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Qui participe au concours GMM ?
 par   - 334 lectures  - 2 commentaires [30 janvier 2018 à 03:52:29]

Bonjour.

Je viens aux nouvelles car je ne vois aucune publication associée au concours Geekmemore.
J'aimerais donc savoir s'il y a des participants et, si c'est le cas et que vous avez déjà publié quelque chose, rencontrez-vous des problèmes pour que votre texte soit associé au concours ?

Je rappelle qu'un sous-forum a été ouvert pour que vous puissiez discuter et poser vos questions au sujet de ce concours.

Merci ^^

 

Concours Geekmemore
 par   - 814 lectures  - 1 commentaire [24 janvier 2018 à 22:52:03]

Fanfic FR et Geekmemore lancent un concours d'écriture.

Les histoires doivent être lisibles par tous, par conséquent seules les histoires classées G sont acceptées.

Vous avez de la chance, vous avez droit à deux thèmes ayant pour fil conducteur la Naissance de la nouvelle année. Naissance, au sens propre ou au sens figuré ?

1 - Est-ce une occasion pour des réjouissances ou son arrivée est-elle vue avec horreur ?
Que vous considériez la nouvelle année comme un être vivant, une entité ou un événement, que se passe-t-il ?

2 - Et si 2018 n'avait jamais existé ? Que nous ne passons pas en 2018, mais à une toute autre année ?

Un thème au choix.
Type d'histoires : Originales
Longueur du texte : novelette (entre 7 500 et 17 499 mots)
Date de début : 1er janvier 2018
Date limite : 31 janvier 2018 à minuit Échéance repoussée au 15 février 2018 à minuit

Un jury composé de bêta-lecteurs de FFFR et d'un responsable de Geekmemore décidera des gagnants.
Il y aura trois (3) gagnants : un (1) par thème peut-être (donc deux (2)), ainsi qu'un (1) coup de cœur en plus.

À vos plumes !

 


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 6868
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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Clandestino

[4913 mots]
Publié le: 2015-09-23Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Et voilà, avec beaucoup de retard, le trente-deuxième chapitre ! Les choses commencent à se mettre en place ! Bonne lecture !

Chapitre 32 : Clandestino


- Il est l'heure, dit une voix.

Gray se retourna plusieurs fois avant d'ouvrir les yeux. Neit se tenait dans l'entrée de la pièce, et s'affairait à tirer du sommeil tout les occupants de la chambre. Quarrel était en train de quitter son installation aérienne (Gray ignorait ce qu'était un hamac), et Blueberry s'était déjà redressé.

- Faut dormir, la nuit, lança Neit, à l'intention des deux jeunes hommes qui dormaient encore (autrement dit, Tengaro et Gray).

- Plus facile à dire qu'à faire, dit Quarrel pour les défendre. Ce n'est pas rien, ce qu'on s'apprête à faire.

- Allons, tempéra Neit. On a déjà botté le cul de quelques guildes clandestines qui cherchaient le contrôle du monde, nous aussi. Des militaires assoiffés de pouvoir, c'est rien à côté.

- Il y a aussi des guildes clandestines, à Captio ? Demanda Gray, qui était désormais totalement réveillé.

- Les guildes clandestines sont l'ombre des guildes légales, bien que ces dernières soient aujourd'hui très rare. Il doit rester encore une dizaine de guildes légales à Captio de nos jour, dont près des deux tiers sont installées à Grand Chêne. Les autres sont établies dans des régions reculées du royaume, là où les gens sont habitués à la magie. Le nord du Draupnir, par exemple, abrite une de ces guildes.

Cela étonna Gray, qui se demandait bien où pouvait se trouver une telle guilde.

- Allez, descendons nous mettre quelque chose dans le ventre avant de partir. Les chevaux sont déjà sellés, et prêts à partir.

Neit quitta la pièce une fois qu'il se fut assuré que tous étaient réveillés.

Il y avait peu de monde dans le hall de la guilde. En fait, il n'était que sept heures du matin. Seuls Hiro et Ernesto, affairés à discuter, étaient déjà là. Kisima, Elia et Juvia se faisaient attendre, d'ailleurs.

- Elle est partie les réveiller, dit Neit en s'approchant de la table où se trouvaient déjà ses deux compères.

Il prit place, invitant les garçons à en faire autant. Hiro bailla largement, et un détail attira l'attention de Gray. L'emblème de guilde du mage était tatoué sur sa langue. Il le vit mal, mais posa aussitôt la question suivante :

- Ça me fait penser à un truc. Vous ne portez pas l'emblème de la guilde, sur vous ?

Cela sembla mettre l'assemblée mal à l'aise. Neit prit la parole :

- Seul nos membres les plus fous, ou les plus hardis, l'arborent. Lorsqu'on a affaire aux officiels du gouvernement, plus ils mettent de temps à se rendre compte que nous faisons partie de Forsaken Souls, mieux c'est.

Tengaro se retoura, remonta son tee-shirt jusqu'aux épaules et tourna le dos à Gray. Entre les tatouages tribaux qui couvraient tout son dos, il y avait au creux des omoplates un petit motif circulaire du même noir profond que ses autres tatouages, représentant un arbre dont les branches retombaient selon un arc de cercle pour se mêler aux racines. De chaque côté du tronc se trouvaient les lettres F et S, dans le même style que les écritures accrochées au-dessus de la grande porte.

- Qui porte l'emblème, ici ? Demanda alors Gray.

- Tout les membres de la mission arborent l'emblème, déclara Neit. Moi y compris.

Il tira le col de son polo gris, dévoilant le sommet de l'emblème, tatoué sur sa clavicule gauche. Blueberry le portait à l'arrière du crane, sous sa fine chevelure crépue. Hiro, sur l'épaule, et Quarrel, sur le mollet droit.


Lorsque Juvia ouvrit les yeux, elle s'attendait à sentir le fumet des croissants chauds et du thé au citron que Gray était censé lui apporter pour le petit-déjeuner. Au lieu de ça, la première chose qu'elle vit en se réveillant fut Elia, qui entrait pour les réveiller.

- C'est l'heure, les filles. On part d'ici une heure. Descendez, j'ai préparé de quoi déjeuner.

Alors que Juvia avait émergé sans aucun souci, il n'en allait pas de même pour Kisima, qui dormait toujours aussi profondément. Yepa, au pied du lit, trembla et s'étira.

- Aide-moi à réveiller Kisima, lui demanda Elia.

- Laisse-moi faire, répondit l'Exceed.
Sa voix sonna étrangement aux oreilles de Juvia. Après tout, Yepa ne parlait quasiment jamais, et se contentait pour tout rapport social de toiser son interlocuteur depuis les épaules de Kisima, où elle se confondait bien souvent avec la blancheur du manteau de la jeune femme.

La chatte marcha sans ménagement sur sa maîtresse, et sortit ses griffes juste assez pour frapper sans blesser. Elle donna un rapide coup sur la joue que Kisima lui présenta. Après un court cri, la jeune femme se redressa d'un bond, envoyant rouler sur le matelas son Exceed.

- Problème réglé, déclara Elia. On vous attend pour déjeuner dans le hall.

Elle fit volte-face et se dirigea vers la porte. Cependant, elle se retourna au moment d'arriver dans le couloir.

- Ah, et Kisima ?

- J'écoute ?

- La prochaine fois que tu passes la nuit avec Tengaro, essaye de rentrer plus tôt que ça. Ça te permettra de dormir plus longtemps.

Les joues de la jeune femme prirent la couleur rouge la plus vive qu'ai jamais vu Juvia, et elle tenta de bafouiller une excuse. Mais Elia était déjà loin. Alors, elle reporta ses griefs sur Yepa, qui l'avait tout de même bien griffée.

- La prochaine fois que tu me réveilles comme ça, tu ne verras pas la capuche pendant les deux prochaines semaines !

- Ça t'apprendra, à faire le mur en pensant que je ne m'en rendrai pas compte.

Juvia se hâta de s'isoler dans la salle de bain, pour laisser la chasseuse de dragons et son Exceed régler leurs comptes. Quand elle en sortit, après avoir fait un minimum de toilette, Kisima était en train de s'habiller. C'est alors que Juvia remarqua que Kisima portait un emblème entre les omoplates, qui était sans doute l'emblème de Forsaken Souls. Il s'agissait d'un arbre dont les branches retombaient vers les racines, avec de chaque côté du tronc les initiales de la guilde.


Il ne manquait qu'elles, quand elles arrivèrent dans le hall de la guilde. Il n'y avait pas plus de monde que quand les garçons étaient descendus, et deux chaises libres leur étaient réservées à table.

- Nous vous attendions, dit Neit lorsqu'elles approchèrent.

Après un court déjeuner servi par Elia, le maître récapitula l'organisation pour le départ en mission.

- Avant que nous partions, allez chercher quelques affaires dans vos chambres. Il est probable que nous restions quelques jours en stand-by à Kaer Ys avant d'entrer en action, ne serait-ce que pour entrer en contact avec les révolutionnaires.

Une fois ce dernier détail réglé, tout le groupe fut prêt à partir. Pour l'occasion, neuf chevaux avaient été loués à une écurie de la ville.

- Nous devrions être à Tirne en début d'après-midi, déclara Hiro, en montant en selle.

Savoir monter à cheval semblait être quelque chose d'essentiel pour les membres de Forsaken Souls, car tous montèrent en selle avec rapidité et aisance. Finalement, Juvia ne regrettait pas tant que ça son choix d'avoir mis un pantalon, suivant les conseils de Kisima.


Quand ils quittèrent la ville, il y avait foule à la sortie. De nombreux habitants jetèrent des bouquets de fleurs aux pétales bleu pâle sous les sabots des chevaux, et cela mettait mal à l'aise Neit et les mages supérieurs.

- C'est une tradition de notre peuple, expliqua Elia, qui chevauchait juste devant Juvia et Gray. Les héros qui vont mourir au combat sont salués par des bouquets de myosotis, qu'on jette devant eux quand ils quittent la ville. Mais personne ne va mourir au combat.

- Ce n'est pas un peu risqué, que toute la ville soit au courant ? S'étonna Gray.

- Il pourrait y avoir des espions, renchérit Juvia.

- « Entre dans le chêne qui veut, en sort qui peut », dit le proverbe, déclara la barmaid. Depuis que les militaires ont commencé à grignoter le pouvoir, les maîtres successifs de la guilde ont pris des mesures de sécurité, qu'ils ont durcies années après années. L'arbre-guilde étend ses branches au-dessus de toute la ville, mais ses racines en dépassent loin, et vont profondément dans la terre. Nous avons un réseau très développé de contre-espionnage, et nous comptons dans la ville une guilde paramilitaire de mages guerriers, qui s'assure de l'ordre dans et autour de Grand Chêne. Aucun espion qui entre ici n'en ressort avec des informations. Sinon, il y a bien longtemps que les militaires auraient tenté de nous marcher dessus. Tout au plus, ils soupçonnent que nous allons bouger, mais ils ne savent ni où, ni quand, ni comment.

Impressionné par toute cette organisation, Gray ne dit mot.

- Ça ne rigole pas avec les affaires magiques, observa Juvia. Le conseil magique n'intervient pas ?

- Si, mais indirectement, par le biais de soutien logistique ou alimentaire. Toutes les guildes de la ville y sont affiliées, mais le conseil n'a jamais levé le petit doigt pour nous lorsque le besoin s'en faisait ressentir. Je crois qu'il y a déjà bien assez de problèmes à gérer à Fiore ! Ajouta-t-elle en souriant.

Au même moment, un homme à pied s'approcha de Neit, et vint lui serrer la main. Cela attira l'attention de Juvia, qui regarda la scène du coin de l’œil. Il s'agissait d'un vieil homme à l'air honorable, qui portait une robe brodée de fils d'or et d'argent.

- Au nom de la fédération des guildes de Grand Chêne, je vous souhaite de réussir dans votre action. Que faisons-nous des espions qui ont été appréhendés ?

- Garde-les au chaud, et assure-toi qu'ils ne quittent pas la ville. On verra ce qu'on fera d'eux une fois qu'on aura remis un peu d'ordre dans tout ça. Et si on devait ne jamais revenir …

Neit agita sa main horizontalement à hauteur du cou, dans un geste sans équivoque.


Le voyage vers Tirne dura jusqu'à la mi-journée. Chemin faisant, le groupe traversa de nombreux champs, bosquets et villages, où les habitants semblaient connaître les mages de Forsaken Souls.

- Les terres tout autour de Grand Chêne abritent des habitants du royaume qui n'en sont pas encore arrivés à descendre avec des fourches dans les rues pour chasser les mages, expliqua Elia, alors qu'ils sortaient du plus grand village qu'ils avaient traversé jusqu'alors.
De même, lorsque parfois ils croisaient un voyageur ou même un convoi qui faisait route dans le sens inverse, il n'était pas rare que les voyageurs saluent la troupe de mages.

Dans l'ensemble, le voyage se déroula sans encombre. Les ennuis ne commencèrent que quand ils approchèrent de Tirne, la ville où se trouvait la station de train qui leur permettrait d'embarquer vers Kaer Ys. En effet, comme les premiers bâtiments se laissaient apercevoir au loin, Ernesto, dressé sur ses étriers et les mains en visière, se rassit sur sa selle et dit :

- Il y a une troupe de gardes royaux qui contrôlent les entrées de la ville. Dix, tous armés. Des lanciers. Il a y un anti-mage avec eux.

Neit renifla, et et marmonna dans sa barbe :

- C'était pas au menu, ça …

Il se retourna vers le groupe. Juvia remarqua qu'il agitait les doigts en faisant des motifs étrange. La lumière chatoya autour d'eux, comme si une formidable lentille réfractait les rayons du soleil.

- Voilà, nous sommes une troupe de gardes, désormais. Ou du moins, c'est ce qu'ils verront arriver.

- Évitez de remuer, conseilla Neit à demi-voix.

De toutes manières, chaque membre de la compagnie semblait avoir avalé un balais quand ils passèrent le barrage. Les soldats en factions les regardèrent avec distraction, car tout ce qu'ils voyaient étaient une troupe des leurs rentrant de patrouille (rien de suspect, donc). Cent mètres après le poste, tous reprirent leur respiration.

- Le sort est déjà défait ? S'étonna Juvia.

- Il n'a affecté que les personnes près de l'entrée de la ville, expliqua Neit en tournant la tête. Les gens autour de nous, actuellement, nous voient tels que nous sommes.


Comme le train à destination de Kaer Ys ne devait partir que tôt le lendemain matin, ils décidèrent de faire étape à l'hôtel local, qui affichait presque complet. Fort heureusement, il y restait juste assez de place pour loger tout le groupe, c'est à dire deux chambres adjacentes. Une fois que le peu de bagages apportés fut installé, tous commencèrent à se tourner les pouces, jusqu'à ce que Neit décide de partir en vadrouille dans les rues de la ville, appelant avec lui des volontaires. Tout le monde lui emboîta le pas.

- Ça va paraître suspect, tout ce monde ensemble, observa Kisima. Et les gens d'ici nous connaissent, au moins de vue.

- Ils voient de nous l'apparence qu'ils pensent être la vraie, pas celle qui est la vraie.


Le temps avait passé à son rythme, durant la journée. Parfois trop vite, parfois pas assez, mais passé tout de même. Le soir venu, tous étaient assez fatigués. Seul Neit n'alla pas se coucher, ce qui attira l'attention de Gray lorsqu'il se leva pour aller faire usage des toilettes. Le maître était assis au bureau de la chambre, installé sous la fenêtre qui donnait sur les toits de la ville. Une plume grattait du papier, avec pour seul éclairage la lumière de la lune, qui brillait avec force dans le ciel. Une photo était adossée au mur, et Neit semblait la regarder avec insistance (il était de dos par rapport à Gray). Le maître n'avait pas bougé quand Gray revint de sa commission, aussi s'approcha-t-il.

- Qu'est-ce que vous faites ? Demanda-t-il à voix basse.

- J'écris une lettre, répondit calmement Neit. Au cas où je ne reviendrai pas. Avant que tu ne le demandes, c'est une lettre pour ma fille.

Ce disant, il saisit la photo et la tendit à Gray, qui l'orienta sous les rayons de la lune pour observer le visage souriant qui s'y trouvait. Ce visage lui disait quelque chose, et pas qu'un peu.

- C'est Yaida ! S'exclama-t-il à voix basse.

Neit ne retint pas son expression étonnée.

- Tu connais ma fille ?

- Si c'est bien la même personne que sur cette photo, oui. Je l'ai rencontrée en mission, il y a un mois et demi, au pied du Mont Yakobe.

- Il y a si longtemps qu'elle n'est pas revenue me voir … Soupira Neit. Plus depuis qu'elle s'est mariée …

L'absence de sa fille semblait être un fardeau pesant pour Neit.

- Elle m'a plus ou moins sauvé la vie, d'ailleurs, ajouta Gray. Et à Juvia, aussi. On avait failli mourir de froid dans la neige, quand son mari nous a retrouvés. Elle nous a remis sur pied en une matinée.

- A-t-elle utilisé sa magie ?

- Non, je n'en ai pas souvenir … Pourquoi ?

- C'est tant mieux. Il ne faut pas qu'elle s'en serve. T'a-t-elle parlé un peu d'elle ?

- Juste qu'elle faisait partie de Forsaken Souls, et qu'elle habitait dans le nord de Fiore, plus jeune.

- À l'époque, avant les ennuis avec le démon de Zeref, elle aimait faire le trajet entre Grand Chêne et le nord de Fiore, entre son père et sa mère. Je me demande si elle a gardé le contact avec sa mère, d'ailleurs … Mais bref, je cesse de t'ennuyer avec mes radotages de vieillard. Tu ferais mieux d'aller dormir.

Gray ne demandait que ça, et c'est avec plaisir qu'il se glissa sous les couettes du lit qu'il occupait. Juvia, elle, dormait déjà à poings fermés.


Le lendemain, Neit les réveilla tous à cinq heures du matin. Quand tout le monde fut habillé, il expliqua rapidement le déroulement de la matinée :

- Les cheminots dorment dans ce même hôtel. Nous les attendrons à la sortie, avec un piège magique. Il faudra faire vite, et s'assurer qu'on ne les retrouve pas avant le terminus du train. Une fois en tenue, nous gagnerons les quais, où chacun prendra son poste à bord du train.

- Comment fait-on, si les tenues ne correspondent pas en taille ? Demanda Blueberry. Ou s'ils ne sont pas répartis comme nous ?

- Je me suis renseigné sur l'équipage du train. Deux contrôleurs, trois hôtesses, trois cheminots dans la locomotive, et un vigile. Le seul problème que nous pourrions rencontrer est lié aux coupes, ce à quoi Elia pourra remédier assez rapidement. Allez, il est temps d'entrer en scène.

Après avoir dérobé quelques viennoiseries aux cuisines, le groupe quitta l'hôtel en catimini.

- Ils devraient sortir d'un moment à l'autre, avertit Neit, comme ils se dissimulaient tous dans la ruelle adjacente.

Gray se demandait ce qu'il faisait là, et Juvia avait hâte d'en terminer. Ils venaient seulement de réaliser à quel point ils s'étaient empêtrés dans une situation épineuse.

- Les voilà ! S'exclama Hiro à voix basse, qui regardait au coin du mur. Qui les attrape ?

- Chacun le sien ! Répondit Neit.

Et ils jaillirent, dans le désordre et la confusion. Les pauvres fonctionnaires ne comprirent pas grand chose à ce qui leur arrivait, jusqu'à ce qu'un sortilège ne les immobilise pour le reste de la journée. Une fois dépouillés de leurs habits, et après avoir révélé tout ce qu'ils pouvaient dire sur le fonctionnement du train, ils furent assomés et dissimulés derrière une pile de cartons, tandis que les imposteurs perfectionnaient la supercherie. Heureusement, il n'y eu que très peu de problèmes au niveau de la taille des habits, même si Tengaro avait l'air de porter une camisole de force.

- Partez devant, dit Elia. Nous n'avons pas terminé.

Sans en demander plus, Neit, Hiro, Ernesto, Tengaro, Blueberry et Gray s'éloignèrent, en direction de la gare. Kisima luttait avec les plis de son tailleur, tandis que Juvia luttait tout simplement pour fermer les boutons. L'uniforme allait comme un gant à Elia, qui aidait les deux jeunes femmes à parfaire le déguisement. Juvia, après de longues minutes de lutte, parvint à boutonner la veste de l'uniforme.

- Ça va ? S'enquit Elia, constatant que la jeune femme semblait avoir des difficultés à respirer.

- Trop … Serré … Marmonna Juvia, dont le visage rougissait à vue d'oeil.

La barmaid s'approcha d'elle, et lui effleura les épaules dans un geste souple. Soudainement, Juvia se sentit plus apte à respirer. Et elle craignait de comprendre pourquoi.

- Avoir une poitrine forte n'a pas que des avantages, dit Elia en souriant.

- Est-ce que … bégaya Juvia, en regardant sa poitrine, confuse.

- Ça reviendra progressivement d'ici quelques heures, la rassura Elia, qui captait la détresse de Juvia. C'est un simple sort esthétique. Espérons juste que tu ne sois pas encore en chemisier, quand tu recommenceras à gonfler d'ici …

C'est à ce moment que la jeune femme remarqua que l'apparence qu'avait revêtu Elia aujourd'hui était différente des autres jours : plus grande de quelques centimètres, plus fine de quelques tailles à plusieurs endroits, moins féminine, et surtout, les cheveux d'un noir corbeau. Juvia y trouva une ressemblance frappante avec quelqu'un de sa connaissance, mais il lui était impossible de nommer ladite connaissance.

- C'est ton apparence naturelle ? Demanda timidement la jeune femme, comme elles s'assuraient que les captifs ne bougeraient pas avant un long moment.

- Ça fait tellement que je n'ai pas ressemblé à ça, que je me demande si je peux toujours appeler ça ma « vraie » apparence … Soupira la barmaid. Mais sinon, oui, c'est ce à quoi je ressemblait il y a longtemps, quand … Bref, ça n'est pas important. Pourquoi cette question ?

- Parce que Juvia connaît quelqu'un qui ressemble beaucoup à toi, dans cette apparence.

L'intérêt d'Elia s'enflamma.

- Un peu plus petite que moi, mieux formée, la même couleur de cheveux et même forme du visage ?

- Oui, à peu près …

- Comment s'appelle-t-elle ?

Juvia l'avait sur le bout de la langue, et elle se rappelait maintenant très bien le visage souriant de celle qui lui avait sauvé la vie, au pied du Mont Yakobe.

- Yaida ! C'est ça ! Triompha Juvia, quand elle eut enfin trouvé le nom.

- C'est bien ce que je pensais, soupira Elia. C'est la fille de Neit, et donc ma nièce. Ça fait un bout de temps qu'on ne l'a pas vue … Elle va bien ?

- La dernière fois que Juvia l'a vue, ça allait.

- Mais comment tu la connais ?

- Oh, euh … Eh bien, Juvia l'a rencontrée le mois dernier, pendant une mission … Elle a sauvé la vie de Juvia, et celle de Gray. Elle nous avait parlé de Forsaken Souls, nous disant qu'elle en faisait partie, à l'époque.

- C'est vrai, elle a grandi à la guilde jusqu'à l'âge de douze ans, à peu près. C'est là que sa mère a décidé de plier bagage et de traverser le détroit. Neit s'intéressait plus à ses complots et à ses livres qu'à elle. Yaida était partagée, et a passé les dix années suivantes à alterner entre ses deux parents. Cela dit, elle était plus souvent chez sa mère, dans le nord de Fiore, qu'à Grand Chêne, avec nous. Et puis un jour, il y a un ou deux ans, Neit a reçu une lettre d'elle, disant qu'elle se mariait, et qu'elle ne reviendrait sans doute jamais à Grand Chêne. Ça a brisé mon frère. Il aime beaucoup sa fille. C'est à cause de ça, qu'il est ce que vous en connaissez.

- Comment ça ? Il a aussi modifié son apparence ?

Elia partit d'un petit rire franc.

- Non, enfin, pas comme moi. Il a énormément vieilli en très peu de temps, et s'est trouvé un goût prononcé pour des musiques étranges qu'il écoute presque tout le temps, quand il est seul à la guilde. Avant, il était beaucoup plus sérieux, et surtout, il passait son temps sur le terrain. À présent, c'est à peine s'il sort de l'arbre-guilde pour aller acheter le journal.

À ce moment, Kisima, qui attendait au bout de la ruelle depuis de longues minutes, se racla la gorge pour signaler son existence.

- Ne soyons pas en retard, pressa-t-elle.

Elle semblait étrangement nerveuse.

- Qu'y a-t-il ? Demanda Juvia.

- Rien, mentit la chasseuse de dragons.

Mais rien n'échappait à Elia :

- Il lui manque son doudou. Yepa est partie avec les garçons. Une hôtesse de train avec un chat blanc sur les épaules, ça fait bizarre.

Kisima détourna le regard, comme pour réfuter les dires de la barmaid. Elles se mirent finalement en route, et marchèrent vers la gare aussi vite que leur uniforme le leur permettait.

Du côté de la gare, les garçons se mettaient déjà en place. Les premiers passagers du train étaient déjà assis dans les wagons, lisant le journal ou terminant leur nuit. Tous avaient le même costume-cravate noir, et certains portaient des chapeaux de feutre. D'autres arrivaient sur les quais. Toutefois, le train en lui-même était ce qu'il y avait de plus impressionnant : chaque voiture avait été nettoyé de fond en comble, si bien que les pistons luisaient au soleil. Les boiseries peintes en vert n'admettaient pas la moindre saleté. La machine à vapeur faisait plusieurs mètres de long, et il était inscrit en lettres d'or sur la paroi du premier wagon : « ORION EXPRESS ».

- Allez, en piste ! Dit Neit, comme ils arrivaient près de la locomotive.

Mal à l'aise dans leur uniforme gris et noir de cheminot, Tengaro, Gray et Ernesto s'engouffrèrent dans la cabine de la locomotive, après s'être assurés que personne ne s'y trouvait déjà. À peine étaient-ils entré que Yepa, assise sur l'épaule droite de Tengaro, en sauta vivement et prit place sur un des rares endroits de la machine qui n'était pas couvert de suie ou de graisse.

- Quelqu'un sait démarrer une locomotive, ici ? Demanda le chasseur de dragons.

- Ça doit pas être bien compliqué, dit Ernesto, en se penchant vers le four à charbon.

- Je savais que c'était un plan boiteux, jura Gray.

Il ôta le béret souple posé sur sa tête, et le serra très fort dans son poing. Au même moment, Neit fit irruption sur la plate-forme du premier wagon accroché à la locomotive. Par-dessus le bac à charbon, il dit :

- Le départ est prévu dans seize minutes, et nos hôtesses ne devraient plus tarder. Assurez-vous d'avoir fait démarrer cet engin d'ici là.

Le maître retourna à l'intérieur du wagon.

- Si je me souviens bien, le gros type a dit qu'il fallait d'abord mettre un peu de charbon dans le four, et envoyer de l'eau dans les conduits, dit Ernesto en ouvrant la porte du four.

Aussitôt, Gray et Tengaro commencèrent à pelleter du charbon depuis le bac vers le four, tandis qu'Ernesto cherchait de quoi faire du feu.


Lorsqu'Elia, Kisima et Juvia arrivèrent enfin sur les quais, les derniers passagers prenaient place dans les voitures (bien qu'il restât encore une dizaine de minutes avant le départ). Elles entrèrent dans la première voiture attelée derrière la locomotive, qui était réservé à l'équipage, et y déposèrent leurs affaires. Neit s'y trouvait déjà, très occupé à lire le journal, ainsi que Blueberry et Quarrel, qui attendaient de pouvoir prendre leurs fonctions de contrôleur en jouant à un étrange jeu de cartes.

- Commencez à préparer l'accueil, dit-il en se levant. Moins les passagers auront à se soucier d'autre chose que de leur confort, mieux ce sera.

Il tira la manche de son manteau bleu d'uniforme, et consulta son bracelet-montre.

- Nous partons dans six minutes.

Puis il s'empara de la casquette souple qui complétait la tenue de contrôleur, et gagna la plate-forme avant de la voiture, d'où il pouvait communiquer avec les cheminots improvisés. Les hôtesses improvisées, quant à elles, quittèrent la voiture par la porte opposée.


- Prêts à partir ? Demanda Neit, par-dessus le bac à charbon.

- D'ici quelques minutes, déclara Ernesto, adossé au rebord du bac, tandis que Tengaro et Gray s'échinaient à dompter la machinerie. Le feu est démarré, on attend juste que ça chauffe.

Neit se pencha par-dessus la balustrade de la plate-forme, et fit signe à Hiro, qui montait la garde sur les quais, de monter à bord. Le vigile vérifia une dernière fois la sécurité des quais, et grimpa à bord du train vers la capitale. Neit regarda l'heure sur sa montre, et lorsque la trotteuse atteignit le sommet du cadran, il se pencha par une fenêtre ouverte, et cria aux cheminots :

- Départ !

Dans la locomotive, Gray tira un grand coup sur le levier qui pendait du plafond. En résulta un puissant sifflement de vapeur, qui laissa retomber une traînée de gouttelettes. Lentement, la mécanique se mit en branle, et le train commença à avancer. Lentement d'abord, puis de plus en plus rapidement à mesure que la sortie de la gare approchait. Tengaro s'assit sur le rebord de la porte, et se pencha pour observer la voie devant la locomotive.

- Il est trop tard pour faire demi-tour, maintenant, déclara solennellement Ernesto, en regardant Gray.

- Je n'en avais pas l'intention, de toutes manières, dit-il.

Et il se souvint de ce soir de décembre lors duquel, après l'amour, il eu l'idée de visiter la région natale de Juvia, avec elle. Et de regretter de lui en avoir parlé. Et de regretter d'en être arrivé à prendre part à cette opération insensée.

« J'aurais dû l'écouter et l'emmener à Ryûzetsu Land pendant une semaine ... »  se lamenta-t-il.

À vrai dire, il ne regrettait pas vraiment le voyage, mais plutôt ses conséquences. Et puis, à Ryûzetsu Land, ils auraient passé une semaine à s'amuser ensemble et à faire l'amour tout les soirs. Au lieu de ça, ils avaient passé pratiquement une semaine en selle, deux autres semaines à travailler comme des gens normaux à Gungnir, et une dernière semaine à se tourner les pouces à Forsaken Souls. Cela dit, ce que ni lui, ni Juvia ne savaient encore, c'est que ce qu'ils s'apprêtaient à vivre à la capitale, allait avoir des conséquences pour eux, comme pour leurs amis, qu'aucun séjour dans un centre de loisirs n'aurait eues.

Commentaire de l'auteur Et voilà qui clôt définitivement l'arc Grand Chêne, en vue du final à la capitale ... Encore un chapitre de transition, certes, mais je jure sur tout ce que j'ai que la suite sera plus intéressante ! \o/ Je continue à élaborer le climax, à propos duquel j'hésite encore sur la forme à adopter, au niveau de la taille des chapitres. Ce qui est sûr, c'est que ça va pas mal bouger ! Et beaucoup de secrets seront révélés ! Merci d'avoir patienté si longtemps (rentrée en terminale STI2D + Metal Gear Solid 5 + Magic TG = beaucoup de retard TT_TT), et merci d'avoir lu ! à la prochaine ! (→détournez les yeux de ce qui suit si vous ne lisez pas les scans←)

SPOILS SCAN 453 : suis-je le seul à avoir ressenti de légers spasmes en lisant le scan 456, surtout la scène où Gray et Juvia sont sur le balcon ? Après tant d'années, nous sommes quasiment aux portes du canon TT_TT
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