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Qui participe au concours GMM ?
 par   - 334 lectures  - 2 commentaires [30 janvier 2018 à 03:52:29]

Bonjour.

Je viens aux nouvelles car je ne vois aucune publication associée au concours Geekmemore.
J'aimerais donc savoir s'il y a des participants et, si c'est le cas et que vous avez déjà publié quelque chose, rencontrez-vous des problèmes pour que votre texte soit associé au concours ?

Je rappelle qu'un sous-forum a été ouvert pour que vous puissiez discuter et poser vos questions au sujet de ce concours.

Merci ^^

 

Concours Geekmemore
 par   - 814 lectures  - 1 commentaire [24 janvier 2018 à 22:52:03]

Fanfic FR et Geekmemore lancent un concours d'écriture.

Les histoires doivent être lisibles par tous, par conséquent seules les histoires classées G sont acceptées.

Vous avez de la chance, vous avez droit à deux thèmes ayant pour fil conducteur la Naissance de la nouvelle année. Naissance, au sens propre ou au sens figuré ?

1 - Est-ce une occasion pour des réjouissances ou son arrivée est-elle vue avec horreur ?
Que vous considériez la nouvelle année comme un être vivant, une entité ou un événement, que se passe-t-il ?

2 - Et si 2018 n'avait jamais existé ? Que nous ne passons pas en 2018, mais à une toute autre année ?

Un thème au choix.
Type d'histoires : Originales
Longueur du texte : novelette (entre 7 500 et 17 499 mots)
Date de début : 1er janvier 2018
Date limite : 31 janvier 2018 à minuit Échéance repoussée au 15 février 2018 à minuit

Un jury composé de bêta-lecteurs de FFFR et d'un responsable de Geekmemore décidera des gagnants.
Il y aura trois (3) gagnants : un (1) par thème peut-être (donc deux (2)), ainsi qu'un (1) coup de cœur en plus.

À vos plumes !

 


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 6869
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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CLIMAX, PART. II

[3954 mots]
Publié le: 2015-12-26Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Voici enfin venir la partie deuxième du dénouement ! Bonne lecture !

Aɢᴜᴀᴄᴇʀᴏ

(Aerodynamic - Daft Punk)


Le vent se levait, à l'ouest, et Aguacero avait du mal à garder le cap sur Kaer Ys. La dernière étape de son voyage (d'une ville côtière au nord, qui abritait un avant-poste révolutionnaire, jusqu'à la capitale) avait été la plus longue. Il était fatigué, et le temps se couvrait, ce qui n'arrangeait pas son humeur. Cela dit, la visibilité était excellente, et la ville commençait à dépasser de la ligne d'horizon. À l'ouest, sa vision perçante décelait des points blancs sur l'océan. Sans aucun doute s'agissait-il de voiles, mais il était bien en peine de dire à qui elles appartenaient.

La magie de la lacrima s'épuisait, et Aguacero doutait de pouvoir voler directement jusqu'au château. En arrivant aux abords de la ville, il repéra sur les remparts de puissantes balistes, dont les carreaux de la taille d'un homme n'auraient pas grand peine à abattre un animal de plusieurs mètres. Aussi commença-t-il à perdre de l'altitude, dans le but de se poser sous les remparts.

Alors qu'il n'était plus qu'à une vingtaine de mètres au-dessus du rempart (et autant en distance), une détonation résonna, et quelque chose le frôla dans un sifflement, à très grande vitesse. De toute évidence, il était pris pour cible. Mais par quoi ? Il trouva bientôt sa réponse.

- Donner une arme à feu à une femme, on m'y reprendra pas ! S'exclama la voix d'Ernesto. Ces balles magiques coûtent un bras !

- Comment est-ce que tu veux que je tire dans le mille, en pleine nuit ? Répondit Elia, acerbe.

- C'est toi qui a insisté pour tirer sur l'intrus !

- C'est …

- Silence, vous deux ! S'exclama Neit

Aguacero était fort surpris, et tout autant heureux, de revoir aussitôt ses anciens amis de la guilde. Aussi, pour ne pas être pris pour cible une nouvelle fois, il révoqua la magie artificielle qui lui permettait de prendre la forme d'un griffon, et chuta les derniers mètres jusque sur le rempart.

- Ne tirez pas ! C'est moi ! Aguacero ! Prévint-il.

- Comment … ? S'étonna Ernesto.

L'ancien chef de la guilde se réceptionna sur le sommet du rempart, et manqua de tomber à la renverse. Neit lui saisit le poignet sans peine, et l'aida à se rétablir. Dans le même geste, il l'attira à lui, et tous deux se donnèrent l'accolade.

- À vrai dire, on ne s'attendait pas à te voir par ici, dit le maître actuel. Tu avais pourtant fait le serment de ne plus jamais franchir le Niflheim vers le sud, me semble-t-il ?

- Il est des motivations qu'aucun serment, aucun engagement ne peut restreindre.

- Tu tiens tant que ça à ta nièce ?

- Si seulement c'était aussi simple … L'homme qui a tué les parents de Juvia se trouve probablement au château, s'il a gardé son poste chez les militaires. Et si Lago est toujours avec Æthel … Ça en fait bien plus qu'il n'en faut.

- Qu'il n'en faut pour libérer la partie scellée de sa mémoire, c'est ça ? Compléta Elia.

- Exactement. Et c'est la première étape de … vous-savez-quoi. Autant que possible, il faut éviter que cela se produise. Nous avons certes les moyens d'endiguer le phénomène, mais il pourrait bien y avoir des dommages irréversibles avant que nous puissions y parvenir.

- Le hasard fait bien les choses, observa Neit avec un sourire en coin. Gray possède une magie puissante. Il est tout indiqué, si jamais cela devait se produire.

- J'avais oublié que tu n'as aucun cœur, répliqua Aguacero, acerbe. Tu veux qu'il tue sa bien-aimée ?

- Réplique amusante, de la part de quelqu'un qui a laissé mourir sa sœur et son beau-frère au nom d'idéaux utopiques !

- Les idéaux du premier maître sont ce pourquoi tu es ici aujourd'hui !

Neit garda le silence.

- Toujours est-il que la shamane est à Kaer Ys, en ce moment. Je l'ai rencontrée, quand nous sommes arrivés. Si jamais les choses venaient à tourner mal, espérons que les esprits lui soufflent de nous venir en aide.

- Cette vieille folle qui erre dans le pays, en disant la bonne aventure et en résolvant les problèmes de maisons hantées ?

- Tu sais aussi bien que moi que cette vieille folle, comme tu dis, est assez forte pour tous nous écraser d'un revers de la main. Elle a passé un pacte avec les esprits. Elle peut leur parler, et interagir avec eux.

- Sceller la Reine du Fond des Mers n'a rien à voir avec le fait de mettre du sel sur le pas de la porte pour chasser l'esprit tourmenté du grenier ! Sais-tu combien d'hommes ont péri, lorsqu'elle a été scellée pour la première fois, dans la première Loxar ?

- De toutes manières, si nous en arrivons là, c'est que tout est perdu, intervint Elia pour mettre fin au débat.

- Avec nos quatre chasseurs, Gray et Juvia, peu de chances que ça arrive, répliqua Hiro.

- Sans parler de nous cinq, termina Ernesto.

- C'est vrai, concéda Aguacero.

Quelque chose lui revint en tête. Il passa une main sous le col de sa chemise, sous sa veste (qui désormais était un modèle noir, depuis qu'il avait donné sa veste de gardien à Gray), et en tira un pendentif, au bout duquel était serti, dans une griffe d'or, une gemme taillée en forme de goutte d'eau. Il s'agissait là d'une lacrima. Le même type que celles entreposées dans le sanctuaire d'Álfheimr.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Hiro.

- Tu peux sortir, l'ancêtre, dit Aguacero, qui tenait la lacrima à hauteur du visage.

Une lueur bleue irradia alors de la gemme, comme si quelqu'un avait allumé la lumière.

- Quel est le dérangement, cette fois ? Demanda une voix diffuse, effacée, comme si elle venait du fond d'une grotte.

- Sorcellerie … Marmonna Ernesto, tandis qu'une forme translucide,d'or pâle, prenait pied devant eux.

Une fois que le fantôme se fut opacifié, il profita de la vue depuis le rempart, malgré les ténèbres de la nuit.

- Nous voici donc en la ville de Ker'is. Il y a bien longtemps que je n'y ai point mis les pieds, ma foi …

Il retira le chapeau au bord plié qui ornait le sommet de son crâne, et le pressa contre sa poitrine. Abasourdi, les mages réels le regardaient, sans croire à ce qu'ils voyaient. Pourtant, tout y était : le chapeau au bord plié, l'épais veston aux épaules cloutées, la lanière de cuir sur le nez, la grande épée …

- Comment est-ce possible ? Marmonna Neit.

- Comme ça, répondit Aguacero, en retirant son pendentif au bout duquel était attaché une grosse lacrima en forme de goutte.

- Ne joue pas avec ça ! Gronda le fantôme.

- Du calme, l'ancêtre. J'ai risqué ma peau pour cette pierre, je vais pas la faire tomber.

Dans le même geste, il la remit en sûreté dans une poche de sa veste noire.

- Les gens d'aujourd'hui sont d'une impolitesse rare, dit le fantôme en fixant Aguacero (qui détournait le regard). N'ai-je pas droit aux présentations ?

- Je crois savoir qui vous êtes, intervint Neit. Le dernier roi du nord, Aguacero III ?

- À votre service, dit le roi en faisant la révérence. Aguacero Nyx Loxar, troisième du nom. À qui ai-je l'honneur ?

Les mages supérieurs déclinèrent un à un leur identité.

- Des descendants de Jehan du Val, si je ne m'abuse ? S'enquit le roi, en regardant Elia et Neit à tour de rôle.

- C'est exact, répondit Neit.

- Et toi, là … As-tu un ancêtre que je puisse connaître ? Dit-il en se plantant devant Ernesto.

- Aucun. Mes parents étaient d'humbles mages, au service de Grand Chêne.

Pour finir, il dévisagea Hiro longuement, suivant le détail de ses tatouages.

- Serais-tu un de ces indigènes des mers du sud, qui vivent nus et mangent d'autres hommes ?

- Je n'ai jamais mangé d'humain, ni vécu nu après l'âge de cinq ans, mais sinon oui, je suis un « indigène ».

- Les « indigènes », comme tu les appelles, sont beaucoup plus civilisés que beaucoup de gens dans ce royaume, déclara Aguacero à son homonyme du passé.

- Le monde a bien changé, pendant toutes ces années … Marmonna le roi.

- Rien ne peut arrêter le changement, répondit Neit.

- Mon descendant m'a expliqué en détail les situations géopolitiques dans cette partie du monde. J'ai cru comprendre qu'il y a du souci à se faire ?

- Pas qu'un peu, et c'est justement ce pourquoi nous sommes perchés sur le rempart de la capitale de ce royaume, à trois heures du matin, répliqua Neit.

- Si je comprends bien, vous menez une action de force pour bouter les militaires hors du pouvoir ?

- C'est cela. Si on ne le fait pas, ça sera la guerre avec le royaume voisin, Fiore.

- Eh bien, le sang du scélérat qui m'a tué a bien dû se diluer, pour que ce soit des putschistes qui en viennent aux armes avec Fiore.

- Æthelred est un roi pacifique, intervint Aguacero. Il n'a jamais voulu la guerre, et le royaume a prospéré pendant son règne. Les coupables sont les généraux en rupture de ban, qui ont fait toute leur carrière dans l'attente d'une guerre, et qui ne l'ont jamais eue.

- Veux-tu bien me rappeler leurs noms ? Demanda l'ancêtre.

Le descendant prit une grande inspiration, et déclama :

- Ergess Gómez, le vieux renard qui a monté le coup depuis le début. C'était le chef de l'état-major, du temps où il ne feignait pas sa loyauté au roi. Maintenant, il est régent, le temps que le roi ne se « rétablisse ». Il est flanqué de Milgaro Madrazo, son éternel complice, et second général, ainsi que Grand Argentier à ses heures perdues. Le troisième général qui avait fomenté le coup d'état avec eux, Raúl Cienfuegos Hydrangea, nous a quitté dans des circonstances troubles, il y a de ça trois ans. Sa fille, Estrella Solitaria Hydrangea - dite « Soledad », a repris le flambeau familial, et fait désormais partie du triumvirat. Le dernier larron notable s'appelle Lord Lawrence Byron. C'est le maître-espion au service des généraux. Autant dire qu'il est les yeux et les oreilles du régime, ainsi qu'une fine lame. L'ironie, dans tout ça, c'est qu'il est aveugle et vieillissant.

- Que de noms qui me sont inconnus, marmonna l'ancêtre. Je n'aurais jamais imaginé que le royaume du sud changerait autant.

- Se remémorer le bon vieux temps, c'est marrant cinq minutes, intervint Ernesto, mais nous avons à faire, il me semble.

- C'est on-ne-peut-plus vrai, renchérit Neit. Qu'est-tu venu faire ici, très précisément ?

- Protéger la vie de ma nièce, et de mon neveu, s'il venait à se présenter ici. J'ai déjà laissé mourir trop de membres de ma famille comme ça. À vrai dire, j'avais pour plan de voler directement jusqu'au château et de me laisser tomber dans la cour, mais mon plan a été brutalement interrompu …

- Un intrus reste un intrus, se justifia Ernesto. Et estime-toi heureux que ce soit Elia qui ait tiré, sinon, tu te serais alourdi de quelques grammes de plomb.

- Le temps presse, dit alors Neit. Fonce vers le château, mon vieil ami. Mais ne te fais pas repérer par les gardes, du moins, pas tant qu'ils ne sont pas au courant de notre présence. Et si jamais tu devais tomber par hasard sur … des personnes d'importance, ne les tue pas. Nous aurons besoin de toutes les informations qu'ils pourront nous donner.

- Je ne suis pas un meurtrier, répondit Aguacero, en dévisageant Neit.

Ils se serrèrent brièvement mais solennellement la main, et se regardèrent pendant ce laps de temps.

- Allons-y, l'ancêtre.

Connaissant son rôle, le spectre doré se laissa disparaître, regagnant sa place : la lacrima qui l'hébergeait depuis quatre cent ans. Aguacero vérifia la boucle du baudrier auquel était pendue sa grande épée, puis s'approcha du bord interne du rempart, et sauta dans le vite. Il y avait des années qu'il n'avait pas vu Kaer Ys, et le constat s'imposait de lui-même : la vie ne s'était pas améliorée, depuis. Les habitations adossés au rempart étaient toujours aussi décrépies et bancales, sans parler des mauvaises herbes qui poussaient entre les pavés. Personne n'était dehors, à une heure si avancée du matin, sauf ceux dont le métier ou le destin l'exigeaient. Aguacero était de ceux-là. Par précaution, il escalada le mur d'une petite maison pour prendre pied sur les toits. Ainsi, il y avait beaucoup moins de chances de tomber nez-à-nez sur une patrouille de gardes.

Au-dessus de lui, le ciel continuait de se couvrir, et il ne pouvait voir plus qu'une moitié des étoiles du ciel. Le château était encore loin, et il pouvait à peine deviner la forme de la tour du donjon contre le firmament étoilé. Il pria pour que Juvia soit en sécurité. Puis, une vague de souvenirs nostalgiques s'emparèrent de lui, comme il courait sur l'arrête des toits moussus. Des souvenirs qui hantaient ses cauchemars pratiquement chaque nuit, depuis cette nuit-là. Depuis, il se consolait en se disant que la disparition de sa sœur et de son mari avaient mis un terme aux possibilités d'une révolte dans le nord du pays, mais la douleur était présente, car il n'avait rien pu faire d'autre que de fuir avec son neveu et sa nièce sous chaque bras. Ce soir-là, l'ennemi les avait frappé par traîtrise.

« Pas le moment de verser des larmes. » se dit Aguacero, en continuant imperturbablement sa progression, en direction du château. Il avait plus que suffisamment porté le deuil de sa sœur jumelle, et assumé sa responsabilité dans sa disparition.

Au fur et à mesure qu'il approchait du centre-ville, les demeures se faisaient de plus en plus hautes et élaborées, sans parler de l'entretien. Il se sentait presque coupable de fouler pareilles tuileries. Les tours du château approchaient lentement, dans l'ombre.

Bientôt, il arriva contre le rempart, au bout de l'avenue Décumane. Le château se trouvait de l'autre côté, et il ne se rappelait plus de l'emplacement exact du petit chemin suspendu qui y menait directement.

- C'est problématique, se dit-il à voix haute, perché sur une cheminée à quelques mètres du rempart.

- Utilise ta magie artificielle, lui intima l'esprit du roi, à travers la lacrima.

- Ma foi, c'est une idée.

Il ne semblait y avoir aucun garde sur ce segment du rempart : la voie était donc libre. De toutes manières, il avait juste à s'élancer sur quelques dizaines de mètres, puis à se laisser tomber pour atteindre le jardin du château. Il se ramassa autant qu'il pouvait, puis bondit en avant. La transformation faillit échouer par manque de magie dans la lacrima, mais il parvint à prendre son essor en puisant dans ses propres réserves. Il s'éleva dans les airs en quelques coups d'aile, puis une fois qu'il eut survolé le rempart de la ville, se laissa planer jusqu'au château.

Le donjon se trouvait véritablement au point culminant de l'à-pic, et se retrouvait de fait surélevé par rapport aux autres bâtiments qui composaient le château. Les chevaux attachés dans les écuries sentirent la présence du griffon qui les survolait, et renâclèrent bruyamment. Aguacero craignit que cela ne le fasse détecter, mais il n'y avait déjà plus aucun garde sur les remparts, ni même dans la cour. Cela lui sembla étrange. Reprenant forme humaine, il se laissa tomber souplement sur les pavés de la cour. Le donjon était là, à une cinquantaine de mètres devant lui, défiant les nuages de sa tour la plus haute. Il s'élança ventre-à-terre vers la grande porte d'acier.

À mi-chemin de sa course, une voix qui lui semblait familière l'interpella :

- Halte ! Qui va là ?

Aguacero s'arrêta net, et dégaina dans un geste habile son épée longue – Nægling, l'épée des rois du Nord. Il se campa sur ses positions, prêt à jaillir en cas d'attaque ennemie.

- C'est le dixième maître, sombre idiot ! Répondit une voix féminine, juste après l'apostrophe.

L'instant d'après, une torche s'alluma, mettant au jour le visage de deux jeunes gens qu'il connaissait bien.

- Que faites-vous ici ? Leur lança Aguacero, aussitôt qu'il fut sûr d'être entendu sans avoir à parler fort.

- Notre mission, répondit Kisima. Nous avons pour tâche de libérer la voie pour Juvia et Gray, et pour les renforts si le besoin s'en fait ressentir.

- Blueberry et Quarrel ne sont pas avec vous ?

- Si, mais ils sont partis chacun de leur côté. Quarrel s'est occupé de nettoyer le chemin de ronde, et Blueberry la cour.

- Et quelle partie du donjon allez vous purger de ses gardes ?

- Le dortoir des sergents royaux, qui se trouve juste là, déclara Tengaro, en désignant du pouce la porte d'un bâtiment derrière lui.

- Les troupes d'élite du roi … Marmonna Aguacero. Je vous proposerai bien mon aide, mais je suis pressé.

- Et vous, que venez-vous faire ici ? Demanda alors Kisima, qui avait attendu l'occasion de poser cette question.

- Je viens m'assurer que tout se passe bien. Il y a longtemps, par mon inaction délibérée, j'ai laissé mourir ma sœur et son époux. Je n'ai pas l'intention que cela se reproduise pour ma nièce et son petit ami.

La perspective de pouvoir compter sur un des mages les plus puissants de son époque mettait du baume au cœur des deux jeunes gens, qui s'attendaient presque à ne pas s'en sortir entier.

- Que les esprits soient avec vous, déclara alors Kisima d'une voix solennelle.

Elle fouilla un instant dans une petite bourse de cuir pendue à sa ceinture, et y prit quelque chose, qu'elle enferma dans la main d'Aguacero. C'était un minuscule osselet, poli par le temps.

- C'est un talisman. Il vous guidera jusqu'à votre objectif.

- J'ai mon propre talisman, répondit alors l'ancien maître en tapotant la garde de Nægling. Donne-le plutôt à Tengaro. Vous n'avez sans doute pas envie de repartir d'ici l'un sans l'autre, n'est-ce pas ?

Sur ces mots, il tourna les talons et reprit sa route vers le donjon en lui-même. Tengaro et Kisima restèrent cois, ne sachant que dire pour briser le silence gênant qui s'était installé entre eux.

- Allons-y, finit par dire le jeune homme. Occupons-nous de ces gardes avant qu'ils ne soient appelés en renfort quelque part.

Kisima suivit le mouvement.

De son côté, Aguacero était arrivé au pied de l'immense portail d'acier damassé, qui empêchait tout accès indésiré dans le donjon. Il tenta de le pousser, par la force de sa magie, mais les battants ne bougèrent pas d'un pouce. Il tenta ensuite de le transpercer mais, peu importe la pression qu'il appliquait en un point précis grâce à sa magie, la porte ne céda pas. De toute évidence, elle avait été traitée durant sa fabrication pour être imperméable à la magie.

« C'était pas prévu, ça ! »

- Les portes du roi du Sud sont toujours aussi solides et fières, commenta la voix de l'ancêtre.

- Tu vas voir ce que j'en fais, de ses portes ! S'exclama Aguacero.

Il se recula d'un pas, avança sa jambe gauche et recula la droite pour prendre un appui solide. Il avança un bras devant lui et recula l'autre derrière, puis il ferma les yeux et se concentra. La magie était faible, tout autour de lui, mais celle qui se trouvait en lui était d'une puissance formidable, et entourée de son élément. La mer. On entendait distinctement le sac et le ressac venir se briser sur la falaise, tout en bas de l'à-pic. Tout son métabolisme se calqua sur ce rythme : battements de cœur, respiration, mouvement des épaules. Il resta ainsi une bonne minute, pendant laquelle n'importe qui aurait pu le découvrir. Heureusement, les chasseurs de Forsaken Souls avaient fait du bon boulot, et aucun garde ne vint troubler sa méditation expresse.

La magie commençait à lui picoter le bout des doigts et à remonter dans les poignets, signe que son corps atteignait sa concentration magique maximale. Alors, en une fraction de seconde, il se détendit comme un ressort. Dans un mouvement d'une fluidité incomparable, il se redressa d'une impulsion sur sa jambe gauche, pivota, et projeta sa jambe droite contre le battant en acier tout en dépliant le genou. À cet instant précis, la magie se libéra, et une multitude de lames de fond vinrent se briser autour de lui sur la porte, avec une puissance colossale. Le battant, déformé par les chocs, fut envoyé voler, emportant avec lui ses gonds et quelques briques y restant solidaires, et s'écrasa dans un fracas immense dans le hall d'entrée du donjon, qui s'avérait également être la salle du trône. L'autre battant de la porte eut du mal à supporter le choc, et se retrouva à pendre misérablement sur ses gonds, tordu lui aussi. Aguacero s'avança, et il lui semblait voir un mouvement au fond de la salle, derrière le trône. Avant de fondre sur l'ennemi, il hurla :

- Juvia, t'es là ?

L'écho répercuta cent fois sa voix entre les piliers qui soutenaient le plafond.

- Juvia est là ! Répondit alors la jeune femme, depuis l'autre bout de la salle du trône. Avec le roi !

Aguacero ne fit ni une, ni deux, et se précipita ventre-à-terre jusqu'au trône. Juvia s'était réfugiée derrière, avec le roi, le temps de s'assurer que la voie était libre.

- Tu vas bien ? Demanda aussi l'oncle à sa nièce, aussitôt qu'il fut près d'elle.

Elle répondit en sanglotant :

- Juvia va bien, mais Gray, il … Il …

- Il … ?

Aguacero refusait d'admettre que le compagnon de sa nièce pouvait être mort.

Comme les sanglots rendaient la voix de Juvia incompréhensible, le vieux roi s'exprima à sa place :

- Son compagnon est aux prises avec un ennemi redoutable, et nous craignons pour sa survie. Il faut l'aider.

Sur ces mots, l'esprit d'Aguacero III ne put résister à la tentation de sortir de sa lacrima, et de contempler de ses propres yeux Æthelred, le roi pacifique.

- Ainsi donc, voici le descendant du scélérat qui m'a trahi.

- Quelle est cette sorcellerie ?! S'étouffa le roi.

Juvia, pour sa part, arrêta de sangloter et fixait avec de grands yeux la silhouette dorée qui se tenait près de son oncle.

- Aguacero III, Æthelred. Æthelred, Aguacero III. Voilà, les présentations sont faites. Juvia, je te confie la garde du roi. Rejoins Kisima et Tengaro dans la cour du donjon. Je vais faire mon possible pour tirer Gray de là.

Il étreignit sa nièce, aida le roi à se relever, et puis s'élança en courant vers la porte des escaliers, talonné par l'esprit de son ancêtre.

Commentaire de l'auteur Alors, qu'avez-vous pensé de tout ce chapitre ? J'ai mis plus de temps à échafauder l'arrière-plan pour les détails historiques du chapitre, qu'à écrire le chapitre lui-même >.< Bref, désolé du retard, pour la première fois depuis que je suis entré au lycée j'ai eu du travail en ce mois de décembre, et j'ai passé bien plus de temps à jouer que je n'aurai dû ... En tout cas, la partie suivante est déjà sur les rails, et j'espère ne pas vous faire attendre encore un mois x') J'en profite également pour vous annoncer que, m'étant équipé d'une tablette graphique pour Noël, je vais commencer à illustrer mes histoires ! Vous verrez comment ça se traduira, si jamais j'arrive à augmenter mes maigres talents de dessinateur :P Eh bien, merci d'avoir patienté tout ce mois, merci d'avoir lu, joyeux Noël en retard, mille pardons à celles et ceux que j'aurai fait attendre trop longtemps, et à l'année prochaine (à moins que le Saint-Esprit n'intervienne) ! Banzai !
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