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  • La Paix
    Mouvement de la Paix du Rhône
    Nb de signes : < 10 000 sec
    Genre : fantastique - science-fiction - policier - humour - imaginaire
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Rindaya
    Boz'Dodor
    Nb de signes : < 12 600 sec
    Genre : fantastique
    Délai de soumission : 07/08/2018
  • #exclusif
    J'ai lu
    Nb de signes : 250 000 - 350 000 sec
    Genre : romance contemporaine
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Sur un malentendu…
    J'ai lu
    Nb de signes : 50 000 - 70 000 sec
    Genre : comédie romantique
    Délai de soumission : 30/06/2018
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    Nb de signes : < 9 000 sec
    Genre : science-fiction - jeunesse
    Délai de soumission : 10/08/2018
  • Cthulhu
    Revue Horrifique
    Nb de signes : > 18 000 sec
    Genre : horreur
    Délai de soumission : 31/10/2018
  • Femmes de l'étrange
    Revue Horrifique
    Nb de signes : > 18 000 sec
    Genre : fantastique - horreur
    Délai de soumission : 30/09/2018
  • Prix Saint-Nicolas du Conte de Noël
    Éditions Ex Æquo
    Nb de signes : 18 000 - 25 000 sec
    Genre : conte - noël - tout public
    Délai de soumission : 15/09/2018
  • Secret
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 3 000 - 6 000 sec
    Genre : nouvelle
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  • Détectives Improbables
    Reines-Beaux
    Nb de signes : > 30 000 sec
    Genre : mystère - enquête
    Délai de soumission : 31/03/2019

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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 682 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 291 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 487 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 726 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 810 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1082 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Embrasse-moi princesse Auteur: The-Nalu-chan Vue: 9511
[Publiée le: 2014-12-31]    [Mise à Jour: 2016-05-21]
13+  Signaler Romance/Drame/Suspense/Amitié/Psychologique Commentaires : 18
Description:
Laissez-moi vous conter une histoire; l'histoire d'un dragon et d'une princesse. Une histoire d'amour basée sur le mensonge, un mensonge qui peut être découvert qu'avec un baiser.

Ce n'était qu'un simple jeu...un jeu avec le feu, un jeu avec le démon.
Ce n'était qu'un simple conte, qu'un simple mensonge, qu'un simple baiser...

Laissez-moi vous raconter une histoire, laissez moi vous dire comment la princesse menteuse et le dragon naïf ont pu finir ensemble.
Crédits:
Tous les personnages appartiennent à Hiro Mashima, mais les caractères ne sont pas tout à fait les mêmes.
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Coup d'État

[2675 mots]
Publié le: 2016-04-20Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Bonne lecture ;3

Chapitre 13



Je fais un bond en arrière.

Beaucoup trop surprise pour pouvoir faire quoi que ce soit d’autre à part rester assise et le regarder, incrédule, les yeux écarquillés et mes poumons mécaniques qui semblent avoir été déréglés, avoir oublié comment respirer, comment évacuer l’oxygène qu’ils gardent prisonnier. La bouche entrouverte, les lèvres en suspens, je continue de ne rien faire, de tout simplement être assise, perdue dans ma surprise, incapable de réfléchir, de parler, de laisser mes mots sortir.

Je me pince les lèvres.

Ferme les yeux, me plongeant ainsi dans l’obscurité.
Écoute cette voix, sa voix, qui ne cesse de résonner dans ma tête en écho, disant encore et encore la même chose, prononçant encore ces mêmes et uniques mots :

«Je prévois de faire un coup d’État».

Je la reçois telle une gifle, une gifle douloureuse et inaudible qui me fait rouvrir mes yeux, plonger mon regard sur cet homme à la chevelure étrangement rose, cet homme qui se mettait tout d’un coup à dire des choses insensées, illogiques, des choses que je ne pouvais accepter sans broncher. Faire un coup d’état, c’est aller contre la royauté, contre la monarchie, contre ce pouvoir absolu que les dieux nous ont imposés ! Comment peut-il seulement songer à se rebeller contre son roi, contre sa reine, contre tout ce que ces monarques ont fait pour leur peuple, contre leur sacrifice et leur bonté ! C’était tout bonnement ridicule, tout simplement impensable.

Le souffle court, je sentis mes sourcils se froncer, mes yeux se plisser et mes membres se mettre à bouger, comme s’ils avaient soudainement décidé de prendre vie ou comme guidés par une force invisible. Mes pieds se tendirent et je me levais, m’approchais de ce demi-dragon et le regardais, ainsi, debout devant lui avec mon cœur débordant d’une soudaine colère, une colère froide et amère, dévastatrice, je le regardais avec ma bouche ouverte et tous ces mots qui bouillonnaient dans ma tête, toutes ces phrases qui me brûlaient, tant elles souhaitaient sortir, toutes ces choses que je voulais lui dire mais que je n’arrivais pas à aligner, pas à formuler, pas à laisser sortir.

Ne sachant comment les laisser sortir.
Je poussais un tendre et long soupir.

-Nous sommes venus voir la sorcière parce que je savais que les deux derniers dragons seraient avec elle, souffla Natsu en me toisant, le visage fermé, le regard dur. J’ai besoin d’eux, j’ai besoin de leur puissance pour reprendre le trône, pour reprendre cette place qui me revient de droit. Pour reprendre ce royaume qui m’était destiné et réparer tous les torts que mes imbéciles de parents ont causés à sa population.

-Vos imbéciles de parents, je répétais, médusée, mon vague sentiment de colère s’étant totalement dissipé.

Le souffle court, bloqué, retenu par des liens solides et invisibles dans le fin fond de ma gorge, les doigts subitement glacés, les membres frigorifiés, je me mis à trembler, je me mis à trembler en écarquillant les yeux et en continuant de le fixer, de le jauger, en ayant le plus grand mal du monde à supporter le silence, qui semblait avoir pris forme physique et était déterminé à m’asphyxier.

«Mes imbéciles de parents. »

Ces mots, pourtant si simples, pourtant si courts, ces mots que n’importe qui pouvait comprendre m’échappaient, leur sens glissait entre mes doigts frigorifiés et il disparaissait, perdait toute forme, perdait toute couleur, toute apparence.

-Natsu… vous êtes un … prince ?, demandais-je en m’étranglant.

Ayant du mal à supporter le supplice causé par l’attente.
Cette attente de la réponse si désirée, une réponse qui ne changerait pourtant rien, qui ne me ferait pas dévier de mon chemin, cette réponse si anodine et pourtant si importante, tellement convoitée.

Et lui, cruel et sadique s’amusait à faire durer le temps.
La tête baissée sur ses mains jointes, Natsu semblait hésiter ou réfléchir, semblait se poser mille et une questions fatigantes, incessantes, des questions qui l’obsédaient et le refusaient de le laisser dormir. Il réfléchissait, pensait, songeait, le regard perdu, le visage toujours aussi fermé et les membres toujours aussi tendus.

On attendait tous sa réponse. 
Ses blessures qui s’étaient remises à saigner ne semblaient guère l’intéresser.

Et cette horloge déréglée dont personne ne s’en souciait.
Et Gajil, et Wendy, et la sorcière qui était revenue depuis je ne sais réellement combien de temps, cette sorcière aux yeux ensanglantés qui souriait et nous fixaient, curieuse, intriguée.

On attendait tous sa réponse, le souffle court, le cœur battant et les membres tremblant péniblement, détestant ce temps las et désagréable qui ne cessait de s’allonger, de faire durer ce moment et qui semblait nous éloigner du moment fatidique.

-Oui, je suis un prince, souffla enfin Natsu.

Sans lever les yeux.

-Je suis un prince déchu, un prince qu’on a exclu, un prince que ses propres parents ont régné et ont détesté, que ses propres parents ont rejeté à l’âge de quatre ans alors qu’un autre fils, un autre garçon d’apparence humaine venait de naitre.

Il nous souffle ses paroles, nous murmure ces mots tellement vite, tellement rapidement, s’empressant de déverser ainsi sur nous sa colère, sa rage et sa jalousie, s’empressant de nous noyer avec tous ces ressentiments subtilement chuchotés tout en restant calme, parfaitement calme et posé, avec ses mains éternellement jointes ensemble et son regard qui refusait de les lâcher.

-Et je veux reprendre le trône.
-Mais pourquoi ?

Ma question fuse et éclate dans le silence assourdissant tel un rire ou une plaisanterie. Je baisse la tête, soudainement timide et intimidée, les joues rouges et embarrassées, regrettant la fuite de cette phrase sans pour autant chercher à la rattraper, à me rattraper ou à m’excuser, à m’expliquer.

-Pourquoi ?

M’emparant d’une vague de courage, je lève le nez et croise une paire de prunelles vertes.

-Pourquoi vouloir t’emparer du trône ? Pourquoi chercher à te rebeller contre le roi, contre la reine, contre tes parents ! Ce qu’ils t’ont fait est injuste, c’est vrai, mais pourquoi faire subir une guerre à ce peuple ? Après tout, eux, ils aiment la monarchie, cette monarchie qui maintient l’ordre et la stabilité, qui apporte la paix.

Je parle, je parle en profitant de ce subit regain de confiance et je m’affirme, marque mes paroles par un froncement des sourcils, par un pas projeté en avant et par mes mains qui s’animent et qui gesticulent,  je renvoie le regard indéchiffrable qu’on jette sur moi, parle, parle haut et fort, les joues brulantes mais déterminée,  puis je me tais en ayant du mal à accepter le silence, ce silence vicieux et traite qui s’insinue dans nos cœurs, dans nos esprits, dans notre tête et nous fait douter, donne vie aux voies pour qu’elles nous harcèlent et qu’elles nous fassent chanceler, pour qu’elles nous fassent perdre toute notre crédibilité. Mais je ne flancherais pas. Je n’hésiterais pas.

Après tout, j’en ai tellement, tellement marre d’être toujours cet oiseau en cage.

Prisonnière de mon propre esprit.

J’avais envie de prendre vie et de m’exprimer, de m’affirmer sans avoir peur, en cessant d’être toujours aussi terrifiée par mon propre ombre, avoir peur de tout et de rien, craindre un regard ou un soupir et vivre avec toujours cette même impression d’être dans le faux, d’avoir toujours tort. J’avais envie de prendre vie, de prendre enfin une forme humaine et de grandir, d’être forte, d’être fière, d’être courageuse.

Il était temps pour moi de rompre mes chaines.
Il était temps pour moi de rompre mes chaines.

Je me répétais cette phrase, ces paroles encore et encore, inlassablement, le temps que mon esprit s’en imprègne et que je les connaisse par cœur, que ces paroles fassent partie de mes moindre creux et fassent s’envoler tous mes doutes et mes manies agaçantes. Je me répétais cette phrase encore et encore tout en regardant Natsu s’approcher, de plus en plus près de moi, se déplaçant lentement et braquant sur ma petite personne ses prunelles tourmentées, en colère ou triste, je ne saurais le dire. Je le regardais faire ses pas assurés, je regardais la sorcière qui fixait la scène d’un œil amusé, je vis Wendy qui dormait sur le sol, roulée en boule et le regard que Gajil braquait sur moi, un regard dur, un regard indéfinissable. J’observais le monde qui m’entourait, le monde qui tournait et fusionnait, tous ces éléments qui ne cessaient de s’emmêler, la panique qui montait au fur et à mesure que les pas silencieux de Natsu l’approchaient de moi, encore, toujours, de plus en plus prêt, avec ce visage fermé, ces yeux verts qu’on pourrait confondre à une mer calme et tourmentée à la fois, ces ailes repliés, ces écailles qui prenaient vie, prenaient feu et s’allumaient, semblaient déterminées à me brûler vive. Je vis ces personnes, vis le silence prendre forme, sentis mon cœur s’emballer et me hurler de me détourner, d’abandonner cette fierté stupide et ridicule, d’abandonner cette envie de me battre.

Pourtant je ne flanchais pas.
Je ne clignais pas.

Et je laissais le monde m’écraser, le silence m’étouffer, les regards me dévorer et mes pensées me remettre mes chaines, me remettre dans ma cage.

Un éclat de rire.
Un éclat de rire fit cesser mes tourments, fit cesser ma gêne et ma honte, ma peur et ma fierté, fit cesser toutes ces voix stridentes que j’entendais hurler dans ma tête, fis cesser la colère de Natsu et ses pas déterminés.

Gajil se leva, se dressa et me toisa de toute sa hauteur.

-Le peuple aime la monarchie ? La monarchie apporte la paix, offre la stabilité ? Tu plaisantes ou quoi ? À moins que tu  ne sois complétement stupide, complétement naïve ! Es-tu déjà sortie dehors, t’es-tu déjà promenée ne serait-ce qu’une fois dans les rues d’une des villes de ce royaume ? As-tu regardé le nombre d’enfants qui errent, le nombre de femmes battues et violées par des soldats de ce foutu royaume ? Et ces familles pauvres qui se font expulser de leur demeure parce qu’ils n’arrivent plus à payer des taxes ! Comment peux-tu être pour le royaume tout en voyant la pauvreté qu’il cause, en sentant la misère de tous ces gens ! Comment… comment quelqu’un d’aussi naïf peut exister ?

Gajil me juge et fulmine, se tait et me regarde, me fixe encore et encore, m’observe, toujours aussi incrédule, toujours aussi colérique et stupéfait par ce qu’il considère être ma bêtise. Il se tait et scelle sous le silence des mots, d’autres mots fugaces et invisibles qu’il aimerait m’adresser mais ne sachant comment, se contente de me les faire communiquer avec son regard, avec ses yeux semblables à des rubis qui me font frémir et baisser la tête, déglutir et me renfermer.

Totalement humiliée.
Mais toujours aussi confuse.

Parce que je ne voyais pas, je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas comment on puisse souhaiter le mal à ses rois, comment on puisse songer plus que deux secondes à se rebeller. Peut-être était-ce dû au simple fait que toute ma vie, toute ma petite et misérable vie j’ai vécu enfermée dans les quatre murs du palais, je n’ai connu que le roi et les deux princesses et qu’on m’avait dit, qu’on m’a chanté encore et encore la grandeur du royaume, la grâce et la sagesse du roi. Je n’ai connu que ça, je n’ai vu que ça et, bien à l’abri derrière cette illusion, je ne me suis jamais douté de quoi que ce soit.

À bas le roi, à bas la reine !?

Je tremblais, je tremblais et tremblais encore, secouée par mes sentiments, secouée par cette réalité qui se brise, brisée grâce aux mots durs et âpres de Gajil. Tous ses passages dans les livres prenaient enfin un sens, les joues creuses des villageois que j’ai vu lorsque nous sommes allés acheter une nouvelle bougie ont enfin un sens, et une à une mes convictions tombent, un à un les mensonges se brisent, se brisent et laissent en moi quelque chose, un vide, une tristesse immense et inconsolable, l’impression d’avoir vécu une vie remplie d’illusions, l’impression de ne jamais avoir réellement vécu et la culpabilité de continuer à aimer le roi, à aimer Lisanna et sa sœur aînée, Mirajane, à aimer le royaume tout ne sachant, tout en comprenant, tout en saisissant.

En saisissant la misère du peuple.

Je gardais les yeux baissés, baissés sur mes mains, sur mon univers, sur toutes mes convictions, sur tout ce que je croyais être vrai,  sur toutes ces choses qu’on m’avait apprises, ces choses maintes et maintes fois répétées, je les regardais, les attrapais et les serrais contre moi, me cramponnant à elles, refusant de croire, refusant de voir.

-Liasse-la tranquille, Gajil.

Incrédule, je lève la tête.

La voix de Natsu brise le silence, fière et forte, tandis que ce dernier se place devant moi, se place devant moi et me fixe, l’air compatissant, prend un air protecteur et toise son rival en arquant un sourcil, la mine vaguement refrognée.

-Elle a vécu toute sa vie dans un château, on ne peut pas lui en vouloir d’aimer son statut de princesse.

Ces mots me brisent et me déchirent, m’ouvrent le ventre, m’empoignent le cœur et me le transpercent.

Parce qu’elles me font réaliser ma bêtise, ma naïveté, mon insignifiance. Tout d’un coup, on ‘a placé dans la peau d’une princesse beaucoup trop gâtée, une princesse qui ignorait tout du monde extérieur, sa bêtise se manifestant par son ignorance.

Mais je ne voulais plus être cette fille-là.

Une lueur de déception traverse le regard pourtant si calme et posé de l’homme dragon et il me fixe encore pendant quelques secondes, quelques longues et pourtant brèves secondes, avant de me tourner le dos et de marcher, en trainant son corps blessé et fatigué, en s’asseyant par terre, adossé contre le petit lit.

Quant au dragon d’ombre, il  soupire et s’affale par terre, détourne le regard, fixe ses pieds ou le sol, puis lève la tête, se concentre sur le plafond, sur le tabouret, sur les murs recouverts d’un papier-peint mauve, plaçant instinctivement un bras protecteur autour du corps petit et frêle de Wendy.

Et moi, je reste les bras ballants, debout devant tout le monde, l’air ridiculement mitigé, l’air affreusement partagé et le remords, et la culpabilité s’affichent dans mon regard, dévore mes traits, se peint sur mes lèvres mordillées. Je reste ainsi, les poings fermés, les poings serrés, le cœur amoché, frappé et saignant, un cœur mourant qui est  noyé par la honte, une honte mélangée à une tristesse, à une peur sans fin, des sentiments toxiques qui m’empoisonnent et me tuent à petit feu.

Je reste et j’hésite, puis je me décide, je brise mes barrières et m’avance, ose m’éclaircir la voix, ose enfin me prononcer :

-Qu’est-ce qui vous fait dire que vous serrez un meilleur dirigeant ? 
-Je ne compte pas diriger tout un pays tout seul, répond le rire amer de Natsu. Je veux instaurer une monarchie constitutionnelle.

Il avait l’air blessé et pensif.

Je m’approche à grands pas, des pas lourds qui brisent les chaines du silence, qui brisent tout ce en quoi j’ai toujours cru, qui brisent toutes mes illusions et tous les mensonges, des pas décidés qui me changent et qui me tuent, tuent celle que je suis, celle que j’étais, qui me libèrent, qui me donnent mes ailes et qui me transforment.

J’inspire, prends une grande bouffée d’air.

-Natsu, je ne suis pas sûre de vouloir vous suivre, de vouloir tuer des gens et causer une guerre, je ne suis pas sûre d’avoir la force d’accepter ce que vous me dites, pas encore, pas maintenant… Mais... je ne veux plus vivre avec les yeux fermés, baissés par des illusions. Je veux changer, je veux voir le monde, je veux voir la misère du peuple et pouvoir l’aider à se relever, pouvoir aider des enfants à connaître un avenir meilleur, alors… Laissez-moi être votre alliée, Natsu. Ou alors laissez-moi être à vos côtés en tant qu’amie, Natsu. Mais laissez-moi être ici pour vous aider à changer ce royaume. 





Commentaire de l'auteur Merci d'avoir lu ! :3
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