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  • La Paix
    Mouvement de la Paix du Rhône
    Nb de signes : < 10 000 sec
    Genre : fantastique - science-fiction - policier - humour - imaginaire
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    Nb de signes : 250 000 - 350 000 sec
    Genre : romance contemporaine
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    Revue Horrifique
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    Éditions Ex Æquo
    Nb de signes : 18 000 - 25 000 sec
    Genre : conte - noël - tout public
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    Nb de signes : 3 000 - 6 000 sec
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    Reines-Beaux
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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 682 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 291 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 487 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 726 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 810 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1082 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Sauve-moi, mon coeur Auteur: The-Nalu-chan Vue: 1189
[Publiée le: 2016-05-24]    [Mise à Jour: 2016-10-09]
13+  Signaler Romance/Drame/Action-Aventure/Lime Commentaires : 7
Description:
Le conte avance, l'histoire avance, alors que quatre ans ont séparé nos deux protagonistes. Quatre longues années d'acharnement, d'entraînement, de découvertes et de changement, de changement, de changement encore qui les ont éloignés, les ont rendus deux personnages complètement différents.

Elle est devenue la conseillère de la reine, elle est devenue la déesse de la mort. Ce n'est plus une princesse, ce n'est plus une enfant, mais qui est-elle réellement ? Recherche et curiosité, une demande spéciale et voilà que le jeu recommence, un jeu dangereux, un jeu avec le feu, un jeu dont un Roi cruel en est maître.
Crédits:
Tous les personnages, sauf exception, appartiennent à Hiro Mashima
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Entre le Jour et la Nuit

[2145 mots]
Publié le: 2016-09-12Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Bonne lecture !

Chapitre deux



Je me fonds dans l’obscurité oppressante.

Mes pas se transforment en un écho agaçant, éloignant les murmures et les chuchotements qui se jettent devant moi. Des petits yeux me fixent, des lèvres s’excitent, des dents jaunes s’entrechoquent en formant des mots acides, des rires me couvrent et des rumeurs m’étouffent. Une aura malveillante plane dans les couloirs, collante et indestructible, surgissant des fissures de ce palais bien trop vieux, bien trop pâle face au soir qui tombe. Un air frais me traverse alors que je glisse et que je me perds, sourde et aveugle, une lourde barrière de glace recouvrant mon cœur. Et ma peau frisonne, ma peau sursaute.

Un homme à une barbe trop longue me fixe en un silence lourd de sous-entendus.

Il est là, il reste là, ne cligne pas des yeux et ne respire plus, ignore une servante qui le traverse naïvement, aveugle, elle aussi. Une grimace flotte sur ses lèvres, ses sourcils restent froncés et il semble déterminé de maintenir sa posture de pierre et ce regard sévère qui m’exaspère. La statue m’ennuie, la statue m’insupporte pourtant je reste là, et je le défie impunément.

Une jolie brune se penche devant moi, un peu, légèrement et me fixe en se redressant rapidement. Ses joues sont rouges, ses pupilles brillent mais une animosité étrange et pourtant compréhensible se devinent dans sa posture. Elle attend, avec une patience flemmarde, et ne camoufle plus les pensées qui valsent derrière sa tête.

- Je ne désire voir personne ; faites savoir à mes femmes de chambre que je ferai ma toilette toute seule, ce soir, claque ma voix sèche dans la semi-pénombre.

Au loin, une bougie s’agite, menace de s’effondrer.

Un rire déguisé en sourire se glisse et éclate, une main se dépêche de le couvrir tandis que derrière l’épais rideau noir me scrute une lueur moqueuse. Je sais ce qu’elle pense, je le vois, bien trop clairement, mais je suis trop fatiguée, trop lasse ou encore, trop habituée à ce traitement pour ne pas y faire attention. Alors, le nez levé, le menton fier et un vague geste de la main la renvoyant, je me glisse dans ma chambre, soupire, et me jette dans mes draps glacés. Mes bras entourent mes oreillers, caressent le satin, et ma peau regrette, déjà, mon départ anticipé. Le manque se fait sentir, il se loge confortablement dans une partie saignante de mon cœur et me titille, s’amuse à installer le doute et la profonde lassitude qui l’accompagne.

Une présence se fait sentir, soudain, cachée dans mon dos.

Un regard me fixe, me brûle et me coupe, me torture l’esprit avec un amusement malsain. La statue de pierre est là, encore, toujours aussi stoïque et morte, elle ne bouge pas. Le fantôme me juge en silence, me fait sentir ses pensées et tous les cris qu’il retient, toute l’exaspération que je soulève dans son esprit. Il est profondément agacé par ma décision, par mes choix, par ce que je m’apprête à faire sans la moindre culpabilité, par l’affront que je fais et qui salit le nom de ma mère.

Ses reproches me giflent.

Mais ils ne suffisent pas à me faire changer d’avis.

Je suis sûre. Je suis certaine. Je sais ce que je veux et aucune cage ne saurait me retenir. Ma lassitude a atteint ses limites et je ne peux plus accepter, qu’on m’enferme, accepter, qu’on m’utilise, accepter qu’on m’enlève la voix et la volonté pour me transformer en un animal de compagnie. Mon don n’appartient pas à la Reine, ni au Royaume, ni même à un quelconque Dieu inconnu. Mon don m’appartient, à moi et à moi seule et je ne vois, vraiment pas, où est le mal de vouloir l’utiliser.

Je fusille l’homme, lui renvoie mon refus, lui renvoie mon insolence avec un sourire vicieux.

- Je ne changerai pas d’avis, je lui dis, la voix rauque et le regard clair.

Pour la première fois, il hoche la tête.

Doucement.

Prudemment.

- La Reine ne fermera pas les yeux cette fois-ci, Lucy.

Je ne dis rien, silencieuse et immobile, imitant sa posture, la défensive me gagnant et me dos se statufiant.

- Tu ne pourras plus jamais revenir ici, si tu lui désobéis.

- Je sais bien.

- Tu ne pourras pas regagner le château et sa protection, une fois que les choses tourneront mal.

- Je sais bien.

- Pourquoi fais-tu cela ? Pourquoi tiens-tu tant à avoir le cœur brisé ? Pourquoi ne pas profiter de l’ignorance, du confort qu’elle t’offre ? Pourquoi veux-tu vérifier qu’il s’agit bel et bien de lui, même si tu en es déjà sûre, même si tu le sais, au fond ?

Il secoue la tête, mes actions lui sont incompréhensibles, et il hésite entre incrédulité ou accablement. Ses joues se creusent, ses mains se croisent et se décroisent devant son buste toujours et éternellement droit. Ses pupilles son ancrées sur ma personne et ses réflexions me traversent. Il se demande, lui aussi, pourquoi je suis celle qui a la clé ; quel gâchis, se dit-il en continuant de me jauger sans la moindre retenue.

Je ne m’offusque pas, je ne le contredis pas, croisant les bras sur ma poitrine comprimée. Mes jupes se froissent alors que j’avance et que j’ouvre mon armoire, fixe mes robes sombres, me demandant lesquelles emporter. Distraite, mes mains s’ouvrent et attrapent le tissu fin d’une, tire sur le satin d’une autre, les plie sans les regarder, les jetant dans une petite valise noire.

Le soleil se couche, doucement, tranquillement, jetant dans le ciel le sang rouge de ses victimes, seule preuve de son crime ou de leur douleur, il se retire avec une lenteur majestueuse, ne devient plus qu’un œil d’or qui observe sans jamais voir ces humains insignifiants, étalés devant sa suprématie. Les arbres s’inclinent, leurs branches se tendent et s’étirent, offrent en offrande des feuilles perdues qui vagabondent dans la tristesse de la nuit tombante. Et tout est d’une beauté affreusement mitigée, c’est un tableau qui s’offre à mes yeux indignes d’un tel spectacle, c’est un éternel conflit entre le jour et la nuit, la lumière et l’obscurité, deux puissances immondes qui continuent de s’affronter, encore et encore. C’est une guerre tranquille, une dispute amicale baignée dans une profonde mélancolie, et mon regard se colle, mon regard devient plaintif et refuse de lâcher la beauté qui m’entoure. Je regarde comme pour m’imprégner, comme si c’est la dernière fois que j’ai la chance de voir, comme si c’est mon dernier soir qu’on m’annonce avec un sourire béat.

Et ma poitrine s’essouffle, ma poitrine est douloureuse, elle est remplie de craintes silencieuses que je n’ose avouer, elle m’opprime tandis que la peur se fait sentir, tremblante et frissonnante, une peur aussi fragile que la flamme qui rougit dans le coin de ma chambre. Je sens le fantôme me fixer, encore et toujours, mais je ne peux lui faire face, je ne peux lui montrer mon regard brillant d’une fièvre inconnue. J’ai peur, j’ai tellement et si peur, peur de l’avenir, peur de mon don, peur de la solitude, peur des conséquences, peur de ne rien faire et peur de ne pas savoir, peur du doute et de la misère et de la tristesse, de la douleur affreuse que cause la perte d’un être cher. J’ai peur de retrouver une personne que j’ai déjà connu, autre fois, j’ai peur de la revoir et de me rendre compte de son décès, de faire son deuil et de devoir accepter sa renaissance en tant qu’inconnu.

Mes mots s’enchainent et m’agrippent, me torturent et me font souffrir, sèment le chaos dans un esprit déjà chaotique.

- Tu n’es pas obligée de la faire, intervient l’homme statue, la voix douce à présent. Tout n’a pas encore été décidé, tu peux toujours annuler ce départ et personne n’en saura rien. Tu peux faire comme si de rien n’était, enfoncer dans un profond oubli ce jour sombre et te contenter de la vie qui t’es destinée. Tu peux vivre, tu vas vivre, en continuant ce train-train habituel, en te contentant de cette vie tranquille… Lucy. Lucy. Pourquoi partir ? Pourquoi t’entêter ? Pourquoi insister ? À quoi bon ?

Je reste silencieuse et immobile, silencieuse et pensive, réfléchis à ses questions, les prend au sérieux. Je baisse la tête, fixe mes mains qui s’affairent à plier mes robes, qui s’agitent sans jamais demander mon accord, je les vois, ces deux magiciennes si petites, ces dix doigts qui me semblent inconnus, cette peau si pâle et méconnaissables et je songe.

Je pense, je réfléchis, je vois une vie se dessiner devant mes yeux. Je me vois rester à cette cour pour le restant de mes jours, servir ma reine, aimer ma reine, aider ma reine, trouver le bonheur dans chacun de ses mots gentils et dans le sentiment d’utilité, l’impression d’être irremplaçable. Je me dis que ce n’est pas mal, que je ne manquerai de rien et que je mènerai une vie bien tranquille, que beaucoup tueraient pour être à ma place. Je me dis que je peux me contenter de tout ça, de beaucoup et pourtant si peu et que je peux apprécier ce statut de servante amélioré. Je me dis toutes ces choses belles et mensongères, évitant le goût amer qui danse sur mes papilles, le pourtant qui se fait sentir.

Et pourtant, et pourtant, et pourtant.

- Je ne peux supporter l’ignorance, je chuchote dans l’ombre de mon dos.

Je ne peux supporter de ne pas savoir, de ne pas connaitre, d’avoir un bandeau sur mes yeux et de ne pas voir. Je ne peux supporter de rester enfermée, ainsi, aussi longtemps, je ne peux aimer réellement ce statut de familier. Je suis plus que ça, je mérite plus que ça et je veux m’affirmer, je veux exister. Je veux partir, je veux voyager, je veux voir et goûter et sentir, je veux confirmer mes propres doutes rien que pour pouvoir enfin avancer. Je veux m’assurer de l’identité du roi pour mon moi tellement égoïste et vénère qui s’agite, turbulent.

Ma réponse danse dans le silence, les pupilles du vieil homme sursautent et se plissent, un sourire lent se dessine sur ses lèvres sèches. Il hoche la tête avec cette même lenteur doucereuse, semble hésiter quelques secondes puis, enfin, il tourne le visage vers la porte close.

- Ouvre-moi la porte, dans ce cas.

Fermant ma valise, la tête pleine et les lèvres vides, je m’empresse de le rejoindre et de sortir, de la chaîne plongeant dans mon décolleté, la clé dorée tant désirée. Ma main la tire, s’en empare et serre le petit bout de métal si fin, et pourtant si puissant et mystérieux, jouant avec les pierres précieuses, faisant luire l’or dans le jour mourant.

Ma langue est sèche, elle hésite, fixe la serrure comme retenue par des liens soudains. Mon cœur se serre, se recroqueville et continue d’avoir peur, continue de douter et de redouter, continue de se couvrir de sentiments non-désirés.

-Tu es sûr de vouloir partir ?

Tu es sûr de vouloir me quitter ? j’ajoute en silence, mon orgueil me retenant.

Un simple et court mouvement de tête, il ne me regarde pas, ou plus, impatient et fatigué, lui aussi.

-Ma tâche ici est terminée. Et puis, si tu tiens tant que ça à partir… je ne veux pas être là pour voir les dégâts.

Je déglutis.

Ma langue est sèche, ma bouche aride et ma gorge s’enflamme par un sentiment d’engourdissement.

-Mon avenir… tu le connais, pas vrai ?

Il me jette un coup d’œil amusé et rieur, me défie et m’adresse une affirmation muette. Ses bras se tendent, s’étirent et sa barbe tombante ne semble plus avoir de fin.

Je déglutis, soupire, me racle la gorge. Fais disparaître mes craintes par une moue déconcertée et insatisfaite, tandis que mes sourcils se froncent et s’enfoncent dans la serrure.

La porte s’ouvre dans une luminosité aveuglante, un espace blanc ou doré ou orangé brille de mille feux, un feu ardent et insatiable me brûle le corps, déciment chaque parcelle de ma peau dans une douleur délicieuse. J’ai chaud, j’ai froid et je me sens fondre, je me sens mourir, je me sens vivre, je sens une myriade d’émotions me traverser et me renverser, bouleverser ma poitrine déjà essoufflée. Mes poumons s’emballent, refusent de respirer ou ne semblent plus en mesure de fonctionner, et une caresse vient m’effleurer, un sentiment d’appartenance m’habite, une satisfaction me fait pleurer, un sentiment de liberté et de béatitude absolue me touche et me noie. Une doux parfum flotte dans l’air, des pétales de fleur volent au gré du vent, les oiseaux piaillent dans le ciel et l’étreinte chaleureuse d’une mère effleure mon esprit.

Quand j’ouvre les yeux, Louis, la statue, mon gardien, un ami que j’aime et que je déteste, a disparu.

Et je me retrouve seule, soudainement.

Seule devant une infinité de portes qui s’étalent indéfiniment.





Commentaire de l'auteur Il n'y a pas à dire, j'étais pas mal inspirée pour les descriptions de ce chapitre ! Enfin, j'espère qu'elles vous ont plu !
Sinon, passons aux choses sérieuses. Parlons peu, parlons de ce chapitre d'une longueur normale. Je l'avoue, il n'y s'y passe pas grand chose, mais depuis le temps, vous devez être habitués à ma façon de faire (j'avance comme une tortue, je le sais bien x3 ), mais j'espère que cela ne vous décourage guère ! Continuez de me lire, s'il-vous plaît !
Je m'éloigne, là. Ce chapitre est intermédiaire, il est là juste pour vous présenter la nouvelle Lucy plus en détails, les changements qui se sont opérés chez elle en cinq ans, ses manies qui sont restées, ses peurs et ses doutes qui ne la lâchent jamais. Il est là aussi pour relancer l'intrigue, pour bien poser les bases, pour vous donner un aperçu des pouvoirs de notre blondinette tout en maintenant le suspense... c'est un chapitre important, sans pour autant l'être. Il est comme le jour et la nuit, transitoire et tranquille, doux et tourmenté.
Les chapitre trois sera surtout basé sur un autre personnage ; vous n'aurez pas la réponse à la GRANDE QUESTION : Natsu est-il le roi cruel ?
Ah là là, je plaide coupable. J'aime jouer avec le suspens, c'est vrai u,u
Pour finir, merci d'avoir lu cet énorme mot de l'auteure !
À bientôt !
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