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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 7050
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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Paradiso

[4562 mots]
Publié le: 2015-03-06Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Le neuvième chapitre est finalement là, dans les temps ! Bonne lecture ! Banzai !

Chapitre 9 : Paradiso


Juvia chercha Gray des yeux. Mais il n'était pas là. Il s'était déjà réveillé, et était parti. Juvia n'avait pas de mots pour exprimer à quel point elle détestait quand il n'était pas là à son réveil. Alors, elle se leva et s'habilla, mollement, sans motivation. Un réveil sans Gray était pour elle comme un caramade frank's sans caramel : cela n'avait aucune saveur, aucun intérêt. Mais cependant, il ne pouvait pas être loin : il ne connaissait pas la région. Alors qu'elle s'asseyait à la table de la cuisine, un léger bruit de pas l'alerta. Les enfants de Lux et Lucius arrivaient derrière elle, avec un air timide, et vinrent s’asseoir avec hésitation. Juvia hésita elle-même un court instant, avant de se proposer :

- Juvia peut faire quelque chose pour vous ?

- Lucy a faim … Dit la petite fille.

L'homonyme fit sourire Juvia.

- Fais-nous un petit-déjeuner, demanda son grand frère.

Fière de se voir confier une telle mission, Juvia se leva, le regard brûlant des flammes de la détermination.

- Qu'est-ce que vous aimez manger, au petit déjeuner ? Demanda-t-elle, en regardant dans les placards.

- Du bacon grillé et des œufs ! Déclara énergiquement le garçonnet.

Bien sûr. Le bacon grillé et les œufs étaient la composante essentielle d'un petit-déjeuner réussi, au Draupnir, et elle en avait elle-même raffolé, quand elle était enfant. Cependant, il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas eu à s'atteler à la préparation d'un tel repas traditionnel.


- C'est prêt ! Triompha Juvia, une dizaine de minutes plus tard.

Elle dénoua le tablier qu'elle avait mis pour l'occasion, et apporta sa préparation à table. Le fumet qui s'en dégageait était fort alléchant, et elle se félicita d'avoir subrepticement augmenté les doses, afin d'en profiter un peu elle-même. Les enfants se servirent eux-même. L'aîné piqua une tranche de bacon avec suspicion, l'inspecta attentivement, et la porta à ses lèvres. Comme il décréta que ce devait être comestible, il en mordit un morceau. Sa petite sœur ne faisait pas tant de cas : elle avait soigneusement découpé une tranche en morceaux, qu'elle s'appliquait ensuite à enfourner goulûment. Pour une fillette d'à peine trois ans, son autonomie en aurait surpris plus d'un.

- C'est … Commença son frère. C'est …

- C'est quoi ? Demanda Juvia, anxieuse de sa performance.

- C'est délicieux ! Luke adore ça ! Tu cuisines trop bien, tante Ju !

- Lucy aime beaucoup aussi, dit la petite fille, entre deux bouchées.

Et il commença à enfourner le déjeuner avec la même avidité que sa jeune sœur. Surprise d'avoir reçu le titre de « tante » pour un simple petit-déjeuner, Juvia les regarda faire, le regard attendri. Un jour, sans doute, ce serait à ses enfants qu'elle préparerait le petit-déjeuner, et ce genre d'instants la faisaient rêver. Elle se voyait déjà apporter les croissants, les tasses de lait chaud, les biscuits, à une table qu'occupaient Gray et leurs enfants (qui étaient toujours étrangement nombreux, dans ce genre de rêveries).

- Alors comme ça, tu es devenu leur tata ? Demanda Lux en souriant.

Juvia releva la tête de ses pensées. Son amie arrivait dans la cuisine, longeant le plan de travail qui séparait la pièce du salon. Elle s'était habillée, mais portait un châle sur les épaules.

- On dirait bien, répondit Juvia en souriant.

- Quand Lux repense à tout ce qu'on a pu faire, gamines … Soupira Lux.

- Juvia s'en souvient à peine, tu sais …

- En tout cas, ton Gray, il a pas mal de chance, d'avoir une jolie petite femme comme toi. Tu lui prépares le petit-déjeuner, parfois ?

Juvia rougit.

- À vrai dire … C'est plus souvent Gray qui prépare le petit-déjeuner …

Les yeux de Lux s'arrondirent.

- Et il fait la vaisselle ?

- Parfois …

- Il passe le balai ?

- On vit dans son appartement, il a ses habitudes de ménage …

- Il repasse ses affaires, aussi ?

- Jamais …

- Ah, Lux se disait bien, aussi, il n'est pas parfait, ton mari ! Dis-moi, un peu, qu'est-ce qui t'a fait craquer, chez lui ? Lux est bien curieuse de savoir !

- Euh .. Eh bien … Comment dirait Juvia … C'est-à-dire que …

- C'est vrai qu'il est charismatique, mais ça étonnerait Lux que la Juvia qu'elle a connue soit devenue si facile que ça. Il y a bien autre chose, non ?

Juvia saisit les mains de son amie, sur la table.

- Tu te souviens de l'ancienne malédiction de Juvia, non ?

- Oui, très bien, mais …

- Il a été le premier à faire voir à Juvia la couleur du ciel, Lux. Gray n'est pas le premier garçon que Juvia ait aimé, mais il est le premier à avoir fait briller le soleil sur elle ! Et puis, il a toujours été très gentil avec Juvia …

- Si on excepte tout les râteaux qu'il t'a infligé durant quatre ans, non ? Sourit Lux.

- C'est du passé, maintenant ! Triompha Juvia.

- C'est vrai, et c'est tant mieux. Lux espère qu'elle sera invitée au mariage !

- Quel … Quel mariage ? Bredouilla Juvia.

- Le tien, banane ! J'aimerais vraiment te voir en robe de mariée …

Une idée passa par l'esprit de Lux, et son visage s'en éclaira. Juvia eut peur de comprendre.

- J'ai gardé ma robe de mariée, déclara son amie. On va te la faire essayer !

- Non, Juvia préférerait éviter …

- Allez, Lux est sûre que tu as déjà rêvé de ton mariage un nombre incalculable de fois, alors pourquoi tu ne veux pas y mettre un peu de réalité ?

À cet instant, les enfants quittèrent la table, car ils avaient terminé leur petit-déjeuner. Alors, Lux se leva et entraîna son amie par la main, en direction d'une chambre inoccupée de l'étage.

- Tu vas être magnifique, j'ai hâte de voir ça, dit Lux en ouvrant la porte.

Il s'agissait d'une pièce uniquement occupée par quelques meubles de rangement. Lux s'approcha de la plus grande armoire de la pièce, et l'ouvrit. Juvia ne demandait qu'à lui fausser compagnie, mais son amie était trop vigilante pour ça. Comprenant qu'elle ne pourrait plus échapper à son destin, elle commença à prier pour que Gray ne rentre qu'après qu'elle soit sortie de la robe.

Alors que Lux l'aidait à délacer la robe traditionnelle bleue et noire qu'elle portait, Juvia se demanda subitement ce qu'elle ressentirait vraiment, le jour où elle devrait mettre une telle robe pour son mariage.

- Lux … Ça fait quoi, de se marier ?

- En voilà, une question, répondit son amie. C'est quelque chose de subjectif, mais en principe, c'est le plus beau jour de ta vie. C'est une journée qu'on n'oublie pas. Tu verras quand tu y seras.

La réponse n'aidait pas plus Juvia, mais elle se tut : il était désormais temps d'enfiler la fameuse robe de mariée.

Contrairement aux robes de mariées de Fiore, qui étaient toutes blanches, le coloris des robes à Captio n'était pas défini - même si le blanc restait dominant. La robe de Lux était blanche, avec des bandes bleues le long du corset, et beaucoup de dentelle. Juvia se sentit un peu serrée dedans, car la robe avait été taillée à l'époque pour une jeune fille de dix-neuf ans. Si Juvia avait eu dix-neuf ans, elle n'aurait pas eu de problèmes, mais elle en avait vingt-trois, et avait encore gagné quelques courbes depuis.

- Lux revient, dit son amie en quittant la pièce.

Elle revint quelques dizaines de secondes plus tard, avec un bouquet dans les mains. Les tiges encore ruisselantes d'eau indiquaient assez bien que le bouquet en question provenait du salon. Lux le plaça dans les mains de Juvia.

- Maintenant, tu ne bouges plus.

Elle passa derrière elle, et arrangea sa chevelure.

- Voilà ! Triompha la marieuse improvisée, après quelques minutes de coiffure.

La mariée se tourna vers son amie, hésitante.

- Ah, tu es tellement jolie, comme ça. Lux est nostalgique …

Elle rabattit le battant ouvert de l'armoire, car il y avait un miroir dessus. Quand Juvia se découvrit dedans, son cœur s'égara un court instant, et la première pensée qui lui vint fut qu'elle voulait que Gray la voie comme ça.


Avant que son invité ne parte, Aguacero réussit à lui faire goûter un petit verre de liqueur locale, tiré d'une bouteille qu'il gardait bien à l'abri dans un placard. Il s'agissait d'une liqueur distillée à base de malt d'orge, semblable à du whisky. Cependant, le breuvage était tellement fort que Gray toussa sans interruption pendant plusieurs minutes, au grand amusement de son oncle par alliance. Cela ne fit qu'augmenter la hâte qu'avait le jeune homme à retourner à la maison.

- Je compte sur toi pour faire des merveilles ce soir ! S'exclama Aguacero depuis le perron, alors que Gray avait déjà parcouru quelques mètres depuis la maison.


Quand Gray revint chez Lux, il croisa justement cette dernière devant l'habitation : elle emmenait les enfants à l'école, et s'y rendait de même pour son métier d'institutrice.

- Ah, Gray, tu tombes à pic, dit la mère de famille, en le voyant débouler les mains dans les poches. Juvia a fait un malaise, elle se repose dans le salon. Lucius est parti travailler, et moins elle sera seule, plus Lux sera rassurée.

- Un malaise ? S'inquiéta Gray.

- Oh, rien de grave.

- Rien de grave, tonton Gray ! Renchérit Luke.

L'instant d'après, Lux s'éloignait avec ses enfants.

« Je suis devenu tonton, maintenant … Voilà autre chose … » Marmonna mentalement Gray, en ouvrant la porte.

- Juvia ? T'es là ? Dit-il.

Il referma la porte derrière lui, et ôta sa veste.

- Au salon … Murmura faiblement la voix de Juvia.

Il accourut. Juvia était avachie dans le canapé. Elle était toute rouge. Son front, ainsi que les petits cheveux frisés de ses tempes, étaient mouillés de sueur. Le corsage de sa robe traditionnelle était délacé, pour la laisser respirer.

- Qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Demanda Gray, en se laissant tomber à genoux près d'elle.

Juvia lui raconta en détail l'épisode de la robe de mariée.

- Je compte sur toi pour pas tomber dans les pommes, quand ça sera vraiment le moment, dit-il en souriant.

Il ne se rendit compte qu'après coup de la portée de ses propos, et faillit regretter de les avoir tenus, car Juvia en avait encore plus rougi (si c'était encore possible).

- Tu veux un verre d'eau ? Demanda-t-il.

- Juvia veut bien …

elle désigna la table basse, où était déjà posé un grand verre vide. Gray le prit et le remplit à la cuisine, avant de revenir prestement le servir à sa bien-aimée. Juvia remarqua immédiatement à quel point il était aux petits soins avec elle. La tentation d'en profiter un petit peu fut trop forte pour qu'elle y résiste, car ce n'était pas tout les jours que Gray se comportait comme son dévoué chevalier servant. Alors, elle demanda à Gray qu'il lui ramène quelques biscuits, et un carré de sucre pour se remettre en forme. Cependant, le sens du devoir rattrapa Gray, et il s'en fut chercher les livrets de rôle. Il leur restait encore pas mal de choses à retenir de leur rôle, pour la représentation, et ils ne comptaient pas décevoir leur public.

C'est à cela, et uniquement à cela, que fut dédiée leur journée. Aguacero se joignit à eux en début d'après-midi, et ils répétèrent deux fois la pièce du début à la fin. Gray avait encore de nombreux trous de mémoire, mais Juvia connaissait déjà par cœur son rôle, à la virgule près.

Vers dix-huit heures, les trois comédiens improvisés quittèrent la maison, après avoir préparé leurs costumes. La scène de bois avait été entièrement terminée durant la journée, et il y avait désormais même un épais rideau rouge qui cachait la scène à proprement parler. Il y avait une dizaine de rangées de chaises de bois, déjà prêtes pour les spectateurs. Il n'y avait pas un chat sur la place, car tout le monde était occupé aux alentours de l'école, où étaient installés les amusements de la kermesse. Quelques villageois étaient cependant encore affairés près de la scène, notamment pour l'arrangement des décors. Il y en avait en tout quatre, peints sur de grands assemblages de planches : une salle du trône, une clairière en forêt avec une source en son centre, les pentes d'une colline, et les steppes du Draupnir. Chaque décor faisait cinq mètres de haut sur dix de large, et avait été soigneusement peint.

- Où est-ce que vous rangez les décors ? Demanda Gray, surpris par la taille des peintures.

- On les démonte, expliqua Aguacero. Ces décors sont peints sur de nombreuses planches, qu'on solidarise entre elles avec des solives quand on en a besoin. Quand il faut les ranger, il suffit d'enlever les solives, et de transporter les planches en sûreté.

Une vieille femme les vit arriver, et s'approcha d'eux.

- C'est l'heure d'enfiler vos costumes, dit-elle.

Elle prit Juvia à part, et l'emmena dans une maison adjacente, dont toute une pièce avait été dédiée à l'entreposage de matériel pour la pièce.

- Tu es devenue si jolie, dit la vieille femme en ouvrant la porte. Tu ressembles tellement à ta mère, c'est troublant. Même si tu as les yeux de ton père …

Juvia garda le silence, car l'évocation de ses parents la mettait toujours mal à l'aise. Mais une interrogation se forma dans son cœur, et bien qu'elle fit tout son possible pour la garder derrière la barrière de ses lèvres, elle ne pouvait lutter contre la folle envie de savoir qui l'habitait.

- Parlez-moi de ma mère, dit-elle dans un souffle. À quoi ressemblait-elle ?

- Elle te ressemblait beaucoup, au même âge. Elle avait toujours une expression aimable, et aidait toujours le gens. Mais …

- Mais quoi ?

- Tu devrais être assez grande pour comprendre, maintenant … Ta mère était …

- Elle avait la santé fragile, c'est ça ?

Cela fit sourciller la vieille femme.

- Ta mère avait une santé de fer ! Personne au village ne se souvient de l'avoir vue malade un jour.

Cette fois-ci, c'est Juvia qui sourcilla.

- Mais pourtant, elle avait la santé fragile … C'est ça qui l'a emportée …

La vieille femme soupira.

- Ça a dû te rappeler de mauvais souvenirs … N'en parlons plus, changeons de sujet.

Pendant tout le temps que prit l'habillage, Juvia ne put chasser de son esprit ce qu'elle venait d'apprendre. Si sa mère avait prétendument eu une santé si solide, comment avait-elle pu mourir de maladie ? Lorsqu'elle ressortit, les villageois arrivaient déjà aux alentours de la scène. Gray et Aguacero attendaient juste derrière, impatients. Ils avaient déjà enfilé leur costume.

Quand Gray vit Juvia sortir, il se demanda s'il n'avait pas mangé quelque chose de louche, dans la journée. Depuis qu'il la connaissait, il n'avait pas souvenir de l'avoir un jour vue aussi belle. Son rôle de princesse semblait avoir été écrit pour elle, et les habits semblaient avoir été taillés pour lui aller. Mais les habits n'étaient pas ce qui la rendait si exceptionnelle : Gray l'avait déjà vue avec de tels habits. Ses longs cheveux bleus étaient savamment coiffés en chignon, retenu par une chaînette de pierres précieuses. Une parure de diamants rayonnait à son cou, et un saphir brillait à chacune des boucles d'oreille. Elle n'était pas maquillée, excepté un fond de teint pâle. Jusqu'à présent, Gray avait considéré son premier costume (le plus princier des trois) comme assez classe et élégant, mais maintenant que Juvia l'avait rejoint, il avait l'impression qu'elle était la belle, et lui, le clochard.

Sentant le regard de Gray sur elle, Juvia rougit en s'approchant de lui et de son oncle.

- Alors ? Vous êtes prêts pour la représentation ? Demanda Aguacero.

Force était de constater que son accoutrement royal lui allait fort bien. Il avait même condescendu, exceptionnellement, à se détacher les cheveux pour le rôle. Il portait un manteau bleu et doré, surmonté d'une cape d'épaule bleue et blanche, dont le motif représentait le drapeau du Draupnir : un dragon blanc stylisé, sur fond bleu clair.

- Plus que prêt, répondit Gray, qui avait hâte d'en avoir fini.

- Juvia est prête.

Aguacero la regarda, et il ne put s'empêcher de se sentir fier. Il crut un instant voir sa sœur défunte, tant elle ressemblait à sa fille. Cependant, le regard froid qu'elle lui adressa en retour le tira de ses rêveries. Un regard qui disait : « dis-moi la vérité ». Il n'allait pas pouvoir garder ses secrets beaucoup plus longtemps, et il se demnda alors si Juvia était prête à devenir détentrice de la vérité, à son tour. Car il y avait énormément de choses qu'elle ne savait pas, y compris à propos d'elle-même, et que lui savait. Il revoyait le visage ensanglanté de sa sœur, qui l'implorait de prendre soin de sa fille - de Juvia - et de tout lui dire quand elle en aurait l'âge. Ces visions ne l'avaient pas hanté depuis longtemps déjà, mais depuis que sa nièce était revenue, il les voyait tout les soirs en cauchemar. Le secret n'avait été gardé que trop longtemps, il était grand temps que le savoir se transmette.

Quelques minutes passèrent dans un silence nerveux et tendu entre les trois comédiens d'un soir. La place se remplissait peu à peu, et aucun villageois ne manquait à l'appel. Alors, le troubadour du village, affublé d'un masque noir et blanc, monta sur scène, devant les rideaux.

- Ce soir, mes amis, oui, ce soir … Nous allons vous faire la représentation d'une bien grande pièce, une pièce historique ! L'histoire d'un roi, de sa princesse de fille, et du rôdeur. L'histoire d'une bataille décisive. L'histoire d'un voyage à travers les plaines. L'histoire d'un amour impossible, et pourtant, bien réel … Le bleu est la couleur des rois !

Il fit une rapide courbette, et quitta la scène en sautillant. Le public applaudissait déjà. Les rideaux s'ouvrirent. Aguacero arriva sur la scène d'un bond, par le côté droit. D'un geste royal, il rabattit sa cape d'épaule sur lui. Il s'avança vers le milieu de la scène, et commença à déclamer son rôle, en faisant les cent pas, d'un air soucieux.

- Ah, hélas ! Je me fais vieux, et mon royaume aussi. La guerre est à mes portes, mes conseillers ne sont que vieux croûtons rassis, et mes généraux, guère plus qu'un ramassis de propres à rien, et séniles ! Mais heureusement, j'ai ma fille. Ah, ma fille ! Elle ressemble tant à sa mère, que je croirai l'avoir sous les yeux. Et si jeune ! Elle n'aurait que vingt ans, ce printemps. Que ne puis-je trouver un parti à sa mesure ! Les soupirants se bousculent aux portes du château, un souci de plus sur la longue liste de ce qui m'accable …

Le monologue d'Aguacero s'étira dans le temps. À mesure qu'il approchait de la fin, Juvia tremblait de plus en plus. Restée à l'arrière avec Gray, elle devrait faire son entrée en scène à la fin de la première tirade d'Aguacero. Mais elle était presque paniquée. Alors qu'Aguacero finit sa phrase, Gray la prit dans ses bras.

- Allez, à toi de faire des merveilles. Essaye de me rendre encore plus dingue de toi !

Ces mots lui redonnèrent courage. Elle avança à son tour, et grimpa le petit escalier sur le côté de la scène. Gray s'assit sur un tabouret, laissé au besoin des techniciens et comédiens. La pièce comptait trois actes, et lui-même ne ferait sa première apparition que vers la fin du premier - c'est-à-dire pas avant une dizaine de minutes.

- Père, vous voilà ! Dit Juvia, d'un ton enjoué.

- Ma fille, ma chère fille … Tant de soucis accablent ton pauvre père, si tu savais …

Aguacero s'avança jusqu'à Juvia, et la prit dans ses bras.

- Ma chère fille … Ne voudrais-tu pas te décider à te marier, un jour ? Tu vas bientôt avoir vingt ans, et toujours aucun fiancé ne m'a été présenté ! Comptes-tu attendre ma mort pour trouver l'amour ?

- Mais, père … Vous savez très bien que je n'ai aucune intention de me marier !

- Ah, c'est bien là, la plus grande faute de ta regrettée mère, mon enfant … L'amour n'est pas chose dont les grands de ce monde devraient se soucier. Mais soit, si c'est l'amour que tu veux, et non pas le profit de ton peuple, alors fais donc. Je ne t'ai jamais rien refusé, et ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer. Mais en tant que ma fille et unique héritière, tu est appelée à devenir reine, après ma mort. Une reine pensant à elle-même avant de penser à son peuple ne mérite pas ce titre.

- Mais une reine n'a pas besoin de roi avec elle, père.

- Une reine sans roi n'a pas d'héritiers, et un royaume sans héritier est voué à se déchirer. C'est là le cœur du problème, mon enfant. Tu vis de rêves d'amour, mais ton royaume, lui, c'est de pain et de seigle qu'il vit ! L'amour ne nourrit pas son homme. L'or, si. Et, mon enfant, j'espère bien pouvoir serrer dans mes bras un petit-fils ou une petite-fille, avant de rejoindre nos ancêtres à Helheim …

Le dialogue continua pendant plusieurs minutes. Gray fut fier de constater que Juvia n'avait aucun mal à s'exprimer, et même, fournissait une représentation très vivante. Puis, ce fut à son tour d'entrer en scène. Deux figurants déguisés en garde s'approchèrent de lui, car il était introduit dans la pièce en tant que prisonnier.

- Votre Majesté ! S'exclama l'un des gardes, amenant Gray sur scène. Nous avons capturé cet espion, près des murs du château !

- Je ne suis pas un espion ! Répondit Gray, avec force.

Il tenta de se débattre, mais la prise des gardes était trop forte.

- Et qu'est-ce qui vous fait penser que ce malandrin est un espion ? Questionna Aguacero.

- Il furetait près des murs, en quête d'un passage dans lequel s'immiscer. C'est sans doute un suppôt d'Heimdäll !

Aguacero considéra Gray d'un regard circonspect, mais Juvia ne cachait pas sa curiosité pour cet être étrange, presque issu d'un autre monde.

- Est-tu vraiment un espion, jeune homme ?

- Non ! Je le jure sur les neuf dieux !

- Qui donc prétends-tu être, alors ?

- Je suis Vidar, fils d'un inconnu. J'ai des informations que vous serez content d'apprendre, si toutefois vous ne me coupez pas la tête avant que je ne puisse vous les donner.

- Et quelques sont ces informations ?

- Votre Majesté, vous ne devriez pas …

- Suffit, soldat. Condamner hâtivement un homme sans écouter ses propos, ce n'est pas de la justice.

- L'armée d'Heimdall est à trois jours au sud d'ici, et marche directement sur Steyr. Vous devez absolument vous mettre en ordre de guerre …

- Une armée forte de dix mille hommes, à trois jours de mon château, et je ne le saurais pas ?

- C'est une armée qui ne voyage que la nuit, et par petit groupes.

- Quelle preuve en avez-vous ?

- Ceci.

Gray tendit à Aguacero un morceau de papier froissé, censé représenter un message manuscrit.

- C'est signé par Heimdall en personne, et ça confirme vos dires … Gardes, relâchez cet homme. Si les dieux nous sont favorables, il est probable que vous lui deviez bientôt la vie.

Aguacero s'éloigna du centre de la scène et tourna en rond quelques instants, avant de dire :

- Être en la possession d'un tel document signifie que vous n'êtes pas un vulgaire manant. Qui êtes-vous, et d'où venez-vous ?

- Je suis un rôdeur solitaire, rien de plus.

- Vous avez pourtant un visage de prince.

- On me le dit souvent.

- Je vais envoyer des éclaireurs au sud, et s'ils confirment vos dires, vous serez grassement récompensé, pour vos services inopinés. Mais si jamais cela ne s'avère être qu’esbroufe … Vous serez tué.

- Non ! S'exclama Juvia, spontanément, en couvrant sa bouche dans un geste de surprise.

Aguacero se retourna vivement vers elle.

- Qu'y a-t-il, ma fille ?

- Père … On ne peut châtier un homme pour un mensonge si inoffensif … et vous l'avez dit vous-même, le billet qu'il vous a présenté était signé de la main même d'Heimdall. Peut-on fournir preuve plus véridique ?

Aguacero soupira.

- C'est vrai, ma fille. J'ai parlé un peu vite, sans doute. Lâchez cet homme, gardes. C'est mon invité.

Les gardes quittèrent la scène.

- Nous allons devoir parler, toi et moi, dit Aguacero à Gray. Approche donc, allons dans mes appartements.

Aguacero se retourna, et quitta la scène à son tour. Gray le suivit, et quand il passa devant Juvia, il la regarda avant de dire :

- Vous m'avez probablement sauvé la vie, princesse.

Et la princesse rougit.

Ainsi se termina le premier acte de la scène. Le suivant débuta par un long dialogue entre Gray et Aguacero, précédant le départ en guerre des forces du royaume. La scène finale décrivait la mort d'Aguacero, au champ de bataille, tandis qu'il demanda à Gray de retourner au château le plus vite possible, et d'en éloigner sa fille le plus loin possible. Le deuxième acte était plutôt court. Après un intermède assez long, le troisième acte, plus long que les deux précédents réunis, débuta. La première scène consistait en la fuite du château, et une grande partie de l'acte fut consacré aux efforts que Gray dût déployer pour empêcher Juvia d'accomplir sa vengeance. Lors de la scène finale, Gray gisait au sol, une flèche (factice) dans le ventre, et Juvia pleurait au-dessus de lui son amour perdu. La pièce s'achevait ainsi, et le public se leva pour applaudir. Les comédiens se relevèrent à leur tour, et saluèrent. C'était une réussite totale, qui resterait dans les mémoires de nombreuses années.

Quand ils arrivèrent dans la chambre qu'ils occupaient chez Lux, Gray et Juvia se jetèrent l'un sur l'autre, hâtifs de pouvoir s'amuser.

Commentaire de l'auteur Et voilà, j'imagine que maintenant, il y a quelques questions que vous vous posez :3 Bon, j'avoue avoir un peu écourté la description de la représentation, mais ce n'était pas le but premier de ce chapitre. J'en ferai un résumé plus complet dit par Aguacero, plus tard dans la narration. Du coup, au prochain chapitre, on change totalement de cadre, parce qu'ils partent dans les montagnes, pour vous-savez-quoi. Le chapitre 10 est déjà terminé mais il est assez court, par contre, le 11 s'annonce déjà assez long, et riche en apprentissages !Si vous avez des remarques, n'hésitez pas ! Merci d'avoir lu, et à la prochaine fois ! Banzai !
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