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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 7067
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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Voyager

[4685 mots]
Publié le: 2015-02-10Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Voici venir le troisième chapitre ! Un peu de calme pour ce chapitre, avec en prime, un départ en voyage ! On se retrouve au commentaire de fin ! Bonne lecture ! Banzai !

Chapitre 3 : Voyager


- C'est à propos de notre lune de miel ? Demanda Juvia, comme hypnotisée par la situation.

- Non, répondit Gray. J'ai pas vraiment aimé la manière dont t'as remis en cause mes sentiments, même si je comprends un peu pourquoi t'as réagi comme ça.

- Juvia ne veut pas parler de ça, se lamenta la jeune femme.

- Moi non plus, et c'est pas de ça que je veux parler. Si y'a bien un truc qui m'énerve plus que le reste, c'est quand on ne me croit pas alors que je suis sincère. Et dans ce cas-là, je fais toujours tout ce que je peux pour rétablir la vérité.

Il prit les mains de Juvia dans les siennes, et la regarda dans le blanc des yeux.

- Épouse-moi, dit-il.


Lorsque Juvia se réveilla, elle était avachie dans le canapé du salon, et Gray était assis à côté d'elle. Il la ventilait énergiquement avec un éventail.

- Ça y est, t'es réveillée ? Demanda-t-il.

- Oui …

Elle peinait à croire à ce qu'elle avait entendu avant de s'évanouir.

- Quand allons-nous nous marier ? Demanda-t-elle.

- Hein ? De quoi tu parles ? Répondit Gray, qui ne comprenait pas. J'ai jamais parlé de mariage.

Déçue, Juvia comprit que ce qu'elle avait entendu n'avait été qu'un produit de son esprit, la cristallisation d'années de rêves et d'espoir.

- Tu t'es évanouie juste avant que je te dise mon idée, et ça fait bien une demi-heure que je te ventile, t'étais brûlante.

- Qu'est-ce que Gray veut me dire ?

- On va partir en voyage, toi et moi, et tu vas voir si je ne t'aime pas.

- Où va-t-on aller ?

- J'ai quelques idées, mais je préférerais que tu choisisses.

- Juvia choisira parmi tes idées.

- J'ai pensé qu'on pourrait retourner à Ryûzetsu Land, ou à Akane Resort … Mais j'ai eu une autre idée. C'est moins amusant, mais beaucoup plus intéressant.

Il se pencha à l'oreille de sa bien-aimée, et lui murmura son idée. Elle ouvrit de grands yeux ronds en l'entendant.

- Tu veux vraiment aller là-bas ? Mais … C'est loin, et Juvia …

- Tu ne veux pas y aller ?

- Si, mais … Juvia a peur d'y retourner.

- Pourquoi tu aurais peur de retourner dans ta région natale ?

Juvia garda le silence. Gray venait tout juste de lui proposer de partir en voyage dans le Draupnir, sa région d'origine, et d'aller jusqu'à Gungnir, le village qui l'avait vu naître et grandir jusqu'à ce qu'elle n'arrive à Fiore à l'âge de sept ans. Car le Draupnir était la plus grande région de Captio, le royaume voisin de Fiore. C'était cette origine étrangère qui était en cause de l'étrange manière de parler de Juvia, ainsi que d'autres traits de caractères étranges pour les habitants de Fiore.

- Je veux voir l'endroit où tu es née, je veux voir là où tu as grandi, déclara Gray.

- C'est d'accord, répondit Juvia. Mais à une seule condition.

- J'écoute ?

- Après, Juvia veut aller voir la région natale de Gray, là où est né et où il a grandi.

- Il n'y a plus que des ruines.

- Il n'y a plus que des ruines aussi, là où je suis née, rétorqua Juvia.

Il y eut un court silence. Puis, elle reprit :

- Quand est-ce qu'on part ?

- Dans deux jours, le temps d'aller à Harujion et de prendre le bateau. Si je me souviens bien, il y a un bateau par jour pour Captio.

- On ne sera pas rentrés à temps pour le Nouvel An, fit remarquer Juvia.

- Pas grave, l'important, c'est qu'on le passe ensemble. C'est ça, qui compte.

Ni l'un, ni l'autre, ne se doutaient qu'ils s'apprêtaient à s'embarquer pour un voyage qui laisserait une marque indélébile sur leur future.


Ils quittèrent leur domicile vers onze heures trente, en direction de la guilde. Ils ne comptaient pas prendre de mission pour la journée, aussi y allaient-ils pour informer de leur départ imminent.


- Juvia y pensait, dit celle-ci pendant le trajet. Est-ce qu'on a les moyens de le faire, ce voyage ?

- Bien sûr, même si c'est pas évident de toucher la récompense en travaillant avec Natsu et Erza. La traversée en bateau ne coûte pas très cher, et on devrait bien trouver une manière de se rendre là où on veut aller.

Juvia leva les yeux au ciel, pensive.

- Le mieux serait d'accoster à Fàfnir, déclara-t-elle. De toutes manières, c'est sans doute la destination de la ligne au départ d'Harujion.

- Où ça, tu dis ?

- À Fàfnir. C'est au sud du Draupnir. C'est la plus grande ville portuaire de Captio.

- Eh bien, pour quelqu'un qui a vécu les trois quarts de sa vie à Fiore, tu connais drôlement bien ton pays, dit Gray, admiratif.

- Ce n'est que de la connaissance géographique basique, répliqua modestement Juvia.

Après avoir fini de rougir, elle reprit :

- Normalement, il y a une route commerciale entre Fàfnir et le nord du Draupnir, que l'on pourra emprunter pour se rendre sans encombres à Gungnir.

- De toutes manières, on ira quand même. Peu importe la façon.

C'est à ce moment qu'ils arrivèrent en vue de la guilde. Le sol devant la façade du bâtiment, sur un rayon de vingt mètres, était couvert de neige fondue assez glissante, et il leur fut presque ardu d'arriver à bon port.

Dans le bâtiment, l'ambiance avait quelque chose de particulier. Les mafges couraient en tout sens, s'offrant cadeaux les uns aux autres, et faisant des réclamations pour les mécontents. Se frayant un chemin parmi l'activité, Gray et Juvia parvinrent au bar, où Mirajane regardait les autre faire, d'un œil bienveillant. S'apercevant de l'arrivée des deux jeunes gens, elle les salua et prit des nouvelles.

- Juvia et Gray vont partir en voyage ! S'exclama Juvia, non loin de sautiller sur place sous le coup de l'excitation.

- Vraiment? S'étonna la barmaid.

Elle regarda Gray, intriguée.

- Ah, vous partez en lune de miel, c'est ça ? Demanda-t-elle, avec un petit sourire entendu.

- Non, répondit Gray.

« Ma parole, les filles de cette guilde ont un sacré problème avec les lunes de miel ... » Se lamenta-t-il mentalement.

- Qui a parlé de lune de miel ? S'enquit Erza.
Assise non loin de là, elle était affairée à manger un énorme fraisier de Noël. Le gros chapeau de Noël qu'elle portait lui adoucissait le visage, mais n'empêchait pas son armure Heart Kreuz de rutiler. Ses oreilles s'étaient dressées lorsqu'elle avait entendu parler de lune de miel.

- Rien, t'occupe, soupira Gray avec un signe de main.

« Qu'est-ce que je disais? »

- Vous partez en amoureux, c'est ça ? Reprit Mirajane.

- Voilà, c'est ça, affirma Gray. On a envie de voir du pays, tout les deux.

- Et où allez-vous ?

- On va aller dans le nord de Captio.

- C'est un endroit froid et désert ! S'exclama la barmaid.

- Certes, mais c'est quand même là qu'on va.

- Pourquoi aller dans un tel endroit ? Vous devriez plutôt prendre du bon temps à Akane Resort ou à Ryûzetsu Land !

- Parce que …

Gray n'osa pas continuer, car il savait que Juvia n'aurait pas aimé qu'il continue sans son approbation.

- Parce que c'est là-bas que Juvia est née, dit-celle en baissant les yeux. Gray veut absolument aller là-bas.

À ce moment, Makarov, qui descendait du premier étage, s'approcha et prit part à la conversation, dont il avait surpris quelques bribes depuis l'escalier.

- Vous allez donc à Captio ? Laissez-moi vous prévenir : soyez prudents. Les gens de Captio n'aiment pas ceux de Fiore, et c'est généralement réciproque. Vous pourriez bien vous faire détrousser à l'hôtel, ou pire.

- Juvia sait.

- Tant mieux, alors, mais j'ai jugé nécessaire de vous le rappeler.

Il regarda la jeune femme.

- C'est toi, qui a voulu retourner sur tes terres natales ? Ou c'est Gray ?

Fort surprise, Juvia fixa le maître, la bouche béante.

- Comment … Comment savez-vous que …

- Comment on sait que tu n'es pas née à Fiore ?

Makarov rigola doucement.

- Ma pauvre, la moitié des mages de cette guilde sait que tu es née à Captio, et l'autre moitié sait que tu n'es pas née à Fiore. Tu n'as peut-être pas d'accent sur la prononciation, mais ta manière de parler, ta magie et ton style, on les rencontre que de l'autre côté du détroit. J'ai pas mal roulé ma bosse, dans ma lointaine jeunesse. D'autres mages de la maison aussi ont pas mal voyagé. Avec un peu de connaissances sur les pays voisins, pas dur de deviner d'où tu viens.

- Mais … Juvia ne veut pas que ça se sache …

- Pourquoi donc ?

Juvia cacha son visage dans ses mains, et commença à sangloter. Horrifié, le maître s'excusa platement, et joignit ses efforts à ceux de Gray pour la réconforter.

- Je ne voulais pas … Je ne pensais pas que ça te blesserait.

- Ce n'est pas grave, murmura Juvia en s'essuyant les joues d'un revers de manche. C'est … C'est nerveux. Juvia a du mal à contrôler ce qu'elle ressent quand on parle de son passé.

L'incident fut vite oublié, et ils recommencèrent à s'amuser.

Le soir, en quittant la guilde, Juvia ne réalisait toujours pas ce qui lui arrivait. Dans quelques jours, elle allait s'embarquer pour un voyage qui la mènerait sur ses terres natales, qu'elle n'avait pas revu depuis l'âge de sept ans. Elle allait s'y rendre avec Gray, l'élu de son cœur. Le voyage serait sans doute difficile, mais cela lui importait peu. Plus elle pensait au voyage et surtout, à ce qui en avait donné l'idée à Gray, plus elle découvrait l'immensité du sac de nœuds qui prenait forme dans son esprit. Gray l'aimait, l'aimait vraiment, ou n'était-ce que tromperie et illusion ? Sa paranoïa naturelle tendait vers la seconde réponse, mais tout le reste indiquait le contraire, et elle ne parvenait pas à s'y faire. Avec le temps, elle avait fini par presque plus aimer poursuivre Gray de ses vœux que Gray lui-même, et la disparition de la quête qui avait animé ses journées durant quatre années avait laissé un étrange vide en elle, un vide qu'elle s'efforçait de combler par la présence de Gray.


Le lendemain dans la matinée, le jeune couple se rendit à la banque où Gray plaçait ses économies, pour retirer les espèces nécessaires au bon déroulement financier du voyage. À cette occasion, Juvia découvrit que son compagnon était quelqu'un d'extrêmement économe : il y avait un peu moins d'un million de joyaux sur son compte en banque, durement gagnés en travaillant avec l'équipe habituelle.


- On devrait attendre pour partir, finit par dire Juvia, alors qu'ils sortaient de l'établissement. Partir en voyage demande beaucoup de préparation …

- J'ai voyagé toute ma vie, répondit Gray, et je n'ai pas la moindre envie d'attendre pour te prouver que je t'aime.

Visiblement, apprendre que Juvia n'avait pas confiance en ses sentiments avait foulé au pied son amour-propre et son ego. Et, même si le problème avait été réglé dès le départ, il était bien trop têtu pour abandonner l'idée du voyage. De plus, ça n'était pas tant pour donner une preuve, qu'il voulait aller voir là où Juvia avait grandi. C'était aussi et surtout pour en apprendre le plus possible sur elle. Tout ce qu'il savait de son expérience personnelle, c'est qu'elle avait vécu à Captio, avant de venir habiter à Fiore à sept ans, elle avait perdu ses parents peu après et s'était retrouvée à l'orphelinat jusqu'à l'âge de quinze ans, ensuite de quoi elle avait rejoint Phanto m Lord, avant qu'ils ne se rencontrent. Cette lacune avait été justement mise en lumière par Mirajane. Il voulait savoir qui étaient ses parents, à quoi ressemblait sa région d'origine. Il voulait savoir d'elle tout ce qu'elle consentirait à lui dire, et alors seulement, il parlerait de lui.


Ce soir-là, ils discutèrent beaucoup. Ils discutèrent en mangeant, puis ils discutèrent en allant se promener dehors. En rentrant, ils continuèrent à parlementer en se déshabillant, et persévérèrent en se glissant sous les couettes. Ils ne s'arrêtèrent que pour faire l'amour, et reprirent de longues minutes après. À vrai dire, ils ne se couchèrent pas de bonheur, tant ils avaient parlé ce soir là. Et ils avaient parlé de beaucoup de choses, de choses qu'ils avaient faite, et de choses qu'ils voulaient faire, seuls ou ensemble. Lorsque Juvia avait commencé à parler d'enfants, Gray, contrairement à son habitude, ne l'avait ni rembarrée, ni ignorée, ni n'avait changé de sujet. Bien au contraire : il en avait rêvé avec elle. Cela était clair entre eux depuis le début, ils ne comptaient pas faire s'agrandir la famille avant quelques années, mais Juvia aimait à en parler de temps à autres. D'aucuns auraient dit qu'ils allaient vite en besogne, mais cela leur importait peu, pour ne pas dire aucunement. Ils parlèrent également de ce qu'ils feraient en rentrant du voyage. Ils émirent également quelques pronostics sur le temps qu'allaient mettre Lucy et Natsu avant d'arrêter de se tourner autour, et ils rigolèrent bien en faisant leurs estimations.

C'est avec un étrange sentiment que Gray trouva le sommeil. Il n'avait fait que parler avec sa bien-aimée, mais cette longue séance de discussion avait pansé et fait cicatrisé des plaies silencieuses que des dizaines de jours de cohabitation n'avaient fait que cautériser. Pour certaines choses, une simple phrase de l'être aimé valait plus que cent baisers, ou qu'un millier de caresses.


Le lendemain, ils se réveillèrent dès potron-minet. La veille, ils s'étaient renseignés à la gare. Un train partirait de la station à neuf heures trente-deux, destination Harujion. Comme il n'y en avait qu'un par jour, ils ne comptaient pas le rater. De fait, ils se réveillèrent à six heures trente du matin, pour finaliser les préparatifs hâtifs entamés la veille. Mine de rien, cela leur prit un certain temps après le petit déjeuner, et lorsqu'ils quittèrent l'appartement vers neuf heures, c'était après avoir bien transpiré. Au départ, ils ne devaient emporter chacun qu'une grosse valise et un sac à dos, mais Juvia avait simulé quelques larmes (un subterfuge efficace sur Gray dans cent pour cent des cas) pour avoir l'autorisation de prendre deux valises et un second sac à dos. Ainsi chargés, ils prirent le chemin de la gare. Il n'y avait pas beaucoup de monde à cette heure dans les rues de Magnolia, aussi profitèrent-ils du trajet en amoureux. C'était un matin lumineux, bien qu'encore rafraîchit par la neige qui ne semblait pas se décider à fondre. La gare aussi était presque vide, mais quelques voyageurs se plaçaient déjà dans leur train quand ils arrivèrent à quai. Ils présentèrent leurs tickets au contrôleur, puis montèrent dans un des wagons. Une fois installés dans un compartiment vide, ils entreposèrent leurs bagages et prirent place. Le train se mit en marche quelques minutes plus tard.

Ce fut un trajet calme, et la météo resta stable : temps clair et ciel dégagé du départ au terminus. Il faisait plus chaud à Harujion, car la ville était plus au sud. Cela dit, une certaine fraîcheur, née des embruns marins, baignait la ville, et faisait grelotter les voyageurs mal préparés. Gray et Juvia, eux, n'avaient cure du froid. Il faisait bien plus froid que ça, là où ils allaient. Et puis, ils étaient bien protégés : Gray avait pour lui sa résistance naturelle, et Juvia s'était équipée d'un long et chaud manteau rembourré, assorti au reste de sa tenue.

Après un rapide arrêt par un café du port, ils prirent la direction de l'embarcadère touristique, d'où devait appareiller le bâtiment sur lequel ils traverseraient le détroit. Il fut difficile de s'y retrouver, car de nombreux bateaux de plaisance et autre ferries mouillaient à quai. Cependant, les indications avisées de quelques autochtones les redirigèrent vers le plus gros des ferries, un immense navire en métal, propulsé par vapeur. C'était le seul à effectuer la traversée, en cette saison, leur dit-on, car c'était le seul assez gros pour résister aux éventuels tempêtes d'hiver qui balayaient le détroit. Une passerelle était déployée entre le quai et le pont supérieur du bateau. Deux matelots montaient la garde de chaque côté. En grosses lettres noires, sur l'avant de la coque, il était écrit le nom du navire : « CORTO MALTESE ». Le nom n'évoqua rien à Gray, mais Juvia lui dit dans l'oreille :

- Corto Maltese était un grand explorateur, originaire d'une cité libre au sud du détroit. Il a beaucoup voyagé, et la navigation moderne lui doit beaucoup.

- T'en sais, des choses … Observa Gray.

La jeune femme rougit au compliment, et détourna le regard.

Ils accostèrent les deux matelots en faction sur le quai.

- Le bateau part à quelle heure ? Demanda Gray.

- Dans une heure, m'sieur, répondit le matelot de droite.

- Vous voulez embarquer ? Demanda le matelot de gauche.

- Ouais, si possible, dit Gray.

- Ce navire est à destination de Fàfnir, à Captio, prévint Droite.

- C'est justement là qu'on veut aller, ma petite amie et moi, rétorqua Gray, pressé.

- Vous avez vos billets ? Demanda Gauche.

Gray regarda Juvia.

- Euh … Non ….

- Dans ce cas-là, il faut aller à droite, pour payer vos places, déclara Gauche.

- On vous donnera votre numéro de chambre au guichet, continua Droite. Les chambres sont à gauche du guichet.

Ils s'écartèrent, laissant - enfin ! - passer Gray et Juvia. Les matelots postés du côté du pont les accueillirent en souriant, et leur indiquèrent le chemin du guichet.

Ledit guichet se trouvait au pont inférieur, juste avant l'entrée du restaurant embarqué. L'employé qui s'y trouvait parlait avec un très fort accent, rendant son parler presque incompréhensible. Cela dit, ils parvinrent à effectuer la transaction.

Les clefs en main, Gray s'avança triomphalement en direction des chambres, en quête du numéro 144 - leur chambre. Juvia le suivait, avec un enthousiasme présent mais moins marqué. La chambre qu'ils occupaient était minuscule, bien que dans les normes pour une cabine de vaisseau. Il s'agissait d'une pièce oblongue, d'environ cinq mètres de long sur trois de large. Au bout, se trouvait un hublot, et immédiatement à droite de l'entrée, il y avait la salle de bains et les toilettes. À leur grand dam, les couchettes étaient séparées et à peine assez large pour s'étendre sur le dos sans dépasser. Gray et Juvia mirent en place leurs valises, et restèrent un moment dans la chambre. Le hublot donnait à quelques mètres au-dessus de la surface de l'eau, et ils s'y pressèrent un long moment pour observer les reflets sur la surface de l'eau.

Lorsque le navire largua les amarres, ils se trouvaient penchés au bastingage du pont supérieur, observant l'horizon, couvert de nuages à l'est. Et c'était à l'est que se trouvait leur destination. Il était près de onze heures trente du matin, et il y avait peu de monde sur le bateau pour la traversée.

La journée fut calme. Ils errèrent entre le restaurant du bateau, la boutique de souvenirs et les tables de billard, zones contiguës dans la structure du navire. Vers dix-huit heures, les nuages du matin furent sur eux, et la houle s'attaqua au navire, qui avait déjà parcouru la moitié du chemin sur le détroit. Heureusement pour eux, ni Juvia ni Gray n'étaient sujets au mal de mer (même si Gray se sentit un peu barbouillé après le dîner). On ne pouvait pas en dire autant pour le reste des passagers, et le personnel de bord passa une bonne partie de la soirée à distribuer des pastilles et à essuyer les traces de mal de mer. La houle continua jusque tard dans la soirée, et les hurlements du vent contre la coque du navire accompagnèrent le sommeil des voyageurs. Au moment d'aller se coucher, Juvia tenta de s'immiscer dans la couchette de Gray, mais la seule manière qu'ils avaient de cohabiter ainsi était qu'elle ne s'allonge sur lui. Pour le jeune homme, c'était supportable pendant la vingtaine de minutes que durait l'amour, mais pas pendant les huit heures de sa nuit. De fait, la jeune femme dut battre en retraite, dépitée, et bouda dans sa propre couchette.

Le réveil fut assez désagréable pour Gray, car le roulis du navire l'avait fait tomber de sa couchette. La douleur de ses reins le réveilla en sursaut. L'aube se levait sur l'océan. Oubliant toute douleur, il se releva en se massant distraitement le dos, et s'approcha du hublot. La mer, d'un bleu encore assombri par la nuit, se paraît à l'est de mille teintes de rose. Pas un seul nuage n'encombrait le ciel, qui était toujours sombre à l'ouest. La mer était relativement calme, bien que les vagues vinrent à plusieurs reprises lécher le hublot.

Lorsque Juvia se réveilla, elle chercha un court instant autour d'elle, car elle avait oublié qu'elle s'était endormie dans la cabine du ferry et non pas dans la chambre de Gray. Non, dans sa chambre. En regardant à sa droite, elle eut la surprise de découvrir Gray dans la lumière matinale, uniquement vêtu de son caleçon nocturne. Son cœur se serra à cette vision presque divine, et elle se dissimula sous la couette, rougissante. Son muscle cardiaque commença à battre la chamade. À cet instant, Gray se rendit compte qu'elle était éveillée, et vint vers elle. Il se pencha par-dessus le matelas, pour lui prodiguer le baiser matinal.


Pendant qu'ils prenaient leur petit-déjeuner au restaurant du navire, une annonce retentit dans les haut-parleurs du navire.

- L'arrivée au port de Fàfnir est prévue dans trente minutes, déclara une voix féminine.

- On devrait se dépêcher, dit Gray en posant sa cuiller.

Une fois le petit-déjeuner englouti, ils regagnèrent leur cabine exigüe, et rassemblèrent leurs affaires. Les voyageurs se pressaient sur le pont supérieur du navire, et beaucoup se penchaient au bastingage pour observer la côte. Lorsque Gray et Juvia y parvinrent, peu avant l'arrivée, suivis de leurs bagages, le souffle leur manqua. Une ville portuaire de modeste taille s'étendait sous leurs yeux, au creux de hautes falaises de calcaire. Le ballet des mouettes survolant les bateaux de pêche rentrant de la nuit était accompagné du cris desdits oiseaux, et déjà, on pouvait entendre les poissoniers vendre à la criée le produit de la dernière pêche. Le soleil levant jetait une lumière claire et nette sur le paysage. L'air marin avait quelque chose de vivifiant.

- Alors, c'est à ça que ressemble ton pays ... Marmonna Gray, hagard.

- Le pays de Juvia est plus au nord. Ici, c'est la frontière entre le Draupnir et le Podestat, une autre région de Captio.

- C'est joli quand même.

Ils descendirent à quai lorsque le navire fut amarré et que la passerelle fut jeté. Les matelots leur souhaitèrent un bon voyage quand ils descendirent. Ils durent passer par l'office des douanes, qui faisait face au débarcadère, avant de pouvoir commencer à déambuler dans les rues de la ville. Une fois les passeports présentés et vérifiés, il leur fut remis une petite certification, à produire lors des contrôles officiels. Comme la monnaie était la même qu'à Fiore, ils n'eurent pas besoin de faire le change.

- On devrait trouver un hôtel, dit Juvia. Pour se reposer. On partirait demain matin.

Gray hésita un instant. Il n'avait pas envie d'attendre, mais il était préférable d'organiser les choses un minimum avant de se lancer dans la traversée d'un pays inconnu. Aussi accepta-t-il la proposition.

- C'est par cette ville que Juvia a quitté Captio avec ses parents, quand elle avait sept ans, expliqua-t-elle alors qu'ils passaient par un grand axe piéton. Ça a beaucoup changé.

- J'imagine …

Ils trouvèrent rapidement leur bonheur, un petit hôtel confortable dans une rue commerçante. L'accueil fut chaleureux. Cependant, quand le gérant leur demander de décliner leur identité, la situation dérapa légèrement.

- Si je puis me permettre, commença nerveusement le patron en se frottant les mains d'une manière similaire à celle de son homologue d'Hajobe-ji. Comment vous appelez-vous ?

- Gray Fullbuster, mage en voyage, déclara le jeune homme. Mais pourquoi est-ce que vous nous le demandez ?

- Parce que, vous savez … La région n'est pas très sûre, surtout à cause des bandits, et ...

Il se pencha en avant, pour ajouter à voix basse.

- Depuis que le roi est malade, l'autorité des militaires s'est renforcée, et … Ils veulent que les hôtels des villes portuaires tiennent registre du nom des clients … Ils se plaisent à dire que l'ordre et la discipline règnent sur le royaume … Ne croyez pas que ça nous amuse …

Cela fit hausser les sourcils de Gray, mais le patron continua.

- Et vous, mademoiselle, quel est votre nom ?

- Juvia ... Juvia Fullbuster. Nous sommes mariés.

L'espace d'un très court instant, Gray ne percuta pas ce qu'il avait entendu. Pendant ce court instant, le patron griffona hâtivement les noms dans un petit carnet. Puis, il leur tendit la clef de leur chambre, en leur indiquant l'étage où elle se trouvait. Gray, qui certes n'avait pas été gêné par le nom d'emprunt de sa « femme », n'arrivait cependant pas à croire qu'elle avait eu le front de le faire sans rougir et sans s'évanouir. La Juvia qu'il connaissait se serait évanouie à la simple penser de partager son nom de famille, or là, elle avait menti au patron en le regardant dans les yeux et sans même rosir.

- Depuis quand on est mariés ? Demanda-t-il en souriant, alors qu'ils atteignaient le palier de leur étage.

- Depuis que … Depuis que le nom de Juvia n'est pas bon à entendre, par ici …

Intrigué, Gray voulut poursuivre ses questions.

- Comment ça ? Pourquoi ?

- Juvia ne peut pas le dire à Gray … Pas maintenant, pas ici …

- Pourquoi ?

- Parce que …

- Je n'ai pas le droit de savoir ?

Juvia le regarda d'un air désolé.

- Juvia promet qu'elle dira tout à Gray dès qu'elle le pourra …

Vexé, le jeune homme prit de l'avance en direction de la chambre. Il n'aimait pas la manière dont Juvia lui faisait des secrets, alors que lui même faisait tout son possible pour ne rien lui cacher.

Alors qu'ils entraient dans leur chambre, une silhouette quittait la salle commune de l'hôtel les mains dans les poches, d'un pas pressé.

« La princesse revient au bercail … Les cousins seront content de le savoir ! » Pensa-t-il, en se dirigeant vers la cabine téléphonique la plus proche.


Commentaire de l'auteur Alors, ça vous a plu ? Les deux prochains chapitres sont déjà bouclés, mais je préfère les garder sous le coude encore un peu, histoire de conserver l'avance :3 Ah, sachez également que j'ai évoqué les origines de Juvia dans mon histoire précédente, et que certaines choses seront sans doute liées o/ En plus, la fin du chapitre a dû vous donner envie de lire la suite, non ? Faudra vous y faire, parce que là c'est rien par rapport à la fin des chapitres suivants x) Bref, merci d'avoir lu ce chapitre, et à la prochaine fois ! Banzai !

PS : J'en profite pour annoncer aux lecteurs de The Baby Problem (j'espère qu'il y en a qui liront ces lignes), désormais, je collabore avec L'or, la traductrice, pour la relecture et la correction de la traduction \o/
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