciante...
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The Wand Weighing Ceremony…

[8678 mots]
Publié le: 2018-06-26Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Salut à tous, désolé pour ma longue absence. J'étais en préparation de plusieurs épreuves de concours et n'avait tout simplement pas le temps pour écrire la suite de mes histoires. De plus, je suis sur le point de partir en vacance plusieurs semaines, donc il n'y aura probablement pas de nouvelles mises à jour avant encore deux ou trois semaines.

Enfin bref, je suppose que mes excuses ne vous intéressent pas, donc je ne vais pas m'étendre dessus. A la place, je vous laisse avec ce chapitre de Destiny/Stay Night, sponsorisé par Flavien Donnet, que je remercie pour son don Tipeee.

Sur ce, bonne lecture !

Chapitre 6 : The Wand Weighing Ceremony…

CLANG ! CLANG !

Tel était le bruit du métal frappant le métal qui résonnait rythmiquement dans la Salle sur Demande. Là, deux personnes s’affrontaient, épée en main. D’un côté se tenait une jeune femme blonde à l’allure chevaleresque qui dégageait une aura de royauté, maniant sa lame habilement et sans le moindre effort. Elle semblait particulièrement à son aise alors qu’elle fixait son opposant. Celui-ci était un garçon aux cheveux noirs, à peu près au milieu de son adolescence, son corps couvert de sueur alors qu’il haletait lourdement. Il tenait sa propre arme à deux mains, dans un reflet maladroit de la prise de son adversaire. Ses bras tremblaient de l’effort qu’il mettait à maintenir une position de combat appropriée en raison de son épuisement évident.

Ces deux personnes étaient naturellement Saber et Harry.

Avec un cri rauque, le garçon tenta de frapper Arturia de son épée, seulement pour que celle-ci dévie adroitement le coup, ne montrant pas le moindre effort dans son mouvement. Pire, cela eut pour effet de le déstabiliser, ce dont la jeune femme profita en contrattaquant rapidement, mettant instantanément le fils Potter en défensive. Malheureusement, son épuisement le rendait lent et léthargique, augmentant d’autant son temps de réaction. Sans surprise, à peine quelques secondes plus tard, Saber parvint à désarmer Harry sans effort. L’arme du garçon lui échappa des mains, s’envolant presque littéralement en l’air dans un impressionnant arc de cercle avant de retomber dans la main tendue de la Pendragon.

« Ce sera tout pour l’instant. » Annonça Arturia avec un infime hochement de tête approbateur. « Master, prenez cinq minutes de pause puis commencez à méditer. »

« Haaaaaa… Haaaaaa…Merci pour… Haaaaaa…Cette leçon… Haaaaaa… » Parvint difficilement à articuler Harry entre ses halètements. Il semblait lutter pour chaque bouffée d’air mais faisait de son mieux pour prendre de lentes et profondes inspirations et expirations.

Sans la moindre grâce, Harry s’allongea lourdement au sol, s’y effondrant presque. Il continuait à essayer de reprendre son souffle, sans grand succès pour le moment. Dire qu’il était épuisé serait un euphémisme. Il avait mal à des muscles qu’il ne savait même pas qu’il avait. De temps en temps, il pouvait sentir de légers spasmes sous sa peau, à moins que ce ne soit la pulsation de son sang dans ses veines dilatées. Il n’avait tout simplement pas l’énergie pour réfléchir à la question. En outre, il avait d’autres priorités à l’heure actuelle, comme apporter un flux constant d’air frais dans ses poumons, quelque chose dont son corps semblait avoir désespérément besoin.

En raison de ses efforts pour respirer à peu près normalement, avec des résultats mitigés, le fils Potter ne vit pas le regard que lui lança Saber alors qu’elle l’observait. Les sourcils de la jeune femme étaient froncés et elle semblait dans une intense réflexion alors que ses yeux fixaient sans ciller son Master. Quelque chose ressemblant à de la fierté, et peut-être également une pointe de consternation et de perplexité, semblait briller en eux.

Aujourd’hui était vendredi, cela faisait donc cinq jours depuis qu’Harry avait décidé de prendre son destin en main. Et en cinq jours, beaucoup de choses s’étaient passées. La première, mais non des moindres, avait été d’expliquer à une Hermione relativement peu compréhensive à l’idée de volontairement refuser d’aller en cours pourquoi il devait le faire. Il avait fallu du temps et beaucoup d’explications pour que, à contrecœur, elle finisse par comprendre et accepter son point de vue. Bien sûr, cela aurait peut-être été plus simple s’il lui en avait parlé avant de sécher la première matinée de cours, ce qui avait inquiété la jeune fille qui avait cru que quelque chose lui était arrivé et l’avait cherché partout, infirmerie comprise, sans résultat. Inutile de dire que lorsqu’elle avait reçu le message d’Harry, par le biais d’Hedwig, la première chose qu’elle avait faite avait été de le sermonner. Ensuite, évidemment, elle avait été horrifiée. Maintenant, elle s’était réconciliée avec l’idée, bien qu’elle soit toujours aussi réticente.

Ce qui avait véritablement convaincu Hermione avait été quand Harry avait souligné le fait que le Tournoi des Trois Sorciers avait été préparé sur le principe que seuls ceux de 17 ans ou plus pourraient devenir champions de leur école. Bien sûr, le fait que le fils Potter ait été sélectionné remettait les choses en question, mais le fait demeurait que les épreuves avaient été prévues à l’avance et ne pouvait donc pas être modifiées ultérieurement. C’était Saber qui avait trouvé cette information en lisant le règlement du tournoi, pas qu’Harry l’ait dit à Hermione… Enfin bref, tout ça pour dire que les épreuves avaient été pensées pour que cela représente un challenge à un élève de septième année bien éduqué. Hors, Harry n’était qu’en quatrième année, ce qui représentait un véritable fossé dans son éducation magique comparé aux autres champions.

Ainsi, faute d’avoir une base solide sur laquelle s’appuyer en termes de connaissances magiques, il lui faudrait compenser cela en devenant surspécialisé, n’étudiant que certains sujets spécifiques qui pourraient lui être utiles pour survivre aux épreuves mortelles qui l’attendaient. Cela, plus que le reste, était la raison pour laquelle Hermione avait finalement accepté l’idée qu’Harry n’irait plus en cours. Cela ne lui faisait pas plaisir, mais son esprit rationnel ne pouvait nier la véracité des mots du fils Potter. Finalement, d’une façon ou d’une autre, cela s’était terminé sur un compromis. Hermione cessait de le harceler pour qu’il revienne en cours mais, en échange, Harry devrait consacrer un peu de son temps pour étudier les notes de cours d’Hermione pour qu’il ne développe pas de lacunes plus tard dans sa scolarité.

Harry avait accepté, même si ce fut surtout parce que Saber avait été d’accord avec l’idée. Quelque chose à propos de devoirs et de responsabilités, Harry n’avait pas vraiment compris, mais il lui faisait confiance.

Bizarrement, aucun professeur n’avait rien dit à propos de son absence. Ou plutôt, ils ne semblaient pas s’en soucier outre mesure. Certains, comprendre Snape, comptaient le punir la prochaine fois qu’ils le verraient pour absence non-justifiée. Cependant, à part pour cela, personne ne semblait le chercher activement. A part Hermione, personne ne l’avait vu pendant cinq jours, pas même pendant les repas, et pourtant personne ne semblait se soucier de savoir où il se trouvait. Voilà pour son respect envers le corps enseignant !

Pour en revenir à ces cinq jours d’entraînement, ne sachant pas à quoi s’attendre de la première épreuve, et ne sachant pas non plus comment l’aider avec sa magie, Saber avait commencé à l’entraîner avec quelque chose qu’elle maîtrisait : le maniement de l’épée. C’était quelque chose qu’elle avait eu l’intention de lui apprendre de toute façon, mais pas si tôt, ni aussi intensément. Cependant, en l’absence de véritable direction pour orienter l’entraînement de son Master, la pratique de l’épée était une bonne alternative. D’une part, le poids de la lame constamment brandie aidait à forger des muscles, ce dont Harry avait désespérément besoin, et d’autre part, affronter constamment Arturia dans des duels amicaux l’aidait à développer ses réflexes. De meilleurs réflexes pourraient s’avérer une nécessitée pour l’aider à se maintenir en vie. Quant aux muscles, cela pourrait ne pas sembler utile à un sorcier, mais s’il pouvait brandir sa baguette plus rapidement, n’aurait-il pas un avantage supplémentaire ? Donc certes, son Master pourrait ne jamais avoir à se battre avec une épée, mais cela ne changeait rien aux bienfaits que cet entrainement lui apporterait sur le long terme.

Sur le long terme…

« Saber, je vais commencer ma méditation. » La prévint Harry, qui avait finalement repris son souffle.

« Hum ? D’accord. » Acquiesça distraitement la Pendragon, son attention se reportant immédiatement sur son Master.

Le fils Potter semblait aller mieux. La sueur coulait encore de son visage et trempait ses vêtements mais, à part ça, il aurait été difficile pour un œil non-avertit de deviner à quel point Harry avait été épuisé quelques minutes auparavant. Pas pour la première fois, Saber s’étonna de la vitesse de récupération du garçon. Une telle rapidité, c’en était presque miraculeux. Il ne lui avait fallu que cinq minutes pour récupérer totalement, ou presque, d’une séance d’entrainement intensif avec Arturia, qui était un Esprit Héroïque. Lui n’était qu’un humain. Un sorcier, certes, mais humain néanmoins. Et ce n’était même pas le plus choquant !

Encore une fois, cela ne faisait que cinq jours que la Pendragon avait commencé à former son Master dans l’art du maniement de l’épée et, déjà, les résultats étaient visibles. Saber aimerait pouvoir en être fière et dire que c’était l’entrainement auquel elle le soumettait qui en était la cause, mais elle ne le pouvait pas. En fait, elle en ignorait totalement la cause, à sa grande frustration. Sa formation avait définitivement un effet, il n’y avait pas de raison de le nier, mais cela avait surtout été une sorte de déclencheur à… Quoique ce soit qui arrivait à Harry. Arturia avait vu de nombreuses choses dans sa vie, et d’autres encore après cela, mais rien n’aurait pu la préparer à cela…

Le fils Potter apprenait et s’adaptait, et il le faisait rapidement. Et par rapidement, Saber voulait dire très rapidement, presque ridiculement.

Ce n’était pas juste une question de talent. Arturia était talentueuse lorsqu’il s’agissait du maniement de l’épée. Dans un sens, il n’était pas faux de dire qu’elle était née pour en brandir une. Et pourtant, comparée à son actuel Master, elle pourrait aussi bien ne pas l’être. Lorsqu’ils avaient commencé la formation, cinq jours auparavant, Harry avait à peine su par quel bout tenir une épée. Maintenant, il était quelque chose proche de décent. Et si ce n’était que ça, Saber aurait pu se contenter de hausser les épaules et d’accepter les faits, sauf qu’il y avait un autre détail, bien plus important, qui la laissait perplexe et confuse.

Le corps du fils Potter… Il se renforçait. La Pendragon n’avait tout simplement pas d’autre mot pour décrire un tel phénomène. Bien sûr, il était évident qu’un entrainement aussi rigoureux que le maniement de l’épée, surtout sous la tutelle de quelqu’un comme Arturia, produirait des résultats rapidement, mais là c’était juste ridicule ! En seulement cinq jours, Harry commençait à développer du muscle. C’était encore subtil, même quelqu’un qui le connaissait bien ne le remarquerait pas forcément à moins d’être particulièrement attentif, mais c’était là. Et ça ne devrait pas l’être. Il fallait du temps pour développer de la masse musculaire, cinq jours n’étaient tout simplement pas suffisants.

Harry avait donc un esprit qui absorbait la connaissance comme une éponge et un organisme qui se développait tout aussi rapidement. Le pire, de l’avis de Saber, c’était que son Master semblait ne même pas en être conscient. Il avait un tel potentiel insoupçonné et inexploité, Arturia ne pouvait tout simplement pas ne pas l’aider à le réaliser. Cela faisait partie de son devoir en tant que Servant contracté mais, même sans cela, elle l’aurait aidé, ne serait-ce que pour voir l’homme qu’il pourrait devenir si on lui en donnait la chance. Une telle perle était tout simplement trop rare, un diamant dans son état le plus brut qui ne demandait qu’à être poli.

Cela faisait presque se demander comment personne ne l’avait remarqué avant elle. Certes, ces sorciers semblaient ne jamais avoir entendu parler d’exercices physiques, mais la vitesse à laquelle il apprenait aurait dû être remarqué. Pourtant, après trois années complètes et le début d’une quatrième année pour le moins chaotique, les notes d’Harry ne reflétaient tout simplement pas les capacités que Saber avait vues en lui. C’était assez déconcertant à constater… Ou était-ce un développement récent ? Cela pourrait-il avoir un lien avec sa propre invocation accidentelle ? Non, improbable, les invocations n’avaient pas d’effets secondaires de ce genre.

Dans un sens, la croissance rapide du fils Potter faisait écho en elle, lui rappelant d’une certaine façon son précédent Master. Lui aussi avait connu un développement fulgurant lorsqu’il avait commencé à apprendre le maniement de l’épée. Cependant, dans son cas, cela avait été normal et logique qu’il fasse de tels progrès. Ce n’était pas simplement qu’il avait une affinité avec les épées et, dans une moindre mesure avec toute arme possédant une lame. L’épée avait été son élément, son origine. Il avait littéralement été une incarnation du concept d’épée. Qu’il montre une compétence et un potentiel démesuré à leur maniement avait donc été compréhensible, d’autant plus que cela était compensé par le fait qu’il était, pour le dire gentiment, désespérément incapable d’apprendre des compétences magiques qui n’étaient pas liées d’une façon ou d’une autre aux épées et aux armes. Il pouvait maîtriser la théorie, mais la pratique lui était pratiquement impossible. C’était le prix à payer pour être une incarnation.

Harry n’avait pas de telles restrictions. Que ce soit physique, mental, théorique ou pratique, il ne semblait avoir de difficulté dans aucun domaine et semblait en fait exceller à peu près partout. Sa polyvalence ne faisait aucun doute. C’était en tout cas ce qu’elle avait compris du peu qu’il lui avait dit sur lui-même ainsi que de ce qu’elle avait pu constater de ses propres yeux. Evidemment, son Master était trop humble pour se vanter de ses réalisations ce qui, combiné au fait qu’il n’était clairement pas conscient de son potentiel, avait rendu difficile d’en venir à une telle conclusion. Cependant, les non-dits et les sous-entendus avaient permis à Saber de se faire une assez bonne idée sur la question.

Déjà, la magie de ce monde était différente de celle du monde natal d’Arturia, ce qui avait une incidence directe sur ces constatations. Puisque les lois fondamentales n’étaient pas les mêmes, il était inévitable que les résultats attendus diffèrent de ses connaissances, au moins dans une certaine mesure. Néanmoins, cela ne pouvait pas être la seule raison. Il devait y avoir autre chose. Peut-être devrait-elle vérifier l’élément et l’origine d’Harry, peut-être que cela pourrait lui apporter quelques éléments de réponse… Mais cela devrait attendre. Sa curiosité ne devait pas entraver l’entrainement de son Master. Une fois le Tournoi des Trois Sorciers terminé, ou si cela devenait une nécessité, elle pourrait toujours lui demander de se soumettre au rituel. Dans l’immédiat, cependant, ce n’était rien de plus qu’une perte de temps.

Continuant à l’observer, Saber vit le fils Potter, les yeux toujours fermés, froncer des sourcils.

« Master, y-a-t-il un problème ? » Demanda-t-elle.

« Je… Ne suis pas sûr… » Avoua-t-il, son froncement de sourcils s’amplifiant. « Je… Je crois que… Je vois quelque chose… »

« Vous voyez quelque chose ? » Répéta la Pendragon, les sourcils froncés de confusion. « Que voulez-vous dire ? »

« C’est… » Essaya d’expliquer le garçon, cherchant ses mots. « C’est confus… Il y a quelque chose… Une forme… Mais c’est flou… Indistinct… Comme s’il y avait une sorte de brouillard tout autour… »

« … Master, je pense que vous devriez arrêter votre méditation pour le moment. » Suggéra prudemment Arturia.

« Mais… Cela ne semble pas dangereux. » Marmonna Harry d’une voix distraite. Il semblait légèrement en transe.

« Vous n’en savez rien ! » Répliqua la jeune femme en se rapprochant de lui. « La méditation n’est pas censé provoquer ce genre de phénomène. La méditation est censée éclaircir et renforcer l’esprit, ce qui permet entre autre d’améliorer sa concentration et d’aiguiser ses sens. Voir des choses dans son esprit n’est pas quelque chose qui devrait arriver ! Je recommande la plus grande prudence à ce sujet jusqu’à ce que nous sachions de quoi il en retourne. »

« Ça se rapproche… » Continua le fils Potter, ne l’écoutant pas ou ne l’ayant pas entendu. « Non… C’est moi qui me rapproche… Non… Rien ne bouge… Mais… La distance se réduit… »

« Master, vous devez cesser votre méditation. Maintenant ! » Ordonna Saber en posant une main sur son épaule et en le secouant doucement, puis un peu plus fortement lorsqu’il ne réagit pas la première fois, toujours sans succès. Nerveusement, elle jeta un regard à Hedwig, qui était perchée dans un coin de la Salle sur Demande. Celle-ci observait avec attention, comme toujours, mais ne semblait pas agitée. Cela rassura quelque peu Arturia, mais ne l’apaisa pas vraiment. Au moins, cela ne semblait pas dangereux. La connexion spirituelle de la chouette avec son Master était plus forte que celle de Saber, donc si quelque chose de mauvais se produisait, elle aurait été la première à réagir. Toutefois, cela ne voulait pas dire que la Pendragon aimait rester dans l’ignorance. « Master… »

« Le brouillard commence à se dissiper… » Harry, toujours en transe, semblait ne plus avoir conscience du monde extérieur. « La forme commence à se préciser… Les contours se font plus nets… C’est… C’est… C’est vivant… »

« Master, vous devez revenir. Maintenant ! » Exigea Arturia, dont l’inquiétude ne faisait qu’empirer malgré l’absence de réaction d’Hedwig, qui était pourtant la plus fervente protectrice du garçon « Vous devez… »

« Harry Potter, monsieur ! » Appela alors une nouvelle voix, ce qui fit sursauter le Boy-Who-Lived et brisa sa transe méditative.

« Q-Qui… » Bégaya-t-il, une main sur sa poitrine pour essayer de calmer son cœur qui s’était emballé du choc d’être si soudainement revenu à la réalité. « D-Dobby ? Qu’est-ce que tu fais-là ? »

« Dobby est désolé de dérangé le grand Harry Potter, monsieur, mais Dobby a un message à transmettre de la part du professeur Dumbledore, monsieur. » Expliqua rapidement l’elfe de maison.

« Du professeur Dumbledore ? » Répéta le garçon, surpris, perplexe et un peu méfiant. « A quel sujet ? »

« Le professeur Dumbledore demande au grand Harry Potter de se rendre au plus vite à la cérémonie de l’Examen des Baguettes, qui se déroule au premier étage. »

« … L’Examen des Baguettes ? Qu’est-ce que c’est ? » Demanda le fils Potter, clairement confus.

« Dobby ne sait pas, mais le professeur Dumbledore a dit que c’était important. Le professeur dit aussi que la cérémonie a pris du retard parce qu’ils n’arrivaient pas à trouver le grand Harry Potter. L’élève qui a été chargé d’y conduire Harry Potter ne l’a pas trouvé et les fantômes, les portraits et les autres elfes de maisons ont été déployé pour le trouver, mais ont également échoué à trouver le grand Harry Potter ! Même le professeur Moody n’a pas été capable de trouver le grand Harry Potter avec son gros-œil qui voit tout ! Le grand Harry Potter est vraiment un grand sorcier pour être capable de se cacher ainsi de tout le monde ! » S’exclama Dobby, applaudissant avec excitation.

« … » Harry se contenta de regarder Dobby en levant un sourcil. « Si c’est le cas, comment m’as-tu trouvé ? »

Et c’était tout la question. Au cours des cinq derniers jours, Harry avait pris bien soin de couvrir ses traces pour ne pas être trouvé. Même Hermione ne le pouvait pas et était obligée d’attendre qu’il entre en contact avec elle pour pouvoir lui parler. La Salle sur Demande était probablement le lieu le plus secret d’Hogwarts, à part peut-être la Chambre des Secrets, et lorsque le fils Potter la quittait, c’était toujours dissimulé sous sa cape d’invisibilité. À sa connaissance, en dehors de Saber, le fils Potter semblait être la seule personne à connaître l’existence de la Salle sur Demande. Sachant cela, comment Dobby était-il parvenu à les trouver là où tout le monde avait échoué ?

Et parlant de Saber, Harry allait devoir demander à Dobby de garder le secret à son sujet, puisqu’elle ne voulait toujours pas que son existence soit révélée. A ce rythme, cela ne semblait être qu’une question de temps avant que cela ne se produise, mais tant qu’elle ne se révélait pas publiquement, le Boy-Who-Lived allait faire de son mieux pour respecter son choix et l’aider à rester cachée.

Ce qu’Harry n’avait pas prévu, c’était que Dobby se raidisse à la question. Le petit elfe de maison commença à se tortiller nerveusement et à regarder frénétiquement autour de lui. Voyant cela, le fils Potter sut ce qui allait arriver. Instinctivement, il s’élança vers Dobby et l’attrapa avant qu’il ne puisse commencer à se frapper contre un mur ou n’importe quel objet à portée de main.

« Méchant Dobby ! Méchant Dobby ! » Commença à crier l’elfe de maison, heureusement incapable de se faire du mal en raison de la prévention d’Harry.

« Dobby, calme-toi ! » S’exclama le Boy-Who-Lived. « Je ne suis pas fâché contre toi. »

« Mais Dobby est un mauvais elfe de maison ! » Sanglota Dobby, se calmant néanmoins. « Dobby a fait quelque chose de terrible et doit se punir ! »

« Ce n’est pas grave si tu as réussi à me trouver. » Le rassura Harry, le lâchant finalement. « Non, je ne voulais pas être trouvé, mais ce n’est pas un crime de m’avoir trouvé. Tu n’as pas à t’en vouloir d’y être parvenu là où tous les autres ont échoué. Au contraire, tu devrais être fier de ta réussite. Ne te punis pas pour ça. »

« Harry Potter est un grand sorcier et une personne extrêmement généreuse. » Affirma Dobby avec assurance, semblant toujours aussi misérable. « Mais ce n’est pas pour ça que Dobby veut se punir. Dobby veut se punir parce qu’il a fait quelque chose de terrible et c’est parce qu’il a fait quelque chose de terrible qu’il a été capable de trouver Harry Potter ! C’est pour ça que Dobby doit se punir. »

« … Dobby, qu’as-tu fais ? » Demanda le fils Potter, une sensation de froid se répandant dans son estomac. « S’il te plait, dis-moi ce que tu as fait et comment tu m’as trouvé. »

Dobby sembla lutter pendant quelques instants, avant de baisser la tête honteusement.

« Un elfe de maison sait toujours où son maître se trouve et s’il a besoin de lui. » Furent les seuls mots que prononça Dobby.

« … Quoi ? » Harry regarda stupidement l’elfe de maison.

« Un elfe de maison sait toujours où son maître se trouve et s’il a besoin de lui. » Répéta-t-il, les larmes se formant lentement dans ses yeux.

Le fils Potter le fixait toujours avec un regard vide. Il ne comprenait pas, ne voulait pas comprendre, ce qu’impliquaient les mots de Dobby. Et à mesure que le silence se prolongeait, le petit elfe de maison se faisait de plus en plus agité, persuadé d’avoir commis un crime impardonnable. Il avait l’air misérable et cela empirait de seconde en seconde. Et pourtant, Harry refusait toujours de comprendre le sous-entendu de cette simple phrase, ou en était honnêtement incapable. Finalement, ce fut Saber qui brisa la tension croissante.

« Master, ce que Dobby essaye de vous dire, c’est qu’il s’est lié à vous. » Expliqua-t-elle.

« Quoi ? » S’exclama Harry, surpris. « Comment le sais-tu ? »

« Je peux sentir le lien entre vous et Dobby. » L’informa-t-elle. « C’est différent de celui entre vous et Hedwig, ou même entre vous et moi, qui sont deux variations du lien maître/familier, mais le lien est bel et bien là. Je dirai à première vu que cela ressemble à un lien maître/serviteur, vaguement similaire à votre lien avec moi, mais avec des contraintes et des obligations différentes. Je ne l’avais pas remarqué jusqu’à présent parce que le lien, bien que puissant, est étonnamment subtil. Dans un sens, ce n’est pas si différent d’une sorte de relation symbiotique. Cela n’aide pas que le lien ait été formé par la magie de Dobby, dont la signature magique est différente d’une signature magique humaine. Mais maintenant que je sais quoi et où chercher, je peux effectivement le sentir. »

« Dobby, est-ce vrai ? » Demanda doucement le garçon.

« Oui, Harry Potter, monsieur…. Dobby est désolé… » L’elfe de maison semblait vraiment pitoyable.

« Mais… Pourquoi ? » Harry ne comprenait pas. « Je croyais que tu voulais être un elfe libre. »

« Dobby aime la liberté, monsieur, mais il n’en veut pas trop. » Expliqua Dobby en se mouchant bruyamment dans la cravate qui pendait sur sa poitrine dépourvue de chemise. « Dobby préfère travailler et il aime Harry Potter, alors quand Lady Hedwig m’a approché pour me proposer de travailler pour le grand Harry Potter, Dobby n’a pas hésité un instant. Et c’est là que Dobby a fait quelque chose de terrible. Il s’est lié au grand Harry Potter sans lui demander la permission de le faire. C’est pour ça que Dobby est un mauvais elfe de maison ! »

« … Lady Hedwig ? » Fut la seule chose qu’Harry considéra comme pertinente sur le moment. Distraitement, il se tourna vers sa chouette qui se contenta d’ébouriffer ses plumes et de gonfler fièrement sa poitrine. Il la regarda d’un regard vide pendant un moment avant de secouer la tête. « Peu importe… Même si j’aurais préféré que tu me le demandes avant de te lier à moi, je ne suis pas en colère contre toi. En fait, si quelqu’un est responsable, ce serait Hedwig. »

La chouette hulula de protestation, mais le garçon l’ignora.

« Tout ça pour dire que tu n’as rien fait de mal, Dobby. » Poursuivit-il. « Après tout, tu ne pensais pas à mal, n’est-ce pas ? »

« Non. Dobby n’oserait jamais penser à faire du mal au grand Harry Potter ! » Assura le petit elfe de maison, se mouchant une nouvelle fois dans sa cravate.

« Tu vois, il n’y a pas de mal et personne n’est fâché. » Résuma le Boy-Who-Lived. « Dobby n’est donc pas un mauvais elfe de maison. » Dobby commença à pleurer de soulagement, reniflant bruyamment. Après quelques minutes, lorsque l’elfe de maison se calma finalement, Harry décida de satisfaire sa curiosité. « Au fait, quand exactement t’es-tu lié à moi ? »

« Dobby s’est lié au grand Harry Potter la première fois que le grand Harry Potter est venu le voir cette semaine ! »

Cela fit réfléchir le garçon. Maintenant qu’il avait connaissance de tous les éléments, il pouvait retracer ce qu’il s’était passé. Suite à sa décision de cesser d’aller en cours pour se consacrer pleinement à l’entrainement de Saber, Harry avait également décidé de cesser de manger dans la Grande Salle. Le problème avait alors été de trouver un endroit où manger mais, heureusement, il avait eu une idée pour régler cela. Il était donc allé voir les jumeaux Weasley. Si quelqu’un aurait pu l’aider, cela aurait été eux. Et effectivement, ils avaient eu une solution idéale, Fred et George lui avaient montré l’emplacement de l’entrée des cuisines sur la carte du maraudeur ainsi que la façon d’y accéder. C’était à ce moment-là qu’il avait rencontré Dobby pour la pour la première fois depuis sa seconde année à Hogwarts, cinq jours plus tôt.

Harry se souvenait en particulier qu’Hedwig, qui commençait alors seulement à développer ce qui était désormais une habitude de se percher sur l’épaule du garçon, avait suivi Dobby alors qu’il était partit préparer personnellement de la nourriture pour Harry. Cela n’avait duré que quelques minutes, mais lorsqu’Hedwig était revenu, elle avait semblé particulièrement fière d’elle. Maintenant, le fils Potter comprenait pourquoi. Ce devait être à peu près à ce moment-là que Dobby s’était lié à lui, sans qu’il ne s’en rende compte.

Au moins, Harry comprenait désormais comment et pourquoi, chaque fois qu’il retournait dans les cuisines pour manger, parfois sur l’insistance de Saber lorsqu’il oubliait, les repas étaient déjà prêts et l’attendaient au moment où il arrivait. C’était grâce à ce lien que Dobby était capable d’anticiper les besoins du fils Potter. Le garçon n’était toujours pas trop sûr de savoir quoi en penser, peu habitué à une telle prévenance.

« Dobby, est-ce que tu serais d’accord si je te demandais de m’apporter personnellement mes repas à partir de maintenant ? » Demanda-t-il prudemment, ne voulant pas forcer la décision de l’elfe de maison.

« Oui ! » S’exclama joyeusement Dobby. « Tout pour le grand Harry Potter ! »

« Et s’il te plait, pourrais-tu ne plus m’appeler le grand Harry Potter ? » Essaya Harry, sans grand espoir.

A sa grande surprise, cependant, Dobby s’arrêta et commença à réfléchir. Son regard se fit sérieux, ses yeux se fixant alternativement sur le garçon puis sur Saber. A ce moment-là, Harry eut un étrange pressentiment. Malheureusement, il fut incapable d’empêcher ce qui était sur le point d’arriver.

« … Pourrais-je appeler le grand Harry Potter... Master ? » Demanda-t-il, son ton mélangeant l’espoir et l’hésitation.

« … » Ce fut le tour d’Harry d’hésiter. Il voulait dire non, mais il craignait la réaction de Dobby s’il lui refusait sa demande, la première véritable demande que l’elfe de maison n’ait jamais formulée. « … Pourquoi ? Pourquoi vouloir m’appeler Master ? »

« Parce que le grand Harry Potter est déjà le maître de Dobby. » Expliqua celui-ci. « Et parce qu’elle aussi appelle le grand Harry Potter Master ! » Ajouta-t-il en pointant du doigt Saber, une étrange intensité dans le regard.

« Ne me dis pas… Que Dobby est jaloux de Saber ? » Comprit le fils Potter, incrédule, secouant la tête de dépit. « Tu sais quoi, fais comme tu veux… »

« Merci, Master ! » S’exclama joyeusement Dobby, avec tout le zèle propre à l’elfe de maison.

Harry se contenta de grogner indistinctement pendant quelques secondes avant de soupirer profondément. Il pouvait déjà prédire que toute cette situation n’allait faire que se compliquer davantage et apporter de plus en plus de problèmes. Rien que de penser à la réaction d’Hermione lorsqu’elle apprendrait à propos de Dobby était quelque chose qui faisait frémir le fils Potter, il n’avait vraiment pas hâte d’y être.

Il restait encore la question de ce qu’était exactement la relation entre Harry et Dobby, maintenant qu’ils étaient liés. N’ayant jamais eu d’elfe de maison auparavant, il ne savait tout simplement pas ce qu’il était censé faire. Il avait tant de questions. Malheureusement, les réponses allaient devoir attendre plus tard, Harry devait d’abord se rendre à l’Examen des Baguettes. Distraitement, il suggéra à Dobby de continuer à faire ce qu’il faisait avant qu’il ne vienne prévenir le fils Potter de la cérémonie. Hochant vigoureusement la tête, l’elfe de maison avait fait exactement cela, laissant le Boy-Who-Lived dans une profonde réflexion.

« Peut-être que quelques recherches pour comprendre la relation entre les sorciers et les elfes de maison vont être nécessaires… » Soupira-t-il, ajoutant cela à sa liste de choses à faire, liste qui ne cessait de s’allonger depuis qu’il avait invoqué Saber.

« Si vous le désirez, Master, je peux m’en charger pendant que vous vous concentrer sur vos priorités. » Proposa Arturia, ce qui fit comprendre à Harry, à son grand embarras, qu’il avait inconsciemment parlé télépathiquement à son Servant.

« Seulement si tu as du temps libre, et si cela n’ajoute pas trop à ta propre charge de travail. » Consentit finalement le fils Potter après un instant de réflexion. Cela ne lui plaisait pas vraiment, mais il commençait lentement à comprendre qu’il ne pourrait pas toujours tout faire par lui-même et qu’il lui serait parfois nécessaire de déléguer.

« Naturellement. » Accepta facilement la Pendragon, comme si c’était une évidence. Peut-être que ça l’était. Elle sembla ensuite hésiter un instant avant de reprendre la parole. « Master, à propos de votre méditation… »

« Ne t’inquiète pas pour ça, Saber. » La rassura Harry. « Ce qui s’est passé, quoi que ce fût, n’était pas dangereux. Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer, mais je pouvais en quelque sorte le sentir. Fais-moi confiance. »

« … Bien. » Accepta finalement Saber, clairement réticente. « Néanmoins, nous prendrons davantage de précautions pour vos prochaines méditations. Mieux vaut prévenir que guérir. »

« Soit. »

Il se tourna ensuite vers Hedwig, qui le fixait avec la même intensité qu’à l’accoutumée.

« Alors, Lady Hedwig, hein ? » Commenta-t-il avec un léger amusement. « Vraiment ? »

La chouette se contenta de gonfler fièrement sa poitrine, levant hautainement la tête, avant de prendre son envol et de se percher adroitement sur l’épaule du fils Potter. Cela fit rire Harry. Ce fut ainsi que le fils Potter et Hedwig dissimulés sous la cape d’invisibilité, ainsi qu’une Saber astralisée, quittèrent finalement la Salle sur Demande et se retrouvèrent dans une salle de classe inutilisée du deuxième étage. C’était l’une de ces choses assez incroyables à propos de la Salle sur Demande, alors qu’il n’y avait qu’une seule entrée pour y accéder, la sortie n’était pas fixe, pouvant apparaître au besoin n’importe où dans les limites du domaine d’Hogwarts. C’était très pratique pour passer inaperçu et confondre les gens sur ses allées et venues.

Le groupe se dirigea vers le premier étage sans se presser, suivant les indications que Dobby leur avait données pour se rendre à la salle de classe ayant été choisi pour la cérémonie de l’Examen des Baguettes. Sur le trajet, ils remarquèrent effectivement plusieurs portraits passer de cadres en cadres, et même un fantôme, tous semblant chercher quelque chose, probablement Harry. Amusé malgré lui, le fils Potter arriva enfin à sa destination. S’arrêta devant la porte d’entrée, il retira finalement sa cape, redevenant visible. Prenant une profonde inspiration, il frappa et entra. D’un coup d’œil, il vit que tout le monde, les Champions comme les membres du jury pour le Tournoi des Trois Sorciers, étaient présents. Harry reconnut également Garrick Ollivander. Il y avait aussi un homme bedonnant tenant un gros appareil photo légèrement fumant ainsi qu’une femme à l’apparence complexe et excentrique, probablement des journalistes.

A part pour une ou deux personnes, tous semblaient plutôt mécontents, probablement en raison du retard du Boy-Who-Lived.

« Le voilà ! » S’exclama Ludo Bagman, un homme qu’Harry avait rencontré précédemment lors de la coupe du monde de Quidditch. « Le champion numéro quatre ! Entre, Harry, entre… »

« Le garçon est arrivé, pouvons-nous enfin commencer ? » Demanda Igor Karkaroff d’un ton légèrement hargneux. « Nous avons pris suffisamment de retard comme ça à le chercher partout ! »

« Bien sûr, bien sûr, dans un instant. » Déclara le professeur Dumbledore d’une voix apaisante avant de se tourner vers le nouveau venu. « Harry, mon garçon, pourquoi n’étais-tu pas en cours ? »

« Parce que je me préparais au tournoi ? » Répondit le fils Potter, bien que cela finisse par sortir comme une question.

« Harry, je suis sûr que tes cours sont plus que suffisants pour te préparer aux épreuves à venir. » Assura Albus avec assurance.

« Vraiment ? » Le Boy-Who-Lived ne put s’empêcher d’être incrédule. « Professeur, vous me dîtes que des cours de quatrième année me prépareront à des épreuves pensées pour poser des difficultés à des septièmes années ? »

« Harry… » Soupira le vieil homme. « Tes études sont importantes, tu ne peux pas simplement prendre du retard, ton avenir est en jeu. »

« Ma vie aussi. » Fit remarquer le fils Potter, acerbe. « Au moins, un peu de retard dans mes études ne me tuera pas. »

« … » Le professeur Dumbledore fronça légèrement les sourcils.

Leurs regards se croisèrent.

« Master, détournez le regard ! Maintenant ! » Ordonna soudainement Saber. Au même moment, Hedwig battit brusquement des ailes, dissimulant le visage du garçon derrière un mur de plumes blanches. Clignant des yeux, Harry obéit rapidement à Arturia et détourna le regard.

« Que se passe-t-il ? » Demanda-t-il, remarquant la tension de l’Esprit Héroïque à travers leur lien. La colère de la chouette ne lui échappa pas non plus, celle-ci s’étant légèrement gonflée pour paraître plus imposante alors qu’elle regardait Albus intensément de ses yeux plissés.

« Je n’en suis pas sûre… » Avoua la Pendragon, son ton débordant de méfiance. « J’ai senti qu’une sorte de connexion mentale avait été établie lorsque votre regard a croisé celui de votre professeur. Cela ressemblait grossièrement à notre propre connexion télépathique, bien que plus… Rigide et archaïque, en quelque sorte. Et cela semblait vaguement à sens unique. Je ne suis pas une experte en ce genre de choses, mais je dirais que le professeur Dumbledore vient d’essayer de lire votre esprit. »

« Quoi ? » Les yeux d’Harry s’élargirent alors qu’il faisait en sorte que son visage soit dissimulé à tous les regards. « Tu es sûre ? »

« C’est la seule chose à laquelle je peux penser. » Admit Arturia, son regard invisible fixant Albus avec suspicion. « Comme je l’ai dit, je ne suis pas une experte dans les arts mentaux, ma seule compétence à ce sujet se limitant à la méditation. La seule raison pour laquelle j’ai pu sentir la connexion lorsque celle-ci a été établie est parce que notre propre connexion était déjà préexistante et que cela a interféré.

« Interféré ? Comment ? »

« C’est… Compliqué. » Expliqua Saber, choisissant soigneusement ses mots pour être facilement comprise. « Master, vous souvenez-vous du moment où vous avez vu mes statistiques dans la Salle sur Demande ?

« Oui. »

« Dans ce cas, vous vous souvenez sans doute que je possède la compétence Magic Resistance. En raison des différences fondamentales des lois magiques entre nos mondes respectifs, la compétence a été temporairement déclassée pour tous les aspects physiques jusqu’à ce que mon corps s’habitue à ces nouvelles lois. Cependant, sur le plan mental et spirituel, Magic Resistance reste de rang A. Mon esprit est donc protégé contre presque toute forme d’influence magique. Et parce que vous avez une connexion mentale directe avec moi en raison de notre lien Master/Servant, une infime fraction de ma compétence a filtré en vous. Cela ne veut pas dire qu’elle vous protège, sauf peut-être des influences magiques les plus faibles. Tout au plus, cela agit comme une bulle autour de votre esprit qui m’alerte lorsqu’elle est percée. C’est pour ça que j’ai pu réagir aussi vite lorsque cela s’est passé, même si j’en ignore toujours exactement ce qui s’est passé. En raison du lien familier, il est possible qu’Hedwig ait également réagi pour une raison similaire. »

« Je… Je vois… » Murmura mentalement Harry, inquiet et agité. Il faisait confiance à Saber et à Hedwig, et les deux avaient réagi en même temps à une menace qu’il n’avait pas détectée. Cela l’effrayait un peu, mais… C’était le professeur Dumbledore ! Pourquoi aurait-il fait ça ? Ça n’avait aucun sens ! « ... Tu es sûre que c’était le professeur Dumbledore ? »

« … Non. » Avoua Arturia, après un instant de réflexion. « Il se peut effectivement que cela ne soit qu’une coïncidence. Je n’ai toujours qu’une faible compréhension sur le fonctionnement du système magique de ce monde. Néanmoins, je vous recommande d’être prudent. Cette fois-ci, nous avons été capables de réagir à temps, mais il se peut que cela ne soit pas le cas la prochaine fois. Il est d’autant plus important que ma présence demeure secrète le plus longtemps possible, afin que je puisse vous protéger dans l’ombre et agir de façon décisive le moment venu. »

« … » Le fils Potter hésita un instant. Dans une situation comme la sienne, il n’y avait pas une chose telle que l’excès de prudence. Il n’avait pas vraiment le temps de se méfier du professeur Dumbledore, et ne voulait vraiment pas le faire, mais Saber semblait plus qu’heureuse de s’en charger pour lui. Finalement, il hocha la tête mentalement. « Très bien. Je serai prudent, et je compte sur toi pour continuer à veiller sur moi. » Il se permit un bref sourire amusé. « Tu es un peu comme mon ange gardien. »

Une émotion étrange traversa brièvement leur lien, mais le Boy-Who-Lived n’eut pas le temps de comprendre ce que c’était avant qu’elle ne disparaisse tout aussi brusquement qu’elle était apparue. Cela fit froncer les sourcils, mais il ne s’y attarda pas. Quelle qu’avait été cette émotion, elle n’avait pas semblé négative, plus un mélange de surprise et… D’autre chose. Harry aurait vraiment aimé pouvoir voir Saber en ce moment, peut-être aurait-il ainsi pu comprendre de quoi il s’agissait. Malheureusement, cela lui était impossible lorsqu’elle était sous forme astralisée et qu’il n’était pas sous sa cape d’invisibilité. Eh bien, cela ne devait pas être important, sinon elle lui en aurait parlé. Elle était très franche et fidèle, après tout, l’incarnation de l’idéal de ce qu’était censé être un chevalier. Si quelque chose la gênait, elle le lui en aurait parlé.

Chassant ces pensées de son esprit, le fils Potter se reconcentra sur le professeur Dumbledore, prenant cependant soin de ne plus le regarder dans les yeux, juste au cas où. Heureusement, sa conversation avec Saber, bien que longue, avait été télépathique et s’était donc déroulée à la vitesse de la pensée, ne durant ainsi que quelques secondes. Il n’avait donc rien loupé. Harry vit ainsi Albus tourné légèrement la tête sur le côté, regardant du coin de l’œil leur public avant de fixer à nouveau le garçon. Curieusement, il ne chercha plus à faire se rencontrer leurs regards.

« Nous en reparlerons plus tard. » Décida le professeur Dumbledore à voix basse, d’un qui se voulait confident. Il se tourna ensuite envers le reste du groupe « Ludo, si tu veux bien continuer ? »

« Bien sûr, bien sûr. » S’empressa-t-il d’acquiescer. « Alors… Euh… Ah, oui, l’Examen des Baguettes ! Ce n’est qu’une simple formalité, nous devons juste vérifier que les baguettes de nos candidats sont en parfait état de fonctionnement. Ce seront vos instruments les plus importants pour accomplir vos tâches, après tout. Mr Ollivander, ici présent, sera notre expert. Je vous présente également Rita Skeeter, qui écrira un petit article sur le tournoi dans le Daily Prophet… »

« Peut-être pas si petit que ça, Ludo. » Commenta celle-ci, son regard affamé fixé sur le fils Potter. « Est-ce que je pourrais demander quelques petites choses à Harry avant de commencer ? C’est le plus jeune champion… Ça ajouterait un peu de couleur… »

« Absolument pas ! » S’exclama le directeur Karkaroff avec hargne et férocité, avant que Ludo. « Nous avons déjà plus qu’assez attendu pour aujourd’hui. Finissons-en, maintenant ! »

Un silence gêné suivit ces paroles. Pendant quelques secondes, un léger malaise flotta dans l’air, jusqu’à ce que, finalement, Garrick Ollivander toussota négligemment dans sa main.

« Ahem… Si mademoiselle Delacour veut bien passer en premier, nous allons pouvoir commencer. » Proposa-t-il. La concernée s’approcha et tendit sa baguette avec une évidente réticence. Mr Ollivander commença alors à l’inspecter avec son excentricité habituelle, ce qui ne fut évidemment pas au goût de Fleur, si le plissement désapprobateur de ses lèvres en était une indication. « Oui… Vingt-trois centimètre trois quarts… Très rigide… En bois de rose… Et à l’intérieur… »

« Un cheveu de Vélane. » Déclara la sorcière française, avec un mélange de fierté et d’agacement. « Il appartenait à ma grand-mère. »

Le fait que Fleur soit en partie Vélane attira brièvement l’attention d’Harry, avant qu’il ne se contente de hausser les épaules avec indifférence. Il ne s’en souciait pas vraiment, maintenant qu’il y pensait. Ce genre de détail était sans importance à ses yeux. A ces pensées, il ressentit un sentiment d’approbation provenant de Saber, mais ne sut honnêtement pas qu’en faire. Dans sa confusion, il loupa une bonne partie des commentaires d’Ollivander sur la baguette de la championne française, du moins jusqu’à ce qu’il fasse apparaître un bouquet d’orchidées, qu’il offrit en même temps qu’il rendit la baguette.

« Mr Diggory, à vous, s’il vous plait. » Appela-t-il. Le jeune homme se leva à son tour, prenant la place de Fleur, et tendis sa propre baguette. La voyant, Garrick Ollivander s’excita, clairement heureux de voir quelque chose de sa propre fabrication, comme il ne tarda d’ailleurs pas à le faire remarquer. « Ah, celle-ci est l’une des miennes, n’est-ce pas ? Oui, je m’en souviens très bien. Elle contient un seul un seul crin d’une licorne mâle particulièrement magnifique… Un animal qui mesurait plus de quatre mètres de longueur. Il a failli… »

Encore une fois, Harry n’écouta que d’une oreille, il était plus concentré sur la baguette elle-même que sur le discours qui l’accompagnait. Il y avait quelque chose à propos de la baguette de Cédric qui perturbait le fils Potter. C’était comme si la sensation qui en émanait était drastiquement différente de celle d’Harry. Harry lui-même n’était pas très sûr de ce qu’il entendait par là, mais il savait en quelque sorte que la connexion entre Cedric et sa baguette était plus forte et plus absolue que celle entre Harry et sa propre baguette. Ce n’était pas juste une question de durée de possession de ladite baguette, il y avait une sorte de réciprocité et de confiance, à défaut d’un meilleur mot, qu’Harry n’avait pas, ou plutôt qu’il n’avait plus, avec la baguette qui lui avait été confié quatre ans plus tôt. Déjà, lorsqu’il avait vu la baguette de Fleur, il avait eu ce sentiment, mais l’avait rejeté, principalement parce qu’elle était trop différente et provenait d’un autre fabricant, mais celle de Cédric venait également de chez Olivander.

Cela ne faisait que confirmer en quelque sorte ce qu’Harry avait déjà commencé à remarquer au sujet de sa baguette. Ils devenaient en quelque sorte moins compatible, comme des étrangers l’un à l’autre, rendant plus difficile au Boy-Who-Lived de canaliser sa magie à travers elle. Il ignorait encore la raison à cela, mais quelque chose lui disait qu’il pourrait avoir un début de réponse aujourd’hui. Malheureusement, il n’était pas certain de vouloir que son problème soit exposé à la connaissance de tous. Cette Skeeter, en particulier, semblait un peu trop heureuse d’avoir des choses à dire sur le fils Potter. Il n’avait vraiment pas hâte de lui donner matière à écrire.

« Je l’ai cirée la nuit dernière. » Déclara Cédric, ramenant l’attention d’Harry sur la conversation. Il ne savait même pas qu’il existait des produits d’entretiens pour baguettes. Personne ne lui avait jamais dit, pas même Ollivander lorsqu’il la lui avait vendu. Comment aurait-il pu le savoir ?

Et maintenant qu’il y réfléchissait, il se sentait un peu bête. Ce n’était pas parce qu’on ne lui disait pas de laver ses vêtements lorsqu’il les achetait qu’il ne fallait pas le faire. La même logique s’appliquait vraisemblablement pour les baguettes. C’était le genre de logique du monde sorcier que tous ceux ayant été élevés dans ladite société connaissaient et, par conséquent, n’en parlaient pas nécessairement parce qu’ils considéraient que tout le monde le savait également. Un vrai cercle vicieux, mais rien qu’un peu de bon sens ne pouvait pas régler, quelque chose qu’Harry n’avait malheureusement pas fait. Il en avait un peu honte. Sa propre baguette, alors qu’en bon état, était pleine de traces de doigts.

Il essaya discrètement de la nettoyer en la frottant contre sa robe, seulement pour que sa baguette se mette à cracher des étincelles dorées très peu discrètes. Le regard quelque peu condescendant de Fleur Delacour n’aida pas non plus. A contrecœur, Harry décida de laisser tomber avant d’attirer encore plus d’attention sur lui-même.

Finalement, après avoir fait cracher des anneaux de fumée argentée, Garrick Ollivander s’estima finalement satisfait de la baguette de Cédric, la lui rendant, avant d’appeler Victor Krum. Tout comme pour les précédentes inspections, le fabricant fit quelques commentaires sur la baguette du champion de Durmstrang. Cependant, aux yeux d’Harry en tout cas, il devint rapidement évident que ce qu’Ollivander voulait vraiment à l’heure actuelle était d’avoir entre ses mains la baguette du fils Potter. Il ne négligeait pas l’inspection de celle de Victor, mais son regard semblait toujours trembler en direction du Boy-Who-Lived, sans jamais se fixer véritablement sur lui. Cela dit, cela se comprenait, peu importe à quel point cela déplaisait au Gryffindor, sa baguette avait une histoire après tout.

Finalement, ce fut le tour d’Harry, qui se retint de justesse de déglutir.

« Aaaah, oui… » La voix un peu trop joyeuse de Mr Ollivander fit presque grincer les dents du fils Potter, d’autant plus que Rita Skeeter s’était redressé en entendant le changement de ton dans la voix du fabriquant de baguette. « Oui, oui, oui, je m’en souviens très bien. »

Harry aussi, mais ce n’était vraiment pas quelque chose qu’il voulait voir partager. En fait, à peu près tout ce qui concernait sa baguette était mieux non-partagé s’il voulait éviter encore plus d’attention indésirable, en particulier de quelqu’un tel que Rita Skeeter. Malheureusement pour elle, et heureusement pour lui, Garrick Ollivander ne dit rien de plus concernant la baguette du Boy-Who-Lived. Néanmoins, malgré son mutisme étonnamment opportun, il prit beaucoup de temps à examiner la baguette du fils Potter. Plus que pour les trois autres champions réunis.

Ce fut à tel point qu’Harry commença réellement à craindre que quelque chose n’allait pas avec sa baguette. Il s’imaginait déjà le fabricant déclarant sa baguette défectueuse ou abimée, la rendant inapte à être utilisée pendant le tournoi. La panique grandissait en lui de minute en minute alors que le silence se prolongeait. Son seul espoir, pour ainsi dire, était que monsieur Ollivander ne semblait pas particulièrement inquiet. Mais même ainsi, il prenait trop de temps. Tout le monde l’avait remarqué, à présent, et devait déjà faire leurs propres hypothèses…

Ce ne fut que lorsque Garrick fit jaillir une fontaine de vin de la baguette, avant de la rendre à son propriétaire en déclarant qu’elle était en parfait état, qu’Harry sentit son corps se détendre. Il retint même de justesse un soupir de soulagement. Distraitement, il se demanda néanmoins pourquoi monsieur Ollivander avait décidé d’utiliser la seule baguette d’un mineur du tournoi pour faire jaillir du vin. N’importe quel autre sort n’aurait-il pas été aussi bien ? Pourquoi du vin ? Enfin bref, ce n’était pas vraiment important. Sa baguette était fonctionnelle, c’était tout ce qui importait.

Harry s’était sans doute imaginé ses problèmes avec sa baguette. C’était probablement dû au stress de se savoir dans un tournoi mortel…

Finalement, la cérémonie s’acheva sur une séance photo de groupe qui, pour une raison quelconque, pris plus longtemps que la cérémonie elle-même. Entre Rita qui voulait absolument Harry devant, le photographe qui faisait en sorte de mettre Fleur en valeur avant tout, Victor qui essayait de se cacher derrière et madame Maxime qui tentait de son mieux de ne pas projeter son ombre sur tout le groupe, cela s’avéra presque miraculeux que tout le monde finisse satisfait du résultat final. Et mieux encore, de l’avis d’Harry en tout cas, ils avaient tellement de retard sur le planning qu’il ne fut pas possible de faire de séances photos individuelles

Mais évidemment, parce que tout se passait un peu trop bien depuis un peu trop longtemps…

« Monsieur Potter, puis-je vous parler un instant avant que vous ne partiez ? » Appela soudainement Garrick Ollivander alors que tout le monde avait commencé à s’en aller. L’entendant parler, Harry se figea.

« Y-a-t-il un problème, monsieur ? » Demanda-t-il prudemment, essayant de ne pas paraître trop paniqué. Le regain d’attention de Rita Skeeter et les regards inquisiteurs de tout le monde ne firent que lui rendre la tâche encore plus compliqué.

« Oh, non, pas du tout. » Assura le fabriquant de baguette en agitant négligemment une main d’un air dédaigneux. « J’ai simplement remarqué que le produit que vous utilisez pour entretenir votre baguette n’est pas très adapté à votre bois de baguette. Je voudrais vous en conseiller de nouveaux qui seraient mieux adaptés. »



Commentaire de l'auteur Et voilà, ce sera tout pour cette fois !

Les choses avancent doucement, sans précipitation. Quelques intrigues se forment, des fils rouges émergent, des complots apparaissent…

Concernant Dobby, deux choses :

- Oui, je l'ai fait apparaître un peu plus tôt à Hogwarts que dans le canon, ce n'est qu'un détail et on peut considérer cela comme un effet papillon de l'invocation de Saber. Au final, ce n'est pas vraiment important.

- Certains pourraient penser que sa décision de se lier à Harry est hors de caractère… Je ne le pense pas. Les mots qu'il utilise pour se justifier dans ce chapitre, je ne les ai pas inventés. Dobby le dit tel quel dans le livre lorsqu'Hermione l'interroge sur ses conditions de travail. Au final, à mon avis en tout cas, ce que veut vraiment Dobby, ce n'est pas être un travailleur libre en tant que tel, mais plutôt que son travail soit reconnu et valorisé. Dans le canon, c'était représenté par le fait d'être payé pour son travail, ce qui au final n'est qu'une somme symbolique étant donné le peu que désire Dobby. Dans cette fiction, Dobby se voit proposer de travailler directement pour Harry, la personne qu'il estime être la plus incroyable au monde. Cela en soi est un accomplissement et une valorisation de sa position. Devenir l'elfe de maison personnel d'Harry n'est donc qu'une progression logique des choses. Je suis même surpris que cela ne soit pas arrivé dans le canon.

Pour le reste, pas de commentaire.

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