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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 7069
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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Keep the streets empty for me

[4554 mots]
Publié le: 2015-08-17Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Voici venir le trente-et-unième chapitre ! Dernier chapitre calme avant l'action ! Bonne lecture !

Chapitre 31 : Keep the streets empty for me


- Qu'est-ce qui est écrit ? S'enquit Gray, dont la curiosité s'était déplacée du derrière de Juvia aux runes en question.

- C'est difficile à lire, marmonna la jeune femme, concentrée dans sa lecture.

Elle plissa les yeux.

- C'est une citation … « Sapere aude » …

Juvia toucha les runes du bout des doigts, comme si cela allait lui révéler leur sens. Toutefois, cette citation, ainsi que les trois premières, lui disaient vaguement quelque chose, comme des psaumes qu'on lui aurait récité dans son enfance.

- Sapere aude …

- Drôle de patois, observa Gray. J'aimerais bien savoir qui parlait cette langue.

Gray l'ignorait, mais il s'agissait de la langue parlée autrefois dans le Draupnir, avant que les échanges commerciaux ne s'amplifient et que la langue commune ne s'impose.

- Savoir … Sapere aude … Juvia a trouvé ! Sapere aude veut dire « ose savoir » !

Au même moment, une intense lueur bleue quitta la garde en pierre de l'épée, et courut le long des runes, les laissant illuminées derrière elle.

- Qu'est-ce que t'as fait ? S'exclama Gray, qui commençait à redouter la bourde.

- Rien ! Se défendit Juvia, en descendant du socle.

La lueur bleue courut jusqu'au bout de la lame, avant de sauter en l'air et de heurter Juvia en plein front. Tout alla si vite que Gray eut à peine le temps de l'attraper par les aisselles pour lui éviter la chute.


- Juvia ! Réveille-toi, bon sang ! Réveille-toi, j'ai dit !

Ce fut les premiers mots que la jeune femme entendit en revenant à la conscience. Elle ouvrit lentement les yeux.

- T'es enfin réveillée ! S'exclama Gray.

Juvia était allongée sur les pavés de la place, et Gray était agenouillé par-dessus elle, penché sur son visage.

- Ça va pas, de me faire un coup fourré pareil ?

- Juvia va bien, le rassura-t-elle maladroitement.

Elle se redressa, repoussant doucement le jeune homme dans le même geste.

- J'étais mort d'inquiétude, moi ! Continua de crier Gray.

Il allait continuer à se plaindre, quand Juvia le fit taire en appliquant sa bouche sur la sienne.

- Si tu commences à prendre des initiatives quand je crie, alors je crois que je vais m'énerver plus souvent, déclara Gray quand il put de nouveau parler.

Juvia ne releva pas l'affirmation, et se redressa, lissant le bas de son manteau bleu et réajustant son couvre-chef à bordure blanche.

- Juvia a vu des choses, dit-elle. Pendant qu'elle était inconsciente.

- Comment ça, des choses ?

- Ce n'était pas très clair, c'étaient les souvenirs de … d'Aguacero III, je crois … Il y avait un grand arbre en feu, une armée, puis la grande steppe du Draupnir, une grande ville de pierre entre les montagnes, du feu, du sang, des dragons …

Quelque chose brilla alors au pied de la statue. Gray s'en approcha, et il s'avéra que c'était une minuscule gemme taillée, posée juste sous la pointe de Nægling. La magie qui en émanait ne laissait aucun doute quant au fait qu'il s'agissait là d'une lacrima. Il tenta de la prendre, mais une puissante décharge magique le fit bondir en arrière. Juvia s'approcha alors, attirée par le cristal comme un insecte par une lanterne. Elle prit la lacrima sur son index, et aucune impulsion magique ne la fit voler en arrière. Son doigt se fit eau, et la lacrima se fondit dans l'eau de son corps. La magie qui se trouvait dans le cristal ne lui représentait rien d'étranger, car c'était là le même pouvoir que celui qui lui venait de ses ancêtres. Cependant, ce fragment de pouvoir était différent dans sa structure, sans doute parce qu'il était issu d'un membre de sa famille ayant vécu quatre cent ans avant elle. Consignés comme dans une bibliothèque précieuse, s'y trouvaient des savoirs magiques sur son propre pouvoir dont elle ignorait jusqu'à l'existence. Ces savoirs magiques avaient naturellement trouvé leur place dans sa mémoire, comme des feuilles rejoignant comme par magie leur place dans l'encyclopédie. L'impression qu'elle avait, étrange au début, et rassurante à la fin, était différente de tout ce qu'elle connaissait. Elle avait l'impression de n'être qu'une âme prisonnière d'une enveloppe charnelle. Tout cela prit violemment fin quand Gray toucha sa main. Juvia redevint elle-même, et prit une grande inspiration, comme une bouffée d'air après une trop longue apnée.

- Ça va ? S'inquiéta le jeune homme.

- Oui, dit Juvia, en essuyant la sueur sur son front. Il y avait des savoirs magiques, stockés dans cette lacrima.

- Ils t'ont appris quelque chose ?

- Juvia … Ne sait pas vraiment. C'était très abstrait. Peut-être qu'elle contrôle mieux l'eau, désormais ?

- Tu la contrôles déjà parfaitement, arrête de dire des bêtises.

Ils eurent une petite embrassade, pendant laquelle Juvia sentit les mains de Gray descendre sous ses reins. Un frisson lui remonta le dos jusqu'à la nuque, mais l'endroit n'était pas approprié pour se laisser aller.

- On rentre ? Proposa Gray, qui avait de la suite dans les idées.

Mais Juvia n'en avait pas envie pour le moment. Sa seule réponse fut de saisir la main de Gray et de l'entraîner derrière elle. L'expérience qu'elle venait de vivre l'avait remplie d'un enthousiasme étrange, qu'elle devait assouvir. Et puis, c'était leur dernier jour dans la ville, et potentiellement leur dernier jour à vivre tranquillement. Même si Juvia refusait de croire qu'il pourrait leur arriver quoi que ce soit de mal durant la mission, cette éventualité ne pouvait pas être chassée de son esprit. Après un dernier instant de recueillement devant la statue de son ancêtre, elle s'éloigna, tirant Gray derrière elle. Celui-ci se mit à sa hauteur, et ils continuèrent ainsi leur déambulation nocturne dans les rues de la ville.

Grand Chêne, qui était une ville déjà jolie à la lumière du jour, l'était encore plus au cœur de la nuit. Les vieilles bâtisses de pierre prenaient un tout autre air dans la pénombre, et la lumière montait jusqu'aux feuilles du grand chêne lui-même.

- Finalement, je ne regrette pas d'être venu jusqu'ici, finit par déclarer Gray, alors qu'ils dépassaient la statue moussue d'un autre héros local.

- Du moment que Juvia est avec Gray … Répondit la jeune femme.

Il allait répondre, quand des éclats de voix leur parvinrent à mesure qu'ils avançaient. Par réflexe, il roula au sol et se couvrit derrière le socle de la statue.

- Juvia ! Planque-toi ! S'exclama-t-il à voix basse.

En effet, elle était restée plantée là, l'oreille tendue comme pour reconnaître les voix.

- Pourquoi ? C'est Tengaro et Kisima qui sont en train de se crier dessus ! Protesta la jeune femme.

Il s'agissait effectivement des deux chasseurs de dragons, reconnut Gray à son tour. Mais il se demandait bien ce qu'ils faisaient dehors à une telle heure, à fortiori pour se disputer. Juvia, pour sa part, avait une idée bien plus précise de la situation, et mourait d'envie de savoir ce que ses nouveaux amis étaient en train de se dire. Les voix venaient d'un parc tout proche, situé au bout de la place où ils se trouvaient. La curiosité emporta Juvia, qui s'approcha à pas de loups pour tenter d'en entendre plus. Mais, comme si la providence était contre elle, Tengaro et Kisima s'éloignèrent au même moment, par l'autre issue du parc, toujours en échangeant des mots que Juvia ne percevait que par bribes inarticulées.

- Il faut les rattraper ! S'exclama la jeune femme.

- M'est avis qu'on devrait les laisser tranquille, répondit Gray en la rejoignant. T'aurais aimé, qu'on nous suive, quand on était dans l'infirmerie l'autre soir ?

Dans la mémoire de Juvia, le moment où Elia lui avait dit qu'elle savait pour leur nuit de passion dans l'infirmerie, était toujours marqué au fer rouge. Cela dit, cet incident ne l'empêcherai pas de recommencer.

L'heure tournait, et il leur fallait rentrer au plus tôt à la guilde s'ils voulaient pouvoir s'amuser avant d'aller dormir. Les méandres de la ville ne les aidèrent pas en cela, et d'après l'horloge qui surplombait le bar, il était minuit passé quand ils rentrèrent. Plus personne ne se trouvait dans le hall, d'ailleurs. À pas de loup, ils approchèrent de la porte de l'infirmerie, et y écoutèrent pendant de longues minutes, afin de s'assurer que la place était libre. Comme ils ne captèrent aucun son, ils décidèrent d'entrer, et c'est ainsi que Juvia fit une découverte capitale pour la science : la porte disposait d'un loquet. Elle le referma dans un grand cliquetis, et s'immobilisa, de peur que le bruit n'ait réveillé toute la guilde. Comme personne ne semblait accourir pour bouter les cambrioleurs hors de la guilde, elle descendit les escaliers jusqu'à l'infirmerie proprement dite. Gray venait d'allumer la lumière, et il était immobile à côté du premier lit. Il tenait quelque chose dans les mains, qu'il fixait intensément, comme pour l'enflammer.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda innocemment Juvia.

Gray ne dit rien, et se contenta de tendre l'objet à la jeune femme. C'était un livre, dont le titre (« L'art du couple ») ne laissait planer que peu de doute sur le contenu. Un petit morceau de papier était tenu à la couverture par un trombonne : « de la part d'Elia, à l'intention de Gray (ou de Tengaro) ». Juvia rougit intensément à l'idée que la barmaid savait pertinemment ce qu'ils s'apprêtaient à faire, mais au final, ce n'était qu'un détail. Elle s'assit sur le lit pour déchausser ses bottes (ce que Gray avait déjà fait), et déboutonner sa veste. Elle sentit Gray se laisser basculer sur le dos.

- Tu ne veux pas aider Juvia à se déshabiller ? Dit-elle avec une moue suppliante. Ça irait plus vite …

- C'est une idée qui mérite d'être approfondie, répondit Gray directement, totalement incapable de résister à ce genre d'avances.

Il se redressa et aida Juvia à déboutonner son chemisier, puis à retirer son soutien-gorge. Il se débattit un instant avec l'agrafe, avant de triompher. Ensuite de quoi, Juvia prit le relais et lui ôta son tee-shirt. Ils continuèrent de se déshabiller à tour de rôle.


Ils auraient beaucoup aimé pouvoir prendre le temps de s'aimer, mais le temps pressait, car il fallait aller dormir avant le grand départ, et ils ne pouvaient pas se permettre de faire nuit blanche juste pour s'envoyer en l'air. Cela dit, même si leur potentielle dernière séance d'ébat avait été courte, elle n'en avait été pas moins intense. Quelqu'un était venu tenter d'ouvrir la porte alors qu'ils étaient en pleine action, ce qui les avaient stoppés net (et avait permis à Gray de récupérer quelques forces avant de finir trop tôt), mais cela avait été le seul incident. Une fois tout cela terminé, ils s'étaient séparés à grand regret, puis s'étaient rhabillés.


- Juvia prie pour que ce ne soit pas la dernière fois, dit-elle alors qu'ils quittaient les lieux du crime.

Gray, qui s'apprêtait à déverrouiller la porte, s'interrompit dans son mouvement et se tourna lentement vers la jeune femme.

- Tu commences à me chauffer les oreilles avec ça, prévint-il. Il est hors de question que l'un d'entre nous meures, c'est bien compris ?

- Seuls les dieux savent ce que le destin nous réserve …

- Il n'y a pas de dieux ni de destin qui tienne. Tout ce en quoi je crois, c'est que c'est à nous de choisir quoi faire du temps qui nous est imparti.

Sur ces mots, Gray actionna le loquet et ouvrit la porte. Précautionneusement, il avança dans le hall. Personne. Juvia le suivait, l'air absent. Il se retourna pour lui dire :

- Tu sais quoi ? Dès que tout ça sera fini et qu'on sera de retour au pays, on ira passer une semaine à Ryûzetsu Land ou à Akane Resort. J'aurais dû m'écouter, si j'avais su …

- Gray n'est pas content d'être là ?

- Si, je le suis. J'aurais préféré qu'on n'aie pas à risquer nos vies, même pour sauver un roi. Je fais quoi, moi, s'il t'arrive quelque chose ?

- Il n'arrivera rien à Juvia, affirma la jeune femme.

Mais Gray secoua la tête. Il l'attira à elle en la tenant par les hanches, et posa une main sur son ventre, comme pour sentir les mouvements du bébé. Mais enfant il n'y avait pas, et Gray dit :

- Il a fallu que tu te prennes une flèche dans le ventre pour que je me décide à porter mes couilles. Ça sera quoi la prochaine fois ? Un bras en moins ? Une moitié de visage brûlée ?

- Juvia sait se défendre.

- Oul aussi le savait très bien, et ça l'a pas empêchée de tomber sur plus fort qu'elle.

- Juvia veut que Gray lui fasse confiance ! S'exclama la jeune femme, qui commençait à s'offusquer.

Gray soupira, et se laissa aller contre la poitrine de sa bien-aimée. C'était, après son visage, ce qu'il préférait dans le physique de Juvia. Celle-ci l'entoura de ses bras.

- Juvia a son propre garde du corps, de toutes façons, déclara-t-elle. Il ne peut rien lui arriver !

Gray la regarda, empli d'une fierté étrange à la pensée que c'était « sa » Juvia. D'une certaine manière, il ne regrettait pas d'être resté dans son coin toutes ces années, puisque cela lui avait permis de tomber sur la perle qu'était la fille dont il avait la tête posée sur la poitrine.


La séparation devant le dortoir des filles fut difficile, et il fallut un bruit de craquement de bois pour les décider à s'éloigner l'un de l'autre. De toutes manières, ils se reverraient dans quelques heures, au réveil.

Juvia se déplaça à pas de loup jusqu'à la porte de la chambre, et l'ouvrit avec mille précautions. À sa grande surprise, la pièce était déserte. Dans l'obscurité, elle distinguait à peine Yepa, lovée au pied du lit de Kisima, et dont la fourrure blanche reflétait presque la lumière du couloir. De plus, le lit de Kisima était vide et intact, signe que la chasseuse de dragons n'y était même pas passée. Inquiète, Juvia retourna jusqu'à l'entrée du dortoir, où elle attendit de longues minutes, dans l'espoir de voir revenir sa nouvelle amie.

Au bout de vingt minutes, elle faillit abandonner. Alors qu'elle s'éloignait dans le couloir, des bruits de pas dans les escaliers l'alertèrent. Elle resta figée pendant quelques secondes, puis se précipita dans l'angle mort de la porte. Il y avait plusieurs personnes qui montaient les escaliers. Deux, d'après les éclats de voix qu'elle parvenait à saisir. Son cœur battait si fort qu'elle l'entendait, et elle faisait de son mieux pour retenir une respiration alourdie par l'émotion. Après un court silence, la porte s'ouvrit puis se referma, et quelqu'un s'engagea dans le couloir. Sans aucun doute possible, il s'agissait de Kisima. Juvia précipita ses mains sur sa bouche pour empêcher tout son de s'échapper mais, trop tard, les paroles sortirent.

- Tu fais des sorties nocturnes, maintenant ?

En un clin d’œil, Kisima se retourna, prête à défendre sa vie. Elle se détendit en découvrant Juvia, qui tentait de disparaître dans le coin du couloir.

- Je pourrais te retourner la question, dit la chasseuse de dragons arctiques.

Juvia rougit, et bredouilla une excuse.

- Juvia était avec Gray, avoua-t-elle en baissant les yeux.

- Surprenant de votre part, dit Kisima avec un sourire ironique.

- Et toi ? Répliqua tout de go Juvia.

- Moi ? Euh, j'étais …

En réalité, Juvia savait parfaitement la réponse, mais une incontrôlable pulsion de vengeance sournoise l'animait.

- Avec Tengaro ?

- C'est pas ce que tu crois ! Se défendit maladroitement la chasseuse de dragons.

Elle s'éloigna dans le couloir d'un pas nerveux, hâtive de retrouver la sécurité de sa chambre, dans laquelle elle entra sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Yepa. Cette dernière, toujours roulée en boule au pied du lit, remua un peu quand Kisima vint s'asseoir sur le matelas. Juvia entra au même moment, et remarqua un détail dans la faible clarté des lampes de la pièce. Un long cheveux noir était pris dans la fourrure blanche du col de son manteau. Avec la vitesse de l'éclair, Juvia s'en empara, et l'examina en contre-jour. Le cheveu était ondulé et abîmé, ce qui disculpait Kisima, dont la chevelure était aussi lisse qu'une mer sans vagues, sans parler de l'entretien minutieux qu'elle y consacrait. Il ne faisait aucun doute que le cheveu en question était issu du chasseur de dragons aquatiques.

- Ce n'est pas ce que Juvia croit, vraiment ? Dit-elle triomphalement, en brandissant le cheveu sous le nez de Kisima.

Laquelle l'ignora, et commença de se déshabiller pour aller dormir. Juvia abandonna, et fit de même. Il fallait dormir, avant le départ.


- Merci, dit Kisima dans le noir, quelques instants après qu'elles se fussent couchées.

Juvia, intriguée, répondit par l'interrogation :

- Merci pour quoi ?

- Pour … Pour tout. Je suis heureuse de t'avoir rencontrée, et quand … Quand tout sera fini, j'espère qu'on restera amies, et qu'on se reverra.

Juvia commençait à subodorer de quoi il en retournait. Mais, avant qu'elle ne puisse s'exprimer, Kisima reprit la parole :

- Quand tu te marieras, invite-nous à venir.

- « Nous » ?

La chasseuse de dragons était consciente que sa langue avait fourché, et qu'elle ne pouvait rien y faire.

- Eh bien … Tengaro et moi, et Blueberry, et Quarrel, Elia et Neit, tout ceux qui survivront à la mission …

- C'est d'accord, répondit Juvia, mais à une condition !

- Je t'écoute ?

- Que tu m'invites aussi à ton mariage avec Tengaro !


Quand Gray entra dans la chambre, il se rappela que Quarrel était de retour, et qu'il occupait lui-même cette chambre. Il chercha des yeux le chasseur de mystères, qui n'était sur aucun des matelas libres, ni par terre, ni dans la salle de bain. Peu soucieux d'élucider le mystère, Gray avança à tâtons jusqu'au matelas qu'il occupait. Il entendait le souffle profond de Blueberry, qui dormait déjà à poings fermés. En chemin vers son lit, son front heurta subitement un objet volant non-identifié, et manqua de basculer sur le sol. Il reprit pied, et alluma la petite lampe qui surplombait son lit. Il découvrit alors où se trouvait Quarrel : celui-ci était étendu dans une étrange toile aux motifs simples pendue au plafond, et qui balançait doucement de droite à gauche. Intrigué, Gray étudia l'engin quelques minutes, avant de se décider à aller au lit. Il était fatigué, mais le sommeil peinait à venir. De plus, il ne parvenait pas à oublier les images érotiques de Juvia qu'il avait en tête depuis un moment, ce qui ne lui facilitait pas le sommeil.

Quelques instants plus tard, alors que Gray tentait toujours d'oublier les visions de Juvia dénudée qu'il avait, la porte de la pièce s'ouvrit lentement. Le jeune homme se tendit comme un chat, prêt à bondir sur l'intrus. Mais ce n'était que Tengaro, qui grogna en se cognant contre Quarrel. Le bruit de ses pas indiquait une démarche raide, et un bruit sourd signala qu'il s'affaissa sur son matelas comme une masse. Gray s'endormir juste après.


~


Lawrence tourna une nouvelle fois dans son large fauteuil de cuir. Le feu crépitait dans l'âtre de sa chambre, et une vieille lacrima musicale diffusait à un volume excessivement fort une interprétation cuivrée de son mouvement préféré de musique classique. Au moment de l'apothéose, il se leva de son siège en un bond, et commença à faire des gestes de chef d'orchestre, tant il était possédé par la musique.

- Ta taa ta ta ta taaa ta ! Ta ta ta ! Ta ta ta ! Ta ta taa ! Ta ta taa ! TA TAA TA TA TA TAAA TA !

Il s'époumonait tellement en agitant les bras, qu'il ne remarqua pas le petit échanson derrière lui, qui l'appelait depuis déjà plusieurs minutes. Ce dernier prit son courage à deux mains et tapota sur l'épaule de Lawrence, qui se retourna d'un geste en faisant virevolter autour de lui sa longue cape noire, tel un vampire en pleine crise d'identité.

- Lord Byron ! S'exclama le jeune échanson, qui sentait déjà son âme s'envoler vers d'autres cieux.

- J'écoute.

- Lord Gómez vous envoie ceci, dit le jeune garçon en tendant une missive scellée au noble.

- Merci, répondit Lawrence.

Il tendit la main vers la lettre, mais ses doigts se resserrèrent sur l'oreille de l'échanson, qui poussa un petit cri de terreur.

- Oh, je suis terriblement confus, se lamenta Lawrence en s'inclinant dans la direction qu'il pensait être celle du petit garçon (en réalité, il se tournait vers un point quelque part sur la droite du petit messager). Je suis aveugle et presque gâteux, il faut me pardonner ...

En effet, ses yeux ne voyaient plus. Le seul signe de sa cécité était qu'il gardait les yeux constamment fermés. À côté de ça, ses autres sens s'étaient aiguisés à l'extrême, si bien qu'il avait cessé de maudire le mage qui, seize ans plus tôt, l'avait privé de la vue, pour le remercier. À l'époque, il n'était que le bras droit du chef de la police secrète du royaume. Maintenant, le chef c'était lui, et il avait une lettre du lord régent, Gómez, à lire. Il brisa le cachet et déplia le parchemin. Ses doigts coururent sur le vélin. Aucune inscription en braille. Il pouvait presque sentir l'encre à peine séchée.

- Cet abruti a encore oublié que je ne peux plus lire normalement, grommela Lawrence dans sa barbe.

- Pardon ? Demanda le jeune page.

- Rien, rien. Viens, sois gentil et aide un vieil aveugle à lire sa correspondance.

- Mais ... C'est secret, je ne peux pas ...

- Tu peux bien garder un secret, non ?

- Oui ...

- Très bien. Bon, maintenant, que dit cette missive ?

- « Les rebelles vont attaquer dans les tout prochains jours, et j'ai toutes les raisons de penser que l'oiseau va revenir au nid. Si nous ne faisons rien, la pérennité du régime est en danger. Réunion du conseil à neuf heures, au lieu habituel. » C'est tout.

- Merci, mon garçon. Tu peux t'en aller. Ah, avant que tu partes, quelle heure est-il ?

- Huit heures, lord Byron.

Lawrence avança jusqu'à son fauteuil, et s'y réinstalla pour terminer son écoute. La soirée allait être longue, dans le donjon de Kaer Ys. Les soirées y étaient toujours longues, mais l'étaient plus encore quand l'un des trois généraux, pour telle ou telle raison, décidait de convoquer le conseil restreint, dont les sessions pouvaient durer jusque tard dans la nuit. Mais cette fois-ci, il y avait cas de force majeure, puisque d'après Gómez, une attaque rebelle était à prévoir sous peu. La question qu'il se posait vraiment était : est-ce que ce serait vraiment une attaque des rebelles, ou un assaut donné par les derniers mages libres du pays ? Lawrence connaissait bien l'idéologie qui se pratiquait à Grand Chêne, de même qu'il connaissait bien quelques-uns des membres les plus éminents de Forsaken Souls. Il connaissait également le goût du maître actuel pour la conservation de l'ordre établi, et s'attendait à le voir débouler aux portes du château à la tête d'une armée de mages.

- Bah, pas grave, on lancera quelques accusations qui feront descendre les paysans dans la rue avec des fourches, en brûlant des effigies et en criant « sorcellerie ! » … marmonna-t-il à sa propre attention.


Il fut bientôt l'heure du rendez-vous. Après un dîner frugal seul dans ses quartiers, Lawrence quitta à regret son fauteuil, et s'aventura dans les couloirs, non sans son fidèle katana, qui lui servait désormais plus de canne que d'arme. L'arme, dépourvue de garde, ressemblait en effet étrangement à une canne, et Lawrence s'en servait pour tâter le sol devant lui, en plus des petits claquements de langue qu'il produisait pour écouter leur écho sur les murs.

Alors qu'il approchait de la porte de la salle, un bruit de pas dans son dos attira son attention. En réalité, il entendait ces pas depuis déjà plusieurs minutes, mais leur amplification l'avait alerté.

- Toi aussi, tu as été convoqué, observa le nouvel arrivant, qui trottina sur les derniers mètres pour se mettre à hauteur de Lawrence.

- Eh oui.

- Il faut croire que nos amis les généraux ont peur que nous nous fassions bouter hors d'ici.

- Ils ont raison de le penser, Madrazo. Je connais bien certains mages de Grand Chêne, et je serai étonné de ne pas les voir débarquer ici pour remettre de l'ordre dans les papiers du roi. Remarque, ça ne me déplairait pas …

- Voilà quelque chose qui déplairait à Gómez, pour sûr.

- Que ça lui plaise ou non, il y a des choses que je n'ai pas pu terminer, il y a seize ans. Et moi, ça me plairait de les terminer une bonne fois pour toutes. Là d'où je viens, on fait les choses correctement, sinon on ne les fait pas du tout.

- Depuis le temps que tu nous pompes l'air avec ça, va bien falloir que t’arrive à finir les choses correctement, comme tu dis.

Ce disant, ils arrivèrent à la porte de la salle du conseil. Contre toute attente, ce fut Lawrence qui s'avança pour actionner la lourde clenche en laiton. La manche de son épais manteau de cuir se retroussa légèrement quand il tendit une main gantée, et Madrazo s'aperçut qu'il avait la peau du bras brûlée.

- Ça fait dix ans qu'on travaille ensemble, et pourtant j'ignorais que tu avais ce genre de brûlures, observa-t-il.

- C'est parce que je ne ressens pas le besoin d'exposer mes marques de guerre. L'eau bouillante est plus dangereuse que n'importe quelle flamme, sache-le. Je pense que ça pourra te servir, dans un avenir proche.

Commentaire de l'auteur Et voilà qui clôt l'arc de Grand Chêne, qui aura duré, mine de rien, aussi longtemps que la première partie de l'histoire ;-; Bref, il ne me reste plus que deux semaines pour finir l'histoire, alors autant vous dire que vous en aurez pour encore deux ou trois mois au moins x) J'ai commencé à entrer dans la conception détaillée du climax, et croyez moi, il faudra vous accrocher à vos chaussettes ! ;) Le système narratif de ce fameux climax sera d'ailleurs différent du reste, et il est probable que je le découpe en parties au moins aussi longues que celles de Memento Audere Semper (pour ceux qui n'ont pas lu, la plus courte partie faisait 10.000 mots) en fonction du personnage point-de-vue sur lequel je me focaliserai. Bref, je ne vais pas commencer à vous embrouiller avec ça dès maintenant alors qu'il reste cinq ou six chapitres avant d'en arriver là, alors merci d'avoir lu, et à la prochaine ! Banzai !
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