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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 2452 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 2381 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Mille et une histoires Auteur: The-Nalu-chan Vue: 2786
[Publiée le: 2014-08-02]    [Mise à Jour: 2015-08-26]
13+  Signaler Romance/Drame/Tragédie/One-Shot/Psychologique Commentaires : 19
Description:
Venez et asseyez vous. Ouvrez ce livre, commencez à lire, plongez-vous dans les univers que j'ai crée, laissez-vous porter par ma plume, par mes mots, laissez-moi vous bercer avec le rythme de mes phrases.
Cessez d'hésiter, juste approchez ! Jetez-y un oeil ! Allez !
Laissez-moi vous amener dans ce monde, dans mon monde qui sera bientôt le votre, un monde ou vous serez le spectateur de mes milles et une histoires.
______________________________________________________________________________

Ceci est un recueil d'one-shot, au cas ou vous ne l'auriez pas compris !
Des OS basés surtout sur le nalu, même si la romance n'est pas forcément au rendez-vous !

Bonne lecture !
Crédits:
Tous les personnages appartiennent à Hiro Mashima, sauf exceptions.
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Miroir

[3512 mots]
Publié le: 2015-08-26Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur C'est la journée de Pâques, une journée spéciale pour Lucy, parce que chaque année, ses parents organisent un banquet, et pour quelques instants, cette grande maison, vide, froide, dans laquelle elle habite devient un endroit magique, animé par des rires, des conversations et de personnes intéressantes.

Pourtant, en cette belle matinée ensoleillée, ses parents sont allés travailler. Encore. Et la jeune fille déçue, triste, désemparée, restée seule dans sa si grande démeure fera une rencotre étrange, inexplicable.

Elle rencontrera un lapin.



Le miroir



(mélodie)



Je courrais à travers les couloirs vides de la maison avec un grand sourire aux lèvres.

Mon rire raisonnait dans le silence froid et funeste de cette grande demeure, tandis que je sautillais, le cœur battant rapidement dans ma poitrine essoufflée. Les poumons en feu et mes petites jambes bientôt devenues douloureuses, je fus forcée de m'arrêter, ma robe légère voltigeant autour de ma petite silhouette. Je fixais les grands tableaux qui étaient accrochés aux somptueux murs représentant des visages inconnus, parfois étranges, et des paysages magnifiques, colorés, magiques, splendides, spectaculaires. Ils avaient tous coûté une fortune à mon père, mais il fallait dire qu'ils avaient fière allure, ainsi cloués contre la surface luxueuse des murs, dans ces corridors si richement décorés de différentes plantes, ayant des tapis magnifiques gisant sur le sol, avec leurs étranges motifs dorés.

Je me remis bientôt dans ma course, le cœur léger et de nouveau un sourire peint sur le visage. Heureuse.

Ce jour-là était important pour moi.

Les pâques avaient toujours été une fête qu'on fêtait en famille, avec des chocolats, des chocolats et encore des chocolats ! Une journée remplie de bonheur, de chaleur, de joie et de douceur ! De rires et de personnes, d'une foule de gens inconnus qui envahissent et, pendant quelques instants, dominent le silence, le froid, la solitude qui règnent en général dans cette grande maison. Je rencontrais des cousines, des cousins, des amis, des ennemis, du monde que je n'avais jamais vu jusque là et c'était une expérience que j'adorais. Peut-être parlerais-je cette année à un garçon inconnu et mystérieux ? Qui sait ? Tout pouvait arriver dans cette journée si extraordinaire, si magique !

Je déambulais dans la chambre de mes parents, surexcitée, prête à crier et me figeais.

Toute ma joie avait disparu.

Vide.

Elle était vide. Leur lit moelleux était fait, les rideaux tirés, les vêtements rangés. Rigide et froide comme lors d'un jour normal. Mais cette fois-là, ils s'étaient au moins donné la peine de me laisser un petit message. Un petit mot. Un petit lapin en chocolat qui me faisait des promesses et me disait de ne pas me mettre en colère, de garder patience et espoir, de ne pas perdre ce si beau sourire qui éclairait mon visage pâle.

'' Nous sommes sortis tôt pour travailler, Lucy. Mais ne t'en fais pas, le banquet aura tout de même lieu''.

Des mots vagabonds placés sur un morceau de papier déchiré d'une page de carnet, s'était tout ce qu'ils avaient. Des promesses et des mots, des mots qui peuvent s'envoler et s'enfuir, partir et disparaître en un clin d'œil. Et moi, restée seule, abandonnée, ayant l'impression d'être rejetée, je fixais, pensive, les rayons de soleil qui s'infiltraient par la grande fenêtre, la légère brise qui faisait danser les rideaux d'un air mélancolique. Je regardais la chambre, vide, et écoutais le silence assourdissant, figée, pétrifiée, hésitante, ne sachant plus quoi faire, ou aller, me retrouvant déséquilibrée.

Ma joie et mon bonheur étaient partis.

Seuls restaient derrière un vide, un goût amer dans la bouche et une solitude écrasante, dévastatrice, insupportable. Cette journée si spéciale pour moi était à présent devenue ordinaire. Ce n'était plus qu'un jour amer, rempli de déception et d'une quelconque colère refoulée, d'un cœur battant lentement alors que la tristesse s'installe et s'intensifie, plus forte, toujours plus forte, insupportablement forte. Elle m'écrase, m'écrase et m'écrase, fait naître en moi une vague de chaleur, de colère, de haine, de douleur, de tristesse. Surtout de tristesse.

Et je sors de la chambre, la tête basse, les yeux vides, serrant le lapin en chocolat de toutes mes petites et maigres forces, allant même jusqu'à le faire exploser et me contentant de fixer, ahurie, les morceaux de chocolat abîmés retomber par terre, doucement, en valsant, en voltigeant, comme s'ils essayaient de retarder le moment fatidique où ils finiraient par s'écraser contre la terre et par devenir poussière.

Où est le problème ?, me dis-je ne errant des les grands couloirs, mon ombre solitaire me suivant en dansant. Ça a toujours été comme ça. Travail, travail et encore travail, c'est tout ce qu'ils avaient dans la bouche, c'est le seul mot qui sort et qui a de la valeur pour eux. Mais pourquoi ? À quoi bon ? Pourquoi faire ? Au final, l'argent s'en va, s'envole, comme les mots, et la seule chose qui reste derrière, c'est des cendres d'une maison brûlée et abandonnée. Ainsi qu'une amère déception, causée par la trahison d'une promesse trop belle pour être tenues. Après tout, tout le monde meurt un jour, tout le monde disparaît et part, fait ses bagages et s'envole je ne sais où, alors pourquoi ? Pourquoi ne pas simplement créer des souvenirs qui restent à la place ?

Je ne sais pas, je l'ignore et je ne crois pas que quelqu'un ait un jour la réponse à cette drôle de question.

Je rentre dans ma chambre et m'affale sur mon lit. Regarde des jouets, des poupées et leurs yeux vides qui me fixent, des yeux vitreux et sans la moindre étincelle, placés confortablement sur un visage pâle, parfait, effrayant. Toutes ces choses sans valeur qui leur avaient coûté une fortune, toutes ces choses qu'ils m'ont achetées afin de remplacer leurs nombreuses absences, les nombreux anniversaires manqués, les nombreuses matinées où ils n'étaient pas là pour me dire ''au revoir'' lorsque j'allais à l'école ou ''bon retour'' lorsque je rentrais. Ils se sentaient mal, mal à l'aise à l'idée de laisser leur unique fille seule ainsi dans leur maison, donc ils achetaient, dépensaient, jetaient de l'argent par les fenêtres afin de la faire sourire, afin de la faire rire, afin de la rendre heureuse. Ils achetaient mon bonheur, en un sens, ne comprenant pas que tout ce que je voulais, c'était un ami.

Ou des parents.

Ou les deux.

Je me levais, puis me dirigeais vers le grand miroir posé dans un coin de ma chambre. Fixant mes cheveux lâchés, ma robe légère, mes petits bras maigres et les cernes sous mes yeux, je soupirais. Me surpris en train de sourire, l'air mauvais, l'air ironique, l'air meurtrie. Puis mon coeur se figea dans ma poitrine.

Je tressaillis, reculais et tombais sur le dos.

Devant mes yeux grands ouverts, ébahis, incrédules, se tenait un lapin.

Un lapin blanc au regard couleur rubis.

Un lapin qui se trouvait derrière le miroir.

Ou dans le miroir.

Effrayée, terrifiée, je criais, hurlais, fermais les yeux, tremblais, reculais aussi loin que possible de cette étrange apparition. J'attendis, les sens éveillés, que quelqu'un vienne, que quelqu'un m'explique, que quelqu'un m'aide. Mais seul le silence vint à ma rescousse, m'enveloppant dans une terreur étrange, confuse, insoutenable.

Quelques minutes passèrent, difficilement, lentement, dictées par un tic-tac régulier d'une horloge postée loin, quelque part, dans ma chambre. Légèrement calmée, la peur laissant place à la curiosité, à l'incrédulité, j'ouvris les yeux de nouveau, clignant plusieurs fois à cause de la subite lumière qui éclairait la chambre et les posais sur mon miroir.

Vide.

Il n'y avait rien.

Choquée, essoufflée, je dirigeais mes prunelles sur les meubles, les jouets, le lit, les murs, le sol, les fenêtres, les rideaux de la grande chambre.

Rien.

Résignée, je me relevais et m'approchais, lentement, difficilement, tremblant de tous les membres. Un sourire incrédule éclairant mon visage. Je me rapprochais, me postais devant mon grand reflet et fixais longuement le regard effrayé qu'il me renvoyait.

Puis je baissais les yeux, curieuse, fébrile, excitée, tremblante, frigorifiée malgré les vingt degrés qu'il faisait dans la chambre.

Il se tenait là. Devant moi, devant mon grand regard stupéfait, et me fixait avec ses yeux rubis. Le museau tremblotant, il sembla s'approcher aussi, se lever sur ses deux pattes et me regarder, plus intensément, comme s'il se demandait ce que je faisais là, moi aussi.

Et pendant quelques secondes, il sembla même me sourire.

-Lucy...

Je tressaillis de nouveau et fis un bond en arrière. Le souffle bloqué dans la gorge, tremblant encore plus et terriblement effrayée, je m'éloignais, puis me rapprochais.

Curieuse.

Intriguée.

-Comment ça se peut..., réussis-je à dire dans un souffle, dans un murmure inutile et inaudible.

-Lucy...

-Je dois halluciner, ce n'est pas possible. Tu es...un fantôme ou quoi ?

-Lucy...

Je me rapprochais encore plus et posais une main hésitante sur la surface glacée du miroir, désirant en savoir plus, fixant cette situation d'une manière légère, comme s'il s'agissait d'un rêve étrange et inexpliqué.

Ça devait être un rêve. Comment ça serait possible, sinon ? Un lapin piégé dans un miroir qui parle... c'était impossible ! Irréel ! Absurde !

Et soudain, l'impression que le lapin souriait s'intensifia. Soudain, une lumière envahit la pièce, éclaira ma main, éclaira mon visage, éclaira le miroir, m'aveuglant. Soudain, une chaleur indéfinissable m'envahit, étreignit mon corps, forte, brute, insupportable. Puis, le sentiment d'être rejetée, abandonnée, laissée seule dans un coin sombre pour me débrouiller comme je le pouvais balaya la chaleur.

Soudain, je fus jetée sur un sol froid, dur, humide, dans une obscurité croissante, dans un froid extrême. Serrant mes bras, mes jambes, claquant des dents, tremblant de toutes mes forces, je regardais, abasourdie, surprise, confuse, sans comprendre le vide autour de moi.

-Qu'est-ce que..., murmurais-je, ma voix éclatant dans l'obscurité et résonnant tel un écho.

-Enfin sorti dehors ! Oh comme la lumière est forte ! Et quel bonheur de ressentir la chaleur !, s'écria une voix fluette, aigue, me donnant des frissons incontrôlables.

Devant la seule source de lumière qui se trouvait dans cette pièce secrète se tenait un lapin, d'un blanc incroyablement éclatant sous les rayons du soleil. Il avait ses petits yeux rubis posés sur moi et me regardait de haut, me jaugeait et riait, tout bas, de ce sort, de ma position.

De mon incompréhension.

-Je suis désolé, ma chère Lucy...mais tu vas devoir rester là pour un bon bout de temps, lança-t-il. Tu ne pourras revenir dans le monde des vivants que lorsque quelqu'un d'autre prendra ta place. C'est ça, les règles du jeu...mais ne t'inquiète pas, tant que tu es là-dedans, tu ne ressentiras ni la faim, ni la soif, ni la fatigue...juste le froid. Et tu ne vieilliras pas non plus. Donc tu ne mourras pas. Jamais. Sois heureuse dans ta nouvelle vie éternelle !

Il continuait de parler, détournant parfois son regard avant de le reposer sur moi et de me regarder de nouveau, encore, fixement, durement. Il continuait de parler en haussant les épaules, l'air indifférent ou rempli d'une fausse pitié puis il se détourna. Il se détourna, me tourna le dos et s'éloigna, tranquille, l'air content, l'air heureux, l'air en paix.

-A...attends une seconde, commençais-je en tendant le bras en avant et en grimaçant lorsqu'il se cogna contre la surface dure, rigide, froide du miroir. Je...je ne peux pas être bloquée ici ! Je ne peux pas rester ici ! J'ai de la famille ! A...attends ! Attends ! Attends !

Je me mis à crier, à hurler, incontrôlable, effrayée et incrédule, en colère face à cette situation imprévue. Je me mis à crier et à frapper, à frapper de toutes mes forces le miroir, encore, encore, encore, encore, chacun de mes coups me faisant grimacer, pleurer, reculer. Le froid, le froid et le froid, encore, partout autour de moi, c'était la seule chose qui m'entourait. Le froid. Encore. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

-Pourquoi ?, criais-je de toutes mes forces en me tenant le cœur, en me tenant la tête à deux mains. Pourquoi ?? Que quelqu'un m'explique pourquoi ??!!!

Injuste. C'était injuste, tellement, tellement injuste. Pourquoi m'avait-on piégée de la sorte ? Comment m'avait-on piégée de la sorte ? C'était ridicule ! Impensable ! Impossible ! La magie n'existe pas. La magie n'existe pas. Alors comment ? Comment ?! Comment est-ce possible ?

Serais-je devenue folle ? Aurais-je sombré dans les limbes infinies de la folie ? Aurais-je finalement sombré dans la démence ? À cause de ma solitude ? À cause de ma tristesse ?

C'est ridicule, chuchotais-je en laissant finalement tomber mes coups.

À bout de forces, aurait été l'expression parfaite pour ce moment. Parce que tout, toutes mes petites forces m'avaient quittées, abandonnées, s'étant nourries d'une colère qui avait disparu. Et à présent, quoi ? Qu'est-ce que j'allais faire ?

Pleurer

Je me rendis compte avec horreur que j'étais en train de pleurer. Des larmes, grosses, brûlantes, ruisselaient sur mes joues, s'écrasaient contre le sol.

Quel être incapable, pathétique je faisais.

Tout ce que j'étais capable d'accomplir, s'était de pleurer.

Comme s'était malheureux.



Les jours passèrent rapidement. Et bientôt, un mois, deux mois, trois mois, une année avaient passé. Des jours et des jours dans la solitude la plus totale, dans l'enfermement infernal. Des journées entières passées à regarder ma mère venir dans ma chambre et pleurer, obligée d'écouter ses sanglots s'écraser tristement sur le sol comme ses larmes. Je voyais mon père la rejoindre et la serrer dans ses bras, lui chuchoter quelque chose, lui dire des promesses, puis l'emmener loin. Je le voyais jeter un dernier coup d'œil à la chambre avant de fermer la porte, la tête baissée, les yeux en larmes, lui aussi. Je les voyais parfois se disputer, chercher un fautif, crier l'un sur l'autre dans la colère et l'amertume, la douleur qui les étreignaient. Et je les voyais pleurer, se lamenter, chercher un coupable dans le silence et dans les absences.

Je les voyais tous les jours souffrir sans être capable de faire le moindre mouvement, le moindre geste pour les réconforter. Les jours passaient ainsi, dans la lassitude, dans la peine, la souffrance, la colère, la démence. Et dans la torture d'être incapable de leur dire que j'étais juste là, sous leurs yeux, sous leur nez, il fallait juste qu'ils tournent la tête et qu'ils fixent le miroir.

Mais qui regarderait un miroir insignifiant posté dans un coin de la chambre ?

Personne.

Et mes cris, mes avertissements, mes questions résonnaient toujours dans le vide, dans le silence, inaudibles aux oreilles des autres.

C'est ainsi que les années passèrent, que les jours se raccourcirent et se rallongèrent plusieurs fois, que mes parents cessaient de venir tous les jours dans ma chambre, se réduisant plus qu'à un coup d'œil par semaine.

Puis, j'entendis mon père dire à ma mère, un matin d'avril :

-Chérie, je crois qu'on devrait déménager.

Et ils déménagèrent, partirent, coururent, s'enfuirent de cette grande maison et de tous ces souvenirs tristes, douloureux, amers qu'ils avaient ici. Ils partirent et me laissèrent seule, sourds à mes supplications, à mes pleurs, à mes cris. Ils partirent et laissèrent derrière eux les jouets, les tableaux, les rideaux, les tapis, le miroir. Ils voulaient recommencer de nouveau, avoir un nouvel enfant, une nouvelle famille, une nouvelle maison avec de nouveaux rideaux et tableaux. Ils souhaitaient recommencer à neuf.

Comment pourrais-je leur en vouloir ?

Eux, ces parents que j'aimais de tout mon corps, de tout mon être, ils avaient le pouvoir de tourner la page, de continuer leur vie. Alors comment pourrais-je interféra ? Comment pourrais-je me mettre en colère, moi, un être absurde, coincé dans le temps, dans ce qu'on a l'habitude d'appeler ''irréel'', un être mort aux yeux des autres. Je ne pouvais rien faire, je ne pouvais rien dire, je ne pouvais même pas me relever et tenter de bouger, de me dégourdir ces muscles qui n'ont pas marché depuis des années ?

Tout ce que je pouvais faire, la seule chose dont j'étais capable, c'était de laisser le temps filer, me filer entre les doigts et s'enfuir, encore, de plus en plus loin, se dissiper et prendre avec lui tout ce qui m'était cher.

Un jour, cependant, un garçon se présenta devant moi.

J'ai eu du mal à y croire lorsque je l'ai aperçu, n'ayant pas vu des personnes depuis des décennies, ayant été oubliée par le monde lui-même. Il souriait d'un air confiant, coiffa légèrement ses cheveux roses, me fit un clin d'œil...ou plutôt à son reflet. Ses yeux verts brillant d'un éclat que je n'avais pas vu depuis tellement, tellement de temps et il semblait être vraiment joyeux, heureux.

Je m'approchais de lui. Curieuse. Intriguée. Réchauffée par un sentiment que je n'avais pas ressentis jusqu'à présent. Posant une main tremblante sur la surface glacée du miroir, je m'approchais encore plus, désirant être à ses côtés, cherchant à capter son regard, voulant en savoir plus sur lui, sur ce garçon aux cheveux si étrange et au regard brillant. Je voulais lui parler, lui demander quel temps il faisait dehors, lui demander qu'est-ce qu'il pensait de cette maison, où il allait pour se préparer ainsi. Je voulais tout savoir, tout sur lui et ses habitudes, ses passions, ses goûts tout simplement parce que je le croyais capable de combler la solitude que je ressentais.

Et c'est à ce moment-là, lorsque je trouvais la force nécessaire pour me lever et pour me planter devant lui qu'il écarquilla les yeux, qu'il s'éloigna et que ses lèvres s'entrouvrirent, laissant s'échapper un cri de surprise. Il recula, retomba sur le dos et resta avec la bouche ouverte et les yeux écarquillés pendant une minute, ou deux, ou même trois.

Avant de reprendre ses esprits et de s'approcher.

Il était haletant, paniqué mais indéniablement curieux, et je voyais s'approcher, encore plus près, toujours plus près, s'approcher et, tremblant, suffoquant, poser une main hésitante et curieuse sur le miroir. Directement sur la mienne.

Chaude. Sa main était chaude, fiévreuse, humaine. Vivante.

J'enlevais rapidement la mienne et reculais, me tapis dans l'obscurité, tremblante, frissonnante, incrédule, joyeuse, terrifiée, pleurant, sanglotant. Cela faisait des décennies, des années et des années que je n,avais pas ressentis cette joie, ce doux sentiment d'avoir quelqu'un devant moi, qui me voit, qui me regarde et qui veut en savoir plus, un être humain comme. Depuis le temps que je n'avais pas ressenti de chaleur humaine !

Je pleurais. J'étais heureuse. Tellement, tellement heureuse. Et en même temps terrifiée, curieuse, excitée.

-Qui es-tu ?, demanda le garçon d'une voix chaleureuse, tendre, vivante.

Je relevais la tête et le fixais longuement.

Une idée terrible me traversant l'esprit, horrible, honteuse, mais tentante.

Le lapin avait dit que pour sortir, je devais en piéger un autre. Pour connaître la lumière, la vie, la chaleur, je devais en piéger un autre.

Je voulais tellement sortir de là, mais j'étais dégoûtée, dégoûtée par cette idée si lâche, si inhumaine, si terrible, si monstrueuse. Comment pourrais-je faire vivre à un autre ça ? Cette solitude ? Cette incapacité à faire quoi que ce soit d'autre à part se lamenter en regardant sa famille, ses amis tristement dégringoler et sombrer dans la tristesse, dans la fureur, dans la peur, puis les voir tourner le dos et s'éloigner, tourner la page. Mais je voulais tellement sortir, revoir le soleil, la lune, ressentir le vent, l'eau, parler avec des gens, vivre une vie comme les autres, goûter à une vie comme les autres !

Je voulais, je voulais, je voulais sortir. Je voulais vivre. Je voulais avoir une seconde chance. Ce que j'avais vécu n'était pas juste. Ce n'était pas juste. Pourquoi c'est moi qui devrait perdre une vie ? Pourquoi c'est moi qui devrait mourir aux yeux du monde ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Je soupirais, relevais la tête et souris. Lui souris. Il se débrouillera. Il trouvera quelqu'un pour le sortir de là. Moi, je devais saisir ma chance, je devais sortir et vivre.

C'était mon droit.

Alors je posais la main doucement contre le verre. Lui, confiant, curieux, fébrile et naïf s'approcha et posa sa main sur la mienne.

-Je suis désolée, murmurais-je.

Une chaleur, une lumière, un éclat rayonnant apparut entre nous deux. Miraculeux. Fascinant. Époustouflant. Avant même que j'aie pu m'en rendre compte, je fus projetée en avant, emmenée de force dans le monde, dans mon monde, un monde magnifiquement chaleureux.

Je me trouvais enfin dehors, assise sur le tapis en face de mon miroir.

Et le garçon se retrouva bloqué à ma place.



Commentaire de l'auteur Quel minuscule OS nous avons là !
Un Os dont je n'en suis pas très fière, il faut bien l'avouer (ne vous méprenez pas, je ne dis pas ça pour que vous me dites le contraire, oh que non ! C'est juste une vérité...)
Je l'ai écrit en étant plutôt fatiguée, lasse, pour le concours de rossie (excuse-moi, rossie, je voulais tellement te surprendre en te donnant quelque chose de magnifique, mais...j'en ai pas la force..)
J'ai découvert que je n'aimais pas écrire des OS --'' Je suffoque, quand j'en écris ! Faire toute une histoire en si peu de temps est extrêmement fatiguant pour moi... (bon, j'ai aussi la flemme).
Je pense que je vais le réécrire, aussi (quel dommage de le bâcler ainsi, alors que l'histoire est tellement originale et peut valoir de l'or)
Ou alors je vais créer une suite. Je verrais bien ^^'

À bientôt !
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