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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 6883
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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I follow rivers

[3306 mots]
Publié le: 2015-07-12Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Voici venir le vingt-huitième chapitre ! Bonne lecture !

Chapitre 28 : I follow rivers


Les bains publics n'étaient plus très loin. Tengaro, Blueberry et Gray y entrèrent les premiers, car Juvia et Kisima avaient eu un contretemps en partant de la guilde (autrement dit, un prétexte pour ne pas croiser les garçons dans les couloirs de l'établissement).

La bâtisse était aussi grande dedans que dehors. Le sol était pavé de marbre rouge veiné de blanc, et de chaque côté de la grande porte d'entrée, s'étendait une colonnade qui soutenait le plafond décoré de peintures. Les murs de marbre blanc étaient couverts de buée, et une chaleur moite et étouffante occupait l'air.

À l'accueil, Tengaro fut immédiatement reconnu, et il serra la main à toutes les personnes affairées à la réception.

- Il a ses habitudes ici depuis des années, expliqua Blueberry.

- Cinq entrées, s'il te plaît, dit Tengaro, à l'intention de l'employé qui gérait la caisse.

- Cinq ? Mais vous n'êtes que trois !

- Les deux autres sont pas encore arrivés. Kisima et une amie à elle.

- Oh, je vois.

Il farfouilla dans un tiroir, et en sortit trois clefs.

- C'est par là, dit-il en désignant la porte sur sa droite.

Il donna une clef à chacun, expliquant à Gray qu'il s'agissait d'une clef de casier.

L'organisation du bâtiment n'avait d'égale que sa splendeur. Le moindre pilier était sculpté ; le moindre bassin, pavé de riches mosaïques.

- Allons aux bains extérieurs, proposa Tengaro lorsqu'ils se furent rejoints à l'entrée des bassins.

Ils emboîtèrent le pas du jeune homme.

Les bains extérieurs, en réalité des onsen artificiels, étaient une reproduction fidèle de ce qui se faisait à Fiore, ce qui étonna Gray. Il y avait déjà quelques occupants dans le bain des messieurs. Les trois jeunes gens s'y glissèrent. L'eau chaude fut comme une bénédiction pour Gray, qui se laissa aller, adossé au rebord du bassin.

- Y'a que ça de vrai, ma parole … soupira Tengaro, en s'immergeant jusqu'au menton.

- Ça fait un moment que j'étais pas venu, déclara Blueberry.

- Vous venez souvent ici ? Demanda Gray.

- Trois fois par semaine, répondit Tengaro.

- Trois fois par mois, dit Blueberry.

Le chasseur de dragons aquatiques sortit les bras de l'eau, et dénoua l'épaisse cordelette qui tenait ses cheveux derrière sa tête. Il secoua la tête quelques fois, relâchant son épaisse tignasse.

- Allez, on est entre hommes, déclara-t-il. Raconte-nous un peu comment vous vous êtes trouvés, Juvia et toi.

- C'est une longue histoire, dit Gray, en regardant le ciel.

L'arbre-guilde étendait ses branches, et laissait filtrer de petites tâches de ciel bleu. D'épaisses volutes de vapeur montaient de l'eau chaude du bain, et s'élevaient en tournoyant, jusqu'à dépasser l'imposante palissade de bois qui séparait le bain des messieurs de celui des dames. L'eau dégoulinait en clapotant sur un amoncellement de cailloux.

- On se connaît depuis quatre ans … enfin, onze, si on veut être précis.

- Ah, les sept ans de l'île Shinra, c'est ça ? Demanda Tengaro.

- Tenrô, corrigea Gray. Comment tu le sais ?

- Neit en avait parlé, à l'époque de la disparition de l'équipe Tenrô, et suivait chaque année les résultats des Grands Jeux Magiques.

- Bref … On s'est rencontrés en tant qu'ennemis, à l'origine. Elle faisait partie d'une autre guilde, à l'époque : Phantom Lord. Le père d'une mage de notre guilde voulait à tout prix ramener sa fille à la maison, et avait fait appel à Phantom Lord. C'est ainsi que Juvia et moi nous sommes rencontrés : en nous affrontant. Phantom Lord a été dissoute peu de temps à près, pour avoir brisé le pacte de non-agression interguilde. Comme Juvia n'avait plus nulle part où aller, le vieux l'a acceptée parmi nous, avec Gajil Redfox, un de nos chasseurs de dragons.

- Quel est son élément ? Interrogea Blueberry.

- Le métal.

- Il est fort ?

- Plutôt, ouais. Bref, elle a ensuite passé les quatre années suivantes à me courir après.

- Et ça fait combien de temps que vous … commença Tengaro, en finissant sa phrase avec un geste des mains équivoques.

- On va dire que ça fait un mois, environ, déclara le mage glacial. Enfin, pour être honnête … Je me retenais déjà de lui sauter dessus depuis quelques mois, avant que ça se fasse.

- À entendre ton histoire, on pourrait penser que t'es gay, dit Tengaro avec un sourire entendu. Ou bien, tu as le mental le plus solide que je connaisse. Résister pendant quatre ans à une si jolie fille, faut être sacrément déterminé.

- Dis-moi, Gray, je peux te poser une question plus directe ? Demanda Blueberry, avec une expression calme.

Gray admira un instant la musculature du jeune homme, qui étendait ses bras sur le rebord du bassin.

- Vas-y, j'écoute.

- Qu'est-ce qu'il y a, entre Juvia et toi ? Je veux dire, qu'est-ce que tu aimes, chez elle ? Vous n'avez pas tant que ça à voir en commun, après tout.

Gray rigola.

- Je me suis posé la même question pendant pas mal de temps, figure-toi. Qu'est-ce qui m'attire chez elle ? Eh bien, je dirai pour commencer qu'une fille aussi gentille qu'elle, ça ne se rencontre pas tout les quatre matins. Elle est un peu bizarre, parfois, mais pas plus que moi. Depuis qu'on se connaît, elle a toujours fait tout son possible pour moi. Et puis, elle ne m'a jamais fait de remarque désobligeante, quand je me déshabille. En fait, elle en profite.

- Quand tu te déshabilles ?

- Ça m'arrive parfois, quand je suis à la guilde. Séquelles d'entraînement. Rien de grave. On en était où ? Ah, oui. Ensuite, Juvia est la seule fille que je connaisse à penser à peu près pareil que moi.

- C'est-à-dire ?

- C'est-à-dire qu'on n'a pas eu une enfance au top, l'un comme l'autre. Ses parents ont été assassinés sous ses yeux et elle a vécu seule jusqu'à quinze ans. Moi, j'ai perdu deux fois ma famille, sans pouvoir rien y faire. Juvia a toujours fait de son mieux pour vivre dans le présent et espérer à propos du futur. Moi, pendant des années, j'ai vécu dans le passé pour désespérer du présent. Puis, sans que je m'en rende vraiment compte, elle a fait son trou dans ma vie, et elle m'a fait prendre conscience d'une chose : on meurt à petit feu quand on vit sans but.

- Vous vous êtes bien trouvés, en somme, déclara Blueberry. J'imagine que vous n'êtes pas engagés dans quoi que ce soit ?

- Ça fait qu'un mois qu'on vit ensemble, on a encore le temps de penser à tout ça, répondit Gray en soupirant.

Gray était étonné de lui-même. N'importe qui d'autre qui l'aurait questionné sur sa relation avec Juvia se serait heurté à une réponse évasive. Mais là, il avait ouvert son cœur aux autres, et surtout à lui-même. Depuis quelques jours, il commençait à mesurer la vraie valeur du lien qui l'unissait à la jeune femme.


Juvia et Kisima avaient quitté la guilde quelques minutes après les garçons, et arrivèrent dans les bains extérieurs presque en même temps qu'eux. Juvia avançait avec circonspection, et gardait sa serviette blanche serrée contre son corps, même si aucun pervers n'était tapi dans l'ombre pour se rincer l'œil. Il y avait déjà quelques femmes dans l'onsen, quand elles y entrèrent. L'eau était brûlante à souhait.

- Je dois admettre que ça fait du bien, de venir de temps en temps, déclara Kisima, en s'immergeant jusqu'aux oreilles.

Justement, ses cheveux s'étalèrent à la surface de l'eau comme les pétales d'un fleur, et laissèrent voir selon un certain angle la peau rougie qui s'étendait à la place de son oreille droite.

- Tu peux enlever ta serviette, tu sais, dit-elle à Juvia.

Celle-ci était resté assise au bord du bassin, couvrant soigneusement ses charmes.

- Juvia est très bien, ici, mentit-elle.

Avoir croisé Kisima dans la douche avait été difficile, et elle avait toujours du mal à accepter d'aller à l'onsen avec Lucy et les autres magiciennes de la guilde. Prendre ses aises dans un onsen où elle ne connaissait personne d'autre que son hôte était au-dessus de ses capacités. Cependant, Kisima ne comptait pas la laisser s'en tirer à si bon compte. D'un geste vif, elle arracha à Juvia sa serviette, puis, sans lui laisser le temps de se couvrir de ses bras, elle la tira par les jambes. Juvia bascula dans l'eau. Ayant perdu la distinction entre le haut et le bas, elle remua un instant dans la confusion la plus totale, avant de trouver le sol du bout des pieds, et de reprendre appui. Elle émergea de l'eau dans un grand mouvement, qui éclaboussa tout autour d'elle.

- Tu vois, c'est pas si dur ! S'exclama Kisima, fière d'avoir réussi.

- Juvia s'en souviendra, maugréa-t-elle.

Toutefois, si elle voulait se venger, elle n'en fit rien. L'eau brûlante était une bénédiction sur sa peau.


- Parle-moi un peu de toi et de Gray, finit par dire Kisima quelques instants plus tard. Comment est-ce que vous vous êtes connus ?

Visiblement, la chasseuse de dragons avait hésité un long moment avant de trouver le courage de poser la question. Juvia prit une grande inspiration, avant de se lancer dans son récit.

- C'était il y a longtemps. Il y a quatre ans. À l'époque, Juvia faisait partie d'une autre guilde, et avait eu pour mission avec son équipe de récupérer une mage de Fairy Tail, que son père voulait voir. C'est ainsi que Gray et Juvia se sont rencontrés.

Juvia commença à rougir, et posa ses mains sur ses joues, avant de commencer à divaguer.

- Ça a été le coup de foudre instantané …

La vérité la rattrapa, et elle passa d'une expression comblée à un visage déprimé :

- Enfin, seulement pour Juvia … Mais Juvia n'a jamais abandonné ! Depuis ce jour, elle a toujours aimé Gray, sans discontinuer. Chaque jour, Gray s'est rapproché de Juvia, et depuis un mois, ils vivent ensemble …

- Qu'est-ce qui te plaît, chez lui ? Demanda aussitôt Kisima.

Juvia réfléchit un court instant.

- Au début, c'est vrai, Juvia n'était attirée que par le physique de Gray. Mais, avec le temps, à mesure qu'ils se sont rapprochés, Juvia a appris à le connaître, et à l'apprécier. Gray n'a pas eu une vie facile, pas plus que Juvia. Et puis, très tôt, Gray et Juvia ont découvert qu'ils étaient faits pour combattre côte-à-côte. Alors, ils ont fait beaucoup de missions ensemble.

Le souvenir de leurs premiers sorts combinés la fit frémir, et Kisima commença à s'inquiéter de la santé mentale de la jeune femme.

- Pendant quatre ans, tu as continué de lui courir après, sans désespérer un seul instant ?

- Il y a bien eu des moments de désespoir, tempéra Juvia. Mais Gray a été le premier à avoir chassé la pluie. Il ne pleut jamais, quand Gray est là. Juvia a eu d'autres relations, avant, mais … Gray est vraiment le premier à y être parvenu.

- La pluie ? Comment ça, la pluie ? Tu veux dire, le contrôle climatique, comme ton oncle ?

Juvia nota la mention du contrôle climatique. Sa propre magie à elle se limitait au contrôle de l'eau, et pour autant qu'elle en sache, son oncle n'en faisait pas plus. Mais elle ne releva pas, et répondit à Kisima :

- Depuis que Juvia est petite, il a toujours plu autour d'elle, dans un rayon plus ou moins large, en fonction de ses émotions. Le dernier jour où il a plu a été le jour où Juvia a rencontré Gray.


De leur côté, les garçons restèrent près d'une heure à profiter de la chaleur de l'onsen, ignorant que les filles avaient abordé les mêmes sujets qu'eux. Puis, comme la lumière déclinait, ils décidèrent de retourner à l'intérieur. La providence divine semblait s'être abattue sur eux, car Juvia et Kisima avaient décidé d'en faire autant, au même moment. Gray s'en rendit compte quand Tengaro, qui marchait devant, commença à trembler des épaules. Il s'écarta pour laisser Blueberry prendre le relais, et remarqua aussitôt la silhouette de Juvia, près du bassin chaud. La serviette qui enroulait le corps de la jeune femme fort étroite, et s'arrêtait au-dessus de sa marque de guilde. L'eau dégoulinait dans ses cheveux. Cette vision plaisante fit oublier à Gray ce à quoi il pensait avant d'entrer. Kisima n'était pas loin, et il était forcé d'admettre qu'elle avait un certain charme. De son côté, Blueberry avait réussi à contrôler Tengaro, qui reprenait peu à peu son calme. C'est à ce moment que Kisima les remarqua. Elle essaya de son mieux de se cacher derrière Juvia, mais c'était trop tard : elles avaient été repérées.

Gray était surpris de voir la différence de mœurs entre Captio et Fiore. Ici, hommes et femmes de tous âges profitaient de l'eau chaude des thermes dans une seule et même pièce en parfaite cohabitation. À Fiore, cela n'aurait jamais été possible sans heurts, et Gray était bien placé pour le savoir, lui qui avait jadis tenté d'épier Juvia en habit de naissance, par-dessus la palissade de l'onsen.


Ce fut à contrecœur, et tirée par Juvia, que Kisima condescendit à honorer de sa présence l'eau du bain où se trouvait déjà le reste du groupe. Elle prit grand soin à éviter de croiser le regard de Tengaro, et à s'approcher à moins de cinq mètres de lui. Le jeune homme semblait totalement absent : seul son visage, tourné vers le plafond décoré, dépassait de l'eau.

- Il reprendra ses esprits d'ici une demi-heure, assura Blueberry.

Gray, de son côté, avait des soucis bien plus urgents à gérer. Juvia était adossée au mur entre Kisima et lui, et avait (volontairement?) approché Gray plus près que de raison. Celui-ci ne mesurait plus ses efforts pour ne pas avoir d'érection, et comptait chaque seconde jusqu'à la sortie du bassin. Blueberry sentit sa détresse, et s'efforça d'alimenter la conversation du groupe, qui finit bientôt par aborder la mission qui les attendait.


~


La mer était déchaînée, et le vent faisait claquer le gréement du vaisseau. Le bois du pont craquait sous les pieds des matelots, et le capitaine craignait pour la stabilité du grand mât. Tenant son chapeau bicorne d'une main, et la barre de l'autre, il aboyait ses ordres aux marins qui s'affairaient sur le navire, comme autant de fourmis sur leur fourmilière. De temps à autre, un éclair déchirait le ciel. Dans la cale, les tonneaux roulaient d'un bord à l'autre, suivant le roulis du bateau.

- Ars ! Beugla le capitaine, à l'intention d'un matelot affairé à consolider les nœuds à la base du mât d'artimon.

Le dénommé Ars, un grand gaillard bronzé (et second du capitaine), entendit malgré la tempête et accourut auprès du capitaine.

- Va me chercher le prince !

- Tout de suite !

Ars sauta par-dessus la rambarde du gaillard d'arrière, et s'engouffra dans le couloir qui menait aux cabines. Il courut jusqu'à la porte du fond, à laquelle il tambourina vigoureusement.

- Prince Æthel ! Prince Æthel !

- Entre, répondit une voix depuis la cabine.

Ars entra. Le prince était attablé, penché sur une carte stratégique. L'épaisse masse de boucles noires qui couvrait sa tête empêchait de voir son visage. En s'approchant, le second remarqua que la carte décrivait les environs de la capitale de Captio.

- Qu'y a-t-il ? Demanda le prince, calmement.

La lanterne qui balançait au-dessus de sa tête ne semblait pas le troubler. Le jeune homme qui dormait dans le lit, au fond de la pièce, dormait à poings fermés. Ni le roulis du navire, ni le fracas de la tempête ne semblait pouvoir le réveiller.

- Le capitaine souhaite vous voir sur le gaillard d'arrière, tout de suite !

Æthel soupira. Il hésita un instant, puis se leva. Un pendentif représentant un chêne stylisé dépassa du col de sa large chemise de lin blanc, et balança en l'air jusqu'à ce que le prince ne le range.

- Lago, réveille-toi. On est attendus.

Le dormeur changea de position en grognant. Le prince insista, avec une voix calme :

- Lago. Réveille-toi, j'ai dit.

Le dénommé Lago se redressa, alors, comme s'il avait été aux aguets tout ce temps. Il se frotta les yeux, et quitta le confort du lit.

- Ça secoue drôlement, par ici, maugréa-t-il en cherchant ses chaussures.

- On est en pleine tempête ! S'exclama Ars, ahuri.

- Oh, Lago voit.

Il secoua la tête pour réorganiser ses mèches. Il avait les cheveux longs, mais pas assez pour les attacher. En général, il les gardait tirés en arrière. Cependant, leur intense couleur bleue était ce qui frappait le plus, chez Lago. Avec la couleur de ses yeux, tout aussi bleus.

Ars ressortit de la cabine, suivit des deux compères, et remonta jusqu'au capitaine.

- Æthel, Lago Azur ! Encore un peu, et je venais vous rosser dans votre cabine ! Tonitrua le capitaine, en voyant arriver ses invités.

- Je ne vois pas où est le problème, affirma Æthel.

- Le problème ? Nous sommes en pleine tempête, et ça fait des heures que ça dure ! Encore heureux qu'aucun de mes gars ne soit tombé à la mer, sinon vous seriez allés le chercher vous-mêmes ! Je vous avais pourtant dit, qu'il ne fallait sous aucun prétexte passer entre Sorna et Nublar en plein saison des tempêtes ! Seigneur Lago, faites quelque chose !

- Lago en est incapable. Une tempête, c'est beaucoup trop d'un coup.

- C'est la seule voie maritime qui nous permettra d'arriver à temps à Kaer Ys, déclara Æthel, en croisant les bras.

- Et vous ne pouviez pas attendre quelques semaines de plus ?

- Non. Il est absolument capital que nous arrivions dans la capitale dans les sept prochains jours. Vous souvenez-vous de ce qui nous attend là-bas ?

Le capitaine baissa les yeux.

- C'est vrai. Mais la manœuvre est bien trop risquée !

- Nous n'avons pas le choix. La dernière fois que j'ai parlé aux révolutionnaires, ils parlaient de lancer l'assaut d'ici à la semaine prochaine. Mon père risque d'y passer. Je dois absolument être là en cas de pépin.

- Et en tant que protecteur du prince et pupille du roi, c'est également le rôle de Lago d'être présent là-bas.

- N'oublie pas notre contrat, Æthel, dit le capitaine, en dévisageant le prince.

- Je n'oublierai rien, monsieur le futur amiral de la flotte.

Une lumière éblouissante attira leur attention. Pendant le dialogue, Lago s'était assis en tailleur au milieu du gaillard d'arrière, les mains posées sur les genoux. Les yeux fermés, il balançait doucement d'avant en arrière, en murmurant des mots incompréhensibles. Peu après, une autre lumière éblouit le capitaine. Il se protégea le visage du bras, et chercha à savoir de quoi il s'agissait. Un rayon de soleil perçait les nuages, et s'abattait sur le bateau.

Commentaire de l'auteur Alors ? J'espère que vous trouvez ce chapitre pas trop boiteux TT_TT J'espère que vous avez beaucoup de question à propos de la fin de ce chapitre, et si vous en avez, c'est très bien ! Parce qu'il faudra attendre encore un moment avant d'avoir les réponses :3
Je profite également de ce commentaire de fin pour faire un petit topo sur mon activité littéraire proche, et sur moi-même : j'ai eu dix-huit ans aujourd'hui même, ça fera trois ans en septembre que je poste à peu près régulièrement sur ce site TT_TT Je vais faire de mon mieux pour boucler Memento Vivere avant la rentrée (traduction = avant Noël), afin de pouvoir enchaîner sur d'autres idées qui traînent au placard depuis trop longtemps ! Allez, merci d'avoir lu ce chapitre, et à la prochaine fois ! Banzai !
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