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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 7046
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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Veridis Quo

[3595 mots]
Publié le: 2015-02-22Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Allez, c'est parti pour le sixième chapitre ! Quelques informations que vous attendiez peut-être ! Bonne lecture !

Chapitre 6 : Veridis Quo


Gray resta bouche bée un court instant. Avait-il bien entendu ? Il avait du mal à y croire, même s'il n'y avait pas que le nom qui le troublait. Ce fameux Aguacero avait les cheveux et la barbe du même bleu que les cheveux de Juvia, et leurs yeux étaient presque identiques. La pâleur de la peau était semblable. Cependant, la forme du visage différait, ainsi que le regard.

- Qui …

- C'est moi qui pose les questions, pour commencer, répondit Aguacero.

Grey fut soulagé : il ne serait désormais plus le seul à se désigner à la première personne, au village.

- Quand as-tu rencontré Juvia ?

- Qui êtes vous ? Insista Gray.

- Je répondrai à tes questions une fois que tu auras répondu aux miennes, rétorqua fermement Aguacero. Quand as-tu rencontré Juvia ?

- Ça doit bien faire quatre ans … Enfin, plutôt onze.

Il expliqua brièvement l'épisode de l'île Tenrô, et les sept années manquées.

- On m'a dit que les mages de Fairy Tail avaient une certaine tendance à faire n'importe quoi, j'ai l'impression que c'est vérifié, soupira Aguacero avec une vague esquisse de sourire.

- Vous connaissez notre guilde ?

- Oui, j'ai pas mal voyagé à Fiore, répondit l'homme aux cheveux bleus, oubliant sa menace. Et un de tes amis est déjà passé par ici, un grand roux avec une cape noire. C'était un type sympa, il nous avait filé un coup de main contre les Géants, à l'époque. Bref, je n'en ai pas fini avec toi.

Surpris d'apprendre que Gildarts était venu jusqu'ici pendant ses voyages, Gray se prépara cependant à la salve suivante.

- Que représente Juvia, pour toi ?

Il retint son souffle un court instant.

- Tout, répondit-il après avoir mûrement médité sa réponse.

- L'aimes-tu ?

- Oui.

- Parle-moi un peu de votre relation.

Ce fut un épisode ardu, pour lequel Gray dût s'y reprendre à plusieurs fois sur certains passages.

- Je vois, répondit l'homme aux cheveux bleus, à la fin du récit. Pose tes questions, maintenant.

- Qui êtes vous, pour Juvia ?

La question jaillit de la bouche de Gray, car elle lui brûlait les lèvres depuis qu'il avait découvert l'identité de son interlocuteur. Aguacero rigola doucement, avant de déclarer :

- Son oncle. Le frère jumeau de sa mère.

- Son oncle ? Répéta Gray, qui avait encore des doutes à ce sujet

- Son oncle, en effet, affirma Aguacero. Juvia est ma seule nièce.

Alors, il s'avança, et donna l'accolade à Gray.

- Prends bien soin de ma nièce, garçon. Si jamais il devait lui arriver malheur par ta faute, attends-toi à recevoir des nouvelles du pays, lui glissa Aguacero à voix basse.

- Quel type de magie utilisez-vous ? Demanda le jeune homme, ensuite.

Aguacero sourit, en lui tapotant amicalement l'épaule.

- Tu poses vraiment la question ? La même magie que Juvia, même si j'ai quelques rudiments dans d'autres éléments. Et toi, quelle est ta magie ?

- La glace. J'ai appris l'Ice Make quand j'étais gamin.

- J'ai bien envie de voir quelle est ta force, déclara Aguacero. Il faudra qu'on se batte ensemble, un de ces quatre. Pourquoi pas après la réunion ?

- Je …

Gray n'avait pas très envie de se battre contre l'oncle de sa bien-aimée. De plus, il soupçonnait que le tonton en question possédait une force immense. Aguacero lui tourna le dos, et s'éloigna de lui. À l'arrière de sa veste bleue, il y avait le dessin stylisé, brodé en fils d'or, d'un corbeau déployant ses ailes. Un vieil homme, assit sur une large chaise au bout de la fosse à feu, prit alors la parole, et déclama l'objet de la réunion du jour. Il y fut abordé les dernières attaques de brigands, ainsi que l'état des terres agricoles.


Pendant ce temps, la réunion des femmes du village avait commencé. À vrai dire, il s'agissait plutôt d'une réunion d'amies, car les seuls sujets du jour étaient directement liés à Juvia.

- Comment est-ce que tu as rencontré ton mari ?

- Comment c'est, la vie à Fiore ?

- C'est difficile, d'être mage dans une guilde ?

- Tout les garçons sont comme ça, là-bas ?

- Est-ce que tu as des enfants ?

Ce furent autant de questions qui lui furent posées. Les plus curieuses étaient les femmes de son âge, car elles avaient grandi ensemble. Les matrones se taisaient, et certaines s'épongeait les yeux à intervalle réguliers, avec de grands mouchoirs brodés. Il y avait dans l'assistance certaines des femmes qui avaient vu naître Juvia, qui avaient aidé sa mère à lui donner naissance. Voir ce que la mascotte du village était devenue vingt-trois ans plus tard, était quelque chose qui les emplissait d'une joie étrange.

Alors que les femmes réunies commençaient à parler affaires (il fallait encore trouver un moyen d'acheminer en ville la dernière cargaison d'étoffes confectionnées), on vint tambouriner à la porte avec force. Lux, qui était debout à ce moment-là, s'empressa de venir ouvrir. Un jeune garçon, peut-être treize ans, dégingandé et coiffé d'une casquette anglaise trop grande pour lui et qui lui retombait sur les yeux, déboula dans la pièce qui accueillait la réunion.

- Bandits ! Il y a des bandits ! Aux armes ! S'exclama-t-il, haletant.

Il ne prit même pas le temps d'aller voir sa mère qui se trouvait dans la pièce, et repartit en courant porter l'alerte dans le reste du village. Un vent de panique souffla sur l'assemblée, mais quelques femmes fortes, dont Lux, reprirent le contrôle de la situation.

- Les armes sont dans la remise ! Allez les chercher ! Il y a aussi des pistolets ! S'exclamait-on.

Le groupe sortit de la maison, armé jusqu'aux dents.

- Prends ça, dit Lux à Juvia en lui tendant une longue fourche.

- Juvia n'en a pas besoin, déclina la jeune femme. Juvia se battra avec sa magie.

- Lux est inquiète, elle voudrait que tu sois armée.

- Juvia est forte, ne t'inquiète pas.
Elles se prirent dans leurs bras, et se séparèrent. Quelques instants avant, l'alerte avait été portée aux hommes du village, et la maison de réunion se vidait d'hommes armés, portant épées, arcs, arbalètes, fusils. Quelques-un, dont Aguacero et Gray, n'avaient pas d'autre arme que leur magie.

- Ils arrivent par la grande route ! S'exclama une des sentinelles, depuis l'entrée du village. Ils sont encore dans les champs !

Aguacero regarda tout autour de lui, et commença à donner les ordres. Un groupe d'une vingtaine d'hommes et de femmes fut assigné à la défense du village en lui-même, certains furent envoyés patrouiller autour du village, et le reste furent envoyés tenir la palissade. Ni Aguacero ni Grey ne virent Juvia.

- C'est une grande fille, dit son oncle. Elle saura se débrouiller seule. Tu sais te battre, neveu par alliance ?

Gray opina du chef, mais cela ne l'empêcha pas de se faire un sang d'encre. Il ne pouvait s'empêcher d'imaginer le pire, et il n'avait qu'une seule hâte : retrouver Juvia. Il n'oubliait pas qu'elle avait failli perdre la vie, quelques semaines auparavant, et le traumatisme toujours présent lui coupait le souffle dès qu'il y pensait.

- Alors on va les chasser ensemble. Plus vite on boutera ces bandits hors de nos terres, plus vite tu la retrouveras, ajouta Aguacero, qui voyait bien le stress de Gray. On va leur botter le cul, toi et moi.

Il grimpa sur la palissade par l'échelle prévue à cet effet, suivi par Gray, et tous deux regardèrent en direction de la route. Le chemin serpentait jusqu'au pied de la montagne, quelques centaines de mètres en contrebas, et de nombreuses torches brillaient à sa base, dans l'obscurité.

- Plus nombreux que la dernière fois, commenta Aguacero.

Il redescendit, et entraîna Gray vers l'écurie du village, où ils prirent chacun un cheval.

- Qu'est-ce qu'on va faire, là ? Demanda Gray.

- On va rentrer dans le tas, déclara Aguacero.
Il éperonna sa monture, et Gray fit de même. Ils quittèrent le village au petit galop.

En voyant les deux mages arriver à cheval, certains des bandits se débinèrent, mais celui qui agissait comme le chef remit de l'ordre dans ses troupes.

- Fais attention aux balles, déclara Aguacero, avec autant de négligence que s'il ne s'était agi que de noisettes lancées par un écureuil mécontent. Ils ont des fusils, la plupart du temps.

L'instant d'après, un projectile siffla aux oreilles de Gray, puis un autre. Il entendit une balle ricocher sur une pierre non loin de lui. Mais sa monture était téméraire, et ne réagissait pas aux bruits d'impact.

Alors qu'ils n'étaient plus qu'à une dizaine de mètres du front des bandits, Aguacero lâcha les rênes de son cheval, et se dressa debout sur ses étriers. Il étendit les bras en croix.

- Soyez maudits, malandrins ! Tonna-t-il. Par les serres de Nídhögg !

Quelque chose qui avait la forme d'un dragon jaillit de ses mains, et un torrent d'eau dévastateur emporta un tiers de la troupe de bandits. Une balle le toucha en plein ventre, mais ne fit que traverser l'eau qui le composait. Gray, pour sa part, faucha une demi-douzaine de bandits avec un seul jet de lances de glace. Fier de son coup, il récidiva. Après avoir traversé le groupe de bandits, et en avoir mis à terre, plus de la moitié, ils firent demi-tour, et traversèrent le groupe dans l'autre sens. Une fois que tout les brigands furent tués ou échappés, Aguacero se jeta au sol, et se saisit d'un bandit, qui n'avait pas tout à fait perdu conscience. Après un coup de tête bien pesé, il déclara :

- La prochaine fois que je vous revois à moins de cinq kilomètres de mon village, j'en tuerai plus que ça. Compris ?

- Compris … Articula le bandit, malgré sa bouche ensanglantée.

Il fut laissé là où il était. Il aida ses camarades encore valides à évacuer ceux qui ne l'étaient plus. Victorieux, Aguacero et Gray remontaient en direction du village. En arrivant près des palissades, ils furent salués par de puissantes salves d'applaudissements.

- Le bleu est la couleur des rois ! S'exclamaient certains.

Un nouveau slogan semblait avoir vu le jour récemment, et Gray fut amusé de le découvrir :

- Et le gris est la couleur des princes et des rôdeurs !

- Qu'est-ce que ça signifie, le bleu est la couleur des rois ? Demanda Gray, comme ils franchissaient les portes du village.

- Oh, c'est une vieille expression du coin, rien de bien spécial, déclara Aguacero d'un ton banal.


Juvia, de son côté, avait essayé dès le début de rejoindre le combat au front, car elle voulait se battre avec Grey. Toutefois, la vieille femme qui supervisait le groupe qu'elle avait rejoint lui ordonna de garder une des portes annexes du village, avec Lux et quelques autres femmes. Elle avait fortement protesté, mais son amie l'avait calmé. C'était ainsi qu'elle s'était retrouvée adossé à une grosse caisse de bois, à quelques mètres d'une petite porte dans la palissade. Lux était assise en face d'elle, sa fidèle poêle à frire posée sur les genoux. Alors qu'elles commençaient à discuter, la porte s'ouvrit violemment sur un duo de bandits. Avant même que Juvia ne commence à préparer un sortilège, Lux avait bondi, et assommé le premier bandit d'un puissant coup sur le front. Le compère du bandit assommé perdit tout courage face à la menaçante poêle à frire brandie par la jeune femme, et déguerpit la queue entre les jambes.

- Juvia avait oublié à quel point tu es impulsive, dit celle-ci en rigolant, quand son amie vint se rassoir.

- Lux n'aime pas les bandits. Ils brûlent nos récoltes, tuent nos hommes, et violent les femmes qui ont le malheur de s'aventurer seules trop loin du village.

- Ça fait longtemps, qu'ils sont dans le coin ?

- À peu près un an.

Elles continuèrent à discuter de la rudesse de la vie dans le nord. L'ombre discrète qui se faufilait derrière elle n'attira pas leur attention. Il s'agissait là d'un malandrin, infiltré entre les maisons en quête de victimes isolées à égorgées. Il était tapi derrière un autre tas de caisses en bois, et observait presque avec appétit le groupe de jeunes femmes qui gardait la porte. Alors qu'il se disait qu'il en emporterait bien une pour s'amuser, un détail l'alarma. Assise sur une caisse, il y avait une fille avec des cheveux bleus, et habillée en bleu. Tétanisé, il resta figé : aucun doute possible, c'était elle. Il se remémora la nouvelle apportée par un de ses cousins, quelques jours plus tôt.

La princesse est de retour au bercail ! Surveillez le village et la route, elle devrait arriver dans moins d'une semaine.

Tel avait été le message donné, et c'était une des raisons de l'assaut donné ce soir-là : s'emparer de Juvia, et si possible, en profiter pour réduire son oncle. Il y avait certaines personnes, à Captio, qui étaient prêtes à verser une petite fortune pour les voir disparaître. Il s'approcha subrepticement dans l'ombre, dégaina son vieux poignard émoussé et rajusta son long bonnet noir troué. Le temps d'un bond, il jaillit de sa cachette, parcourut les quelques mètres qui le séparaient de Juvia, et, profitant de la surprise, la saisit par derrière. Il appliqua aussitôt la lame de son poignard sur la gorge de la jeune femme, qui hoqueta de surprise.

- Ju ! S'exclama Lux, en brandissant sa poêle à frire.

Elle faillit se jeter sur le brigand, mais les autres femmes l'en empêchèrent : agir ainsi pousserait sans doute le bandit à trancher le col de son otage. Cependant, le malheureux brigand, qui certes connaissait l'identité de son otage, ignorait qu'il avait choisi de saisir la personne la plus dangereuse du groupe. Juvia lui asséna le coup de tête le plus puissant dont elle était capable. Le bandit tomba à la renverse comme une masse, sonné. Mais Juvia ne s'arrêta pas là.

- Prison d'eau ! S'exclama-t-elle, brandissant une paume en direction de sa cible.

Le bandit, pris dans une bulle d'eau, quitta le sol. Aussitôt, Lux s'empara du long segment de corde prévu au cas où des bandits seraient pris. Elle en coupa une mesure d'un demi-mètre, et s'empressa de lier fermement les poignets du captif. Une fois qu'il fut solidement ficelé, Juvia rappela son eau et le laissa choir au sol. Le bandit se rembrunit, et rampa jusqu'à un coin dans l'ombre. Son échec avait fait une marque cuisante à son amour-propre. Il n'y eu aucun autre problème durant la soirée, si ce n'est l'ennui, qui gagnait peu à peu les femmes au poste.

Lorsque Juvia entendit les applaudissement venir de plus loin, elle quitta son poste sans hésitation, suivie des autres femmes qui montaient la garde avec elle. Sa curiosité était piquée à vif. En arrivant aux portes, elle y découvrit Gray, qui descendait de cheval, accompagné de quelqu'un qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps. Ces deux personnes représentaient la seule famille qu'il lui restait. Elle s'élança dans leur direction, et sans même regarder Gray, se jeta sur l'homme aux cheveux bleus qui venaient de mettre pied à terre. Loin d'être jaloux, Gray les regarda se prendre dans leurs bras, presque ému. Il aurait beaucoup aimé avoir encore un peu de famille avec qui partager ce genre d'effusions.

- J'ai vu partir une petite fille timide de sept ans, et je vois revenir une jolie jeune femme de quoi, vingt-trois ans ? Dit Aguacero, quand l'accolade fut terminée.

- Pourquoi tu n'es pas venu à Fiore avec Juvia et ses parents ?

S'attendant à la question, Aguacero soupira.

- J'aurais bien aimé pouvoir venir avec vous, mais je ne pouvais pas. Je suis un Loxar, et tu sais quelles obligations nous lient à ces terres. Tu es une Loxar, toi aussi, tu comprends de quoi je parle.

Pour dire vrai, bien que Juvia savait que c'était quelque chose d'important, ce qu'elle en savait des détails était assez confus. Ses parents n'en avaient jamais parlé après avoir quitté le pays, et on n'expliquait pas à une fillette de sept ans des choses qui risquaient de bouleverser sa vie. Après une dernière accolade, Juvia s'éloigna de lui, et s'intéressa à Gray. À peine s'était-elle tournée vers lui, qu'il s'était avancé et l'avait prise dans ses bras.

- J'étais mort d'inquiétude, dit-il au creux de son épaule.

- Juvia aussi .. Soupira la jeune femme.

Ils restèrent ainsi quelques secondes.

- Le bleu et le gris, ça donnerait quelle couleur ? Entendirent-ils demander dans l'assemblée, à voix basse.


- Ce soir, on fait la fête ! S'exclama Aguacero, en brandissant un poing en l'air.

Tout les villageois présents firent de même, et acclamèrent l'homme en bleu.

- Il faudra qu'on parle un peu, dit-il à voix basse à Gray et à Juvia, avant de s'éloigner. Je viendrai vous chercher. Pour l'instant, faites la fête avec les autres.

Comme il y avait quelques blessés parmi les villageois, ils furent d'abord pris en charge. Puis, une fois que l'ordre fut ramené et que les bandits restant furent tous ligotés, on amena des tonneaux de bière, qui furent mis en perce. Un grand feu fut allumé au centre du village, et les gens commencèrent à danser pour célébrer leur victoire sur les brigands. C'était une danse particulière, qui donnerait le tournis à quiconque n'y étant pas habitué. C'était la danse traditionnelle du Draupnir. De ci, de là, certains villageois s'étaient assis, et jouaient de l'instrument. Les mains dans les poches, Gray regardait les gens s'amuser. Quand Juvia fit quelques pas de danse avec le fils aîné de Lux, l se surprit à sourire bêtement. Puis, laissant le petit rejoindre sa mère, Juvia vint jusqu'à lui. La lumière orangée jeté par les flammes ne cachait pas le rouge qui s'étendait sur ses joues. Elle glissa ses mains dans les poches de la veste du jeune homme, pour en tirer ses mains. Les tenant fermement, elle le regarda et dit :

- Juvia voudrait danser …

Pris de court par la proposition, Gray bafouilla maladroitement quelque chose, avant de réussir à articuler :

- Je … Je sais pas danser, tu sais …

- C'est simple, répondit Juvia avec enthousiasme, comme s'il avait dit oui. Juvia t'apprendra. Elle n'a pas oublié comment on fait.

Gardant une main du jeune homme dans la sienne, elle l'attira plus près de la lumière du feu. Puis, posant ses mains sur ses épaules, elle l'attira contre elle.

- Je sais pas … répéta Gray.

N'y prêtant pas d'attention, Juvia continua sa manœuvre. Tenant toujours l'une des mains de son compagnon, elle posa l'autre au creux de ses hanches.

- Suis les pas de Juvia, murmura-t-elle à l'oreille de Gray.


Aguacero, adossé au mur d'une maison, observa la scène de loin. Il souriait bêtement, et il était presque ému. Voyant les deux jeunes gens commencer à danser, il quitta son poste d'observation, et, les mains dans les poches de sa veste bleue, regagna sa propre maison. C'était une grande construction à l'arrière du village, presque au pied de la montagne. Il déverrouilla la porte et entra. Se dirigeant directement au salon, il alluma la lumière, et s'approcha d'un cadre photo posé sur le gros buffet en bois. La photo, ternie par le temps, montrait un homme brun portant une chemise rouge, assez râblé, mais au regard gentil. Il y avait une femme, à côté de lui, une femme aux cheveux bleus, tenus en tresse par-dessus son épaule. Elle portait une robe bleue. Et, dans les bras de la femme, il y avait une fille, une petite fille, qui n'avait pas plus de cinq ans au moment du cliché. La petite fille portait une salopette en jean, par-dessus des habits blancs, et ses cheveux bouclés avaient la même teinte que ceux de sa mère. Serré contre elle, elle tenait un petit teru teru bozu. Aguacero se rendit compte qu'il pleurait seulement lorsque les premières larmes roulèrent jusqu'à sa barbe. Il regarda la longue boîte en acajou posée près du cadre et en caressa le couvercle. Ses doigts coururent sur les gravures qui ornaient le couvercle. Il l'ouvrit, en admira son contenu, et se demanda s'il avait enfin trouvé à qui le confier.

« Shangri-Lä ... » Murmura-t-il dans sa tête. « Je t'ai peut-être trouvé un nouveau porteur, après toutes ces années. »

- Rendez-vous à Álfheimr … Marmonna-t-il, en direction du cadre.

Puis, il s'éloigna.

Commentaire de l'auteur Alors, vous avez aimé ? Moi j'ai bien aimé écrire ce chapitre, même si j'ai la désagréable impression d'avoir raté la scène avec les bandits >< D'ailleurs, les prochains chapitres contiendront eux aussi leur lot d'informations intéressantes, et on approche peu à peu de la première véritable péripétie de l'histoire, qui nous en fera découvrir pas mal sur le passé de Juvia (principalement sur ce qui a poussé ses parents à fuir avec elle vers Fiore) \o/ Si vous avez des remarques à me transmettre, vous savez où ça se passe :3 Merci d'avoir lu, et à la prochaine fois !
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