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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 771 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 397 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 594 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 7061
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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The seed

[3260 mots]
Publié le: 2015-02-26Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Le septième chapitre de l'histoire ! Ça en fait déjà un de plus que Memento Audere Semper, et maintenant, Memento Vivere en fait à peu près la moitié ! ... Ça progresse vite ... Bref, j'espère que ça vous plaira, alors bonne lecture ! Banzai !

Chapitre 7 : The seed


Gray et Juvia dansèrent jusqu'à une heure tardive. Dès les premiers pas, Gray avait étrangement oublié qu'il était censé ne pas savoir danser, et s'était laissé emporté dans les pas de Juvia. Les autres villageois avaient continué de faire la fête. Vers minuit, cependant, Aguacero fit irruption, et demanda à Gray et Juvia de le suivre. Ils le suivirent jusqu'à chez lui.

- Juvia n'était pas venue depuis toute petite, dit-celle ci avec émotion, en passant le linteau de la porte.

Aguacero les invita à s’asseoir autour de la table de la cuisine. Il les rejoignit, avec trois verres d'eau.

- De quoi va-t-on parler ? Demanda Gray.

- De beaucoup de choses, répondit son hôte.

Celui-ci s'assit en face de sa nièce.

- Pour commencer, j'aimerais savoir pourquoi vous êtes venus vous fourrer dans un coin aussi paumé, dit-il d'une voix dure.

Juvia voulut prendre la parole, mais Gray le fit à sa place :

- C'est moi qui ai décidé du voyage. C'était le meilleur moyen que j'ai trouvé pour qu'elle croie enfin à mes sentiments.

- C'était surtout le meilleur moyen pour la faire tuer ! Tempêta Aguacero, en donnant du poing sur la table.

Son accès de colère fit sursauter ses invités.

- Juvia, il y a des gens qui vendraient leur propre mère pour capturer l'un d'entre nous ! Poursuivit-il. C'était de l'inconscience, de revenir ici, tu le sais très bien !

- Juvia est forte, répliqua-t-elle avec assurance. Juvia est l'une des plus fortes de sa guilde. Et Gray aussi est fort.

Aguacero semblait s'attendre à cet argument. Il se leva, et retroussa la manche droite de sa veste bleue, dont la matière semblait vouloir résister à tout pli. Une longue brûlure, qui s'étendait du creux du poignet à la saignée du coude, serpentait sur la peau pâle de l'homme.

- Ça, je l'ai reçu l'année suivant ton départ, dit-il à Juvia. C'est un mage du roi lancé à ma poursuite, qui m'a fait ça. Il s'en est fallu de peu, ce jour-là.

Juvia cachait sa bouche derrière ses mains, en signe d'horreur. Gray contemplait en silence, car c'était là le lot des mages de terrain. Lui même portait le signe de son métier, au-dessus de l’œil gauche et près de la hanche droite.

- Pourquoi est-ce que vous êtes pourchassés par les mages du roi ? Demanda-t-il.

- Le moment n'est pas encore venu pour vous parler de ça, répondit Aguacero après une courte pause. Je voulais juste vous parler du danger qu'on encourt, par ici, quand on a les cheveux bleus et qu'on maîtrise la magie de l'eau. Le voyage de retour sera dangereux, aussi. Au fait, savez-vous si vous avez été suivis ?

- Pas la moindre idée, répondit Gray.

- Avez-vous séjourné dans quelque hôtel, entre ici et Fàfnir ?

- À Fàfnir, justement, dans un petit hôtel.

- Le patron s'appelle Georg, il est très gentil, ajouta Juvia. Avant le départ, il nous a offert une carte et des affaires de voyage.

- Georg ? De L'oie blanche ?

- Lui-même, dit Gray. Vous le connaissez ?

- C'est un vieil ami à moi. À une époque, on faisait affaire ensemble.

- Pourquoi toutes ces questions ? Demanda Juvia.

Cela faisait plusieurs minutes que la question lui brûlait les lèvres.

- Pour notre sécurité, à tous. J'aimerais vous emmener … Quelque part, tout les deux.

- Où donc ? S'enquit Gray.

- Quelque …

C'en fut trop pour le jeune homme. Il se leva d'un coup, claquant ses mains sur la table.

- Y'en a marre, à la fin, de tout ces mystères ! On est venus jusqu'ici pour en savoir plus sur les origines de Juvia, pas pour se faire servir du mystère jusqu'à plus soif ! On veut des réponses ! Pas des questions !

Aguacero soupira.

- Je comprends ta pensée. Je ne peux pas tout vous dire maintenant, sinon je l'aurais fait dès le départ. Je peux cependant vous dire que votre venue ici va changer votre vie, et je peux aussi vous dire où je compte vous emmener.

Il ficha son regard dans celui de sa nièce, immobile.

- Je vais vous amener dans les montagnes, à Álfheimr.

- Alf quoi ? Demanda Gray, qui butait sur le mot.

- Álfheimr, répéta Aguacero. Il s'agit d'un endroit sacré, pour nous, et pas des moindres.

Le teint de Juvia était devenu encore plus livide que sa pâleur naturelle, et sa bouche était à moitié ouverte, en signe d'étonnement.

- Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta Gray.

- Rien, mentit Juvia.

Aguacero leur exposa ensuite un topo détaillé sur la situation avec les bandits, et finit par déclarer qu'un peu d'aide pour chasser les malandrins ne serait pas de trop. Ensuite, comme il se faisait tard, il les laissa retourner chez Lux. Les reconduisant jusqu'au seuil de la porte, il les regardait disparaître dans le noir, avec nostalgie. Cela lui rappelait son jeune temps, quand sa propre sœur - la mère de Juvia - était vivante, avant que la soi-disant justice du roi ne s'abatte sur eux.


- Eh bien, je suis presque rassuré de voir que je suis pas le seul à cultiver le secret, constata Gray, alors qu'ils arrivaient aux abords de la maison de leur hôtesse.

- Juvia n'aime pas ça non plus, si ça peut rassurer Gray, déclara-t-elle. Il y a trop de choses que Juvia voudrait savoir, mais que son oncle ne dit pas !

- Je comprends un peu ce que tu ressens. Figure-toi qu'il y a une certaine personne qui s'est trouvée une passion, dernièrement, pour me cacher des trucs.

Jouant le jeu, Juvia dit :

- Et qui est cette personne ?

- Quelqu'un que j'aime beaucoup.

Sans attendre, il coupa la voie à Juvia et la prit dans ses bras.

- Je suis vraiment content qu'on soit là, aujourd'hui, toi et moi, dit-il.

- Juvia aussi …

Ils reprirent la marche. Lorsqu'ils arrivèrent sur le perron de la maison de Lux, Juvia sortit de la poche de son manteau le double des clés que son amie lui avait donné. Tachant de faire le moins de bruit possible, ils entrèrent, ôtèrent chaussures et blousons, et gagnèrent leur chambre à pas de loups. Une fois dedans, ils allumèrent la petite lampe à pétrole qui faisait office d'éclairage, et se mirent à l'aise pour aller dormir.

- Au fait, qu'est-ce qu'il y a de spécial, à Alf-machin-chose ?

Il butait sur la prononciation des trois consonnes suivies, et préférait ne pas essayer plutôt que d'écorcher le mot.

- Álfheimr, répondit Juvia, sans aucun souci de prononciation. C'est là que …

Elle s'assit sur le lit, et mit sa tête dans ses mains.

- C'est là que mes parents sont enterrés …

L'usage de la première personne alarma Gray, qui se laissa aussitôt tomber près d'elle pour la réconforter, comme elle commençait à pleurer.

- On n'est pas obligés d'y aller, si ça te rend triste, dit-il à voix basse.

- Juvia doit le faire. Il y a beaucoup de choses que Juvia doit faire, depuis longtemps.

Elle le regarda, avant d'ajouter :

- Gray l'aidera pour ça ?

- Gray aidera Juvia, peu importe ce qu'elle doive faire.

La prenant par les épaules, il la fit basculer doucement sur le lit. Ils avaient tout deux besoin de sommeil.


Quelques jours passèrent. Pendant ces quelques jours, ils se reposèrent au village, et participèrent à ses activités. Gray allait aider à couper du bois, chasser, faire des réparations, tandis que Juvia aidait surtout à l'école du village. Elle avait d'abord voulu faire les mêmes tâches que Gray, mais l'insistance de Lux (qui n'était autre qu'une des deux institutrices de l'établissement) avait fortement insisté pour qu'elle vienne les aider. Les jeunes élèves s'attachèrent très rapidement à elle, et pour dire vrai, elle aussi s'attacha rapidement à la marmaille.

Le troisième jour au dîner, Lucius aborda un sujet de conversation jusqu'alors inconnu des deux jeunes gens.

- Au fait, la fête du Roi va avoir lieu dans quelques jours. Ça vous dirait d'y participer ?

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Gray.

- Eh bien, Lux pensait qu'il en savait plus que ça sur ta région d'origine, Ju, observa Lux.

Juvia baissa les yeux, pas loin de culpabiliser.

- Il s'agit d'une fête annuelle, qui remonte à plusieurs centaines d'années. On ne sait plus très bien quelle en est l'origine, mais la tradition se perpétue encore aujourd'hui, et nous y tenons.

- Juvia s'en souvient un peu, dit-elle. Toute la journée, il y a des activités dans le village, un peu comme une kermesse … Et le soir …

Cela, elle ne s'en souvenait plus exactement.

- Le soir, on joue une pièce de théâtre en plein air, expliqua Lux.

- Le théâtre ! Le théâtre ! Scanda son fils aîné.

- Le répertoire est varié, déclara Lucius. Mais si on peut compter sur votre participation, cette année, on pourrait jouer … Cette pièce …

Lux lui jeta un regard signifiant « fais attention à ne pas en dire trop ! », et il comprit la consigne.

- Quelle pièce ? Demanda Gray.

- Le bleu est la couleur des rois, dit Lucius. C'est une très vieille pièce, c'est même la plus ancienne que l'on joue lors de la fête du Roi. C'est aussi la pièce la plus importante de la littérature du Draupnir. Malheureusement, on ne peux pas la jouer souvent …

- Pourquoi ça ?

- Parce que …

Voyant que son mari cherchait ses mots, Lux prit la parole.

- La jeune femme jouant la princesse doit avoir les cheveux bleus et la peau claire … Comme toi, Ju.

Les mots utilisés pour la description n'étaient pas ceux qui se transmettaient dans la tradition orale de la pièce, mais définissaient tout aussi précisément les prérequis que les mots tels qu'on s'en souvenait, par ici.

- Il faut aussi que le jeune homme jouant le rôdeur ait les cheveux noirs, mais ça n'est pas dur à trouver, ajouta Lux.

Gray commençait à comprendre.

- Et donc, vous voulez que Juvia y participe, dans le rôle de la princesse ? Demanda-t-il.

- Très précisément, répondit Lucius.

- Tu pourrais jouer le rôdeur, suggéra Lux, qui souriait à moitié.

- Je suis très mauvais comédien, se défendit immédiatement le jeune homme.

- Pas besoin d'avoir brûlé les planches du théâtre de Fàfnir, il faut juste savoir quel phrase du texte dire à quel moment, et savoir se mettre en scène, expliqua Lucius.

- Vraiment, j'en suis incapable, je …

- Lucius ne veux pas en savoir plus. Vous jouerez cette pièce tous les deux, c'est tout. Ce n'est pas Lucius qui l'a décidé.

- Qui, alors ? S'enquit Juvia.

- Les anciens du village, soutenus par ton oncle, répondit Lux. D'après eux, la pièce a été jouée pour la dernière fois en, attends voir … X766, un an avant ta naissance. C'étaient tes parents, qui avaient joué la pièce.

Cela, Juvia ne le savait pas, et une envie nouvelle gagnait en force dans son esprit. Le peu de souvenirs qu'elle gardait de sa mère valait bien la peine de se glisser au moins une fois dans le même rôle, elle qui avait tant dévié de la voie à laquelle son nom la destinait.

- On en parlera demain, conclut Lucius, en se levant.

Il apporta son assiette à la cuisine, imité par le reste des convives.


Après une longue partie de cartes (Gray s'était récemment découvert une passion pour le jeu local) qui s'acheva peu après vingt-trois heures, tous allèrent se coucher. En arrivant dans la chambre qu'il occupait avec Juvia, Gray vint à se poser une question, tellement élémentaire qu'il se demanda pourquoi il n'y avait pas pensé plutôt.

- Dis-moi, Ju … Si c'est vraiment ton oncle, cet Aguacero, pourquoi est-ce qu'il n'est pas venu te recueillir, quand … Quand tes parents sont morts ?

- C'est compliqué, répondit Juvia, alors qu'elle ôtait ses chaussettes. Tout ce que je sais, c'est qu'il ne pouvait pas s'éloigner de Gungnir. Sinon, il serait venu avec Juvia et ses parents, quand ils ont traversé le détroit.

Gray trouva cette explication plutôt bancale, et il se promit d'y revenir ultérieurement. Mais pour l'instant, le temps n'était pas à discuter de pareilles choses. Rapidement mis en caleçon, Gray s'allongea sur son côté du matelas. Il ne quitta pas Juvia des yeux. Après un temps relativement plus long, elle le rejoignit. Toutes ces courbes réunies en un seul endroit avaient éveillé l'émoi du jeune homme, d'autant qu'ils n'avaient pas fait l'amour depuis la veille du départ. Après avoir passé pas loin de deux semaines à s'amuser ensemble quasiment chaque soir, il s'agissait d'une transition assez rude pour le jeune homme. Juvia s'en accommodait, pour sa part, même s'il fallait avouer qu'elle aussi regrettait la période antécédente au départ. Cependant, elle frémit en sentant la main du jeune homme, qui courait sur son ventre. Une chaleur toute particulière se répandit dans ses veines. L'instant d'après, c'était la bouche de Gray qui se nichait au creux de son épaule, la faisant frissonner. La main continuait de courir sur sa peau, et remonta jusqu'à la base de sa poitrine. Alors qu'au début, elle n'avait pas très envie de ça, elle finissait peu à peu par basculer. À vrai dire, faire l'amour lui manquait aussi.


Le lendemain, Juvia se réveilla de bonne heure. Dans un premier temps, elle découvrit qu'elle était nue, et que Gray l'était également. Puis, arrivant à la conscience, elle constata qu'elle était à moitié allongée sur lui. En temps normal, elle aurait jailli hors du lit pour couvrir sa nudité, mais cette fois-ci, la douce chaleur dans laquelle elle s'était réveillée était comme paralysante, elle n'avait aucune envie de se lever. Et puis, il y avait déjà de nombreux jours qu'elle n'avait pas eu le plaisir de se réveiller après une nuit d'amour partagée avec celui qu'elle aimait.

Une dizaine de minutes plus tard, ce fut au tour de Gray d'émerger. Voyant que sa bien-aimée n'avait pas bougé, il hésita un long moment. Sa vessie pourrait tenir encore une ou deux minutes, mais pas plus : il devait vraiment aller aux toilettes dans les plus brefs délais. Cependant, la peau douce de Juvia faisait partie des rares choses capables de lui faire oublier tout le reste. Il laissa ses mains errer un court instant au creux du dos de la jeune femme, jusqu'à ce qu'une douleur lancinante ne lui perce les reins. Alors, il prit le taureau par les cornes, et repoussa doucement Juvia sur le côté du matelas.

- Toilettes, grommela-t-il en hâte.

Il remit son caleçon, boutonna mal la braguette de son pantalon, et ne prit même pas la peine de fermer la chemise qu'il se jeta sur le dos. Il sortit de la chambre à grandes enjambées. Le cabinet ne se trouvait qu'à quelques pas de là, dans le même couloir.

Quand Gray sortit après avoir achevé son ouvrage, il s'était écoulé au bas mot cinq minutes. Il se sentait autrement plus léger, et n'avait qu'une seule hâte : retourner au chaud, près de Juvia. En sortant du couloir, il vit dans l'embrasure (le couloir donnait directement sur le salon) Lucius à quatre pattes sur le sol, chevauché par ses deux enfants. Les deux hommes s'arrêtèrent en se voyant.

- Lucius sait ce que tu penses, dit-il le premier. « Quand j'aurai des gamins, je serais pas comme ça, moi. » On se le dit tous, ça, quand on n'a pas encore de gamins. Et puis quand on en a … On perd le contrôle, et on se retrouve à baver bêtement devant eux. Tu verras, quand t'aura des gamins, tu penseras à Lucius et tu diras « eh bien, il avait raison ! ».

- C'est pas pour tout de suite, les gamins, dit Gray en s'éloignant, sans parvenir à baisser le sourcil qui s'était haussé à la vue du père de famille.

Il n'y avait même pas un mois que lui et Juvia formaient ce qu'on pouvait appeler un couple. Le temps de penser à ce genre de choses était encore éloigné.

Quand il ouvrit la porte, il craignit de voir Juvia en train de s'habiller. Fort heureusement pour lui, il n'en était rien : elle était toujours enfouie sous les couvertures, et seul le sommet de son crâne dépassait. Se remettant en caleçon, il la rejoignit. Le sentant arriver, elle se tourna vers lui et lui ouvrit ses bras. S'il avait bien une chose que Gray regrettait vraiment, c'était d'avoir mis tout ce temps à comprendre qu'il aimait Juvia. N'ayant jamais connu l'amour avant elle, il n'avait su identifier l'étrange sentiment qui le prenait quand elle était près de lui, à se dandiner, ou à se morfondre d'amour. Ils avaient beaucoup de temps et de choses à rattraper, ensemble. Comme par exemple, se faire pardonner pour tout le malheur qu'il avait pu lui causer, quatre années durant, ou encore s'intéresser à elle.

« Qu'est-ce que tu peux bien me cacher, encore ? » s'interrogea-t-il, près de se noyer dans les prunelles bleues qui le fixaient calmement.

Il n'était pas loin de le formuler de vive voix, mais la main que Juvia passa dans son dos le paralysa.

- Il va falloir se lever, dit-elle.

- Pas envie, répondit-il.

- On n'a pas le choix … Juvia n'a pas envie de se lever, non plus. Si elle le pouvait, Juvia resterait toute la journée au lit avec Gray …

- Gray aussi … Même si on y est déjà bien occupés, la nuit.

Quand Gray évoquait leur sexualité, cela avait l'effet cocasse de faire virer Juvia au rouge pivoine, alors qu'elle était bien plus entreprenante qu'il n'y paraissait.


- Juvia a réfléchi, hier soir, finit-elle par dire.

- J'écoute.

- Juvia a très envie de participer à la pièce de théâtre, mais elle ne pense pas que Gray veuille bien participer aussi …

- De quel Gray tu parles ? Celui qui est dans tes bras a très envie de jouer cette pièce avec toi. Ça m'en apprendra sans doute long sur toi et ton peuple. Enfin, j'espère.

Une pensée fusa dans son esprit à ce moment, et il se fustigea de n'y avoir pensé plus tôt.

- Hé, mais j'y pense … Si c'est la tradition du coin d'avoir deux prénoms, tu dois en avoir deux aussi, non ? Et je n'en connais qu'un !

Juvia rougit, car elle n'y pensait pas. Elle se pencha vers Gray, et lui murmura dans l'oreille.


Commentaire de l'auteur Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? :3 Les questionnements se précisent dans ce chapitre, et qui sait, peut-être qu'on apprendra des trucs chouettes au prochain chapitre ? Je pense que maintenant, j'ai semé assez d'indices pour que vous puissiez commencer à faire les rapprochements ;) Même si, vous verrez, ça reste assez calme par rapport à ce qui s'annonce ensuite :3 Sinon niveau rédaction, j'en suis au tiers du chapitre 9, qui devrait être assez long (j'aimerais pouvoir décrire la pièce de théâtre d'un seul tenant). Après le chapitre 9, il y aura le chapitre 10 (je suis tout à fait sérieux, oui), et dans le chapitre dix, je sens qu'il va falloir s'accrocher à ses chaussettes \o/ Il y aura du lourd sur ce qui vous intéresse, et aussi beaucoup d'occasions pour moi de développer l'histoire du Draupnir ! J'ai hâte d'y être :3 En tout cas, merci d'avoir lu, et à la prochaine fois ! Banzai !
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