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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Writer's daydreams Auteur: Linksys Vue: 724
[Publiée le: 2015-02-14]    [Mise à Jour: 2015-12-29]
13+  Signaler Romance/Amitié/Tranche de vie/PWP Commentaire : 1
Description:
Il s'agit d'un simple recueil de one-shots, sans prétentions. J'ai souvent des idées bizarres, et quand j'arrive à les mettre en forme ... Bah, qu'importe, si jamais ça vous intéresse, vous pourrez toujours venir lire ! L'immense majorité de ces one-shots se focaliseront sur un couple du manga, et autant vous dire tout de suite qu'il y en aura beaucoup sur Gray et Juvia. Il y aura cependant pas mal d'autres couples, et j'essayerai bien un peu de yuri ! Il y aura aussi sans doute des trucs plus psychologies, mais de toutes façons, ça sera indiqué en commentaire de début o/ Ah, et il risque d'y avoir des lime / lemon PWP. Vous êtes prévenus.

#1 : La trace de craie (posté) (tranche de vie, Gray x Juvia et quelques fragments de Natsu x Lucy / Bacchus x Cana)
#2 : Le rhume (posté) (tranche de vie, univers scolaire, Gray x Juvia)
#3 : Malegría (posté) (tranche de vie, songfic, Kana x Juvia, Gray x Juvia)
#4 : Human After All ♥ (33%) (tout ce que je suis autorisé à vous dire, c'est qu'il y aura du citron. Beaucoup de citron.)
#5 : Le concert (75%) (vous verrez bien de quoi ça va parler)
Crédits:
Tout les personnages et l'univers sont la propriété d'Hiro Mashima, sauf en cas de personnages inventés par moi-même (il y en aura peut-être).
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Le rhume

[3005 mots]
Publié le: 2015-03-08Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Voici venir le second one-shot du recueil, encore une fois basé sur Gray et Juvia. C'est un petit truc écrit à la va-vite, mais je tenais à écrire certaines idées du récit. J'espère que ça vous plaira, alors bonne lecture !

- Fullbuster ! Quelle est la capitale de Captio ? S'exclama le professeur d'histoire-géographie, voyant que l'interrogé était distrait.

Mais Gray n'écoutait pas le cours. Depuis qu'il était rentré et qu'il était assis à sa place, il observait le ciel, à travers la fenêtre près de laquelle il avait coutume de s’asseoir.

- J'sais pas, m'sieur, dit-il sans même prendre la peine de regarder son professeur.

Celui-ci, ulcéré, fournit un gros effort pour garder sa contenance.

- Eh bien, après tout ce n'est pas moi qui vais finir par dormir sous un pont. Si tu continues comme ça, Fullbuster, c'est ce qui t'attend !

Mais Gray avait déjà recommencé à divaguer. Le ciel était beau et bleu, et rien ne l'obstruait. De ci, de là, des oiseaux passaient au-dessus de la cour du lycée, et quelques élèves qui n'avaient pas cours profitaient de la douceur du temps.

Lorsque la cloche sonna la fin du cours, ce fut pour Gray comme une délivrance. Il se leva, remit ses affaires dans son sac, et jeta son sac sur son dos.

- 'R'voir, souffla-t-il en quittant la salle.

Les mains dans les poches, il se dirigea en traînant des pieds vers le cours suivant. Gray Fullbuster était en 2ème année de lycée, au lycée Fairy Tail, et il se demandait bien ce qu'il y faisait. Son père avait absolument tenu à l'y inscrire, car il voulait voir son fils décrocher un diplôme. Mais Gray n'en avait que faire, des diplômes. Venir au lycée était d'un ennui sans limite. L'immense majorité de ce que ses professeurs pensaient lui apprendre, il le connaissait déjà ; et ce qu'il ne connaissait pas, il n'en avait cure. La seule raison de sa présence ici résidait en ses amis. Eux venaient de leur plein gré, car ils avaient des projets d'avenir. Gray les enviait en cela, car eux savaient ce qu'ils feraient plus tard. Lui, à part les quelques années du court terme, ne savait rien de sa vie future. Il fréquentait les mêmes amis depuis qu'ils étaient tous arrivés à l'école primaire, et formaient une bande très soudée. Certains étaient seulement en 1ère année, d'autre étaient déjà en 3ème année.

Le reste des cours de la journée fut tout aussi long et ennuyeux, et lorsque la sonnerie marqua la fin du dernier cours de la journée, Gray salua le miracle divin. Son humeur subitement restaurée ne le fut guère longtemps. En sortant de l'établissement, il constata que le ciel s'était très rapidement paré de gris.

« Les orages sont fréquents en ce moment, après tout. » pensa-t-il.

À peine avait-il franchi les grilles de l'établissement, qu'une pluie fine commença à tomber. La pluie s'intensifia de plus en plus, si bien qu'il finit par regretter de ne pas avoir pris de parapluie. Il y avait une dizaine de minutes de marche du lycée à chez lui, dix minutes pendant lesquelles il aurait le temps de se noyer plusieurs fois. Lorsque la pluie devint trop forte à son goût, il se saisit de son sac et le brandit au-dessus de sa tête, histoire de sauver ce qui pouvait l'être encore. Il se moquait bien de savoir si son uniforme noir allait être trempé ou pas, mais il s'enrhumait assez facilement, et préférait éviter cela.

Alors qu'il passait sous une rangée d'arbres plantés le long du trottoir, un cycliste passa à côté de lui, en sens inverse. Le malheureux souleva une gerbe d'eau en passant près de Gray, et celui-ci se retourna en brandissant le poing, comme une vengeance personnelle pour son pantalon encore plus trempé qu'avant. C'est alors seulement qu'il la remarqua. Une jeune fille, portant un uniforme similaire au sien (excepté la mini-jupe), marchait à une trentaine de mètres derrière lui. Il se rappela alors son oubli fatal. On était mardi, et le mardi soir, il était censé rentrer avec la jeune fille qui marchait derrière lui. Faisant machine arrière, il arriva à grandes enjambées, toujours portant son sac au-dessus de sa tête.

- Salut, Juvia, dit-il en arrivant à sa hauteur.

- Salut … Marmonna-t-elle, de sous sa large ombrelle bleue.

Ce manque de tonus dans la voix, additionné à son regard éteint, suffit d'alerter Gray. D'ordinaire, sa simple présence suffisait à faire sautiller Juvia de joie. Mais là, quelque chose n'allait pas, et il en cerna tout de suite la teneur.

- Y'a quelque chose qui va de travers ? Demanda-t-il.

- Non, répondit-elle, en traçant son chemin.

Alerté, il la rejoignit. Même lorsqu'elle n'était pas de bonne humeur, elle l'attendait.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? S'exclama-t-il.

Il la rattrapa en courant, et la saisit par le poignet. Quoiqu'un peu brusquement, il la fit se retourner vers lui.

- C'est quoi, le problème ? S'énerva-t-il.

Juvia baissa les yeux, et il jura voir une larme couler. Ou bien n'était-ce qu'une goutte de pluie ? De toutes manières, les deux se confondaient, pour Juvia. Gray, qui observait son visage, mit enfin le doigt sur le problème.

- Elles t'ont encore harcelé, ces salopes, hein ?

- Non …

Cependant, elle ne rougissait que d'un côté, alors qu'ordinairement, ce phénomène était symétrique chez elle. Lui tenant le menton, Gray lui fit tourner le visage de manière à ce qu'elle lui présente la joue rougie. La marque avait curieusement la forme d'une main, car on y voyait se détacher clairement cinq doigts.

- Elles t'ont frappée ?

Juvia se laissa tomber au sol à genoux, la tête dans les mains. Gray fournit un gros effort pour garder la tête froide. Juvia était son amie d'enfance, et il ne tolérait pas que le moindre mal lui soit fait. N'étant pas aveugle, il était parfaitement au courant de ce qu'elle ressentait pour lui, et même s'il faisait de son mieux pour lui éviter les faux espoirs … Il l'aimait bien, cette fille de la pluie. Bien qu'un peu collante sur les bords, sa société était agréable, et elle avait toujours une humeur enjouée, qui amusait Gray même lorsque celui-ci avait le moral dans les chaussettes. Mais là, c'était elle qui allait mal. Depuis l'entrée au lycée, ils n'étaient plus dans la même classe et, parallèlement, Juvia était devenue une cible privilégiée pour certaines filles plus âgées, qui se plaisaient à harceler les autres plus jeunes qu'elles. Jusqu'à présent, il ne s'était agi que de harcèlement moral, et Juvia était parvenue à empêcher Gray d'aller casser des figures. Cependant, et il le voyait clairement, c'était de harcèlement physique, dont il s'agissait là. Et même Juvia ne pourrait l'empêcher de faire un carnage.

- Je reviens, dit-il en laissant son sac au sol.

Il connaissait les coupables de vue, et savait à peu près où elles habitaient. Leur rendre une petite visite serait assez rapide.

- Reviens … dit Juvia entre deux sanglot, comme elle voyait Gray s'éloigner.

Il fit la sourde oreille, et continua à courir sous la pluie.

- REVIENS ! Hurla Juvia, qui ne tolérerait pas un pas de plus.

Comme si elle avait appuyé sur le bouton pause, Gray s'arrêta en plein mouvement. Il se retourna, et accourut.

- Elles peuvent attendre, je leur péterai la gueule demain, dit-il.

Lorsque la voix de Juvia devenait aussi forte que cela, il valait mieux revenir au plus vite dans ses bonnes grâces. Il l'aida à se relever, et constata alors qu'un hématome dépassait de sa chaussette blanche, droite. Aussitôt, il se mit à genoux et sans ménagement, baissa les chaussettes de son amie. Il découvrit une demi-douzaine d'hématomes, répartis sur les deux mollets de la jeune fille. Celle-ci n'osait bouger, et priait pour que Gray ne relève pas les yeux. Les doigts froids du jeune garçon la faisaient frissonner, mais elle ne dit rien. Ce contact-là était plus précieux que tout, pour elle.

- Bon, bah j'imagine que j'ai plus qu'à te ramener chez toi, maintenant, soupira Gray en se relevant.

Il s'empara de son sac, qu'il remit au-dessus de sa tête. Juvia le regarda faire, intimidée. Puis, secouant un peu le poignet, elle dégagea de la place sous son parapluie. Gray ne remarqua pas tout de suite son intention, mais quand il le fit, il accepta bien volontiers, et s'abrita autant qu'il le put. Cela ne l'empêchait pas d'avoir tout le côté gauche exposé à la pluie, mais au moins, il avait la tête au sec. Et puis, Juvia sentait vraiment très bon.

Juvia habitait à une dizaine de minutes à pied du lycée, chez son oncle. Gray connaissait par cœur le chemin, car il n'était pas rare qu'ils fassent la route ensemble, peu importe le sens. De plus, Gray vivait avec son père de l'autre côté du pâté de maisons. Ils s'étaient connus dans le parc pour enfants, avant de poursuivre leur amitié à l'école.

Juvia priait tout les dieux, quels qu'ils soient, pour ralentir le temps. Plus ils grandissaient, plus ce genre de moments avec Gray se raréfiait. Elle se rappelait avec nostalgie de leur enfance, quand ils n'avaient nullement à se justifier quand ils sortaient pour jouer ensemble dans la rue. Cependant, le paysage défila trop vite sur le chemin, et c'est bien trop tôt qu'ils arrivèrent sur le perron de la maison de Juvia. À ce moment, Gray se rendit compte qu'il avait totalement cessé de pleuvoir : le ciel reprenait peu à peu sa couleur. Le visage de Juvia avait recommencé à rayonner, et la joie de la jeune fille l'atteignit en plein cœur.

La bâtisse était une petite maison de quartier, très confortable et assez grande pour quatre personnes. À gauche de la porte, il y avait une grande fenêtre, par laquelle ils virent l'oncle de Juvia, qui était assis à la table de la pièce. Voyant arriver sa nièce, il se leva et vint ouvrir la porte.

- Salut, dit-il à la jeune fille, qui dût se hisser sur la pointe des pieds pour lui faire la bise, car il était plus grand d'une tête.

- Salut, ma grande.

Il avisa la présence du jeune homme

- Salut, Gray ! Ça faisait longtemps ! S'exclama-t-il.

Il s'avança, pour une poignée de main énergique. C'était un grand homme sec, dont les longs cheveux attachés en queue-de-cheval et les yeux étaient de la même couleur que ceux de sa nièce.

- Salut, Aguacero.

- Entre donc, viens boire un coup avec moi !

- Désolé, je suis pressé, je … J'ai des devoirs à faire … Dit Gray, pour se dérober.

Il appréciait l'oncle de Juvia, mais il appréciait moins les sous-entendus douteux qu'il avait tendance à lancer, au sujet de la relation des deux amis d'enfance.

- Une prochaine fois, alors, ajouta Aguacero, alors que Gray s'éloignait déjà.

- Une autre fois, ouais ! Confirma le jeune homme.


Le lendemain matin, quand il se réveilla, Gray sentit tout de suite que quelque chose allait mal. Il souffrait d'un mal de tête atroce, il avait du mal à respirer, et il était parfois pris de toux. Après une quinte particulièrement forte, son père vint voir à la porte de sa chambre, alerté.

- T'es malade, ou bien ? Demanda-t-il.

- J'ai bien l'impression, répondit Gray. J'ai attrapé la grippe, je crois. Recule, ou tu vas la chopper aussi.

Silver se recula, sans poser de questions.

- J'vais appeler le lycée, pour leur dire que tu viens pas aujourd'hui.

- Je vais y aller ! Protesta Gray, qui avait encore des obligations avec Juvia pour la journée.

- Dans tes rêves, fils. Vu comment t'es malade, je préfère pas t'envoyer là-bas. Et si c'est pour ta petite-amie que tu t'inquiètes, je vais appeler Aguacero, il la préviendra.

- C'est pas ma …

- Je sais, c'est pas ta petite-amie, répondit Silver, qui était déjà loin.

La chambre de Gray se trouvait à l'étage, et le salon (dans lequel se trouvait le téléphone fixe) était au rez-de-chaussée. Le jeune homme ne saisit que des bribes des appels que passa son père. Au ton enjoué qu'il avait lors de la seconde conversation, Gray en déduisit qu'il appelait Aguacero, l'oncle de Juvia. Lui et son père étaient amis de longue date, et il leur arrivait parfois - pour ne pas dire assez souvent - de devoir travailler ensemble. Quelques minutes après, Silver remonta voir son fils.

- C'est bon, je les ai prévenus. Juvia était déjà partie quand j'ai appelé Aguacero, mais je pense qu'elle viendra te voir ce soir. Tu t'arrangeras pour être présentable, fils.

- Ouais, c'est ça, espèce de rigolo, rétorqua Gray.

Silver s'éloigna, sans refermer la porte.

La journée passa lentement, pour Gray. Il resta sur son lit, occupé à lire un livre que Juvia lui avait prêté la semaine dernière. Elle avait absolument tenu à ce qu'il le lise, mais comme il n'aimait pas lire, l'ouvrage était resté sur sa table de chevet. Toutefois, comme il s'ennuyait, il finit par commencer à la lire, et regretta de ne pas l'avoir fait plus tôt. Il était tellement absorbé dans le passage qu'il lisait qu'il n'entendit pas les petits bruits de pieds qui se rapprochaient de sa porte. Comme il voulait éternuer, il baissa le livre, et découvrit une Juvia timide, qui passait son visage par l'encadrure de la porte.

- Salut … Marmonna-t-elle.

- Ah, salut, dit-il en fermant le livre. Comme tu peux le voir, je suis malade.

- C'est bien ce que Juvia se disait … Comme tu n'étais pas là ce matin, elle s'est dit qu'elle passerait te voir.

Alors qu'elle avait eu une mine plutôt déconfite en entrant dans la chambre, elle rayonnait maintenant de joie, et cette vue soulagea la maladie de Gray. Elle était déjà souvent venue dans la chambre de Gray (et lui dans la sienne), aussi n'était-elle pas mal à l'aise. Elle avait même parfois dormi dans cette chambre, mais à chaque fois qu'elle y avait dormi, Gray avait été consigné dans le canapé du salon par son père, qui était soucieux d'offrir le meilleur confort possible à son invitée.

- Arrière, malheureuse ! S'exclama-t-il, alors qu'elle s'approchait dangereusement dans sa direction. Je vais te refiler ma maladie, sinon.

Une idée vint à Juvia, et Gray en saisit la teneur quand elle le regarda avec de grands yeux.

- C'est à cause de Juvia que Gray est malade ! Tu as dû attraper froid à cause de la pluie d'hier !

Elle se laissa aller à genoux sur le sol, et commença à pleurer, la tête dans les mains.

- Juvia ne voulait pas … Juvia a rendu Gray malade …

Affolé, Gray se leva. S'il ne trouvait pas de solutions dans les cinq prochaines secondes, il allait se mettre à pleuvoir, et pas qu'un peu.

- Mais non, Ju, ça n'a rien à voir, j'ai traîné un peu hier soir et j'ai pris froid comme ça, c'est tout …

Il tenta maladroitement de la relever, mais elle continuait à pleurer.

- C'est pas grave, je te dis ! Je serai plus malade, demain ! C'est pas ta faute, j'aurais pas dû oublier mon parapluie hier !

Les efforts de Gray finirent par la calmer, et il n'avait pas commencé à pleuvoir. Quelque chose lui revint en tête à ce moment. Il fouilla dans le tiroir de sa table de chevet, et en tira un ruban blanc d'une dizaine de centimètres, qu'il tendit à Juvia.

- J'ai trouvé ça dans mon armoire, ce matin. Je sais pas ce que ça y faisait. Mais ça te sera plus utile qu'à moi, toi qui te plaignait y'a pas longtemps encore de vouloir t'attacher les cheveux.

Juvia devint rouge pivoine, et tenta de bafouiller une réponse. Elle accepta le présent et fit demi-tour vers la porte, avec des gestes saccadés, sans même dire au revoir. Elle dévala les escaliers, salua hâtivement Silver, et quitta le domicile. Celui-ci, intrigué, guetta par la fenêtre du salon. Il vit Juvia passer devant, alors qu'elle s'enroulait autour du poignet le ruban blanc. Le paternel plissa les yeux d'un air entendu. Il quitta son poste, et regagna la chambre de son fils.

- Bah alors, qu'est-ce que t'as fait à ta fiancée pour qu'elle fuie comme ça, apeurée comme une lapine ? Dit-il, en se postant dans l'embrasure de la porte.

- C'est pas ma fiancée.

- Alors pourquoi elle est repartie avec un ruban blanc autour du poignet ?

- Parce que je lui ai donné, voilà tout.

- Et tu sais quel jour on est ?

- Le 14 mars.

- Mon fils est un pauvre abruti, se lamenta Silver. Aujourd'hui, c'est le White Day, fils. Ça signifie que t'es censé offrir des chocolats en retour aux filles qui t'en ont offert pour la Saint-Valentin. Mais si tu offres un ruban à une fille, ça veut dire que tu l'aimes, et si elle le noue quelque part, à son sac, à son bras, dans ses cheveux, et j'en passe, ça veut dire qu'elle aussi t'aime ! Pauvre banane !

Gray, sidéré, regarda son père avec ahurissement. Il avait totalement oublié cela. Dans quelle merde sans nom venait-il de se fourrer ?

Commentaire de l'auteur Bon, je suis désolé pour le retard de ce one-shot, mais j'ai d'autres projets d'auteurs qui ont la priorité sur celui-ci (pour ne citer que Memento Vivere, que certains d'entre vous lisent peut-être) >w< Bref, j'ai la malheureuse impression que ce récit est bâclé :/ toutefois j'espère qu'il vous plaira :3 Le prochain one-shot sera assez long, et contiendra une assez longue scène de lemon, faudra pas vous plaindre de pas avoir été prévenus :P Bref, si vous avez des questions, des remarques, vous savez où ça se passe, et merci d'avoir lu ! à la prochaine fois ! Banzai !
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