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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 6888
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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Keep your lips sealed

[3585 mots]
Publié le: 2015-02-18Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Comme promis, le cinquième chapitre de l'histoire o/ Je redécouvre le plaisir de poster un chapitre à la date prévue x) Bref, bonne lecture ! Banzai !

Chapitre 5 : Keep your lips sealed


À l'aube, Gray remit quelques bûches dans le feu, afin de l'alimenter. Alors que le soleil s'élevait derrière les collines proches du bivouac, quelque chose l'alerta. Non loin de lui, une ombre portée avait bougé. Alerté, il se dressa aussitôt sur ses deux pieds. Au sommet de la plus proche colline, à une vingtaine de mètres, se trouvait un rôdeur solitaire, montant un cheval. Son destrier était blanc, bien que Gray ne put pas vraiment en apprécier la couleur : le cavalier et sa monture étaient à contre-jour. Cependant, il put discerner l’attirail du rôdeur : un chapeau de cuir, un foulard rouge sur le visage, une veste bleue et dorée et un pantalon noir.

- Qui êtes-vous ? S'exclama Gray, en s'emparant de la carabine posée près de lui.

Aucune réponse. Gray leva la carabine, épaula, et visa le rôdeur solitaire.

- J'hésiterai pas à tirer !

La monture du rôdeur solitaire renâcla. Toujours aucune réponse. Les deux hommes restèrent immobiles de longues secondes.

- Quel est votre nom ? Demanda encore une fois Gray.

Il n'y toujours pas de réponse. Alors, Gray visa le rôdeur solitaire, et pressa la queue de détente. Ce pouvait très bien être un bandit, ou quelque autre malandrin, auquel cas il ne comptait pas faire de cadeau. Le coup partit dans une grande détonation, et un petit panache de fumée s'échappa du bout du canon de son arme. Il vit le cavalier être touché, à l'épaule. Cette épaule, qui aurait dû être réduite en charpie par l'impact de la balle, devint de l'eau, au moment de l'impact. Gray le vit très clairement, car la lumière du soleil levant se réfracta brièvement dans l'eau. La monture du rôdeur solitaire se cabra, et l'homme prit le large, sans la moindre trace de blessure.

- Que s'est-il passé ? Demanda aussitôt Juvia, l'air inquiet.

La détonation l'avait réveillée en sursaut, et elle avait accouru auprès de Gray, qui tenait toujours la carabine contre lui.

- Un type louche s'est approché du camp. Je lui ai dit de se nommer, il n'a rien dit. Pas plus quand je l'ai menacé avec la carabine. Et quand j'ai tiré …

Il reprit son souffle.

- Son corps s'est transformé en eau … Exactement la même magie que toi. Puis, il s'est barré comme si de rien n'était. Je sens qu'on va avoir beaucoup de choses à se dire.

- Juvia n'a rien à voir avec ce bandit, se défendit-elle. La magie de Juvia … N'est pas rare, dans la région.

Ce nouveau mensonge lui fit presque mal à la gorge tant elle ne voulait pas le dire, mais il n'y avait pas d'autre solution. Elle ne soupçonnait que par trop l'identité du rôdeur solitaire, mais cela, elle devait le garder par-devers elle encore toute la journée. Jusqu'à ce qu'ils n'arrivent à Gungnir, du moins.

Le départ se fit en silence, et ils n'échangèrent quasiment aucune parole jusqu'au midi. L'atmosphère de tension mettait Juvia terriblement mal à l'aise, et elle ne demandait qu'à trouver comment crever l'abcès. Gray, même s'il ne le montrait pas, n'en pensait pas moins. Quelques minutes après être partis, ils se rendirent compte que la ligne bleue de l'horizon était en réalité une chaîne de montagnes encore lointaines, au pied de laquelle se trouvait leur destination : Gungnir.

En début d'après-midi, ils croisèrent un immense troupeau de gros animaux à cornes, que Gray n'avait jamais rencontré auparavant.

- Des bisons, déclara Juvia. On en voit souvent dans le coin, mais Juvia ne se rappelait plus qu'il y en avait autant.

Le troupeau pouvait bien se monter à plusieurs milliers de têtes, mais il était si large et étalé qu'ils n'en pouvaient jurer. Comme les animaux allaient en sens inverse, Gray crut un temps qu'ils renverseraient la carriole. Les animaux la contournèrent soigneusement, ne s'en approchant pas à moins de vingt mètres. Les plus proches bisons leur jetaient parfois des regards qu'ils auraient pu qualifier de « curieux », si tant est qu'ils avaient éveillé l'intérêt des animaux. Il leur fallut près de dix minutes pour traverser le troupeau. Celui-ci laissait derrière lui une bande immensément large d'herbe foulée et piétinée ; ce ruban s'étendait jusqu'à l'horizon, sinuant entre les collines lointaines. À ce stade, la route n'était guère plus qu'un zig à demi effacé, zaguant entre les touffes d'herbe survivantes.


- On devrait arriver d'ici une dizaine de minutes, déclara Gray en rangeant la carte.

Le soleil n'était plus qu'à un empan de la ligne d'horizon, et le ciel s'obscurcissait déjà. De derrière les collines, se levait une lune incomplète. La montagne la plus proche n'était pas à plus de cinq kilomètres d'eux, et son sommet était pris dans une calotte blanche qui ne semblait pas vouloir s'en aller de sitôt. Les contreforts d'autres montagnes s'épaulaient sur celle-ci, la cime de certaines culminant si haut que Gray préférait ne pas y penser.

- Je vois de la fumée, dit-il, en forçant le regard.

En effet, un mince filet de fumée venait de devant eux, au pied d'une des montagnes. Ils n'étaient pas encore assez près pour en identifier la source.

Il s'avéra bientôt que c'était un village. Le cœur de Juvia se serra dans sa poitrine, car ce n'était pas n'importe quel village. C'était le sien. Celui où elle était née.

- Gungnir … Murmura-t-elle, quand ils ne furent plus qu'à une centaine de mètres des premières maisons.

- Alors comme ça, c'est de là que tu viens, observa Gray.

Lorsqu'ils s'engagèrent entre les premières maisons, cependant, ils sentirent immédiatement que quelque chose ne tournait pas rond. Plus aucune fumée ne s'élevait des cheminées, et alors qu'ils auraient juré avoir vu de la lumière aux fenêtres quelques instants plus tôt, il n'y avait plus aucune trace de vie au sein du village.

- J'ai l'impression que tes anciens voisins connaissent bien les bandits.

À peine Gray eut-il terminé sa phrase, qu'un coup de feu résonna et qu'une balle se ficha en terre, devant les chevaux. Ceux-ci, affolés, se cabrèrent, et Gray eut énormément de mal à les calmer. Un homme se présenta sur le perron de sa maison. Il avait l'air très honnête, excepté la carabine chargée qu'il pointait à tour de rôle sur Gray et Juvia.

- Prêts à mourir, bandits ? Dit-il d'une voix provocante.

Gray s'empara aussitôt de sa propre carabine, et visa à son tour. Les deux hommes se fixèrent dans le blanc des yeux. Il y eut alors un mouvement à l'une des fenêtres de la façade de la maison.

- Abaisse cette arme, imbécile ! S'exclama une voix féminine.

L'instant d'après, il y eut un terrible bruit métallique, l'homme armé s'écroula sur le sol, face contre terre. Une jeune femme sortit de la maison et l'enjamba, tenant à deux mains une poêle à frire, qui avait sans doute servi à neutraliser le tireur. La femme s'arrêta à quelques mètres du perron de sa maison, et laissa tomber son arme fatale sur le sol.

- Pas possible … C'est vraiment toi … Murmura-t-elle.

Un visage, puis, deux, puis cinq, puis plusieurs dizaines se montrèrent aux fenêtres de chaque maison. Tout les curieux du village regardaient ce qu'il se déroulait à l'entrée.

- Juvia est revenue ! Juvia est de retour ! Hurla la jeune femme.

Puis, elle se précipita sur la carriole, et grimpa à l'avant sans ménagement pour prendre Juvia dans ses bras. D'abord étonnée, la magicienne finit par rendre l'étreinte.

- Ça fait tellement longtemps, dit la jeune femme. Bienvenue à Gungnir.

- Seize ans, répondit Juvia d'une voix tremblante d'émotion. Ça fait seize ans qu'on ne s'est pas vues …

Gray aurait souhaité se rendre invisible, pour ne pas troubler les émouvantes retrouvailles entre Juvia et celle qui semblait être son amie. L'instant d'après, ladite amie le regardait, l'air intrigué.

- Il est plutôt pas mal, concéda-t-elle. C'est ton mari ?

Comme Juvia rougit en perdant tout ses moyens, Gray se défendit par lui-même.

- Non, juste son copain. Je m'appelle Gray Fullbuster.

- Gray Fullbuster ? Et ton nom de famille ?

- Comment ça, mon nom de famillle ? C'est Fullbuster, mon nom de famille !

- Mais tu n'as pas de deuxième prénom ?

- Non, je n'en ai pas, et pourquoi je devrais en avoir un ?

Atterrée, la jeune femme le fixa un court instant.

- Gray n'est pas né dans la région, expliqua Juvia, presque en minaudant. Gray est né à Fiore …

- Ah, Lux comprends mieux, répondit l'amie. Je ne pensais pas que les garçons étaient aussi beaux, là-bas. Mais, Lux m'égare.

Elle descendit de la carriole, et aida Juvia à le faire à son tour.

- Je m'appelle Lux Lucida Candelam, dit-elle à l'intention de Gray. Je suis une amie d'enfance de Ju.

C'était une très séduisante jeune femme, de la même taille que Juvia (et pas uniquement en termes de hauteur). Elle avait les cheveux noirs et bouclés, et portait une robe grise simple, pour l'usage du quotidien. De nombreuses personnes sortaient de chez eux, et un attroupement se forma bientôt autour des arrivants. De tout côtés, on se pressait pour donner l'accolade à Juvia, et pour se réjouir de son retour. La jeune génération ne l'avait jamais vue, mais leurs parents l'avaient vue naître et grandir. Voir la magnifique jeune femme qu'était devenue la fillette partie à l'âge de sept ans déclencha beaucoup d'émotions chez les matrones du village, notamment celles qui avaient connue sa mère. Les hommes, eux, étaient fiers de la voir revenir au pays. Après quelques minutes, Lux s'attela à disperser la foule, car il était l'heure du dîner.

- J'imagine que vous n'avez nulle part où dormir, déclara-t-elle une fois que les badauds furent rentrés chez eux.

- Non, répondit Gray.

- Peut-être que … Commença Juvia.

- N'y pense même pas. Il n'est pas d'humeur, en ce moment. Il n'est jamais de bonne humeur, en fait.

- Qui donc ? S'enquit Gray.

- Quelqu'un, répondit sèchement Lux. Restez chez moi tout le temps que vous voudrez.

Elle appela l'homme qu'elle avait assommé avec sa poêle à frire, qui s'avéra être son mari, pour lui dire d'aider Gray à décharger la carriole. Elle amena Juvia à l'intérieur.


- Désolé pour tout à l'heure, dit le mari en posant la boîte de canettes de soupe. Tout le monde est à cran, en ce moment.

- Pas grave, on s'en doutait. Et puis on est mages, Juvia et moi. On est habitués au risque.

- Vous êtes mages, vraiment ? S'étonna-t-il.

- Ouais. De la guilde Fairy Tail.

- Ah, jamais entendu parler.

- C'est une guilde de Fiore.

- Ah, je vois.

Ils continuèrent à décharger en silence. Une fois la besogne accomplie, l'homme tendit la main à Gray, et ils échangèrent une brève poignée de main.

- Je m'appelle Lucius Brevi Candelam, dit-il.

- Gray Fullbuster.

- Tu n'as pas de deuxième prénom, je suppose ?

- Non, je n'en ai pas. Je suis né à Fiore. C'est une coutume locale, d'avoir deux prénoms ?

- Si l'on peut dire. C'est assez répandu dans le Draupnir, surtout au nord du Niflheim.

Ce disant, ils passèrent du cellier à la maison proprement dite, dans laquelle il régnait une chaleur réconfortante. Des cris d'enfants couvraient les bruits de préparation qui venaient de la cuisine. L'habitation était très confortable, bien que bâtie en bois. Un feu brûlait dans le grand âtre du salon.

- C'est plutôt confortable, pour un petit village abandonné au pied des montagnes, observa Gray.

- N'est-ce pas ? C'est Lucius qui l'a construit, après son mariage, répondit Lucius avec fierté.
Désemparé, Gray le fixa. Il avait toujours trouvé amusante la manière qu'avait Juvia de se désigner à la troisième personne, et il savait que c'était l'accent du cru. Mais il ne s'habituerait jamais à voir tout ces gens parler d'eux-même à la troisième personne (et l'auteur non plus). Il était sans doute la seule personne au village à ne pas utiliser cet étrange procédé d'élocution, ce qui faisait de lui un spécimen rare et unique. Quelques instants plus tard, le repas fut servi. Il fallut rajouter deux couverts au service, et l'enfant le plus âgé (qui n'avait pas plus de quatre ans) s'en occupa. Il ressemblait beaucoup à son père, mais était si timide que dès qu'il vit les étrangers, il courut se réfugier derrière sa mère sans piper mot. Une petite fille en salopette arriva du salon en se dandinant difficilement, et à l'inverse de son grand frère, elle fixa avec intérêt et curiosité les intrus.

- Ce sont tes enfants? Demanda Juvia, à l'intention de son amie.

- Lux a cet honneur, répondit-elle.

Ce disant, elle quitta la cuisine en portant à l'aide de gants épais un large plat, qui contenait quelque spécialité locale dont Gray ignorait jusqu'aux ingrédients.

- La petite te ressemble beaucoup, continua Juvia.

- C'est vrai. Tu as des enfants, toi ?

La question laissa Juvia toute haletante, et elle dût s’asseoir pour reprendre ses esprits.

- Pas encore, dit Gray à sa place. On a encore des choses à faire, avant d'y penser.

Ils se mirent à table, et le repas fut servi.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Gray, quand on lui présenta une belle platée de la spécialité locale concoctée par Lux.

Le silence se fit à table, et tous, même la petite fille (qui devait avoir trois ans, ou peu s'en fallait), le fixèrent d'un regard insistant.

- C'est un étranger, rappela Lucius. On ne peut pas lui en faire reproche.

Juvia se pencha à l'oreille de Gray :

- C'est malpoli, de demander ce qui se trouve dans son assiette …

- Hé, je suis censé le savoir comment, ça ? S'insurgea le jeune homme, mécontent d'avoir été gardé dans l'ignorance. Il me semble pas que tu te fâches, quand je te demande ce que tu cuisines !

- Lux est une très bonne cuisinière, dit celle-ci en servant un peu de rab à Gray, pour faire bonne mesure.

Avec hésitation, Gray analysa le contenu de son assiette. Il y avait beaucoup de sauce et de légumes divers, ainsi que d'énormes morceaux de viande rouge, cuite à point. Gray en coupa un morceau, l'enroba d'un peu de sauce, et le porta à sa bouche.

Il y avait longtemps qu'il n'avait pas connu un tel orgasme des papilles.

Tout les regards étaient fixés sur lui, dans l'expectative d'une réaction.

« Alors comme ça, il y a une justice dans ce monde … » Pensa-t-il.

Aussitôt après, il attaqua un autre morceau de viande, et il resta silencieux jusqu'à avoir liquidé tout le contenu de son assiette.

- J'imagine que ça veut dire qu'il aime bien, déclara Lucius, en mangeant tranquillement le contenu de sa propre assiette.

- Quand il ne parle pas en même temps, ça veut dire qu'il aime bien, confirma Juvia.

Elle regarda Lux en souriant, et ajouta :

- Il ne parle jamais quand c'est moi qui fais à manger.

La remarque les fit rire un peu, et Gray s'en alarma. Encore à moitié dans son assiette, il se retourna vers sa compagne. Il y avait bien longtemps qu'il ne l'avait pas vue aussi spontanée que ça. Était-ce l'air du pays qui avait un effet libérateur sur elle ?

Après le dîner, Lux coucha ses enfants. Quand elle fut de retour à table, elle posa une quantité de questions sur la vie à Fiore, et Juvia dût lui fournir un rapport complet et détaillé de sa vie, de son départ jusqu'à son retour. Cela prit près d'une heure et demie, pendant laquelle Lucius et Gray firent plus ample connaissance. Il apparut que les deux jeunes hommes avaient approximativement le même âge (bien que Lucius fut plus vieux de quelque mois) et étaient mages tout les deux, bien que la magie de Lucius se borna à faire des étincelles pour allumer le feu. Une fois l'interrogatoire terminé, Gray et Juvia furent menés à la chambre dans laquelle ils allaient s'installer. C'était une chambre d'amis restée inoccupé, et assez spacieuse. Le lit double appelait Gray à venir s'étendre dessus, mais il dût d'abord aider Juvia à déballer les affaires de leurs valises, pour les entreposer dans l'armoire de la pièce. Comme ils étaient fatigués, ils se mirent en pyjama et allèrent se coucher. Après une tentative de câlin qui se termina par un long bisou, ils s'endormirent, et pour la première fois depuis plusieurs jours, ils purent dormir sur leurs deux oreilles, sans craindre ni bandit ni rôdeur solitaire.


Le lendemain fut une journée calme. Leurs hôtes vinrent les réveiller vers neuf heures. La matinée, ils restèrent au chaud, mais l'après-midi, ils passèrent leur temps dehors, à rendre visite à d'anciennes connaissances de Juvia, et à explorer les environs. Pas une fois cependant, ils n'évoquèrent la maison d'enfance de Juvia, alors qu'ils comptaient s'y rendre. Lorsqu'ils furent de retour à la maison Candelam, à la tombée du soir, Lucius attendait Gray sur le perron.

- Il y a une réunion des hommes du village dans quelques minutes, déclara-t-il lorsqu'il les vit revenir. Gray est invité à venir.

À ce moment, Lux arriva derrière son mari, et ajouta par-dessus son épaule :

- Il y a une réunion des femmes du village dans quelques minutes. Lux va t'y emmener, Juvia.

Le couple ne put empêcher la séparation, et c'est les mains dans les poches que Gray emboîta le pas à son guide, en direction de la maison de réunion du village.

- Pourquoi suis-je invité ? Demanda-t-il en chemin.

- Pour certaines raisons qu'on t'expliquera en temps utile, répondit Lucius en le regardant.

- Eh bien, le secret a l'air d'être une pratique populaire, par ici …

- Il y a un temps pour tout. Il y a un temps pour parler, et un autre pour observer.

La maison de réunion se trouvait au centre du village, et c'était le bâtiment le plus impressionnant que Gray eut jamais vu. Il s'agissait d'une coque de bateau retournée, longue d'au moins trente mètres, et surélevé de quelques mètres par des rondins plus large qu'un homme. Les grandes portes de bois étaient ouvertes, et depuis l'extérieur, on pouvait déjà voir la foule se presser dedans. Une fois entrés, ils constatèrent qu'il n'y avait en tout qu'une cinquantaine de personnes, massées autour du feu allumé au centre de la pièce : que des hommes, d'un âge allant de douze à quatre-vingt-douze ans. Pendant une dizaine de minutes, ils ne firent que serrer des mains et échanger des accolades. Beaucoup vinrent le féliciter d'avoir séduit Juvia, certains lui souhaitèrent bonne chance pour la suite. Il régnait un brouhaha constant dans la pièce. Cependant, une vingtaine de minutes plus tard, les portes s'ouvrirent une dernière fois. Le silence se fit. Il est là, entendirent-ils chuchoter. L'attroupement s'écarta comme un seul homme au passage d'un homme de grande stature, qui marchait directement vers Gray. Celui-ci ne le vit pas venir, et il se rendit compte de sa présence lorsqu'il lui tapota l'épaule. Intrigué, Gray se retourna pour découvrir un grand homme secs, aux longs cheveux bleus attachés bas à l'arrière de sa tête. Il avait également une courte barbe, du même bleu que ses cheveux. Il avait les traits secs et tiré, et avait au moins quarante ans. Il portait une épaisse veste en cuir bleu, dont les manches et les épaules étaient couvertes de fins motifs dorés. Un étrange machette pendait à sa ceinture, dont la forme était familière à Gray : c'était un kukri, fort similaire à celui que possédait Qent, son ami du Mont Yakobe.

« Du même bleu que Juvia. » eut le temps de penser Gray, avant que l'inconnu ne prenne la parole. Il lui tendit une large main calleuse, pour une poignée de main, et dit :

- On m'a beaucoup parlé de toi, aujourd'hui. Comment t'appelles-tu ?

- Gray Fullbuster, répondit Gray, avec suspicion.
Il nota que cette fois, personne ne nota l'absence de deuxième prénom.

- Heureux de faire ta connaissance, Gray Fullbuster, répondit l'inconnu en bleu d'un ton solennel. Je suis Aguacero Vivid Loxar. Appelle-moi Aguacero.

Commentaire de l'auteur Alors, ça vous a plu ? Quand je vous disait que c'était de la gnognotte, la fin des chapitres précédents ... :P Je me suis particulièrement éclaté à écrire ce chapitre, parce que ça fait tellement longtemps que j'ai tout préparé sur Aguacero >< D'ailleurs, pour vous aider à vous faire la représentation, au niveau ambiance, décoration, culture, etc, le peuple du Draupnir est un mélange entre les Normands (ou vikings, c'est le même combat), le Far-west, et les peuples himalayens (surtout au niveau de la tradition guerrière du Draupnir, dont on parlera plus en détail dans un prochain chapitre). Bon, eh bien si vous comptez lire le prochain chapitre, je vous dis à la prochaine fois, et merci d'avoir lu ! Banzai !
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