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  • La Paix
    Mouvement de la Paix du Rhône
    Nb de signes : < 10 000 sec
    Genre : fantastique - science-fiction - policier - humour - imaginaire
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Rindaya
    Boz'Dodor
    Nb de signes : < 12 600 sec
    Genre : fantastique
    Délai de soumission : 07/08/2018
  • #exclusif
    J'ai lu
    Nb de signes : 250 000 - 350 000 sec
    Genre : romance contemporaine
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Sur un malentendu…
    J'ai lu
    Nb de signes : 50 000 - 70 000 sec
    Genre : comédie romantique
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Dystopie
    H2 Fanzine
    Nb de signes : < 9 000 sec
    Genre : science-fiction - jeunesse
    Délai de soumission : 10/08/2018
  • Cthulhu
    Revue Horrifique
    Nb de signes : > 18 000 sec
    Genre : horreur
    Délai de soumission : 31/10/2018
  • Femmes de l'étrange
    Revue Horrifique
    Nb de signes : > 18 000 sec
    Genre : fantastique - horreur
    Délai de soumission : 30/09/2018
  • Prix Saint-Nicolas du Conte de Noël
    Éditions Ex Æquo
    Nb de signes : 18 000 - 25 000 sec
    Genre : conte - noël - tout public
    Délai de soumission : 15/09/2018
  • Secret
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 3 000 - 6 000 sec
    Genre : nouvelle
    Délai de soumission : 11/06/2018
  • Détectives Improbables
    Reines-Beaux
    Nb de signes : > 30 000 sec
    Genre : mystère - enquête
    Délai de soumission : 31/03/2019

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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 682 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 291 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 487 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 726 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 810 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1082 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Le jour ou nos chemins se sont croisés Auteur: The-Nalu-chan Vue: 24155
[Publiée le: 2014-07-10]    [Mise à Jour: 2015-08-27]
13+  Signaler Romance/School-Fic/Amitié/Hétéro/Lime/Psychologique Commentaires : 43
Description:
Pour faire simple, je ne vais dire qu'un mot: Pluie. Une pluie chaude, le genre d'averse qui arrive à la fin de l'été et qui annonce l'automne. Le genre de pluie qui commence sans prévenir, spontanément, avant de se terminer presque aussitôt. Et tout comme cette pluie imprévisible, une rencontre s'est faite ce jour-là.

Trois personnes. Sous un arbre. Des promesses. Des mensonges. Des larmes et des rires. Un avenir qui s'annonçait beaucoup plus coloré que ce que l'on imaginait. Une rencontre qui s'avérait beaucoup plus bouleversante que ce que l'on pouvait imaginer.

''Le jour où nos chemins se sont croisés...
était un jour de pluie. Te souviens-tu encore du moment où nos regards se sont rencontrés? ''

-----------------------------------------------------------
Couples: nalu( en principal)/ Gale
Crédits:
Tous mes personnages proviennent de l'imagination de Hiro Mashima, sauf: La prof de fraçais et Valérie Heartiflia.
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Comment tu as pu...?

[4296 mots]
Publié le: 2014-08-21
Mis à Jour: 2014-08-23
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Commentaire de l'auteur Voilà le chapitre 16! Je vous rappelle qu'aujourd'hui est une journée spéciale; en effet, cela fait officiellement un an que j'écris des fics! Vous voulez savoir combien j'en ai fait en tout? Cinq. Celle-ci est la quatrième...
Oh, au fait il y a un lime les premiers paragraphes! Juste pour vous le dire..
Brefouille, je vous souhaite, comme à mon habitude, bonne lecture!

Chapitre 16



La vie est un sommeil,

L’amour en est le rêve

Et tu auras vécu si tu as aimé.

-Alfred de Musset.





Je me retrouve plaquée contre le mur.

Natsu m’embrassait, encore et encore et encore, m’embrassait comme si sa vie en dépendait, comme s’il n’allait plus jamais me revoir, m’embrasse avec une telle fugue qu’il me fait perdre la tête, me fait perdre le peu de raison qu’il me restait et me faisait tout oublier, faisait vibrer mon corps qui en redemandait plus, se frottant au sien, cherchant ses caresses.

Il m’embrassait, ses mains derrière mon dos me serraient contre lui, me pressaient contre lui, tandis que mes bras restaient accrochés à son cou et l’attiraient plus fort vers moi, m’accrochant à lui comme si j’avais peur de tomber, de me perdre, de disparaître. Il m’embrassait, embrassait ma peau, mes joues, ma mâchoire, mon cou, laissait des traînées brûlantes derrière lui, laissait des frissons me parcourir, des tremblements me secouer, laissait mon cœur battre fort, beaucoup trop fort, si fort que j’avais l’impression qu’il allait sortir de ma poitrine et s’envoler vers un monde inconnu.

Les mains de Natsu descendent jusqu’à mes cuisses, les caressant lentement avant de me soulever et qu’il me presse encore plus contre lui tandis que mes jambes s’enroulent autour de sa taille, tandis qu’il fait quelques pas et semble m’emmener quelque part, tandis qu’il se dirige vers ma chambre sans cesser une seule fois de m’embrasser ou d’ouvrir les yeux ou de rompre ces instants magiques comme s’il ne pouvait tout simplement plus s’éloigner, sans se lasser une seule fois de ma peau alors que mes poumons réclament de l’oxygène, un oxygène que j’ai oublié comment donner. Le souffle court, je le laisse m’allonger sur le lit et monter à califourchon sur moi, ses lèvres descendant lentement vers ma clavicule alors que j’ouvre les yeux et regarde le plafond, la vue trouble, troublée par ces sentiments contradictoires qui font rage en moi, troublée par ce besoin de combler les moindres centimètres nous séparant, troublée par son odeur, par ses cheveux, par ses lèvres qui frôlent ma peau, par ses mains qui s’aventurent sur mon corps avides de le connaître encore plus. Et tandis que sa tête descend vers ma clavicule, tandis que je me sens chavirer et que j’entends un gémissement franchir mes lèvres, tandis que je me rends compte que nous sommes dans la chambre de Levy, je ne cesse de me dire, encore et encore, me répétant ces trois mots à l’infini; «J’en veux plus, j’en veux plus, j’en veux plus!». Je sens mes yeux se fermer tandis qu’il s’attaque de nouveau à ma bouche, sens mes doigts se débattre avec les boutons de sa chemise et je soupire lorsque je réussis enfin à la lui enlever et à la jeter au loin, dans un coin de la chambre, l’envoyant balader pour que mes doigts puissent enfin se promener sur son torse, sur chacun de ses muscles, caressant sa peau qui est d’une chaleur réconfortante.

Un bref sourire étire ses lèvres alors qu’il baisse un des bretelles de ma robe afin de mieux embrasser mon épaule, de mieux embrasser ma peau, la savourer, la mordiller, la lécher. Il m’embrasse encore et je me demande comment il fait pour laisser des traînées électriques derrière lui, comment il fait pour me brûler, pour me donner si chaud, comment il fait pour que mon cœur ratte ses battements, pour que mes doigts aillent se réfugier dans ses cheveux, pour que je frémisse autant, pour que je murmure son nom encore et encore comme si j’avais oublié que d’autre mots existaient. Comment il fait pour me mettre dans cet état, pour que je me tortille et que je grogne en redemandant plus. Comment?

Je soupire, me mordille la lèvre, ferme les yeux et gémis lorsque ses mains baissent la fermeture éclair de ma robe, avec une lenteur extrême, amusées par mon impatience qui se manifeste. Je m’entends grogner lorsqu’il se sépare de moi afin de m’enlever mon habit et de le jeter par terre, mets mes bras autour de son cou pour l’attirer de nouveau vers moi et pour que je retrouve ses lèvres brulantes, ces lèvres qui me dévorent, ces lèvres qui me font revivre, qui me donnent des ailes, ces lèvres dont je ne m’en lasserais jamais. Les mains descendent le long de ma taille en chatouillant ma peau, la caressant doucement avant de remonter jusqu’à ma poitrine et que ses baisers se firent plus rapides, plus pressants, plus enivrants, plus envoutants, plus excitants. Plus.

-Natsu…, soupirais-je lorsque ses lèvres allèrent à l’exploration de ma poitrine, un frisson me traversant suivit d’un gémissement. Je suis si...contente…

-Moi aussi, je suis heureux, murmura-t-il en se débattant avec l’agrafe de mon soutien- gorge, grognant légèrement d’impatience.

-Tu as toujours été le premier…mm…mon premier amour…

Il réussit enfin à la défaire et s’empressa de l’enlever, de le jeter au loin, pressé de continuer là où il s’est arrêté, frustré d’avoir perdu du temps pour de tels futilités.

-Le premier garçon qui ne m’a jamais embrassée. Et maintenant, c’est avec toi…que j’aurais ma première fois.

Je murmurais ces mots, les chuchotais sans savoir pourquoi. Pourquoi avais-je besoin de lui dire ceci? Pourquoi dois-je lui avouer de tels secrets alors que nous étions à deux doigts de le faire, enfin, alors que ma tête n’était plus claire et que je ne savais plus rien…peut-être est-ce parce que j’avais le sentiment que si je ne le lui disais pas maintenant, je ne le lui avouerais plus jamais. Et que j’avais besoin de le lui murmurer à l’oreille, de me rassurer.

J’aurais mieux fait de me taire.

Natsu se figea, cessa ses baisers brusquement, comme si je l’avais brûlé ou giflé ou frappé, ignora mon grognement de surprise et de frustration lorsqu’il se leva et mit une main dans ses cheveux, détourant le regard, soupirant une plainte et une interrogation, me tournant le dos comme s’il ne pouvait plus supporter de me voir, de me regarder, parce qu’il savait qu’il ne pourrait plus se retenir. Il fit quelques pas mais ne partit pas, s’énerva mais ne me le dit pas clairement, revenant à la réalité alors que moi, j’étais encore en train de rêver de lui, de moi, de nous et de ce que nous étions en train de faire, rêver au plaisir qui venait de m’être volé si farouchement et injustement.

-Je…je…je…non. Non! Je ne peux pas, s’écria-t-il en s’éloignant encore. Bon sang, bon sang, Lucy! Qu’est-ce que je suis en train de faire, bordel!

Il secoua la tête, ferma les yeux et respira encore plus fort, serrant les poings, tremblant, comme s’il se retenait de revenir vers moi, comme s’il était partagé entre le fait de ne plus écouter sa bonne conscience et son désir, comme s’il s‘en voulait de me désirer mais ne pouvait rien faire pour changer cela. Lentement, il se baissa, ramassa sa chemise et tituba jusqu’à la porte, s’accrochant aux murs, la mâchoire serrée, ses pieds refusant d’aller plus vite, encore indécises.

-Où…où est-ce que tu…tu vas?, demandais-je en le suivant, tombant au sol parce que mes jambes étaient trop faibles, parce que mes membres tremblaient trop, parce que ma vue était trop troublée et que je ne savais plus ce que je faisais, me contentant d’une plainte qui traversa ma gorge lorsque je le vis sortir de la chambre, d’un agacement fugace et d’une douleur que je ne comprenais pas.

-Lucy…je suis désolé, chuchota-t-il. Mais je ne peux pas…je ne peux pas te faire ça. Tu n’es même pas consciente! C’est comme si je te violais, bon sang!

Je le vis tourner les talons, une main toujours accrochée à ses cheveux, je le vis partir ainsi, quitter l’appartement en ne laissant derrière lui que le claquement sinistre de la porte qui se refermait sur moi, sur ce garçon qui venait de me briser le cœur de nouveau, sur nous et tout ce que nous aurions pu faire, se refermant sur une histoire qui aurait pu tourner différemment si on n’aurait pas fait ces choix, sur un rêve, un espoir, des baisers inachevés accompagnés d’un amour qui ne fait que tout détruire.

Je regardais le vide pendant un moment, fixant l’obscurité autour de moi, regardant le sol sans le voir parce que je pensais à lui, je pensais encore et encore à ses baisers, à ses mains, à ses cheveux, à sa peau contre la mienne, à son odeur, à ses yeux si lumineux, à sa douceur et sa fugue, à lui quittant la chambre, fuyant, se dépêchant de sortir, n’osant plus me faire face parce que la culpabilité qu’il ressentait le détruisait. Je pensais encore à lui et à cet amour indécis qui avait pris racine dans ce cœur que je croyais pourtant protégé d’une armure, à cet amour qui ne faisait que renaître de ses cendre lorsqu’il se tenait prêt de moi, lorsqu’il me touchait, me parlait, me regardait ou tout simplement lorsqu’il m’appelait par mon nom, ce nom que je croyais banal mais qui prenait une toute autre tonalité dans sa bouche, sonnant agréablement spécial, magnifiquement attirant.

Pourquoi?, me demandais-je alors que je sentais mon corps s’affaisser par terre, lorsque mes paupières se firent lourdes et qu’au loin, j’entendais les bribes de conversations des passants, de ces adolescents de mon âge qui discutaient joyeusement, se fermèrent définitivement alors que la porte se rouvrit doucement, alors qu’une larme coula sur ma joue, se faufilant entre mes cils pour finir dans ma bouche, m’étonnant de son goût salé, suivie par une autre et encore une autre. J’entendis une vague exclamation s’entendre mais je l’ignorais, préférant me laisser sombrer dans le noir, dans l’obscurité, dans un sommeil confortable qui me fit du bien, apaisa mon cœur comme une caresse étrange me faisant tout oublier à part une question, un mot qui ne cessait de tourner encore et encore dans cet esprit déjà troublé : Pourquoi?



Une douleur lancinante, insoutenable, incompréhensible et fulgurante me fit grimacer lorsque j’ouvris les yeux, le lendemain matin. Un gémissement traversa mes lèvres pour aller se percuter contre les murs de la chambre bleue pâle dans laquelle je me trouvais, se faisant entendre telle une plainte inespérée, une plainte inaudible qui m’assourdissait, me faisait fermer les yeux et enfouir la tête dans mon oreiller, étouffant un petit cri lorsque je sentis une main effleurer mon bras dans le vague espoir de me réveiller à nouveau.

-Levy?, demandais-je en me retournant subitement, bien trop brusquement, grimaçant encore en plissant les yeux, massant l’arrière de mon crâne qui semblait engourdi.

-Tiens, je pense que tu en auras besoin, fit-elle en me tendant une pilule et un verre d’eau. Ça t’aidera. Pour ta migraine.

Elle sourit mais finit vite par devenir sérieuse, soucieuse, me regardant avec inquiétude alors que je me forçais d’avaler ce qui, je l’espérais, ferait arrêter ma douleur, mon mal de tête atroce, finirait par faire disparaître cet étrange sentiment de mélancolie qui m’envahissait, une vague tristesse ancrée dans mon cœur me donnant envie de pleurer sans saisir pourquoi, sans comprendre, pleurer ainsi, tout simplement, verser des larmes égarées qui finiraient par éclater contre la couette bleue dans laquelle une de mes mains s’agrippait désespérément.

-Qu’est-ce qu’il y a?, demandais-je en ne supportant plus de la voir plisser les yeux de cette manière, la voir me regarder comme si j’étais une bombe à retardement qui menaçait d’exploser à tout instant, ravageant tout sur son passage, détruisant ceux qui étaient encore heureux et réduire à néant les cœurs brisés qui refusaient de se faire réparer, tout simplement parce qu’ils en avaient assez de se faire maltraiter.

Ses lèvres s’entrouvrirent et elle soupira, ferma les yeux avant de les rouvrir, me regardant encore et encore avant que je ne commence à rire doucement, nerveuse et inquiète, curieuse mais n’ayant plus asse de force pour demander quoi que ce soit, chercher à savoir quelque chose de nouveau, lasse avant même d’avoir commencé à jouer.

-Dis-moi…tu te souviens de ce que vous avez fait hier…?

Hésitante, elle était bien trop hésitante.

Je commençais réellement à m’agacer à la voir tourner autant autour du pot.

-Vous…?

-Je…j’ai vu Natsu sortir de notre appartement lorsque je suis rentrée…hier…à minuit. Et je t’ai retrouvée à moitié nue dans ma chambre. Donc je me demandais…

-Attends quoi?!, ne pus-je m’empêcher de m’écrier en sautant du lit, sautant sur la terre ferme et trébuchant lorsque mes pieds tremblèrent, trop faibles pour pouvoir me soutenir, mais cela ne m’empêcha pas de faire un pas en avant, ignorant mon geste vacillant et reposant le verre vide sur la table de chevet avant qu’il ne me glisse des doigts. QUOI?!

Je me figeais. M’arrêtais. Tournais un visage incrédule vers ma meilleure amie, un visage qui commençait à rougir alors que je vis enfin la robe et le soutien noir que je portais hier jeté par terre négligemment, enlevés précipitamment, impatiemment. Incrédule. Choquée, honteuse, surprise, mal à l’aise…je pouvais écrire une liste entière de tous les sentiments qui m’ont traversés à cet instant précis, lorsque je détournais le regard ne pouvant faire face à ma meilleure amie parce que je n’avais pas de réponse à donner, pas d’argument. Je ne pouvais pas la rassurer alors que tout ce qu’il me restait de la veille étaient cette mélancolie et cette tristesse qui menaçaient de m’étouffer.

Le silence se fit, un silence respectueux, un silence qui me laissait réfléchir et me laissait tenter de comprendre, de saisir ce que mes vêtements faisaient par terre, et tandis que les minutes s’écoulaient lentement et que je ne retrouvais toujours pas de réponse à fournir, je ressentis la colère qui s’empreignait de mon cœur, de ma tête et de mon corps me faire baisser les yeux sur ma poitrine dénudée, la colère qui me fit grimacer et trembler tandis que je me demandais encore et encore et encore ce qu’il s’est passé, ce qu’on avait fait, jusque où sommes nous allés. Je pinçais les lèvres, plissais les yeux et ne pus étouffer le cri de rage sortir de ma bouche, un cri de rage mêlé à de la honte, de la peur et de l’incrédulité, de la terreur qui me traversait alors que je réalisais que je ne m’en souvenais pas, je ne me rappelais pas. Je ne savais plus rien et c’était cela qui m’agaçait le plus, qui m’étouffait, me noyait, me tuait littéralement.

Comment c’était possible? Comment? Comment? Comment?, me demandais-je en sortant de la chambre, traversant le salon sous le regard étonné de Valérie et tandis que j’ouvrir ma penderie, cherchant un t-shirt et un jean, ignorant Levy qui me fixait, des questions lui brûlant les lèvres mais qu’elle n’osait pas poser, par politesse ou respect, ou tout simplement parce qu’elle ne voulait pas me rendre mal à l’aise.

-Qu’est-ce que tu fais?, demanda finalement mon amie, ne pouvant plus supporter le silence pesant qui s’était installé entre nous et nous oppressait, devenant insupportable, fatiguant pour elle mais reposant pour moi, un silence qui me laissait réfléchir et me faisait du bien, silence que j’appréciais.

Je me figeais, baissant les yeux sur mes mains qui tenaient un t-shirt, mes doigts serrés sur le tissu, le tirant si fort qu’ils allaient le déchirer, tirant de frustration, comme si cet habit était coupable de tout ça.

Qu’est-ce que je fais?

Je ne savais plus. Je ne cherchais plus à savoir ce que mon corps faisait, pourquoi il s’agitait, pourquoi n’a-t-il pas tout simplement laissé tomber et aller se reposer. Je détournais le regard, soucieuse, fébrile, ne pouvant pas rester en place. J’étais préoccupée et j’avais besoin de partir, de marcher, de trouver des réponses, de courir me cacher quelque part afin de ne plus avoir à affronter Levy et Valérie et Natsu et tous les autres, toutes ces incessantes questions qui me tiraillaient, qui m’agaçaient tout simplement parce que je ne savais plus, je ne connaissais plus la réponse. Je voulais faire quelque chose, peu m’importait quoi, avais un besoin subit de partir, besoin de souffler un peu et d’aller quelque part où je serais enfin seule, quelque part où je trouverais une réponse, quelque part où je serais en paix, où je serais bien, où je n’aurais plus besoin de m’inquiéter de ce que peuvent penser les autres parce que je n’en avais plus rien à faire. Je soupirais et me tournais vers Levy, m’habillais rapidement et sortis en trombe de la chambre sans répondre, ignorant ses regards interrogateurs, ignorant ses pas précipités, ignorant son agacement et sa pitié, son incrédulité, sa surprise, sa bouche ouverte sur une question muette.

-Je sors, dis-je en ouvrant la porte et en me préparant à enfiler mes bottes.

-Tu vas où?, demanda Levy, me fixant avec une inquiétude insupportable.

-Je…n’importe où. Je…vais chercher Natsu et lui demander ce qu’il s’est passé, répondis-je, contente de trouver un objectif même si le fait de revoir ce garçon ne me plaisait pas ou me plaisait trop, l’idée de le revoir faisait mon ventre se serrer, mon corps frémir, frissonner et trembler comme si mon corps ne savait plus quoi faire exactement.

-Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée.

-Je vais aussi lui demander avec qui il a fait ce stupide pari, ajoutais-je, me souvenant du fait que la principale raison pour laquelle je suis allée hier soir à cette stupide fête était cette question, ce besoin de savoir et de connaître une vérité qui me blessera sans doute, une vérité sanglante mais dont j’avais désespérément besoin, afin que je puisse me venger sur cette personne qui a détruit ma vie, qui a brisé mon quotidien et a réduit en cendres tous mes espoirs.

-Tu ne devrais pas lui demander ça, rétorqua Levy en pinçant les lèvres comme si ces mots n’étaient pas réellement les siens, ou elle ne voulait pas le dire, des mots qui se sont égarés, des mots irrécupérables.

-Pourquoi?

Je devais savoir. Avais le droit de savoir. Avais besoin de connaître la réponse à cette question que je me suis posée depuis trop longtemps ou pas assez. Mes doigts s’accrochèrent à ma veste alors que je me tournais de nouveau vers ma meilleure amie, cette personne qui affichait désormais un visage coupable, des yeux fuyants et des joues roses, un regard déterminé malgré le fait qu’il ne me soit pas adressé, les lèvres pincées pour empêcher d’autres mots de sortir afin de ne pas laisser échapper une autre phrase qui saurait causer sa perte.

Pour la troisième fois dans cette journée, je me figeais.

-Tu connais…la personne qui a fait ce pari?, demandais-je doucement, n’osant élever la voix comme si j’avais peur de briser le silence, comme si c’était un secret que nous étions les seules à connaître, comme si j’avais peur, en le disant haut et fort, de laisser cette probabilité s’échapper entre les failles de mon esprit encore embrumé, encore rouillé par le sommeil et endommagé par la vague colère que je ressentais en ce moment et qui finissait par me détruire.

Levy plissa encore plus fort les lèvres, tellement qu’elles ne formèrent plus qu’une mince ligne blanche, ferma les yeux et les rouvrit, baissa le regard sur ses pieds nus, m’évitant, évitant de voir mes yeux s’agrandir lorsque je compris, lorsque je saisis enfin, lorsque l’incrédulité se fit si forte qu’elle se transforma en colère, en rage et que je me suis retrouvée furieuse, fulminant parce que je n’en venais pas, je ne pouvais comprendre comment elle a pu me mentir, me bercer d’illusions, me trahir, me cacher ça, ÇA! Je me sentis faire une grimace et serrer les poings, encore, commençant à taper du pied sur le sol, m’empêchant d’aller la secouer par les épaules, attendant impatiemment, avec le vague et mince espoir que je me trompe, que ce n’était pas ce que je pensais, que cela ne pouvait pas être réel, que ce n’étais qu’une bonne et ridicule blague et que je finirais par en rire.

-Est-ce…toi?, ma voix brisa le silence, se fit entendre plus forte alors que je serrais les poings et que je m’empêchais de lui hurler à la figure, de lui crier des mots incompréhensibles et impardonnables, des mots durs à affronter, sanglants, déchirants, plus frappant que n’importe quel lame affutée d’un couteau, plus acérée que n’importe quelle griffe, plus déchirante que n’importe quoi existant sur cette terre. Est-ce toi?!, demandais-je encore une fois, plus fort, commençant à trembler alors que ma vue se brouilla, se brouilla à cause de cette colère qui finissait par m’achever pour de bon.

-Lucy, je peux tout t’expliquer!, couina Levy finalement en détruisant les minces espoirs qui me restaient, relevant des yeux remplis de larmes vers moi, me suppliant de lui pardonner et de l’écouter.

Mais je refusais de continuer l’entendre, écouter ses paroles mensongères, ces paroles qui ne valaient désormais plus rien à mes yeux. Je n’avais plus la force de croire en quelqu’un, plus la force de pardonner parce que j’ai fini par comprendre que pardonner, ça ne sert à rien. Les personnes ne changent pas, pas aussi facilement, elles restent les mêmes et finiront toujours par nous trahir encore, encore et encore.

-Va-t-en!

Cette fois-ci je criais réellement, vraiment fort, ces mots venant la gifler alors qu’elle recula et me regarda, surprise, étonnée, coupable et attristée à la fois, incrédule de ma réaction.

-Va-t-en!, j’hurlais de nouveau, encore plus fort, hurlant ma rage, libérant mon ressentiment afin qu’il aille s’abattre sur elle, ignorant ou plutôt préférant fermer les yeux sur la culpabilité atroce et déchirante, poignante qu’affichait son visage lorsque je recommençais à lui crier ces trois mots, encore, encore, encore, jusqu’à ce que ma gorge me brule et que je ma voix ne se brise, jusqu’à ce que je me rende compte que je pleurais, jusqu’à ce que je me rende compte que j’étais par terre, étant trop faible pour me relever de nouveau.

Je ne pouvais pas le croire.

Ma meilleure amie. Ma meilleure amie! Comment, que quelqu’un me dise comment avait-elle pu me le faire, comment elle avait pu me détruire sans le moindre remords, comment elle a pu me faire quelque chose si atroce, si impardonnable, car moi je ne pouvais plus rien voir à part cette douleur et cette rage destructrice, cette fureur sanglante qui me sautait aux yeux et brouilla ma vue.

Je ne comprenais pas. Ne saisissais pas. Ne voyais plus la détresse sur son visage lorsqu’elle quitta enfin notre appartement, son regard brillant et sa culpabilité qui finira certainement par la détruire. Je ne la voyais plus parce que je ne voulais plus la voir. Je m’en fichais. M’en fichais royalement. Parce que tout ce que je voulais, à cet instant précis, c’est qu’elle disparaisse, qu’elle parte, qu’elle s’en aille, qu’elle ne soit plus qu’un rêve dissipé au matin, un souvenir lointain, emportant avec elle tout ces sentiments qui font rage en moi.

Parce que tout ce que je voyais, c’était ma colère absurde, ridicule, cette colère détestable qui avait fini par m’aveugler, brouiller mon esprit et mes pensées, engloutir tout ce qu’il restait de mon cœur et de ma tête, ravager et brûler mon bon sens, ma compréhension, ma capacité à pardonner. Cette fureur avait fini par me détruire, et il ne restait de moi à présent que les larmes qui ravageaient mon visage et qui allaient s’éclater contre le plancher, disparaissant à leur tour…

Comment a-t-elle pu?, me demandais-je encore en fermant les yeux, cette colère froide et amère que je haïssais tant retombant aussi vite qu’elle était apparue, me faisant réaliser que je venais de bannir littéralement Levy de chez nous, que je m’en voulais de lui en vouloir, que je ne pouvais pas le lui pardonner. Me faisant réaliser que ma meilleure amie venait de partir et que j’étais seule, et malgré ce fait, je ne pourrais jamais la chercher, je n’en avais pas le goût, pas l’envie, pas le besoin de partir.

Après tout, c’était elle qui m’a aidé à détruire ma vie.





Aux alentours de dix-neuf heures j’entendis mon cellulaire vibrer, enfoui, caché dans une des poches de mon sac à main. Je refusais de me lever et d’aller répondre lorsqu’il sonna une fois. La deuxième fois je me retrouvais vaguement agacée. La troisième fois m’énerva et me fis me lever, allant le chercher en ignorant Valérie qui regardait encore la télé et qui semblait avoir oublié mon existence ou faisait tout simplement semblant de ne pas me voir, répondis rageusement sans laisser le temps à la personne de l’autre bout du fil de parler, de dire quelque chose, étant bien trop en colère et inquiète au sujet de Levy, bien trop coupable en voyant qu’elle en rentrait pas et qu’il se faisait tard, bien trop furieuse pour chercher à l’appeler, bien trop lasse pour faire autre chose que de rester là, tout but dans ma vie ayant l’air d’avoir disparu.

-Quoi?!, lançais-je.

-Lucy?, Lucy Heartfilia?, demanda une voix de garçon grave, une voix que j’avais entendu quelque part mais ne me souvenais plus exactement où, une voix étrange, métallique, dans un sens.

-Quoi?, répétais-je en regardant Valérie lever des yeux curieux en ma direction avant de les détourner, n’ayant pas envie de savoir quoi que ce soit à mon sujet où à ce qu’il se passait dans ma vie.

-Je suis Gajil, et j’appelle de l’hôpital de Magnolia. C’est au sujet de Levy. Elle a eu un accident de voiture…

Commentaire de l'auteur Re-Bonjour!
Alors, ce chapitre....vous en avez pensé quoi? Je sais que ça n'a pas vraiment de rapport, mais il est le plus long chapitre que je n'ai jamais écrit! 4000 mots...enfin, c'est peut-être rien aux yeux de quelqu'un d'habitué à faire de longs chapitres, mais pour moi c'est juste...incroyable. Je suis assez fière de moi :)
Sinon, dites-moi ce que vous en avez pensé! Vous savez qu'un avis est toujours le bienvenu!
Sur ce, je vous dis à la prochaine!
Bises!
PS: Le chapitre 17 arrivera au plus tard dans trois semaines...l'école reprend et je dois me concentrer sur mes études.
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