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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Writer's daydreams Auteur: Linksys Vue: 693
[Publiée le: 2015-02-14]    [Mise à Jour: 2015-12-29]
13+  Signaler Romance/Amitié/Tranche de vie/PWP Commentaire : 1
Description:
Il s'agit d'un simple recueil de one-shots, sans prétentions. J'ai souvent des idées bizarres, et quand j'arrive à les mettre en forme ... Bah, qu'importe, si jamais ça vous intéresse, vous pourrez toujours venir lire ! L'immense majorité de ces one-shots se focaliseront sur un couple du manga, et autant vous dire tout de suite qu'il y en aura beaucoup sur Gray et Juvia. Il y aura cependant pas mal d'autres couples, et j'essayerai bien un peu de yuri ! Il y aura aussi sans doute des trucs plus psychologies, mais de toutes façons, ça sera indiqué en commentaire de début o/ Ah, et il risque d'y avoir des lime / lemon PWP. Vous êtes prévenus.

#1 : La trace de craie (posté) (tranche de vie, Gray x Juvia et quelques fragments de Natsu x Lucy / Bacchus x Cana)
#2 : Le rhume (posté) (tranche de vie, univers scolaire, Gray x Juvia)
#3 : Malegría (posté) (tranche de vie, songfic, Kana x Juvia, Gray x Juvia)
#4 : Human After All ♥ (33%) (tout ce que je suis autorisé à vous dire, c'est qu'il y aura du citron. Beaucoup de citron.)
#5 : Le concert (75%) (vous verrez bien de quoi ça va parler)
Crédits:
Tout les personnages et l'univers sont la propriété d'Hiro Mashima, sauf en cas de personnages inventés par moi-même (il y en aura peut-être).
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Malegría

[3297 mots]
Publié le: 2015-12-29Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Un court one-shot qui m'est venu comme ça, hier soir. J'ai eu du mal à transcrire toutes les émotions que je voulais, mais je suis quand même assez fier du résultat. Le titre est un jeu de mots en langue espagnole, et signifie littéralement "mauvaise joie". La musique du même nom a été interprétée par Manu Chao, qui est d'ailleurs à l'origine du jeu de mots. Bonne lecture !
/!\ Tout est rentré dans l'ordre, j'ai recopié moi-même les paroles, l'affichage est propre maintenant :D

Mᴀʟᴇɢʀíᴀ

(Manu Chao)

 

Por la calle del desengaño

(Par la rue du désespoir)

Esta mañana yo pase

(Ce matin je passe)

Con malegría otra vez

(Avec mauvaise joie encore une fois)


Juvia ne savait plus où elle se trouvait. Elle errait par les rues de Magnolia depuis déjà de longues minutes. Impossible de dire quand exactement elle avait quitté l'appartement de Kana. Le monde autour d'elle bourdonnait d'un langage qui lui était inconnu, comme si elle venait de naître. Le sang lui battait aux tempes, et elle avait la plante des pieds moite dans ses sandales. Une culpabilité inexplicable lui tordait le ventre, quoi qu'elle savait très bien d'où venait ce sentiment. Il était près de dix heures du matin. Elle s'était réveillée environ un quart d'heure plutôt, dans un appartement qui n'était pas le sien. Nue. Dans le lit de Kana, également nue. Quand Juvia s'était éveillée, il lui avait bien fallu plusieurs secondes pour comprendre que ce n'était pas un rêve, qu'elle était bel et bien là. Tout ce dont elle se souvenait datait de la veille au soir, quand elle avait accepté d'accompagner Kana au bar. En descendant du lit, son pied avait heurté ce qui s'apparentait à un objet tubulaire de plastique souple, violet foncé, et avant d'avoir quitté la chambre, avait retrouvé éparpillés au sol tout les vêtements qu'elle avait porté la veille, y compris ses sous-vêtements et les affaires de Kana. Les conclusions s'étaient faites d'elle-même dans son esprit. Et elle ne savait que penser d'elle-même, elle qui se dévouait de toute son âme à une seule et unique personne du sexe opposé. Aussitôt réveillée, elle s'était rhabillée, sommairement coiffée de ses doigts, et avait quitté l'appartement sans dire ni écrire mot. Kana dormait toujours, à ce moment-là, et il y avait fort à parier qu'elle le faisait toujours, alors que Juvia errait dans les rues de Magnolia.


Por la calle del desengaño

(Dans la rue de la désillusion)

Mi malegría embarroche

(Ma mauvaise joie j'enivre)

Dentro un vasito de jerez

(Dans un petit verre de xérès)

Cuando tu me hablas …

(Quand tu me parles …)

Cuando tu me hables …

(Quand tu me parles …)


Les pas de Juvia l'emmenèrent jusque devant une petite épicerie de quartier, où les clients se pressaient en ce dimanche matin de plein été. Machinalement, elle s'empara d'une bouteille d'alcool sur le comptoir, régla l'achat avec le peu de monnaie qui tintait encore dans ses poches, et s'éloigna, son bien en main. Une foule de pensées se livrait à une bataille sans merci dans sa tête. Qu'était-elle donc, pour être tombée si bas et avoir trahi son seul amour ? Cette seule pensée lui donnait des idées qu'il valait mieux oublier. Le soleil brûlait sa peau pâle.

- Ta peau est douce, c'est un délice !

La voix avait jailli dans sa tête, claire comme de la roche. C'était celle de Kana. Un fragment de mémoire de la nuit passée lui revint. Le regard admiratif de Kana, alors qu'elle ôtait son haut léger pour mieux tolérer la chaleur étouffante de la pièce. Elles s'étaient déjà vues dans le plus simple appareil à de nombreuses reprises à l'onsen, mais l'alcool dans le sang leur faisait l'effet d'une nouvelle fois. Alors, la main de Kana n'avait pu résister à sa propriétaire, et avait caressé du bout des doigts le bras droit de Juvia, de l'épaule jusqu'au poignet. La jeune femme avait frissonné des pieds à la tête.

Elle secoua la tête pour chasser le souvenir, de peur d'en réveiller d'autres, qu'elle craignait bien plus encore.


Por la calle del desengaño

(Dans la rue de la désillusion)

Mañana yo paseare

(Ce matin je me promène)

Con malegría otra vez

(Avec mauvaise joie encore une fois)


Elle continua à errer sans but, jusqu'à ce que la croisée des chemins ne la mène près du parc de la ville. Comme elle le traversait, d'autres sensations remontèrent à la surface, comme autant de bouchons de liège. Les doigts de Kana courant sur son ventre, en direction d'un endroit qu'elle seule connaissait. Les cheveux de la jeune femme lui chatouillant les cuisses. Le premier contact entre leurs lèvres.

- Gray doit être gay, c'est pas possible qu'il ne t'aie pas encore sauté dessus …

C'était, mot pour mot, ce que Kana avait dit lorsque Juvia avait laissé tomber son dernier sous-vêtement. À ce moment-là, Kana était déjà dénudée, et l'alcool avait suffisamment endormi la volonté de Juvia pour la jeter dans ses bras. Elles avaient commencé à se caresser, d'abord dans le dos, sur les hanches, puis vers des endroits de plus en plus secrets.

Elle secoua la tête, mais les souvenirs revinrent à l'assaut, telle une nuée de mouches autour d'un animal. Faisant de son mieux pour ne pas y penser, elle traversa la pelouse jusqu'à un petit étang, près duquel se dressait fièrement un cerisier. Elle s'adossa au tronc de l'arbre, et son regard se perdit dans les reflets de l'eau. Le fait était accompli, et elle ne pouvait s'y soustraire aucunement : elle avait fait l'amour avec Kana, et elle avait énormément apprécié.


Por la calle del desengaño

(Dans la rue de la désillusion)

Mi malegría ahogare

(Ma mauvaise joie je noie)

Dentro un vasito de jerez

(Dans un petit verre de xérès)

Cuando tu me hablas …

(Quand tu me parles …)

Cuando tu me hablas …

(Quand tu me parles …)


Tout avait commencé la veille au soir. Kana, qui tournait en rond à la guilde depuis plusieurs jours, avait décidé d'aller se saoûler au bar où elle avait ses habitudes. Comme Juvia était désespérément seule elle aussi, Kana lui avait proposé de venir avec elle, pour sortir « entre célibataires », selon ses termes. L'alcool avait coulé à flot, diminuant la perception de Juvia. Elles étaient sorties du bar trois heures après y être entrées. Malgré le peu qu'elle avait bu, Juvia était ivre, et Kana l'était pis encore. Elles avaient marché tant bien que mal jusqu'à l'appartement de Kana, qui pourtant ne se situait que quelques rues plus loin, puis s'y étaient réfugiées. La canicule qui s'abattait sur la région depuis quelques jours n'avait point faibli, si bien qu'à peine entrée, Kana avait enclenché le ventilateur du salon et avait commencé à se déshabiller, comme si elle était seule chez elle. Pas très pudique d'ordinaire, elle ne l'était plus du tout sous l'effet de l'alcool et en présence d'une amie. Juvia s'était dans un premier temps montrée très gênée par la nudité de son amie, jusqu'à ce que celle-ci ne commence à la relancer pour qu'elle s'y mette aussi. D'abord rebutée, elle avait fini par accepter à cause de la chaleur. Elles s'étaient assises sur le canapé, zappant sans but d'une chaîne à l'autre, jusqu'à tomber sur un de ces films érotiques vieille école, toujours diffusés tard le soir sur des chaînes de faible audience. Sans même prêter attention à la scène qui se jouait à l'écran, Kana avait commencé à se rapprocher de Juvia, qui n'opposait pas de résistance. Et quand elle lui avait proposé d'aller dans sa chambre, elle n'avait vu aucune raison de refuser. Après tout, elle avait vingt ans, était en mal d'amour, et l'alcool avait obstrué Gray de sa mémoire. Et puis, une curiosité secrète en elle avait toujours voulu savoir comment c'était, avec une fille.


Alíviame, Maria, alíviame

(Soulage-moi, Maria, soulage-moi)

Dame otro beso de jerez

(Donne-moi un autre baiser de xérès)

Mañana te lo pagare

(Demain je te le rendrai)


Ce qui s'était passé entre elles au lit, ça, Juvia n'en avait plus le souvenir détaillé, même en essayant de forcer. Tout ce dont elle se souvenait, c'est que Kana excellait dans l'usage de sa langue, et qu'elle disposait de quelques jouets dont Juvia ignorait jusqu'alors l'existence. Il y avait cette petite chose vibrante, qui lui faisait un bien fou quand elle l'appliquait sur une partie intime d'elle-même, et puis le tube en plastique violet, qu'elle avait utilisé sur Kana en suivant les instructions de cette dernière.

L'évocation de toute cette souvenance ne faisait qu'accroître sa honte et son dégoût d'elle-même. Le niveau d'alcool dans la bouteille avait déjà diminué d'un tiers, et elle commençait à sentir ses effets, qui lui paraissaient désormais familiers. Elle se demanda si elle pourrait un jour regarder Gray dans les yeux, et elle commença à sangloter, la tête dans les bras. Elle avait l'impression d'avoir gâché sa vie en une simple nuit. Elle n'était même pas sûre de toujours être intacte, et ne voulait pas le savoir.


Tu risa me da risa

(Ton rire me fait rire)

Tu calor me da valor

(Ta chaleur me donne de la valeur)


Elle prit un peu de recul, et considéra les douze dernières heures de sa vie. Dans l'absolu, le seul point noir était qu'elle ne s'estimait plus fidèle en aucune manière, même si aucun engagement concret ne la tenait d'aucune sorte. Qu'est-ce que Gray penserait d'elle, elle qui ne vivait que pour lui ?


Dame otro beso de licor

(Donne-moi un autre baiser de liqueur)

Cuando tu me hablas … (x5)

(Quand tu me parles …)


La bouteille d'alcool touchait à sa fin, et le monde avait recommencé à tourner autour de Juvia. L'ivresse lui picotait toutes les extrémités, et l'effet du soleil ne faisait qu'empirer le tout. Elle leva difficilement la bouteille à ses yeux, pour en analyser l'étiquette. Même les lettres tournaient sous ses yeux, mais elle parvint à lire « JEREZ ». Puis, elle eut une faiblesse dans le bras, sa main retomba, et la bouteille roula au sol au pied du cerisier. De l'autre côté de l'étang, à plusieurs dizaines de mètres, plusieurs enfants jouaient au ballon sur la pelouse. Elle les suivait distraitement du regard, mais leurs gestes, leurs cris, tout cela ne faisait aucun sens à son esprit, comme si elle était la spectatrice silencieuse d'un monde qui n'était pas le sien, un monde dont elle avait refusé les règles. Elle ne désirait plus qu'une chose, c'était de disparaître dans le sol et dans la mémoire du monde, et de ne jamais refaire surface. Sans doute était-ce l'alcool qui lui faisait penser ça, mais il était une période pas si lointaine encore de sa vie, où elle n'avait point eu besoin de s'enivrer pour avoir ce genre de pensées.

Por la calle del desengaño

(Par la rue du désespoir)

Esta mañana yo pase

(Ce matin je passe)

Con malegría otra vez

(Avec mauvaise joie encore une fois)


Sous l'effet de la fatigue et de l'alcool, ses yeux se fermèrent petit à petit, et toute sa lutte n'y fit rien. Elle finit par s'assoupir au pied du cerisier. Son sommeil fut court, et troublé de souvenirs de sa nuit de passion.

- Pour quelqu'un qui n'en voulait pas au départ, tu y mets du tien …

Quand elle se réveilla, il lui fallut un temps de réflexion pour déterminé si la voix qu'elle venait d'entendre était issue d'un souvenir, ou de la réalité dans laquelle elle baignait. Cela faisait partie des choses que Kana avait dites, pendant qu'elles s'amusaient. Il était vrai que Juvia, une fois lancée, avait fait montre d'une grande détermination, alors qu'elle avait dans un premier temps repoussé les avances de Kana.

- Juvia s'est toujours demandé ce que ça faisait, avec une autre fille, s'était-elle justifiée.

- Comment tu veux comparer, si tu n'as jamais essayé avec un garçon non plus ?

- Juvia en a assez d'attendre !

- Juvia !

Cette fois-ci, la voix était réelle, et tira Juvia de sa torpeur. Le soleil redescendait du zénith, et la peau de ses jambes, découverte de la mi-cuisse aux chevilles, commençait à virer au rouge écrevisse.


Por la calle del desengaño

(Dans la rue de la désillusion)

Mi malegría emborrache

(Ma mauvaise joie j'enivre)

Dentro un vasito de jerez

(Dans un petit verre de xérès)

Cuando tu me hablas …

(Quand tu me parles …)

Cuando tu me hablas …

(Quand tu me parles …)


La voix venait d'en face d'elle, par-delà l'étang. Elle se redressa contre le tronc du cerisier, et mit une main en visière pour mieux voir. On la cherchait. En plissant le regard, elle devina les silhouettes de Lucy, Erza, Natsu, Levy, Kana et Gray. Ils allaient tous dans des directions différentes, mais chacun l'appelait, et présentait aux passants son signalement. Ce fut Kana qui, la première, la vit. Elle accourut, sauta par-dessus l'étang (qui n'était pas bien large), et aida la jeune femme à se relever.

- La prochaine fois que tu vas te bourrer, fais-le dans un endroit où on pourra te retrouver facilement ! Ça fait une heure qu'on te cherche !

- Juvia ne savait pas …

Elle se laissa aller dans les épaules de son amie, en sanglotant.

- Hé, pleure pas …

Mais ce n'était pas à cause d'elle que Juvia pleurait, et elle s'en rendit compte bien assez tôt. Gray venait par ici, suivi par Natsu et le reste du groupe de recherches.

- Ne t'en fais pas, je lui ai tout dit pour cette nuit. Si tu comptes l'aimer toute ta vie, il faut éviter à tout prix les secrets de ce genre. Ça lui a fait drôle, je pense qu'il n'avait jamais imaginé la possibilité de te voir t'amuser sans lui. C'est égoïste de sa part, mais ça peut se comprendre, tu me diras …


Por la calle del desengaño

(Dans la rue de la désillusion)

Mañana yo paseare

(Ce matin je passe)

Con malegría otra vez

(Avec mauvaise joie encore une fois)


- Tu ne m'en veux pas, pour hier soir ? Demanda Kana, d'une voix faible.

- En vouloir pour quoi ?

- Ben … De t'avoir entraînée dans tout ça, tu sais …

- Juvia est heureuse d'avoir découvert ce que ça fait, avec une autre fille. Mais Juvia est triste, aussi …

- Triste ?

- Qu'est-ce que Gray va pouvoir penser d'elle, désormais ?

Cela offusqua Kana, qui répondit avec virulence.

- Qu'il y vienne, ce manche à couilles qui n'a jamais su s'y prendre avec les filles ! Je lui apprendrai le respect, moi ! Ah, la belle affaire !

Comme les autres arrivaient autour d'eux, elle se calma.


Alíviame, Maria, alíviame

(Soulage-moi, Maria, soulage-moi)

Dame otro beso de jerez

(D'un autre baiser de xérès)

Mañana te lo pagare

(Demain je te le rendrai)

Tu risa me da risa

(Ton rire me fait rire)

Tu valor me da calor

(Ta valeur me donne de la chaleur)


L'alcool faisait encore effet sur Juvia, et bien qu'elle ait retrouvé un peu de sa lucidité, elle ne comprit rien au brouhaha qui se fit autour d'elle quand tout ses amis partis à sa recherche l'entourèrent. Erza lui posa une question, mais elle s'évanouit au même moment.


Cuando tu me hablas …

(Quand tu me parles …)

Cuando tu me hablas …

(Quand tu me parles …)

Cuando tu me hablas …

(Quand tu me parles … )


Lorsque Juvia se réveilla une nouvelle fois, elle était encore sous un plafond inconnu. Enfin, ce plafond n'était pas si inconnu que ça, c'était juste qu'elle n'avait pas dormi dessous depuis longtemps. Elle se trouvait dans l'infirmerie de Fairy Tail. Elle n'avait pas trop chaud. Le restant d'un sachet de glace était posé sur son front, et glissa quand elle tourna la tête. En bougeant, elle se rendit compte qu'elle était nue, et même dans le plus simple appareil, elle avait transpiré : il faisait toujours une chaleur du diable. Cela la mettait mal à l'aise. Elle se redressa pour inspecter la pièce, laissant la couverture légère lui tomber sur les cuisses. Une chandelle brûlait à une table proche, près d'un livre. De toute évidence, quelqu'un l'avait veillée, jusque très récemment. Au même moment, la porte s'ouvrit à la volée. Paniquée, Juvia saisit la couette pour couvrir ses charmes, mais avec une seconde de retard : l'intrus avait tout vu au moment d'ouvrir le battant de la porte, et il s'agissait de Gray, uniquement vêtu d'un short hawaiien. Il tenait avec lui un plateau-repas.

- Je vais faire comme si je n'avais rien vu, mentit Gray, qui avait déjà gravé à jamais dans sa mémoire la courte vision qu'il avait eu en entrant.

- Quelle heure est-il ? Demanda Juvia, en faisant mine d'ignorer l'incident.

- Pas loin de sept heures du soir, répondit Gray en prenant place à la petite table qu'il occupait. J'imagine que tu veux manger quelque chose ?

- Juvia veut bien …

Elle avait en effet très faim, n'ayant rien mangé depuis près de vingt-quatre heures. Gray se leva, et déposa son plateau sur ses genoux.

- Si tu veux savoir, l'informa Gray, tu dors depuis qu'il est midi et demi, quand on t'a retrouvée dans le parc.

- Depuis combien de temps … Gray est là ?

- J'ai pas fait gaffe, mentit Gray, mais ça doit bien faire deux ou trois heures. J'ai pris le relais après Erza.

En réalité, il s'était immédiatement porté volontaire pour veiller la patiente une fois que Mirajane s'était assurée que tout allait bien, mais son ego n'avait pas envie de l'admettre.

- Je retourne me chercher à manger, du coup, dit-il en quittant de nouveau la pièce.

Juvia, de ce fait, commença à manger, car son estomac criait famine. Elle ne savait que penser : elle était nue sous une fine couette, elle avait toujours aussi chaud, et Gray semblait ne lui adresser aucun reproche pour son aventure de la nuit. En même temps, quel droit avait-il à lui adresser reproche cela ? Elle posa le plateau sur la table de chevet, et se leva, pour prendre les habits qui lui avaient été laissés sur une chaise près de son lit. Elle n'enfila que le haut, un tee-shirt ample qui lui servait habituellement de pyjama, et reprit place sur le lit en s'adossant au mur. Puis, elle repoussa les couettes pour poser le plateau sur ses jambes, et commença à manger. Au même moment, Gray entra, et son regard se posa sur les longues jambes de Juvia, offertes à son regard. Le sang lui manqua, et son plateau faillit tomber. Mais il fit comme si de rien n'était, et reprit place à table.

- Bon appétit, dit-il en entamant son dîner.

- Bon appétit, répondit Juvia, qui avait déjà bien attaqué son assiette.

Dire que j'ai promis de rester toute la nuit pour la surveiller en pensant qu'elle resterait évanouie, et que je la retrouve éveillée et volontairement à moitié nue … La nuit va être longue …

Commentaire de l'auteur Alors, qu'en avez-vous pensé ? J'ai, toute ma vie durant, toujours shippé Juvia et Gray ... Ça m'a fait bizarre de l'imaginer avec quelqu'un d'autre, qui plus est avec une autre femme, et Dieu sait à quel point j'adore le yuri =.= J'ai en tout cas beaucoup aimé écrire cette courte histoire ! Au vu de la fin, et de plus que je n'ai pas encore écrit de véritable lemon Gruvia, peut-être y aura-t-il un développement ? :P Merci d'avoir lu !
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