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Qui participe au concours GMM ?
 par   - 332 lectures  - 2 commentaires [30 janvier 2018 à 03:52:29]

Bonjour.

Je viens aux nouvelles car je ne vois aucune publication associée au concours Geekmemore.
J'aimerais donc savoir s'il y a des participants et, si c'est le cas et que vous avez déjà publié quelque chose, rencontrez-vous des problèmes pour que votre texte soit associé au concours ?

Je rappelle qu'un sous-forum a été ouvert pour que vous puissiez discuter et poser vos questions au sujet de ce concours.

Merci ^^

 

Concours Geekmemore
 par   - 811 lectures  - 1 commentaire [24 janvier 2018 à 22:52:03]

Fanfic FR et Geekmemore lancent un concours d'écriture.

Les histoires doivent être lisibles par tous, par conséquent seules les histoires classées G sont acceptées.

Vous avez de la chance, vous avez droit à deux thèmes ayant pour fil conducteur la Naissance de la nouvelle année. Naissance, au sens propre ou au sens figuré ?

1 - Est-ce une occasion pour des réjouissances ou son arrivée est-elle vue avec horreur ?
Que vous considériez la nouvelle année comme un être vivant, une entité ou un événement, que se passe-t-il ?

2 - Et si 2018 n'avait jamais existé ? Que nous ne passons pas en 2018, mais à une toute autre année ?

Un thème au choix.
Type d'histoires : Originales
Longueur du texte : novelette (entre 7 500 et 17 499 mots)
Date de début : 1er janvier 2018
Date limite : 31 janvier 2018 à minuit Échéance repoussée au 15 février 2018 à minuit

Un jury composé de bêta-lecteurs de FFFR et d'un responsable de Geekmemore décidera des gagnants.
Il y aura trois (3) gagnants : un (1) par thème peut-être (donc deux (2)), ainsi qu'un (1) coup de cœur en plus.

À vos plumes !

 


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Vivere Auteur: Linksys Vue: 6857
[Publiée le: 2015-01-28]    [Mise à Jour: 2017-01-20]
R  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 51
Description:
[Souviens-toi que tu dois vivre.]

Gray et Juvia s'aiment, et ont décidé de s'installer ensemble. Cependant, le doute s'installe avec eux et, pour se prouver leur amour, ils décident de s'embarquer pour un long voyage ... Un long voyage qui les mènera aux confins de royaumes étrangers, dans des régions arides et désertes. Ils y découvriront beaucoup de choses sur eux-même, et découvriront qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne le pensent. Juvia apprendra à accepter ses orgines et son ascendance, plutôt que de la craindre. Gray apprendra à ne plus avoir peur de ce que Juvia meure par sa faute. Ils feront aussi de nombreuses rencontres inattendues ... Mais ça, ils ne le savent pas encore.

NEWS 20/01 : après un an de branl ... occupation intellectuelle intense, j'ai terminé et publié la partie IV !

♦ AVANCEMENT :
Partie V : ░░░░░░░░░░ 0%
Crédits:
Tout l'univers appartient à Hiro Mashima ainsi que les personnages, à l'exceptions de lieux et personnages de ma propre création.
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[5066 mots]
Publié le: 2015-01-29Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Et voici que débute un nouveau récit à propos de Gray et Juvia ! Cette fois, j'ai décidé d'utiliser les noms VO, mais il y a sans doute encore des erreurs dans le texte, je suis désolé >< Je tiens à vous informer également que cette histoire est la suite directe de Memento Audere Semper, un autre de mes récits, mais que j'ai fait en sorte que vous puissiez lire Memento Vivere sans avoir lu l'autre récit (j'expliquerai ce qu'il y aura à expliquer, au cas où). Bref, il y a visiblement eu un bug, car j'avais tenté de publié l'histoire hier soir mais en écrivant le commentaire de fin du chapitre, mon navigateur portable a buggé, ne laissant sur le site que la page de l'histoire, vide de tout chapitre ... Enfin, c'est réglé, et avant de vous souhaiter une bonne lecture, lisez ceci !
Memento Vivere (lapidez-moi) est un autre récit à propos de Gray et Juvia, suivant plus ou moins directement les événements de Memento Audere Semper. En fait ce nouveau récit se déroule environ une semaine après la fin de la mission à Hakobe-ji. L'idée m'est venue spontanément pendant la journée, et j'ai réfléchi tout autour pour bâtir une trame. J'ai trouvé trop joli et trop optimiste de considérer que tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes pour Gray et Juvia, aussi ai-je décidé de remettre le couvert avec pour thèmes des questionnements graves et importants dans la vie d'un couple : la véracité et la profondeur des sentiments. C'est ce processus d'introspection que j'ai voulu mettre en lumière, ainsi qu'une partie du passé et de l'enfance de Jubia, pour apporter des éclairages sur certains points de sa personnalité. De plus, il y a une scène que je tenais tout particulièrement à écrire très précisément, mais comme je ne l'aurai sans doute pas fait sans œuvre-cadre, Memento Vivere est l'occasion parfaite d'assouvir mes pulsions d'auteur-fanboy :3 Vous découvrirez donc ladite scène dans l'épilogue de ce récit, qui en fait y sera presque entièrement dédié ! o/
Banzai ! Banzai ! Banzai !

- Linksys, le 01/01/2015

PS : Le titre de chaque chapitre linke une musique d'ambiance pour ledit chapitre, n'hésitez pas à cliquez ;)

Chapitre 1 : Home


- Y'a quoi au juste, dans ces cartons ? Du plomb ? Demanda Gray, en passant la porte de son appartement.

À peine entré, il se pencha et posa les cartons à côté de la porte. Il se redressa, se massa le dos un court instant.

- Juste des habits, répliqua Juvia en entrant à son tour dans l'appartement.

Elle posa un carton au sol, autrement plus petit que celui de Gray.

- Drôlement lourdes, ces fringues …

Il observa la pièce autour de lui. L'entrée de son appartement était encombrée de cartons, qu'il fallait enjamber à certains endroits pour pouvoir passer.

- Il n'en reste qu'un, l'informa Juvia en passant devant lui.

Il ressortit et dévala à nouveau l'escalier. La charrette stationnée au pied de l'immeuble ne contenait en effet plus qu'un seul carton, et pas des moindres. C'était le carton le plus lourd que Gray ait jamais porté de toute sa vie, et lorsqu'il le remonta, chaque marche de l'escalier lui fit souffrir mille morts. Une fois qu'il eût atteint son domicile, il posa ce dernier carton et s'étira triomphalement. Juvia l'attendait dans la cuisine, où elle s'était assise autour d'une tasse de thé.

- Bienvenue dans ta nouvelle demeure, dit-il en la rejoignant.

- Ça fait bizarre à Juvia de se dire qu'elle va habiter dans l'appartement de Gray, maintenant.

Elle prit une gorgée de thé, sans lâcher Gray des yeux. Elle attendait sa réaction.

- Ça fait bizarre aussi, confia-t-il. Ça fait bizarre de savoir que je vais plus vivre tout seul.

Juvia lui sourit.

- Bon, je vais ramener la charrette à la guilde, déclara le jeune homme en se levant.

En quittant la cuisine, il se retourna vers sa nouvelle colocataire, et lui dit :

- Tu sais où est la chambre, tu peux commencer à ranger tes affaires. Je me dépêcherai pour revenir t'aider !

Il s'éloigna et quitta l'appartement.


Depuis quelques jours, Juvia vivait sur un petit nuage. Enfin, après quatre années de lutte, elle avait fini par séduire Gray, et ils formaient officiellement un couple depuis quelques jours. Le malheureux ne s'était rendu compte de ses sentiments que tout récemment, lorsque Juvia avait frôlé la mort au court d'une mission de rang S dans les environs du Mont Yakobe. Ils s'étaient alors mis dans l'idée de rattraper le temps perdu au lieu de continuer à le gâcher. Ils étaient rentrés de mission trois jours plus tôt, et aussitôt, les formalités avaient été remplies pour que Juvia puisse quitter sa chambre de Fairy Hills afin de venir emménager chez Gray. Ils allaient vivre ensemble désormais, car ils s'aimaient. Cependant, cette pensée avait encore du mal à se faire totalement accepter dans l'esprit de la jeune femme. Après quatre années de lutte désespérée, elle allait avoir du mal à se faire à sa nouvelle situation. Mais elle n'allait pas se plaindre d'avoir enfin réussi.

Le premier carton de vêtements qu'elle déballa fut celui qui contenait ses sous-vêtements et autres nuisettes. Elle se hâta de tout ranger proprement, mais lorsqu'elle en vint à trier les exemplaires un peu plus sexy, elle ne put s'empêcher de prendre trois ensembles, de les poser sur le lit et de se demander le plus sérieusement du monde lequel allait-elle mettre pour la soirée. Horrifiée par sa propre attitude entreprenante, elle vira au rouge tomate et remisa immédiatement les habits dans l'armoire. Elle continua le rangement de ses vêtements.


Sur le chemin du retour, Gray s'arrêta devant la pâtisserie préférée de Juvia. Comme il lui restait quelques joyaux sur lui, il entra, et en ressortit avec quelques gâteaux dans une boîte. Comme il connaissait de longue date les goûts de sa bien-aimée en matière de pâtisseries, il avait pris quelques-un de ses favoris, et d'autres qu'il aimait personnellement. Fier de son idée, il regagna son immeuble d'un pas conquérant. L'amour lui faisait pousser d'étranges ailes. Lorsqu'il entra chez lui, il ne restait que quelques cartons dans le couloir. Il trouva Juvia dans le salon, en train de commettre l'irréparable. Elle était en train de changer la sacro-sainte décoration de l'habitation. Dans le cas d'une tanière de jeune mâle célibataire telle que celle de Gray, parler de décoration était un euphémisme. Toujours était-il que le jeune homme avait horreur qu'on touche à son arrangement personnel. Si ce n'avait été Juvia, il aurait sans doute crié un peu. Mais comme il s'agissait de Juvia, il avait été amadoué avant même de subir les velléités de la colère. Et puis, il devait avouer que la touche féminine qu'elle apportait à l'endroit n'était pas négligeable, et encore moins désagréable. Alors qu'elle était perchée sur une chaise pour installer un cadre-photo bien en vue au-dessus d'une étagère, Gray posa la boîte de pâtisseries sur la table basse et s'approcha subrepticement de Juvia, par-derrière. Il ne put s'empêcher de flatter du regard les courbes de ses hanches. Elle portait un long haut ajusté de couleur pourpre, qui descendait jusqu'à mi-cuisse, avant de laisser voir les bas-de-laine noirs qui lui couvraient les jambes. Gray posa une main au creux de chaque hanche. Surprise, elle se retourna vers lui, et se pencha pour l'embrasser.

- J'ai ramené des gâteaux, dit-il en désignant la boîte d'un signe du menton. J'ai aussi pensé à prendre tes préférés.

Il laissa Juvia terminer son installation, et alla accrocher sa veste au porte-manteau de l'entrée. Puis il s'occupa de ramener les derniers cartons, qui contenaient pour la plupart des livres et quelques babioles. L'un de ces cartons contenait une grosse peluche à son effigie, et il sourit en la sortant. Le lui-même inerte était assez fidèle à l'original, et il se surprit à le faire danser comme un enfant. C'est à ce moment que Juvia vint le voir pour lui dire qu'elle avait terminé. Découvrant le jeune homme avec la peluche dans les mains, elle rougit et bafouilla quelque chose qui ressemblait à une excuse.

- C'est toi qui l'a fait ? Demanda-t-il.

- Oui … Il y a deux ou trois ans … Marmonna-t-elle en baissant les yeux.

Gray reposa la peluche dans son carton, avant de dire :

- C'est du beau boulot, presque aussi bien que le vrai. Mais vu qu'il est tout seul, il lui faudrait une Juvia. Il va s'ennuyer, maintenant.

Il se pencha pour prendre le carton, et l'amena au salon. Juvia n'avait toujours pas retrouvé une couleur de joues normale.


Quand enfin, ils eurent achevé d'installer les affaires de Juvia, ils s'assirent dans le canapé du salon. Il était près de dix-huit heures, et ils avaient passé une bonne partie de l'après-midi dans le remue-ménage. Les gâteaux avaient été oubliés sur la table basse et s'étaient un peu ramollis, mais cela n'enlevait rien à leur saveur.

- J'aurais bien aimé aller faire un tour à la guilde, au moins pour dire qu'on a terminé ton déménagement, déclara Gray après avoir terminé un éclair au chocolat.

- On peut toujours y aller avant de manger, répondit Juvia.

C'est ainsi qu'après avoir fini la moitié des pâtisseries de la boîte, ils se levèrent et s'habillèrent. Il faisait froid à Magnolia, mais la neige n'était pas encore tombée. À cette heure, les rues étaient désertes, et ils profitèrent de la balade main dans la main.

Il restait peu de monde à la guilde, et lorsqu'ils arrivèrent, la plupart de ceux qui y étaient encore prenaient l'apéritif. Mirajane les vit arriver de loin, et les salua lorsqu'ils entrèrent dans la salle commune.

- Alors, tout s'est bien passé ? Demanda-t-elle jovialement, alors que les deux jeunes gens arrivaient à hauteur du comptoir.

- Ouais, on a tout installé, c'est terminé, dit Gray en s'accoudant.

Juvia fouilla un instant dans la poche de son manteau, et en tira une clef dorée qu'elle tendit à Mirajane. C'était la clef de la chambre qu'elle avait occupé à Fairy Hills.

- C'est pas évident, de déménager, commenta la barmaid en remisant la clef sous le comptoir. On perd tout ses repères.

- Juvia va vite s'y faire, affirma la jeune femme avec un regard déterminé.

D'autres mages vinrent les saluer, et ils commencèrent à discuter.


Il était presque vingt heures lorsqu'ils quittèrent la guilde. Une fois sortis, Gray se tourna vers Juvia et lui dit :

- J'avais promis que je t'inviterai au restaurant après la mission, ça te dit d'y aller ce soir ? Pour fêter la fin du déménagement, par la même occasion.

Comme Juvia ne trouva rien à redire à la suggestion, elle accepta, et ils se dirigèrent vers leur restaurant de mission attitré.

Comme habituellement, le repas fut fameux, et c'est le ventre plein mais la bourse allégée que Gray ressortit de l'établissement. Juvia était ravie, et déjà des plans s’échafaudaient dans sa tête pour la suite de la soirée. C'était à peine si elle traîna Gray par la main derrière elle pour arriver le plus rapidement possible chez lui. Non, pas chez lui. Chez eux. Désormais, elle aussi vivait dans l'appartement 24, au deuxième étage de l'immeuble situé au numéro 55, rue du canal. C'était une pensée étrange à remâcher, mais elle lui procurait également une sensation de chaleur dans la poitrine, une sensation de triomphe.

Lorsque Gray ferma à clef la porte de l'appartement derrière lui, il se retourna dans le but d'allumer la lumière de l'entrée. Juvia ne lui en laissa pas le loisir. D'abord, elle le prit par une main et l'attira vers elle, avant de le saisir par les épaules et de le plaquer sur le mur du couloir. Il voulut protester, mais ça non plus, il n'en eut pas l'occasion. Elle l'embrassa avec passion, pendant de longues secondes. Quand il put enfin prendre la parole de nouveau, ce fut pour soupirer :

- C'était à moi de faire ça, normalement.

- Juvia n'avait pas envie d'attendre plus. Ça fait quatre ans que Juvia attend.

Ils enlevèrent leur blouson, se déchaussèrent et gagnèrent la chambre. Gray était fatigué et ne demandait qu'à dormir. Une fois en caleçon, il se glissa sous la couette. La clarté lunaire éclairait juste assez la chambre pour qu'il puisse voir la silhouette gracile de Juvia, quand elle se déshabilla pour revêtir sa nuisette. Elle vint se blottir contre lui sous la couette. Il se serait attendu à des avances, comme chaque soir, mais apparemment, elle aussi était trop fatiguée pour ça.


Juvia se réveilla vers dix heures du matin, et quand elle se redressa, elle se demanda dans quel rêve elle s'était réveillée. Il lui fallu une dizaine de secondes pour comprendre qu'il s'agissait de la chambre de Gray, qui désormais était également sa chambre. Elle découvrit que son bien-aimé n'était pas là où il aurait dû être, c'est-à-dire à côté d'elle dans le lit. Sa place était vide et froide. Alors, Juvia se leva et quitta la chambre. Une fois dans la cuisine, elle se prépara de quoi petit-déjeuner, et s'installa à table. Elle y découvrit un mot de Gray, griffonné à la hâte.

« Je suis parti à la guilde pour la matinée, j'avais promis à Macao et Wakaba de venir jouer aux cartes avec eux. Tu peux venir si tu veux. Sinon, reste au chaud à la maison, je ramènerai le repas pour ce midi. Je t'aime. »

Le mot n'était pas signé, mais l'écriture brouillonne et hâtive du jeune homme ne trompait pas sur son auteur. À la lecture du message, Juvia hésita. Elle finit par estimer que le déplacement ne valait pas le coup de braver le froid mordant, qui s'était abattu sur Magnolia en cette mi-décembre. Si elle avait pu choisir, elle aurait gardé Gray avec elle toute la journée. Non seulement juste pour le plaisir d'être avec son amoureux, mais également pour donner lieux aux amusements charnels qui émaillaient désormais leur quotidien, depuis un peu moins d'une semaine. Ils n'avaient en effet pas attendu longtemps avant de faire ce qu'impliquait leur condition masculine et féminine, et bien que ç'avait été une découverte pour les deux, l'expérience avait été plaisante et ils ne s'étaient pas gênés pour recommencer le lendemain. À ce propos, il revint à la pensée de Juvia le petit livre qu'elle avait caché sous le matelas de son nouveau lit. Elle l'avait acheté il y a près de deux ans, mais elle l'avait précieusement conservé tout ce temps. Elle n'avait parlé à personne de cet achat, alors que d'ordinaire elle aimait faire part de ses lectures à ses amies lectrices (Lucy et Levy, pour ne citer aucun nom). Et pour cause : l'ouvrage contenait une grande quantité de savoir et de conseils sur le sexe. N'ayant absolument aucune expérience préalable d'aucune sorte, c'était ce livre qui lui avait appris diverses techniques que Gray semblait avoir fortement apprécié lorsqu'il y avait été soumis, comme un cochon d'inde sur qui on aurait testé une nouvelle gamme d'aliments délicieux. Elle se demanda si elle avait bien dissimulé le livre du savoir, et se leva pour aller vérifier. La curiosité l'emporta, et le rouge lui monta jusqu'aux oreilles lorsqu'elle ouvrit sa trouvaille au hasard. Elle consulta rapidement les textes et les descriptions indiquées, avant de refermer le livre d'un geste sec et de le remettre à sa place. Elle n'était pas loin de laisser de la vapeur lui échapper des oreilles, tant elle avait subitement chaud. La première pensée qui la traversé après qu'elle eût quitté la pièce, fut qu'elle essaierai ce qu'elle venait de voir.


- Au fait, mon petit Gray, commença Macao d'un air connaisseur. Ça fait quoi d'avoir une petite amie, maintenant ?

Gray garda le silence, et commença à mélanger les cartes.

- C'est chouette d'avoir une jolie fille qui t'attend le soir quand tu rentres, hein ? Renchérit Wakaba.

- Foutez-lui la paix, un peu, intervint Kanna en donnant du poing sur la table.

Gray remercia son amie d'une pensée. Il se plaisait beaucoup avec Juvia, mais leur bonheur ne concernait qu'eux et ça, peu de mages mâles de la guilde le concevaient seulement. La partie reprit son cours normalement.


Lorsque Gray arriva devant la porte de son appartement, il s'embrouilla pour prendre ses clefs dans sa poche sans faire tomber les boîtes de nourriture à emporter qu'il transportait. Une fois à l'intérieur, il referma la porte avec le pied, et s'avança.

- Juvia ? Demanda-t-il, car le logement était plongé dans un silence pesant.

- Ici, répondit-elle d'une voix occupée.

La voix occupée venait de la cuisine, et quand Gray y entra, il y découvrit sa bien-aimée. Elle était restée en nuisette toute la matinée, et était affairée à la table. S'approchant, intrigué, il la découvrit en train de finaliser une poupée. Une poupée d'elle-même, à la même proportion que la poupée de lui-même. Elle était en train de coudre les boutons sur la veste.

- C'est pour que la peluche de Gray ne soit pas toute seule, expliqua-t-elle sans lever les yeux de son ouvrage.

- C'est sûr, maintenant, il ne pourra plus s'ennuyer, ajouta le jeune homme.

Il posa les boîtes de nourriture sur la seule partie de la table qui n'était pas recouverte de matériel et de matières premières pour la confection de la poupée, et retourna dans l'entrée pour se mettre à l'aise. Lorsqu'il revint, Juvia avait terminé son œuvre, et brandit fièrement la poupée lorsqu'il entra.

- Qu'est-ce que Gray en pense ? Demanda-t-elle, avec l'air d'une petite fille fière de son dessin.

- C'est très ressemblant, déclara l'intéressé. Mais ... Je préfère l'original quand même.

Il s'approcha des placards où était rangée la vaisselle avant même que Juvia n'ait eut le temps de devenir toute rouge. Il sortit des couverts pour eux deux, et les posa sur le plan de travail avant de revenir aider sa bien-aimée à ranger le matériel de couture.

- Juvia va s'habiller, déclara-t-elle, une fois que tout fut rangé. Elle a froid aux pieds.

- Pas … commença Gray.

Le fait qu'elle reste en nuisette ne le dérangeait absolument pas, mais si elle avait envie de s'habiller, il aurait été malvenu d'exprimer son désaccord. En attendant, il dressa sommairement la table, et ouvrit les boîtes de nourriture, des récipients de carton blanc de quinze centimètres de côté. Il y avait un peu de tout, des nouilles sautées avec des émincés de bœuf, du poulet au citron, des champignons noirs, et du riz cantonais. Tout cela figurait dans la première partie de la longue liste des plats préférés de Juvia, ou du moins du peu que Gray connaissait. Depuis longtemps, avant même de devenir un couple, ils avaient l'habitude d'aller régulièrement au restaurant (à la charge de Gray) à la fin de chaque mission effectuée ensemble.


- Juvia a bien mangé, dit celle-ci en se laissant aller contre le dossier de sa chaise.

- Je vois ça, constata Gray.

À elle seule, elle avait mangé les deux tiers de ce que Gray avait ramené, et il y avait fort à parier qu'elle n'allait pas prendre une once de graisse superflue. Après le dessert, ils décidèrent de sortir dans les rues de Magnolia, pour une promenade digestive qui s'avéra beaucoup plus longue que prévu. Il était près de dix-huit heures lorsqu'ils furent de retour à l'appartement, et la nuit était tombée depuis longtemps. Ainsi allait la vie pour ce jeune couple, et ils étaient très heureux.


Le temps passa lentement pour eux, et Noël s'approchait peu à peu. Juvia avait depuis longtemps acheté ses cadeaux pour Gray, mais ne put résister à l'envie de retourner acheter un petit quelque chose en plus pour son chéri. Ledit être cher, cependant, n'avait pas eu la même anticipation que sa compagne et c'est ainsi qu'un après-midi, l'avant-veille de Noël, il se retrouva à écumer la rue commerçante de Magnolia. Profitant de ce que Juvia était partie en mission avec Wendy et Carla, il avait décidé d'enfin aller faire ses achats de présents, qu'il avait temporisés jusqu'à maintenant. Cependant, et cela l'ennuyait … Il n'avait pas la moindre espèce d'idée de cadeau à faire à Juvia. Du moins, pas de cadeau qui lui plairait. Il avait d'abord pensé aux objets classiques : bijoux, parfums et autres cosmétiques … L'idée lui avait plu, dans un premier temps, car il savait que Juvia voulait être belle pour lui. Mais bien vite il déchanta, car il se refusait à être aussi classique et banal que ça.

« Il me faut quelque chose de spécial, pour quelqu'un de spécial. » s'était-il dit.

Car Juvia était une personne exceptionnelle pour lui, la première depuis longtemps à avoir fait battre son cœur. Ainsi s'était-il mis en tête de lui trouver le cadeau idéal.

Cependant, trouver un cadeau idéale pour une personne comme Juvia n'était pas chose aisée, pas même pour son compagnon.


Une idée vint à Gray lorsqu'il se remémora une phrase de Juvia, quelques jours plutôt. Il repassa devant l'un des magasins de chaussures de l'allée commerçante, et s'arrêta devant la vitrine. Peu fier de son idée, il renonça toutefois à l'abandonner, car c'était son seul salut. Il entra, et fut immédiatement salué par le vendeur. Errant entre les rayons, qui sentaient le cuir et la cire, il finit par trouver son bonheur. Par chance, il trouva la taille que portait Juvia (en l'occurrence, du trente-neuf), mais ne put s'empêcher de rougir bêtement quand le vendeur lui demanda si c'était pour offrir.

- Euh, ouais, c'est pour ma copine … Marmonna-t-il, en cherchant confusément son porte-monnaie dans les poches de sa veste.

- Les femmes aiment bien ce genre de cadeau, lui affirma le vendeur avec une expression confiante. Ça prouve qu'on fait attention à elles.

- Vraiment ? S'enquit Gray.

- Du moins, en règle générale …

Le vendeur lui tendit la boîte en carton noir, qui contenait une épaisse paire de grosses chaussettes en laine rose.

« Comme ça, elle n'aura plus froid aux pieds ! » Claironna-t-il dans son esprit en sortant du restaurant, fier comme un coq.

L'instant d'après, il fixait la boîte qu'il transportait dans ses bras, l'air blasé.

« Fullbuster, t'es vraiment qu'un abruti … Offrir des chaussettes à Noël à ta copine, y'a que toi pour être aussi stupide ... »

Par-dessus la boîte des chaussons, il ajouta bientôt une grosse boîte de chocolat. S'il y avait un aliment que Juvia aimait plus que tout autre, c'était le chocolat. Comme il ne connaissant cependant pas sa variété préférée, il biaisa en achetant un assortiment qui comprenait de tout : noir, au lait, blanc, praliné, à la liqueur, fourré aux fruits … Il était presque dix-neuf heures lorsqu'il revint à la guilde, dans l'optique de boire un petit verre pour noyer ses soucis. Il n'y avait plus grand monde à cette heure-ci, mais Natsu s'y trouvait toujours.

- Salut, dit-il à son ami enflammé.

- Salut, répondit-t-il.

- Viens boire un coup, c'est moi qui rince, déclara le mage glacial.

- Je vais pas refuser, répliqua Natsu en se levant de sa chaise.

Il suivit Gray jusqu'au bar.

- Toi, tu as des problèmes, fit observer le chasseur de dragons. Ou tu vas en avoir.

En effet, le regard vague et l'expression triste de Gray ne lui donnaient pas un air gai.

- On peut dire ça comme ça … Soupira-t-il.

- Depuis six mois que t'aimes Juvia, c'est la première fois que je te vois comme ça.

- Ça fait pas six mois, protesta Gray.

- T'es bien le dernier mage de la guilde à t'être aperçu que t'étais amoureux, pauvre cloche !

- Dit le corbeau à la corneille. Ça avance avec Lucy ?

- Eh bien, d'une certaine façon, on pourrait effectivement avancer que …

- Ouais, c'est ça, arrête toi là. On est dans la même merde, je me trompe ?

- Ça dépend de ce que tu veux dire par « merde ».

- Les cadeaux. Tu lui as acheté des cadeaux ?

Natsu le regarda avec de grands yeux, abasourdi.

- J'ai oublié de les acheter … Marmonna-t-il en baissant les yeux. Et je sais pas quoi lui acheter …

- J'ai commencé à lui acheter quelques trucs, répondit Gray.

- Quoi donc ?

- Je … Je préfère ne pas le dire ici.

- Oh, je vois, monsieur a acheté quelques jouets pour s'amuser avec madame, roucoula bêtement Natsu avec des haussements de sourcils évocateurs.

- Ferme-la, tu m'énerves, répliqua Gray. Je lui ai acheté des chaussettes et des chocolats …

Natsu faillit éclater de rire, mais parvint à contenir l'exclamation en pressant ses deux mains sur sa bouche.

- Des chaussettes, il est sérieux ! Pouffa-t-il, en essuyant une larme de rire. Je suis mieux de rien avoir acheté !

- J'ai pas besoin de ton rire stupide, abruti. J'ai besoin de tes conseils.

Mais demander à Natsu des conseils en matière de filles revenait à demander à Lucy comment faire un nœud de chaise.

- Hé, je t'arrête un instant, dit le chasseur de dragons. Ici, c'est toi qui connaît le mieux Juvia. C'est toi qui doit savoir quoi lui offrir, pas moi !

- Mais je ne sais pas ce qu'elle aime … Je me suis même pas encore intéressé à ses activités, tout ce qu'on fait c'est de travailler ensemble et de …

Mirajane, qui guettait la scène du coin de l’œil, jugea que le moment était propice pour s'immiscer dans le dialogue de sourds et y verser son incommensurable savoir féminin.

- Ça ne fait que deux semaines que vous sortez ensemble, c'est normal, dit la barmaid d'une voix douce. Tu apprendras à la connaître, et elle apprendra à te connaître.

- Ça fait quand même pas mal de temps que je …

- Ah ! Tu avoues enfin ! Ça fait un bail que tu l'aimes, hein ! Triompha Natsu.

- Il faut prendre votre temps, c'est tout.

- Juvia sait déjà tout sur moi.

- Elle ne connaît que ce que tu montres, pas ce que tu caches. Elle s'imagine que tu es un garçon froid et lointain, aussi froid que la glace, alors qu'on sait tous que tu es un garçon très romantique …

Natsu fixait Gray avec un sourire moqueur, et le mage glacial ne put s'empêcher de rougir.

- Ce … C'est vrai, mais …

- Vous allez vivre ensemble tout le reste de votre vie, alors vous aurez bien le temps d'apprendre à vous connaître.

Le fait que la relation entre Juvia et Gray puisse un jour cesser n'était pas même envisagée ni même envisageable, dans l'esprit de Mirajane (et celui d'Erza, accessoirement). Pour elles, un tel amour, c'était pour une nuit ou pour la vie. Gray ne releva pas, mais posa une nouvelle question :

- T'as une idée de ce que je pourrai lui offrir ?

- J'ai même plusieurs idées.

La jeune femme se pencha à l'oreille de son ami, pour chuchoter :

- Juvia a toujours aimé être belle pour te plaire. Offre-lui des sous-vêtements sexy ou des bijoux, elle verra que tu aimes ses efforts pour te plaire.

Tout de suite, Gray retint la première suggestion, plus intéressante que la seconde. Et puis, Juvia n'était pas femme à porter des bijoux.

- Sois attentif à ses besoins, montre que tu tiens à elle. Elle s'est plaint de quoi que ce soit, dernièrement ?

- Elle a froid aux pieds en ce moment, quand elle reste à la maison, c'est vrai que je suis pas habitué à mettre trop de chauffage. Du coup, je lui ai acheté des grosses chaussettes de laine, pour qu'elle garde les pieds au chaud.

- Eh bien, tu vois que tu as des idées intéressantes ! S'exclama Mirajane. Juvia doit être contente d'avoir un petit ami comme ça.

Natsu ricana dans sa barbe.

- Tu devrais aussi lui montrer que tu l'aimes. Ça, c'est à toi de trouver comment, par contre. Fais-lui un gros cadeau.


Après cette séance de conseils avisés, à laquelle étaient venues s'additionner Erza et Lucy peu avant la fin, Gray quitta la guilde. Il était près de vingt heures. En sortant, il s'aperçut qu'il avait commencé à neiger. Il referma soigneusement sa veste blanche, et enroula autour de son cou la chaude écharpe du quatre cent treizième jour, confectionnée par Juvia deux ou trois ans plus tôt. Il accéléra le pas, hâtif de retrouver la chaleur de son domicile.


Juvia était rentrée à la maison vers dix-huit heures, mais ne s'était pas étonnée de voir que Gray était absent. Il l'avait prévenue qu'il irait sans doute passer la journée dehors. Après être rentrée, elle prit une longue douche, puis s'installa dans le salon pour lire. Vers dix-neuf heures, elle se leva et commença à préparer le repas. À dix-neuf heures quarante-cinq, elle avait terminé, et Gray n'était toujours pas revenu. Alors, elle commença à s'inquiéter.

« Il est sans doute en train de boire un verre avec Natsu et Gajeel ! » Disait-elle pour se rassurer.

Mais une voix sournoise et sombre parlait dans sa tête, la voix de sa peur.

« Et s'il est tombé dans le canal ? S'il s'est cassé une jambe en glissant ? S'il est avec une autre fille ? »

Comme ces pensées lui étaient totalement insupportables, elle craqua et se jeta dehors, enfilant hâtivement son long manteau bleu. Elle se dirigea vers la guilde, pensant qu'il y serait sans doute encore.


Quand Gray arriva à une cinquantaine de mètres de son appartement, il distingua au loin une silhouette, dans l'éclairage public. S'avançant, il découvrit que c'était Juvia, qui allait dans sa direction. Il accéléra, hâtif de pouvoir la prendre dans ses bras. Il se bénit d'avoir eu la bonne idée d'emballer les cadeaux à la guilde.

- Gray ! S'exclama Juvia, apercevant son compagnon.

Elle hâta le pas, et ils se croisèrent au pied d'un lampadaire. La neige commençait à s'entasser au sol.

- Juvia était inquiète, dit elle en fixant le jeune homme.

Elle se glissa dans ses bras, prenant garde aux paquets qu'il portait.

- Désolé, j'étais parti traîner à la guilde … J'aurai dû te prévenir.

Il l'embrassa dans le cou, appréciant la chaleur de sa peau.

- Allez, on rentre, déclara-t-il. Il fait froid.

- Juvia n'a jamais froid quand elle est avec Gray …

- Gray non plus, répondit-il.

Se rendant instantanément compte du lapsus, il rougit, et Juvia rigola doucement. Il arrivait parfois à Gray de se faire contaminer par la manière de parler de la jeune femme.

Le repas préparé avec amour par Juvia avait commencé à refroidir, aussi s'attablèrent-ils rapidement pour en profiter tant que c'était encore chaud. Ce fut un repas animé, où ils parlèrent beaucoup.

Commentaire de l'auteur Comme vous pouvez le constater, j'ai décidé d'adopter un format plus court pour les chapitres, ce qui veut dire qu'il y en aura plus. Au début, je voulais garder le système de Memento Audere Semper, mais je me suis dit que ça devait pas être top pour vous, lecteurs, d'avoir vingt pages de texte à lire d'une traite. Et puis, ça me réhabituera à avoir un rythme de parution régulier x) Bref, pour l'instant dans l'histoire tout va bien, mais ça promet de se gâter dès le prochain chapitre :3 Je vous remercie d'avoir eu la curiosité de lire ce bien médiocre premier chapitre, et si ça vous a plu, alors à la prochaine fois !

PS : j'en profite pour annoncer que grâce à un très bon ami, Memento Audere Semper va bientôt posséder un fanart, ainsi que cette histoire, ultérieurement ! Banzai !
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