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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 771 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 397 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 593 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 7059
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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Keep your lips sealed

[3585 mots]
Publié le: 2015-02-18Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Comme promis, le cinquième chapitre de l'histoire o/ Je redécouvre le plaisir de poster un chapitre à la date prévue x) Bref, bonne lecture ! Banzai !

Chapitre 5 : Keep your lips sealed


À l'aube, Gray remit quelques bûches dans le feu, afin de l'alimenter. Alors que le soleil s'élevait derrière les collines proches du bivouac, quelque chose l'alerta. Non loin de lui, une ombre portée avait bougé. Alerté, il se dressa aussitôt sur ses deux pieds. Au sommet de la plus proche colline, à une vingtaine de mètres, se trouvait un rôdeur solitaire, montant un cheval. Son destrier était blanc, bien que Gray ne put pas vraiment en apprécier la couleur : le cavalier et sa monture étaient à contre-jour. Cependant, il put discerner l’attirail du rôdeur : un chapeau de cuir, un foulard rouge sur le visage, une veste bleue et dorée et un pantalon noir.

- Qui êtes-vous ? S'exclama Gray, en s'emparant de la carabine posée près de lui.

Aucune réponse. Gray leva la carabine, épaula, et visa le rôdeur solitaire.

- J'hésiterai pas à tirer !

La monture du rôdeur solitaire renâcla. Toujours aucune réponse. Les deux hommes restèrent immobiles de longues secondes.

- Quel est votre nom ? Demanda encore une fois Gray.

Il n'y toujours pas de réponse. Alors, Gray visa le rôdeur solitaire, et pressa la queue de détente. Ce pouvait très bien être un bandit, ou quelque autre malandrin, auquel cas il ne comptait pas faire de cadeau. Le coup partit dans une grande détonation, et un petit panache de fumée s'échappa du bout du canon de son arme. Il vit le cavalier être touché, à l'épaule. Cette épaule, qui aurait dû être réduite en charpie par l'impact de la balle, devint de l'eau, au moment de l'impact. Gray le vit très clairement, car la lumière du soleil levant se réfracta brièvement dans l'eau. La monture du rôdeur solitaire se cabra, et l'homme prit le large, sans la moindre trace de blessure.

- Que s'est-il passé ? Demanda aussitôt Juvia, l'air inquiet.

La détonation l'avait réveillée en sursaut, et elle avait accouru auprès de Gray, qui tenait toujours la carabine contre lui.

- Un type louche s'est approché du camp. Je lui ai dit de se nommer, il n'a rien dit. Pas plus quand je l'ai menacé avec la carabine. Et quand j'ai tiré …

Il reprit son souffle.

- Son corps s'est transformé en eau … Exactement la même magie que toi. Puis, il s'est barré comme si de rien n'était. Je sens qu'on va avoir beaucoup de choses à se dire.

- Juvia n'a rien à voir avec ce bandit, se défendit-elle. La magie de Juvia … N'est pas rare, dans la région.

Ce nouveau mensonge lui fit presque mal à la gorge tant elle ne voulait pas le dire, mais il n'y avait pas d'autre solution. Elle ne soupçonnait que par trop l'identité du rôdeur solitaire, mais cela, elle devait le garder par-devers elle encore toute la journée. Jusqu'à ce qu'ils n'arrivent à Gungnir, du moins.

Le départ se fit en silence, et ils n'échangèrent quasiment aucune parole jusqu'au midi. L'atmosphère de tension mettait Juvia terriblement mal à l'aise, et elle ne demandait qu'à trouver comment crever l'abcès. Gray, même s'il ne le montrait pas, n'en pensait pas moins. Quelques minutes après être partis, ils se rendirent compte que la ligne bleue de l'horizon était en réalité une chaîne de montagnes encore lointaines, au pied de laquelle se trouvait leur destination : Gungnir.

En début d'après-midi, ils croisèrent un immense troupeau de gros animaux à cornes, que Gray n'avait jamais rencontré auparavant.

- Des bisons, déclara Juvia. On en voit souvent dans le coin, mais Juvia ne se rappelait plus qu'il y en avait autant.

Le troupeau pouvait bien se monter à plusieurs milliers de têtes, mais il était si large et étalé qu'ils n'en pouvaient jurer. Comme les animaux allaient en sens inverse, Gray crut un temps qu'ils renverseraient la carriole. Les animaux la contournèrent soigneusement, ne s'en approchant pas à moins de vingt mètres. Les plus proches bisons leur jetaient parfois des regards qu'ils auraient pu qualifier de « curieux », si tant est qu'ils avaient éveillé l'intérêt des animaux. Il leur fallut près de dix minutes pour traverser le troupeau. Celui-ci laissait derrière lui une bande immensément large d'herbe foulée et piétinée ; ce ruban s'étendait jusqu'à l'horizon, sinuant entre les collines lointaines. À ce stade, la route n'était guère plus qu'un zig à demi effacé, zaguant entre les touffes d'herbe survivantes.


- On devrait arriver d'ici une dizaine de minutes, déclara Gray en rangeant la carte.

Le soleil n'était plus qu'à un empan de la ligne d'horizon, et le ciel s'obscurcissait déjà. De derrière les collines, se levait une lune incomplète. La montagne la plus proche n'était pas à plus de cinq kilomètres d'eux, et son sommet était pris dans une calotte blanche qui ne semblait pas vouloir s'en aller de sitôt. Les contreforts d'autres montagnes s'épaulaient sur celle-ci, la cime de certaines culminant si haut que Gray préférait ne pas y penser.

- Je vois de la fumée, dit-il, en forçant le regard.

En effet, un mince filet de fumée venait de devant eux, au pied d'une des montagnes. Ils n'étaient pas encore assez près pour en identifier la source.

Il s'avéra bientôt que c'était un village. Le cœur de Juvia se serra dans sa poitrine, car ce n'était pas n'importe quel village. C'était le sien. Celui où elle était née.

- Gungnir … Murmura-t-elle, quand ils ne furent plus qu'à une centaine de mètres des premières maisons.

- Alors comme ça, c'est de là que tu viens, observa Gray.

Lorsqu'ils s'engagèrent entre les premières maisons, cependant, ils sentirent immédiatement que quelque chose ne tournait pas rond. Plus aucune fumée ne s'élevait des cheminées, et alors qu'ils auraient juré avoir vu de la lumière aux fenêtres quelques instants plus tôt, il n'y avait plus aucune trace de vie au sein du village.

- J'ai l'impression que tes anciens voisins connaissent bien les bandits.

À peine Gray eut-il terminé sa phrase, qu'un coup de feu résonna et qu'une balle se ficha en terre, devant les chevaux. Ceux-ci, affolés, se cabrèrent, et Gray eut énormément de mal à les calmer. Un homme se présenta sur le perron de sa maison. Il avait l'air très honnête, excepté la carabine chargée qu'il pointait à tour de rôle sur Gray et Juvia.

- Prêts à mourir, bandits ? Dit-il d'une voix provocante.

Gray s'empara aussitôt de sa propre carabine, et visa à son tour. Les deux hommes se fixèrent dans le blanc des yeux. Il y eut alors un mouvement à l'une des fenêtres de la façade de la maison.

- Abaisse cette arme, imbécile ! S'exclama une voix féminine.

L'instant d'après, il y eut un terrible bruit métallique, l'homme armé s'écroula sur le sol, face contre terre. Une jeune femme sortit de la maison et l'enjamba, tenant à deux mains une poêle à frire, qui avait sans doute servi à neutraliser le tireur. La femme s'arrêta à quelques mètres du perron de sa maison, et laissa tomber son arme fatale sur le sol.

- Pas possible … C'est vraiment toi … Murmura-t-elle.

Un visage, puis, deux, puis cinq, puis plusieurs dizaines se montrèrent aux fenêtres de chaque maison. Tout les curieux du village regardaient ce qu'il se déroulait à l'entrée.

- Juvia est revenue ! Juvia est de retour ! Hurla la jeune femme.

Puis, elle se précipita sur la carriole, et grimpa à l'avant sans ménagement pour prendre Juvia dans ses bras. D'abord étonnée, la magicienne finit par rendre l'étreinte.

- Ça fait tellement longtemps, dit la jeune femme. Bienvenue à Gungnir.

- Seize ans, répondit Juvia d'une voix tremblante d'émotion. Ça fait seize ans qu'on ne s'est pas vues …

Gray aurait souhaité se rendre invisible, pour ne pas troubler les émouvantes retrouvailles entre Juvia et celle qui semblait être son amie. L'instant d'après, ladite amie le regardait, l'air intrigué.

- Il est plutôt pas mal, concéda-t-elle. C'est ton mari ?

Comme Juvia rougit en perdant tout ses moyens, Gray se défendit par lui-même.

- Non, juste son copain. Je m'appelle Gray Fullbuster.

- Gray Fullbuster ? Et ton nom de famille ?

- Comment ça, mon nom de famillle ? C'est Fullbuster, mon nom de famille !

- Mais tu n'as pas de deuxième prénom ?

- Non, je n'en ai pas, et pourquoi je devrais en avoir un ?

Atterrée, la jeune femme le fixa un court instant.

- Gray n'est pas né dans la région, expliqua Juvia, presque en minaudant. Gray est né à Fiore …

- Ah, Lux comprends mieux, répondit l'amie. Je ne pensais pas que les garçons étaient aussi beaux, là-bas. Mais, Lux m'égare.

Elle descendit de la carriole, et aida Juvia à le faire à son tour.

- Je m'appelle Lux Lucida Candelam, dit-elle à l'intention de Gray. Je suis une amie d'enfance de Ju.

C'était une très séduisante jeune femme, de la même taille que Juvia (et pas uniquement en termes de hauteur). Elle avait les cheveux noirs et bouclés, et portait une robe grise simple, pour l'usage du quotidien. De nombreuses personnes sortaient de chez eux, et un attroupement se forma bientôt autour des arrivants. De tout côtés, on se pressait pour donner l'accolade à Juvia, et pour se réjouir de son retour. La jeune génération ne l'avait jamais vue, mais leurs parents l'avaient vue naître et grandir. Voir la magnifique jeune femme qu'était devenue la fillette partie à l'âge de sept ans déclencha beaucoup d'émotions chez les matrones du village, notamment celles qui avaient connue sa mère. Les hommes, eux, étaient fiers de la voir revenir au pays. Après quelques minutes, Lux s'attela à disperser la foule, car il était l'heure du dîner.

- J'imagine que vous n'avez nulle part où dormir, déclara-t-elle une fois que les badauds furent rentrés chez eux.

- Non, répondit Gray.

- Peut-être que … Commença Juvia.

- N'y pense même pas. Il n'est pas d'humeur, en ce moment. Il n'est jamais de bonne humeur, en fait.

- Qui donc ? S'enquit Gray.

- Quelqu'un, répondit sèchement Lux. Restez chez moi tout le temps que vous voudrez.

Elle appela l'homme qu'elle avait assommé avec sa poêle à frire, qui s'avéra être son mari, pour lui dire d'aider Gray à décharger la carriole. Elle amena Juvia à l'intérieur.


- Désolé pour tout à l'heure, dit le mari en posant la boîte de canettes de soupe. Tout le monde est à cran, en ce moment.

- Pas grave, on s'en doutait. Et puis on est mages, Juvia et moi. On est habitués au risque.

- Vous êtes mages, vraiment ? S'étonna-t-il.

- Ouais. De la guilde Fairy Tail.

- Ah, jamais entendu parler.

- C'est une guilde de Fiore.

- Ah, je vois.

Ils continuèrent à décharger en silence. Une fois la besogne accomplie, l'homme tendit la main à Gray, et ils échangèrent une brève poignée de main.

- Je m'appelle Lucius Brevi Candelam, dit-il.

- Gray Fullbuster.

- Tu n'as pas de deuxième prénom, je suppose ?

- Non, je n'en ai pas. Je suis né à Fiore. C'est une coutume locale, d'avoir deux prénoms ?

- Si l'on peut dire. C'est assez répandu dans le Draupnir, surtout au nord du Niflheim.

Ce disant, ils passèrent du cellier à la maison proprement dite, dans laquelle il régnait une chaleur réconfortante. Des cris d'enfants couvraient les bruits de préparation qui venaient de la cuisine. L'habitation était très confortable, bien que bâtie en bois. Un feu brûlait dans le grand âtre du salon.

- C'est plutôt confortable, pour un petit village abandonné au pied des montagnes, observa Gray.

- N'est-ce pas ? C'est Lucius qui l'a construit, après son mariage, répondit Lucius avec fierté.
Désemparé, Gray le fixa. Il avait toujours trouvé amusante la manière qu'avait Juvia de se désigner à la troisième personne, et il savait que c'était l'accent du cru. Mais il ne s'habituerait jamais à voir tout ces gens parler d'eux-même à la troisième personne (et l'auteur non plus). Il était sans doute la seule personne au village à ne pas utiliser cet étrange procédé d'élocution, ce qui faisait de lui un spécimen rare et unique. Quelques instants plus tard, le repas fut servi. Il fallut rajouter deux couverts au service, et l'enfant le plus âgé (qui n'avait pas plus de quatre ans) s'en occupa. Il ressemblait beaucoup à son père, mais était si timide que dès qu'il vit les étrangers, il courut se réfugier derrière sa mère sans piper mot. Une petite fille en salopette arriva du salon en se dandinant difficilement, et à l'inverse de son grand frère, elle fixa avec intérêt et curiosité les intrus.

- Ce sont tes enfants? Demanda Juvia, à l'intention de son amie.

- Lux a cet honneur, répondit-elle.

Ce disant, elle quitta la cuisine en portant à l'aide de gants épais un large plat, qui contenait quelque spécialité locale dont Gray ignorait jusqu'aux ingrédients.

- La petite te ressemble beaucoup, continua Juvia.

- C'est vrai. Tu as des enfants, toi ?

La question laissa Juvia toute haletante, et elle dût s’asseoir pour reprendre ses esprits.

- Pas encore, dit Gray à sa place. On a encore des choses à faire, avant d'y penser.

Ils se mirent à table, et le repas fut servi.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Gray, quand on lui présenta une belle platée de la spécialité locale concoctée par Lux.

Le silence se fit à table, et tous, même la petite fille (qui devait avoir trois ans, ou peu s'en fallait), le fixèrent d'un regard insistant.

- C'est un étranger, rappela Lucius. On ne peut pas lui en faire reproche.

Juvia se pencha à l'oreille de Gray :

- C'est malpoli, de demander ce qui se trouve dans son assiette …

- Hé, je suis censé le savoir comment, ça ? S'insurgea le jeune homme, mécontent d'avoir été gardé dans l'ignorance. Il me semble pas que tu te fâches, quand je te demande ce que tu cuisines !

- Lux est une très bonne cuisinière, dit celle-ci en servant un peu de rab à Gray, pour faire bonne mesure.

Avec hésitation, Gray analysa le contenu de son assiette. Il y avait beaucoup de sauce et de légumes divers, ainsi que d'énormes morceaux de viande rouge, cuite à point. Gray en coupa un morceau, l'enroba d'un peu de sauce, et le porta à sa bouche.

Il y avait longtemps qu'il n'avait pas connu un tel orgasme des papilles.

Tout les regards étaient fixés sur lui, dans l'expectative d'une réaction.

« Alors comme ça, il y a une justice dans ce monde … » Pensa-t-il.

Aussitôt après, il attaqua un autre morceau de viande, et il resta silencieux jusqu'à avoir liquidé tout le contenu de son assiette.

- J'imagine que ça veut dire qu'il aime bien, déclara Lucius, en mangeant tranquillement le contenu de sa propre assiette.

- Quand il ne parle pas en même temps, ça veut dire qu'il aime bien, confirma Juvia.

Elle regarda Lux en souriant, et ajouta :

- Il ne parle jamais quand c'est moi qui fais à manger.

La remarque les fit rire un peu, et Gray s'en alarma. Encore à moitié dans son assiette, il se retourna vers sa compagne. Il y avait bien longtemps qu'il ne l'avait pas vue aussi spontanée que ça. Était-ce l'air du pays qui avait un effet libérateur sur elle ?

Après le dîner, Lux coucha ses enfants. Quand elle fut de retour à table, elle posa une quantité de questions sur la vie à Fiore, et Juvia dût lui fournir un rapport complet et détaillé de sa vie, de son départ jusqu'à son retour. Cela prit près d'une heure et demie, pendant laquelle Lucius et Gray firent plus ample connaissance. Il apparut que les deux jeunes hommes avaient approximativement le même âge (bien que Lucius fut plus vieux de quelque mois) et étaient mages tout les deux, bien que la magie de Lucius se borna à faire des étincelles pour allumer le feu. Une fois l'interrogatoire terminé, Gray et Juvia furent menés à la chambre dans laquelle ils allaient s'installer. C'était une chambre d'amis restée inoccupé, et assez spacieuse. Le lit double appelait Gray à venir s'étendre dessus, mais il dût d'abord aider Juvia à déballer les affaires de leurs valises, pour les entreposer dans l'armoire de la pièce. Comme ils étaient fatigués, ils se mirent en pyjama et allèrent se coucher. Après une tentative de câlin qui se termina par un long bisou, ils s'endormirent, et pour la première fois depuis plusieurs jours, ils purent dormir sur leurs deux oreilles, sans craindre ni bandit ni rôdeur solitaire.


Le lendemain fut une journée calme. Leurs hôtes vinrent les réveiller vers neuf heures. La matinée, ils restèrent au chaud, mais l'après-midi, ils passèrent leur temps dehors, à rendre visite à d'anciennes connaissances de Juvia, et à explorer les environs. Pas une fois cependant, ils n'évoquèrent la maison d'enfance de Juvia, alors qu'ils comptaient s'y rendre. Lorsqu'ils furent de retour à la maison Candelam, à la tombée du soir, Lucius attendait Gray sur le perron.

- Il y a une réunion des hommes du village dans quelques minutes, déclara-t-il lorsqu'il les vit revenir. Gray est invité à venir.

À ce moment, Lux arriva derrière son mari, et ajouta par-dessus son épaule :

- Il y a une réunion des femmes du village dans quelques minutes. Lux va t'y emmener, Juvia.

Le couple ne put empêcher la séparation, et c'est les mains dans les poches que Gray emboîta le pas à son guide, en direction de la maison de réunion du village.

- Pourquoi suis-je invité ? Demanda-t-il en chemin.

- Pour certaines raisons qu'on t'expliquera en temps utile, répondit Lucius en le regardant.

- Eh bien, le secret a l'air d'être une pratique populaire, par ici …

- Il y a un temps pour tout. Il y a un temps pour parler, et un autre pour observer.

La maison de réunion se trouvait au centre du village, et c'était le bâtiment le plus impressionnant que Gray eut jamais vu. Il s'agissait d'une coque de bateau retournée, longue d'au moins trente mètres, et surélevé de quelques mètres par des rondins plus large qu'un homme. Les grandes portes de bois étaient ouvertes, et depuis l'extérieur, on pouvait déjà voir la foule se presser dedans. Une fois entrés, ils constatèrent qu'il n'y avait en tout qu'une cinquantaine de personnes, massées autour du feu allumé au centre de la pièce : que des hommes, d'un âge allant de douze à quatre-vingt-douze ans. Pendant une dizaine de minutes, ils ne firent que serrer des mains et échanger des accolades. Beaucoup vinrent le féliciter d'avoir séduit Juvia, certains lui souhaitèrent bonne chance pour la suite. Il régnait un brouhaha constant dans la pièce. Cependant, une vingtaine de minutes plus tard, les portes s'ouvrirent une dernière fois. Le silence se fit. Il est là, entendirent-ils chuchoter. L'attroupement s'écarta comme un seul homme au passage d'un homme de grande stature, qui marchait directement vers Gray. Celui-ci ne le vit pas venir, et il se rendit compte de sa présence lorsqu'il lui tapota l'épaule. Intrigué, Gray se retourna pour découvrir un grand homme secs, aux longs cheveux bleus attachés bas à l'arrière de sa tête. Il avait également une courte barbe, du même bleu que ses cheveux. Il avait les traits secs et tiré, et avait au moins quarante ans. Il portait une épaisse veste en cuir bleu, dont les manches et les épaules étaient couvertes de fins motifs dorés. Un étrange machette pendait à sa ceinture, dont la forme était familière à Gray : c'était un kukri, fort similaire à celui que possédait Qent, son ami du Mont Yakobe.

« Du même bleu que Juvia. » eut le temps de penser Gray, avant que l'inconnu ne prenne la parole. Il lui tendit une large main calleuse, pour une poignée de main, et dit :

- On m'a beaucoup parlé de toi, aujourd'hui. Comment t'appelles-tu ?

- Gray Fullbuster, répondit Gray, avec suspicion.
Il nota que cette fois, personne ne nota l'absence de deuxième prénom.

- Heureux de faire ta connaissance, Gray Fullbuster, répondit l'inconnu en bleu d'un ton solennel. Je suis Aguacero Vivid Loxar. Appelle-moi Aguacero.

Commentaire de l'auteur Alors, ça vous a plu ? Quand je vous disait que c'était de la gnognotte, la fin des chapitres précédents ... :P Je me suis particulièrement éclaté à écrire ce chapitre, parce que ça fait tellement longtemps que j'ai tout préparé sur Aguacero >< D'ailleurs, pour vous aider à vous faire la représentation, au niveau ambiance, décoration, culture, etc, le peuple du Draupnir est un mélange entre les Normands (ou vikings, c'est le même combat), le Far-west, et les peuples himalayens (surtout au niveau de la tradition guerrière du Draupnir, dont on parlera plus en détail dans un prochain chapitre). Bon, eh bien si vous comptez lire le prochain chapitre, je vous dis à la prochaine fois, et merci d'avoir lu ! Banzai !
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