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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 7049
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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CLIMAX, PART. I

[3505 mots]
Publié le: 2015-11-22Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Voici venir la première partie du dénouement de cette histoire ! Bonne lecture !

Jᴜᴠɪᴀ

(Melodia I - Johann Johannsson)


Le souffle de Juvia se cristallisait devant son visage, quand elle expirait. Elle s'amusa un court instant à expirer un maximum de fumée, jusqu'à se rappeler pourquoi elle se trouvait aussi tôt le matin en plein milieu du château royal de Captio, affublée d'une combinaison plutôt moulante.

- Il va falloir qu'on grimpe, dit Gray qui était au pied du mur.

Juvia acquiesça, et s'approcha du jeune homme. L'herbe du petit jardin était parfaitement entretenue, et Juvia se sentait presque coupable de marcher ainsi dessus.

- Les gardes risquent de nous voir, dit-elle.

- Pas si les autres font leur boulot.

Ce disant, Gray s'empara de l'épais cordage qu'il avait pris soin d'emporter, et se le noua solidement à la taille. Puis, il tendit l'autre extrémité à sa coéquipière, qui en fit autant.

- Ç'aura été le mois le plus intense de ma vie, jusqu'à présent, dit le jeune homme en tâtant le mur. La première mission de l'équipe Pilgrim Snow : participer à un coup d'État et sauver un roi. Si on m'avait dit ça y'a un mois en arrière …

- Si on avait dit il y a un mois à Juvia qu'elle irait vivre avec Gray, elle serait toujours dans le coma, répondit-elle.

- En tout cas, ce voyage m'a bien appris une chose.
- Laquelle ?

- À partir de maintenant, je te laisserai choisir les destinations de voyage. On aurait dû aller à Ryûzetsu Land, en fin de compte.

- On a quand même vu l'oncle et le village de Juvia, et rencontré de nouveaux amis !

- Mais à quel prix ? Le cavalier solitaire qui nous a attaqués dans la steppe ? L'attaque des bandits à Gungnir ? Le déserteur qui t'avait capturée, près des chutes d'eau ? Les soldats près de …

Juvia, qui en avait assez entendu, l'étreignit tellement fort que Gray sentit tout air quitter ses poumons.

- Juvia pense qu'il va falloir s'y mettre, dit-elle en relâchant le jeune homme. Sinon, on sera toujours au pied du mur au lever du soleil.

- C'est absolument vrai.

Alors, Gray se recula d'un pas, et enfila les crampons amovibles qu'il avait à la ceinture. Juvia enfila les siens, et vérifia le nœud de la corde. Une fois paré, le mage glacial joignit les deux mains, pour sculpter de sa magie deux piolets de glace, dotés de bouts particulièrement effilés.

- J'espère que ça va le faire, dit-il.

Et il planta violemment le premier dans le mur, dans l'interstice entre deux briques de pierre. Le bout s'y brisa, laissant dépasser de la paroi une prise assez large pour y prendre appui. Se hissant dessus, il planta le second piolet dans le mur, créant une seconde prise, et commença ainsi sa lente progression, plantant chaque piolet dès qu'ils étaient régénérés. Juvia le suivit dès qu'il fut à quelques mètres du sol, se tenant fermement aux morceaux de glace solide qui dépassaient du mur de pierre.

Le mur du bâtiment faisait tout de même une vingtaine de mètres de hauteur, et l'angle avec le toit se trouvait quasiment en regard du chemin de ronde, sur le rempart. Si jamais un garde décidait de faire le trajet entre deux des tours, il verrait assurément deux jeunes gens marcher sur le toit de tuiles du bâtiment.

Juvia suivait Gray de près, sur l'arête du toit, quand elle remarqua une silhouette se détacher dans la lumière d'une torche, sur le rempart. Un des gardes quittait la tour pour rejoindre la suivante. L'homme sortit, et regarda autour de lui dans un souci d'inspection.

- GRAY ! Hurla la jeune femme à voix basse.

Alerté, le susnommé se retourna vivement, et comprit aussitôt les gestes de main que Juvia lui adressait. Ils se firent tout petits, avançant penchés en avant. Du coin de l’œil, la jeune femme vit le garde mettre les mains en visière sous son casque pour regarder dans leur direction.

« On est foutus » pensa-t-elle. En effet, le garde portait une main à la poignée de son épée, et l'autre à sa bouche pour crier …

… Mais aucun bruit ne sortit de sa bouche. Au même instant, une seconde silhouette bougea dans l'ombre, cette fois sous le chemin de ronde, contre le rempart. Quarrel prit appui sur le rebord du chemin de ronde, se remit en aplomb, et donna un violent coup de poing dans l'estomac du garde, à travers maille et cuir, le tout d'un seul mouvement continu. Le soldat se pencha en avant et tomba du rempart jusque dans un buisson du jardin, à en juger par le bruit de feuilles à l'impact. En se massant les jointures, Quarrel adressa un signe de tête à Gray et à Juvia, qu'il venait de sauver in extremis.

- Il s'occupe des gardes postés sur le rempart, expliqua alors Gray. Blueberry a été chargé de s'occuper de saboter l'armurerie, tandis que Tengaro et Kisima vont aux dortoirs, pour neutraliser les soldats qui s'y trouvent.

- Pourquoi Juvia ne sait rien de tout ça ?

- Parce que tu dormais quand Neit l'a expliqué, tout à l'heure.

Vexée d'avoir été mis au ban du conseil tactique, Juvia croisa les bras et détourna le regard.

- Continuons, dit-elle aussitôt.

Le toit était émaillé de nombreuses fenêtres et tours de tailles diverses, lesquelles abritaient les quartiers des domestiques. Certains avaient presque la moitié de la taille de la grande tour, mais seule celle-ci dépassait ainsi sur le noir du ciel.

La tour du donjon était haute de près d'une cinquantaine de mètres, et les pierres qui la composaient semblaient bien plus anciennes que celles du reste de la bâtisse. Une tour attenante s'élevait juste derrière, moitié aussi haute, et reliée à la tour du donjon par plusieurs passerelles de pierre.

- C'est haut, observa Juvia.

Gray se retint alors in extremis de laisser échapper une réplique qui se voulait romantique, apprise du temps où il traînait parfois au bar avec Loke. Il s'en serait voulu à mort, s'il avait sorti une phrase aussi niaise à Juvia.

- On n'a pas le choix, répondit-il. À moins que tu veuilles casser le mur et emprunter les escaliers, au risque de réveiller les gardes.

Ce disant, Gray reprit l'escalade du mur. La paroi du donjon était plus friable que celle du reste du bâtiment, et risquait à tout moment de laisser tomber les prises de glace que le jeune homme y faisait. La progression, déjà lente, fut encore plus ralentie par l'évitement des fenêtres qui suivaient le grand escalier en colimaçon à l'intérieur de la tour. Ils ne pouvaient pas se permettre d'être vus avant d'arriver à bon port.

Coup de piolet après coup de piolet, ils gravissaient la paroi de la tour. Les derniers mètres furent les plus éprouvants. Juvia s'étonnait de voir ses bras encore solidaires du reste de son corps, sans parler de ceux de Gray. Ils parvinrent finalement, après plus d'une demi-heure d'escalade, à se hisser par-dessus la balustrade sculptée d'un balcon du dernier étage de la tour. Juvia tomba nez-à-nez avec une gargouille grimaçante en se hissant par-dessus la balustrade, et la surprise faillit la faire perdre pied. Gray l'attrapa dès qu'il fut bel et bien debout, et la hissa d'un coup par-dessus la balustrade.

- On y est, cette fois … Souffla Gray, les mains sur les genoux.

- On y est, renchérit Juvia.
Elle se retourna, et regarda autour d'elle. L'obscurité de la nuit ne lui permit pas de voir jusqu'où le regard portait. Il n'y avait rien au nord, à l'ouest et au sud, à part les étoiles et leur reflet sur la mer. Mais à l'est, au pied du château, s'étendaient les lumières de Kaer Ys. Les nombreux lampadaires de la ville dispensaient une lueur orangée dans les rues.

- La vue est chouette, déclara Gray, en rejoignant Juvia à la balustrade. J'aurais préféré qu'on en profite dans d'autres circonstances. Mais bon … On a une mission à mener. La première mission de l'équipe Pilgrim Snow !

- Il y a un début à tout, répondit Juvia. On a un roi à sauver !

Ils avancèrent jusqu'à la baie vitrée qui occupait l'autre côté du balcon. Naturellement, la porte était verrouillée. Juvia empêcha Gray de traverser la vitre d'un coup d'épaules.

- On doit être les plus discrets possible ! Le sermonna-t-elle.

Il baissa les yeux, comme un enfant coupable d'une bêtise. Puis, il s'agenouilla près de la porte, et s'affaira à modeler une clef de glace pour entrer sans rien casser. Après de nombreuses tentatives infructueuses, il parvint enfin à faire cliqueter la serrure et à ouvrir la porte.

- Allez, on entre, dit-il à Juvia.

Il faisait bon, au dernier étage de la tour. Un feu était sans doute en train de brûler dans un âtre, quelque part.

- Il y a peut-être des gardes, dit Gray en avançant à pas de loup. Soyons prudents.

La lueur des torches accrochées au mur n'était pas suffisante pour chasser toutes les ténèbres de l'endroit, et ils faillirent manquer plusieurs portes ainsi. Une première porte, dans le mur de droite, leur apparut après quelques mètres de marche très prudente. Cette fois, ce n'était pas fermé, et ils entrèrent sans faire de bruit. Gray faillit trébucher sur un sac de patates, qui était posé juste derrière la porte. Juvia le rattrapa juste à temps.

- C'est le cellier, observa-t-elle.

- Et pas bien rangé, ajouta Gray, qui agissait comme si rien ne s'était passé.

Ils continuèrent ainsi l'inspection du dernier étage de la tour, pièce par pièce. Juvia fermait la marche, et regardait tout autour d'elle tandis qu'ils avançaient à pas de loups.

- Après les patates, la cuisine, dit Gray en ouvrant la porte qu'ils trouvèrent ensuite.

Il n'y avait pas âme qui vive dans cette pièce, ni dans aucune autre qu'ils inspectèrent ensuite. Ce n'est qu'alors qu'ils pensaient avoir tout inspecté, qu'ils tombèrent, par une porte dérobée, sur un large couloir, aux murs décorés et au sol couvert d'un moelleux tapis rouge. D'un accord tacite, ils se dirigèrent vers l'extrémité gauche du couloir, qui consistait en une épaisse porte de bois, renforcée de barres de fer. Une épaisse barre de bois empêchait l'ouverture de la porte par l'intérieur. Il leur suffit de soulever la barre pour débloquer l'accès.

- Le roi est retenu prisonnier ? S'étonnait Gray.

- On dirait bien, répondit Juvia.

Elle s'avança et ouvrit le battant de la porte. Gray lui emboîta le pas, laissant retomber la barre sur le sol.

La chambre du roi était vaste, et plongée dans l'obscurité. Seule une petite bougie sur la table de chevet émettait une faible lueur.

- Êtes-vous venus me tuer ? Dit une voix tremblante, proche de la lueur.

De toute évidence, le roi ne dormait pas, et devait même s'attendre à de la visite.

- Comment … commença à marmonner Gray.

- Nous sommes venus vous sortir de là, dit Juvia, en s'approchant du lit. Nous ne vous voulons aucun mal.

Il y eut du mouvement, puis une chandelle plus lumineuse sur la table de chevet s'alluma. Le roi revint s’asseoir sur son lit.

- Je suis peut-être vieux et gâteux, mais je vois bien tes yeux bleus dans les ténèbres. Quel bien une descendante des rois du nord pourrait vouloir au roi du sud ?

Juvia sursauta. Elle ne s'attendait pas à être si facilement percée à jour.

- Parle, jeune fille. Que veux-tu ? De l'or, des terres, un titre ? Une récompense par les militaires pour m'avoir définitivement fait taire ?

Après une profonde inspiration, Juvia déclara posément :

- Des réponses, c'est tout ce qui m'intéresse. Des réponses à mes questions.

- J'écoute.

- Qui a tué mes parents ? Et qui en a donné l'ordre ?

- Lawrence Byron. Sur un ordre direct d'Ergess Gómez.

- Ce n'était pas vous ?

- Il y a peut-être matière à critiquer mes décisions de monarque, mais je ne suis pas fratricide pour autant.

- Comment ça ?

- Approche, mon enfant …

Juvia s'approcha lentement, et Gray la suivit, la main posée sur le manche de Shangri-Lä.

- Tu ne ressembles pas beaucoup à ton père, en effet, marmonna le roi.

- Vous connaissez mon père ?

- Je le connaissais très bien, en effet. Ou du moins, je croyais le connaître. C'était mon frère cadet, jadis, jusqu'à ce qu'il ne renonce à son héritage pour fuir au nord avec cette femme - ta mère - qu'il a rencontrée à Grand Chêne.

- Je ne vous crois pas, répondit Juvia.

Elle avait le souffle court, la tête lui tournait, et son cœur tapait contre ses côtes. Elle chercha appui sur Gray.

- C'est impossible ! S'exclama-t-elle.

- Toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre, mon enfant. Aussi nombreuses soient les apparences, il ne peut y avoir qu'une seule réalité.

- Vous avez l'air alerte, pour quelqu'un de vieux et gâteux, observa Gray.

- Les « médicaments » des militaires n'ont pas eu autant d'effet qu'escompté. Ils ont oublié qu'une magie forte coule dans mes veines, bien que son art m'échappe. Quelle est la raison de votre présence ici ?

- Nous faisons partie d'une expédition, qui a pour but de vous sauver et de bouter les militaires hors du pouvoir, expliqua Gray.

- Qui a initié cela ?

- Pour autant que j'en sache, les révolutionnaires et Neit Delval.

- Je vois … Ce vieux renard est toujours actif.

Passant du coq à l'âne sans transition, le roi s'adressa à Juvia :

- Ton père, lui, savait maîtriser cette magie. Enfin, il avait le potentiel pour l'exploiter. C'est pour ça que notre père l'avait envoyé à Grand Chêne, pour qu'il apprenne à s'en servir. Avoir un mage dans la famille, ça aurait été une grande fierté pour lui.

- C'est impossible ! Je ne vous crois pas ! Cria Juvia.

- Moins de bruit ! N'alerte pas les gardes ! Répondit le roi.

Ce disant, il quitta laborieusement son lit, et, à l'aide d'une petite clef posée sur la table de chevet, en ouvrit un tiroir. Il en sortit une vieille photographie, et la tendit à Juvia.

- Voilà ce que ton père m'avait envoyé dans sa dernière lettre avant sa mort. Il avait rompu les ponts avec son passé en fuyant au nord, mais il a tout de même continué à m'envoyer de ses nouvelles de temps à autre. J'étais furieux contre lui, à l'époque, mais il savait qu'au fond de moi, ça me faisait plaisir de le savoir heureux.

Juvia l'accepta, d'une main tremblante. La photo lui était connue : c'était celle qu'Aguacero gardait chez lui, encadrée dans le salon. Cependant, et elle s'en rendit compte en observant la photo, celle qu'elle avait vu chez son oncle maternel n'était pas complète : il manquait le tiers droit. Sur la photo complète, on y voyait Aguacero, à genoux (sa tête arrivait à peine à hauteur du cadre), avec un petit garçon sur ses épaules, qui tenait la chemise d'Ælle d'une main, et levait l'autre bras.

- Juvia ne savait pas qu'Aguacero avait un fils, marmonna la jeune femme.

Cela sembla choquer le roi.

- Le fils d'Aguacero ? C'est ton …

Le bruit d'une vitre qu'on brisait empêcha le roi de terminer sa phrase. Juvia, qui avait repris du poil de la bête, se prépara à accueillir l'intrus. Gray avait déjà dégainé son arme, et était prêt à bondir.

- Il fait meilleur là-dedans, dit l'intrus.

- La lumière, dit le roi. Allume la lumière !

Juvia repéra l'interrupteur, sur le mur. Elle appuya dessus. Aussitôt, une vive lumière descendit du lustre de lacrima qui pendait au plafond de la chambre. Il s'avéra que l'intrus était l'individu le plus musculeux et colossal qu'ils aient jamais vu (quoiqu'Elfman aurait pu rivaliser). Il portait un pantalon couvert de mailles et un pourpoint de cuir clouté. Une veine battait sur son crâne lisse, et son regard laissait supposer que rien de bon n'émanait de sa personne. La poignée d'une épée dépassait de son épaule droite.

- T'es qui ? Lança Gray, aux abois.

- Moi ? Je suis le tueur de rois.

L'intrus tira son épée de son fourreau, et se prépara au combat.

- Qui t'envoie ?

- Quelqu'un qui m'a suffisamment payé pour me faire grimper une tour à trois heures du matin, pour égorger un vieillard. Laissez-moi couper la tête du vieux croûton sans opposer de résistance, et je ne vous abîmerai pas.

- Dans tes rêves, tas de muscle ! Juvia, prend le roi avec toi, et va rejoindre les autres au pied du donjon !

Juvia resta tétanisée un quart de seconde.

- Juvia ! Fais ce que je te dis ! Rugit Gray. Je vais le renvoyer d'où il vient !

Alors, la jeune femme bondit. Elle saisit le roi par un bras, l'installa sur son dos, et accourut vers la porte. Le tueur de rois s'élança pour lui couper la route. Gray se jeta sur lui, et le percuta de toutes ses forces, l'envoyant rouler au sol. Juvia en profita alors pour prendre la fuite, avec le roi sur son dos. Elle se retourna en passant le battant, et croisa le regard de Gray. « Fonce, et ne te retourne pas », lui dit-il des yeux.


Les larmes noyaient les yeux de Juvia, et elle voyait à peine où elle allait.

- Ce jeune homme qui t'accompagne n'est pas du genre à mourir facilement, la réconforta le roi. Ça se voit à sa manière de se tenir.

Juvia ne releva pas. À quelques mètres de l'escalier, la porte qui en protégeait l'accès s'ouvrit avec force, et claqua violemment contre la pierre des murs. Cela fit sursauter les deux fuyards. Un garde en armure légère, le bouclier levé à hauteur d'yeux, s'avança. Le bouclier de bois bordé de fer était lardé de coups, mais ce qui choqua le plus Juvia, c'est qu'elle était dessinée dessus. Ou, du moins, la jeune femme peinte sur le bois du bouclier lui ressemblait beaucoup. Elle dévisagea l'homme qui portait cet équipement, mais son bouclier cachait son visage, et le nasal de son casque en acier ne laissait voir que deux yeux bleus. L'homme abaissa son bouclier, laissant voir un visage qui sembla familier à Juvia.

- Gray est en danger ! S'exclama-t-elle, en désigna le bout opposé du couloir. Il faut l'aider !

- C'est pour le roi que je suis venu ! Répondit le soldat.

- Cette jeune femme s'occupe très bien de moi, intervint le roi. Va plutôt aider le jeune homme qui lutte pour retenir l'assassin lancé à mes trousses ! Dans ma chambre, au bout du couloir ! Vite !

- Entendu, répondit le soldat.

Il s'éloigna au pas de course vers l'autre extrémité du couloir.

- Il faut savoir faire preuve d'autorité en toutes circonstances, expliqua le roi à Juvia, comme elle commençait à dévaler les marches quatre à quatre.

La jeune femme ne releva pas : son esprit était en ébullition. Qui était ce jeune homme aux yeux bleus, au visage familier et dont le bouclier la représentait ? Elle sentait quelque chose se fragiliser dans sa tête, et les pensées s'entrechoquaient en faisant un tel fracas qu'elle ne s'entendait même plus penser.

- Quel est ce bruit ? Demanda le roi, alors qu'ils étaient quasiment arrivés au bas des escaliers, dans la salle du trône.

Juvia n'y avait pas prêté attention tant elle était perdue dans ses pensées, mais une puissante détonation avait retenti à l'instant. Ils déboulèrent dans la salle du trône (juste derrière ledit siège royal), et s'avancèrent dans l'immense pièce. Tout au bout, un des battants de la gigantesque porte d'acier damassé pendait sur ses gonds, et l'autre battant, tordu comme une fine feuille d'aluminium, gisait au sol.

- … La porte ! C'est impossible ! S'exclama le roi, au comble de la surprise.

Une silhouette se tenait dans l'immense embrasure de la porte, et s'avança vers la salle du trône.

- Juvia, t'es là ? Demanda la voix d'Aguacero, amplifiée par l'écho de la salle du trône.



Commentaire de l'auteur C'est plus court que prévu, en effet, je me suis un peu emporté la dernière fois en prédisant la taille =.= Cela dit, j'espère que ça vous a plu ! Il va y avoir des révélations au compte-gouttes tout au long de ce dénouement ... La prochaine partie suivra le point-de-vue d'un personnage dont je tairai le nom, et il faudra patienter un peu pour en savoir plus ! Merci d'avoir lu, et à la prochaine fois !
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