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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Memento Audere Semper
[Histoire Terminée]
Auteur: Linksys Vue: 1964
[Publiée le: 2014-10-25]    [Mise à Jour: 2015-01-03]
R  Signaler Romance/Humour/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 8
Description:
[Souviens-toi que tu dois toujours oser.]

/! "ONE SHOT" EN 4 PARTIES /!
Grey et Jubia. Jubia aime Grey, mais en va-t-il réciproquement ? Le temps d'une mission, que va-t-il se passer ? En voilà le récit !

NEWS 07/12 : Ajout de liens YouTube cliquables au début de chaque partie, ce sont les OST et musiques qui m'ont inspiré le déroulement du récit !
NEWS 01/02 : J'en profite pour vous annoncer la mise en chantier d'un chapitre bonus qui devrait paraître d'ici la fin du mois :3 Banzai ! o/
NEWS 01/06 : Déjà 1000 vues, alors que le compteur était aux alentours de 800 quand j'ai terminé cette histoire ... Merci !

♦ AVANCEMENT :
Chap. bonus : ~10% (sortie prévue : pendant les vacances de la zone B)
Crédits:
L'univers et les personnages sont la propriété d'Hiro Mashima, exception faite de certains personnages de ma création. Les musiques proposées à l'écoute sont la propriété de leurs auteurs respectifs : Daft Punk, Yoko Kanno, Steve Conte, Raj Ramayya, Coldplay, Maaya Sakamoto, Adele et K'naan.
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Pt. 4 : Cloud 9 (1)

[5167 mots]
Publié le: 2014-12-27Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Et voici venir la quatrième partie du """one-shot""" sur Grey et Jubia ... Je vous garanti qu'après sa lecture, vous aurez moins envie de me massacrer ! Il semblerait qu'un malheureux bug ait empêché mon commentaire de fin de la partie précédente d'être affichée, et le bug persiste encore et toujours ... Quoiqu'il en soit ... Bonne lecture !

PART. 4 : Cloud 9

Rolling in the deep

Sleep when we die (+ paroles)


« L'amour qu'elle te porte est devenu plus qu'une sensation de chaleur dans la poitrine. Il est devenu le sang dans ses veines ... »

Les mots de Qent résonnaient dans la tête de Grey comme une volée de cloches un jour de fête. Il était là, planté dans la neige, alors que sa bien-aimée était mortellement blessée, à quelques mètres de lui. Lentement, un pas après l'autre, il s'approcha d'elle. Il ne se passait rien dans le corps du jeune homme. Son cœur avait cessé de battre. Son souffle avait gelé. Son esprit était mort. Il tomba à genoux près de Jubia, qui était sur le dos. Elle toussa faiblement, et du sang lui coula sur la joue.

« Si elle vient, elle meurt. »

Il n'avait pas voulu qu'elle vienne, mais elle était tout de même venue. Il posa une main hésitante sur le ventre de Jubia. Lorsqu'il la retira, elle était pleine de sang. Quand il leva la main devant ses yeux, une goutte coula le long de son avant-bras.

- Grey … L'entendit-il chuchoter, très faiblement.

Comme si quelqu'un avait remis le jeune homme sous tension, celui-ci revint à la vie. Son rythme cardiaque reprit, son souffle également.

Mais son esprit était toujours vide. Vide de toute pensée structurée. Comme l'eau dans une écluse à l'ouverture des vannes, ses pensées tourbillonnaient en tout sens. Deux sentiments s'élevèrent au-dessus du lot. Le désespoir. Et la rage. Il se leva, et commença à psalmodier un sortilège.

- Freeze …

Il s'avança de quelques pas, sans se retourner.

- Froze …

Il leva les yeux au ciel. La tempête faisait toujours rage.

- FROZEN !

Le hurlement qu'il émit couvrit celui de la tempête. Sa magie se libéra d'un coup. La neige autour de lui se couvrit subitement de cristaux de glace. Ses yeux se fixèrent sur le malheureux qui avait fait ça. Il était resté immobile dans le buisson, et semblait avoir préparé une deuxième flèche. Il se jeta sur l'assassin, en courant ventre-à-terre. La seule motivation qui l'animait était de tuer cet homme. La dernière fois qu'un tel but l'avait si froidement animé, c'était lorsque sa famille avait fait les frais de la rage de Deliora.

Grey vit l'archer disparaître dans le sous-bois. Il le perdit de vue assez rapidement, mais les traces fraîches dans la neige lui indiquaient tout aussi bien le chemin.


Lorsqu'elle reprit connaissance, elle n'avait pas bougé. La flèche était toujours figée dans son ventre. La douleur rendait Jubia folle, mais elle était immobile, sur le sol. Ses pensées s'embrouillaient. Ainsi, elle allait mourir ici et maintenant, sans rien avoir connu de ce que l'avenir lui promettait avec Grey. Se rapprocher de lui. Emménager avec lui. Devenir sa petite amie, puis sa fiancée, et enfin sa femme. Découvrir les plaisirs du sexe avec lui. Tomber enceinte. Avoir des enfants. Vieillir. Tout ces rêves se fanaient et se flétrissaient, comme autant de pétales d'une plante desséchée.

La flèche lui faisait mal, mais son cœur aussi la faisait souffrir, au moins autant, sinon plus. Elle posa les mains sur son ventre, utilisant le peu de vie qui n'avait pas encore fui son corps. Le sang était encore chaud. Son sang. Elle tâta la flèche. Le projectile était profondément fiché dans son ventre, d'au moins dix centimètres. La première pensée cohérente qu'elle eut à ce propos fut que la pointe de la flèche était sans doute fichée dans son utérus, ou peu s'en fallait. À l'endroit même où auraient dû prendre forme les enfants qu'elle voulait de Grey. Une idée lui traversa la tête. La magie néfaste de la flèche la privait de ses forces et l'empêchait déjà de parler. Il fallait faire vite.


À mesure que la course-poursuite durait, Grey revenait à la conscience. Il devait y mettre un terme le plus rapidement possible, afin de retourner au plus tôt auprès de Jubia. En lui prodiguant les premiers secours et en la ramenant au bas de la montagne, elle pourrait survivre. C'est alors qu'au détour d'un arbre, il vit sa cible se stopper. Par réflexe, il coupa sa lanterne magique, et s'approcha doucement, dans les ténèbres. Par malheur, une brindille craqua sous ses pieds. Alerté, Heathcliff détala comme un lapin surpris au gîte, et Grey reprit la poursuite.

Le terrain était assez accidenté. De nombreuses fondrières garnissaient le sol de la forêt, et seule la chance évita au jeune homme de se briser une cheville. Des ronciers assez épais moutonnaient au pied de certains arbres, et de nombreuses branches mortes entravaient le chemin.

À quelques mètres devant lui, Grey vit un gros tronc tombé au sol, perpendiculaire à la piste de l'archer. La neige indiquait qu'il avait sauté par-dessus, malgré la hauteur plus que respectable. Alors, le mage glacial prit de l'élan, sauta sur une petite branche basse encore solidaire du tronc, et passa par-dessus le tronc lui-même en repliant les jambes. Il se rendit compte que le sol s'arrêtait deux mètres après l'endroit où il avait atterri, juste au pied du tronc. Pas le temps de réfléchir, il continua sa route et sauta par-dessus le vide, en s'appuyant sur le rebord. En plein vol, il baissa les yeux. C'était un profond ravin très pentu, sans doute creusé par les torrents d'eau de fonte, mais large de trois ou quatre mètres. Grey atterrit précisément sur le bord opposé, et s'arrêta un court instant, pour vérifier si sa proie ne s'était pas cachée dans ledit ravin. Il n'y avait aucune trace de lui dedans, et comme la piste continuait le long du chemin, il ne faisait aucun doute qu'il avait continué à courir. Grey s'élança à sa poursuite.

Quelques instants plus tard, une silhouette sombre au loin attira son attention. Il pouvait à peine la voir à travers les arbres dénudés. C'était un grand éperon rocheux, long de vingt mètres et large de dix, qui dépassait perpendiculairement du flanc de la montagne. Il se terminait par un promontoire qui culminait à plus de quinze mètres.

« La Pierre-au-Loup. » Pensa Grey.

Les traces menaient droit à sa base, qui se trouvait assez basse pour être accessible aux hommes. Et il le vit. L'archer courait sur la crête rocheuse, penché en avant. Il était déjà à mi-chemin de l'extrémité.

- Je vais t'exploser ! Hurla Grey, en courant jusqu'à la base de l'éperon rocheux.

Il s'agrippa au rebord de la pierre, et s'y hissa rapidement. Heathcliff se retourna pour le regarder faire, mais continua sûrement sa course jusqu'au bout. Une fois perché à l'extrémité du promontoire, il décrocha son arc, prit une flèche et l'ensorcela. Il eut le temps de la décocher en l'air, à la verticale, avant que Grey n'arrive à quelques mètres de lui. Au bout de quelques mètres de vol, la flèche commença à briller d'une intense lumière rouge. Malgré la tempête, elle brillait si fort qu'elle était sans doute visible depuis la ville. C'était sans doute un signal de détresse.

- Je vais te crever, dit le mage glacial.

- Essaye seulement. Avec de la chance, tu souffriras pas, contrairement à ta copine.

Il raccrocha son arc, et dégaina une courte dague, au tranchant effilé, et se mit en garde. Il n'eut pas le temps d'anticiper le mouvement de Grey dans sa direction, et hoqueta lorsqu'un pique de glace se planta dans son ventre.


Lorsque Grey en eût terminé, Heathcliff n'était plus qu'une forme sanguinolente et sans vie, posée au sommet de la Pierre-au-Loup. Le mage glacial en redescendit d'un saut assuré, et essuya dans la neige le sang qui couvrait ses mains. Puis, il repartit en courant de là où il venait. Il ne s'était écoulé que deux minutes et quarante-sept secondes depuis le début de la poursuite.


Naturellement, Jubia n'avait pas bougé. La lumière de la lanterne magique fit réagir la jeune femme, qui cligna faiblement des yeux. Le mage glacial tomba à genoux près d'elle, et se saisit de la flèche. C'est alors qu'avec un effroi innommable, il découvrit ce que Jubia avait fait. Avec son sang, elle avait tracé quelque chose sur son ventre. Les larmes qui commençaient à brouiller la vue de Grey l'empêchèrent de distinguer correctement, mais après s'être essuyé les yeux, il vit. Jubia avait tracé un cœur sur son ventre, percé par la flèche. Avec son propre sang. Fou de douleur, il se pencha sur elle et tenta de lui prendre un dernier baiser, mais il tremblait tellement qu'il se mordit plus la bouche qu'autre chose. Quand enfin il parvint aux lèvres de sa bien-aimée, celles-ci étaient froides.

Il ne le remarqua pas mais, à ce moment, le vent déclina, et la tempête cessa de hurler. Par le froid, il brisa le fût quelques centimètres au-dessus de la peau, et tenta d'extraire la pointe. Mais elle était trop profondément fichée dans la chair, en plus d'être étudiée pour empêcher tout retrait. Et ensorcelée, avec ça. Chaque tentative donnait un soubresaut à Jubia, et un peu plus de sang coulait de sa blessure. Sa peau se faisait de plus en plus pâle, son souffle de plus en plus saccadé et espacé. Il refusait d'admettre que Jubia était au seuil de la mort.

Mais il fallait se rendre à l'évidence. Ni lui, ni sa magie, ne pouvaient venir en aide à la jeune femme. Le temps qu'il l'emmène en ville, le temps qu'il trouve un moyen miraculeux de la soigner … Toutes ces perspectives ne menaient qu'à un seul et même point de fuite, désormais. Alors, il se redressa, et rejetant la tête en arrière, hurla à la mort, tel un loup solitaire. Sa magie s'échappa en l'air par tout les pores de sa peau, et il se laissa choir au-dessus de Jubia, arrosant de larmes son visage pâle. Il allait perdre sa famille, pour la troisième fois.

Il avait aimé sa mère. Sa mère était morte. Il avait aimé Oul. Oul était morte. Il avait aimé Jubia. Jubia était morte. Un instant, il se demanda ce qu'il avait fait pour que le destin s'acharne à ce point sur lui. À peine avait-il trouvé quelqu'un à aimer, que l'espoir était fauché. Il commença à pleurer, comme lorsqu'il avait perdu sa mère, comme lorsqu'il avait perdu Oul. Plus rien n'avait de sens, pour lui. Il se demanda alors quel était le meilleur moyen de mettre un terme à son existence.


Un frisson étrange lui parcourut le dos. Il releva les yeux, vers le ciel. Quelque chose de lumineux était en train de tomber vers eux, lentement. L'objet était à une vingtaine de mètres d'altitude lorsque Grey le vit, et il lui fallut près d'une minute pour arriver à portée de mains. Une vague de souvenir le heurta et le submergea comme une vague heurterait un rocher et le submergerait.


C'était un flocon de neige. Ce flocon de neige était gros, anormalement gros. Et surtout, il brillait, comme un petit feu de camp. L'air se chargea de magie, ancienne et puissante, qui faisait vibrer les tréfonds de chaque être vivant dans un rayon de plusieurs centaines de mètres. C'était le Pilgrim Snow, qui s'abattait sur eux.


Sans voix, Grey le regarda tomber, lentement, comme si le temps s'arrêtait. Ses yeux ne pouvaient quitter la lueur. Le flocon atterrit précisément sur le front de Jubia, au-dessus du nez. Aussitôt, dans une hâte fiévreuse, Grey appliqua les mains dessus, et le fit fondre. Le rayonnement s'intensifia, et traversa la peau et les tendons de ses mains comme une feuille de papier calque. La Magie se répandit dans son corps. C'étaient les mêmes sensations qu'il y a huit ans, lorsqu'il l'avait trouvé, dans les terres du nord. L'espoir s'était embrasé.

« Elle est venue, et elle est morte. »

La voix qui avait parlé ne venait pas de la tête de Grey, mais de l'air alentour. C'était une voix puissante et claire, riche et profonde, mais dont on ne pouvait cerner le timbre. C'était tantôt une chaude voix de baryton, tantôt une fluette voix de petite fille. C'était la voix du Pilgrim Snow. La voix de la neige et de la magie. Grey recommença à pleurer de plus belle. Il refusait de croire à ce qu'il se passait.

« Est-ce que tu aimes cette femme ? »

Cette fois, la voix ne fluctua pas. C'était une voix profonde et grave, presque caverneuse, et un peu rocailleuse sur les consonnes. Grey garda le silence, trop occupé à pleurer.

« Est-ce que tu aimes cette femme ? » Répéta la voix. « Il n'est pas encore trop tard. Son sang est encore chaud, son cœur bat encore. La Magie peut encore faire quelque chose. Est-ce que tu aimes cette femme ? »

- Je l'aime, dit Grey entre deux sanglots.

« Tu l'aimes. Veux-tu qu'elle vive? »

Le jeune homme cria, enragé :

- Bien sûr !

Il y eut un court silence.

« Je sais qui tu est. Il y a huit ans, c'est à toi que ma Magie a bénéficié. Tu m'avais demandé … Tu m'avais demandé de ne plus être seul. »

- Et j'ai cessé d'être seul. Je l'ai rencontrée, il y a quatre ans, et je n'ai plus jamais été seul depuis !

Un autre silence pesant s'abattit.

« Son temps … Son temps n'est pas encore fini. J'ai destiné cette rencontre, huit ans plus tôt. Ou peut-être ne l'ai-je pas destiné. Mais en tout cas, ce que je sais, c'est que le chemin qu'elle doit parcourir est encore long, très long. Alors, je ne la laisserai pas mourir. Mais ce sera ton amour qui la guérira. Ma Magie peut soigner les blessures du cœur, mais pas celles du corps. »

Un dernier silence, plus long que les précédents.

« Soyez humains. »

L'air environnant sembla vibrer, tant la magie s'amplifia. Grey eut juste le temps de se décaler sur le côté avant de s'évanouir.


Lorsqu'il se réveilla, l'aube éclaircissait déjà l'horizon. Affolé, il regarda autour de lui. Jubia n'avait pas bougé. Craignant le pire, il se pencha vers elle. Ses deux mains étaient croisées sur son ventre. Elle dormait paisiblement. La flèche, reconstituée, était posée dans la neige, à côté d'elle. Le cœur de sang était toujours sur son ventre. Sa poitrine se soulevait calmement, au rythme de ses respirations. Jamais auparavant, Grey ne s'était senti si plein de gratitude envers quelque chose. Le Pilgrim Snow avait sauvé Jubia. Elle allait vivre. Cette simple pensée emplissait Grey d'une joie sans limite, et il ne put s'empêcher de secouer tout doucement la jeune femme, pour la réveiller.


Lorsque Jubia ouvrit les yeux, elle se croyait arrivée dans l'au-delà. Mais la réalité la rattrapa bien vite. Elle n'était pas morte. Elle était vivante. Et en pleine forme. Elle sentit son cœur battre, et sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration. Lorsqu'elle leva une main pour l'inspecter, elle n'y vit aucune trace de décomposition. De l'autre main, elle prit son pouls à la base du poignet. Une douce chaleur se répandit au bout de ses doigts. Elle n'était pas morte. Elle était vivante. Et en pleine forme.

- Je … Comment ? Bredouilla-t-elle finalement.

Grey recommença à pleurer chaudement.

- Le Pilgrim Snow t'a sauvée … Il t'a permis de vivre ! Articula-t-il, après avoir fini de sangloter.

Jubia se souvint. Alors qu'elle flottait entre la vie et la mort, une voix lui avait parlée. Une voix étrange,dont on ne pouvait cerner le timbre. Et cette voix lui avait dit qu'elle avait de la chance d'être aimée parmi les vivants. D'être aimée par quelqu'un en particulier.

Après s'être redressée en position assise, Jubia regarda son ventre. Le cœur qu'elle y avait tracé était toujours là, et elle rougit en regardant Grey, ne sachant que dire, et ayant trop peur de comprendre.

D'un même geste, ils avancèrent leur tête l'un vers l'autre. Grey passa une main fébrile sur la nuque de Jubia, et joua un peu avec ses cheveux. Jubia, elle, ne pouvait le quitter des yeux. Son cœur battait la chamade, et malgré qu'elle venait de frôler la mort, elle ne s'était jamais sentie aussi vivante. Le 14 décembre X795, quatre années de lutte et de désespoir allaient enfin se concrétiser.

Lorsque leurs lèvres se touchèrent, un frisson immense les parcourut tout les deux. C'était un contact étrange, mais très agréable. Au bout de quelques secondes, ils se reculèrent d'un même geste. Ça n'avait été qu'un simple contact entre leurs lèvres, mais d'une intensité qu'ils n'avaient jamais connue. Ils échangèrent un regard complice, et retournèrent à la charge, plus passionnément et plus directement. C'était quelque chose d'addictif.

- Jubia est en train de rêver, déclara la jeune femme, après l'étreinte.

- Non.

- Alors, elle doit être dans le coma.

- Non plus.

- Elle est morte, et est arrivée dans l'au-delà.

- Encore moins. Tu est vivante, je te dis ! Vivante !

Grey se recula un peu, et du bout de l'index, toucha la pointe du cœur de sang. Il en suivit le tracé et boucla la boucle, sans lâcher Jubia des yeux.

Ils se remirent debout, et leurs mains se trouvèrent. Puis, ils s'étreignirent. La solitude avait pris fin, et ils ne la connaîtraient sans doute plus jamais.

« Il a fallu qu'elle frôle la mort pour que tu te rendes compte que tu l'aimes ... » Soupira sa voix optimiste.

« Quel connard ! » Ajouta sa voix pessimiste.

- Quel heure est-il ? Demanda Jubia, après l'étreinte.

- Ça, je n'en sais rien … Il doit être huit heures du matin, par rapport au soleil.

- On devrait redescendre avant que les autres ne s'inquiètent !

- Excellente idée.

Grey saisit fermement la main de Jubia, et l'entraîna derrière lui sur le chemin.


Alors qu'ils n'étaient plus qu'à quelques centaines de mètres de la maison de Qent, la fatigue et le sommeil les rattrapèrent à peu près en même temps. La première, Jubia s'effondra dans la neige fraîche au bord du chemin. Les paupières lourdes, Grey la rejoignit.


Qent sortit de sa maison à huit heures trente. Levé à cinq heures, il était allé voir ses bêtes à la bergerie, et avait dégagé la neige aux alentours de son habitation. Puis, il était rentré au chaud. Comme le jour était levé, il décida d'aller inspecter les environs, si des dégâts avaient été causés par la tempête. Blu lui emboîta le pas.

Lorsqu'il regarda en direction du chemin de la montagne, quelque chose d'étrange attira son regard. À cent cinquante, peut-être deux cent mètres, il y avait une tâche sombre dans la neige. Intrigué, il décida d'aller voir ce dont il s'agissait. L'épaisse couche de neige et les solides congères abritées dessus ne facilitaient pas sa progression, et il lui fallut une dizaine de minutes pour parvenir au lieu étrange. Lorsqu'il fut à quelques mètres, il s'aperçut qu'il s'agissait d'humains, étendus dans la neige. Alerté, il accourut, et sa surprise fut grande lorsqu'il reconnut Grey et Jubia, allongés l'un à côté de l'autre.

- Hé ! C'est pas un endroit pour dormir ! S'exclama-t-il. Surtout pas à moitié dépoilés !

Il se pencha, et secoua énergiquement Grey. Celui-ci émergea assez rapidement, et regarda Qent d'un air mal réveillé.

- Qu'est-ce que tu fiches ici avec ta copine ? S'enquit le berger.

- Ce … C'est une longue histoire, marmonna Grey, en se mettant debout.

Il secoua Jubia pour la réveiller, mais elle dormait trop profondément pour ça. Alors, il la souleva par les hanches, et d'un grand effort, la hissa sur son dos.

- Sinon, là d'où tu viens, le froid, la neige, ça existe ? Demanda Qent.

- Quoi ?

- T'es torse nu dans la neige, ta copine aussi, et il fait moins dix ! Y'a que moi que ça intrigue ?

- Je suis un mage de glace, déclara Grey froidement. Trouve un mage de glace qui craint le froid.

Peu satisfait par l'excuse, Qent dit :

- Bon, bref. Je vais vous ramener à la maison et vous donner de quoi vous réchauffer. Vous me donnez froid, comme ça.

Les deux jeunes hommes commencèrent à descendre la pente de la montagne. Sur le dos de son bien-aimé, Jubia dormait paisiblement.


Lorsque Jubia se réveilla, il lui fallut un long moment pour se rendre compte qu'elle était sur le dos de Grey. Il avançait dans la neige, en direction d'une cabane qui n'était plus qu'à une cinquantaine de mètres. Elle remarqua ensuite Qent et Blu, qui marchaient à gauche de Grey.

- Où sommes-nous ? Demanda-t-elle, à voix basse.

- En route, lui répondit Grey, en se tourna vers elle. Qent nous a retrouvés dans la neige, et il m'a réveillé. Tu dormais comme une marmotte, alors j'ai pas eu le courage de te réveiller.

- Ce qu'il essaye de dire, intervint Qent en se tournant vers eux, c'est que tu dormais tellement profondément que même en te secouant comme un prunier, il a pas réussi à te faire bouger.


Lorsqu'ils entrèrent dans la maison de Qent, Yaida, habillée chaudement, était assise à la table, et profitait seule du plus grand étalage de provisions pour petit-déjeuner que Grey avait jamais vu. Étonnée, l'ancienne mage se leva à l'arrivée de ses visiteurs.

- T'es déjà revenu ? Et avec du monde, en plus !

- Je les ai trouvés, ils dormaient dans la neige, à moitié nus.

- Eh bien, voilà un couple qui aime s'amuser dans des endroits inhabituels, plaisanta la jeune femme.

Jubia et Grey rougirent de concert.

- On n'a pas … Commença le mage glacial.

- Je plaisantais, soupira Yaida.

- Je note que tu n'as rien nié lorsque Yaida a employé le terme « couple », fit observer Qent.

- C'est exact, renchérit sa compagne.

Ils échangèrent un sourire complice, amusés par l'embarras dans lequel ces évocations plongeaient leurs invités.

- Bon, trêve de bla-bla, dit Yaida en se levant. Vous devez mourir de froid.

Elle jeta quelques bûches dans la cheminée, et le feu ronfla de plus belle. Elle réajusta le châle coloré sur ses épaules, puis, s'approchant de l'armoire, elle en sortit une épaisse couverture de laine. Jubia se la vit remettre. Celle-ci, qui depuis était descendue de son destrier, avait commencé à grelotter. Elle accepta volontiers le présent, et s'enroula dedans jusqu'au menton, avant de s'installer sur la chaise qu'on lui désigna.

- J'imagine que t'as pas besoin de te réchauffer, si t'es bien l'élève d'Oul, dit Yaida à l'intention de Grey.

- Non, ça ira. Mais si je pouvais quand même avoir un tee-shirt, ou juste un truc à mettre, je me plaindrai pas …

Il se retrouva vêtu d'une chemise de Qent, une des seules pas trop abîmées pour être portées en ville. Bien entendu, elle était trop grande pour lui, mais il ne s'en plaignit pas.


Après que Yaida leur eut servi à chacun un chocolat chaud, elle regagna sa place et demanda :

- Racontez-nous tout. Par quel miracle Qent vous a retrouvés dans la neige à huit heures du matin ?

- C'est une longue histoire, souffla Grey.

Ce disant, Jubia se pencha dans sa direction, et s'appuya contre son épaule. Grey lui jeta un regard content, et commença le récit.


Il était près de huit heures lorsque Wendy et Carla se réveillèrent. La jeune chasseuse de dragons, éveillée en premier, se frotta les yeux un long moment avant d'avoir une vision claire du monde alentour. Elle remarqua aussitôt l'absence de Grey et Jubia, et secoua Carla pour la réveillé.

- Ils ont disparu ! Ils ont disparu ! Criait-elle.

Le vacarme réveilla rapidement sa gouvernante qui, inquiétée, se redressa.

- Que se passe-t-il ?

- Grey et Jubia ! Ils ont … Il ont disparu ! S'exclama une Wendy affolée.

- Ce n'est pas … Commença l'Exceed.

C'est alors qu'elle remarqua le lit des deux jeunes gens. Il était vide.

- Prépare-toi. On va prévenir les autres.

Wendy acquiesça.

Quelques minutes plus tard, elles étaient toutes deux dans le couloir, et tambourinaient énergiquement sur la porte de la chambre occupée par le reste du groupe. Lorsque Lily vint leur ouvrir, de longues minutes plus tard, il eut besoin d'entendre plusieurs fois les faits avant de comprendre ce qu'il se passait. Une fois pleinement averti, il réveilla ses camarades, et la fine équipe quitta l'hôtel après un petit-déjeuner frugal.


Erza et Lucy furent prêtes beaucoup plus rapidement. Une fois l'équipe (presque) au complet, ils quittèrent la ville en direction de la montagne, car la seule piste qui quittait l'hôtel allait vers la montagne. En chemin, ils croisèrent de nombreux habitants, affairés à déblayer la neige amassée devant chez eux. À la sortie de la ville, la piste s'estompait dans la neige.

- On devrait aller chez Qent en premier, déclara Carla. Il connaît la montagne comme sa poche, il nous aidera à les trouver !

- C'est une bonne idée, renchérit Wendy.

- Vous connaissez le chemin ? Demanda Erza.

- Oui, c'est tout droit, mais c'est encore loin, répondit l'Exceed.

- En route ! S'enflamma Natsu.


Alors que Qent s'apprêtait à ouvrir la porte pour aller chercher du bois dans la réserve, quelqu'un frappa avec tant d'intensité la porte que quelques échardes volèrent.

- Qent ! Tu es là ? Demanda la petite voix de Wendy.

À peine le berger eut-il le temps de reculer, que la porte s'ouvrait à la volée, poussée par Erza.

- C'est toi, le fameux Qent ? Demanda-t-elle aussitôt, avec autorité.

- Lui-même !

- Nos amis ont disparu en montagne ! Aide-nous à les retrouver !

- Pas besoin, dit Grey, en se retournant sur sa chaise. On est là.

Les mages de l'équipe de secours s'entre-regardèrent, ahuris.

- Alors tu veux dire qu'on a monté une expédition de sauvetage pour rien ? S'étonna Natsu, qui pensait qu'il allait s'amuser comme un petit fou.

- Visiblement, rétorqua Natsu.

Jubia se tourna vers Lucy, et lui adressa un étrange sourire dont elle seule avait le secret. C'était un sourire qui disait « je t'ai battue, rivale en amour ! ». La constellationiste, plus inquiété qu'amusée par l'expression de son amie, se réfugia derrière Erza.

- Puisque vous êtes les amis de mes amis, déclara solennellement Qent, je vous inviterai volontiers à vous installer, mais je crains que nous ne manquions de chaises.

- C'est pas grave, ils n'auront qu'à s'asseoir par terre, déclara Erza, en désigna Natsu, Gajil ainsi qu'Happy et Lily.

- Mais … Protesta Natsu.

- Pas de mais, ordonna la chevalière.

Une fois tout le monde installé, Grey et Jubia furent pressés de question. Pourquoi étaient-ils sortis en pleine tempête ? Pourquoi étaient-ils habillés si légèrement ? Pourquoi Jubia (elle avait enlevé la couverture) avait un cœur de sang tracé sur le ventre ? Ils apportèrent à chaque question une réponse la plus précise possible. Enfin, Lucy voulut un rapport complet des événements. Grey s'en chargea à nouveau, et n'omit aucun détail. Lorsque fut abordée le moment où Jubia avait été mortellement blessée, l'assemblée de mage frissonna. Tout fut raconté fidèlement, mis à part le baiser, qui avait été volontairement omis. Un accord tacite entre Grey et Jubia les empêchait d'en parler avant d'être de retour à la guilde.

- Tu veux dire qu'un flocon de neige t'a sauvé la vie ? Demanda Erza à l'intention de Jubia, à la fin du récit.

- Eh bien … Pas vraiment, en fait …

- Mais c'est quoi, ce Pilgrim Snow, à la fin ? S'impatienta Natsu.

- C'est un phénomène météomagique, qui ne se produit qu'une fois tout les quatre ans, expliqua Grey, qui en savait long sur le sujet. Durant quatre ans, toute la magie pratiquée laisse d'infimes résidus d'énergie magique, qu'elle soit humaine ou naturelle. Cette magie s'accumule dans l'air, et lorsque le point de saturation est atteint, ce qui se produit à un intervalle d'environ quatre ans … Une tempête de neige se forme, généralement en hiver - même si on a rapporté des cas en plein été à la montagne - et ne souffle que pendant une nuit. On sait que pendant la tempête, toute la magie accumulée converge vers le centre de la perturbation, et s'agrège dans un seul et même flocon de neige. La concentration de magie qui s'y trouve coincée est si énorme qu'aucune Lacrima n'est assez grande pour la stocker en entier. Le flocon en question est plus gros, et surtout, il brille, aussi fort qu'une petite lanterne.

- Et qu'est-ce qu'il fait, ce fameux flocon ? L'interrompt Gajil.

- J'y viens. Le Pilgrim Snow, lorsqu'il fond, libère sa magie. Et sa Magie est douée de conscience. En fait, c'est plus une entité consciente douée de magie. Donc, la magie libérée du flocon permet …

Il regarda Jubia dans le blanc des yeux. Elle rougit mais soutint le regard.

- La Magie peut réaliser de grandes choses. En général, elle réalise le souhait de celui qui fait fondre le flocon dans ses mains. La Magie ne peut réaliser qu'un seul souhait à la fois. J'imagine que, malgré que nous ayons été deux à le faire fondre … On voulait tout les deux la même chose.

Admirative, Lucy se tourna vers Jubia.

- Alors … C'est vraiment un miracle … Murmura-t-elle.

- Voilà une histoire belle et mystérieuse à la fois, commenta Lily.

- C'est beau … Renifla Natsu, qui n'était pas loin de verser une petite larme.

Commentaire de l'auteur Message de l'auteur : selon toute vraisemblance, un bug étrange du site m'empêche de publier cette quatrième partie dans son intégralité ... Je vais essayer de publier cette partie en deux partie, on verra si ça marche ... Si ça marche, la seconde partie de la quatrième partie arrive bientôt !
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