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Qui participe au concours GMM ?
 par   - 332 lectures  - 2 commentaires [30 janvier 2018 à 03:52:29]

Bonjour.

Je viens aux nouvelles car je ne vois aucune publication associée au concours Geekmemore.
J'aimerais donc savoir s'il y a des participants et, si c'est le cas et que vous avez déjà publié quelque chose, rencontrez-vous des problèmes pour que votre texte soit associé au concours ?

Je rappelle qu'un sous-forum a été ouvert pour que vous puissiez discuter et poser vos questions au sujet de ce concours.

Merci ^^

 

Concours Geekmemore
 par   - 811 lectures  - 1 commentaire [24 janvier 2018 à 22:52:03]

Fanfic FR et Geekmemore lancent un concours d'écriture.

Les histoires doivent être lisibles par tous, par conséquent seules les histoires classées G sont acceptées.

Vous avez de la chance, vous avez droit à deux thèmes ayant pour fil conducteur la Naissance de la nouvelle année. Naissance, au sens propre ou au sens figuré ?

1 - Est-ce une occasion pour des réjouissances ou son arrivée est-elle vue avec horreur ?
Que vous considériez la nouvelle année comme un être vivant, une entité ou un événement, que se passe-t-il ?

2 - Et si 2018 n'avait jamais existé ? Que nous ne passons pas en 2018, mais à une toute autre année ?

Un thème au choix.
Type d'histoires : Originales
Longueur du texte : novelette (entre 7 500 et 17 499 mots)
Date de début : 1er janvier 2018
Date limite : 31 janvier 2018 à minuit Échéance repoussée au 15 février 2018 à minuit

Un jury composé de bêta-lecteurs de FFFR et d'un responsable de Geekmemore décidera des gagnants.
Il y aura trois (3) gagnants : un (1) par thème peut-être (donc deux (2)), ainsi qu'un (1) coup de cœur en plus.

À vos plumes !

 


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 6860
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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Human after all

[5072 mots]
Publié le: 2015-05-23Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Avec un peu de retard, voici le vingt-cinquième chapitre, format XXL ! Bonne lecture !

Chapitre 25 : Human after all


Blueberry, heurté de plein fouet, tomba au sol sur le dos. Les peintures de guerre avaient commencé à dégouliner, à cause de l'eau. Il haletait, le souffle court.

- J'ai perdu … souffla-t-il.

Tout autour d'eux, le décor disparu, laissant place à la vaste salle d'entraînement.

- Bravo, bravo ! S'exclama Neit, dont les applaudissements résonnaient dans la salle. Beau combat ! Magnifique !

Il accourut, suivi par Tengaro et Kisima. Cette dernière aida Blueberry à se remettre d'aplomb, tandis que Tengaro remit Gray debout d'une poignée de main virile.

- Ah, je n'avais pas vu d'affrontement amical aussi intéressant depuis des années, soupira Neit, en se faisant craquer les reins.

Il remarqua les nombreuses égratignures qu'arboraient Blueberry et Gray (lequel avait plusieurs brûlures, de surcroît).

- Il va falloir repasser par la case infirmerie, souffla Neit. C'est Elia qui va être contente, tiens, ajouta-t-il ironiquement.

Ils quittèrent la pièce. Blueberry revêtait un ensemble noir tendu par Tengaro, sorti d'on ne savait où.

À l'étage, une ambiance morose régnait. Parmi les mages ayant parié, neuf sur dix avaient misé sur Blueberry. Le dixième sur dix, qui avait eu l'audace de miser sur Gray et Juvia, sautait de joie en amassant les joyaux dus. Cela faisait cinq ou six mages qui venaient de tirer un gros bénéfice d'un simple pari.

- Vous revoilà ! Constata Elia, en les voyant surgir à la queue-leu-leu de l'escalier du cellier. Comment ça s'est passé ?

- Plutôt bien, mais on a des blessés, informa Neit.

Elia prit l'air d'une ambulancière appelée sur un accident grave.

- Vite ! Il faut s'en occuper ! Pressa-t-elle.

- C'est rien de grave, la tempéra Blueberry, avec un geste de mains.

- N'empêche qu'il faut tout de même s'occuper des blessures, aussi insignifiantes soient-elles, le plus tôt possible. Allez, suivez-moi.

Elle fit signer aux trois combattants de la suivre à l'infirmerie. Des trois, Juvia était la plus superficiellement atteinte. Elia lui appliqua sur les bras une généreuse dose d'onguent contre les brûlures

- C'était bien la peine que je te donne un chemisier tout neuf, marmonna-t-elle, en constatant les dommages sur le vêtement, qu'elle avait donné à Juvia à peine une heure plus tôt. Et regarde moi ça, ton pantalon, maculé de poussière rouge !

- Désolé … balbutia Juvia, qui ne savait pas où se mettre.

- Bah, pas grave, c'est jamais plus qu'un carré de coton avec des manches et des boutons. Tu sais désinfecter une blessure et mettre des bandages ?

- Oui …

- Parfait. Occupe-toi donc de Gray, ça nous fera gagner du temps.

L'instant d'après, il y eut un désagréable craquement d'os dans pièce, et Blueberry gronda comme un animal blessé.

- Ne préviens surtout pas, avant de faire ça ! S'exclama-t-il.

Elia, qui avait reculé d'un pas, regardait son œuvre d'un œil critique.

- Les épaules déboîtées ne le restent jamais longtemps en ma présence, répondit-elle en saisissant un rouleau de bandages. Tu le sais très bien, alors arrête de piailler comme un gamin.

- T'avais l'épaule déboîtée ? S'étonna Gray, qui n'avait rien constaté de tel.

- Oui. La dernière attaque, je me la suis prise juste là.

De la main opposée à l'épaule touchée, il désigna sa clavicule. Avec amusement, Gray regarda Juvia. Son visage avait pris la couleur d'une tomate, et ses lèvres tremblaient, comme si elle luttait pour parler.

- Elle essaie de dire qu'elle est désolée, dit Gray, qui souriait presque.

- Un combat où on ne risque pas de se blesser, ce n'est pas un combat. J'ai connu bien pire, là d'où je viens.

- Il y a des chaises dans le coin, servez-vous en, dit Elia.

Gray alla s'assoir, et Juvia tira une chaise près de lui. Elle commença à examiner ses bras, lézardés de brûlures jusqu'au coude. Ses mains tremblaient au début, mais sa prise se raffermit. Par endroits, la peau des bras de Gray avait viré au rouge clair, malgré sa résistance naturelle aux petites brûlures.

- T'y es pas allée avec le dos de la cuiller, commenta le jeune homme, comme Juvia appliquait l'onguent avec d'infinies précautions.

Il y eut un petit silence.

- Comment est-ce que Juvia pourrait se faire pardonner ? Demanda-t-elle à voix basse, en se penchant vers Gray.

Celui-ci mit plusieurs secondes à comprendre l'allusion. L'ayant comprise, il plissa très légèrement les yeux, d'un air entendu.

Quelques minutes après de soins après, tout le monde était guéri (ou du moins, en voie de guérison). Juvia, particulièrement fière de son travail pour son premier essai en tant qu'infirmière, faillit encore une fois briser l'échine de Gray en l'enlaçant lorsqu'il se releva.

- On soigne les gens, dans une infirmerie, on ne leur casse pas le dos, déclara Elia en souriant, les mains sur les hanches.

- C'est toi qui dit ça, espèce de sorcière ! S'exclama Blueberry, qui n'avait visiblement toujours pas digéré le traitement surprise qu'il avait subi.

- Tais-toi donc, ou je te change en crapaud purulent ! Répliqua Elia, avec plus de fermeté.


Lorsqu'ils retournèrent dans le hall de la guilde, le calme était revenu. Neit était affairé devant le tableau des requêtes, où il clouait les nouveaux avis fraîchement reçus et retirait les avis dépassés. Quelques enfants - le plus vieux avait tout au plus sept ans - grouillaient autour de lui, sans doute pour jouer avec lui.

- Le maître est très populaire parmi les enfants de la guilde, expliqua Elia, en reprenant place au comptoir.

Gray sourit en se rappelant Makarov dans le rôle de grand-père par procuration d'Asuka.

- Il y a beaucoup d'« enfants de la guilde », comme tu dis, ici, à Forsaken Souls ? Demanda-t-il.

- Hmm, actuellement, il y a cinq enfants de la guilde, de trois à quinze ans. Enfin, je parle de ceux qui ne sont pas encore membres officiels. Ici, environ six mages sur dix ont, ou ont eu, de la famille dans la guilde avant eux.

Gray et Juvia s'installèrent de l'autre côté du bar, et continuèrent à écouter Elia expliquer les particularités de Forsaken Souls, jusqu'à ce que Juvia ne soit prise de l'irrépressible envie de prendre une douche. Elle avait beaucoup transpiré au cours des combats, surtout lors du dernier, et une fine couche de poussière avait réussi à s'infiltrer entre elle et certains de ses vêtements. De plus, elle était fourbue, et la perspective de se relaxer sous un jet d'eau tiède l'enthousiasmait. Et puis, elle devait bien prendre soin d'elle, dans la perspective où elle comptait prendre des initiatives pour mettre fin à l'abstinence imposée par les circonstances. Elle ne pouvait pas se jeter comme ça sur Gray, avec sur le dos des habits dans lesquels elle avait transpiré plus que de raison, sans même avoir mis de ce parfum qui enivrait tant le jeune homme.

- Juvia a besoin de prendre une douche, déclara-t-elle, pendant un silence.

L'espace d'un instant, Gray faillit se porter volontaire pour venir lui frotter le dos, mais il se rappela des barrières magiques avant d'ouvrir la bouche.

- L'eau a du mal à chauffer, en ce moment ! La prévint Elia, alors que Juvia s'éloignait déjà en direction de l'escalier.

Tel l'oscillation d'un pendule, le mouvement des hanches de Juvia captiva le regard de Gray, qui soupira lorsqu'elle disparut de sa vision. L'instant d'après, Tengaro l'abordait.

- Bien, j'attendais de pouvoir te parler d'homme à homme ! Déclara-t-il, d'un ton enjoué.

Il avait troqué sa traditionnelle verste noire par une chemise blanche, dont les manches longues étaient enroulées jusqu'au coude. Le dernier bouton sous le col n'était pas mis, laissant à la vue de tous une portion de tatouages. Il portait à chaque main plusieurs harnais de cuirs, dont Gray ignorait l'usage.

- Et qu'est-ce que tu voulais me dire ? Répondit Gray, en croisant les bras sur le tablier du bar.

- Le maître m'a demandé de te faire essayer quelques trucs.

Les trucs étaient les étranges harnais qu'il transportait. Il les posa ostensiblement sur le bar, un par un. Il y en avait en tout quatre, tous différents.

- Et … Qu'est-ce que c'est ? S'enquit Gray, en haussant un sourcil.

- Un cadeau, répondit Tengaro. Il faut qu'on trouve celui qui t'est le plus pratique. Ce sont des harnais qui appartenaient au maître, dans le temps. Il s'en servait pour transporter son kukri personnel.

- Il avait un kukri ? S'étonna Gray, qui pensait qu'on ne trouvait ce genre d'armes que dans le Draupnir.

- Oui, il l'a donné à sa fille avant qu'elle ne déménage à Fiore. Mais ce n'est pas la question. Allez, debout, et lève les bras.

Gray obtempéra lentement. En réalité, chacun des harnais n'était pas trop encombrant.

Le premier n'était pas assez souple, et le gênait dans ses mouvements. Le deuxième avait mal vieilli, et le fourreau n'était plus capable de laisser coulisser une lame avec fluidité Le troisième fut le bon. Il s'agissait d'une simple ceinture, dotée d'une sangle oblique doublée d'étoffe noire, large de quelques centimètres et qu'il fallait passer par-dessus une épaule. La ceinture était munie de nombreux compartiments adaptés au transport de petits objets, et la sangle comportait plusieurs emplacement dédié aux fioles, à hauteur d'épaules. Le fourreau se trouvait dans le creux du dos, perpendiculairement à la colonne vertébrale. Gray sortit Shangri-Lä du fourreau qu'il portait à la jambe, et passa l'arme dans le fourreau du harnais. Le cuir résista un peu, mais la lame finit par passer sans dommages. Ainsi mis, la poignée dépassait juste assez pour la saisir d'un geste de la main vers l'arrière. Il pivota, testa méthodiquement une vaste panoplie de mouvement qu'il pouvait être amené à faire en plein combat.

- C'est parfait, déclara-t-il après avoir testé toutes les limites de l'équipement.

Ils ne prirent même pas la peine de tester le quatrième modèle. Tengaro reprit les trois harnais restants, et disparut avec dans la cage d'escaliers, sans doute pour les remettre dans le bureau de Neit. Gray le harnais sur lui. Au bout de quelques minutes, il s'étonna du confort de l'équipement : il ne le gênait pas le moins du monde. Il fit jouer plusieurs fois son arme dans son fourreau, se délectant de la fluidité avec laquelle il pouvait s'en servir.


Juvia, de son côté, fit une pause bienvenue dans la chambre de Kisima, car elle avait mal aux pieds à force d'être restée debout une bonne partie de la matinée. Puis, reprenant du poil de la bête, elle sélectionna des affaires : une robe traditionnelle bleue et blanche, de longues chaussettes, un nœud pour cheveux en forme de papillon, et des sous-vêtements plus à même de stimuler Gray que ceux qu'elle portait déjà. Chargée de ses habits, ainsi que de son nécessaire de toilette comportant un certain nombres de savons et shampooings, elle hésita un instant. Chaque chambre était dotée d'une salle de bains contenant une baignoire, un lavabo et des toilettes. Le dortoir comptait également une pièce contenant une vingtaine de douches, car, par un étrange fait du destin, les baignoires étaient dépourvues de pomme de douche. D'après Kisima, la raison était qu'à l'époque de l'aménagement du dortoir, environ cent ans plus tôt, les douches ne s'étaient pas encore démocratisée. C'est pourquoi, ultérieurement, quelques chambres inoccupées avaient été fondues en une seule pièce abritant des douches communes, pour les magiciennes pressées. Et en l'occurrence, Juvia était pressée. Elle quitta la chambre, en se faisant la promesse de prendre un bain le lendemain.

La salle de bain commune se trouvait dans une autre partie du dortoir. Alors qu'elle déambulait au hasard des couloirs, Juvia tomba nez à nez sur une jeune mage résidente, qui lui indiqua la direction des douches avec un grand sourire. Après des remerciements gênés, Juvia s'élança dans la direction indiquée, comme si prendre une douche avait été une question de vie ou de mort.

Lorsqu'elle arriva devant la porte (elle sut que c'était la porte, car il était écrit sur le battant qu'il s'agissait des douches), elle s'immobilisa, tentant d'entendre s'il y avait déjà du monde à l'intérieur. Elle commença à regretter la baignoire, mais comme aucun bruit ne venait de la pièce, elle entra. Le simple fait d'aller à l'onsen avec ses amies de la guilde la mettait dans une gêne immense, alors elle n'aurait sûrement pas survécu à la rencontre d'une magicienne inconnue dans les douches.

L'aménagement de la pièce la rassura. La porte donnait sur un petit coude, qui lui-même donnait sur les douches à proprement parler. La lumière provenaient des mêmes lampes magiques qui tapissaient les murs du dortoir. Les murs immédiatement à droite et à gauche de l'entrée accueillaient de grands miroirs, et le reste des murs étaient occupés par de petites cloisons, espacés entre elles d'environ deux mètres. Chaque espace entre les cloisons accueillait une pomme de douche collée au mur, et disposait d'un battant de bois pouvant être rabattu pour garder une intimité, lesquels battants ne laissant voir que les pieds, et le sommet du crâne pour les utilisatrices les plus grandes. Juvia était cependant loin de dépasser le battant en termes de hauteur. Comme il n'y avait toujours aucun autre bruit que le sien, elle posa ses affaires sur le rebord d'un des miroirs, et jeta son dévolu sur une cabine à mi-chemin entre l'entrée et le mur du fond. Elle se déshabilla en un éclair, posant ses affaires en un tas soigneux à côté des habits qu'elle avait précédemment posés, et se jeta dans la cabine en rabattant d'un geste sec le volet de bois. Lorsqu'elle actionna le mitigeur, l'eau qui lui tomba dessus était glaciale, et la fit violemment claquer des dents, jusqu'à ce que l'eau ne se réchauffe. Alors seulement, elle commença à se savonner avec application.


Juvia releva la tête vers la pomme de la douche pour éliminer tout le shampooing de ses cheveux. Cela lui prit un certain temps, mais elle resta ainsi, le visage tourné vers l'eau, après avoir terminé de se rincer. Elle faisait le vide dans son esprit, s'efforçait de ne penser à rien. Mais le vide appelait toujours quelque chose à le remplacer, et l'eau qui courait sur son corps lui rappela les doigts de Gray qui couraient sur sa peau. Bien qu'elle supportât l'abstinence mieux que Gray, elle aussi commençait à trouver le temps long. D'ordinaire, elle aurait remédié par elle-même à cette traversée du désert, mais les circonstances l'en empêchaient. Cependant, les choses étaient différente. Le dortoir était désert - il était presque midi - et elle était seule dans la pièce. De plus, elle se trouvait dans une douche. Le lieu était idéal pour avoir recours à sa méthode favorite : faire varier la pression d'un jet d'eau tiède. L'envie montait en elle, mais elle parvint à refouler toutes ses pulsions en sortant de la douche. Même si elle aimait à imaginer que c'était la langue de Gray qui lui donnait le plaisir et pas ses doigts, elle préférait que ce soit Gray plutôt que ses doigts, qui mette fin à son abstinence (et ce, peu importe avec quelle partie de son corps). Elle finit par sortir de la cabine. Elle commençait à se sécher lorsqu'elle remarqua ce qui n'allait pas : il y avait un bruit d'eau, dans la pièce. Et aussi une serviette et des vêtements sur un rebord de miroir, qui n'y était pas lorsqu'elle était arrivée. Quelqu'un d'autre était à la douche. Qui plus est, pas à plus de deux ou trois cabines de là. Elle frôla l'arrêt cardiaque, et soupesa les deux options qui s'offraient à elle : soit elle s'enroulait dans une serviette et fuyait jusqu'à la chambre pour y finir de se sécher, soit elle affrontait dignement l'épreuve qui se présentait à elle. L'occupante de la cabine ne lui laissa pas le temps de trancher. Juvia resta figée sur place, quand elle vit le volet en bois s’entrouvrir. Kisima sortit de la cabine d'un pas hésitant, de peur de glisser sur le carrelage humide.

- Ah, c'est toi, dit-elle en avisant la présence de Juvia.

Sans se soucier d'être totalement nue, la chasseuse de dragons s'empara de la serviette posée en face de sa cabine, et commença à se sécher. Juvia était devenue toute rouge.

- Comment s'est passé ton combat contre Tengaro ? Demanda Kisima, l'air de rien, en se tournant vers Juvia.
Autant Kisima n'éprouvait aucune gêne, autant Juvia se dissimulait de son mieux en se cachant les yeux.

- L'eau est l'élément de Juvia, dit-elle timidement. Il lui a suffit de forcer un peu, pour gagner.

- Je vois, répondit Kisima.

Elle continua tranquillement de se sécher. Juvia, elle, était toujours dans son coin, la serviette dépliée devant elle pour masquer ses charmes. Il n'y avait qu'en présence de Gray que sa pudeur maladive s'atténuait. Le reste du temps, elle était toujours aussi timide. Kisima le remarqua bien, et ne tarda pas à blaguer là-desus :

- Oh, on est entre filles, pas la peine de te cacher ! Ce n'est pas comme si j'allais te sauter dessus pour te faire des choses.

Il fallut à Juvia de longues secondes pour trouver le courage de reprendre le séchage.

- Vous n'allez jamais aux thermes entre filles, dans votre guilde ? S'étonna Kisima.

- Aux quoi ?

- Aux thermes. On dit onsen, à Fiore, je crois.

- Ah, l'onsen. Lucy et les autres y vont souvent, mais Juvia n'aime pas y aller … Juvia est très pudique …

- Ah ça, j'avais remarqué ! Déclara Kisima, en souriant.


Quand elles ressortirent de la douche, elles avaient chacune découvert en l'autre une nouvelle amie. Kisima avait fait de son mieux pour entretenir la conversation, et au fur et à mesure, Juvia avait pris en assurance. Elles avaient même fini par évoquer des sujets intimes, qui d'ordinaire ne dépassaient jamais le stade de pensée.


Gray, en pleine discussion technique avec un mage qui maîtrisait une variante de l'Ice Make, sentit Juvia avant de la voir venir. Douce au début, l'odeur de lilas et de groseille à maquereaux devenait entêtante à mesure que Juvia s'approchait de lui. Il était cependant tellement absorbé dans sa conversation, qu'il ne se tourna vers elle que quand elle vint occuper la chaise à côté de la sienne. Kisima était là également, assise de l'autre côté.

- En quel honneur t'es-tu fait belle comme ça ? Lui demanda-t-il en se penchant à son oreille.

- Quelle importance, tant que ça te plaît ? Répondit-elle en murmurant.

Se prenant au jeu, Gray glissa une dernière phrase :

- Ça ne me plaît pas seulement … Ça me donne envie de toi.

Juvia rougit jusqu'aux oreilles, et détourna le regard pour fixer le bois du bar. Gray, fier de sa réplique, reprit sa discussion avec l'autre Ice-maker.

L'heure du déjeuner arriva bientôt. Une moitié des mages était partie manger en ville, l'autre moitié attendait avec impatience le plat du jour, qu'Elia concoctait avec amour chaque midi. Cette fois-ci, il s'agissait d'un plat frugal, mais tout de même savoureux : du poisson pané et des frites. Mais, d'après Tengaro, ce n'était pas n'importe quel poisson, ni n'importe quelles frites. Comme ils étaient tout les cinq (les trois chasseurs et le couple) attablés, Tengaro saisit une frite qu'il brandit à la lumière :

- Ce sont les frites ! Il n'existe pas meilleures frites au monde que celles-ci !

Il goba tout entière celle qu'il tenait.

- Arrête tes conneries, maugréa Blueberry, toujours de mauvaise humeur après ce qu'Elia avait fait à son épaule.

Kisima se pencha à l'oreille de Juvia (elles étaient assises côte à côte) :

- Tu vas voir, bientôt il va dire que l'eau de cette carafe est un don des dieux.

Juvia ne put réprimer un sourire.

- Et ça, là ! C'est le poisson ! Le plus frais qui …

- Tais-toi, répéta Blueberry. T'as pas bientôt fini de faire le zouave ?

Le repas continua dans la bonne humeur, entre blagues et anecdotes. Tengaro raconta une nouvelle fois celle où il avait failli devenir chauve. Visiblement, cette presque mésaventure capillaire l'avait marqué.


Après le repas, Blueberry et Tengaro emmenèrent Gray en ville, pour aller prendre le digestif dans leur bar préféré. Elia ne gardait aucun alcool fort, au bar de la guilde.

- Est-ce qu'il y a une bibliothèque, dans la guilde ? Demanda Juvia.

Kisima, qui s'était depuis installée en face d'elle, répondit après une part de dessert.

- Oui, dans les étages, au-dessus du bureau du maître. Pourquoi ? Tu veux y aller ?

- Oui, Juvia aimerait voir quelque chose …

- Peu importe ce que c'est, je suis sûre que tu trouveras. Il n'y a pas beaucoup de bibliothèques dans le royaumes plus complètes que la nôtre.

Une fois le dessert achevé (Kisima en était à sa troisième part de tarte), elles se levèrent, et gravirent les marches, jusqu'à une double porte assez haute.

- C'est ici, dit Kisima en poussant un des battants.

Juvia entra lentement. La pièce était immense, et trois quarts de la surface étaient couverts de rayons de bibliothèque. Le reste consistait en tables et en chaises, à l'usage des lecteurs.

- Bonne recherche, dit Kisima en refermant la porte derrière elle.

Juvia regarda autour d'elle, et chercha le rayon dédié aux ouvrages d'histoire.


Sur le chemin du retour, Gray avait l'air absent. Autant il s'était amusé et avait rigolé avec Tengaro et Blueberry au bar, autant l'absence de Juvia le rendait aussi amorphe qu'un légume, sur le chemin. Il n'avait qu'une hâte, c'était de la revoir et de passer du temps avec elle. Ils allaient enfin avoir la possibilité de faire ce que les conditions du voyage les avaient empêché de faire depuis le départ de Gungnir : profiter l'un de l'autre sans se soucier des soldats à leurs trousses.

- Où est Juvia ? Demanda-t-il à Kisima, dès qu'il arriva au comptoir.

- À la bibliothèque, répondit-elle.

Gray n'en attendit pas plus, car il savait où se trouvait la bibliothèque - Tengaro lui en avait déjà parlé. Il n'y avait que cinq ou six mages dans la bibliothèque, dont la plupart étaient attablés à côté des rayons. Comme Juvia n'était pas du nombre, Gray partit à sa recherche dans les rayons. Cela lui prit de longue minutes. Son cœur sauta de joie, lorsqu'un éclat blanc et bleu attira son attention entre le gris et le marron des étagères surchargées de vieux volumes. Juvia était là, plongée dans un gros manuel à la couverture de cuir rouge. Il s'approcha d'elle à pas de loups, et elle sursauta en manquant de faire tomber le livre quand il posa ses mains sur ses hanches.

- Juvia a eu peur ! S'exclama-t-elle à voix basse.

Elle se retourna vers Gray, qui ne répondit pas. À la place, il lui prit un baiser.

- Pas ici ! Protesta Juvia, en rougissant.

En effet, l'endroit n'était pas approprié : ils pouvaient être vus depuis la grande allée qui parcourait la bibliothèque en son centre. Juvia remit le livre sur l'étagère, et suivit Gray. Ils longèrent le rayon jusqu'au mur, puis longèrent le mur jusqu'à tomber sur une fenêtre. C'était une petite fenêtre dans une paroi de bois et d'écorce de près d'un mètre d'épaisseur, mais c'était une fenêtre tout de même. Après cette fenêtre, le mur décrivait un angle à quarante-cinq degrés, pour rejoindre le mur opposé qui suivait la même trajectoire. Un rayon de bibliothèque venait s'appuyer sur l'angle, laissant un espace replié de deux ou trois mètres, abrité des regards indiscrets. La fenêtre toute proche fournissait un éclairage bienvenu. Juvia se laissa pousser dans l'alcôve, et accueillit Gray dans ses bras lorsqu'il l'étreignit. Ils commencèrent à s'embrasser avec passion, avant de laisser leurs mains se balader sur le corps de l'autre. Par un tour de passe-passe, les mains de Gray se retrouvèrent sous la robe de Juvia, et cherchèrent bientôt à s'emparer de sa culotte. Juvia ne s'y opposa pas au début, avant qu'elle ne change d'avis.

- Pas ici … On pourrait être vus !

Gray s'interrompit, et retira très lentement ses mains de là où elles étaient, presque avec déception.

- Mais … commença-t-il.

- Juvia en a envie, mais pas ici …

Gray se recula en soupirant. Ce n'était sans doute pas aujourd'hui qu'il pourrait rattraper avec Juvia le temps perdu pendant le voyage. Les mains dans les poches, il tourna le dos et s'éloigna en grommelant. Il était, d'une certaine manière, vexé et blessé dans son amour-propre. L'excitation avait bloqué sa perception, et il se bornait au refus de Juvia, sans aller jusqu'aux conditions qui n'étaient pas le moins du monde propices pour un rapport sexuel.

Juvia sentait qu'elle avait fait les choses de travers, à voir la démarcher que Gray avait en s'éloignant d'elle. Elle resta immobile un court instant, les bras ballants, avant de s'élancer vers Gray, et de lui sauter sur le dos. Au début, il ne fit rien, puis il passa ses bras sous les cuisses de la jeune femme pour la maintenir.

- Juvia a eu une idée, commença-t-elle.

- J'écoute, répondit Gray, tout en avançant.

- Gray et Juvia pourraient se retrouver quelque part dans la guilde, cette nuit, pour ne pas être dérangés …

- Je vois où tu veux en venir, déclara-t-il avec un début de sourire. Une idée sur l'endroit ?

- Aucune … Juvia demandera à Kisima de lui faire visiter la guilde. Alors, elle saura où aller.

Gray la reposa au sol, et se retourna vers elle, avant de la prendre dans ses bras. Il inspira longuement, emplissant ses poumons du parfum de Juvia.

- J'aime ton idée …


Un étage en-dessous, la discussion était animée dans le bureau de Neit. Celui-ci faisait les cent pas autour de son bureau, les mains croisées dans le dos et l'air soucieux. Deux lacrimas sphériques étaient posées sur les dernières places libres de son bureau surchargé de papiers.

- La situation est propice ! Dit une voix, émanant de la lacrima de droite. La junte militaire est aux prises avec la bourgeoisie locale. C'est maintenant ou jamais !

- Il y a une semaine à cheval entre Grand Chêne et Kaer Ys, peu importe qui tu enverras, ils n'y seront jamais à temps ! Clama la voix qui montait de l'autre lacrima.

- Du calme, Aguacero, du calme …Je n'ai pas prévu d'agir pour le moment. La fuite de Juvia et Gray n'est même pas encore organisée. Je n'ai pas prévu non plus de …

Neit s'immobilisa et se tut.

- La bonne idée ! Triompha-t-il. Je dois contacter Makarov au plus vite !

Aguacero comprit aussitôt de quoi il en retournait.

- Je t'interdis de mêler ma nièce à tout ça, tu m'entends ?

Mais Neit, bien sûr, n'entendait rien. Il farfouilla dans les tiroirs de son bureau, en quête d'une troisième lacrima de communication.

- Il a raison, intervint celui qui parlait via l'autre lacrima. Déjà que faire intervenir une guilde dans les affaires du royaume est assez risqué, il est suicidaire d'y mêler des représentants d'une guilde étrangère ! Ça provoquerait un incident diplomatique.

- Ben tiens, un révolutionnaire qui a peur d'un incident diplomatique, on aura tout vu, se moqua Neit, en installa la troisième lacrima sur le socle métallique qui allait avec.

- Et le prince ? A-t-on des nouvelles du prince ? Questionna Aguacero.

- Aucune, répondit le révolutionnaire. La dernière fois que mes agents sont entrés en contact avec lui, il se trouvait à Vineta, une des cités libres du détroit.

- Hmm, c'est mauvais, déclara Aguacero, très mauvais. Il faut qu'on entre en contact avec lui le plus vite possible, avant d'entrer en action !

- Du calme, j'essaie d'établir la communication, marmonna Neit.

- Il va falloir trouver un plan d'action, et vite, déclara le révolutionnaire.

- Plus facile à dire qu'à faire. Sait-on au moins quelles forces sont en faction au château ? Répliqua Aguacero.

- Non, mais on le saura bientôt. Mes agents sont sur le terrain.

- Ah, enfin, la communication est établie ! S'exclama Neit. Makarov ! Makarov, tu m'entends ?

Il y eut un court instant de silence.

- Oui, Neit, je t'entends !

La voix du vieux maître résonna dans la pièce, d'abord en grésillant, puis avec clarté et précision.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Gray et Juvia sont chez toi ?

- Oui, justement, c'est à propos d'eux que je t'appelle.

- Il leur est arrivé quelque chose ? Ne me dis pas que tu les a testés contre tes chasseurs de dragons ?

Neit eut un petit rire nerveux.

- Non, enfin si, mais ce n'est pas le propos. Bon, écoute, je vais être direct.

- J'écoute.

- Ça ne te gêne pas si j'implique Gray et Juvia dans notre action contre les putschistes ?

Commentaire de l'auteur Alors, qu'en pensez-vous ? Désolé pour la scène de lime, j'ai dû faire des aménagements pour éviter de la faire venir comme un cheveu sur la soupe. Je me suis rattrapé en donnant la scène finale, qui n'aurait dû intervenir que dans plusieurs chapitres, et qui du coup commence à mettre en place l'arc suivant. Il va commencer à y avoir, à partir de maintenant, beaucoup de questions à se poser à propos de la suite du récit :3 En tout cas, merci d'avoir lu, et à la prochaine ! Bon week-end de la Pentecôte ! (bon, moi je retourne tuer des vilains monstres)
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